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  ❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞ - CORAKE

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MessageSujet: ❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞ - CORAKE   Jeu 4 Sep - 19:16




And that's how the story goes

- The story of the beast with those four dirty paws -



- BROOKLYN, NEW YORK, 2031 -

Mes paupières embrassent l’obscurité. Yeux fermés, je vogue dans les courants sinueux de ce monde dégingandé et tortueux. Le silence est là. Le silence est lourd. La sérénité est vaine au sein de ce grand vide qui s’élève tel un dôme prospère au-dessus de mon crâne. Réalité que je veux chimère. Hélas, comme toujours, il en est moindre. Les sens aux aguets, j’avance pourtant aveuglément sur l’horizon vaste et désolant qui repose devant moi comme une peinture où se caricature désolation et vestige d’un temps démontrant une gloire morte depuis de nombreux printemps trépassés. Les odeurs fétides s’animent et ma mémoire laboure alors. La noirceur devient palpable, je la sens glisser sur la chair lactescente de ma figure. Enjôlé par l’imperceptible caresse, mes traits éthérés et ordinairement austères se transissent dans un masque de verre éprouvé de givre et de glace. La nuit est pourtant si chaude et sulfureuse.

Mon regard, enlisé d’une vapeur opaque, est voilé derrière mes paupières que je défi littéralement de demeurer closes. Je veux cacher ces déboires. Je veux tirer de l’implacable misère, des plaisirs plus doux que le fer et l’enfer. Réalité que je veux chimère. Hélas, comme toujours, il en est moindre. Les odeurs fétides s’animent et ma mémoire labour alors. Elle me rappelle ces nombreux jours de prières et de lumières. Ces jours tièdes et dérobés qui tiraient leurs révérences lorsque la nuit s’imposait. Moi, depuis trop longtemps amoureux des ombres, je faisais fondre en pleurs ces cœurs que j’amadouais. Temps qui me rend nostalgique. J’essaie d’enterrer mes mémoires mais le cimetière qu’est ainsi devenu mon crâne se voit trop souvent hanté par ces illustres fantômes. Je m’ennuie. Mes instants sont moroses et je suis agité d’un mal inconnu qui me distord. Mes nerfs, mes muscles, mes tendons, beaucoup trop éveillés, ils raillent mon esprit somnolant. Je vogue en ces labyrinthes décédant et j’essaie à grande peine d’inhaler la prouesse de mes trop nombreuses tristesses. Le parfum de la décadence m’enivre, elle réfléchit une fadeur indolente et agressante. Mon nez se froisse. Mes lèvres se crispent. L’amertume s’interpose à moi. Je défi mes paupières et elles demeurent closes malgré tout. Ce vide qui ressemblait autrefois à ces beaux horizons où s’enflammaient un soleil flamboyant. Là où dégringolaient du ciel brouillé, des rayons ardents qui illuminaient ces paysages éclaboussés par les larmes célestes.

Je m’ennuie.
Mes instants sont moroses.
Je souffre d’un mal inconnue qui me distord.
Mes nerfs, mes muscles, mes tendons, beaucoup trop éveillés, ils raillent mon esprit somnolant.
J’essaie d’enterrer mes mémoires mais le cimetière qu’est ainsi devenu mon crâne se voit trop souvent hanté par ces illustres fantômes.
Le vieux New York… Temps qui me rend nostalgique.

Ce n’est pas la première fois que je m’aventure et divague dans ce quartier résidentiel. Risqué pour un vampire, d’errer ainsi là sur une terre qui ne lui appartient pas. Je le concède. Mais ce manque de vigilance de ma part en vaut définitivement la chandelle. À pas feutrés, je marche sur le trottoir désertique, passant devant des dédales de maisons aux âmes parfois endormies et ou encore faiblement éclairées par l’éclaboussure d’une lumière tamisée et chaleureuse filtrant au travers des lucarnes. Je longe le trottoir durant une maigre poignée de seconde, pour finalement m’arrêter devant une demeure qui m’est plus que très familière. Ainsi claustrée dans les ténèbres de la nuit noire, je suis en mesure de deviner que les hôtes dorment depuis bien longtemps, ce que j’interprète comme une invitation et emboîte donc le pas sur le petit sentier de ciment me menant vers le jardin situé à l’arrière de la modeste demeure. À destination, à deux mains, j’attrape la gouttière arrimée au mur de ciment, commence à escalader celui-ci à la vitesse qui m’est propre. Là-haut, sur le toit, je courbe l’échine et me rapproche lentement de ma véritable convoitise…      

Légèrement accroupis devant la fenêtre, mes émeraudes translucides sondent, par-delà la jetée de rideaux, la profondeur de la pièce complètement plongée dans l’ébène. Avec une faible concentration, je parviens à distinguer les ombres diverses des meubles qui s’étirent sur le plancher de bois, pour finalement repérer le petit corps paisiblement allongé sur le lit, emmitouflé sous la couette et qui semble dormir à poings fermés. Du revers de mes phalanges, je toque timidement trois coups contre le carreau de verre. Je ne veux pas la réveiller. Je ne désire encore moins l’effrayer… bien qu’accoutumée à ces visites tardives, ce petit ange demeure malgré tout un enfant.

Coraline Price…
Ma précieuse petite perle.

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MessageSujet: Re: ❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞ - CORAKE   Sam 4 Oct - 13:58

❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞

La petite fille était plongée dans un univers qui menaçait chaque jour son innocence, en particulier depuis la révélation de l’existence des créatures de la nuit. Elle sentait que le monde n’était pas sûr, en particulier depuis la mort de son père. Elle n’était pas idiote. Elle savait que sa mère avait un nouveau petit ami, et n’était pas certaine que cela lui plaise beaucoup. Mais on ne lui demandait pas son avis, et personne ne lui avait dit qu’elle aurait un nouveau père. Elle n’en voulait pas de toute manière. Elle avait déjà décidé qu’elle le refuserait envers et contre tout, préférant encore être seule avec sa mère et voyant tout futur intrus comme une menace.

La grisaille new yorkaise était son quotidien, celle qu’elle traversait chaque matin seule pour aller à l’école qui se trouvait au bout de la rue, puis revenir le soir dans le petit appartement qui avait toujours été sa maison. Parmi les créatures surnaturelles dont l’existence avait été dévoilée au grand jour, elle n’était qu’une enfant ordinaire. Ni sorcière, ni possédant la moindre particularité un tant soit peu hors du commun. Une simple humaine, rien de plus, rien de moins. Elle avait la vision et les petits plaisirs que connaissent tous les enfants. Jouer dans le parc avec ses amis, manger des glaces après l’école, regarder la télévision après avoir fini ses devoirs. Oui, la petite Coraline menait une existence des plus ordinaires dans un monde qui ne l’était plus vraiment. Du moins, ç’avait été les cas, jusqu’au jour où elle avait fait la connaissance de Blake, son ami Blake.

Il était entré dans sa vie un jour, sans prévenir. Elle ne savait ni d’où il venait, ni qui il était vraiment. Il l’avait intriguée immédiatement, et dans son esprit d’enfant perdue depuis la perte de son père, il avait fait figure d’une sorte de prince charmant mêlé à un héros d’aventure. Il était devenu en bien peu de temps l’élément le plus palpitant de sa courte existence, car mystérieux et intriguant. Jamais elle n’avait eu peur, bien au contraire. D’instinct, elle avait su qu’elle pouvait lui faire confiance, sans doute en grande partie par naïveté. Et pourtant cette spontanéité ne lui avait pour le moment pas desservi. Jamais elle n’avait perçu la moindre menace émanant de cet homme.
Au début, enthousiaste, elle avait parlé à sa mère de son nouvel ami. Bien évidemment cette dernière avait été quelque peu inquiète en entendant les détails au sujet de cet homme qui venait parfois visiter sa fille sans même qu’elle le sache. Mais après quelques temps, elle en vint à la conclusion qu’il s’agissait tout simplement d’affabulations. L’enfant devait manquer d’attention, tout simplement. Il suffirait qu’elle parle peut-être à un psychologue, et bien sûr, tout s’arrangerait. Mais après sa première séance, Coraline fut assez maligne pour juger qu’il serait plus avisé de ne plus en parler. De prétendre qu’elle avait tout inventé.

Ce qui n’était pas le cas.

Chaque nuit, elle l’attendait. Elle savait qu’il ne venait pas toujours, mais elle ne pouvait s’empêcher de l’espérer. Espérer qu’il franchisse la porte de son univers. Ou plutôt la fenêtre. Souvent, l’excitation la maintenait éveillée sous sa couette protectrice, jusqu’au moment où le sommeil s’emparait d’elle malgré tout. C’est exactement ce qui était en train de se produire. Elle se mit à bailler, et lentement, ses paupières se firent plus lourdes, toutes prêtes à se refermer et à l’emporter dans le royaume de Morphée.

Jusqu’à ce qu’un son indistinct suffise à la ramener à la réalité.

Son petit coeur s’emballa instinctivement, et avant même d’avoir réalisé et formulé dans son esprit ce dont il s’agissait vraiment, ses yeux s’ouvrirent, chassant le sommeil bien loin. Un sourire se dessina sur son visage, accentuant la rondeur de ses joues. Il était là, il était là ! D’un geste rapide, elle rejeta la couette qui l’entravait, libérant son frêle corps vêtu d’un pyjama recouvert de chats et tourna la tête vers la vitre, derrière laquelle apparaissait le visage de son ami bienveillant. «Blake ! ». Pieds nus sur la moquette de sa chambre, elle se précipita d’un pas enthousiaste vers la fenêtre qu’elle ouvrit, se souciant bien peu de la fraîcheur de l’air qui pénétrait la pièce. Elle se recula afin de le laisser entrer, puis dès que ce fut fait se jeta immédiatement dans ses bras. Elle s’écarta légèrement ensuite, plaquant un doigt sur ses lèvres en un geste significatif.

« Il ne faut pas faire de bruit, maman est en train de dormir. »

Du moins l’espérait-elle. Elle savait parfaitement qu’elle n’aimerait pas ce qu’il était en train de passer. Elle ne comprendrait pas. Les adultes ne comprenaient jamais. Excepté lui.

« Tu veux bien m’emmener dehors ? »

Sortir la nuit. Elle en connaissait les dangers, et c’était sans doute pour cela que cette idée la séduisait tant. Le danger n’était pour elle que quelque chose de particulièrement abstrait, qu’elle ne mesurait pas vraiment. Et avec Blake, elle était persuadée que rien ne lui arriverait jamais. Sans savoir qu’il était lui-même l’incarnation du danger...

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MessageSujet: Re: ❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞ - CORAKE   Sam 25 Oct - 16:40




And that's how the story goes

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Elle s’ensile sous ma chair, s’infiltre dans mes veines, engourdie mes muscles, embrume mes songes et éclaire la noirceur de mon esprit. C’est sans doute ce qui m’enivre en premier. Le son de sa voix délicate et magnétique. Ce timbre si pur, si doux, dont l’écho résonne et glisse sur les décombres de ma mémoire. Ce délectable frisson qui me prend aux tripes, pour mieux rouler sur son échine et ébranler mon corps de mort-vivant. Explosion de lumière dans la profondeur des ténèbres. Elle rafraichie l’enfer allumé dans mon cœur. Elle brille et relui quelque de beau dans mon éternité. Ma petite perle.  

Ses beaux grands yeux d’enfant qui se posent sur moi. Arcanes brillants de fantaisies et de fééries. Sanctuaire prospère qui me rend si fier d’être celui qu’elle contemple à loisir.  Jamais pareil regard n’a versé sur moi tant d’allégresse, ces deux billes d’émeraude qui sont pour moi pareil à des grottes mystiques où derrière les ombres léthargiques se recèlent des trésors précieux et inestimables. Ma petite perle. Mon petit diamant brut que je sculpte et taille de mon amour enfantin.

Son cœur gonflé de vie, de volupté, embaume mon âme fêlée de candeur. Mes bras de fer se referment lentement sur son corps fragile qui se heurte contre le mien, mon visage de marbre venant trouver refuge dans le creux de son épaule, humant avidement le parfum de sa chevelure de jet qui aromatise l’atmosphère. Doucereuse torpeur qui m’engourdi alors. Elle fait ma joie et ma santé. Son âme m’incendie… moi… l’enfant de la nuit, dont le cœur amoncelé de glace se réchauffe enfin. Éclisse de vie. Éclisse de bonheur. Sur mes lèvres apparaît ce sourire si rare, mais pourtant si sincère, qui a pour habitude de se dessiner qu’en sa présence. Les passants chagrins que je frôle constamment s’envolent... elle seule m’importe et existe. Coraline… ma douce Coraline… ce monde est bien trop noir et vaste pour toi. Fais-moi une fois de plus oublier mon esprit bariolé de mélancolique, délivres mon cœur emprisonné et purifie mon sang empoisonné. Je t’en prie, reconstruit moi en quelque chose de mieux et de beau !

- Je ne ferai aucun bruit, j’acquiesce docilement alors que mes yeux fureteurs se posent doucement sur la porte entrebâillée de la chambre. Maman dort paisiblement… qu’il en reste ainsi.

- Bien sûr. Tout ce que tu désires.

Petit brin de courage, elle est, parfois. Surprenant petit bout de femme qui ne cesse de m’émouvoir.

- Fais-moi le plaisir de t’emmitoufler dans quelque chose de plus chaud. Il fait froid, à l’extérieur. Enfile également une paire de chaussure. Ce soir, nous lèverons les voiles sur un endroit particulier. Un lieu qui sera passible de t’assoupir dans un rêve sans fin…

Coney Island.

- Oh, avant que l’on s’égare dans nos chimères, j’aimerai t’offrir, timide raclement de gorge, ce présent, j’extirpe de la poche de mon trench coat noir, une gourmette en argent qui est enjolivée d’un médaillon forgé à l’effigie d’une croix… que je prends bien sûr le soin de ne pas effleurer du bout des doigts parce que sinon ouch !  Je me rapproche du petit bout de femme et pose l’un de mes genoux au sol pour être à son niveau.

- Il te plait ?

Dois-je prendre le risque de lui expliquer pourquoi est-ce que je lui offre ceci ? Dois-je lui révéler que les objets bénis et croix sont les faiblesses principales d’une créature comme moi ?

- Tu sais ce que cela représente, n’est-ce pas ?

La protéger.
Veiller sur elle.
C’est tout ce qui m’importe…
Toujours.
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MessageSujet: Re: ❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞ - CORAKE   Dim 23 Nov - 1:38

❝ would you lie with me and just forget the world ? ❞

Il était là, enfin. Se rendait-il compte à quel point il était important pour elle ? Probablement, oui. Après tout, il était issu de son imagination, tout en paressant pourtant aussi réel que toutes les personnes qu’elle pouvait connaître et croiser chaque jour. Il l’était pour elle en tout cas. Celui qui mettait un peu de fantaisie dans une existence parfois un peu morne. Elle éprouvait pour lui la tendre et inconditionnelle affection qu’une enfant pouvait ressentir pour un adulte qu’elle admirait et qui la portait hors de son univers habituel. Elle vivait dans un monde profondément sombre, ce dont elle n’avait pas encore forcément totalement conscience. Cela ne durerait pas. Ces précieux instants étaient d’autant plus fragiles qu’ils étaient éphémère. Elle ne connaissait pas l’avenir. Elle vivait dans l’ignorance des ténèbres qui un jour la blesserait, ainsi que de sa propre mortalité qui viendrait à son terme moins d’une vingtaine d’années plus tard.

Pour l’heure, l’instant présent seul comptait. Après avoir entouré Blake de ses petits bras, elle se recula d’un pas et lui adressa un sourire aussi franc que chaleureux. Elle ne chercha nullement à contenir sa joie et son excitation lorsqu’il accepta ouvertement son idée de quitter la maison pour s’aventurer dans un fabuleux périple. Ses prunelles se mirent à briller tandis que, obéissante, elle tâcha de trouver des vêtements un peu plus chaud. C’est ainsi qu’elle enfila des chaussettes, puis des bottines avant de couvrir son pyjama d’un manteau. Elle qui rechignait tant à s’habiller pour sortir lorsque sa mère le lui demandait avait agi cette fois-ci avec la vitesse de l’éclair. Puis, elle sautilla jusqu’à l’être de la nuit tout en tentant envers et contre tout de garder un certain contrôle sur le volume de sa voix.

« Je suis prête ! Alors, alors, tu m’emmènes où ? »

La description qu’il avait pu lui fournir avait de quoi éveiller l’imagination la moins débordante. Et la sienne s’activait à plein régime. Elle ne pouvait que se laisser entrainer par les promesses qu’il lui faisait, et surtout celles qu’il représentait lui-même. Il semblait hors du temps. Si différent de tous les membres de son entourage, si différent de tout ce qu’elle avait jamais pu connaître. L’admiration qu’elle éprouvait à son égard se lisait dans ses prunelles pétillantes. Celles-ci s’élargirent encore davantage lorsqu’elle vit son compagnon chimérique s’abaisser et lui présenter quelque chose. Dans un premier temps, elle put voir que c’était brillant. Puis, elle tendit doucement la mains et le prit, constatant qu’il s’agissait d’un bracelet.

« Oui, il est vraiment très joli ! »

Elle se demanda un instant pourquoi il lui faisait un cadeau alors que ce n’était nullement son anniversaire, mais comme la plupart des enfants, elle était trop heureuse de recevoir un cadeau pour se poser davantage de questions. Doucement, elle s’approcha de son ami et déposa spontanément un rapide baiser sur sa joue glaciale. Elle parvint tant bien que mal à enfiler l’objet autour de son petit poignet, puis le regarda avec attention. Elle était seulement disposée à l’apprécier à sa juste valeur. Il fallut l’intervention du vampire pour que son esprit et sa curiosité s’éveillent. Elle regarda une fois de plus le bijou, cette fois-ci plus attentivement. Elle voyait l’argent, la petite croix, les reconnaissant mais sachant que quelque chose lui échappait. Ne parvenant à trouver la solution au problème qu’il lui posait, elle releva la tête et la secoua légèrement de droite à gauche.

« Non. C’est quoi ? »

Quelle magie pouvait donc entourer ce mystérieux objet, au point qu’il en soulignait ainsi l’importance ? Elle ne savait que vaguement quelles étaient ces monstrueuses créatures qui peuplaient l’ombre de la tentaculaire cité, mais cela lui semblait si loin...

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