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 BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »

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MessageSujet: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Jeu 14 Aoû - 17:11




« I’M NOT THE ONE YOU THINK I AM. »



Les choses s’étaient compliquées depuis qu’il vivait plus ou moins chez Briséis. A la base, le loup n’avait pas souhaité rester, mais au moment où le Yankee Stadium fût mis à mal et que le bordel s’immisça dans les rues, il ne put se résoudre à laisser la jeune femme sans défense. Conscient qu’il était lui-même en danger et qu’il risquait d’attirer des ennuis à la brune, Bràn s’était fait plus que petit. Oh il avait eu quelques ennuis mais rien de bien grave. Il redoutait simplement le moment où un Originel finirait par lui tomber dessus. Qui plus est, il ignorait que son jumeau avait passé l’arme à gauche. A dire vrai, il ignorait même complètement l’existence de ce jumeau, n’ayant jamais eu l’occasion de le croiser malgré la dévotion qu’il pouvait avoir, un véritable « Disciple des Ténèbres ». Quelle belle connerie. Seulement voilà… Fuir ces créatures moisies de l’intérieur commençait véritablement à être difficile, et s’il ne faisait pas de vague, Bràn restait un clandestin. Il ne jouait que trop souvent avec le feu.

Tout avait été mis à mal, les commerces, les bars et Brooklyn était devenu une véritable ruine. Le loup savait qu’il était toujours risquée d’y trainer, mais Briséis ne quittait pas son appartement, celui de ses parents, qui, par chance, avait esquivé les diverses attaques. A son plus grand soulagement, la jeune femme n’avait eu aucun ennui lorsque les Originels avaient fait en sorte que les traitres soient châtiés, mais dans son cas à lui, c’était toujours… Plus compliqué. Combien de temps avant qu’on lui mette la main dessus ? Ayant besoin de prendre l’air et de retrouver un brin de verdure, Bràn avançait dans l’ombre des buissons du parc, capuche sur la tête pour se fondre dans la masse noire. Plusieurs groupes se trouvaient à différents coins de ce parc dont il avait déjà fait le tour trois fois de suite en zigzaguant. Tous les sens en alerte, Bràn était prêt à sauter sur le premier qui oserait le toucher, c’était le risque de son état, la colère était toujours tapie dans l’ombre, constamment, et par ces temps plus que troublés, c’était inévitable d’être sur les nerfs pour le loup. Toutefois, le pire était sûrement à venir, cette soirée resterait à jamais gravé dans sa mémoire étant donné les informations qu’il risquait de se prendre en pleine tronche.

De temps à autre, certains malfrats aux allures peu ragoûtantes essayaient de lui chercher des noises. Sans montrer les dents, Bràn faisait mine de se parler à lui-même, en mode schizophrène, parlant pour lui-même ou profanant des âneries tel un fou sorti de l’asile. Cette technique marchait plutôt bien et lui permettait de rester tranquille en observant un petit étang desséché dont les squelettes de poissons morts trainaient à certains endroits. « Hum. ». Humant l’air, le loup ne put que constater l’odeur effroyable qui s’échappait de New York et particulièrement du Bronx, la nature elle-même semblait fatiguée et usée de tout ce cirque. S’il le pouvait, Bràn se tirerait de cette ville, à nouveau il voguerait vers d’autres lieux, ou mieux encore, resterait en loup jusqu’à la fin de ses jours, ce serait toujours mieux que de côtoyer ces puanteurs. Il est donc inutile de vous préciser combien l’odorat du loup-garou fût titillé lors des assauts par les Disciples. Ca sentait le loup partout et à plein nez. Une semaine il avait mis pour arrêter de psychoter sur les odeurs qui émanaient de chaque coin de rue. Paranoïaque, il l’avait été pendant cette période, maintenant que les choses s’étaient plus ou moins tassées, il recommençait seulement à respirer convenablement.

Malheureusement, à trop vouloir éviter les problèmes on finissait par en avoir, et en se trouvant dans cet endroit il était fort à parier que cela n’allait pas tarder à tomber.

« Hé le fou ! ». 3.2.1. Problèmes. Bràn était assis dans l’herbe, dans un coin, son visage à demi-visible. Il sût que sa technique ne fonctionnerait plus davantage. Les yeux d’abord rivés sur le sol vert humide, le loup ne fixa l’homme qu’au bout de quelques minutes. « On t’a jamais dit que c’était dangereux de trainer par ici ? Tu n’as rien à foutre là. ». Arquant un sourcil, le loup gardait un air mauvais, les traits de son visage tirés. « Et toi tu ignores qui est le plus dangereux des deux. ». Réponse très énigmatique, ou très… Floue, Bràn n’avait pas vraiment envie de jouer à cette heure-ci. L’homme l’ayant traité de fou lui rit au nez, postillonnant au passage, ce qui fut loin de plaire au loup qui percevait toutes les fichues odeurs. Sombre idiot. La colère grondait à présent au sein du loup-garou, et elle grondait si fort qu’il devait faire un immense effort pour rester de marbre. Il ne disait plus rien, se contentant de rester assis, tel un prédateur qui attendait le bon moment pour attaquer sa cible. Et sa cible, elle était toute vue. L’homme continua à le chercher et Bràn était à deux doigts de lui sauter dessus quand quelqu’un rentra dans l’abruti en question, et que ses comparses le tirèrent en arrière et se mirent à courir vers la sortie. Pourquoi tant de hâte ? Ca… Le loup le comprit bien vite en se levant d’un geste rapide et en sentant son odorat devenir fou. Ca puait la mort… Ne souhaitant pas avoir d’ennuis pour ce soir, il prit le chemin inverse des imbéciles et s’enfonçait un peu plus dans l’obscurité et les buissons avant de finalement sentir une branche lui griffer la joue sous la précipitation et faisant tomber sa capuche dans le même temps. Quand il sortit des buissons et retrouva ce qui restait d’un chemin de bêton, Bràn tomba nez à nez avec… Une femme.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 16 Aoû - 0:02


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn


Ses pieds frôlent à peine l'asphalte, lorsqu'elle accourt. Ses talons claquent, Sa respiration devient irrégulière. Non pas à cause de la course. Non. A cause de l'euphorie qui la gagne. L'angoisse ronge ses veines, empoigne sa gorge et manque de faire couler quelques larmes étrangères et inhabituelles sous ses iris d'émeraude. La brune angoisse, et prie de toutes ses forces. Il l'a vu ! Il était là. Ulrick, Ulrick,  Ulrick. Un battement de cœur, et son nom résonne dans son crâne. Joe comprend à présent. C'est ça, aimer. Louis n'était rien. Trois siècles d'ignorance et de haine, et voilà qu'elle ouvre enfin les yeux. Johanna accepte l'humanité, à partir du moment où elle aura la certitude de retrouver Rick en entier. L'idée de tout pouvoir plaquer, argent, boulot, vêtements, toit, rien que pour lui, est une chose grisante et effrayante. Il est sa maison, son foyer, sa famille. Des siècles à haïr, détruire, mépriser … Liberté.  Il doit être là ! A tout prix. Elle défaille complètement, trébuche presque, perdant son agilité féline sous le coup de la fièvre. La fièvre de l'âme. Son informateur, Aidrian, avait débarqué comme un cheveu sur la soupe, alors même qu'elle l'avait congédié et assuré qu'il n'était plus utile de bosser pour elle.

Maintenant, elle a Vlad Tepes en personne comme Jocker.
Mais il avait débarqué chez elle, malgré tout.

----

«  - Joe ! Joe !

La jeune femme fronce les sourcils, étalée dans l'un des sofa du salon du petit appartement. Elle n'a pas bougé de là depuis deux jours complets. Uniquement vêtue d'une robe de chambre qui laisse peu de place à l'imagination, la grande brune étire ses jambes fuselées tout en lâchant un bâillement. BAM BAM BAM. La voix d'Aidrian lui parvient aisément derrière l'épaisse couche de bois, et la mutante avise la serrure réparée à la va-vite. Souvenirs d'une visite incongrue. Putain de zombies. Putain de nécromant. Foutu karma.

BAM.

La porte tremble légèrement, et pour seule réaction, elle hausse un sourcil. Depuis quand l'humain possède-t-il autant de fougue ? Ses mains fines viennent négligament fermer le nœud de sa chemise, et c'est avec un soupire contrarié que la jeune femme ouvre la porte, manquant de se prendre un coup de poing qu'elle esquive de justesse.

- Woh, molo Wellington ! Tu veux te casser un ongle ? Qu'elle ironise, loin de se douter que depuis quelques temps, le brun est passé d'humain à Lycanthrope.

C'est que c'est pas trop son problème, voyez.

Le grand brun s'arrête net, ouvrant et fermant la bouche telle une carpe décérébrée. Il balbutie, la dévisage et fronce les sourcils. Aucune envie dans son ses azures polaires, aucune lueur ambiguë . Joe n'est pas habituée. Ce con doit être homo.

- Va t'habiller, tout de suite, s'empresse-t-il d'ordonner en entrant sans demander la permission. Ben voyons, le gringalet trouillard habituellement effacé et caustique semble … Différent. Ses veines sont plus marquées. Comme la dernière fois, l'ex-vampire l'étudie avec attention. Qu'est-ce qui a changé chez ce type ? Pas le moin du monde gêné par le fait qu'on entrevoit sûrement sa poitrine à travers la robe presque translucide, la mutante incline le menton. Puis, elle le voit. L'éclat dans son regard. Le même que … Non, impossible. Ses iris s'élargissent, tandis qu'elle ouvre la bouche, stupéfaite.

- Merde, Wellington, qu'est-ce qu-
- Rien, qu'il la coupe, l'air pressé et peu enclin à parler. Une autre première. Bon sang Wolfgang, tu piges pas ? Je l'ai vu ! Ton mec, je viens de le croiser !

Ulrick ? Johanna clot aussitôt ses lippes, n'affichant rien d'autre qu'un faciès neutre. A l'intérieur, elle hurle, bouille, manque d'exploser et tourne déjà les talons sans attendre. Laissant l'informateur seul et désorienté. Il est là, comme un con, et sa cliente vient de se foutre à poil devant lui en fonçant dans une autre pièce. Il l'a toujours trouvée carrément bizarre, mais ça dépasse carrément l'entendement. Cette gonzesse vient d'une autre planète . Elle a demandé, vaguement, où il avait apperçu le lycan. Aucun doute sur sa nature, Aid l'avait senti.

- Y a de la bière dans le frigo, mais fous le camp avant mon retour et mets les clefs dans ma boite aux lettres !» Avait-elle ensuite dit en sortant de l'appartement. Vêtue de simples atours, jean et t-shirt, par une nuit aussi froide ? Maintenant qu'il y pense … L'odeur de cette fille est carrément déroutante. Qu'est-ce qu'elle est ? Ni vampire, ni Lycan. Puis, d'un haussement d'épaules, le jeune homme fonce vers le frigo. C'est elle qui propose, alors pourquoi pas.

----

Alors, elle court. A plein poumon. Ce matin encore, elle exécutait un homme de sang froid. Une faucheuse. Voilà ce qu'elle est. Ce soir, elle fait une pause sur sa monstruosité pour regagner son humanité. L'ancienne folle de service immortelle prend un tout nouvel envole. Promis, à l’avenir, elle sera moins salope. Vraiment. Johanna inspire et expire, contrôlant son rythme sans perdre sa cadence. Une fusée organique.

Puis, l'éternelle sale gosse arrive près du parc. Le souffle haché, Johanna s'arrête face une rangée d'arbustes. Au loin, des éclats de voix lui parviennent. Quelque chose bouge et … Il est là. Capuche rabattut, mine revêche, prunelles émeraudes. Il a l'air crevé, exactement comme elle si attendait. Joe voit son reflet au masculin devant elle. Son alter égot. Une vingtaine d'années à le fréquenter, et c'est seulement maintenant qu'elle ouvre les yeux. Le grand blond se fige soudain, l'observant vaguement. Il a l'air … Méfiant. La brune fronce ses sourcils fins au-dessus de ses prunelles, ses jumelles lorgnant vaguement sa carcasse élancée.

«  - Rick … Qu'elle souffle, s'approchant rapidement pour mieux l'observer.

Un millier d'expressions traversent sa bouille nerveuse. Joie, soulagement, doute ... Colère. La mutante sert les dents, bondissant avec souplesse et l'agrippant soudain par le col avec force. Ses petits doigts fermes s'enroulent autour des bords de sa capuche et, elle pourrait presque le soulever. Elle peut largement le faire, mais ménage sa force contrairement aux apparences.

- T'ETAIS OU, PUTAIN ?! Elle enrage, bouille de l'intérieur et s'insurge. DES MOIS, Ulrick, des mois que je te cherche ! Espèce de sale con !

Et sans ménagement, de le jeter au sol avec force. Le pauvre bougre fait un bond de trois mètres pour s'abattre sur le tapis d'épines et d'herbe, avant qu'elle ne bondisse près de lui, se penchant soudain pour planter ses pattes contre ses genoux frêles. Joe l'avise avec rage, courbée au-dessus de celui qu'elle pense être son amant.

- Si c'est pour te venger de mon escapade, t'es vraiment un connard. J'croyais qu'on avait réglé ça après mon accident, hein ?! C'est ça, ton cadeau ? Disparaître sans plus me donner de nouvelles ? Tu veux que je te dise ? Va chier, Solberg ! T'avais mille façons de me faire comprendre que t'étais pas en train de bouffer le pissenlit par la racine !

Elle agonise, étouffe et tombe à genoux à côté de lui. Ulrick la connaît par cœur, il sait exactement qu'elle ne pense pas un seul mot de ce qu'elle vient de balancer. Mais voilà, ce n'est pas Ulrick. Seulement un reflet ... Depuis qu'ils ont presque avoué. Presque. Sans les mots. Un ' Me laisse jamais ', de sa part et un ' J'te déteste pas, tu sais ?' de la sienne. Ca suffisait. Pour eux. Pas pour le type étalé devant elle.

- Je te croyais mort … » Lâche Joe d'une voix sourde et tremblante.

Et dans l'ombre, ses prunelles seules trahissent son angoisse.
Me refais plus jamais ça, Rick.
Plus jamais.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 16 Aoû - 12:13



« WHO THE FUCK IS THAT CRAZY BITCH ? »


L’égratignure de sa joue se referma doucement tandis qu’immobile il fixait la jeune femme lui faisant face. Un peu plus et il lui était presque tombé dessus. Plissant légèrement le nez, signe de méfiance évidence et de sourde menace, Bràn ne s’attendit pourtant pas à ce qu’il se passa ensuite. Le prénom qui résonna jusqu’à ses oreilles ne lui provoqua aucune réaction hormis celle de ne pas comprendre. Bon sang qu’avait-il fait pour mériter ça ce soir ? Il ne pouvait pas juste profiter d’un parc en paix non ? Puis ce fut les mains contre sa capuche qui commencèrent à le tirer vers le haut et les siennes qui se posèrent brusquement, par réflexe, sur les deux poignets respectifs de la brune. Surpris, Bràn n’eut pas vraiment le temps de se libérer de l’étreinte tel un loup enragé, car les mots qui fusèrent dans l’air lui firent hausser les sourcils au lieu de lui faire prendre cet air mauvais dont il savait si bien s’habiller. Ulrick ? Mais c’est qui ça Ulrick ? Elle était aveugle cette cinglée ou quoi ? Et puis il y avait cette odeur, le loup allait d’ailleurs humer un peu plus l’air quand il fit un vol plané auquel il ne s’était pas attendu non plus. Atterrissant sur le sol, roulant presque, il grogna tandis que l’on entendait le bruit sourd de sa chute. Epines. Merde. Il était déjà en train de chercher à faire volte-face quand la folle arriva et le surplomba. L’air mauvais revint instinctivement et on pouvait déjà entendre le grondement dans sa gorge. Ca avait été un mauvais coup à jouer, Bràn détestait être malmené, ça le mettait dans une colère noire, surtout qu’il ne saurait dire ce qu’elle sentait : un mélange de moisissure, de fleurs des champs et d’épices. Drôle de mix à ses yeux. Observant pour l’instant la jeune femme, telle l’eau qui dort, le loup n’en demeurait pas moins menaçant, en règle générale quand Bràn ne bougeait plus c’était mauvais signe.

Voilà qu’elle se remit à parler et à balbutier des paroles insensées que le loup garou ne comprenait pas. La seule chose qu’il avait réussi à piger en trente secondes chronos, c’était qu’elle le confondait avec un autre, mais comment était-ce seulement possible ? Sa tronche ne courrait pas les rues à ce qu’il savait ! Quand Joe se dégagea finalement de lui, Bràn se redressa immédiatement, restant cependant à sa hauteur, son gilet déchiré à la manche à cause des épines. Super… Une âme charitable lui filait des vêtements et elle en un jet de loup garou elle le lui bousillait ? Soufflant par le nez, mécontent, les prunelles émeraudes se posèrent sur la jeune femme visiblement angoissée et paumée, il le sentait, elle puait l’angoisse à plein nez. Loin de s’en soucier et de connaître le drame qui entourait tout cet amas de réactions étranges, il ouvrit enfin la bouche. Première réaction. « A moins que je n’ai des capacités de dédoublage, ou alors que je sois complètement bipolaire, il y a erreur sur la personne. ». Le ton était froid et sec. Bràn se releva d’un seul coup, parfois on pourrait presque croire qu’il était aussi sauvage qu’un loup en liberté. C’était sûrement à cause de ses longues années d’escapade. « En tout cas, si moi je suis bipolaire, vous vous êtes carrément malade. Ca va pas dans vos neurones. ». Soufflant une nouvelle fois, il recula de quelques pas, ne sachant s’il devait prendre ses jambes à son cou ou attendre. Pour l’heure, il ne faisait que toiser la brune, car il avait bien senti la force dont elle disposait, et ça, ça l’intriguait, ni vampire, ni loup, ni humain… Alors quoi ? Mutant ? Et bien sûr, il y avait cette erreur, elle l’avait vu de près et avait tout de même continué à le prendre pour son « Ulrick reviens je t’aime ». Parce qu’en plus de puer l’angoisse, elle puait l’amour cette folle. Bràn se frotta soudainement le nez, trop d’odeurs perturbantes, ça le piquait. Ensuite, il prit le temps de retirer sa veste à capuche et de la secouer pour retirer les épines restantes et la terre. Il ressemblait trait pour trait à cet Ulrick que Joe cherchait, ils n’étaient pas jumeaux pour rien. Et bien que Bràn fut par le passé, le plus faible des deux et l’abandonné à la naissance, il s’était bien rattrapé avec le temps. Ne restait que cette faiblesse visible, que s’il était blessé, le plus flagrant reposant sur les blessures causées par l’argent lui-même, dont il était réellement allergique et qui pouvait le rendre K.O pendant des jours selon le degré de blessure. Peut-être la brune le croirait-elle amnésique ou quelque chose du genre, mais ce n’était vraiment pas le cas. Il ignorait tout de l’existence d’un jumeau, et du caractère qu’il pouvait avoir. Peut-être avaient-ils le physique en commun, mais peut-être étaient-ils complètement différents de personnalité. Probablement, étant donné qu’ils n’avaient pas eu la même vie. Si Bràn était sauvage, Ulrick avait sûrement été un peu plus civilisé, et n’avait pas connu l’abandon. Dans le fond, le loup n’était pas aussi mauvais qu’il cherchait à le faire croire, ce n’était qu’une façade, car si l’on perçait on pouvait faire ressortir le meilleur de lui, une seule personne avait réussi jusqu’ici.

Toisant toujours la brune du regard, il réenfila sa veste en la zippant par la même occasion. Il recula encore de quelques pas, plus méfiant que jamais et prêt à riposter à la moindre tentative d’attaque. Le silence fût à nouveau brisé par la curiosité. « Vous êtes quoi au juste ? ». Oui, on notera également la politesse dans ses mots même si ça pouvait très vite virer de bord… Les gros mots et lui ? Une grande histoire d’amour lorsqu’il était en public. Si Joe ne répondait pas, soit Bràn partirait sans demander son reste, soit il pourrait lancer un «». Au choix, tout dépendait de son humeur du moment, et bien qu’il se soit un tantinet calmé, le loup pouvait partir au quart de tour si jamais l’autre folle s’excitait à nouveau. Pour l’instant il essayait de se montrer… Courtois. Il essayait.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Lun 18 Aoû - 9:20


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn


Le choc. La bête étalée à côté d'elle se fige, lorgne sa silhouette affaissée et lui lance un regard d'où transperce l’incompréhension la plus totale. Johanna lève les yeux, et c'est avec horreur qu'elle avise … Le vide. Ulrick l'observe avec autant de passion qu'on admirerait un bout de brindille. Et surtout, il semble … Elle a du mal à définir de quoi est fait son regard, mais quelque chose cloche clairement chez lui. Joe l'observe, réalisant ensuite que l'éclat qui brille dans le regard du grand blond n'est autre que de la méfiance. Une méfiance pure et dure. La mutante connaît ce regard, pourtant … Jamais elle ne l'a vu dans le siens. Si ce n'est au début, lorsqu'elle l'avait engagé alors qu'elle n'était qu'une macchabée capricieuse désireuse de s'offrir le même luxe que les Originaux. Depuis, beaucoup de choses avaient changées, beaucoup d'années avaient défilées, aussi. Joe avise le loup qui, d'un mouvement souple, se redresse sur ses deux pieds avant de reculer. De s'éloigner d'elle. Puis les mots explosent dans sa bulle bancale, et la brune manque de chanceler un peu plus. Erreur sur la personne ? Carrément malade, elle ? Oh, Erzbeth était cinglée, complètement, mais Johanna ? Non.

- … Solberg, t'as pété un fusible ou quoi ? Gronde-t-elle, se redressant lentement tout en le fusillant du regard. Le peu de fragilité qu'elle avait laissé entrevoir plus tôt est déjà volatilisée, et c'est lèvres pincées que l'ex-vampire étire son corps. Elle a l'air d'un félin, un félin prêt à bondir sur le grand méchant loup.

Une Amnésie ? Ca explique beaucoup de choses en soit. L'absence prolongée, le manque de nouvelles … Ulrick a toujours été, tout comme elle, un solitaire. Mais … De là à ne pas l’avertir ? Non, c'est illogique. La mutante le connaît, Ulrick a toujours été bien plus proche d'elle que n'importe qui. Le blond a souvent manifesté une possessivité contrôlée. S'il estime qu’il ne quittera pas Johanna, il évitera soigneusement de faire preuve de trop de ténacité. Ex-vampire tortionnaire, mutante tueuse à gages … Elle n'a pas besoin qu'on la bichonne comme une poupée fragile. La dernier fois, et quelques jours avant qu'elle ne débarque chez lui l'abdomen déchiré, ils avaient eu la plus grosse dispute de toute leur vie. Une ou, pour une fois, Joe n'avait pas fait preuve de laxisme, d’indifférence et de sarcasme. Et surtout, où Ulrick n'avait pas hésité à faire preuve d'une violence mal contenue et sauvage avec elle. Son dos plaqué contre un mur s'en souvient encore. Faire erreur sur la personne ? Elle connaît ses traits par cœur. Toute sa morphologie. Le seul et unique en trois siècles. Erzbeth aurait parlé de privilège, et cette pensée lui tire grimace facile à mal interpréter.

- Tu sais très bien ce que je suis … S'agace-t-elle alors, approchant d'un pas tandis que lui s'écarte. … Rick, depuis quand je te fous la trouille ? Se vexe-t-elle. Pas lui ! Les autres, elle assume totalement. Mais qu'Ulrick est peur d'elle ? Johanna frémit légèrement, pinçant les lèvres et fermant les yeux. Ok … Elle inspire, expire, tente se calmer et de garder un minimum de contrôle sur elle. Elle doit comprendre ce qui se passe, et vite. Joe pointe un doigt en l'air et rouvre les paupières. Ses azures polaires fixent l'homme aux allures encore jeunes avec une férocité farouche.

- T'as cinq minutes pour m'expliquer … Qu'elle lâche en rongeant la distance entre eux.

Et c'est là qu'elle la voit. La blessure sur sa pommette. La grande nerveuse qu'elle est fronce les sourcils, plissant les yeux tout en observant les fines couches organiques.

- Qu'est-ce qu- … Elle s'interrompt, manque de lever la main pour effleurer sa blessure, avant de se ressaisir. Puis, de baisser les yeux pour l'observer attentivement. Sous les déchirures de ses tissus, Joe peut voir de nouvelles égratignures. Elles devraient déjà êtres fermées ... Et il agit toujours étrangement, forçant brune à faire preuve de prudence. Pourquoi tu guéris aussi lentement ? Fait-elle ensuite, levant le menton pour l'observer droit dans les yeux.

Une fois encore, elle n'y lit que l'incompréhension et l'inconnu. Il ne la reconnaît pas, voilà ce qui la perturbait autant dès les premières minutes.

Ulrick ne la reconnaît pas, et son corps semble totalement dérailler.
Johanna recule, soudain plus rageuse que jamais.

- Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?! » Sa voix est presque tremblante, fiévreuse et enragée.

Elle se souvient très bien du message sur son répondeur.
Il avait un truc à régler.
Reviendrait rapidement.
Et lui ramènerait un cadeau.

Ce qui l'intéresse, ici, est cette histoire de trucs à régler.
Ulrick a-t-il vu quelque chose ? Lui ont-ils fait un lavage de cerveau avant de le relâcher dans la nature ?
Vraiment, elle ne voit clairement pas d'autres explications.
Un jumeau ? Rick lui en aurait parlé, bien-entendu.
Sauf qu'il n'était pas au courant, autant que celui qui se tient face à elle.
Comment peut-elle seulement le deviner ?
La soirée promet d'être très longue.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Mer 20 Aoû - 15:02



« DO NOT TOUCH ME. »


La situation était plus que surprenante. Le loup n’avait pas du tout aimé être envoyé en l’air dans des épines, tout comme il n’aimait pas qu’on le prenne pour quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’il n’était pas. Soufflant d’agacement, il se tenait à présent à une distance raisonnable de la jeune femme qui déraillait à ses yeux. Ils ne se connaissaient pas, il n’avait même pour ainsi dire jamais senti son odeur de sa vie. Bràn ignorait tout d’elle et de sa nature. Quand ce maudit prénom franchit encore le seuil des lèvres de la brune, le loup garou fronça les sourcils, une expression mauvaise sur le visage, si elle était prête à bondir, lui aussi. Demeurant dans le silence des plus total, il la laissait divaguer, de toute manière elle était visiblement insensible à tous les signes qui trahissaient la non-ressemblance avec son jumeau. Oui, Bràn avait tout l’allure d’un amnésique, mais l’expression de ses prunelles ne trompaient pas sur le vide laissé par ce nom prononcé : Ulrick Solberg était un inconnu au bataillon pour lui. Malgré tout cela, le loup garou ne pût s’empêcher de rire légèrement quand elle lui demanda de s’expliquer en cinq minutes, que pouvait-il lui dire ? Il avait déjà tout dit : erreur sur la personne. D’ailleurs il le lui répéta et se contenta de ça. « Erreur sur la personne. ». Intérieurement, Bràn avait envie de se tirer, se demandant encore ce qu’il foutait là, face à une folle, mais il n’osait réellement bouger pour l’instant, bien que capable de déguerpir au moindre faux pas de la brune. Au fond, l’homme loup était intrigué par tout ce cirque, était-elle juste folle ou… ?

Son égratignure à la joue aurait bientôt disparue, mais chez un loup normal, il n’aurait suffi que d’un laps de temps de cinq secondes avant qu’elle ne soit qu’un mauvais souvenir. Pas pour Bràn, bien qu’il ne sentit aucune réelle douleur. Joe manqua de le toucher, et ça ne lui plut pas, il fit un mouvement brusque pour retirer son visage en arrière, comme un sursaut, un animal sauvage qu’on essayait de toucher. La question suivante, sur sa guérison, le mit en colère, il ne comptait pas répondre à cela. Sourcils froncés, il souffla à nouveau par le nez et un grondement s’échappait de sa gorge. « Ne me touches pas. ». Premier avertissement. Il n’avait suffi que de deux mots pour que Bràn ne se referme sur lui-même, soudain plus distant que jamais dans son attitude. Plus Joe s’énervait et cherchait à comprendre, cherchait l’homme qu’elle aimait dans les prunelles de Bràn, plus celui-ci l’en éloignait. Ce n’était pas voulu, ce n’était pas une torture malsaine, le loup ne savait tout simplement pas. Il ignorait tout de cette partie de la famille, et le père Solberg ne serait sûrement plus là pour tout expliquer. Ne restait alors que des bribes de souvenirs des uns, et souvenirs des autres. Bràn savait toutefois une chose, chose que sa mère adoptive lui avait révélée : il avait atterri devant leur porte où ils étaient en expédition, près du glacier en Islande. Il avait donc des origines Islandaises, ça, on le lui avait dit, mais on lui avait surtout bien souligné sans réellement le vouloir qu’il avait été abandonné, lui, un petit être si fragile. Ce souvenir lui éclata à la figure tandis que la brune s’excitait toujours devant lui, en lui demandant ce qu’ils avaient fait… Qui ça ils ? Perdu dans ses souvenirs beaucoup trop encombrants, cette faiblesse qu’on lui avait montré, et celle qu’il connaissait bien, essayait de cacher, faiblesse que cette grognasse venait de faire remonter à la surface, en le hurlant trop fort, et en public… Bràn sentit soudain son regard devenir noir et attrapa la brune à la gorge, l’obligeant à reculer.

« Je ne suis pas celui que tu cherches, alors fous-moi la paix ! ». Il avait prononcé ses mots en serrant les dents, la faisant toujours reculer et serrant sa gorge. Un animal sauvage, c’était tout ce qu’il était dans ces moments-là. « Et tu n’as rien vu quant à ma guérison. Maintenant c’est moi qui pose les questions. ». Soufflant, il finit par s’arrêter de marcher, les immobilisant, et l’empêchant de se dégager de sa main comme il pouvait. « Qu’est-ce que tu es pour sentir comme ça ? Et qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « erreur sur la personne » ? ». Bràn finit par desserrer sa prise, sans pour autant lâcher la gorge de la brune. A ce moment précis il ne voyait en Joe qu’un ennemi passager un peu trop insistant. C’était à lui de comprendre à présent.
Les prunelles émeraude ne quittaient pas les traits de la jeune femme, comme faisant un imprim’écran de son visage. Humant l’air, il essayait toujours d’analyser cette odeur particulière. Tout cela le dépassait complètement, si bien qu’il avait oublié une des questions les plus importantes. « Et qui est ce putain d’Ulrick Solberg ? ». Oui, c’était toujours bon à savoir, maintenant qu’il avait franchi le pas et qu’il avait laissé la colère parler, il ne pouvait plus vraiment se permettre de se barrer sans demander son reste, cette folle ferait tout pour le retrouver, et il était hors de question qu’il ramène un danger potentiel auprès de Briséis, le seul être vivant sur cette terre à être aussi gentille et douce qu’une peluche.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Ven 22 Aoû - 16:31


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn


Violence. Quiproquo. Regards noirs. Tout est bon pour faire un drama à gerber. Johanna manque une nouvelle fois de montrer les dents, de serrer les poings et de bondir. C'est anormal, et la mutante ne reconnaît absolument pas Ulrick dans le comportement de ce dernier. Quelque chose lui échappe, des éléments manquent à l'appel. L'ex-vampire inspire l'air, retenant un juron tandis que le Lycan lui ordonne de ne pas le toucher. Depuis quand est-il une vierge effarouchée ? Lèvres retroussées, Joe observe l'être en face d'elle comme si elle le voyait pour la première fois. Hors de son contrôle. C'est inacceptable, gerbant, terrifiant ... La brune ne connaît pas cette sensation, c'est étrange, déroutant et particulièrement inconfortable. Mais, loin de se douter du pire à venir, elle insiste. C'est une véritable tête de mûle, prête à tout pour comprendre et, elle ne le lâchera pas.

Visiblement, lui non plus.

A peine a-t-elle le temps de songer à une réplique, que le loup bondit. Trop surprise, et parce que le visage d'Ulrick est, à son grand regret, une faiblesse pour elle, la mutante ne réagit pas assez rapidement. La main ferme agrippe sa gorge, dans une violence mal contenue. Ses pieds ne touchent déjà plus le sol, et dans un mouvement stupide d'auto-défense, la brune plaque ses mains fine sur le poignet du loup. Ne pas le toucher ? Putain d'ironie. Joe, qui en général réagit au quart de tour, hésite sur le comportement à adopter. Si le lycan s'est déjà montré violent avec elle, il n'a jamais été jusqu'à franchir certaines limites. Jusqu'à se montrer réellement menaçant. Prise à la gorge, l'ex-vampire se voit obligée d'ouvrir ses lippes, cherchant l'air tout en plantant ses ongles dans la chair de son assaillant. Ce qu'elle ne comprend pas ? Tout et rien. Il n'y a rien de logique, dans ses actes, dans son comportement. Se peut-il qu'il soit réellement étranger ? Que, comme il l'affirme, il y est erreur sur la personne ? La mutante est déstabilisée, et une fois encore son égo morfle. Son palpitant s'agite dans sa poitrine et son sang bouille, donnant une teinte rouge à ses joues. De la colère. Pas de la peur, pas de la honte : De la colère. Une colère sincère et pure.

Elle non plus, n'aime pas qu'on la touche. Hors, il semble que le seul ayant se droit ne soit pas présent. Il n'est pas Ulrick. Cette certitude n'en est pas une, Joe doute toujours, mais se doit d'aviser les choses sous un nouvel angle. Aidrian a reconnu Ulrick. Et, fait étrange, le jeune homme est lui aussi un Lycan. Si celui qui se tient face à elle n'avait pas été de la même espèce, l'informateur l'aurait immédiatement senti et l'en aurait informée. Un peu couillon sur les bords, mais pas stupide. Très bien. Dans les émeraudes de la mutante, une nouvelle lueur brille. Sa bouille se déforme, tandis que ses dents se retrousse. Anciennes mimiques d'immortelle. Sans qu'elle n'est réalisé, le loup a avancé. Et, d'un mouvement rapide, la main fine et frêle de Joe vient se fermer sur celle du Lycan. Sa mutation implose, la domine totalement et, agit sur elle comme une dynamite. Une colère mal contenue, bancale et dangereuse, gouverne ses faits et gestes. Et d'un coup de coup de pied, Joe propulse la silhouette du blond. Maintenu dans sa poigne, les deux corps s'écroule. Pourtant, la silhouette agile de Johanna ne perd pas son équilibre et, tout en tombant sur le dos, elle effectue un roulé boulé sur l'arrière. Rôle inversé. A califourchon sur le loup, main autour de sa gorge, la mutante lâche un grondement sourd. La poigne de l'autre est toujours collée à son épiderme, et les deux se fixent en chiens de faïence.

«  - Creuse-toi les méninges, le clébard ! Ce que je suis ? Tu n'as aucune idée, de l'imprudence de ta question. Crois-moi, tu veux pas savoir. Tranche Joe en serrant un peu plus sa prise. Comment expliquer sa nature ? Une vampire ramenée à la vie, sous la forme d'une mutante ? C'est surréaliste, unique. Ezrbeth est sa honte, son fardeau. De tous ceux qu'elle a croisé au court des deux dernières années, deux personnes seulement savent. Et contrairement aux apparences, son corps minuscule sur celui du Lycan se fait soudain plus lourd. Si lourd, qu'il en aura bientôt le souffle court. Touche-moi encore une fois comme ça, et tu verras pas l'aurore. Avertis la mutante, à présent hors de contrôle. Sa main vient chercher un objet dans sa poche arrière, et d'un mouvement de pouce, Joe déverrouille l'écran pour le plaquer au-dessus du nez de l'inconnu. Flashant son visage d'un halo de lumière artificielle. Ulrick Solberg. Fait-elle simplement, le laissant observer le fond d'écran. Une photo volée, l'un des rares moments où le Lycan avait lâché un sourire à l'une de ses plaisanteries graveleuses. Une mimique timide du coin des lèvres. Il n'avait rien remarqué. Tu vas me dire que ça, ça te ressemble pas, peut-être ? » Elle hurle presque, à deux doigts de lui en coller une.

S'il n'est pas Ulrick, il est un danger.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 23 Aoû - 16:12



« WHAT THE FUCK IS THIS ? »


Les choses avaient rapidement dérapées face à l’insistance de la brune, et le loup avait perdu le peu de self-control qu’il lui restait quelques secondes auparavant. Face à tant de conviction, Bràn essayait de se faire comprendre, il n’était pas celui qu’elle croyait mais la jeune femme s’enfermait dans de fausses affirmations. Exaspéré par un tel comportement, et forcé de se replonger dans des souvenirs amers, le loup-garou réagit avec rapidité pour serrer cette gorge d’où il s’échappait beaucoup trop de mots désagréables. Plongeant son regard noir dans le sien, Bràn ne faisait qu’avancer, les ongles de la brunes qui s’enfonçaient dans sa peau ne le firent même pas sourciller tant la rage et la volonté de comprendre se faisaient grandes. S’en suivit un lourd combat silencieux entre leurs quatre yeux, avant que finalement, la mutante ne prenne le dessus sur le loup. Si l’odeur l’intriguait, il savait que l’être en face de lui était déjà âgé, plus qu’il ne l’était. Fronçant les sourcils, il grimaça quand elle donna un coup de pied au niveau de son abdomen. Basculant en arrière, et bien qu’il n’eut pas eu le temps de rouler sur le côté, il récupéra sa prise et ne la quittait pas des yeux, ses prunelles émeraude fulminant comme jamais. Il était essoufflé alors qu’ils n’avaient même pas courus de marathon, il était juste en colère, en rage. Egalité, ou presque, car la main contre sa gorge l’empêchait de respirer correctement. En guise de réponse, il se contenta de serrer celle de la jeune femme un peu plus fort malgré le poids du corps qui se faisait de plus en plus encombrant. Ne sachant toujours pas ce qu’elle était, et bien qu’il y ait peu d’options, Bràn n’arrivait pas à effacer la première surprise des traits de son visage lorsqu’il sentit le corps si frêle s’affaler sur lui, lui coupant le souffle au fur et à mesure. Pourtant, le loup continuait de la défier et ne daignait lâcher prise, il était têtu, tellement têtu qu’il risquait de finir amoché.

Joe finit par serrer un peu plus, et il cherchait à répondre à chaque fois. Laissant échapper un léger couinement, Bràn se remit à gronder de colère malgré le manque d’air qui commençait à se faire sentir. « Prudence… N’est pas… Mon second prénom. ». Il aurait pu répondre plus si la prise ne s’était pas serrée à nouveau. Il décida de changer de tactique, lâchant prise sur la main qui serrait, dans le vain espoir de lui coller une droite mémorable. Sa force, il l’avait mis dans ce coup qui partit, mais cela ne serait pas un franc succès, même si la brune se le prenait dans les côtes. Face à son échec, Bràn ne put que l’entendre lui dire ces mots et répondre par un grognement étouffé. Ce ne fut finalement que lorsqu’elle lui planta la photo sous les yeux, et que la forte lumière l’aveugla pendant un laps de temps de quelques secondes qu’il se figea définitivement. Figé devant la photo d’un homme lui ressemblant trait pour trait, le loup ne sut quoi penser et sentit ses idées se mélanger. Qu’est-ce que c’était que ce délire ? L’expression de son visage changea du tout au tout et il ne quittait plus l’image des yeux. La prise sur la gorge de la jeune femme se desserra instantanément tandis que l’air lui manquait toujours et lui faisait rougir les joues. Lâchant un hoquet de surprise, Bràn ne sut plus quoi dire. « Je ne… ». Oui, il ne savait pas, ne comprenait pas, et tout ceci était du pur délire pour lui. Comme anesthésié, le loup-garou demeurait figé. Que lui répondre ?

Toujours obnubilé par la photo qui lui renvoyait une image de lui qu’il ne connaissait pas, le garou finit par poser sa main sur celle qui serrait toujours sa gorge, l’air lui manquait trop pour parler ou même respirer, cela se sentait au soulèvement irrégulier de ses poumons qui peinaient à se remplir. « Ecoute… ». Il se remit à se débattre pour se dégager de son emprise et battait des pieds comme un forcené. « Je peux… Pas… ». Respirer. Bràn finit par sentir la panique s’insinuer dans ses veines et l’urgence de reprendre son souffle. Puisant dans ses forces restantes il se redressa et la bascula en arrière, rattrapant le téléphone au passage pour ne pas que l’écran se brise. Quand il sentit l’air pénétrant à nouveau dans ses poumons, il prit un nombre incalculable d’inspirations et passa sa main sur sa gorge tout en reprenant son observation de l’image.

« Si c’est une blague… Il va falloir m’expliquer. ». Oui, là il était vraiment… Paumé. « Je ne te connais pas putain… ». Oui, ni même cette photo, ce n’était pas lui il n’avait jamais partagé ce moment dans sa vie et il ne la connaissait pas comme il venait tout juste de lui dire. Pour l’heure, Bràn restait temporairement « calme », se contentant de reprendre son souffle. Une fois que ses prunelles eurent mémorisé la photo en question, il reposa son regard sur la brune, espérant une réponse cohérente.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Ven 29 Aoû - 16:08


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn


Il peut se targuer d'être téméraire, rebelle, ou que sait-elle encore ? Joe s'en contrefout maintenant, elle veut des réponses. Et tout de suite. Il n'y a pas de temps à perdre, si ce type n'est pas Ulrick, alors il représente un potentiel danger. La brune doute, tandis que son corps svelte s'alourdit sur la carcasse épaisse du Lycan. L'éclat dans les prunelles du blond ne trompe pas. L'ex-vampire n'a plus son odorat, mais elle reconnaît bien les signes. Lycan. C'est ce qu'il est. Comment peut-il seulement prétendre être quelqu'un d'autre ? Le pauvre bougre tente de s'exprimer, sous la poigne mortelle de ses serres. Mais Joe ne lâche pas sa prise pour autant. Doigts fins serrés à en faire rougir l'épiderme de la bestiole, l'éternelle téméraire serre les dents. Sa rage est mal contenue, tandis que son autre main tend la portable au-dessus du faciès ahuri de Bràn. Les prunelles du loup clignent plusieurs secondes, tandis que la surprise déforme et achève son expression rageuse. Stupéfait, il tente tant bien que mal de s'exprimer et de s'extirper de l'étreinte mortelle de Johanna. Mais la brune réagit trop tard, la colère qui la ronge est le fait d'une mutation immonde et incontrôlable. La mutante n'a pas de pouvoir sur cette impulsion qui la domine, elle rayonne de rage et de frustration. C'est un coup vif, tiré des dernières forces du loup qui la projette en arrière. Le cul sur le tapis d'épines et de branches, Johanna revient doucement à elle et inspire une goulée d'air avec difficulté. Le portable est tombé de ses mains et par réflexe, ses émeraudes cherche le boitier sur le sol, avant qu'elle ne lève le menton vers son vis-à-vis. Son portable est entre les mains du loup, qui d'un mouvement lent, s'est redressé pour admirer le cliché. Il semble complètement paumé, et surtout, il semble enfin la croire. Ses émeraudes illuminées par le cadran passent de la boite, au visage à présent neutre de Johanna. Une blague ? Certainement pas. Joe se redresse à son tour, arrachant le téléphone qui vient tout juste de se mettre en veille des mains de … Si ce n'est pas Ulrick, comment s'appelle-t-il ?

« - Et t'as un nom ? Ou j'dois juste t'appeler ' Erreur sur la personne' ? Qu'elle lance d'un ton ironique et las, dépourvu de joie. Si t'as pas Rick, t'es qui, bordel ? Tu vois que je te mens pas, t'es son portrait craché ! Fulmine-t-elle en se redressant souplement sur ses deux pieds, sans prendre la peine d'épousseter ses vêtements.

Ses panards s'agitent d'eux-même, emportant ses guibolles fuselées et la forçant à faire les cents pas devant le blond toujours assit au sol.

- Et si ce que tu dis est vrai, si t'es pas juste devenu aphasique à cause de … J'sais pas moi, une foutue fantasmagorie ou une hypnotisation de l'un de ces putains de suceur de sang, je fais comment pour le savoir ? Navrée mon gars, mais j'peux pas te lâcher tant que j'ai pas d'assurances, t'es ma seule piste. T'as aucune idée des efforts que je dois fournir pour te … Pour le récupérer.

L'ex-vampire pile net, collant ses paumes sur ses croupes avant de faire volte face pur aviser le loup.

- Et pire encore, si t'es vraiment pas Ulrick, je sais pas quoi en penser. Qui me dit que c'est pas un piège tordu ? Je sais qu'il devait faire un truc et …

Parler de lui à la troisième personne, alors qu'elle croit l'avoir en face de lui, n'a rien de facile. Sa patience chancelle, se fait boiteuse et menace de la faire s'écrouler à nouveau sur le blond. Son impulsivité menace de gagner du terrain et de faire foirer l'affaire. Mais soudain, elle relève le menton. Joe a une idée.

- Ok, tu veux bien me suivre ? Je te tends aucun piège, ok ? Je veux juste te montrer quelque chose et parler là où y aura … Pas d'oreilles intruses. Je te le certifie, tant que j'ai pas tous les éléments … J'suis désolée, mais je te lâche pas. ... Et là, peut-être que je t'expliquerai ce que je suis vraiment. »

Mais je te déconseille de me prendre pour une imbécile, qu'elle aimerait ajouter. Autant mettre l'huile sur le feu, l'énerver davantage ne servira pas ses intérêts. Et tout est là, cher l'être complexe qu'est l'ex-vampire. L’égoïsme à l'état pur gouverne chacun de ses faits et gestes.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 6 Sep - 14:44



« I DON’T TRUST YOU, BUT THERE’S SOMETHING WEIRD ABOUT ALL THIS. »


Le poids du corps de la brune sur lui avait manqué de causer sa perte. Un peu plus et elle se retrouvait avec un cadavre sur les bras, cela aurait été dommage considérant qu’elle le prenait pour un autre auquel elle semblait être réellement attachée. Ca, Bràn l’avait immédiatement compris quand la jeune femme l’avait envoyé voler et beuglait sans relâche sur sa personne, enfin celui qu’elle pensait qu’il était.

Une fois libre de ses mouvements, le loup ne cessait d’observer l’image que lui renvoyait le téléphone, oui c’était son portrait craché et alors ? Qu’est-ce que c’était que cette grosse blague ? Si elle était paumée, lui l’était tout autant, et même pire, car la teneur de ces informations pouvait être un véritable choc pour le loup noir qui avait été abandonné car jugé trop faiblard pour s’en sortir. Redressé, il se fichait bien de savoir si Joe était blessée, ou vivait mal cette révélation, il s’en foutait complètement, en revanche il insista bien sur le fait qu’il avait besoin d’explications et qu’il ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam. A la remarque cynique, Bràn leva les yeux sur elle d’un air aussi mauvais que blasé. Il grommela. « Bràn. ». Si elle espérait plus d’informations pour l’instant elle se fourrait le doigt dans le trou de balle, il n’allait certainement pas lui déballer sa vie. Soufflant à la deuxième affirmation de la brune, le lycan ne put qu’hocher la tête et beugler aussi fort qu’elle. « Oui merci j’avais remarqué ! Mais je te connais pas ok ? Et je m’appelle pas Ulrick je ne me suis même JAMAIS appelé comme ça ! T’as pigé ? ». Il souffla par le nez si fort d’agacement qu’il aurait pu encore se ruer sur elle pour la cogner. « Et puis d’ailleurs, quelle est la couleur de son loup ? ». Oui hein, parce que ça aussi c’était un moyen de pouvoir différencier deux loups garous.

Encore assis par terre, la veste définitivement déchirée par endroits, Bràn fulminait, et il fulminait d’autant plus que la mutante ne cessait de faire les cents pas devant lui à présent. En l’entendant dire qu’elle ne le lâcherait pas, Bràn pouffa presque de rire. En tout cas il souffla en souriant en même temps. Il le perdit cependant bien vite ce sourire quand Joe revint pour le fixer droit dans les yeux. Sourcils froncés, le loup restait toujours sauvage, il ne lui faisait pas confiance. « …Et je serais quand même bien arrangé mentalement si je me souvenais pas de ma vie ou de mon prénom. Prénom que j’ai depuis que je suis né, c’est-à-dire il y a 70 ans… ». Pétasse. Oui, ça avait bien failli sortir, il s’était retenu juste à temps. Malgré le choc de la photo et l’envie d’en savoir plus, l’attitude de la brune le rendait tout simplement fou. Secouant une nouvelle fois la tête, la jeune femme sembla soudain légèrement plus… Polie, ou tout du moins paraissait-elle plus coopérative et moins accusatrice. Haussant à nouveau un sourcil, bras croisé et cul toujours par terre, Bràn la toisait du regard, hésitant, il ne lui faisait véritablement pas confiance. Puis, se redressant finalement sur ses deux jambes et prenant le temps de retirer la poussière de son pantalon, le loup haussa les épaules. « Okay. Fine. ». Ne surtout pas montrer qu’il était curieux d’en savoir plus lui aussi. Cependant, il y avait bien quelque chose qu’il souhaitait tester… C’est alors que, sans demander son reste, Bràn prit les jambes à son cou en direction des grilles menant à l’extérieur du parc. Elle ne le lâcherait pas qu’elle disait ? On verrait bien. Oui, Bràn jouait à un jeu dangereux, mais elle l’avait tellement fait chier et il voulait tellement s’assurer que ce n’était pas juste une folle… Qu’il testait la puissance de cet être dont il ignorait tout de sa nature. Il en avait eu un aperçu cinq minutes plus tôt, elle était très forte. Mais était-elle aussi rapide ? Connaissait-elle tous les secrets relatifs aux loups garous ? Il avait beau ne pas être Ulrick, peut-être avaient-ils des similitudes, en termes de faiblesses ou autre ? Bien sûr, Bràn en avait une évidente, et la brune l’avait constatée d’emblée, faiblesse que son jumeau n’avait pas, mais quand bien même… S’ils avaient le caractère de merde, que partageaient-ils d’autre ?

Pour l’heure, Bràn avait enfumé la brune sans réellement avoir l’intention de fuir de sa vue. Tout ceci n’était qu’un vulgaire test, il n’avait rien contre le fait de répondre à ses questions tant est qu’il en apprenne plus sur ce type qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Les loups avaient le don d’être rapide, mais peut-être Joe avait-elle des capacités meilleures. En tant que chasseuse de tête (chose qu’il ignorait), elle devait bien avoir quelques techniques dans ses manches. Cette ruse suicidaire pouvait également servir de moyen pour analyser la force d’un potentiel adversaire, Bràn ne faisait donc pas cela juste pour le plaisir de courir et sentir le vent sur son visage. Alors, qui veut jouer à chat ?

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 6 Sep - 16:19


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn
C'est donc Bràn. Mouais, elle préfère Ulrick. Simple avis non rationnelle d'une femme touchée personnellement. Mais ce qui perturbe réellement la vieille femme aux allures de jeune jouvencelle, c'est son âge. 70 ans … Exactement le même que celui d'Ulrick. L'autre beugle, mécontent encore une fois d'avoir été comparé à un autre. Si contrarié, qu'il commence à en devenir plus crédible. Puis survient la question de couleur de pelage. A laquelle elle ne répond pas. Ulrick est un loup brun, elle le sait bien, le Lycan se change pour sommeiller à ses côtés sous forme lupine. Ce souvenir là la prend autant à la gorge que le reste, elle ne veut pas y penser. Elle n'a pas confiance en ce Bràn, et ne lui fournira aucunes informations susceptibles de la duper. Car, peut-être qu'il n'est qu'une vision ? Son sang se glace, et si c'était une blague perfide d'Alaric ? Non, quand même pas. Ce fumier surmené n'a pas que ça à faire, si ? Bras croisés, la brune se contente simplement de lui demander de le suivre, elle doit tester quelque chose, et pour ça, ce petit con qui n'est-pas-Ulrick-mais-qui-lui-ressemble doit ramener son cul.

Et il semble vraiment coopérer. Rassérénée, la jeune femme tourne légèrement le menton, prête à enclencher la marche jusqu'au Bronx. Jusqu'à ce que l'autre vermine en décide tout autrement. Ses émeraudes avisent à peine l'espace verdoyant, que le Lycan s'est déjà fait la malle à l'opposée.

« - … Y se fout de moi, là ? Qu'elle s'étrangle, tout en fixant la silhouette filer. Puis de soupirer, relâchant ses épaules et lâchant un soupire rageur. Fait chier !

Elle a vraiment pas le temps pour ces conneries. Mais si Joe doit le traîner de force, alors tant pis. La brune fait brusquement volte face, s'élançant à la poursuite du Lycan. Ces saletés de bestioles courent très vite, elle doit le reconnaître. Alors pourquoi est-il aussi … Lent ? Pour un lycan, du moins, Joe trouve ce Bràn aussi vif qu'une tortue. Un truc cloche clairement. Tente-t-il de l'attirer dans un piège ? Le grand blond fait tout pour qu'elle le suive, elle le remarque. Dans ce cas, Joe doit l'arrêter avant, et éviter de se retrouver prisonnière de plusieurs Originaux peut-être furieux. Qui sait, c'est peut-être bien Ulrick en version lobotomisée, un appât ? Elle n'en sait vraiment rien, Joe est trop perdue, trop sonnée d'avoir vue la réplique exacte d'Ulrick. Une part d'elle reste dans le dénie. Ses pieds frappent au sol, tandis que sa silhouette semble se rapprocher de celle de Bràn. Mais, plusieurs mètres avant, la jeune femme pivote sur la droite. Courir en ligne droite, le défaut de toutes les proies. Pour un Lycan, il devrait le savoir. A croire qu'il ne chasse jamais ! Johanna s'élance souplement, ses pieds décollant du sol terreux avant de la projeter sur une branche. Chaque muscle de sa carcasse se tend, tandis qu'elle pousse ses bras à soulever sa silhouette. En moins de deux, Joe se retrouve penchée sur le bras d'écorce. Les arbres ne sont pas si naturels que ça, ici. Une rangée bien droite et dégagée. C'est comme les toits, mais avec du bois.

Plus proche du félin que toute autre espèce, la jeune femme joue avec les ouvertures des écorces. Sauter sur un tronc d'arbre, escalader une branche, se faufiler entre le V d'un vieux chaîne. C'est, pour elle, un exercice très simple qu'elle doit en grande partie à sa souplesse incroyable. Ses mouvements sont fluides, agiles, rapides et gracieux. Sa silhouette virevolte et s'adapte à ce que la nature lui offre. D'un coup sec, la mutante arrache au passage une branche épaisse. Tant pis pour l'arbre amputé, elle a un lycan à capturer et un autre à retrouver. Elle a dépassé le Loup, qui continue toujours sa course folle. Encore un peu … Elle y est presque. Ses paupières se plissent, tandis qu'elle serre les dents.

- Encore un peu … Approche, salopard … Souffle la jeune femme entre ses dents, avant de bondir de son perchoir,  rondelle de bois toujours en main. Son corps léger est alourdit par la pression de l'air, et dans un claquement sec, ses petons s'enfoncent imperceptiblement dans le sol. Bien ancrée sur l'horizontale d'épines, mains tenant la branche, Johanna arrive pile en face du Lycan en pleine course.

Et un dans un élan rageur, et un soupçon de cri rauque, l'ex-vampire vient faucher Bràn aux creux des genoux, pivotant sur elle même pour l'atteindre plus facilement. Elle aurait pu choisir le thorax, pour lui couper le souffle au niveau du plexus solaire. Juste en dessous des côtes. De quoi couper net le souffle d'un adversaire. Mais si le souffle manque, les jambes, elles, peuvent toujours vous relever avec suffisamment de volonté. En frappant aux genoux – sans rien briser, ni même les fêler – Joe s'assure qu'il restera cloué au col. Le choque de sa chute sur le dos se chargera de son souffle. Deux en un.  Le corps du loup pique un petit vol au-dessus du sol avant de s'écraser. Et d'un airlas, voir blasé, La jeune femme balance la branche sur son épaule comme une batte de Baseball, s'approchant d'une démarche à la fois traînante et féline.

- Non mais … Franchement. Soupire la brune. Ne me dis pas que tu viens, si c'est pour tenter une embuscade après. J'ai jamais eu aucune patience ! S'exaspère Joe avant de venir planter un pied sur les côtes du loup, le forçant à rester en place.

Sa main libre sur sa hanche, bouille penchée sur le côté et prunelles brillantes, la mutante se penche légèrement, ses filets bruns tombant presque sur les joues du Lycan pour encadrer son visage. De toutes ses forces, Joe ignore la pointe qui empoisonne son palpitant. Il lui ressemble tellement ...

- Vous, les hommes, vous adorez tellement qu'on vous courre après … Déclare-t-elle d'une vois cynique. Je le sais bien, j'ai eu 324 ans pour vous étudier, primates. Qu'elle lâche d'un ton dur, reculant et retirant son pied. Serrant toujours sa branche à s'en faire blanchir les jointures. Le pauvre va avoir besoin de temps pour se relever.

Sans se défaire de sa drôle de posture, Johanna lui lance un regard dénué d'humour ou d'animosité. Elle commence sérieusement à être lassée.

- Pour la énième fois, veux-tu bien me suivre, oui ou non ? Qu'on soit clairs, je te demandais ton avis juste par politesse, » se moque-t-elle en levant sa main livre pour observer ses ongles. D'un ton d'une prétention exacerbée et insupportable.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Sam 6 Sep - 17:48



« I SAID FINE. »


Il s’était donc élancé dans une course folle, non qu’il ne veuille la semer, raison pour laquelle la brune le trouvait aussi lent qu’une tortue. S’il avait voulu piquer un sprint, nul doute qu’il aurait déjà passé la 6ème vitesse. Bràn était bien conscient, vu le caractère aussi merdique que le sien dont disposait Joe, qu’il allait passer un sale quart d’heure, mais surtout… Il la testait. Il testait cet être dont il ne comprenait la réelle et sombre nature. Pourtant, à première vue, Joe n’avait rien d’une personne mauvaise, juste… Chiante mais pas mauvaise, sinon elle ne se serait pas entiché de son double. C’était d’ailleurs étrange d’imaginer avoir une copie conforme de vous-même qui se promenait en ce bas monde. Et surtout aussi près de vous. Comment avaient-ils faits pour ne pas se croiser ? Diantre, si en plus Bràn apprenait quel était le réel job de son jumeau, il en resterait probablement baba.

Courant à travers l’allée, Joe se mettait un doigt dans l’œil si elle pensait qu’il ne pouvait la flairer à distance. Sa petite escapade ne passa pas inaperçue pour le loup, et il se douta bien qu’elle se trouvait devant lui. En revanche, la chose à laquelle il ne s’était pas attendu, c’est qu’elle soit munie d’une arme 100% naturelle : une énorme branche à en faire pâlir plus d’un. Mais certainement pas le loup, qui, de toute façon, lancé à pleine vitesse n’eut le temps que d’apercevoir la brune courir droit vers lui, de bifurquer… Et de sentir ses pieds perdre le sol. Dans un superbe vol plané, Bràn vint s’effondrer sur le dos. Dans sa chute, il essaya bien de se rattraper convenablement, autre que sur le dos, conscient que son souffle serait coupé, mais au lieu de ça il se fit plus de mal que de bien et un fin craquement se fit entendre, l’obligeant à se mordre la langue pour ne pas pester de douleur. Oh, ce n’était pas grand-chose, ce serait plus vite réparé qu’une blessure à l’argent, et puis ce n’était pas vraiment cassé, juste légèrement dévié. Qu’était une épaule légèrement déviée comparée à une lame argentée qui vous transperce presque les entrailles. Ca, il l’avait connu, et le connaîtrait sûrement encore. Non, le plus dur était passé : le choc.

Observant la silhouette féline, un large sourire étira ses lèvres. Il était fier de sa connerie en plus le bougre ! Le souffle encore coupé, le récupérant comme il pouvait, il répondit. « Qui a dit que c’était une tentative d’embuscade ? Je voulais voir de quoi t’étais capable c’est tout. ». Il sourit encore mais son pieds vint l’empêcher de se redresser et lui arracha une grimace. Cela ne dura que quelques secondes puisqu’il reprit. « Je t’ai facilité la tâche en plus… Et tu le sais. ». Oui, Bràn était un excellent chasseur, du moins sous sa forme lupine car il avait passé des jours et même des semaines sous cette forme en forêt, manquant presque de perdre son humanité. Il avait joué un jeu dangereux à cette période de sa vie, mais il l’avait apprécié. Ses prunelles émeraude se plantèrent dans celles de la jeune femme qui venait tout juste de se pencher sur lui tel un prédateur. Bràn ne sourcilla toujours pas malgré la douleur qui lançait son dos, son épaule, et ses côtes comprimées sous le pied de la « douce ». Pouvait-elle sentir combien la ressemblance était frappante ? Sûrement. Surtout que le loup, sans forcément s’en rendre compte, usait beaucoup de cet aspect. Il avait pour habitude de ne jamais quitter un adversaire des yeux, du moins autant qu’il pouvait, et ses prunelles vertes n’aidaient pas à ce que l’autre reste concentré. Enfin surtout s’il s’agissait d’une femme, il avait remarqué ce détail. Quand Joe retira finalement son pied, Bràn prit une grande inspiration avant de souffler, ne se sentant pas encore le courage de se relever, laissant son corps guérir comme il pouvait. Un nouveau sourire étira le visage du loup normalement noir quand la brune lui dit qu’elle ne lui demandait que par politesse. « Politesse, à quoi ça sert ? ». Il le savait très bien, et était quelqu’un de très poli et courtois quand il le voulait bien. Pour l’heure, il n’avait rencontré qu’une seule personne qui méritait la politesse et sa courtoisie : Briséis. Mais la mutante devant lui ? Non, la politesse ne servait pas à grand-chose avec un être de son gabarit. 324 ans hein ?

Daignant se redresser enfin, Bràn haussa les épaules. « Je t’ai dit que j’étais ok, et je le pensais. Et puis de toute manière… Je n’ai répondu que par politesse. Qu’est-ce que tu peux bien vouloir tester sur ma personne pour me croire enfin quand je te dis que je ne suis pas lui ? Il était Irlandais ton cher Ulrick ? ». Pour le coup, le lycan cherchait les ennuis sans même s’en rendre compte. Si ce n’était qu’une simple question pour lui, le ton ferait malheureusement peut-être en sorte d’être pris comme une sorte de moquerie. Bràn n’avait jamais vraiment accepté ses origines, et il n’en savait pas grand-chose. Il se souvient juste avoir visiblement été lâchement abandonné dans la neige, mais c’était uniquement parce qu’on le lui avait dit. Probablement qu’on lui avait dit pas politesse également… A la suite de ces mots, le loup plissa les yeux et se remit sur ses deux jambes. « Cette fois, je te suis. ». Il attendait de savoir quelle direction prendre.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Jeu 11 Sep - 20:31


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn
Il l'agace, assez pour se démarquer d'Ulrick. Bon, certes, avec le lycan, au départ, ça n'avait pas été une mince affaire. Pour cause, il ne s'aiment pas forcément. Non, ce n'était que … Du sexe. De la destruction de bâtiment, pour être précis. Une vampire et un Lycan, forcément … Mais Joe était revenue en tant qu'humaine. Bref. A peine deux ans parmi les vivants, et la mutante a toujours autant de mal à s'y faire. Elle a encore le cul entres deux chaises. Et ce petit fumier s'amuse à la tester ? Sourcils froncés, Joe pince les lèvres avant de jeter brutalement la branche d'un bon diamètre. Est-ce qu'elle a l'air d'avoir du temps à perdre ?

«  - Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Rétorque Joe d'un ton agacé. Il est Islandais. Par Irlandais. Qu'elle répond malgré tout après un moment.

Tout en détournant les talons.

Il dit qu'il va la suivre, bien. L'ex-vampire décide de ne pas perdre de temps et d'attaquer la route jusqu'au Bronx. De toute façon, ils n'ont rien de plus à ajouter. La jeune femme a juste besoin de tester quelque chose. Sur le chemin, et mains enfoncées dans les poches, la brune jette quelques coups d’œil à l’énergumène. La température chute de plus en plus, pourtant, aucune trace de chair de poule ne vient souiller l'épiderme de la mutante, seulement vêtue d'un T-Shirt sombre. Au bout d'un moment, tout en se mordant les lèvres, l'ex vampire s'arrête pour se tourner vers lui.

- Pourquoi l'Irlande … C'est … Juste à côté de L'islande. Lâche-t-elle en plissant les paupières.

Si ce type n'est effectivement pas Ulrick, il a pourtant le même âge. Deux îles aussi proches … Il lui manque un élément. Les mêmes gènes lycanthrope, le même âge, des Origines pas si éloignées …

- C'est ta terre natale, L'irlande ? Demande-t-elle alors, une drôle d'idée naissant dans sa caboche. Se peut-il que … Non, impossible.

Soudain mal à l'aise, Johanna tourne les talons pour reprendre la route vers l'une des immenses tours détériorées du Bronx. Loin d'être un coin de paradis, c'est surtout son lieu de … Renaissance. Si elle reste ici, alors qu'elle peut se permettre mille fois mieux ou réhabiliter son château en Pennsylvanie, c'est uniquement pour Ulrick. Mais aussi parce qu'un beau jour, sans qu'elle n'y puisse rien, Samantha avait ramenée Joe d'entres les morts. Défiant la nature et toutes les lois magiques. La blonde, qui d'apparence pourrait être sa sœur, en avait payé le prix fort. Que devient-elle, à Londres ? La vie est elle plus facile qu'à New York ? Elle ne fait rien pour, par fierté, mais Johanna songe parfois à prendre de ses nouvelles. Au pied de l'immeuble, une route longe les terres du Bronx jusqu'à un carrefour et, au pied de la tour de béton, plusieurs humains ou autres bestioles s'accrochent au mur. Avec Ironie, Joe se demande s'ils ont peur que ce dernier s'écroule.

- C'est au quatrième, informe la brune simplement en ouvrant les portes, qui se doute des questions que doit se poser le Lycan.

Le coin pue la misère et la pauvreté, mais il y a pire par les temps qui courent. Sur le chemin, certains individus baissent les yeux. Joe n'a jamais été très discrète, surtout lors de sa résurrection. Sortir en courant à poil vêtue d'un simple drap ne vous permet pas de passer inaperçue. Ou cette fois où un nécromant lui avait envoyé un mort-vivant. Ou quand elle était arrivée ivre morte, le bide percé et qu'elle avait laissé derrière elle une ligne d'hémoglobine. Ou cette fois encore, où dans un état plus misérable, Salem l'avait soulevée en hurlant dans tout l'immeuble pour la ramener chez Novalee, tentant de sauver une Johanna entre la vie est la mort. Son abdomen en garde encore les marques. Une arme blanche et une balle dans le même mois. Bref, ici, tout le monde ou presque connaît ce visage mais, pas seulement. Comme Joe, les habitants confondent Bràn avec Ulrick, qui n'est autre qu'un flic. Forcément, ça refroidit les petits dealers à la semaine.  Tout en montant les marches quatre à quatre – Car bien entendu, l'ascenseur est hors service depuis des décennies – la brune fouille dans la poche de son jean à la recherche du double des clefs de l'appartement d'Ulrick. Le sien est au cinquième. Quelle drôle de coïncidence, tout de même. Encore une fois, elle songe qu'il n'y a vraiment pas de hasard.

D'un pas souple, Johanna s'arrête au quatrième pour foncer droit vers l'appartement du Lycan. Ouvrir la porte et laisser soin à Bràn d'entrer lui même prend deux minutes, et lorsqu'elle referme la planche de bois derrière elle, Joe jette par réflexe les clefs dans la coupole poussiéreuse de l'entrée.

- C'est … Son appartement. » Explique alors Joe en se plantant à côté de lui. Tout en le fixant avec insistance. S'il s'agit en réalité d'Ulrick, peut-être que le moindre détail l'aidera à retrouver la mémoire. Si ce n'est pas lui, alors rien de tel que l'endroit le plus intime d'une personne pour avoir des informations. Ici, tout est poussières, et il est clair qu'Ulrick n'a pas mis les pieds ici depuis des mois. Son odeur est pourtant toujours présente. Sous le moisi … Même si Joe vient parfois aérer, elle n'ose pas toucher à quoi que ce soit. De peur d'effacer des traces, ou des pistes susceptibles d'aider Vladimir qui, depuis quelques semaines, participe aux recherches.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Dim 5 Oct - 12:28



« DEAR FUCKING EVERYTHING…
COULD I REALLY HAVE A TWIN BROTHER ? »




Agacer la brune ne le gênait outre mesure. A dire vrai, ça l’amuserait presque. Il s’était redressé sur ses jambes après avoir récupéré son souffle pour la seconde fois de la soirée. Il l’avait testé, et avait donc eut l’occasion de mesurer la force de la jeune femme. Elle était incroyablement sur les nerfs cette donzelle-là. Le ton entre eux deux semblaient être clairs : ils ne s’aimaient pas. Bràn entama un sujet sensible, celui des origines, et bien qu’il se soit planté d’une seule lettre (il avait tendance à mélanger… Car il ne se souvenait pas de cette époque comme il n’y avait pas vécu réellement), la discussion était lancée. C’était un risque. Un risque de s’énerver à nouveau contre un passé qu’il ne comprenait pas, et qu’il souhaitait oublier. La réponse cinglante de Joe n’eut pour seul effet que de lui faire hausser les épaules, mais lorsqu’elle précisa qu’il était Islandais, et non pas Irlandais, Bràn commença à avoir de nombreux doutes. La photo… Et maintenant ce détail ? C’était trop pour une coïncidence. Joe ne verrait probablement pas son regard à ce moment-là, puisqu’elle tournait déjà les talons en direction de l’endroit où elle voulait le mener. Remettant sa capuche, le loup suivit le pas derrière elle et finit par rejoindre sa hauteur afin de lui prouver sa bonne foi, et prouver également qu’il ne se ferait pas la malle en douce en trainassant derrière elle. Bràn n’avait pas forcément froid, mais avec ce qu’il venait de se passer ce soir, il n’avait clairement pas envie qu’un autre timbré se jette sur lui en lui hurlant qu’il était quelqu’un d’autre. La veste à capuche ne servait donc que de protection afin de se préserver des délits de faciès.

Le loup pensait leur conversation terminée, mais à sa grande surprise, Joe (dont il ignorait toujours le nom) reprit la parole et brisa le silence de mort qui s’était installé entre eux.

« Pas l’Irlande. L’Islande. J’ai des origines Islandaises à ce qu’il parait. ». Il vit bien son trouble, mais Bràn avait répondu calmement et sans sourciller, bien qu’intérieurement ce soit l’inverse. Il était trop proche d’une vérité dérangeante, il en était pleinement conscient. « Par où ? ». La brune bifurqua et il la suivit sagement, comme un bon chien, bien qu’il ne sache exactement de quoi il en retournait.

Après quelques minutes de marches, la tour fût visible aux yeux du lycan qui plissa les yeux en observant l’endroit de désolation. Il pensa soudain que cet endroit faisait partie du New York méconnaissable, rien à voir avec ce qui avait pu être la Grosse Pomme autrefois. Oh il ne l’avait pas vu personnellement, juste à la télévision. Bràn se contentait de suivre sagement la brune sans ouvrir une seule fois la bouche, mais force est de constater qu’aucun des êtres humains et autres créatures à l’odeur nauséabonde n’osent s’approcher d’eux. Mieux encore, ils s’écartaient presque instantanément de leurs chemins. Pourquoi ? Le loup fronça les sourcils, ce n’était pas normal. Qu’était ce type exactement ? La voix de Joe aurait pu lui percer les tympans tant le silence en était perturbant et les odeurs… Insupportable. Les marches, le loup les montaient quatre à quatre, suivant le rythme de la mutante, ne sachant réellement dans quel enfer il se trouvait là. Brooklyn avait beau avoir morflé à cause des derniers évènements, ce n’était pas pareil qu’ici. Ici c’était… Le Bronx, oui, endroit où il aurait dû normalement vivre s’il n’avait pas passé son temps en mode clandestin dans les rues de Brooklyn. Toutefois, l’atmosphère y était de plus en plus lourde au fur et à mesure qu’ils arrivaient au quatrième étage de cette tour délabrée. Bràn ne saurait l’expliquer mais il commença à sentir un vent de panique le prendre aux tripes. Et s’il n’avait pas envie de savoir ce que tout cela voulait dire ? Il n’était plus sûr de vouloir attiser sa propre curiosité. Apprendre tout ça maintenant pouvait très bien rendre fou. Se voir en double sur une photo était déjà assez perturbant pour l’esprit, alors… Quoi ? On allait lui annoncer qu’il n’était que le fruit d’une expérience ? Un jumeau maléfique créé dans un laboratoire par des fous furieux ? Non, vu son âge ça ne collerait pas… Sauf si on lui avait fait croire.

Vint finalement le moment où la brune s’arrêta, et le loup manqua même de lui rentrer dedans à force de se perdre dans ses propres réflexions. Les couloirs sont déserts, humides, et sentent pires que mauvais. Ils sentaient la mort. Dans le fond, un asile de fous devait être encore plus accueillant que cet endroit. La porte finit par s’ouvrir, et Bràn suit les « ordres » de la jeune femme. Il rentra à l’intérieur et comprit avec son explication. Son appartement.

La pièce sentait la poussière à pleins poumons, mais il décela l’odeur du lycan sous les autres couches. Ils n’avaient pas la même. Au moins un point qui n’était pas commun. A dire vrai, ça y ressemblait, mais il y avait une simple note qui changeait la donne, et ça, Bràn le discernait. Qu’était-il censé faire ici ? Jetant un coup d’œil à Joe, le loup retira sa capuche et s’avança dans l’appartement, n’osant rien toucher. « Qu’est-ce que tu espères en m’amenant ici ? ». Le ton n’était pas forcément froid, mais il ne voulait pas qu’elle se fasse de faux espoirs. Et puis d’ailleurs… « Je ne connais même pas ton nom. ». Fronçant les sourcils, il s’avança encore, ne reconnaissant rien puisqu’il n’était pas… Ulrick. Il s’imaginait mal fouiller dans les affaires d’un autre, même s’il mourrait d’envie de tomber sur des photographies. N’importe lesquelles. « Il a des photos. De vieilles photos ? Quelque part ? ». Oui, peut-être qu’avec un peu de chance, cette copie de lui-même avait conservé des photos de son enfance, des photos d’une famille disparue, que Bràn n’avait pas connue.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Jeu 9 Oct - 18:00


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Joe observe. Simplement. Ses prunelles claires assombries fixent le dos de Bràn. Le traversant, se perdant au loin. Elle a mal au ventre, au cœur et dans le bas des reins. Sa ressemblance avec son amant est insoutenable. La brune inspire et expire, bien heureuse que l'odeur du lycan soit différente de celle d'Ulrick. C'est hourdé de poussière, des tapis entiers de couches grises ornent chaque meuble. Parfois, on distingue quelques couches moins épaisses aux formes divergentes. Les traces de son dernier passage dans l'appartement du 'gardien de la paix.' Ses paupières papillonnent, tandis qu'elle semble soudain revenir à elle. Bràn vient de parler, et Joe se racle la gorge en secouant le menton.

«  - Hm … Je patauge autant que toi, alors je fais ce que je peux.

Un nouveau soupire, et son dos se détache du mur. La mutante n'a même pas remarqué qu'elle se tenait contre la chambranle de la porte. Sa main droite vient fermer la planche de bois, tandis que la gauche passe nerveusement dans ses filets sombres. Plus les minutes passent, plus Wolfgang doit se rendre à l'évidence. Il n'est pas Ulrick. Son apparence est identique, sa nature aussi, son caractère semble même avoir quelques similitudes. Mais sa démarche, son odeur, son regard sur elle … Rien à voir avec Ulrick Solberg. Sa prochaine réplique la pousse un peu plus vers cette vérité douloureuse.

- Joe. Se contente de répondre la brune en levant le nez vers lui, plongeant ses émeraudes dans les siennes.

Il ne cille pas. Pas de traces de lointains souvenirs refaisant surface.

- Des photos ? Marmonne-t-elle ensuite, avançant dans l'appartement en croisant les bras. Euh …

Merde. Comment expliquer à ce type qu'elle ne sait pas grand chose d'un homme qu'elle a connu pendant plus de dix ans ? Il y a … plus de vingt ans. Mourir n'aide pas tellement. Avant qu'elle revienne à la vie, il était autant son larbin que sa … Sucrerie. Du sexe pour du sexe. Le tuer n'aurait pas été un problème, pour elle, à l'époque. Mais Rick était efficace. Et maintenant … Et bien … Ca fait seulement un an et demi qu'elle est de retour. Presque deux. L'un comme l'autre n'ont jamais été du genre bavards, n'aimant pas parler d'eux. Leur relation n'a été que charnelle, avant qu'ils ne finissent par s'avouer – sans vraiment le dire – qu'ils avaient dépassé ce stade. Les choses s'étaient faites naturellement, lentement et sûrement. Mais il est trop tôt encore pour aborder certains sujets. Et celui du passé, ou du partage de souvenirs … Non. Ce n'est pas arrivé. Et elle n'a pas envie de se justifier au loup, ni de devoir lui raconter sa vie complètement dingue pour lui faire comprendre que oui, un homme dont elle ignore encore beaucoup de choses a une importance capitale pour elle. Pour faire bonne figure, néanmoins, la brune traverse le salon pour filer jusqu'à la chambre du propriétaire. Fouiller dans ses affaires la met mal à l'aise. Elle l'a déjà fait une fois cependant, à la recherche d'indices. Et, dans ses souvenirs, la brune se souvient être tombée sur un cadre retourné au fond d'une armoire. Une photo d'un jeune homme ressemblant à s'y méprendre à Solberg. Sûrement un vieux souvenirs de son enfance.

La mutante ouvre le dernier tiroir de la commode, soulevant quelques T-Shirts tout en fermant les yeux. Ils sentent toujours la lessive qu'il utilise … Elle n'a jamais retenu le nom de la marque, mais a fini par l'associer à Ulrick. Malheureusement pour elle. Ca ne fait que l'irriter un peu plus. Joe glisse ses doigts sur le bois, avant d'agripper le cadre. Il est toujours là, et la vieille photo aux couleurs usées lui arrache un sourire triste. C'est bien lui. Au moment où la brune ferme la porte du tiroir, quelque chose attire pourtant son attention. Derrière le fouillis, une minuscule pile de papiers. D'autres photos ? Joe hausse un sourcil, posant le cadre en se redressant pour s'accouder au bord du meuble, faisant tourner les divers clichés. Rien de spécial, jusqu'à ce qu'elle tombe sur … Elle-même. Pelotonnée dans les draps pâles du lit. La couverture a beau masquer son corps, on devine facilement sa nudité sous les draps. Complètement endormie. Ses sourcils se haussent avec tant de force, qu'ils semblent presque toucher la racine de ses cheveux.

- Sérieux, Solberg … Je veux même pas savoir pourquoi tu gardes ça. Qu'elle marmonne pour elle-même. S'il avait été là, il l'aurait sûrement envoyée chier en lui balançant le premier truc venu à la figure. Un sourire amusé sur les lèvres disparaît rapidement, tandis qu'elle continue son étude. Un nouveau cliché prit maladroitement, et de loin. Eux. Ensemble. Ils ont l'air de faire la gueule, mais se tiennent pourtant côté à côte, se frôlant presque tout en échangeant un regard équivoque. C'était il y a plus d'un an, et Joe devine facilement qui tient l'objectif. Sûrement Samantha. Quelques temps après sa perte de mémoire. Pourquoi avoir pris cette foutue photographie ? Gênée, Joe détourne les yeux, s'emparant de la vieille photo et du cliché plus récent, avant de fourrer le reste sous une paire de chaussettes pour brutalement claquer la porte du tiroir. Ses pas l'amènent à Bràn plus tendu que jamais. Ou peut-être. Elle n'en sait rien, Joe ne le connait pas.

- Tiens, c'est tout ce que j'ai trouvé.

Joe n'a pas envie de lui montrer sa dernière découverte, celle du couple bougon aux regards lubriques. Mais c'est tout ce qu'elle a trouvé, alors elle va devoir faire avec.

- Tu lui ressembles comme deux gouttes d'eau. Aucun doute là-dessus. »

Son ton neutre est légèrement tremblant, et nerveusement, Joe file vers les fenêtres. Les ouvrant à la volée tout en agrippant paquet de clopes et briquet pour s'en griller une. Dos tourné au lycan, juste au cas ou. Son envie de tout briser autour d'elle se fait de plus en plus forte, et il se pourrait qu'elle doive sauter du quatrième pour ne pas ruiner ce qu'il reste d'Ulrick.

Mais où est-ce qu'il est, putain !
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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Mar 11 Nov - 12:17



« IT IS SO… BIG. »


L’appartement poussiéreux s’offrait à lui comme s’il était censé se souvenir de quelque chose en particulier. Comme s’il était supposé avoir une mémoire d’amnésique. Si sur le coup, Bràn aurait presque pu croire que cela soit vrai, que cela soit possible, il ne le pensait plus à présent. La théorie du jumeau avait beaucoup plus de poids sur la balance que la supposition d’une amnésie. Face à ce constat, le loup aurait presque pu être déçu, une autre vie aurait pu s’ouvrir à lui. Dans le fond, il aurait peut-être pu se faire passer pour Ulrick, mais son odeur ne serait jamais passée inaperçue aux yeux de Vlad. Et puis de toute manière, Bràn était beaucoup trop franc et « rentre dans le tas » pour faire des stratégies sadiques. Alors il se contentait de poser les yeux sur la pièce, tout autour de lui, les draps poussiéreux recouvrant les meubles, les vêtements inutilisés depuis des semaines. Le parfait décor d’une habitation abandonnée par son propriétaire. Si on cherchait bien on pourrait presque trouver un cadavre de bouteille d’eau ou de reste alimentaire. Le lycan était conscient de la douleur de la brune, mais il ne pouvait rien faire de plus hormis inspecter, en faisant des va et vient dans toute la première pièce principale.

Cependant, Bràn réussit enfin à obtenir un nom. Joe. Un diminutif probablement mais il ne s’amuserait pas à connaître son nom en entier, cela ne serait pas vraiment nécessaire. Et il l’apprendrait plus tard, en plus, face au vampire qui lui servait d’aide. Pour l’heure, le loup espérait voir des photos, pourquoi pas même d’anciennes photos qui le représentait lui avec un membre de sa famille. La question sembla décontenancer la jeune femme mais il n’y prêta pas attention, préférant se concentrer sur les autres objets. Il en renifla un d’ailleurs mais l’odeur était tellement affreuse à cause de la poussière qu’il le reposa dans la seconde. Pendant ce temps, Joe était partie dans ce qui devait sûrement être la chambre d’Ulrick, bien, cela lui laissait l’occasion de fouiller un peu plus dans cet appartement. Bràn fit donc ce que tous les chiens et autres chats faisaient dans un nouvel environnement : il renifla. Les odeurs, les vieilleries qui n’en étaient pourtant pas, les vestes sur le porte manteau, la modeste télévision et même quelques livres qu’il feuilleta sans plus d’attention. De par son observation, le loup put constater que ce double était gardien « de la paix ». Autrement dit un loup asservi. Plissant le nez, Bràn se dit qu’ils n’auraient pas vraiment été amis, et encore moins frères s’il était toujours ici. D’ailleurs où pouvait-il bien être si ce n’était mort ? Il ne voulait pas partager cette pensée avec la jeune femme – il ne souhaitait pas se faire cogner – car le loup jugeait que la brune était assez nerveuse pour qu’il rajoute des suppositions qui pouvaient peut-être être erronées. Après tout, il ne connaissait rien de leurs affaires, et à dire vrai, la « vie normale » à New York, il ne connaissait pas, lui n’était qu’un hors-la-loi s’étant fait une place dans un appartement déjà occupé par une femme. Le reste du temps, il volait ou se promenait en espérant ne pas se faire attraper.

Quand Joe revint avec ses quelques trouvailles, le loup examinait un porte document qui venait de lui envoyer de la poussière en pleine figure alors qu’il soufflait dessus. Le loup ne put retenir un éternuement et sursauta, car finalement pris sur le fait. Oui, il avait fouillé et avait donc cessé d’être immobile. De la poussière trainait encore sur son visage quand il s’approcha pour prendre les photos. « Merci ». Il prit le cadre dans ses mains puis fit défiler les autres images. C’était perturbant de « se voir » sur des clichés qui ne lui appartenaient pas. La remarque de la jeune femme était véridique, lui-même ne pouvait que le constater. Levant les yeux vers elle, Joe venait déjà de foncer vers la fenêtre pour s’allumer une cigarette. Esquissant un fin sourire, Bràn ne put s’empêcher : « Si je ne me doutais pas que tu étais plus qu’humaine, je te dirais que le tabac tue. ». Puis il reposa ses prunelles sur les photos cornées ou plus récentes. « Il devait vraiment tenir à toi pour t’immortaliser pendant ton sommeil. ». Même si… La photo suivante donnait plus l’impression d’un vieux couple qui venait de s’enguirlander.

Bràn ne saurait dire combien de fois il a fait défiler les photos dans ses mains en espérant trouver des réponses, malheureusement, rien ne lui revenait, ce qui était normal, mais aussi… Rien ne lui laissait dire qu’on l’avait lâchement abandonné à la naissance. C’était pourtant un doute qui persistait, comme une évidence.

« Est-ce qu’il t’a déjà parlé de son passé en Islande ? ». Oui, il fallait tout de même qu’il sache, qu’il découvre ou puisse faire des hypothèses plus proches de la réalité que de simples suppositions. En posant sa question, ses yeux s’étaient à nouveau posés sur la silhouette féminine qui fumait si vite que la cigarette elle-même avait du mal à suivre le rythme. De la poussière trainait toujours sur son nez et ses joues sans qu’il ne s’en rende réellement compte. Un peu pathétique comme image au fond…


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   Jeu 20 Nov - 10:45


 YOU. SON OF A BITCH - Bràn
La mutante hésite. Elle ne sait pas ce qu'elle préfère. Se débarrasser de lui sur le champ, ou continuer à répondre à ses questions ? Il a le visage d'Ulrick, mais il n'est pas lui. Bràn n'est pas la personne qu'elle cherche, elle n'éprouve aucun intérêt pour ce type. Ses ambitions ne sont pas nourries, et la brune à fin de réponses. Réponses que l'individu présent dans la pièce ne peut pas lui fournir. Dans son dos, le loup balance une plaisanterie qui ne la fait même pas ciller.

« - J'emmerde la mort. J'lui file toujours entre les pattes. Réplique la brune d'un ton narquois, tirant une nouvelle latte que ses narines recrachent aussitôt. Une volute de fumée se confondant. Et c'est peu dire, la lexie est un sacré euphémisme.

Ce qui vient par la suite lui arrache un soupire. Silence. Les doigts enroulés autour de la baguette de nicotine sont figés, tandis que la brune fixe le ciel infesté de pollution.

- C'est l'impression qu'il m'a laissée, oui … Marmonne la mutante d'un ton si bas, que seuls ses dons de Lycanthropie lui permettent d'entendre son souffle. Paroles presque timides, fait des plus étranges chez l'ancienne vampire. Etre et vivre avec Ulrick était une chose, en parler en est une autre. On ne parle pas de ça, pas avec elle. La brune a largement pu démontrer qu'elle n'est pas fleure bleue. Au contraire. Sa gorge émet un son guttural, tandis qu'elle s'éclaircit les vocales avant d'aspirer frénétiquement une nouvelle lampée de fumée toxique.


Et  voilà, on y est à nouveau. Le type de questions que la brune préfère vraiment ne pas aborder. Un énième soupire, et d'une pincée du pouce contre l'index, la garde de la cigarette s'envole dans une pluie d'étoiles orangées. Disparaissant dans les profondeur obscures du Bronx.

- Hm … On a jamais été fan du passé, ni lui, ni moi. Soupire Johanna en se tournant vers Bràn, coudes toujours appuyés au bord de la fenêtre. Il … Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai pas le souvenir qu'il est été adopté … Ca, il m'en aurait parlé. Sinon, on a toujours évité le sujet. C'est … Compliqué. Lâche-t-elle finalement en se détachant du mur pour le rejoindre, levant le menton sans quitter ses émeraudes. J'ai bien peur qu'on est aucunes réponses. Autant comme pour l'un, que pour l'autre. Navrée mon vieux, mais j'étais la seule personne capable de t'aider sur ce coup-là. Et je peux rien te dire de plus. » Ment-elle en lui tapotant l'épaule avant de se diriger vers la porte.

Bien-sûr, elle peut lui dire qu'il a bossé pendant plus de dix ans pour elle, avant qu'elle ne finisse brûlée vive. Qu'ils se connaissent donc depuis plus de vingt ans. Qu'il était un Lycan à son service. Mais il faudrait alors expliquer à cet inconnu ce qu'elle était et ce qu'elle est aujourd'hui. Et ça, c'est tout bonnement hors de question. Les rares personnes ayant réussi à se rapprocher d'elle, comme Salem, Ariana ou tant d'autres, ignorent totalement son histoire. Seul Vladimir, Samantha et Ulrick savent qui elle est réellement. Et n'a pas envie de nourrir cette liste déjà bien trop grasse à son goût.

Quoique.

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MessageSujet: Re: BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »   

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BRAN&JOE ∞ « I'm not the one you think I am »
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