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 [LIBRE] Glowing in the dark

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Ashley H. ColbyNain roux au syndrôme de stockholm
MessageSujet: [LIBRE] Glowing in the dark   Dim 1 Juin - 23:01

Glowing in the dark
Libre.

C'était une magnifique nuit hivernale. Le fond de l'air était froid, mais le vent ne soufflait pas. Aucun nuage ne venait cacher es dizaines d'étoiles, ni l'éclat surnaturel de la lune. Ashley leva son regard, pour l'instant azuré, vers l'infini. Elle avait entendu dire qu'à une époque il  avait tant de lumière à New York, alors surnommée la ville qui ne dormait jamais, qu'il était impossible de voir les étoiles. Il n'y avait que la lune. Même si cette période était encore récente et que certains respiraient toujours pour s'en souvenir, la rouquine avait d mal à le croire. Cette possibilité lui semblait ridicule, impossible. Paradoxe, lorsque l'on côtoyait des vampires, des loups-garous, des mutants et que l'on s'amusait à parler aux morts. Enfin.

Il s'agissait de l'une de ces nuits où, même dans ces conditions de vie, on pouvait sentir la magie du moment. Pour sa part, la demoiselle était habillée plutôt chaudement. Des gants troués, épais, une écharpe grossièrement tricotée, une tuque couleur crème, un peu grande, qui lui tombait sur les yeux, un manteau dont les manches dépassaient d'une dizaine de centimètres ses doigts fins et des bottes aux semelles épaisses. Cet accoutrement lui donnait l'apparence d'une gamine ayant prit les affaires de sa mère. Dans cette ville aux habitants plus pauvres que la moyenne, cela n'avait plus rien de surprenant.

Il lui manquait encore un accessoire. Sa cape. Un long vêtement à l'épaisse doublure, noir comme du charbon, pouvant aisément la couvrir des pieds à la tête et surtout agrémenté d'une capuche, dans laquelle la demoiselle s'empressa d'emprisonner sa chevelure de feu. Ashley comptait bien profiter de cette belle soirée pour vaquer à son occupation la plus dangereuse : soigner sans se faire reconnaître. Pleine d'entrain et de bonne volonté, la jeune femme entra dans l'arrondissement du Bronx. Elle se sentit immédiatement plus raide, prise d'un mauvais pressentiment. Ses sourcils se froncèrent et elle accéléra le pas, suivant la direction indiquée par son instinct.

C'est près de deux cents mètre plus loin qu'elle l'aperçut, lueur affolante et brûlante dans la nuit de glace. Un incendie. Violent, d'ailleurs, et dévorant. Sans comprendre d'où lui venait cette soudaine impression d'urgence, la demoiselle se mit à courir aussi vite que ses jambes lui permettaient. La destination se trouvait à être un petit commerce. Un périmètre de sécurité primaire avait été installé, mais il émanait de la scène une impression de je-m'en-foutisme de la part des autorités. Les citoyens venus assister au spectacle ne semblaient pas surpris. La colère se lisait dans leur regard et quelques bribes de paroles parvenaient aux oreilles de la sorcières, des trucs au sujet d'illégalité, d'Originel, de prix à payer, de nouvelles mesures. Ashley commençait à faire des liens dont elle aurait préféré ne pas avoir conscience lorsqu'elle aperçut une femme qui attira son attention. Elle semblait venue de nulle part et s'époumonait sans que personne n'y prête attention, agitant les bras pour se faire remarquer, sans succès. En approchant, la rouquine remarqua que la peau de l'invisible était sévèrement brûlée par endroit, mais elle n'eut guère besoin de cet indice pour comprendre qu'elle était morte.

- Je,je... Je vous en prie..! Mon garçon... Kael...

- Madame ?

Le fantôme se tourna brusquement, la regardant avec espoir. La rouquine rosit légèrement. Ça serait délicat. Elle voulait éviter d'attirer l'attention sur sa personne. Un petit frémissement lui parcourut la colonne vertébrale. Conservant solidement sa capuche, la sorcière s'efforça de calmer la défunte, à voix basse, puisque celle-ci hurlait son récit de façon décousue. Ashley comprit l'essentiel. Son mari avait commis des actes répréhensibles et les Originels avaient ordonner que l'on brûle le commerce et l'appartement se trouvant au-dessus, pour l'exemple et pour nettoyer, comme ils disaient. Si la mère n'avait pas eut de chance, son enfant, lui, pouvait encore s'en sortir. Néanmoins, il était coincé dans le bâtiment en flammes. Ni une, ni deux, la libraire fonça vers ce qui semblait être un agent de l'ordre.

- Monsieur, un enfant est coincé dans les flammes, on doit l'aider !

L'homme baissa les yeux sur l'importune qui la gênait. La concernée resta sidérée face au regard froid, acéré. Il n'en avait rien à foutre. La rouquine resta un instant immobile, papillonnant des yeux comme une pauvre idiote, sous le choc. Un gamin. La vie d'un enfant était en jeu, injustement, et les gens censés les protéger ne feraient rien pour aider. Pire, tous les spectateurs assisteraient à tout ça, sans rien faire. Pour ce qui lui semblait être la première fois de sa vie, Ashley se sentit dégoutée. Furieuse, aussi, bien évidement. Ce cocktail, dangereux dans les mains d'une gamine bien trop têtue et téméraire, ne fit pas bon ménage. Elle alla se planter devant les spectateurs.

- Le fils du proprio' est encore à l'intérieur. Si vous voulez aider, venez, sinon restez ici en ayant sa mort sur votre conscience ! s'exclama-t-elle d'une voix forte.

La sorcière ne prenait pour l'instant pas conscience de toutes les répercussions que de telles paroles pouvaient avoir dans un quartier aussi dangereux que le Bronx, ou dans un contexte comme celui qui englobait l'intégralité de la ville de New York en fait. Elle n'attendit pas les réactions, de crainte d'être encore plus déçue qu'elle ne l'était déjà. La libraire courut vers les bâtiment en flammes. Sa capuche tomba vers l'arrière, laissant sa chevelure voler librement derrière elle, image saisissante avec le feu qui allait bientôt l'entourer.

Se rendre au petit ne fut pas l'étape la plus difficile. La mère, insensible à la douleur ou à la chaleur, la guidait au travers l'appartement afin qu'elle n'ait pas à chercher. Il lui suffisait simplement d'éviter de finir calcinée. Elle arriva donc plutôt rapidement au petit, inconscient. C'est à ce moment que cela devint compliqué. La jeune femme ne savait pas s'il valait mieux le sortir de là avant de tenter quoi que ce soit ou au contraire tenter de lui sauver la vie maintenant au risque de ne rien pouvoir faire d'autre.

Son coeur s'accéléra. Elle venait de prendre conscience de la merde dans laquelle elle venait de se plonger. Ashley se mit à paniquer. Elle avait si chaud, c'était intenable. En même temps, avec ses habits d'hiver... Un grognement de douleur et de crainte lui échappa lorsqu'un gros bout de bois, une poutre probablement, la frôla en s'écrasant. Elle tapa vivement sur l'endroit de l'impact afin d'éviter que sa cape ne s'enflamme et se pencha finalement sur Kael, le prenant délicatement dans ses bras. Son regard se posa un bref instant sur le cadavre de la mère, tout près de lui, qui avait vraisemblablement chercher à le protéger jusqu'au bout. C'était à la fois d'une tristesse insoutenable et... écœurant.

Il était lourd. Beaucoup plus qu'elle ne l'aurait crût. Ashley se tourna vers le reste du bâtiment, sa charge dans les bras. Le feu s'était encore davantage propagé. Les points d'appuis étaient rares et précaires. Son cerveau fonctionnait à pleine régime dans l'espoir de la sortir de ce mauvais pas dans lequel elle s'était elle-même plongé. Finalement, elle s'écria, priant pour que quelqu'un puisse l'entendre :

- DE L'EAU ! Que quelqu'un me fournisse une SOURCE D'EAU !

Sa maîtrise de l'élément était précaire. Néanmoins, C'était peut-être sa seule chance de survie.


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MessageSujet: Re: [LIBRE] Glowing in the dark   Lun 2 Juin - 12:29


I DON'T BELIEVE IN FATE.

Tu te demandais simplement dans quel merdier tu étais encore en train de te fourrer. Il fallait croire que te demander de réfléchir avant d’agir était définitivement quelque chose d’impossible pour toi. Tu étais de ces personnes impulsives, tant et si bien qu’elles en devenaient dangereuses. Pour elles-mêmes, mais aussi pour les autres ; et là était le problème. À agir comme tu le faisais toujours, tu finirais par causer ta propre perte ; si tu étais chanceux. Le cas échéant, c’était la mort de quelqu’un d’autre, d’un de tes proches, que tu provoquerais. Et tu n’aurais alors plus que tes yeux pour pleurer, ton cœur pour culpabiliser, et ton esprit tordu pour te rappeler ô combien tu étais responsable dans toute cette affaire. Si tu savais ce qui t’attendait, Jaime…

Et ce soir, qu’est-ce que tu allais inventer, hein ? Ce soir, c’étaient les flammes de l’enfer qui brûlaient. Les flammes d’une vengeance implacable, et impossible à stopper. Les flammes que les Originels répandaient derrière eux, au sens propre comme au sens figuré. Sauf que, ce soir, elles étaient bien réelles. Elles dévoraient ce pauvre bâtiment, sous le regard horrifié et inquiet des passants, qui se demandaient seulement si leur pauvre appartement ou leur commerce misérable ne serait pas le prochain. Toi, ce n’était pas ce genre de choses qui te passaient par la tête. Oh, non. Tout ce à quoi tu pensais, c’était la vie des gens qui était à l’intérieur. Car le voilà, ton problème, Jaime : tu négligeais ta vie, et celle d’autres personnes, au profit de celles d’innocents. Tu aurais voulu sauver la veuve et l’orphelin. Comme Batman, Robin, Superman, Iron Man. Mais tu n’étais que toi. Que Jaime. Soit, rien. Tu n’avais rien d’un super héros. Tu avais un pouvoir, certes ; mais en quoi aurait-il pu être qualifié de super pouvoir ? Tu ne t’en servais que pour foutre la merde autour de toi. Tu étais quelqu’un de purement et simplement irresponsable. Cela allait te jouer des tours. Tu le savais. Inconsciemment, tu le savais. Mais au moment où tu découvris ce bâtiment rongé par les flammes, ton inconscient se tut, plus que jamais. Et tous tes muscles se contractèrent, alors que tu regardais bêtement une pauvre fille hurler que quelqu’un devait aller aider le gamin pris au piège dans les flammes. Tu battis des cils. Tu la regardas. Elle n’allait tout de même pas… Et bah si. Putain je vous jure, les filles. Encore pire que toi, Jaime. Elle se lance dans la bataille, comme ça. La bataille contre un élément aussi destructeur que le feu, voilà une bien mauvaise idée. Voilà une idée tout simplement insensée. Un peu comme toi, Jaime.

Tu te précipitas aux abords du bâtiment, parcourant les quelques pauvres mètres qui t’en séparaient. Tu étais de passage. Tu rentrais d’une soirée dans un bar lambda. Tu n’avais pas beaucoup bu ; et heureusement. Tu avais encore la tête suffisamment sur les épaules pour intervenir. La fille s’était enfoncée dans le bâtiment, et tu l’avais perdu de vue. Un agent de sécurité tenta de s’interposer, et se mit face à toi.

« Éloignez-vous s’il vous plaît. Vous n’avez pas le droit de passer, le bâtiment risque de s’effondrer d’un instant à l’autre. C’est pour votre sécurité. »
« Dégage ducon. J’suis pas en papier, j’vais pas m’enflammer, crois-moi. Faut aller récupérer la tarée qui s’est prise pour la Torche, pousse-toi de là. » Il n’obtempéra pas. Tant pis. « CASSE-TOI J’AI DIT ! »

Une femme hurla en voyant ton poing s’écraser sur le visage de l’agent. Il ne s’y attendait pas vraiment, faut croire. Il fut suffisamment surpris pour avoir l’attention détournée. Et tu te précipitas dans le bâtiment en flammes, à ton tour. Sans comprendre, malheureusement, que tu avais plus de risque de faire trois victimes en agissant ainsi, au lieu de deux. Si on excluait, bien sûr, tous ceux qui avaient déjà péri dans cet incendie.

Tu plaquas ta manche sur ton visage en entrant. L’air était déjà empoisonné par la fumée, et tu peinas très rapidement à respirer. Et tu te rendis compte que ton bras métallique, lui, risquait de ne pas supporter la chaleur. Tu rabaissas les manches de ton sweat, malgré la température élevée et étouffante ; il ne fallait pas que ton bras fonde. L’alliage dont il était constitué était normalement extrêmement solide, assez pour résister à des températures très élevées. Mais tout de même. Fallait pas prendre de risques, même si tu ne pourrais rien faire pour l’empêcher. Tu poussas un grognement sonore, ton bras humain toujours contre ton visage pour te protéger de la fumée, tes yeux plissés dans le même but. Tu commenças à te frayer un passage dans ce qui ressemblait de plus en plus à des ruines fumantes. D’ici une minute ou deux, tout s’effondrerait. Et vous serez, alors, ensevelis sous les décombres, quelle que soit vos bonnes intentions de sortir de là en vie.

Finalement, tu l’aperçus. Tu entendis ses hurlement, son vœu de se voir mis de l’eau à portée de main. Mais putain, elle veut éteindre quoi avec une bouteille d’eau ? Et puis, l’idée se fit un chemin dans ton esprit. C’était peut-être une sorcière. Si elle contrôlait l’élément eau, elle pouvait se sentir capable d’éteindre l’incendie. Ouais, bah tu veux que je t’apprenne un truc, poulette ?

« Laisse tomber ta bouteille d’eau, on a pas le temps pour ça ! » Tout en finesse et en galanterie. Un véritable gentleman. « Tout l’bâtiment va s’effondrer d’une minute à l’autre, je sais que c’est tentant de vouloir éteindre cet incendie et de sauver la vie de millions d’innocents se résumant à toi, moi et le gamin, mais j’ai peur de devoir casser ton délire ! Si tu fous le moindre poids supplémentaire sur les fondations de cette maison, on va non seulement crever sous les décombres, mais en plus ce sera de ta faute ! Alors oublie l’idée, j’ai prévu de ressortir de là entier. »

Tu n’avais, tout bonnement, pas le moindre tact. Mais franchement, la situation était trop urgente pour mettre le temps à profit et prendre des pincettes. Pas question. Tout ce qui importait, c’était de sortir de là.

« File le gosse, et pars devant, il va avoir besoin d’oxygène et de soins. »

Tu réalisas alors que tu commençais à lui donner des ordres. Que vu le caractère de l’animal, ça risquait de ne pas lui plaire. Mais c’était pas question qu’elle te fasse chier. On aurait beau dire ce qu’on veut, tu tenais à ta peau, merde.

« Ne m’oblige pas à te porter aussi, pas le temps de jouer les mijaurées vexées ! »

Toi ? Le nain ? Porter la fille, et en plus le gosse ? Vous allez rire. Mais ouais. Tu en étais parfaitement capable. Tu sentais tes yeux te piquer. Ta respiration devenir de plus en plus compliquée. Autour de vous, les fondations commençaient à s’effondrer. Votre temps était plus que compté. Tu sentis tes jambes cotonneuses. Tu n’étais pas bien. Mais, soudain, ton don s’activa, réagissant à la situation d’urgence. Tu avais attrapé le gosse. Tu laissas tes voies aériennes à disposition de la fumée. Qu’elle vienne, cette connerie. Ton corps était prêt. Prêt à subir les brûlures, et l’intoxication à la fumée. Prêt à vivre aussi longtemps qu’il le faudrait dans cet environnement hostile. Mais cette fille, elle, ne serait pas prête. Et le gosse non plus. Il fallait qu’elle sorte de là. Que vous sortiez de là tous les deux. Tous les trois. Avant qu’il ne soit trop tard.

Tu serrais le gosse contre ton torse, le portant le plus recroquevillé possible pour le protéger des effondrements. Tu fis un bond sur le côté, évitant une foutue poutre qui s’effondra, enfonçant le plancher sous tes pieds. Tu sentis tes appuis devenir précaires, et tu sautas sur un morceau plus stable, à un mètre de là.

« Faut bouger ! Maintenant ! »

Maintenant.
Sortez de là.
Vite.


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Ashley H. ColbyNain roux au syndrôme de stockholm
MessageSujet: Re: [LIBRE] Glowing in the dark   Mar 10 Juin - 14:47

Glowing in the dark
Libre.

Il faisait chaud. Beaucoup trop chaud. Sans compter que sa gorge lui démangeait de façon inimaginable. Ses yeux se mouillaient dans l'instinct d'en chasser la fumée. Elle avait été imprudente de venir ici. Qu'est-ce qui lui avait prit, d'ailleurs ? Pendant un instant, son regard se balada, presque absent, sur les flammes qui ne cessaient de s'approcher. Comme un truc si joli pouvait-il être si dangereux ? Ashley déglutit nerveusement, puis tourna brusquement la tête vers la provenance d'un éclat de voix. Au final, elle n'écouta qu'à moitié ce que ce jeune homme venait de lui dire. Quelqu'un était venu, l'avait suivi. Bon, en l'occurrence, le quelqu'un en question semblait plutôt rude dans ses agissements, mais tout de même. Son espoir pour la race humaine venait de se rallumer. Comme la flamme d'une bougie. Ironique, non ?

La rouquine tiqua aux paroles de l'inconnu. Le tact ne semblait pas faire partit de son vocabulaire. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais ne trouva rien à répliquer. Il avait raison, même s'il n'était pas délicat. Et puis, de toute façon, au vu de la situation, il était difficile de lui en vouloir. Une toux violente lui pris et elle ferma les yeux sous le choc. Elle était déjà demeurée ici bien trop longtemps.

- C-c'est vrai. T'as raison. À vrai dire, la sorcière était soulagée. Réfléchir, ce n'était pas spécialement dans son domaine. Elle faisait tout à l'instinct et ne s'y connaissait pas en danger de la vie. Lui, il semblait que oui. La jeune femme ne rechigna donc pas à lui tendre le gamin. De toute manière, il était bien trop lourd pour elle. Les ordres, par contre, ne lui plurent pas le moins du monde. Elle comptait le faire passer devant, à la base, puisqu'il avait tout de même la victime dans les bras. Sans compter que la New Yorkaise avait vu le bras de métal de son « sauveteur ». Si celui-ci se mettait à chauffer, ne risquait-il pas simplement de brûler davantage le gamin ? Valait mieux le faire sortir aussi vite que possible.

À mieux y penser, il valait mieux que tous sortent aussi vite que possible. Son propre état ne vaudrait pas mieux que les leurs.

Il la secoua de nouveau, de ces paroles dépourvues de délicatesse. Oui, oui, elle avait comprit le principe. Urgence, tout ça. Pas que les flammes le lui rappelaient à chaque fraction de seconde, mais presque. Elle remarqua qu'un changement s'opérait chez l'inconnu. Il était plus droit et semblait moins incommodé par la chaleur et la fumée. Était-ce un effet de son imagination ? Le saut qu'il fit sur le côté pour reprendre son appui lui rappela que ce n'était clairement pas le moment de se poser des questions du genre. Plus tard, peut-être, s'ils s'en sortaient indemnes.

L'idée de se faire porter charma son esprit un instant, mais elle résista. Non, pas une bonne idée, ça l'alourdirait encore plus. Seigneur, ce qu'elle avait chaud. Vu son accoutrement, cela n'avait rien d'étonnant. Pourtant, il était hors de question de laisser quelque chose derrière. Sa mère, sa sœur... Chaque pièce de vêtement, en particulier adaptés à l'hiver, coûtait une petite fortune. Ce n'était pas comme si elle avait le temps, de toute manière. Ashley se mit donc à courir. Le sport, ce n'était clairement pas son truc, surtout en ce qui concernait la force. Néanmoins, la vitesse, elle connaissait. La rouquine était malhabile, certes, mais savait fuir lorsque la situation se corsait. Dans la situation actuelle, la partie délicate consistait à trouver des points d'appuis solides. Ce n'était pas évident à trouver au premier coup d'oeil. Elle n'avait pas d'expérience en la matière. Heureusement, ils n'étaient pas très éloignés de la sortie. Cela n'empêcha pas la petite de se brûler à quelques reprise en frôlant de trop près le fléau dévorant.

Le froid de l'extérieur la saisie presque aussi fortement qu'une claque en pleine figure. La sorcière s'écroula au sol à peine quelques plus loin du brasier, la respiration sifflante. Une goutte de sueur se glaça sur sa joue. Ses brûlures la faisait souffrir et de faibles gémissements plaintifs lui échappaient malgré elle. Son pouvoir hurlait en son sein, tourbillonnait, grondait. Pourquoi laisser la douleur faire son œuvre si elle pouvait l'enrayer si facilement ? Parce qu'elle connaissait sa faible endurance. Les blessures d Kael semblaient sérieuses. Elle aurait besoin de toute son énergie pour le maintenir en vie. Il ne restait plus qu'à savoir si la magie pouvait quelque chose pour ses poumons. Les dommages, elle était pratiquement certaine qu'ils ne poseraient pas de soucis majeurs... Mais la fumée qui demeurait ? Difficile de savoir.

La jeune femme arracha sa tuque, son écharpe et ses gants, laissant la fraicheur du soir la refroidir un peu. Son regard se posa sur le mystérieux inconnu, qui l'avait suivi de près, et un sourire soulagé se dessina sur ses lèvres. À croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle ferma un peu les yeux pour se reprendre, inspirant profondément. Une grimace de douleur déforma ses traits un bref instant, puis elle souffla, la respiration toujours sifflante :

- R-rends-moi le petit... Ashley se permit de douter que le blond ferait ce qu'elle demandait de gaité de cœur, surtout vu son état. Elle insista donc. Je t'ai écouté sagement. Ton tour, maintenant. Quoique non. Garde-le dans tes bras... C'est mieux comme ça.

La rouquine grimaça sous l'effort en se redressant. La populace les fixait tous, comme s'ils regardaient un flm des plus palpitants. Leurs regards étaient plus expressifs. Du coin de l'oeil, elle remarqua un gardien se massant la mâchoire en fusillant l'homme au bras métallique du regard. Ah ? La jeune femme ne prie pas le temps de s'en soucier. Elle tituba un peu vers l'avant, toussotant toujours, afin de s'éloigner de la dangereuse fournaise. Enfin, elle se tourna vers le sauveteur et tendit les mains. La sorcière s'apprêtait à faire quelque chose de très dangereux. Elle était profondément dans le Bronx, certes, mais si quelqu'un faisait le lien avec Brooklyn... Il ne suffisait que d'une personne pour la reconnaître pour gâcher la vie de toute sa famille.

Ashley hésita donc un instant. Néanmoins, une simple pensée vint tout balancer. Lui, sa famille venait d'être gâchée. Ce n'était qu'un enfant. La rouquine serra les dents et posa les mains sur le petit corps faiblard, libérant son pouvoir sans plus tarder. L'effet fut instantané, et d'une force qu'elle n'avait jamais vécue jusqu'à présent. Une vive lumière d'un blanc immaculé engloba les trois protagoniste telle une flamme ardente. Une chaleur douce se répandait dans leur corps, effaçant les blessures externes et internes sur son passage. Cela faisait un bien fou. Terminé, les brûlures, les égratignures, et même la fatigue des muscles. Un frisson de surprise parcouru les spectateurs, mais pour l'instant, elle n'en avait rien à foutre. Elle devait se concentrer. Le gamin nécessitait plus de soin qu'elle-même et le blond. La sorcière ne devait pas faiblir, pas maintenant, pas si près du but... Pourtant, elle était si fatiguée...

Les « gardiens de l'ordre » esquissèrent un mouvement dans leur direction, mais un grondement particulièrement agressif de la demoiselle, qui se surpris elle-même, les dissuada d'intervenir. Puis, finalement, le petit miracle de la vie se produisit. Kael papillonna des yeux avec faiblesse, posant ses grands yeux enfantins emplis de terreur et de surprise sur ses deux héros. Il aurait encore besoin de quelques soins, mais le gros du travail venait d'être accompli.

Ashley sourit doucement, rassurante, le phénomène s'arrêta immédiatement.

Puis elle s'écroula au sol comme un chiffon, plongeant dans l'inconscience. Trop de magie en si peu de temps. Elle devait récupérer des forces.

Gagner du temps. Les forces de l'ordre ne devaient pas avoir apprécier leur manège.


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MessageSujet: Re: [LIBRE] Glowing in the dark   Lun 16 Juin - 15:25



DON'T BE AFRAID OF THE DARK.


Les filles, ça n’avait jamais été ta spécialité. Enfin, en disant ça, il est bien sûr fait référence à la qualité de la compréhension de la gente féminine que tu pouvais avoir. En ce qui concernait la séduction et les petits plaisirs de la vie, dirons-nous, tu passais dans la case concurrent sérieux. Mais dès que tu étais censé comprendre comment elles fonctionnaient — notamment pour leur sauver la vie comme en cet instant — c’était pire que tout le reste. Tu te retrouvais comme un pauvre con, sans tact, à brusquer cette nana qui avait juste réclamé un peu d’aide, et qui se retrouvait avec un tyran en guise de héros. Tyran, tyran… Tu faisais ce que tu pouvais pour lui sauver la peau des fesses, punaise. Fallait pas non plus trop t’en demander ; toi aussi t’étais mortel, et ce n’était pas l’adaptation miraculeuse de ton corps qui allait pouvoir te préserver d’un bâtiment qui s’effondre. Néanmoins, tes poumons filtraient désormais l’air toxique, et ta force avait augmenté considérablement pour que tu puisses supporter le poids de ce gosse, et les sortir de là tous les deux sans trop de soucis. À mesure que vous évoluiez dans le bâtiment enflammé pour tenter d’en ressortir sans prendre de poutre sur la gueule, tu sentais la température de ton propre corps augmenter pour pallier celle qu’il pouvait faire à l’intérieur de cette fournaise. Tu t’adaptais, et dans tous les sens du terme. Mais si ton corps devenait bouillant à ce point, ce serait néfaste pour Kael. Et tu savais qu’elle te tuerait si tu lui faisais plus de mal que ce qu’il n’avait déjà. C’était cependant le seul moyen que tu avais pour tolérer les brûlures, et en éviter la plupart. Ainsi, tu étais quasi intact lorsque tu débouchas à l’extérieur du bâtiment. Au moment même où ton pied foula le béton, une poutre dégringola les étages et s’abattit derrière toi. Tout était en train de s’effondrer. Et à une ou deux secondes près, tu serais mort sous les décombres, bien malgré tes extraordinaires capacités d’adaptation.

La fille se tourna vers toi. Elle souriait ; et tu ne comprenais pas vraiment pourquoi. Elle semblait avoir sérieusement morflé, et les brûlures que tu aperçus en un coup d’œil te firent mal au cœur. Néanmoins, elle ne pensait qu’à ce gosse. Et si tu avais prétendu ne pas la comprendre, en cet instant, et la trouver complètement cinglée, ç’aurait sûrement été le mensonge le plus éhonté que tu eusses pu prononcer depuis le début de ta journée. À sa place, tu aurais eu le même comportement. Tu n’étais qu’un pion, dans cette histoire. Tu étais l’intermédiaire qui avait permis à cette fille de sauver ce gosse. Ton rôle était secondaire. Même si tu doutais qu’elle serait sortie de là en un seul morceau si tu ne lui avais pas cassé son délire de trouver de l’eau en la pressant de sortir. Comme quoi, parfois, même le manque de tact ne peut que faire du bien. Surtout lorsqu’il s’agit de se sauver la peau.

Parlons de peau. La tienne était presque rougeoyante. Dans la nuit, on aurait dit une braise, à peu de choses près. Presque éteinte, certes ; tu avais déjà fait bien pire. Mais ce qui pouvait être bien plus impressionnant que la couleur un peu étrange de ta peau, c’était la manière dont, au contact du froid, tu étais en train de dégager de la fumée. Il allait falloir que ton pouvoir se calme et se désactive progressivement, ou tu risquais d’être déshydraté ; l’inconvénient de ce fabuleux don qui était le tien. Tu tenais toujours le gosse dans tes bras, et tu t’apprêtais à le lui redonner, conformément à ce qu’elle était en train de te demander. Mais elle changea, d’avis, ce qui eut le don de te faire lâcher un sifflement d’agacement entre tes dents serrées. Okay. Tu la suivis, t’éloignant un peu davantage du brasier qui crépitait toujours derrière vous. Les agents de sécurité faisaient s’éloigner un peu davantage les civils, et certains vous regardaient d’un œil noir, grondants, l’air un peu offusqués de votre comportement. Ça n’allait pas passer. Tu en avais conscience. Vous veniez de défier l’autorité des Originels en sauvant la vie de ce gosse. Alors quoi que cette nana ait à faire, elle avait intérêt à le faire vite. Finalement, elle se tourna vers toi. Ses mains se posèrent sur le petit corps bouillant que tu tenais contre toi, et un halo blanc apparut progressivement. Inconsciemment, une série d’onomatopées s’échappa d’entre tes lèvres.

« Wowowowowowo. »

Tu étais sur le point de reculer d’un pas, mais ton genou se contenta de se fléchir légèrement, alors que tu regardais le pouvoir de la jeune femme envelopper le petit. Tu ne bougeas pas, mais tu sentis très nettement son don faire refluer le tien. Tes bras se mirent à trembler alors que tu portais toujours la charge de ce corps, et tes jambes tressaillirent également, rendues faibles par cette course un peu précipitée et l’adrénaline qui retombait. Les gardiens esquissèrent un mouvement, mais un étrange grondement s’éleva de la gorge de la jeune femme, comme pour les dissuader d’agir. C’était cependant tout sauf futé de faire ça ici et maintenant. Pourtant, ce gamin en avait besoin. Si vous attendiez, il risquait de claquer. Mais tu réalisais parfaitement la charge d’énergie nécessitée pour accomplir un tel acte, et l’idée venait de germer dans ton esprit que s’il fallait que tu fasses face aux policiers seul, vu le crochet droit que tu avais asséné à l’un d’eux, cela risquait de mal se passer. Voire très mal.

Finalement, le miracle se produisit. Le petit ouvrit les yeux, papillonnant des cils en vous dévisageant. Il se mit à tousser après quelques fractions de seconde. Tu le regardais. Tu te demandas ce qui lui passait par la tête, à ce moment-là. Et même si quelque chose arrivait à lui passer par la tête, justement ; il devait être perdu, sonné, et encore groggy d’inconscience. Était-il en train de se demander si vous étiez un petit couple et si vous alliez devenir ses parents ? Non, à mon avis, c’était ton esprit qui divaguait ; il ne devait même pas se rendre compte que ses propres parents étaient morts. Et, lorsque tu réalisas ça, les faits s’imposèrent à toi comme une évidence : quelqu’un allait devoir lui annoncer, et il était hors de question que ce soit toi.

Tu aurais dû voir venir la suite. Mais tu étais tellement captivé par l’enfant que tu fus surpris par le corps de la jeune femme s’affaissant dans ton champ de vision. Heureusement pour elle, tu n’avais rien perdu de tes réflexes, et ton pouvoir se déclencha à nouveau, très brusquement : ta vitesse de réaction comme d’action fut décuplée, et tu tombas à genoux en rattrapant la jeune femme d’un bras, l’empêchant de se fracasser la tête contre le béton. Tu avais lâché ta prise sous les genoux du petit en même temps que tu tombais pour la rattraper : il n’eut pas mal, ses jambes se posèrent sur tes cuisses repliées, tandis que ta force avait augmenté pour permettre là encore d’éviter qu’elle ne souffre trop de sa chute. Ta main sous sa tête glissa du mieux que tu pus pour la rapprocher de toi, et la caler contre Kael. Tes genoux avaient morflé, et cela ne t’aurait pas étonné que ton jean soit déchiré et tes rotules éraflées. Mais tu n’y prenais pas garde. Tu étais seul face aux quatre agents qui se dirigeaient vers vous ; seul pour protéger deux corps, inanimé pour l’un et dans une demi-conscience pour l’autre. Et ça puait sérieusement, cette histoire. Même l’odeur du brasier mise à part.

« Hé, vous là ! » Tu ne pus te retenir de lâcher un grognement sonore. « Ouais mais non, c’est pas tout à fait le moment là. »

Tu te fichais de s’il s’appelait Maurice ou Jean-Pierre, de s’il avait bu du rhum ou de la vodka avant de venir bosser, de s’il était le toutou de Caïn ou du Diable, le fils d’Alexandre le Grand ou de Jules César. C’était pas le moment. Et point barre.

« C’est le moment quand je le décide, petit con. Vous êtes cinglés d’avoir mis les pieds là-dedans. Je te déconseille de porter une nouvelle fois la main sur un agent de sécurité à l’avenir, ou j’en connais qui risquent de se faire un plaisir de te balancer dans c’brasier, la prochaine fois. » Tu relevas vers l’homme un regard de défi. « Vous auriez pas bougé votre cul pour sauver ce gamin. » Il secoua la tête, sans détourner son regard de toi. « C’est pas notre boulot. Prends le gosse et la nana, et dégagez avant qu’ils reviennent finir ce qu’ils ont commencé. »

Sur ce, il fit signe à ses hommes de se disperser, et ceux-ci retournèrent parler aux civils qui débarquaient, inquiétés par l’incendie. Ils n’allaient pas vous arrêter. Ils n’allaient pas vous emmener au poste. Et tes muscles se relâchèrent progressivement à cette pensée. Le petit commençait à s’agiter dans ses bras, et tu déglutis doucement.

« Ça va aller, gamin. » Il tenta de se redresser, mais tu secouas la tête. « Ça va aller, t’inquiète. »

Sa tête tenait cependant seule, de sorte que tu pus l’aider à s’asseoir sur ta cuisse, et t’aider de ton second bras pour ramener un peu plus la fille contre toi. Tu serras les dents. Ça n’allait pas être simple de te déplacer comme ça. Mais tu allais pouvoir le faire. Le gamin était tétanisé, et bien incapable de marcher seul. Tu sentis à un moment sa tête tomber sur ton épaule, alors qu’il plongeait à nouveau dans l’inconscience. Putain de merde. D’un geste brusque, de ton bras humain, tu le hissas sur ton épaule, à la manière d’un sac à patate. Puis, tu avisas la fille. Ç’allait être chaud. Mais tu n’avais pas ce pouvoir pour rien. Et ça n’allait pas t’arrêter. Tu déglutis doucement, sans remarquer le regard intrigué d’un civil qui venait de faire un pas vers toi. La force contenue dans ton bras métallique était bien plus élevée qu’une force humaine. Il n’y avait pas de muscles pour flancher, pas de tendons pour se déchirer, pas de force colossale à fournir. Et tu parvins à la balancer à son tour sur ton épaule, non sans serrer les dents sous l’effort. Ton pied avait repris appui au sol dans le même temps, et tu développas toute la force que tu avais à ta disposition pour te relever. Le civil était bouche bée, les yeux très légèrement écarquillés, et il te regarda t’éloigner. Le poids était beaucoup trop important pour toi. Mais ton don t’aidait ; ta prothèse également. Tu parvins à t’éloigner. Mais tu ne pourrais pas parcourir des kilomètres comme ça. Sur ton épaule, le gosse reprit connaissance. Il poussa un léger gémissement de surprise et commença à bouger. Un grognement de douleur fusa d’entre tes lèvres.

« Bouge pas, ‘tain ! Bouge pas gamin, ça va aller… Laisse-toi– »

Pas le temps de finir ta phrase ; tu sentis à nouveau son poids augmenter alors que ses muscles se relâchaient, et qu’il sombrait à nouveau dans l’inconscience.

Tu empruntas une rue adjacente à celle de l’incendie. Tu n’étais pas assez éloigné ; malheureusement, ton corps céda avant, et tu fus obligé de faire tomber la jeune femme de ton épaule. Tu amortis au mieux sa chute, t’abaissant en même temps qu’elle, la calant contre un mur. Un peu dégueulasse, le mur, mais c’était franchement mieux que rien, et si elle n’était pas contente elle n’avait qu’à pas se la jouer jouvencelle en détresse aussi, hein. T’es con, Jaime. Tellement con.

Tu tapotas doucement la joue de la jeune femme, après avoir fait retomber le garçon dans tes bras. Tu le gardais contre toi, inconscient, sa tête dans le creux de ton épaule. Tu ne pouvais pas partir plus loin avec ces deux-là sur les bras. Il fallait que la fille revienne.

« Allez, réveille-toi… »

Tu murmurais d’une voix douce, déglutissant sans la perdre des yeux. Un coup d’œil rapide vers le bout de la rue pour vérifier que personne n’approchait fut la seule chose que tu fis. Puis, tu restas là. À la regarder. À serrer le petit contre toi. Ton don se désactiva, et tu sentis la tête te tourner légèrement. Non. Il ne fallait pas que tu sombres, toi aussi. Il fallait quelqu’un pour veiller sur eux. Il fallait que tu restes avec eux.

Ton épaule libre se cala contre le mur, aux côtés de la jeune femme. Tu étais assis par terre, jambes repliées sous toi. Tu te sentais vaseux. Une légère nausée. Tu avais trop forcé, quoi qu’on en dise. Et tu espérais que cette fille ne resterait pas inconsciente et aussi faible trop longtemps. Il fallait que vous bougiez de là.
Avant que quelqu’un d’autre ne vous trouve.
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Glowing in the dark   Lun 18 Aoû - 15:49


Glowing in the Dark

Feat. Jaime D. Keeler-Waldau
Ashley venait de perdre le contact avec la réalité. Elle avait du mal à comprendre ce qui se passait autour d'elle. Tout c'était passé vite, bien trop vite. La rousse n'avait même pas sentis le choc du béton contre sa tête. Pendant un bref instant, elle s'en inquiéta. Et si elle s'était blessée, voir tuée ? Était-elle.. morte ? Non.

Pour tout avouer, la sorcière se croyait même dans un film. Des paroles lui parvenaient, comme un écho, trop indistinctes pour lui permettre de les discerner Tout était noir, aux alentours, à croire qu'elle flottait dans le néant. Ses membres étaient lourds et engourdis et elle tombait lentement, sans un bruit, comme perdue dans un océan. Était-ce même des bulles qu'elle voyait ? ...c'est pas tout à fait le moment, là. Un petit sursaut lui échappa. Vrai. Les policiers. Le feu. Danger. Kael. La rouquine ouvrit soudainement de grands yeux arrondis. Elle se mit à battre des bras dans l'espoir de pouvoir remonter, sortir la tête hors de l'eau, se réveiller. Comment savoir si cela fonctionnait ? Elle n'avait aucun repère visuel. Tout était simplement... sombre.

Pour une fois, la guérisseuse voulait bien le concéder. Elle était terrifiée. Elle se doutait bien que son sauveur ne la laisserait pas tomber aussi facilement, mais comment pourrait-il fuir les loups, qui n'apprécieraient certainement pas leur acte héroïque, en ayant une charge de plus ? La petite priait que s'il avait à choisir, il protégerait l'enfant. Néanmoins, elle préférait ne pais trop y songer. L'idée de devoir subir la colère des Originels rendait cet endroit très accueillant, finalement. Autant éviter tout cela, pas vrai ? ...dégagez avant qu'ils reviennent finir ce qu'ils ont commencé.

Une lumière. Des pleurs, probablement ceux du petit. Une chaleur bienveillante. Plus haut, juste un peu plus... Ashley serra les dents et commença à battre des pieds avec vigueur, agitant les bras afin de monter, monter vers cette lumière, rassurer Kael, fuir les ténèbres. Pourtant, la crainte demeurait. Que trouverait-elle en s'éveillant ? Une prison, des barreaux, du sang, la mort ? Des bras maigres, d'une longueur incroyable et d'un noir profond, se hissèrent des profondeurs pour chercher à agripper ses chevilles. Non. Grondant, la sorcière leur asséna un violent coup de pied pour les renvoyer dans leur trou. Elle sentait une pression dans son ventre, à mesure qu'elle remontait vers la surface, et certaines sensations revenaient, perçant l'engourdissement. Ça va allez, t'inquiète.

La voix était plus clair. Plus rassurante. Un petit sourire parvint même à se dessiner sur les lèvres de la petite. En observant la lumière, elle y vit une silhouette, à contrejour, recroquevillée. Elle n'avait pas besoin de s'approcher pour deviner qu'il s'agissait de ce pauvre enfant. Et il sombrait, doucement, à croire qu'il n'avait pas ou plus la force de lutter. Hors de question de le laisser comme ça. Il lui fallait à peine un coup de main pour s'en sortir, pour reprendre sa vie...

Cette fois, Ashley se sentait en meilleure possession de ses moyens. Elle battit vigoureusement des bras et des jambes, et il lui sembla nager avec une vitesse plus acceptable. La petite tendit la main vers le gamin, pour qui la chute semblait de plus en plus rapide, et saisit son collet. La lueur et sa chaleur, si différente de celle du brasier, semblait à portée de doigts. Pourtant, Kael se mit à gigoter, comme pour se défaire de la prise de la demoiselle. Avait-il si peur ? Bouge pas, 'tain !

- Bouge pas petit, ça va aller... souffla la rouquine, d'une seule voix avec le jeune homme qu'elle entendait. Elle fut un brin surprise de pouvoir s'exprimer clairement malgré "l'eau". Mais bon. Ce n'était pas comme s'ils étaient dans le monde réel.

La petit se détendit, et la rousse parvint à se hisser dans cette lueur, serrant finalement le bambin contre elle, caressant ses cheveux. Pauvre petit. Ils étaient toujours dans cette eau, mais la guérisseuse percevait clairement la surface, à moins d'un mètre au-dessus de leurs têtes. Elle continuait de battre les jambes, mais cette fois juste assez fort pour maintenir sa position. Les pleurs incontrôlables de Kael montraient bien qu'il n'était pas prêt. Elle le berça lentement, sentant les coups réguliers contre son ventre, au rythme des bruits de pas qui lui parvenaient.

- Mes parents... ils sont vraiment...?

Ashley hésita un moment. Elle ne tenait pas être celle qui lui annoncerait ça. Néanmoins, si elle souhaitait le ramener, en vie, il faudrait bien s'acquitter de cette tâche. La petite se mordit donc la lèvre et hocha lentement la tête. Le petit s'agrippa plus solidement à elle sous cette confirmation.

- C'est ta maman qui m'a envoyé te chercher... Pour sauver la vie de son trésors. souffla-t-elle, caressant la petite joue. Tu vas devoir être très brave, Kael. Tu y arriveras, et tes parents seront très fiers de toi.

Il ne comprit pas tout, elle en avait parfaitement conscience. Ce n'était pas ce qu'elle lui demandait, de toute façon. Il fallait seulement qu'il accepte de reprendre sa vie malgré tout. Il devait bien avoir une tante perdue quelque part qui s'occuperait de lui. La rousse ne pourrait pas se le permettre, pas avec le budget familial. Le petit l'observa un instant, déboussolé. Cette fois, la jeune femme sentit des tapotements sur sa joue, et la voix de l'homme se fit de nouveau entendre, lui demandant de s'éveiller. Ses prunelles se posèrent sur l'enfant, un peu inquiètes.

- Il va falloir se réveiller. Tu vas devoir marcher, toi aussi.

Le regard de Kael lui retourna la question silencieuse qui flottait dans leur esprit. Mais pour allez où ? Pas à l'hôpital. Les loups les trouveraient immédiatement. L'idée commença à germer dans son esprit. Le petit finit par acquiescer. Il ferait son effort, pour le moment. Bien. La jeune femme donna donc de nouveaux puissants coups de pieds et sentit sa tête transpercer la surface de l'eau.

Ashley se redressa brusquement aux côtés de son sauveur, inspirant une grande goulée d'air, un peu déboussolée par le changement d'environnement. Son corps en entier lui semblait être constitué d'éponge : rien de douloureux, mais rien de solide. Elle tourna la tête pour aviser l'homme, lui adressant un petit sourire désolé. Il n'avait pas dû être facile de trainer deux corps inanimés jusqu'ici. La rouquine s'appuya au mur et grimaça sous l'effort alors qu'elle cherchait à se redresser. Vraisemblablement, la sorcière avait cette fois dépassé les limites du raisonnable avec sa magie. Un peu plus, et il y avait fort à parier qu'elle y serait restée. Tentant de ne pas trop montrer sa faiblesse, la rousse tendit la main vers l'enfant, aidant celui-ci à se lever à son tour.

- Tu as encore la force de marcher un peu ? souffla-t-elle au jeune homme, la voix un peu enrouée.

Son regard se balada un peu aux alentours Il leur fallait absolument trouver un moyen de se rendre à Brooklyn, pour enfin demander à quelqu'un de les conduire à l'hôpital. Ça ne semblait pas si mal comme plan, en admettant qu'ils puissent bel et bien se rendre au quartier humain. Ses méninges travaillaient à plein régime, tout du moins, le régime permit par son manque flagrant de force. Le simple fait de tenir debout faisait trembler ses jambes. Lentement, ne s'appuyant bien sur les murs, la petite approcha de la rue, puis glissa sa tête hors de la ruelle afin d'observer les environs. La bonne nouvelle, c'était qu'ils étaient près de la frontière. Après tout, le restaurant n'en était pas très loin, et l'antihéros n'avait pas dut faire une longue route dans cet état. La mauvais, c'était qu'elle n'avait pas la moindre idée d'où ils pouvaient bien être. Or, une ado faible, un gamin sous le choc et un mec épuisé, ça passait difficilement inaperçu lorsque ça demandait des directions.

En plus, elle commençait à avoir super froid. Ses vêtements avaient brûlé par endroit, laissant le vent glacial de l'hiver la saisir.

Néanmoins, les prunelles se posèrent sur un téléphone public. Le nouveau héros de l'histoire. La rouquine s'y dirigea sans même hésiter, prenant toujours un solide appuie contre le mur afin de ne pas chuter. Elle dénicha quelques pièces de monnaie dans sa poche, gardant encore la chaleur du brasier de plus tôt, puis les glissa dans la machine avant de composer le numéro de sa mère. Nul doute, la sorcière se ferait tuer au petit matin, vu l'heure et les circonstances, mais pour l'instant, c'était bien le dernier de ses soucis.

Il faut dire qu'elle fut tout de même soulagée lorsque ce fut sa sœur qui répondit, et pas sa mère. Amber était... plus compréhensive, du moins sur le coup. Elle lui passerait sans nul doute un gros savon le lendemain, mais elle parviendrait à comprendre. La cadette lui fit un rapide résumé de la situation, sans s'attarder sur les détails, comme sa presque mort. Elle termina au final par le plus important : come and get us. La voiture familiale était loin d'être de qualité, et on ne l'utilisait qu'en cas d'urgence, l'essence créant un vrai trou dans le budget... mais ce soir, c'était l'une de ces urgences. Amber ne lui cacha pas qu'elle lui "tordrait les oreilles dans tous les sens, avant de les arracher et de te donner la fessées avec ! ", avant de prendre les coordonnées pour venir. Cinq minutes.

Ashley se tourna vers les deux hommes de la situation, un sourire se voulant rassurant aux lèvres.

- Ma soeur arrive dans cinq minutes... Elle va nous conduire à l'hôpital de Brooklyn. On doit juste attendre... cinq minutes.

Évidemment, c'était plus simple à dire qu'à faire, pas vrai ? Ils étaient vulnérables, ici, et n'importe quoi pouvait leur tomber dessus. Ils n'étaient pas spécialement en état de se défendre, et Kael avait encore besoin de soins. Sa respiration, visiblement difficile, le prouvait clairement. Néanmoins, il était hors de question de se trainer jusqu'à l'hôpital, à près d'une heure de marche. Ils s'écrouleraient bien avant. La demoiselle pointa un petit recoin, constitué du renfoncement d'un portail dans un mur, avec deux piliers pour soutenir un toit qui s'avançait sur le trottoir. Ce n'était pas grand chose... Mais ça devait suffire. Une petite main chaude se glissa dans la sienne et la rouquine s'avança, prenant soin de bien dissimuler le bambin dans le coin, le rendant invisible aux passants.

Il y eu une ou deux minutes d'un silence craintif. La jeune femme grelottait, bien que la proximité forcée par l'étroitesse du lieu obligeait les protagoniste à partager leur chaleur. Le froid, ce n'était pas sa spécialité. C'était déjà mieux que la brûlure des flammes, mais tout de même... Ce n'était pas particulièrement confortable. Et puis, si le petit devait attraper une sale bête, cela risquait d'achever ses poumons... Ne pense pas à ça.

- Hey, vous deux ! Un sursaut lui échappa alors qu'elle levait les yeux, avisant deux passants. Amis, ou ennemis ? Vous allez bien ? Restez prudents, les loups cherchent justement un couple, mais avec un gosse. Les deux hommes rigolèrent, grassement, ce qui eu le don d'agacer la demoiselle déjà bien suffisement sur les nerfs. Ces idiots auraient sortis un gamin des flammes, malgré l'interdiction d'agir. Vous y croyez ?

- Des imbéciles, en effet. répondit-elle simplement, tentant de conserver son calme. Heureusement, Kael était petit, et caché derrière les deux dos de ses sauveurs. Merci de l'avertissement... Comme ils ne semblaient pas vouloir bouger, et qu'Amber risquait désormais d'arriver à tout instant, la rouquine dû improviser. Elle prit délicatement la main du châtain dans la sienne, passant ses doigts entre les siens. Un sourire un brin vicieux éclaira son visage, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Si vous le voulez bien... Vous avez couper l'élan de mon copain et moi, alors...

- Oh ! Un nouveau rire désagréable leur échappa. Amusez-vous bien dans ce cas.

Un regard emplit de vices leur fut adressé avant que les deux amis décident finalement de s'éloigner. Un soupire de soulagement franchit les lèvres d'Ashley, qui lâcha la main du jeune homme, un brin gêné de son mensonge. Il était étonnant de voir que ça avait passé si facilement. La pénombre, pour une fois, devait avoir joué en leur faveur.

-Tu es supposé être mon copain, mais je ne connais même pas ton nom. fit-elle soudainement, sur le ton de la plaisanterie. Je suis Ashley. Elle sourit un peu, parvenant doucement à se détendre.

- Ramenez-vous, bande d'idiots, on n'a pas toute la nuit !

La petite sursaute et leva les yeux vers sa soeur, assise au volant de la voiture familiale. Celle-ci n'était pas particulière jolie à voir. La carrosserie était bosselée, la peinture, autrefois d'une belle teinte vert forêt mais désormais délavée, s'écaillait par endroit et l'état général du tas de ferraille éveillait la surprise de la voir encore en état de rouler. Néanmoins, la sorcière n'avait jamais été aussi heureuse de le voir. Un grand sourire éclaira ses traits et elle traina ses deux compères vers les portes. Le siège passager, à l'avant, étant inutilisable, ils durent se compresser un peu à l'arrière.

Ashley entendit à peine les remontrances de son aînée. La chaleur de la voiture, ce sentiment de sécurité et le vrombissement de la voiture eu raison de son endurance et elle s'endormit rapidement, la tête de Kael sur son épaule. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, près de vingt minutes plus tard, la voiture entrait dans le stationnement de l'hôpital de Brooklyn et Amber faisait la discussion au jeune homme l'ayant aidée. Rien de bien surprenant, sa sœur draguait tout ce qui pouvait la complimenter. La cadette caressa doucement les cheveux de son protégé. Si, pour elle, cette histoire touchait à sa fin, la sienne ne faisait que débuter... Pauvre petit.


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MessageSujet: Re: [LIBRE] Glowing in the dark   Sam 30 Aoû - 17:52



THE END.

(suite du sujet : radioactive minds)
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