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 ❝ wish upon a blackstar. ❞ - HADESSA

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MessageSujet: ❝ wish upon a blackstar. ❞ - HADESSA   Mar 5 Aoû - 16:44




wish upon a blackstar
❝ it makes no difference who we are ❞

On ne choisit pas son adversaire. On ne choisit pas l'ordre de passage. On ne choisit pas l'issu du combat. Tout est question de hasard et de volonté rendu à ce point. Depuis ma sortie d'entre les grillages du Devil's Path, je me vois perpétuer mes visites dans ces lieux clandestins qui n'ont rien de légaux. Enfin, je doute que les Originels se soucient de ces organisations, ils ont définitivement d'autres problèmes à gérer à ce que j'ai entendu dire. La vie dans les quartiers de New York semble pareille, mais différente tout à la fois... Toujours aussi sombre et inquiétant, mais une ombre plane au-dessus de la région américaine, tout le monde étant sur le qui-vive, prêt à toutes éventualités. C'est contagieux, on se sent tendu, on se sent sur la corde raide. Et pour ma part, j'appréhende le jour où on viendra à ma rencontre et m'obligera à servir les ennemis des créatures surnaturelles. Toutefois, je ne peux tout simplement attendre, me croiser les bras et espérer qu'ils ne frapperont pas à ma porte - ou plutôt la porte de mon frère. J'ai passé l'intérêt du vol et des escroqueries... J'ai été élevée dans cette mentalité, je peux dire avec certitude que c'est un talent que j'ai acquis avec les années, mais je n'y voyais plus d'intérêt. Deux années dans le camp de concentration des Originels et votre vision du monde change drastiquement. Pour vivre - ou peut-être plutôt pour survivre -, j'ai pris la décision de bosser au Devil's Den - peu gratifiant comme boulot, mais ça apporte son lot de pognon pour manger et payer ma partie du loyer. Malgré tout ce n'est pas suffisant. Je suis tombée sur ces rassemblements de gens de tout genre par hasard, percevant le brouhaha des cris et des encouragements dans la nuit. Et pour une raison qui m'échappe, j'ai été attiré par ce chaos contrôlé. Mon premier combat fut un véritable massacre... Heureusement, les participants n'étaient pas là pour condamner des gens à mort, mais plutôt pour gagner du fric. Mes prochaines expériences furent plus fructueuses, prenant l'habitude d'utiliser mes pouvoirs de mutante pour me sortir de mauvais pas. Et j'y prend plaisir. Mais en me reposant ainsi sur mes dons, si j'ai le malheur d'être la première combattante... J'étais cuite.

Ma tête est sonnée par le dernier coup qu'il m'a infligé à la mâchoire. Le goût acre du sang a aussitôt envahi mes papilles alors que je m'étais accidentellement mordue la langue. Je tourne brièvement la tête sur le côté et crache l'hémoglobine qui s'accumule dans le creux de ma gorge, histoire de ne pas vomir en plein milieu du combat. J'élève mes poings devant mon visage et je suis prête à lui faire regretter son crochet. Enfin, suis-je vraiment prête? Pas le choix. Je tente de solliciter ma mémoire photographique afin que mes muscles puissent effectuer des mouvements techniques qui me permettront d'atteindre ma cible. Mais rien ne vient... Le seul et unique combat qui a précédé le notre n'avait rien rien d'impressionnant. Les deux gars qui se sont affrontés n'avaient aucune technique et l'un perdit conscience après seulement deux minutes sur le ring. Je ne peux donc pas me fier à mes dons surnaturels pour me sortir victorieuse de cet affrontement. Très bien. Autant solliciter mon instinct. Après avoir fait un rond autour du ring, nous observant et nous jaugeant, je pris l'initiative de frapper la première. Mon bras s'élève, mes phalanges visant sa tête; il esquive le coup avec rapidité et agilité. Je m'élance et le frappe dans les côtes à l'aide de mon pied... qu'il saisit aussitôt d'une main de fer. Je n'ai pas le temps de réagir à cette contre-attaque et me retrouve bêtement au sol, ma tête heurtant le béton la première. Je vois de nouveau des étoiles noires danser devant mes yeux, me contraignant à demeurer beaucoup trop longtemps immobile. Mon adversaire en profite pour me monter à califourchon et abattre son poing sur ma joue. La douleur me rend sourde et me fait perdre momentanément la vue. Au loin, en écho, j'entends des hurlements de joie résonner entre le murs de cette vieille bâtisse presque en ruines. Ils me semblent si lointain, si irréels. Mes yeux perçoivent distraitement cette foule qui entourent le ring improvisé, tel un mirage, avant de distinguer un visage hideux et tordu par la satisfaction du gagnant. Je sens cette fois ses phalanges atteindre ma tempe... Ma tête se redresse après chaque coup par instinct, comme si elle en redemandait. Et il m'offre le rappel. Encore. Et encore. Et encore.

Légère, mais tellement lourde. Égarée dans cette brume épaisse qui t'empêche de prendre conscience d'où tu es, ce que tu y fais, avec qui tu te trouves. Tu patauges dans un trou noir réconfortant, mais tu sais que ce n'est pas la réalité. Tu te sens si bien et pourtant ton inconscient te hurle de combattre et de chercher plus loin. Engourdie, faible, tu refuses de sentir la douleur et c'est pour cette raison que tu peines à vouloir revenir à toi-même. Tu sens le sol glisser sous ton corps et tu ne cherches pas à comprendre pourquoi, comment. Tu te laisses porter par cette force extérieure, par cette pression sous tes aisselles, ne voyant aucune raison de la contrer. Tu veux dormir. Tu veux rester inconsciente. Mais quelque chose te pousse toujours à retrouver l'éveil. Quelque chose te dicte de ne pas te laisser faire.

Le sol se dérobe sous mon corps avant que mon dos heurte brutalement une surface dure et irrégulière. Mes paupières tentent de dévoiler mon regard, mais l'enflure m'empêche de voir de l'oeil droit. Je perçois faiblement dans la pénombre une silhouette me tourner le dos et s'engouffrer dans une embrasure où provient un brouhaha étourdissant. Un grincement se fait entendre avant que la silhouette ne disparaisse complètement et que le silence tombe autour de moi. Un grognement traverse mes lèvres alors que je sens une onde de douleur étirer mes côtes et frapper mon crâne. Je ferme les paupières, trop fatiguée pour les maintenir ouvertes, et mon visage se tord par l'inconfort. Cette simple distorsion de mes traits me provoque de nouvelles ondes de douleur. Je ne parviens pas à bouger, je ne souhaite pas bouger, trop effrayée de ressentir le mal qui m'afflige. J'ai peine à comprendre où je me trouve et à localiser mes blessures. Tout mon énergie est consacrée à demeurer immobile et à respirer normalement. Le mal me tord l'estomac et afflige suffisamment mon esprit pour qu'il souhaite de ne nouveau perdre conscience. Pour une raison inconnue, je combats pour demeurer éveiller, beaucoup trop consciente de ma vulnérabilité. Dans ce silence, je perçois facilement des souliers fouler le bitume, annonçant la présence d'un être étranger. Avec peine, j'entrouvre difficilement les paupières afin d'observer une nouvelle silhouette. Je grogne de nouveau, mais je ne parviens pas à prononcer le moindre mot audible ou à effectuer un mouvement de méfiance. Mes yeux vitreux se voilent malgré moi et je me sens divaguer sans le vouloir.

Et me voilà à la merci de l'inconnu.
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MessageSujet: Re: ❝ wish upon a blackstar. ❞ - HADESSA   Lun 25 Aoû - 23:13


LAST MAN STANDING.



Inintéressante.

C'était le terme qu'il avait utilisé pour décrire cette soirée, quelques minutes plus tôt, lorsque Brett était venu lui demander s'il s'amusait. Non, il ne s'amusait pas. Avait-il l'air de s'amuser ? Adossé à un mur, une cigarette entre les lèvres, à regarder une bande d'abrutis hurler sur les deux combattants qui évoluaient au milieu du ring, dansaient comme des fillettes, sans la moindre technique. J'ai parié sur toi, pauvre con ! Bouge ton cul ! S'il y avait bien une chose qu'il détestait par-dessus tout, c'était la prétention des parieurs, et cette fâcheuse tendance à insulter les boxeurs. Un jour, il s'était un peu énervé. Rien qu'un peu. Il s'était complètement désintéressé de son adversaire pour filer comme une fusée sur le parieur qui venait de le traiter de petite pédale. Il l'avait attrapé par le col, fait passer par-dessus les élastiques du ring improvisé d'un coup d'épaule bien placé, et l'avait jeté au sol. L'arbitre s'était interposé, et son adversaire abandonné l'avait forcé à lâcher en le propulsant à l'autre bout du terrain. Brett s'était vexé et lui avait manifesté son mécontentement, une fois qu'il était sorti du ring. Tant de détails sans importance. Tout ce qu'il retenait, aujourd'hui, c'était la mine ahurie du pauvre type, son regard effaré et son incapacité à se relever tout seul. Depuis, il tentait d'ignorer les parieurs fous qui lui parlaient comme à une déjection — dans l'hypothèse où leur stupidité les conduisait jusqu'à parler à leurs déjections lorsqu'ils avaient le cul sur le trône.

Mais ce n'était pas la stupidité des parieurs qui rendait cette soirée inintéressante. Non. Il regardait autour de lui, de ce flegme habituel, et aucun des visages de combattants qu'il ne voyait ne parvenait à lui décrocher une étincelle d'intérêt. De ceux qu'ils connaissaient, ils ne valaient pas mieux que lui. Des autres... Il demandait à voir.

Des deux danseuses, une seule était encore debout. L'arbitre frappa dans ses mains, et le combattant K.O. fut évacué. À part frustrer les parieurs, il semblait que ce combat n'ait absolument rien apporté au petit tournoi qui se déroulait là. Un échauffement, quoi. Les deux suivants se mirent en piste. Et, alors qu'il relevait ses yeux pour les jauger rapidement, son regard s'arrêta sur la petite silhouette aux bras fins qui venait de prendre place face à un tout typique Monsieur Muscles. Elle avait les traits de la fille qui veut en démordre. De celle qui sait se battre, et qui va en général jusqu'au bout des choses. Oui, mais voilà : des traits ne veulent rien dire. Si elle n'a pas la technique, si elle n'a pas la caisse, elle aura beau être déterminée au possible, elle n'arrivera à rien. Elle ne s'en sortira pas sans casse, tout du moins. Son adversaire, Hades le connaissait. Il l'avait déjà vu combattre, et l'avait affronté une fois. Un habitué, si on pouvait le nommer ainsi. Il avait énormément de puissance, mais du fait de sa grosse carcasse, très peu d'endurance. Si elle le faisait jouer un peu, si elle prenait son temps, peut-être avait-elle une chance. Moindre, à en juger par la manière dont elle se déplaçait à présent. Mais peut-être l'ombre d'une, au moins.

« Hé ! Où tu vas ? » Il se raidit. La voix de Brett était chaque fois plus insupportable que dans son souvenir. « J'm'approche. » « Pas question, tu restes là. Après c'est à toi. » Il se tourne vers son parieur plus ou moins attitré. « Bah justement, j'serai déjà là quand on m'appellera. »

Le sourire ironique et irrité coupa le sifflet à Brett. Il murmura un rapide « mouais d'accord... » avant de retourner un peu en arrière. Hades lui avait déjà tourné le dos, et était parti en direction de l'espace bétonné où Monsieur Muscles était en train de donner une raclée à la gamine.

Il s'était trompé. Elle n'avait pas l'ombre d'une chance. Il se demandait d'ailleurs ce qu'elle foutait là. Elle jouait dans une cour qui n'était pas la sienne. Il n'était néanmoins pas méprisant à cette pensée ; juste curieux. Il ne croyait pas aux hasards désastreux de la sorte. Pas vraiment. Si elle avait mis les pieds ici, ce soir, c'est qu'elle pensait avoir une chance de gagner. Ceux qu'on avait laissés rentrer avaient déjà combattu, et avaient déjà mis de belles raclées. Le genre de soirées où on ne fait combattre que ceux que l'on connaît. Si elle était là, ils la connaissaient. S'ils la connaissaient, c'est qu'elle valait un truc. Le problème, c'est qu'à cette seconde précise, il avait du mal à mettre le doigt sur le-dit truc.

Elle s'effondra. C'est terminé. Monsieur Muscles continua de la frapper, sans relâche. Hades, lui, serra légèrement les dents. Il n'avait peut-être aucun scrupule à frapper une fille si l'obligation se faisait ressentir, mais il conservait un certain sens de l'honneur. Sur un ring y compris. Homme ou femme, il arrêtait de cogner lorsque l'autre ne pouvait de toute évidence plus riposter, ni se relever. Ce qui était présentement le cas de ce petit bout de femme. Il sentit ses muscles se raidir, alors que l'autre continuait de s'énerver. Finalement, quelqu'un se jeta sur lui pour le tirer en arrière. T'es malade putain ! C'est bon, tu lui as foutu une branlée, arrête. Ça t'suffit pas, tu veux la tuer ou quoi ? Un autre homme s'approcha de la jeune femme. Elle est inconsciente. Il l'attrapa et la tire plus loin. Il va la jeter dehors.

Hades écrasa sa cigarette, brièvement, expulsant une ultime fois la nicotine qui envahissait ses poumons. Il s'apprêtait à faire demi-tour pour filer vers la sortie, quand la voix de Brett — encore plus insupportable que la fois passée — claqua à ses oreilles.

« Hééééé ! Tu vas où comme ça ? » « Dehors. » « Non. Impossible. » Il leva un sourcil, regardant l'espèce de bonhomme un peu ventripotent qui avait posé ses mains sur ses hanches d'un air sévère. « C'est ton tour. Arrête de faire ton p'tit con et file sur le ring. On va demander à faire nettoyer le sang de cette pauvre fille, pour pas que tu glisses. » Il croyait halluciner. Il leva les yeux au ciel. « Laisse tomber. » « Oublie pas, couche-le au deuxième round ! »

D'un geste rapide, il se débarrasse de son sweat, le laisse tomber au sol et entre sur la piste de combat. Il frappe l'un contre l'autre ses poings enroulés de bandes protectrices. Il siffle.

« Hé. »

Le « petit » Billy fit volte face. Le poing s'écrase au milieu de son visage. Derrière lui, Hades entendit le couinement d'incompréhension de Brett. Tu vas voir c'que j'vais en faire de ton deuxième round, moi. Immédiatement, Billy répliqua ; il n'était pas très gros, pas très grand, mais paraissait tout de même faire le double de son adversaire. Hades n'était qu'un gringalet. Le gringalet dont certains, ici, se méfiaient. On l'aurait cru anorexique ; il était simplement aussi sec que musclé. Billy l'attrapa par la gorge. Illégal, en temps normal. Mais dans ce genre de soirées, il n'y avait absolument rien d'illégal. La seconde main de l'homme accrocha son pantalon, au niveau de sa hanche. Rapidement, il fut dans les airs. Il ferma les yeux. Hé merde. Son dos heurta violemment le béton, lui coupant le souffle quelques instants. Outch. Il avait beau s'être préparé psychologiquement au choc, ce n'était pas agréable ; jamais. Il resta au sol quelques secondes, jusqu'au moment où Billy décida que c'en était assez : il s'approcha rapidement, et se laissa tomber sur lui, son coude le premier. Roule. En une fraction de secondes, Hades s'était écarté. Le hurlement bref de Billy ne l'émut pas plus que cela, et il attrapa rapidement ses cheveux courts à pleine main. Il cogna une fois son visage au sol, tout en tordant une de ses jambes à l'aide des siennes pour l'immobiliser. Il cala le crâne contre le sol, et y asséna trois coups de poings d'une violence inouïe, alors que Brett s'égosillait derrière lui pour lui supplier d'arrêter. Va t'faire, Brett. La deuxième jambe de Billy cessa de marteler de son adversaire le dos lorsqu'il plongea dans l'inconscience. Sans attendre que l'arbitre ne s'approche pour vérifier, Hades se releva d'un bond, et se recula. La victoire par K.O. Fut annoncée alors qu'il sortait de l'espace de combat pour récupérer son pull laissé au sol.

« MAIS T'ES GIVRÉ ! TU SAIS PAS COMPTER OU QUOI ? » Il sentit la colère monter d'un trait, et fit volte-face. Sa main empoigna le col de Brett sans qu'il ne réfléchisse davantage aux conséquences de ses actes. « Fous-moi. La. Paix. » « On était venus ici pour gagner du fric ! » « Et bah ce soir, on repartira sans. » « Alors considère que tu m'dois deux cents dollars. » « Kiss my ass. »


Brett ne répondit pas. Le rouge lui était monté aux joues. Il aurait des comptes à rendre aux autres parieurs à qui il avait filé un tuyau. Pour le reste, les autres s'en délectaient. Hades tapota la joue de Brett, une fois son col lâché. Puis il lui tourna le dos, prenant la direction de la sortie d'un pas vif.

L'air frais. Lui envahit les poumons. Il ferma quelques instants les yeux et soupira. Après ça, Brett allait être impossible à vivre. Un de ces jours, ses potes le retrouveraient mort dans le caniveau. L'avantage, c'était qu'ils sauraient qui accuser. Le regard de l'homme se posa sur une petite silhouette recroquevillée sur le béton, un peu plus loin. Trouvée. Il fit quelques pas vers elle, sans prononcer le moindre mot. Il détestait le traitement réservé aux perdants. Mais c'était le jeu, et il en avait conscience. Simplement, cette fille avait du potentiel. Il le savait. Il le sentait. Il ignorait encore comment le stimuler. Et en quoi résidait exactement ce potentiel.

Et si elle n'en avait pas ? La question passa fugacement dans son esprit. Pas d'importance. Il ne la laisserait pas là. Pas ce soir. Pas à la merci de tous ces abrutis en rut qui pouvaient sortir de n'importe quel bar, ou même de ce hangar, à chaque seconde. New York n'était plus sûre depuis bien longtemps. Et les élans de compassion et de générosité d'un être comme le Phénix n'étaient pas à refuser. Ils étaient beaucoup trop rares pour ça.

Lentement, il s'accroupit aux côtés de la jeune femme. Ses doigts se posèrent sur sa jugulaire, tandis qu'il prenait son pouls. Il battait.

« Hé. »Elle était au bord de l'inconscience, et il le savait. Mais peut-être qu'elle entendrait. Peut-être qu'elle comprendrait. « J'te ferai rien. Laisse-toi faire. Ça va aller. »

Il ignorait comment la rassurer. Comment lui faire comprendre qu'il n'était pas un danger. Qu'il prendrait soin d'elle. Il la vit sombrer définitivement, tandis qu'il glissait sa main sous son crâne. Son dos le faisait encore souffrir, après sa petite rencontre amicale avec le sol. Néanmoins, il fit abstraction de la douleur émanant de ses vertèbres, et se baissa encore davantage. Son bras s'enroula autour de la taille de la jeune femme, alors qu'il la hissait par-dessus son épaule. Il la tint là, prenant le temps qu'il lui fallait pour se relever. Puis il fit un pas. Un second. Et un troisième. Elle n'avait plus rien à faire ici. Et s'il ne s'occupait pas de l'emmener en lieu sûr, personne ne le ferait.

Lentement, mais sûrement, son précieux chargement sur l'épaule, il commença à s'éloigner. Laissant derrière lui les cris de fureur et le son des os frappant la chair, encore et encore. Sans relâche.

L'homme était un être sauvage de nature.


THE END.


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