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 The night goes on || Ariake

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✤ Âge personnage : 25 ans
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✤ Profession : Elle s'occupe du trafic du sang d'Alaric... et de bien d'autres choses. Besoin de passer un marché tordu mais qui lui rapportera de l'argent et des poches de sangs? Adressez-vous à Ariana.
✤ Philosophie : Si tu veux que les choses soient bien faites... Ne les confies surtout pas à Orphéo.
✤ Localisation : Dans les recoins sombres de Salem.
✤ Pouvoirs : Guérison instantanée. Cinq sens développée. Force, rapidité et agilité. Capacité de se changer en louve noire. Bref... c'est une sexy lycanthrope!

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Ariana C. VanderJolie soubrette ; livreuse de cookies
MessageSujet: The night goes on || Ariake   Jeu 24 Juil - 11:17




The night goes on.
Blake feat Ariana




Mon prince charmant était un bacon géant! Okay. J'exagérais un peu la donne. Mon prince charmant n'était pas un bacon géant, juste un vampire malchanceux. Le soleil, petit cachottier, s'était invité dans notre lit d'infortune pour lui dire un petit bonjour. Ce qui m'avait valu un réveil des plus... surprenant. Je ne m'étais jamais posée de question sur sa nature véritable. Humain. Vampire. Lycan. Ces petits détails m'importaient peu, bien que dans l'absolue, je savais pertinemment ce qu'il était. Mais moi, ce que je voulais à tout prix savoir, c'était qui il était. Petite nuance qui faisait la différence. Pour moi en tout cas. Tout ça pour dire qu'on avait eu droit à un réveil catastrophe après avoir passé une soirée féerique. Le tout possédait un air de cendrillon. Vous savez, avec le carrosse qui se transformait en citrouille après minuit. Sauf que nous étions dans le monde réel, en plein cœur d'un New-York dévasté. Le carrosse n'était pas réellement un carrosse. Juste une carcasse de voiture et seules les premières lueurs du soleil annoncèrent la fin du conte de fée... Ou le début. Dans le fond, je ne savais plus trop où me situer par rapport à tout ça. Les rôles s'étaient inversés. Au petite lueur du jour j'avais troqué mes petits souliers de verre contre l'épée magique. Prête à sauver l'être aimé. Sauf que tout ceci était imagé et que l'être aimé n'était en fait qu'un illustre inconnu... Ou presque. Je ne connaissais même pas son prénom. Ce qui n'était pas si grave. Je ne savais pas non plus à quoi il occupait ses journées. Par contre je pouvais affirmer qu'il était intelligent. Sensible et délicat. Drôle et attentionné. Il me faisait rire et sourire. Il me faisait me sentir bien. Il me faisait oublié combien je me sentais seule. En ces temps incertains, l'essentiel résidait en cela. Qu'importe si il s'appelait Brutus, Fernando ou bien encore Tartanpion... Même si Tartanpion pouvait lui coûter des points sur l'échelle de la sexy attitude.

Ainsi donc, la Banana que j'étais avait usé de sa cape magique pour protéger notre malheureux et valeureux vampire. En réalité il s'agissait d'une couverture miteuse que j'avais trouvé sur un des sièges. On en revenait toujours au conte de cendrillon dans le fond. La cape qui se transformait en couverture déplorable... sauf qu'elle n'avait à aucun moment prit la fière allure d'une cape. Peut-être qu'il serait temps pour moi d'arrêter ma petite fixette sur Cendrillon. Nous n'étions pas dans un conte pour enfant... car je ferais un très mauvais exemple. A une époque qui me paraissait lointaine, j'avais travaillé chez un garagiste. En plus d'apprendre à changer une roue et à repérer les différentes pannes... j'avais également appris à voler une voiture. Un don que j'avais du exploiter pour transporter notre grand brûlé dans les rues de New-York. Comprenez-moi... je ne voulais pas voir mon fantasme partir littéralement en fumé. Avouez que ça aurait de quoi être frustrant, non? Et en plus de la frustration, la culpabilité ce serait ajoutée. J'avais déjà assez de culpabilité sur les épaules pour bâtir une ville entière.

Mon esprit déraillait. Mes pensées déviaient sur des sujets futiles. Je tentais de prendre la situation sur un ton léger et insouciant. Je m'accrochais à ça autant que je cramponnais mon amour de Bacon... car dans le fond, j'étais tout sauf tranquille. Ensemble, on s'enfonçait dans les métros de la ville. Les ténèbres nous enveloppaient de son manteau angoissant. Ce monde était le sien. Pas le mien. Mes yeux s'acclimataient à l'obscurité, me permettant de voir toute la misère de ces lieux. Une odeur constante de sang et de choses non identifiés. Un silence oppressant parfois entre-coupé par des cris, des pleurs ou des râles... Okay là encore j'exagérais. L'endroit ne semblait pas aussi horrible que ça... mais assez pour me donner la chair de poule. J'éprouvais un curieux sentiment de familiarité à mesure qu'on approchait de la tanière de mon prince carbonisé. Tout en me sentant perdue, je me trouvais à ma place car il était là. A plusieurs reprises, j'aurais pu faire demi-tour. A plusieurs reprise, j'aurais pu rentrer chez moi... c'était vrai. Tout comme il était vrai que je voulais prolonger les moments à ses côtés. Plus que ces lieux, je redoutais de ne plus jamais pouvoir le rencontrer. Et accessoirement je ne pouvais pas abandonner notre grand blessé. Déformation professionnelle. Dévouée comme je pouvais l'être, je lui servais de béquille avec amour... Ou en tout cas avec beaucoup de zèle... Mais si vous preniez le temps de vous plonger dans ses deux billes translucides... vous feriez la même chose. Si il vous avait adressé son sourire digne de la plus magnifique des pubs de dentifrice, vous aussi vous vous seriez précipités dans les fausses sceptiques de New-York au détriment de votre petite paire de ballerines toute mignonnes.

Inconsciente et pourtant lucide. Insouciante et pourtant terrifiée. Tout se bousculait à l'intérieur de mon crâne. J'éprouvais cette légèreté, cette frivolité qui me donnait des ailes. Mais d'un autre côté, un sentiment d'angoisse s'accrochait à mon estomac. Une sensation déroutant de crainte. Comme si un danger imminent pouvait nous tomber dessus. Cependant... il était là. Avec moi. Il me protégerait si jamais un vilain monstre à longue dents cherchait à me croquer. Je l'espérais en tout cas. Toutefois, arrivée devant la porte de son antre, un soulagement intense se déploya en moi. Car en dépit de mes certitudes concernant mon amour de Bacon... Mon instinct me disait que l'on serait d'avantages en sécurité dans son chez-lui.

Maladroite et malhabile, je tentais d'ouvrir cette fichue porte... pour me rendre compte qu'au lieu de pousser... il fallait tirer. Oui. Moment de solitude extrême. Un sourire gêné étira mes lèvres et le rouge aux joues, j'ouvris l'immense planche nous séparant de sa maison. Enfin... Si nous pouvions appeler ça... une maison. Si je ne le connaissais pas un petit peu... je me serais demandée si, éventuellement, je ne me trouvais pas dans la planque d'un tueur psychopathe. Je ne critiquais pas, hein?... C'était une simple réflexion avec moi-même. Après... il fallait comprendre que se faire un petit nid douillet lorsqu'on se trouvait enfermé dans les métros de New-York... ce n'était pas évident. Puis mon prince carbonisé était au-dessus de tout ça. Loin d'être artificiel et superficiel, les biens matériaux n'étaient assurément pas sa préoccupation première. Mouais... ça manquait sérieusement d'une touche féminine tout ça. Balayant dans un coin mes constations de pure fifille, je me permettais de faire irruption dans son antre. Après tout, j'étais sa béquille, son binôme... il ne pensait pas se débarrasser de moi aussi vite, non?

- Tu as déjà songé à investir dans des bougies... Une moquette... Du papier peint...? questionnais-je en haussant un sourcil.

Petite question anodine, demandé de façon candide. Tournant ma petite bouille angélique vers lui, j'affichais ce sourire adorable et tellement mignon que j'avais pour habitude de servir à Salem quand je faisais une énorme bêtise. Pas certaine que c'était la meilleure question à poser après un long trajet silencieux.



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MessageSujet: Re: The night goes on || Ariake   Ven 29 Aoû - 3:31




If I could just hide The sinner inside

-  That's not a picture that your memory paints -


Ce n’est pas une alcôve. Ce n’est encore moins un nid douillet et chaleureux. Ce qui embaume l’atmosphère des quatre murs de ce taudis, c’est une abstraction lugubre et noire. Même si je tente de fourbir ce trou à rat de ma poésie,  ce qui s’émane de tous les sinistres recoins de ce vaste espace fantomatique,  c’est l’ébène. Pas le noir du Mal, encore moins celui des ténèbres, mais le noir du vide… le noir du gouffre profond et sépulcral.  Le noir qui absorbe absolument tout, mais qu’absolument rien ne peut arrêter. Le noir fondamental de l’Homme. Le noir qui ne possède portant aucune étique et morale. Le noir qui n’est qu’abysse et abîme. Le noir qui ne fait rien, mais qui pourtant désigne tout. Le noir que les Mortels, depuis l’aube des temps, s’échinent et s’harassent d’éclairer par de vaines lueurs et tentent d’ignorer l’existence… mais dont ils finissent toujours par en percevoir la sinistre présence, parce que c’est fondamentale, comme la nuit. Ce n’est pas une alcôve. Ce n’est encore moins un nid douillet et chaleureux. C’est un trou noir. Il se nourrit de la matière, l’engloutie, l’écrase, la réduit en quelque chose de si minuscule, si maigre, la broie au-delà de l’existence. Mon taudis est l’absence de tout, l’abstraction du vide le plus effrayant et  le sanctuaire d’un silence ô combien assourdissant. Un trou noir. Ça vous aspire, vous écrase et vous transforme en rien du tout. Voilà ce qui embaume l’atmosphère des quatre murs de ce taudis. C’est l’abstraction même de ce que je suis… la Laideur dans ce qu’il y a de plus pur et de plus fondamentale dans l’esprit de l’Homme !

- Contemple à loisir les vestiges de ce lieu minable et pauvre. Je consens en l’amertume et la glauque platitude de cet endroit dépourvu de poésie et d’enjolivure.  Pour moi, déguiser ces ruines de belles parures, c’est une idée qui hante constamment mes songes, mais que je ne peux m’offrir. Prisonnière dans cette ère ignominieuse, qui se voit malgré tout la nôtre, j’ose prétendre que tu sais pourquoi ?

Mes deux billes d’émeraudes contemplent l’amertume de ce lieu dépouillé de charme, caressant les vestiges, les ruines de ces vieux meubles poussiéreux qui ornent le vaste espace de cette pièce aux teintes lugubrement criardes et froides. Ce vieux sous-sol déglingué ne dégage absolument rien de chaleureux et d’accueillant. J’en suis parfaitement conscient. Tout comme les restes de cette ville ignoble, ma demeure n’a pas échappé à la triste réalité qui nous englobe sournoisement dans l’étrange fourreau de la destruction et de la damnation. Seul l’arrondissement de Manhattan semble renaître de ses cendres et briller de mille feux sur ces terres rongées par la vilenie et le désespoir. Ce qui entoure ce modeste empire, ce n’est jamais qu’une sombre parure de pauvreté et de calamité. Les voies souterraines et les métros abandonnés sont les principales cicatrices de cette métropole. Difficile et pénible de pouvoir trouver la perle rare dans les entrailles de ces catacombes, me diriez-vous ? Franchement, oui. Et ce n’est pas pour autant que cela me désole. Bien au contraire !

Je vois de la beauté dans ce qu’il y a de plus laid. Je savoure la somptuosité du goût dans ce qu’il y a de plus amère. Je chéris le paradoxe dans ce qu’il y a de plus commun. L’abîme de ma sinistre demeure renferme mes rires, mes larmes, ma joie, mes pleurs, mon orgueil et ma gloire. C’est mon sanctuaire. Pour rien au monde, je ne le changerai. Un croissant de sourire apparaît alors doucement sur le givre de mes lèvres livides et mes émeraudes translucides daignent enfin se poser sur le doux visage d’ange de ma protégée et accessoirement guérisseuse. À travers les amas confus de ce lieu démuni, son visage brille et reluit. Rayon de soleil tout droit recraché dans les racines putrides, les éclairant et les réchauffant de ses flammes versatiles qui me bercent de leur plus belle poésie. Petit ange déchu du paradis, qui a volontiers suivit le petit démon que je suis, pour venir se perdre dans l’Enfer. Sa pureté et délicatesse me donnent envie de pleurer. Je ne suis pas digne d’embrasser ce suffrage des cieux.

Les désagréables brûlures du soleil naissant cessent doucement de me mordre et de me ciseler la chair à belles dents. Je sens d’ailleurs les plaies vives et écarlates se cicatriser et complètement disparaître. Ma régénération cellulaire pratique ses raisons d’être alors que la froidure des sous-sols poisseux rafraîchit mon corps de mort-vivant. Une bonne journée de sommeil et je serais aussi frais qu’une rose.

- Je te dois la vie, Ariana. Un simple merci me paraît si terne et vide d’élocution, pour démontrer à quelle puissance ma reconnaissance peut se reposer et s’incliner à ta révérence, que je confesse piteusement, alors que d’une main désinvolte je débarrasse mes larges épaules de l’épaisse couverture poussiéreuse que je laisse mollement déchoir sur le dossier d’un canapé jonché de poussières et ronger par les mites. Mains derrière le dos, la mâchoire légèrement hissée vers le haut, je me rapproche lentement de la jolie blonde.

- Et je crains que mes éloges à ton égard doivent être manifestés et prononcés une autre fois. Si tôt dans la matinée, les voies souterraines regorgent de malfrats assoiffés de sang et de tyrannies. Ta présence attise les plus lugubres et sinistres flambeaux, Ariana.

Traduction : tu dois partir… si tu tiens à la vie.            
   
- Pardonne cette négligence et grossièreté, j’avise stupidement alors que je présente la porte de sortie d’une main, mais tu dois t’en aller. Ne crains rien. Je veillerai à ce que le chemin de retour soit sécurisé et agréable, que je promets, esquissant un pas latérale qui invite la louve à m’accompagner vers la sortie.

Le mouvement à peine entamé, qu’une voix déraillée et décharnée explose dans la quiétude de la pièce.

- AID… AIDEZ-MOI ! JE VOUS EN PRIE… AIDEZ-MOI ! 


Dernière édition par Blake le Mer 5 Nov - 4:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The night goes on || Ariake   Mer 5 Nov - 3:48




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ça s'en vient mon grand vampire foufou   03


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