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 Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2

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✤ Profession : Trafiquant d'organes ( Ne récupère plus que les corps des Raids. ) Et de poches de sang. Ariana Vander s'occupe de son réseau pendant la journée.
✤ Philosophie : Ne jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui
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MessageSujet: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Jeu 12 Juin - 16:56


Hey you, what do you see?
ARIANA & ALARIC


La blonde n'a de cesse de jacasser. Encore et encore, cette pipelette semble dans l'incapacité de clore ses lippes secouées de spasmes nerveux, d'empêcher le flot de paroles qui la submerge. Une vraie hystérique ... A plusieurs reprises, l'Originel lève les yeux au ciel. Ou plutôt, à la toiture de la caisse de métal, tandis que d'une allure rapide, ce dernier rejoint Brooklyn. A mesure qu'ils avancent, la misère s'amenuise pour laisser place à l'illusion d'une ville plus riche. Plus prospère. Une belle est ironique illusion. Sous les restes de luxure, souvenirs des vestiges d'un passé plus glorieux, grouille la perfidie des êtres qui dominent la capital. Pourtant, Alaric aime agir dans l'anonymat. Et, en vérité, seuls ceux qui agissent sous ses ordres, et ses semblables, connaissent sa nature. Tel le vieux jeu qu'il est, le vampire se plaît à masquer ses origines. Il en joue, autant pour ses affaires, que dans sa vie privée. Parfois, quelques personnes remontent jusqu'à lui. Jamais sans qu'il n'est le contrôle. Ou presque. D'autres fois, une ou deux taupes parviennent à frapper. A courte durée. Car dans ces cas-là aussi, Alaric frappe.  Ce qui fournie correctement son compteur au niveau des séances de tortures. Étrangement, il ne se souvient plus des conditions de sa rencontre avec Ariana.
Sûrement parce qu'il s'est focalisé sur sa tendance à débiter des inepties en une fraction de secondes. Non, c'est autre chose ... Durant une petite seconde, le Français lui jette une œillade exacerbée.  

« - Ariana ? Demande-t-il de ce don doucereux, faussement affable. Un ange passe. Ses rétines d'azure fusillent la louve, avant qu'il ne crache d' entre ses dents carnassières un : LA FERME. tonitruant et imprévisible.

Silence. Le brun/roux hausse un de ses sourcil arqués, haut perché sur son front haut. Avant de revenir à la contemplation de la route. La neutralité reprend ses traits, tandis qu'il aborde une moue blasée tout en longeant l'une des petites routes désertes de Brooklyn. Là où, la carcasse de briques démesurée de son manoir siège depuis des siècles à présent. L'ancien propriétaire ? Mort dans des circonstances bien malheureuses et mystérieuses ... Quel dommage. Sans héritier, la prix de la bâtisse s'était révélé raisonnable. Du moins, pour un être comme Rousseau. Un 'homme' disposant déjà de ressources importantes et non négligeables. Dans le ciel, l'orage gronde. Quelques brides d'éclats percent les nuages qui, dans la nuit, paraissent invisibles à l’œil nu. Seulement apparent sous les assauts rageurs de quelques éclairs écarlates. Bientôt, alors que les phares de la voiture illuminent la route goudronnée, la pluie s’abat furieusement sur le toit et sur les vitres. C'est ce seul bruit qui couvre un lourd silence, alors qu'il arrive finalement rapidement près des immenses barrières en fer forgé.

- Ne ... Le vampire tourne le menton, pinçant les lèvres tout en la fusillant d'un regard d'avertissement. Ne touche à rien.

Puis, d'ouvrir la porte pour étirer ses longues guibolles d'immortel. C'est un vrai grabuge. Lorsqu'il était enfant, sa mère disait toujours qu'il s'agissait de la fureur des dieux. Parfois, de leurs larmes, devant la stupidité de l'homme. Des fables de bonne femme. Tout en pestant, le millénaire se précipite vers les immenses barrières, les ouvrant avec force tout en songeant que, finalement, faire une entrave à ses principes s'avère de plus en plus urgent. Des barrières automatiques, rien de bien méchant ... Dans la nuit, son visage ne se dévoile que sous l'éclat furtif de l'orage. Le noir complet. Puis durant une seconde, son faciès trempé apparaît. Un éclair fend en deux le ciel une nouvelle fois, et ses en tournant le dos qu'il jette un nouveau coup d’œil voilé à la jeune femme prostrée sur son siège. Il a l'allure d'une longue masse organique dégingandée et fière. L'idée d'une petite course poursuite dans les bois à cette heure bien avancée le démange, il en a presque les canines qui le tiraillent.

Après un énième soupire, c'est trempé jusqu'aux os qu'il regagne le véhicule. La porte claque, étouffant un énième éclair, tandis qu'il avance à allure d'une marche humaine jusqu'aux portes de son garage. Là, heureusement, ces dernières fonctionnent automatiquement. L'originel appuie sur un bouton, pestant contre l'eau risquant d'user le cuir de ses sièges et se garant enfin pour éteindre le moteur et les phares. Dans leurs dos, les portes se ferment à nouveau, et c'est dans l’obscurité la plus totale du garage qu'il lance d'une voix d'outre-tombe :

- Sors de là, Vander.

Et comme pour lui montrer l'exemple, le vampire s'extirpe à nouveau de l'habitacle, s’égouttant  et se liquéfiant sur le béton. Il jure, essore sa chemise, passe une main dans ses boucles assombries et se tourne vers la Louve.

- Bon, tu viens oui ? S'impatiente-t-il en ne la voyant pas sortir de derrière la voiture.

D'une grande enjambée, ce dernier regagne la porte du manoir, passant de l'ombre à la lumière. Si, visiblement, le garage semble encore manquer de charmes, il n'en est rien pour l'intérieur de l’immense manoir du Français. Dans le hall, la grande volée de marches amène à vouloir découvrir les différents étages. Et visiblement, la bâtisse en possède plusieurs à son actif. En grand maniaque qu'il est, le vampire semble peu enclin à s'égoutter sur le parquet lustré de l'entrée démesurée. Et c'est avec flegme qu'il défait ses grands pieds de ses chaussures cirées, les agrippant du bout de ses longs doigts et jetant un nouveau regard à son 'invitée'.

- Tu m'attends dans le grand salon ? Propose la sangsue aux allures de trentenaire, jetant l'une de ses immenses pattes en l'air pour lui indiquer la direction. J'en ai une pour une minute. »

A cette dernière demande, on pourrait presque croire qu'il est humain. Presque. Mais sous son regard revolver, on devine qu'il s'agit d'un ordre, et non d'une suggestion. D'ailleurs, Alaric tourne déjà les talons pour s'élancer jusqu'à l'étage.

 
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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Dim 29 Juin - 21:14


HEY YOU, WHAT DO YOU SEE?
ft. Alaric




Face au stress, certaines personnes ressentaient le besoin incontrôlable de tout nettoyer. Ce qui était parfois mon cas. D'autres personnes, encore, se réfugiaient dans la nourriture en se gavant de cookies. Ce qui, encore une fois, était parfois mon cas. Et d'autres encore, ne cessaient de parler. Un flot de paroles interminable qui découlait d'entre leurs lèvres. En cet instant, je me retrouvais totalement dans cette situation. L'anxiété agitait mes lèvres et faisait vibrer mes cordes vocales. Indépendamment de ma volonté, je parlais. Encore et encore. De tout. De rien. Surtout de rien. De choses insignifiantes. Monologue sans fond et sans fin, ne cherchant qu'à rassurer l'enfant paniquée que je pouvais être. Une situation sur laquelle je n'avais aucun contrôle. Mes prunelles regardant partout sauf en direction de l'Originel, je me lançais dans des débats stériles puérils. Mes bras s'agitant comme pour appuyer chacune de mes paroles, il en était de même pour ma tête qui semblait avoir la bougeotte elle aussi. Mes yeux demeuraient incroyablement fascinés par la route et le tableau de bord. Mais jamais, ô grand jamais, mon petit minois ne se tournait vers l’Éternel à mes côtés.

- Ariana ? questionna justement cet être surnaturel qui me donnait envie de faire dans ma culotte. Cessant mon débat sur le pourquoi les cafards survivraient à la fin du monde, je n'avais d'autre choix que de me tourner vers lui. LA FERME! tonna t-il soudainement, laissant à sa suite un silence gênant et pesant pour moi. La bouche ouverte tel un poisson hors de l'eau, l'incrédulité marquait les traits de mon visage.

Il avait sérieusement osé me dire ça? C'était d'une impolitesse que je jugeais d'intolérable!! Un simple "Merci Ariana pour ces informations Ô combien fascinante sur la reproduction des Blattaria, mais j'aimerais rester concentré sur la route." m'aurait amplement suffit.  Être millénaire ne justifiait pas tant de disgrâce à mon égard! En temps normal je l'aurais sermonné... toutefois... comprenez qu'il me faisait suffisamment peur comme ça et que son souhait le plus chère était, apparemment, que je garde le silence. Ravalant donc mon orgueil, je croisais les bras sur ma poitrine et me détourna de lui, le snobant légèrement dans un mouvement de tête. Inutile de préciser que ce geste de dédain à peine dissimulé... je le regrettais aussitôt et j'en vins à prier intérieurement qu'il n'ai rien remarqué. La colère d'Alaric pouvait être aussi violente que l'orage qui éclatait au-delà de la voûte céleste. Le ciel se retrouvait déchiré par des éclats lumineux et tonitruant, me donnant que d'avantages l'impression d'être dans un film d'horreur. Le manteau opaque de la nuit recouvrait la ville entière, nous plongeant dans une obscurité presque totale. Par moment, l'orage nous accordait un éclair de lumière dans sa complainte. Et moi... j'étais installée dans la voiture d'un meurtrier qui s'assumait trop. Ouaip... j'étais bien tombée.

... Et comme pour parfaire ce tableau horrifiant, Monsieur-je-hurle-au-lieu-de-parler habitait dans un grand et magnifique manoir en dehors de toute civilisation. Logique! Quoi que... en pleine rue ou dans un coin isolé... étant l'un des grands puissants de ce monde, si il décidait de me croquer la carotide pour ensuite jongler avec mes orteils... il en avait le droit! Injustice que voici! Nous vivions dans un monde qui prônait un peu trop le respect aux vieux fossiles. Qui aurait pu dire ça des décennies auparavant? L'Originel s'arrêta devant de grande porte en fer... le genre qu'on choisirait aisément pour un manoir hanté ou habitait par un tueur fou! Oh surprise... le conducteur était un tueur fou! Youpie!

- Ne ... de nouveau sa voix se fit entendre. Me tournant vers lui, je me demandais si il allait encore me crier dessus. Ne touche à rien.

Apparemment non. Il s'était contenté de me donner un ordre en m'accordant son regard de méchant dresseur de toutou. Plissant les yeux, je le regardais s'éloigner et dans un geste impulsive et maladive, je me penchais vers le volant que j'empoigna à pleine mains! Voilà! Touché! Et ensuite quoi? Un éclair gronda à nouveau. Dans un élan de frayeur, mes mains lâchèrent prise et je me remis correctement sur mon siège. Bien que j'essayais de garder un air neutre, mon coeur tambourinait follement contre ma cage thoracique. Il ne m'avait pas vu... j'espérais qu'il ne m'avait pas vu. Je priais pour qu'il ne m'ai pas vu. Je ne voulais pas mourir pour avoir caressé de trop près un volant. Vous imaginez deux secondes mes retrouvailles avec ma frangine, dans l'au-delà? " Pourquoi tu es là? ... Ah... Tu as touché un volant... " suivit de près par un regard suspicieux qui voudrait clairement dire "Tu es morte sénile, ma soeur". Ce qui ne serait qu'à moitié faux puisque je devenais littéralement folle!

... Inspirer. Expirer. Je devais me calmer. Me relaxer. Mais voir l'arrivée d'Alaric dans l'habitacle ne m'aidait pas. Ne pouvait-il pas rester de façon permanente dehors? Ne pouvait-il pas passer le restant de ses jours devant les grilles pour les ouvrir et les fermer? Ainsi il me laisserait tranquille. Nah?... Apparemment non. Raide comme un piquet, je demeurais immobile et incroyablement silencieuse. L'anxiété gagnait en intensité alors qu'il approchait de son garage. Serais-ce bientôt la fin pour moi? Non. En toute logique non. Pourquoi prendre la peine de me ramener chez lui si il avait eu l'intention de me tuer? Peut-être pour me torturer amplement? Oh... j'espérais que non. J'étais une vraie chochotte. Je ne supporterais même pas un dixième de son échauffement de torture.

- Sors de là, Vander.

Et la politesse? C'était une notion qu'il ne connaissait qu'à sens unique ou il le faisait exprès? Le regardant quitter le véhicule, j'hésitais à en faire de même. Je pouvais très bien rester là indéfiniment....

- Bon, tu viens oui ?

Visiblement non. En plus d'être grossier, il était impatient. Lâchant un soupir, je quittais mon siège et contournais l'auto, allant le rejoindre d'un pas mal assuré mais rapide. Il me mettait mal à l'aise. Il mettrait n'importe qui mal à l'aise. Un mal être qui se dissipa rapidement en voyant l'étendue du charme de sa demeure. Ou en tout cas de son hall d'entrée vaste et ô combien raffiné. Tant de luxe contrastait tellement avec la misère du Bronx.

- Tu m'attends dans le grand salon ? Une question qui n'en était pas une. Lui prêtant à peine attention, je retournais à ma contemplation des lieux. J'en ai une pour une minute, précisa t-il, comme si cela m'importait d'une quelconque manière alors qu'il s'éloignait déjà. Il pouvait tout aussi bien ne pas revenir.

Cet endroit semblait être un véritable labyrinthe!! Un lieu grand et magnifique! Un véritable endroit historique. Un endroit à explorer de fond en comble. J'étais certaine que dans ce manoir, il devait y avoir des passages secrets! Obligé! Fouineuse dans l'âme et assurément curieuse, mes jambes me guidèrent bien malgré moi en la direction opposée qu'il m'avait indiqué. Mes yeux papillonnaient, observant les murs, le parquet et même le plafond. Tant de choses à voir, à découvrir! J'étais comme une gosse découvrant un jouet de noël sous son grand sapin.

Déambulant dans un des grands couloirs, je m'arrêtais devant une porte. Visiblement, cette porte n'allait pas me mener dans le grand salon... Cependant, j'étais horriblement curieuse de savoir ce que j'allais bien y trouver. Après tout... c'était vrai... Comment vivait un Originel? Quels étaient leurs goûts? Leurs occupations? Étaient-ils si différent de nous? Derrière cette porte, se cachait-il une facette jusque là inédite d'Alaric? Ou au contraire, un pièce fade et typique? Et à ton avis, Ariana... combien de micro seconde lui faudra t-il pour t'arracher les yeux en te voyant fouiner? me murmura la voix de la raison alors que ma main s'était posée sur la poignet de porte. Une bonne question pour une réponse que je ne voulais absolument pas connaître. Secouant la tête pour moi-même, je me reculais. Décidée à faire demi-tour... une autre question s'imprima en gras et en gros dans mon esprit : ... Où se trouve le grand salon, déjà?


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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Lun 30 Juin - 16:35


Hey you, what do you see?
ARIANA & ALARIC


Mais quelle sale gamine éhontée … Alaric se dépêche de filer au premier étage, bifurquant sur la gauche pour rejoindre l'immense pièce qui lui sert de chambre. Le vampire est trempé jusqu'à la moelle. Et les goûtes derrière lui, lui donnent l'impression qu'un petit poucet noyé a fait son chemin dans tout le manoir. De gestes rapides et hâtifs, ses mains longilignes le débarrassent des tissus imbibés, et c'est en vitesse qu'il joint sa salle de bain, essuyant sa chair d'un coup de serviette. Ses gestes sont fluides, et trop vif pour être visibles. Il ne lui faut qu'une minute pour être complètement sec et habillé d'une tenue bien moins pincée que son habituel costume trois pièces. Avec son cardigan et son jeans noirs, ses boucles rebelles perchées sur son crâne, il a presque l'air d'un type normal et décontracté. Presque. A grandes enjambées, Alaric rejoint rapidement le grand hall tout en dévalant les marches d'un pas silencieux. Et, ô surprise, lorsqu'il se dirige droit vers le grand salon, que voit-il ? Rien. Absolument rien. Chaque objet est parfaitement à sa place, tout à fait immobile. Rien ne bouge, aucun cœur ne bat et aucune crinière blonde ne fouette l'air pour jauger sa silhouette de deux petites mirettes curieuses. Le grand brun/roux lève les yeux au ciel, lâchant un grondement sourd entre ses lippes pincées avant de tourner les talons. La petite peste semble dépourvue d'instinct de survie. L'originel ne voit aucune autre explication. Ses talons nus pivotent aussitôt sur eux-même, tournant sa silhouette dégingandée. Alaric n'a qu'à suivre les traces, sentir son odeur, et écouter les petits battements de son palpitant pour la retrouver dans l'immense labyrinthe de briques.

Et, ô surprise … Il ne lui faut que trois secondes pour se retrouver dos à elle, tandis qu'elle lorgne la … Porte de la cuisine. La petite bouclette pivote sur elle-même. Techniquement, elle est bien sensée lui faire face. Mais, Alaric n'est déjà plus là. Vif comme l'éclair, le brun se trouve déjà entre la porte et Ariana.

« - Besoin d'aide ? Qu'il lâche d'un ton pincé, tout en haussant un sourcil. Sa tête penchée pour observer une Ariana de nouveau tendue droit dans les yeux. Peut-être bien qu'il a encore manqué de provoquer une crise cardiaque prématurée chez elle. Puis, de lever le menton pour pointer la porte par-dessus son épaule d'un geste vague : C'est seulement la cuisine, Ariana.

Alaric lève le bras, fixant à son poignet les aiguilles d'une montre faite d'or blanc, mais sans fioritures. Il est presque minuit, et ce dernier sent et entend le ventre de la louve emmètre quelques gargouillements. Le Français agite de nouveau ses iris dans ses globes jusqu'au plafond, avant de lâcher dans un soupire :

- Si tu as faim, il y a largement de quoi manger dans le frigidaire.

Non, il ne se soucis pas de sa santé, ni de son bien être. A vrai dire, il n'en a cure. Mais, comme toujours, l'Originel montre, sûrement à la grande stupeur de la blonde, un certain savoir vivre lorsqu'il n'aborde pas la combinaison du trafiquant implacable. Il sait que tout est bon, pour servir ses intérêts. Et puisqu'il commence à cerner ce petit bout de femme, ce dernier lâche d'une voix énergique en lui tournant le dos pour ouvrir la porte :

- Non, je n'ai pas d'humain planqué dans le congélateur, ni de nourrisson, ni de viande humaine tout court, d'ailleurs. Le vampire lui jette un coup d’œil. Avoue que tu y as pensé.

Puis de se diriger dans la pièce, preuve absolue de l'âge incertain de ce manoir immense.

- Attention à la marche. Fait-il, peut-être -volontairement- en retard.

La pièce est une vraie œuvre d'art à elle seule, sûrement capable de faire baver d'envie et de jalousie n'importe quel grand chef cuisinier. Et, comme dans le temps, une immense table de bois haute trône au milieu de la pièce. Seul ses tabourets et sa hauteur changent des tables traditionnelles. Sur le plafond, diverses casseroles de cuivre pendent. Par-ci, par-là, on peut même aviser quelques saucissons secs pendus, qui n'attendent plus que d'être dévorés. De chaque côté, divers ustensiles de cuisine dorment sur les meubles en bois nobles et sûrement hors de prix. Ici, pas de micro-ondes.  Seule le frigidaire et le four high-tech noirs détonnent dans ce décor rustique. Dans cette pièce, les murs clairs sont faits d'une briques aux couleurs calcaires.

- A moins que tu préfères boire un café ou un thé ?  Fait-il en se tournant vers elle, son accent Français habituellement indétectable tranchant bien plus dans ce décors.

Alaric observe Ariana d'un air parfaitement neutre, son regard trahissant pourtant un message clair : Ce n'est qu'un court répit avant de passer aux choses sérieuses.

- La nuit va être longue. »

Petit rappel pour cette tête de pioche.

 
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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Lun 28 Juil - 1:26


HEY YOU, WHAT DO YOU SEE?
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Présence versatile. Présence oppresante. Alors qu'une alarme s'enclenchait à l'intérieur de mon crâne, je me détournais de cette porte mystérieuse. Aux aguets, je tournais les talons pour faire face... au vide. Pourtant je demeurais persuadée que quelqu'un se tenait derrière moi. Simple impression causée par un côté paranoïaque que j'avais développé au fil de mes hallucinations. Ou...

- Besoin d'aide ? questionna une voix située dans mon dos.

Mes yeux s'agrandirent, prêts à sortir de leurs orbites. Mon coeur bondit, prêt à défoncer sa cage thoracique. Mon souffle se coupa l'espace de quelques secondes. La mort finirait bien par me faucher avant la nuit si l'Immortel continuait à jouer ainsi avec mes nerfs. Un petit soubresaut agita mes frêles épaules et aussitôt, ma main alla se poser sur ma poitrine. Mon palpitant cognait avec force. Boum. Boum. Un chant rythmique accéléré qui se répercutait jusque dans mes oreilles. Contenant ce cri hystérique qui avait menacé de franchir mes lèvres, je tournais de nouveau les talons. Et alors que j'aurais du faire face à la mystérieuse porte, je vis l'Originel.

- C'est seulement la cuisine, Ariana.

Hum... Si c'était seulement la cuisine, pouvais-je savoir pourquoi tu ressentais le besoin sadique de mettre à rude épreuve mon organe pompeur de sang? Aussi discrètement que je le pouvais, je tentais de reprendre une respiration calme alors que l'éternel regardait l'heure à sa montre. Il devait être tard. Tout du moins je le supposais. Depuis combien de temps étais-je dehors? Depuis combien de temps avais-je quitté mon domicile? Je ne le savais pas...  En tout cas, suffisamment longtemps pour entendre mon ventre se plaindre. Un peu gênée, ma main glissa jusqu'à mon petit bidon et mes yeux suivirent cette même trajectoire. J'avais envie de dire à Grumpie l'estomac grognon de se taire. Cependant... Grumpie étant justement grognon et affamé... il se contenta d'hurler de plus belle. Saleté.

- Si tu as faim, il y a largement de quoi manger dans le frigidaire.

Sérieusement... Alaric proposait de me nourrir? Sérieusement... les vampires ont de quoi manger dans leur frigo? Largement étonnée, mon sourcil épilé se haussa instantanément. Mes prunelles quittèrent l'image peu flatteuse de mon estomac hurlant pour dévisager avec stupeur l'Immortel. Ce dernier commençait déjà à partir, me guidant vers la cuisine. Est-ce qu'il allait me donner un bout de pastèque planqué entre deux morceaux de pieds humains? Ou une mousse au chocolat situé à côté d'une poche de sang encore pleine? Peut-être même qu'il avait plusieurs compartiments? Genre... Le tiroir du bas pour les pieds. Celui du milieu pour les mains et le congélateur pour les...

- Non, je n'ai pas d'humain planqué dans le congélateur, ni de nourrisson, ni de viande humaine tout court, d'ailleurs. La voix d'Alaric me coupa dans mon élan. Ma bouche s'ouvrit alors en grand, prête à contester. Je ne voulais pas mourir pour avoir supposé qu'il était cannibale. Avoue que tu y as pensé. insista t-il avec beaucoup trop d'entrain.

Plissant les yeux, je continuais de le suivre sans mot dire. Que répondre? Si j'avouais y avoir pensé, il risquait de reprendre son masque de psychopathe. Et si je lui affirmais qu'il se trompait, il allait grogner, montrer les crocs et au final je finirais par mourir. Tout les scénarios se finissaient mal pour moi. Forcément. J'étais dans la tanière d'un psychopathe. Il me pensait réellement naïve? ... Bien entendu que oui. La plupart des individus me prenaient pour une idiote. Une écervelée à peine bonne à comprendre ce qu'on pouvait lui dire. C'était agaçant mais c'était un rôle que je m'étais choisie. Ce que je n'avais pas choisi, en revanche, c'était de me prendre maladroitement le pied sur une marche. Pourquoi faire une marche unique en plein milieu d'une pièce? C'était d'une.. débilité sans fin!

- Attention à la marche, m'intima Alaric.

Beh oui... Bien entendu on me prévenait une fois que j'avais failli m'étaler par terre. Forcément. Retenant de peu un grognement qui voulait se déployer au tréfonds de ma gorge, je me mordis la langue. L'instant d'après j'affichais un sourire gêné. Ce n'était clairement pas le moment pour moi d'attiser les foudres de l'Immortel. Et assurément, ma colère du moment se dissipa bien vite lorsque je découvris la salle... Aussitôt, j'eu une petite pensée pour Coraline. Elle adorerait tellement avoir une cuisine comme ça. Spacieuse et avec assez d'accessoire pour cuisiner pour toute notre petite famille de canards. Coraline... Penser à elle me donnait un léger sentiment de réconfort. Un regain d'espoir. Je n'allais pas mourir. Pas ce soir-là. Sinon Alaric m'aurait déjà tranché la gorge.

- A moins que tu préfères boire un café ou un thé ? questionna le vampire, visiblement toujours aux petits soins avec moi.

Réfléchissant à ce que je désirais réellement, je pris place sur un des tabourets entourant la grande table. Un thé? Non. Je réservais le thé pour les moments conviviale avec ma famille. Ou mes amis. Un café? Oh non. J'étais déjà bien excitée comme ça. Une montée et une descente constante d'adrénaline. Cet Originel allait me rendre encore plus folle que je ne l'étais déjà. Me mordillant légèrement la lèvre inférieur, les bras étendus sur la table, mes yeux se dirigeaient vers le haut. Mon visage exprimait une concentration sans faille. Un concentration qui se dégonfla à cette simple phrase :

- La nuit va être longue.

Alaric possédait une faculté impressionnante. Celle de prononcer une phrase toute banale et de la faire passer pour la plus grande des menaces. Il dégageait cette prestance qui à elle seule me donnait envie de me faire pipi dessus. Reportant mon attention sur lui, je fis claquer ma langue contre mes dents. Il pensait m'intimider... et ... il y arrivait. Il me faisait une trouille monstre. Toutefois... en prenant du recul et en examinant la situation... il ne comptait pas me faire de mal. Pas dans l'immédiat. Il pensait probablement que je lui serais d'une utilité quelconque et jouer le rôle de la fille idiote ne servirait pas ma cause. Faire tomber le masque pour assurer ma survie. Ainsi je devais mettre quelques unes de mes cartes sur la table.

- Je me contenterais d'un verre d'eau, répliquais-je d'un français que je maîtrisais parfaitement en dépit de mon accent américain. Mais cessons de tourner autour du pot. Maintenant que nous sommes ici, il serait peut-être temps d'aller à l'essentiel, non? questionnais-je, usant toujours de cette langue subtile qu'était le français, mes deux billes le fixant avec détermination. Il voulait parler affaire? On allait parler affaire.

Lentement, je quittais mon siège pour m'approcher de l'Originel. De toute façon... Que je me retrouve à dix mètres ou à dix centimètres de lui... si il décidait de m'arracher la colonne vertébrale ça ne ferait pas grande différence. Volontairement, je réduisais l'espace entre nous jusqu'à empiéter son espace personnel. C'était peut-être suicidaire. En effet. J'avais parfois ces élans de courage mais ça ne durait en général pas très longtemps.

- Alors... Qu'attendez-vous d'une petite New-Yorkaise tel que moi?

 

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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Ven 1 Aoû - 22:23


Hey you, what do you see?
ARIANA & ALARIC


Le message est passé. A elle de jouer. Comme toujours, Alaric se plaît à étudier soigneusement la réaction de chacun de ses vis-à-vis. Au fond, le vampire peut changer d'avis, s'ennuyer, l'égorger, et la vider de son eau de vie pour se repaître. Mais, en tant qu''homme' de parole, il tient particulièrement à respecter cet engagement scellé il y a quelques années de ça. Ariana lui doit un service, et la sangsue est du genre à aimer faire durer le plaisir. L'immortel voit bien plus quelque chose de … Perpétuel. Les mains fines de l'immortel parcourent délicatement le bois du meuble dans son dos, tandis que ses azures froides observent avec intérêt la jeune femme.

«  - Je me contenterais d'un verre d'eau, Lâche la jeune Louve d'un ton ferme, et surtout, dans … Sa langue natale. Le Gaulois retient l'un de ses sourcils de se hausser, préférant conserver un faciès d'une neutralité agaçante. Pourtant, il est surpris. Voir même agréablement amusé, lorsque les mots aux accents Américains sont gerbés de ses lèvres. Voilà bien un élément insoupçonné. Mais cessons de tourner autour du pot. Maintenant que nous sommes ici, il serait peut-être temps d'aller à l'essentiel, non? Ajoute la blonde, s'armant d'un air des plus déterminés en s'extirpant de son siège pour le rejoindre en quelques enjambées.

Le vampire serré dans ses atours plus basiques qu'à son habitude penche sa   bouille intrigué sur le côté, ses prunelles brillantes lorgnant la silhouette gracile et élancée de la jeune femme. Pourtant, ses babines carnassières ne remuent pas, et seules ses deux iris luisantes trahissent une légère excitation qui brûle  dans ses veines. Il sent presque le sang de la louve sur ses papilles, à force d'en renifler l'odeur en toute discrétion. Un mélange subtile envahit la pièce. Trouille et détermination forment un cocktail qui allèche les sens du monstre. Et elle pousse le jeu jusqu'à dépasser ses limites, jusqu'à frôler sa silhouette démesurée, sans lâcher ses myosotis. Ses billes brillantes accrochent celles de l'Originel.

- Alors... Qu'attendez-vous d'une petite New-Yorkaise tel  que moi?

Et bien voilà une chose à laquelle il n'aspirait pas. Et la bestiole doit admettre que dans certaines circonstances, il apprécie qu'on le surprenne. Le vampire de presque 2000 ans est sûrement trop las et trop cynique, trop désabusé. Avoir l'ancienneté et l'expérience n'arrange pas toujours son mode de vie bouffie de déchéance et de dépravation. Changer de paysage est un aspect qu'il peut épisodiquement apprécier. «  L'expérience et le nom que chacun donne à ses erreurs », disait Wilde. Foutaise. Il faut vivre dans le corps de son cadavre, pour pouvoir prouver le contraire. Mais, là encore, le Français se perd dans les songes intellectuels d'un vieillard. Doucement, une esquisse de sourire se forme aux coin de lippes, tandis que, dans un même mouvement, ses pieds l’amènent contre la blonde. En une fraction de secondes, celle-ci se retrouve dos au planches du plan de travail, tandis qu'Alaric maintient sa silhouette tout en la fixant contre la sienne.

- Il y a des questions dont tu ne voudras pas toujours les réponses, Vander. Susurre la sangsue dans sa langue natale, levant l'une de ses pattes fines pour agripper le menton de sa nouvelle victime. L'idée de jouer avec lui fouette le sang. Ce sang glacé, qu'il aspire tant à réchauffer. Et par n'importe quel moyen. Une bête bouffée et hantée par toutes sortes d'appétits. Mais, en ce qui la concerne elle, il a d'autres projets. Doucement, mais avec fermeté, Alaric oblige sèchement la jeune femme à lever le menton pour l'observer, son torse outrageusement plaqué contre elle. Ariana, prise en sandwich entre un meuble et un Originel.

Puis, d'un mouvement vif et fluide, sa main lâche la bouille aux joues roses, pour venir agripper un verre qu'il remplit tout aussi rapidement d'une eau fraîche. Ses pieds s'écartent, tandis que sa carcasse quitte le contacte du corps bouillant de la louve, pour lui tendre le verre. Ces bêtes-là semblent toujours cuir de l'intérieur.

- Si tu veux des glaçons, il y en a le frigidaire, juste à côté de toi. Indique-t-il en lui laissant le verre, d'un ton paresseux, un sourire tout autant traînant fendant sa bouille aux allures d'ange. Oui, il est gonflé d’orgueil et de prétention. Son autre main agrippe l'une des lames tranchantes à sa droite, l'extirpant de son fourreau dans une longue plainte métallique. Avec lenteur, il ramène l'arme mortelle jusqu'à son torse, tapotant celle-ci contre sa cage thoracique. Menton baissé, ses azures glaciales scrutent attentivement chaque réaction de sa vis-à-vis, tandis qu'il recule jusqu'à l'immense table ancienne trônant au milieu de la pièce. Le vampire contourne cette dernière, s'installant avec flegme et nonchalance de l'un des tabourets tout en agrippant l'un des saucissons pendus au-dessus de sa tête. Volontairement, il traîne le suspense jusqu'à l'étendre en longueur.  

C'est avec tout autant de mouvements lestes et paresseux, que ses doigts agiles tranchent une rondelle qu'il porte rapidement à ses lèvres.

- Assise. Crache-t-il d'un ton qui ne demande aucune contestation, tout en frappant la table du plat de la lame en face de lui. Le Gaulois lèche les extrémités de ses doigts souillés de graisse, avant de chercher le torchon posé sur la table pour s'essuyer les mains, trahissant une maniaquerie excessive.

Patiamment, Alaric attend qu'elle daigne poser son cul lupin sur le tabouret, pour finalement croiser ses bras sur la planche de la table.

- C'est simple. Tu vas travailler pour moi. Assène Alaric, sans plus de cérémonie, tout sourire joueur quittant ses traits à la fois fermes et doux.  Un contraste éloquent et ambiguë, qui a le don de toujours mettre ses opposants en déroute. Ce n'est pas une proposition, mais bien une affirmation. Puis, se désintéressant d'elle, Alaric se resserre une part du met gras, ses boucles presque blondes encore humides barrant son front haut. D'autres questions ? »

Pur sarcasme. Provocation. Il sait qu'elle risque de le noyer d'interrogations, mais il ne compte pas lui rendre la tâche facile.  Juste parce qu'il a envie.

 
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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Mar 2 Sep - 23:43


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Il suffisait parfois d'un geste. Un seul... Il suffisait parfois d'un sourire. Un seul. Les lèvres de l’Éternel s'étirèrent. Je n'étais pas folle au point de m'imaginer une bouche s'élargir sur le visage d'un monstre sanguinaire. Je l'avais amusé. Ou il se riait de moi. Peu m'importait. Je le distrayais et tant que c'était le cas, ma survie était pleinement assurée. Rien de pire que l'ennuie chez les Immortels. Assurez-vous d'attiser un minimum leur curiosité et vous vous accordez alors un sursis tant convoité. Pour autant, je ne me sentais pas d'avantages en sécurité. J'arborais une attitude décontractée, fière et confiante. Pourtant je sentais mon estomac se nouer à l'effigie d'une pelote de laine. Je ne possédais pas le courage de Keira, ni son effronterie. J'étais la douce et gentille Ariana. Celle qui se cachait sous les couettes les soirs d'orage. Celle qui pouvait avoir peur de son ombre. Non. Je n'étais pas Keira et pourtant en cet instant, je tentais de lui ressembler. Je désirais sa force et son sang-froid. Car à l'instant même où le sanguinaire avait sourit, il s'était approché de ma carcasse. Beaucoup trop. De nature bien plus réservée qu'on ne le pensait, je tentais de me reculer. Toutefois mon dos buta contre la planche de travail. Prise en sandwich entre une planche de bois et un cadavre ambulant, mon souffle se coupa l'espace de quelques instants. Je tentais d’insuffler à mon regard la détermination affichée tantôt mais je pouvais sentir mes genoux s'entrechoquer. Mes prunelles vaquaient d'un endroit à un autre mais toujours en évitant bien soigneusement le regard de l'Originel.

- Il y a des questions dont tu ne voudras pas toujours les réponses, Vander.

Bien qu'il énonçait une vérité, venant de lui, ses paroles sonnaient comme une menace. Il parlait de son français parfait et en d'autres circonstances, j'aurais pu fondre d'admiration. Hors là, il empiétait mon espace personnel. Une situation aussi dérangeante que troublante. Je pouvais entendre mon palpitant battre avec force entre mes deux oreilles. Un tapage incessant et assourdissant qui accroissait mon angoisse. Angoisse que je pensais à son apogée mais j'avais tord. Elle sembla monter d'un cran encore lorsque les mains frigorifiées de l'Immortel m'attrapèrent le menton. Contrainte de planter mes deux billes claires dans son regard de prédateur, je déglutissais difficilement ma propre salive. Une promiscuité qui, par chance, ne dura guère longtemps. Juste assez pour empourprée de façon définitive mes joues de poupée. Il lâcha son emprise et enfin je pouvais de nouveau respirer. Prise de conscience soudaine, mon souffle s'était coupé. Quand et comment, je n'en avais guère d'idée. L'esprit encore embrouillé, mes yeux, de nouveau, fuyaient tout contact visuel avec Alaric. Pourtant, du coin de l'oeil, il m'arrivait de voir ce qu'il faisait et en l’occurrence, j'eu loisir de voir le verre qu'il me tendait. Sentant cette incendie envahir mon corps, j'attrapais sans broncher la consommation.

- Si tu veux des glaçons, il y en a le frigidaire, juste à côté de toi.

Glaçons... Owi des glaçons! Je me plongerais volontiers dans un bain de glaçon. Hochant de façon à peine perceptible la tête, je m'approchais du frigidaire et l'ouvrit en grand. Petite bouffée d'air frais, soulageant que très peu cette chaleur incandescente qui m'étouffait. La gêne et la peur m'étouffaient. Je suffoquais de l'intérieur. Encore une fois, j'aspirais à devenir comme Keira. Forte et courageuse. Têtue et effrontée. Elle me manquait. Horriblement. L'espace de quelques instants, mes paupières se fermèrent et j'aspirais lentement mais profondément. Cette même question se répétait inlassablement dans ma tête : Que ferais Keira dans ma situation? Elle possédait les atouts nécessaires pour interagir avec quelqu'un comme Alaric. Moi non. A nouveau, mes paupières s'ouvrir et dans ce même élan, je refermais la porte du frigidaire, oubliant de me servir des glaçons. Rien d'important en soit, n'est-ce pas? Mes talons se tournèrent vers l'Eternel alors que j'apportais le verre à mes lèvres. De mon petit air candide, je le voyais couper ce pauvre saucisson à l'aide de son couteau et très vite, j'imaginais cette charcuterie avec une perruque blonde et des petites ballerines au bout de son tronc.

- Assise, ordonna le cadavre ambulant. Un simple mot et j'avalais de travers l'eau que je tentais vainement d'avaler. Toussotant pendant une poignée de secondes interminables, les larmes aux yeux, j'espérais ne pas mourir de façon aussi lamentable. Surtout pas devant un Originel. Et encore une fois, la même question me vint à l'esprit : Que ferais Keira dans ma situation? La réponse me semblait tellement évidente. Un dernier raclement de gorge et aussitôt, je retrouvais cette aplombs de tantôt. D'une démarche que je voulais féline et assurée, je m'approchais d'un tabouret et y poser mes petit cul sans broncher.

- C'est simple. Tu vas travailler pour moi.

Simple? Non. Justement. Ce n'était pas simple. Comment ça, travailler pour lui? Travailler pour un Originel? A temps plein? A temps partiel? De façon définitive? Sur une courte durée? Quel serait donc mon rôle? Allais-je devoir m'occuper de son ménage? Lui couper des rondelles de saucissons? Non. Ce n'était définitivement pas simple et pourtant je ne laissais rien transparaître de ma perplexité. Les traits de mon visage se firent neutre. Je n'essayais même pas de traduire l'expression faciale qu'arborait le vampire. C'était inutile car j'étais bien trop occupée sur le rôle que moi, je devais jouer. Car avouons-le, en cet instant je me devais de jouer un rôle.

- D'autres questions ?

Des questions, j'en avais à la tonne. Quelle serait ma rémunération? Allais-je avoir droit à des robes d'un gout luxueux? Pourrais-je d'une manière subtile obtenir des fonds pour l'hôpital afin d'améliorer les conditions de vie de nos patients? Okay là je voyais un peu trop loin. Bref. Des questions, j'en avais à la tonne. Pourtant, je me contentais de poser mon verre sur la table, observant d'une neutralité affligeante l'Immortel.

- Seulement des conditions, affirmais-je à mon tour, d'une voix bien plus rauque que je l'avais souhaité. La concentration occultait de façon momentanée la peur. Je pouvais entendre les pulsations de mon coeur s'amoindrir. Avec la même nonchalance dont lui avait fait preuve un peu plus tôt, j'attrapais sa charcuterie que je devinais de bonne qualité. Sans demande, sans autorisation, je lui pris également le couteau qu'il tenait entre ses doigts de glace. Première condition, je ne veux avoir à tuer personne. Compris? Mon sourcil se haussa alors que la lame tranchait de façon impitoyable le pauvre saucisson innocent. Seconde condition et probablement la moins négociable... Je ne veux pas avoir à coucher avec vous. Avec une audace que j'allais probablement regretter, je me permis de lui faire un clin d'oeil, dégustant ma petite rondelle de gras. Mes hanches allaient morfler, avec toute cette graisse.

Mes conditions auraient pu s'arrêter là. A vrai dire, je n'avais au départ que ces deux-là. Toutefois... il me vint cet éclair de génie. Celui qui laissait transparaître cette petite lueur de malice au fond de mes pupilles. Un sourire étira alors le coin de mes lèvres et je quittais mon siège. Le couteau toujours en main, je commençais à faire les cents pas dans la cuisine.

- Et j'aurais une troisième condition. Je veux être invitée à toute les soirée mondaine organisée par les Originels... Avec à la clé une belle robe pour chaque occasion.

Qui a dit que j'abusais de la situation? Certainement pas Keira. Il fallait savoir se faire entendre, nah? Fut une époque très très lointaine où l'Amérique avait ce qu'on appelait "la liberté d'expression". Fière de moi, je cessais d'user le plancher et m'approchais de la table, déposant l'ustensile coupant sur la table. Mes petites mimines attrapèrent le torchons et je m'essuyais les doigts avec.

- Une belle fille comme moi... ce serait un atout de m'avoir à votre bras. Faut bien l'avouer.
 

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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Ven 5 Sep - 14:34


Hey you, what do you see?
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Alaric ne peut que constater que ses petites mesquineries sont tout à fait efficaces sur la blonde, et ça le met dans une joie terriblement sadique. Un vrai salopard. Un sourire se peint sur ses lèvres fines, tandis qu'il pose à nouveau son cul contre le tabouret pour s'attarder sur la rondelle de saucisson. La charcuterie à la française … Rien de meilleur pour faire plaisir à son palet de mort. De toute façon, il ne pourrait jamais dire s'il avait meilleur goût de son vivant, il en a jamais dévoré lorsqu'il était humain. C'est donc tranquillement qu'il s'affaire à trancher plusieurs rondelles, se désintéressant presque d'Ariana après avoir balancé une vraie bombe pour la pauvre bouclette. Du coin de l’œil, Alaric voit la louve s'agiter, hésiter, ouvrir la porte du frigidaire puis la fermer sans même s'être servie. Son palpitant broie encore sa cage thoracique, tandis qu'elle vient s’asseoir en face de lui.

- Seulement des conditions, Assure-t-elle en lui piquant effrontément sa lame, pour s'acharner sur le pauvre saucisson. Alaric ne peut s'empêcher d'imaginer une jolie tête à la place des rondelles. Première condition, je ne veux avoir à tuer personne. Compris ? Qu'elle affirme d'un ton si déterminé, qu'il ne peut que hocher la tête. Pourtant, une lueur amusé fait briller ses azures glaciales, et le coin de ses babines tressautent. Furtivement, Alaric se sert une poignée de vin qu'il avale goulûment. Seconde condition et probablement la moins négociable... Je ne veux pas avoir à coucher avec vous.


Alors ça … S'il si attendait. Le brun/roux baisse son verre, voyant avec une stupéfaction parfaitement dissimulée la blonde lui adressant un clin d’œil. Le tressautement de ses lèvres redouble, et sa main fine et longiligne repose le verre avec précaution.

- Comme tu veux, mais tu ne sais vraiment pas ce que tu loupes, Vander ! Raille l'Originel avant de reprendre un saucisson qu'il lance entre ses dents d'un geste flegmatique.

Et là voilà qui se lève pour faire les cents pas, son couteau à la main. Elle est tellement maladroite qu'il la soupçonne d'être apte à se casser la figure. Et de tout tâcher. La perdre comme ça … Ce serait tragique. Vraiment.

- Et j'aurais une troisième condition. Je veux être invitée à toute les soirée mondaine organisée par les Originels... Avec à la clé une belle robe pour chaque occasion.  Une belle fille comme moi... ce serait un atout de m'avoir à votre bras. Faut bien l'avouer.

Et la voilà qui revient, lui piquant aussi son torchon pour s'essuyer les mains. Le vampire hausse les sourcils, se tournant lentement vers elle sans pour autant se lever du tabouret.

- Que je comprenne … Tu me demandes de t'habiller comme une jolie poupée, mais je n'ai pas le droit de jouer avec toi ? Alors ça, c'est d'un cruel, Vander ! Lâche l'Immortel avec ironie, posant un coude contre la table tout en calant sa tête d'ange contre son poing. Pour un peu que j'en pleurerai … Si je savais faire.

Ne tuer personne … Quelle condition absurde. Les loups-garous sont comme les humains. De pathétiques créatures fragiles, pourries par la conscience et le besoin de 'faire son devoir'. Lui qui n'a aucun compte à rendre … Quelle hérésie. Vraiment, les principes humains lui échappent totalement.

- De toute façon, tu me rappelles mon ex femme. Elle est si … Blonde. Lâche Alaric d'un ton revêche, volontairement insultant et piquant. Ironie de la chose, elle s'appelle Ariane. Je te déconseille de la croiser un jour. Une vraie teigne.

Oui, Alaric Rousseau a une femme encore vivante. Enfin presque … Il n'a pas eu de nouvelles d'elle depuis longtemps, et s'en passe volontiers.

- Et puis ... Commence Alaric en se redressant, dépassant ainsi la jeune femme de plusieurs bons centimètres, tu n'as pas les épaules pour effectuer ce genre de tâches … Je ne veux pas de toi pour tuer, mais pour pister. Tu comprends ? Demande la bestiole en lui tournant atour, avant de s'arrêter en face de la porte de la cuisine. Comme tous ceux que j'engage, tu vas avoir un contrat à signer, avec close de confidentialité. Tu ne me connais pas, tu ne m'as jamais vu, et tu ignores tout de ma nature. Fait-il en se détournant pour ouvrir la planche, laissant une vue sur le Hall de l'entrée. En tant qu'employée rapprochée et pourvue d'intelligence – pas comme les abrutis que tu as eu l'occasion de croiser en début de soirée - tu peux disposer d'une chambre à domicile, de vêtements, d'une paye considérable chaque mois et d'un véhicule. C'est tout.

Et c'est déjà considérable.

Alaric attend alors sagement que la bouclette se décide à sortir de la cuisine, tout en lui indiquant les grandes marches en face de la porte d'entrée.

- Après toi. Je vais juste te donner les papiers, que tu vas signer dès ce soir. Cas exceptionnel pour une endettée. »


 
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MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Mer 5 Nov - 3:46


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Alaric avait raison sur une chose... Je ne savais pas du tout ce que je loupais. Que ce soit avec lui ou bien encore avec un autre. C'était toutefois le genre de détails que je gardais pour moi. Vous conviendrez que de parler de ma non-sexualité avec une personne comme Alaric pouvait avoir de quoi dérouter. Alors j'avais enchaîné sur ma troisième condition pour ensuite revenir vers lui comme une fleur. C'était un homme de grand standing... les conditions un peu abusives... il était habitué. Il allait accepter ou me tuer. Je jouais à pile ou face avec ma vie et je me demandais alors si ma dernière condition n'était pas de trop.

- Que je comprenne … Tu me demandes de t'habiller comme une jolie poupée, mais je n'ai pas le droit de jouer avec toi ? Alaric comprenait vite, je me contentais donc de répondre à sa question qui n'en était pas vraiment une d'un simple hochement de tête. Alors ça, c'est d'un cruel, Vander !

Je vais insister sur le presque mais... ça dernière phrase sonnait "presque" comme un compliment. Qu'un Originel sans pitié me trouve cruel avait "presque" de quoi flatter mon ego. Mais comme à chaque fois, Alaric gâchait tout.
 
- Pour un peu que j'en pleurerai … Si je savais faire.

Seulement là, je comprenais qu'il se moquait de moi. Comment il pouvait en être autrement. Levant les yeux au ciel, je contenais de justesse mon gros soupir exaspéré.


- De toute façon, tu me rappelles mon ex femme. Elle est si … Blonde. Ironie de la chose, elle s'appelle Ariane. Je te déconseille de la croiser un jour. Une vraie teigne.

... Aïe. Outch! Les plis de mon front se froissèrent et mes sourcils se froncèrent sous l'indignation alors que mes lèvres formèrent un parfait petit O de protestation. Cet homme était aussi imbuvable qu'il était incroyablement charismatique.

- Et puis ... tu n'as pas les épaules pour effectuer ce genre de tâches … Je ne veux pas de toi pour tuer, mais pour pister. Tu comprends ?

Il avait raison et je comprenais. Abandonnant le masque de la fille outrée, ma tête opina de haut en bas. Tant que je serais d'accord avec lui... ma vie ne risquait pas grand chose. Pas ce soir en tout cas. Tout du moins je l'espérais.

- Comme tous ceux que j'engage, tu vas avoir un contrat à signer, avec close de confidentialité. Tu ne me connais pas, tu ne m'as jamais vu, et tu ignores tout de ma nature. En tant qu'employée rapprochée et pourvue d'intelligence – pas comme les abrutis que tu as eu l'occasion de croiser en début de soirée - tu peux disposer d'une chambre à domicile, de vêtements, d'une paye considérable chaque mois et d'un véhicule. C'est tout.

Vous avez déjà eu l'impression de signer un contrat avec le diable? Moi, oui. Alors que je quittais mon emplacement pour quitter la cuisine, je me demandais si oui ou non, une âme était monnayable et si c'était le cas... étais-je réellement en train de la donner à cet être qui en était dénué?

- Après toi. Je vais juste te donner les papiers, que tu vas signer dès ce soir. Cas exceptionnel pour une endettée.

Grinçant un peu des dents, je le dépassais pour commencer à gravir les marches qu'il m'avait désigné. Je n'étais pas une endettée. J'avais beaucoup d'économie de côté... des économies que j'avais caché et que je ne touchais jamais. Par ailleurs, une question très très pertinente vrilla mon esprit.

- Pour la voiture je voulais savoir... est-ce que je n'ai droit qu'à une voiture seulement? Ou si jamais... pour une raison quelconque, ma voiture venait à exploser lors d'un attentat, ou à percuter un poteau électrique, j'aurais le droit à une autre voiture? Non parce que vous savez... Les accidents arrivent tellement vite...

Tout à mon questionnement existentiel, je m'arrêtais en haut des marches. Parce que je ne connaissais pas sa demeure et que je ne savais pas où il voulait m'emmener. Et maintenant je m'imaginais Alaric me pousser dans les escaliers, exaspérée par mes questions. Après tout, comme je le disais, les "accidents" arrivent tellement vite.

- Oh et... rassurez-moi... Je ne vais pas devoir signer avec mon sang? Non parce que ma maman n'aimerait pas ça, vous comprenez. Les pactes de sang, généralement, ça se finit toujours mal.

Et voilà que je me remettais à parler. Encore et encore. Vite et pour rien. Il me faisait passé d'un état d'agacement à une terreur sans borne. Et ça, sans rien avoir à faire. Je le détestais... mais il allait m'obtenir des robes gratuites et des entrées faciles pour les soirées mondaines avec des gens importantes. Au-delà du côté superficiel, ça me sera utile pour les recherches que je vais pouvoir entreprendre.

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✤ Crédits : SWAN ( avatar ) + Disturbed ( Signature ) + TUMBLR ( gifs profil ) + Puscifer ( musique )


✤ Âge personnage : 3801 ans.
✤ Humeur : Consciencieux, mais agacé.
✤ Profession : Trafiquant d'organes ( Ne récupère plus que les corps des Raids. ) Et de poches de sang. Ariana Vander s'occupe de son réseau pendant la journée.
✤ Philosophie : Ne jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui
✤ Localisation : Partout à Salem.
✤ Pouvoirs : Provoquer des illusions chez ses victimes. Plus ceux d'un Originel.

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→ citation:
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Alaric G. RousseauRousseau ; Elu connard de l'année
MessageSujet: Re: Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2   Jeu 20 Nov - 11:20


Hey you, what do you see?
ARIANA & ALARIC


La bête a hâte d'en finir. Le petite peste l'épuise, et il a d'autres affaires à régler. Pour lui, la nuit des méfaits n'est pas encore achevée. Il attend donc qu'elle daigne remuer son cul lupin de la pièce, tout en lui jetant un coup d’œil de glace. Fatigante bouclette insatiable. Les questions fusent déjà, arrachant un énième haussement de prunelles au vampire.

- Pour la voiture je voulais savoir... est-ce que je n'ai droit qu'à une voiture seulement? Ou si jamais... pour une raison quelconque, ma voiture venait à exploser lors d'un attentat, ou à percuter un poteau électrique, j'aurais le droit à une autre voiture? Non parce que vous savez... Les accidents arrivent tellement vite...

- Je suis d'accord, lâche Alaric en réponse à sa dernière réplique. Avant d'ajouter : Ca dépend, tu comptes survivre ? Ton caustique et mauvais. Presque faussement candide et léger. Ses prunelles détaillant la petite silhouette de la louve qui lui tourne le dos.

Juste un vieux réflexe.

La louve se fige à la garde des marches. Plantée là, comme enracinée et incapable d'effectuer le moindre mouvement. Tiens, une plante verte. L'adjectif est très mauvais, cela-dit. Sa légendaire maladresse qu'il a déjà expérimenté ne l'empêche pas d'être un minimum pourvue de jugeote. Il n'aurait pas choisi de l'engager, dans le cas inverse.

- Oh et... rassurez-moi... Je ne vais pas devoir signer avec mon sang ? Non parce que ma maman n'aimerait pas ça, vous comprenez. Les pactes de sang, généralement, ça se finit toujours mal. 

Un souffle puissant est gerbé de ses lippes alors qu'il dépasse la tige blonde.

- Tu m'agaces, Vander. Grogne Alaric, étirant et mouvant ses longues guibolles entre les boyaux du manoir, s'enfonçant dans les profondeurs de son entre pour se diriger vers une grande planche de bois. Sa longue patte droite vient entourer la poignée, tandis que ses azures se tournent lentement vers la fille. L'humidité de la pluie fait onduler ses boucles acajous, tandis qu'il reste ainsi figé. Concentré sur sa fixette. La bouclette est une vraie girouette. Elle semble vibrer sur place, ne supportant sûrement plus cette attente insoutenable qu'il lui impose. Et l'Originel se permet une légère mimique. Un frémissement au coin de ses babines, tandis qu'il ajoute d'un ton glacial : C'est la première fois que tu entres dans cette pièce, et la dernière. Prévient-t-il d'une voix vibrante, loin de plaisanter en formulant ses dernières paroles.

Mais Ariana est comme ces enfants indociles. Incapable de se contenir. Aussi se contente-t-il de la laisser entrer, sans ajouter de pièces interdites à sa liste. Il doute qu'elle fréquente le manoir suffisamment souvent pour avoir l'occasion de s'aventurer dans les recoins de son repaire, et il préfère que les choses restent ainsi. Le territorial aime conserver ses vieilles lubies et habitudes.

- Entre. Ordonne le Français avant de la suivre, fermant la porte derrière lui pour se diriger vers son siège.

Une autre mimique à peine remarquable, clore les pièces où il siège. Toujours. Il déteste voir une porte ouverte. Vieille manie datant de son humanité, impossible à dissoudre de son esprit. Toc absurde et insignifiant. Le monstre courbe ses longues guibolles, allant prendre place sur son siège, se baissant pour agripper une liasse de papiers avant de la fouiller. La pièce est impeccable et ne comporte aucun défaut. Pas un seul petit objet de travers, ni de grain de poussière. Le maniaque aime que tout soit en ordre, et cette lubie se remarque tout autant sur les différents documents qu'il trie, avant d'en sortir un vierge. Puis son jumeau.

- Le tiens, lâche le brun roux sans la regarder, tout en laissant retomber la petite liasse de feuilles à la couverture plastifiée. Le miens, fait-il ensuite en lâchant la jumeau de papiers sur son identique. Signe les deux à la dernière page. Non, tu ne peux pas lire les closes du contrat maintenant. Et il me faudra ton R.I.B Pour les règlements. » Rétorque l'Originel sans lui laisser le temps d'y penser. Puis de lever les yeux vers elle, lui tendant un stylo. Aux bordures d'argent incrustées dans l'ivoire.

Un dernier petit plaisir sadique avant de clore cette introduction.
Car ce n'est que le commencement d'une longue collaboration entre eux, il en est certains.


 
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Hey you, what do you see? [ ALARIANA ] Part.2
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