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 Take a cup of tea with the death | Luc & Liam

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MessageSujet: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Lun 8 Sep - 22:49

« Heure du décès : 14H56. » Il était le troisième ! Le troisième en deux jours ! Liam avait craqué la première fois. Il avait hurlé la deuxième fois. Mais lorsqu'il regardait le corps maintenant sans vie du type qui gisait sur la table d'opération, il avait juste envie de rentrer chez lui et se cacher sous les couvertures pour oublier. Blasé, il retira son masque et ses gants, les jeta, et sortie sans un regard à ses collègues. Il lança ses dernières instructions à une infirmière qui attendait dehors, le visage crispé et inquiet. L'expression du mutant ne lui laissa aucun doute sur l'issue de l'opération, et elle poussa un soupir. « A la morgue ? » Liam acquiesça, incapable de prononcer un mot.
Il s'était toujours demandé pourquoi voir un cadavre à l'hôpital le rendait si mal à l'aise et si fébrile lorsqu'il en en enterrait lui-même trois ou quatre par mois sans aucune morale et sans aucune gène... Sans doute jugeait-il que ces gens ne méritaient pas un sort aussi atroce que celui de disparaître et se perdre dans l'oubli...

Après avoir lancé un petit sourire compatissant à l'infirmière, Liam se dirigea vers les vestiaires pour se changer. La journée n'était pas terminée, mais il n'aurait pas la force de voir un énième gosse mourir sous ses yeux sans pouvoir rien faire pour l'aider. Après tout, peut-être était-ce mieux ainsi... Il devrait réfléchir à tout ça. Mais plus tard. Pour l'heure, il avait besoin d'air, et d'une cigarette. Plusieurs cigarettes.

A la quatrième qu'il grilla sous sa botte, Liam se décida enfin à arrêter. La fumée lui montait à la tête et il avait l'impression de voir le monde dans un cul de bouteille. Il y avait sans doute été un peu fort, mais c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour oublier et noyer sa solitude et son nouvel échec. Fuir comme il l'avait fait la semaine précédente, n'avait fait qu'empirer son état, et le mutant ne pouvait pas se montrer lâche une seconde fois.
Alors qu'il s'apprêtait à rentrer chez lui, un de ses rares collègue s'approcha et à sa mine préoccupée Liam devina que quelque chose clochait. Il attendait que l'autre daigne parler. Ce dernier lui taxa une clope et la fuma en quelques minutes à peine, laissant le silence s'installer, lourd et angoissant. Il tendit sa dernière taffe à Liam, qui la grilla sur sa chaussure.

« Le type que t'as pas réussi à sauver... il était condamné. Je sais pas si tu as vu mais il avait les boyaux à l'air ! » Liam fit mine d'ignorer ce que son compagnon lui disait. Si il voulait le déculpabiliser, c'était louper ! Même si il avait manqué la tête à ce type, le mutant aurait quand même tenté de le ressusciter ! Et même si son collègue avait raison – en un sens – il se sentait malgré tout responsable de la mort du moribond. « Liam, il serait mort ! Tu pouvais rien faire, bordel, arrête de te morfondre ! Et puis ce mec était un connard, un assassin. » L'insistance du jeune homme exaspéra Liam, mais ce qu'il dit ne fit qu'un tour dans sa tête. « Comment tu sais tout ça ? Il est arrivé dans le coma et a crevé dans le même état. On connaissait même pas son nom. » - « Tout le monde connait ce type à Brooklyn, mon pote. Sors un peu ! C'est – enfin c'était – un meurtrier sans scrupules. Il a mérité ce qui lui arrive. Franchement, je sais pas qui est celui qui lui a ouvert le bide comme ça, mais si je le rencontre, je lui baise les pieds ! Il nous a débarrassé d'une putain de pourriture, moi j't'le dis ! » Liam ne releva pas la grossièreté de son collègue, il était déjà parti dans d'intenses réflexions.

◊◊◊◊

Ses pas précipités résonnaient sur le carrelage, donnant l'impression à Liam d'être suivit. Paranoïaque, il se retournait tous les dix mètres pour vérifier que ce n'était pas le cas. Son cœur battait la chamade, et il évoluait dans un environnement brumeux très désagréable.
Arrivé devant la salle qu'il cherchait, il dû s'y reprendre à deux fois pour être sûr de bien lire le panneau sur la porte. « MORGUE » Le mot résonna dans on esprit, et il chassa les image de morts qui s'y noyèrent en entrant dans l'antre de la faucheuse. Des dizaines d'âmes se côtoyaient dans cet espace restreint, et malgré la congélation, Liam sentit l'odeur des cadavres lui prendre la gorge. A moins qu'il ne sente lui-même la mort ? Cette idée ajouta à son dégoût, et il faillit rendre son déjeuner sur le sol étonnamment immaculé.

Prenant son courage à deux mains, il releva la tête pour observer la salle dans son ensemble, et chercher où il pourrait trouver la personne qu'il cherchait. Son regard se posa sur un corps. Deux corps. L'un d'eux était celui qu'il voulait voir. L'autre, il ne le connaissait pas. Les deux se parlaient. Civilement. Simplement. Et tout aurait pu paraître normal si l'un des deux n'était MORT. Liam était certes shooté, mais il était encore assez lucide pour reconnaître le type qui avait crevé quelques dizaines de minutes plus tôt sous ses yeux. De toute façon, avec son ventre ouvert, il était impossible à confondre !
Le souci était que l'autre type lui parlait, et que le mort – plus très mort apparemment – lui répondait. Soit le mutant était plus atteint que prévu, soit il rêvait, soit il voyait la réalité, et là... il ne savait plus que faire !

Décidé à agir, il choisi de s'approcher – prudemment – des deux hommes et voir si de près, les choses se préciseraient ou non. Il avança de côté en plissant les yeux, comme si cela allait lui permettre de mieux voir. Une fois à un mètre du couple, il approcha une main et toucha le cadavre – enfin qui aurait dû être un cadavre – avant de retirer son doigt vivement, au cas où le mort ne sorte les crocs pour l'attaquer, savait-on jamais ! Le type le regarda fixement d'un regard à la fois surpris, triste, paniqué, et résigné. Liam resta perdu dans ses yeux voilés par les ombres de la mort, et sans le vouloir, son regard dériva sur l'autre type. Le vivant. Lui aussi le fixait, mais jamais le mutant ne parvint à lire dans ses yeux. Il s'y noya, tétanisé.


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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Mar 9 Sep - 1:05

« Non mais vous vous foutez de ma gueule là ? » - « S’il y avait seulement de quoi en rire … » - « Attendez, un étripé, je veux bien. Deux, ça commence à faire … MAIS LE TROISIEME, JE PEUX DEJA VOUS DIRE COMMENT IL EST MORT, RIEN QU’A LE REGARDER ! ALORS POURQUOI JE DEVRAIS ENCORE ME TAPER L’AUTOPSIE ? DEMANDEZ A ANDERSON, QUAND IL AURA FINI DE REPEINDRE LES MURS AVEC SA BILE IL POURRA PEUT ETRE SE RENDRE UTILE !!! » Ne pas craquer, ne pas craquer … TROP TARD ! Lucern était vert de rage et dans une colère noire. Bien qu’il aimait son travail et le supplément que les cadavres lui rapportaient en parlant depuis l’au-delà, ces derniers commençaient vraiment à lui taper sur le système. Aucun n’avait d’informations utiles, et à part le faire chier pour une minute de plus, ils ne sevraient vraiment à rien. Rajoutez un collègue pas foutu de retenir ses propres tripes en voyant celles des autres – ou ce qu’il en reste – à l’air, et vous avez un parfait tableau de la situation. En un mot : épique.

« ET L’AUTRE TARLOUZE ELLE VA SE BOUGER LE CUL OU IL FAUT QUE JE LUI RETIRE SON BALAI POUR QU’ELLE PUISSE FAIRE UN PAS SANS QUE CA LUI RAMONE SON TROU ? » Oui, c’était celui qui se faisait sauter par un mort du même sexe que lui qui gueulait ça à un hétéro malade. Sauf que personne n’était au courant, encore heureux sinon il aurait pu ajouter quelques collègues à la liste des macchabés à autopsier. « Lucern, s’il vous … » - « QUI ? Qui vous a donné le droit de m’appeler comme ça ? Pour vous, comme pour le reste, c’est Luc. Et je sais ce que vous allez me demander, il n’y a qu’une raison pour que vous preniez un ton aussi condescendant, rempli de crainte tout en m’appelant par mon prénom complet. » Il prit une bonne inspiration, ne croyant même pas à ce qu’il allait dire « Anderson est encore tombé dans les pommes ? » L’autre garda les yeux bien rivés sur le sol, pour marmonner un petit « Oui … Donc si … » Luc soupira, exaspéré. « J’veux bien. Mais à une condition …. VOUS ME FOUTEZ TOUS LE CAMP D’ICI ! LE PREMIER QUE JE VOIS, IL SE PREND MON SCALPEL DANS LA GUEULE, COMPRIS ? » Et ses collègues opinèrent. Non, il ne venait pas de rembarrer son chef, pas du tout … Peut être que si en fait, mais l’autre n’était pas en position de force, et n’avait plus qu’à quitter les lieux, la queue entre les jambes.

Ayant grand besoin de se détendre, il commença par disséquer le cadavre avant de le faire parler. Même s’il avait peur que le type lui tienne un discours aussi peu utile que ses semblables, il se devait de rester calme et ne pas perdre la face devant le mort. Comme prévu, il ne tira rien de bien intéressant de la part de ses entrailles, mis à part quelques morceaux que le type ne recracherait pas en lui parlant. Parce que bon, vomir des morceaux d’estomac sur le type qui vous a ramené à la vie, ça le faisait moyen, pour l’un comme pour l’autre ! Lorsqu’il fut fin prêt, il s’assura d’être tranquille et toucha la peau du mort, sans ses gants.

« Bonjour … » - « Oh … J’suis mort c’est ça ? » Sérieux ? ALLELUJAH, enfin un type sensé ! Putain il allait tomber de la merde ! Enfin pas du macchabé, il l’avait bien assez nettoyé comme ça ! « Vous avez une minute, après vous serez vraiment mort. Désolé du dérangement, mais vous avez une idée de qui vous a tué ? » - « J’étais un peu trop occupé à le regarder m’étriper … » Luc soupira « Mais y’a quelques trucs qui m’ont quand même dérangé. » Le mutant fut toutes ouï et l’écouta patiemment, son espoir en nette hausse « Tout d’abord, il m’a quand même découpé … Sans que cela ne me tue sur le coup. J’veux dire, je suis pas spécialisé en médecine, mais je l’ai sentie passer sa lame, plusieurs fois … » Luc resta bouche bée, impressionné. On ne lui avait pas révélé ce détail – que les morts étaient décédés à l’hôpital – mais avec cet élément en poche, cela changeait radicalement la donne. « Votre type, il est droitier, sacrément balèze et je crois même … Nan, c’est complètement con … » - « Au point où on en est, je pense que vous ne risquez pas grand-chose … » - « J’ai eu comme l’impression qu’il devenait translucide … A moins que c’était parce que je crevais, mais j’aurais juré qu’il disparaissait en même temps que je perdais conscience. » La vache, en moins d’une minute, il en avait appris beaucoup plus qu’en plusieurs semaines de travail acharné !

« C’est un pote à vous ? » - « Hein ? » Trop obnubilé par la mine d’informations qu’il venait de dénicher, Luc n’en avait même pas remarqué le type qui s’était approché. Remarquant aussi que sa minute était bientôt écoulée, il s’assura de ne mettre personne d’autre en danger et retoucha le mort qui claqua, définitivement. Le calme était revenu dans la salle d’autopsie, et ils n’étaient maintenant plus que deux vivants. Hésitant un temps, Lucern espéra que l’autre en tombe dans les pommes … Mais ce moment ne sembla jamais venir. Il ne lui restait plus que deux solutions. La première : le tuer maintenant. Toutefois, c’était galère, et puis ce type ne lui avait rien fait. La seconde … « J’peux vous aider ? » Oui, cela était sa seconde solution, engager la conversation, d’une façon tout à fait normale. Si le type fuyait, retour à la solution numéro une, s’il tombait dans les pommes, il pourrait faire passer ça pour un mauvais rêve, et si d’aventures il ne se comportait pas d’une façon aussi prévisible que son collègue thanatophobe … Eh bien ce serait une première, que Lucern devrait apprendre à gérer, sans filets !
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Mar 9 Sep - 18:24

Si Liam n'avait pas su que le type sur la table était DÉJÀ mort et qu'il n'était absolument certain de se trouver à la morgue, il aurait pu croire que son inconnu du moment venait de tuer quelqu'un... en le touchant. Une idée qui pour beaucoup pouvait paraître saugrenue, mais qui dans le monde du mutant n'avait rien de fou. Pourtant, à cet instant précis, même lui doutait encore de ce qu'il de voir. Assister à cela était comme se trouver dans un rêve. Pendant un instant il se demanda si ce n'était pas le cas. Peut-être qu'en vérité il était affalé devant l'hosto, une clope au bec bavant sur sa blouse sous le regard de ses collègues qui n'osaient pas le réveiller...

« J'peux vous aider ? » Liam, qui n'avait pas lâché du regard le cadavre sur la table, releva la tête vers l'autre type et l'étudia en quelques instants à peine. Il s'apprêta à parler mais aucun ne sortit de sa bouche, et il la referma vivement. Idiot. Par où commencer ? Est-ce que ce gars en blouse n'avait pas assimilé ce qu'il venait de faire ? Ou était-ce définitivement Liam le fou dans l'histoire ? Le médecin jugea que demander serait la meilleure solution. Réfléchir trop lui causait des migraines, et les odeurs environnantes lui collaient déjà assez mal au crâne sans qu'il en rajoute une couche !

Le jeune homme désigna le type mort et dépecé sur la table et jeta un coup d'oeil à son – collègue ? – compagnon. « Vous m'avez déjà aidé. Je le cherchais. Mais je crois que vous l'avez trouvé avant moi... » Il faisait comme si il n'avait rien capté de ce qui s'était passé, décidant – pour le moment – de jouer au même jeu que le type. « En fait c'est grâce à moi que avez pu... l'interroger. Il m'a claqué entre les pattes. J'ai rien pu faire. C'est le troisième... une vraie plaie ces boyaux à l'air ! » Liam était parti dans ses délires tout seul, et il discutait avec l'inconnu comme si de rien n'était. L'autre n'avait après-tout rien de menaçant, et Liam était dans un bon jour. Ce cadavre l'avait tellement blasé qu'il songeait rentrer sans chasser ce soir. Alors qu'on était le premier mercredi du mois. Et qu'il avait sa cible en vue depuis des jours déjà...

Chassant cette idée, il se reconcentra sur le type mort – et accessoirement le vivant – et l'observa un moment, tentant de voir en lui un meurtrier. Il ne vit rien d'autre que son silence et pouffa. « Comme si il pouvait parler... » Liam recula de quelques pas, les bras croisés, et entreprit de visiter le coin. Blanc. Blanc. Blanc. Gris. Blanc. « C'est franchement pas réjouissant comme endroit... » Plus une note à lui même qu'autre chose... Après une minute, il revint vers l'inconnu et se posta dans son dos. Il allait lui toucher l'épaule lorsqu'il se rétracta. Il n'était pas dans un état très stable, et son pouvoir pouvait se déchainer à tout instant sans qu'il ne puisse rien faire pour arrêter le flux. Et même si il ne le connaissait pas encore, refiler une MST ou même une diarrhée à ce jeune homme était fortement déconseillé. Il se crispa et ramena sa main contre lui pour éviter des grands gestes. Un sourire suffit à démontrer au type qu'il était désolé d'avoir faillit lui refiler une merde.

Il préféra s'éloigner un, par prudence, et se posta au bout de la table d'opération. De là, il avait une vue plongeante sur le cadavre et son bide ouvert. Il regarda le mort du dessus, détaillant ses narines, ses paupières closes, sa bouche, qu'il avait vue s'animer quelques minutes plus tôt... « Dites, j'peux vous poser une question ? » Il releva la tête et fixa le jeune homme dans les yeux. Il pouvait presque entendre les battements de son coeur. Un. Deux. Trois. « Vous travaillez ici ? C'est quoi votre nom, j'ai l'impression qu'on s'est jamais vus... ? Pourtant je passe ma vie dans ce trou puant à envoyer des gens pourrir dans les tiroirs de cette salle... Bon, j'en sauve aussi, mais ces trois derniers, j'avoue que j'ai merdé. » Se remémorer ses échecs le fit grimacer. Une odeur de cadavre lui parvint, et Liam se redressa vivement, se rendant soudain compte qu'il avait presque le nez dans la bouche du mort. Heurk.

Liam jaugea une dernière fois le corps sans vie qui le hanterait sans doute pendant des jours, et il croisa les bras face à son inconnu, bien vivant lui ! « Vous savez c'que j'pense ? Que vous êtes intelligent. Et malin » Les cigarettes avaient fait des ravages, et le mutant se sentait à moitié lui-même. Lui qui n'avait jamais bu une goutte d'alcool avait l'impression d'être bourré – d'après ce qu'on lui en avait décrit – et c'était fort désagréable. La honte internationale ! Il rassembla toute sa lucidité pour faire peur à son compagnon. Sans rudesse cependant, une première ! «  Je sais ce que j'ai vu... Mais je dirai rien. A une seule condition... » Liam se pencha un peu vers le type et lâcha dans un souffle « Je veux savoir chaque mot qu'il vous a dit. Jusqu'au plus insignifiant. » Il allait se redresser lorsqu'une autre idée lui vint. « Ah oui ! Je veux aussi savoir comment vous avez fait ça... Je sais que la curiosité est un vilain défaut, mais heureusement c'est le seul que j'ai ! » Il pouffa et fit un clin d'oeil au jeune homme avant de s'éloigner d'un pas – au cas où le type ne décide de lui mettre une droite, pour une raison ou une autre, qui sait ce que passe par la tête des gens lorsqu'ils ont peur – !


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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Mar 9 Sep - 20:31

Lui péter la gueule. La lui enfourner dans le torse du mort et lui faire bouffer le reste de ses tripes, jusqu’à ce que ce petit merdeux s’en étouffe. Voilà tout ce dont le mutant avait envie en cet instant. A quel point était-il devenu naïf, abruti et même con, pour croire qu’il existait encore des personnes respectueuses, polies et sensées en ce bas monde ? Luc avait fait l’effort de ne pas le tuer tout de suite, peut être aurait-il du, tout bien réfléchi. Pourtant, le début n’avait pas si mal commencé …

« Et c’est quoi votre rapport avec lui ? » Petit ami ? Il t’a tellement sauté que tu en es devenu dépendant ? Ah non, ça c’était Luc avec SON vampire ! Bref, bien qu’essayant de faire son possible pour rester calme, voir un étranger en position de force le rendait malade. Lucern avait peur, pas qu’il parle, qu’il crie au monde que le légiste ramenait les morts à la vie – tout le monde aurait bien ri cinq minutes, avant de filer une dose de cheval d’un quelconque sédatif à l’intrus pour calmer ses ardeurs – et surtout qu’il mette le mutant sous les feux de la rampe. S’il aimait être tranquille et faire profil bas, ce n’était pas pour rien ! Un instant, Lucern esquissa un sourire aussi imaginaire que radieux. Alors c’était lui l’incapable qui n’avait pas été foutu de s’occuper de ses patients encore en vie ? Bon, d’accord, c’était petit et méchant, mais si ce type voulait se la jouer, alors le légiste aurait de quoi lui en mettre dans les dents. Oui, il était dans un mauvais jour, et en plus d’envahir son espace personnel, ce petit malin était en train de lui engendrer plus de problèmes qu’une horde de vampire assoiffés de sang. Et si, c’était malheureusement possible.

Comme s’il l’avait craint depuis le début, il s’avéra que le médecin incompétent était en plus doté d’un égo énorme, d’un sens critique très développé – surtout envers autrui – et d’un mauvais goût certain qui lui inspirait tout sauf de l’admiration pour la déco sobre et soft que Luc appréciait tant. En un mot, ce type était une plaie, de l’espèce des connards et de la sous-branche des salopards. Une bête de compétition, prête à faire les meilleurs salons de la connerie pour être sélectionné parmi ses semblables. Ayant perdu patience depuis un moment, le scalpel dans la main droite de Lucern s’agita nerveusement entre ses doigts. Les majorettes et autres prodiges de la manipulation des crayons pour contrer l’ennui n’avaient qu’à bien se tenir ! Le mutant s’était tranché la peau bien des fois en jouant avec un outil aussi dangereux, mais maintenant qu’il savait le manier à la perfection, c’était plutôt à l’autre de s’inquiéter. Et voilà que l’autre s’était approché, comme un prédateur rôdant autour de sa proie. VAS-Y. TOUCHE MOI. FAIS CA ET J’TE PREVIENS QUE TES MERVEILLEUX DOIGTS DE CHIRURGIEN, TU VAS POUVOIR TE LES METTRE OU JE PENSE QUAND ILS AURONT PLUS DE TENDONS POUR LES SOUTENIR ! Luc était calme. Très calme. Trop calme. Les colères froides et lui, c’était une grande histoire d’amour. Extérieurement, il était gelé. Intérieurement, il brûlait. Et il y avait forcément un moment où le contact des deux produisait une explosion aussi magnifique que dangereuse. L’autre abruti était en train de faire monter la pression, et à force de jouer au con, il allait comprendre ce qu’il en coûtait de venir emmerder un légiste soi-disant pris au piège.

D’une façon paraissant tout aussi pédante qu’elle était rhétorique, il posa une question for intéressante. Un instant, le mutant eu envie de lui lâcher un petit : NON, TOI TU FERMES TA GUEULE ET TU DEGAGE ! Tout à fait cordial ! Mais il se retint, convaincu que l’autre avec son égo de merde allait lui tendre une perche tellement énorme qu’il pourrait la lui enfourner, remonter tous ses intestins sans efforts et la faire sortir par la bouche pour l’embrocher comme un vulgaire porc. C’est avec l’image en tête qu’il esquissa un petit sourire amusé qu’il écouta vaguement les questions de l’autre, pour simplement lui retourner dans la gueule « Ca, pour merder vous avez merdé. Et pas qu’à moitié … » Il éluda ainsi le reste et surtout les quelques remarques fort désobligeantes de l’homme, qui manquèrent de peu d’inciter Luc à lui décocher un poing dans sa gueule d’arbre en fleur. Le scalpel tournant maintenant à une vitesse folle entre ses mains, le mutant écouta la suite.

Crescendo, c’était le mot qui convenait le mieux. Ses menaces allaient crescendo. La haine de Luc allait crescendo. Et le leitmotiv des complaintes de l’autre énervait profondément le mutant qui perdit pied pour un détail. A peine le jeune homme eût-il le temps de se faire mousser que le scalpel vola en sa direction, frôla sa joue et vint se briser contre les parois carrelées du mur, non sans laisser une petite trace dans l’émail de celui-ci. D’une voix grave, froide et mesurée – peut être ça le plus flippant en fait – Luc rétorqua, après s’être saisi d’une autre lame prête à être balancée « Ecoute-moi bien, sale petit con. Je ne te dois absolument rien, tu ne représentes rien pour moi, tes menaces pourraient même me faire marrer si ta connerie et ton égo de jeune médecin n’assumant pas son incompétence ne venait pas tout gâcher. Ici, t’es chez moi. C’est mes macchabés, mes problèmes. Si j’ai envie de te dire ce qu’il m’a confié, c’est moi qui choisis, pas toi. Alors soit tu fermes ta gueule et tu retournes sauter tes infirmières pour palier à ton insatisfaction et à ton impuissance qui te rendent incapable de sauver des vies … Soit tu acceptes de l’ouvrir, mais à MES conditions. »

Les yeux plantés dans les siens, lui jetant le pire des regards assassins, il continua « Primo, tu m’approches plus comme ça. J’suis pas ta copine, donc espère pas me tripoter dans mon dos, sinon c’est mon poing dans ta gueule que tu recevras. Ensuite, ton air de jeune vierge effarouchée qui croit tout savoir du monde, tu te le gardes. Si monsieur je sais tout est effectivement omniscient, il n’a rien à foutre ici. Et sachant que TU t’incrustes chez MOI, et que je suis apparemment bien plus âgé, doué et sensé que tu veux bien l’accepter ou même le considérer, tu vas commencer par me parler sur un autre ton, parce que je ne suis ni ta chienne, ni ton esclave. »

Un petit sourire en coin, il rajouta « Si tu veux des informations, commence par être poli. Ensuite, si tu as quelque chose de plus intéressant à me proposer que … » Il prit une voix fluette parfaitement énervante « Si tu craches pas le morceau j’vais dire à tout le monde que tu réveilles les morts et que tu menaces les gentils garçons trop parfaits qui méritent pas ça ! » Sa voix redevint sérieuse, grave, monocorde, inspirant un minimum de respect à qui savait écouter « … Et que tu as d’autres idées en tête que finir alité, attaché, muselé et drogué aux calmants par tes propres collègues qui te croiront fou à lier … Peut-être accepterai-je de te donner quelque chose en échange. Mais pour l’heure … »

Il se calma un peu, changea complètement d’air et en paru même presque sympathique « Je m’appelle Luc. Aurais-tu l’obligeance de te présenter avant de m’expliquer en quoi nous pouvons nous rendre mutuellement service ? » Ouais, presque. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres, tandis qu’il continuait de jouer nerveusement avec son scalpel. Fallait pas le faire chier le Lucern !
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Mer 10 Sep - 22:02

Autant dire que ça commençait mal. Très mal. Apparemment le type que Liam avait prit pour le genre sympathique – muet – bizarre était plutôt le genre à partir en couilles au moindre désagrément. Il agressa le médecin sans même prévenir – et après c'est lui qui parlait de politesses – lui balançant son scalpel, qui passa tout près de lui arracher la joue, l'oreille et tout ce qui suivait. Bordel de merde, c'était devenue une habitude de lui lancer des lames dans la gueule ? Il avait une tête de cible peut-être ? Le geste du légiste surprit d'abord Liam, qui resta sans bouger – au cas où par l'opération du saint-esprit le scalpel revienne le tacler par derrière – puis il soupira, blasé. Il aurait pu laisser éclater sa colère, mais la lame que le type faisait rageusement voler dans sa main l'en dissuada.

Soudain, la tempête se déchaina, et en l'espace de quelques instants seulement, Liam se vit insulter comme jamais – même ses amantes destinées à pourrir six pieds sous terre n'avaient jamais été aussi grossières avec lui ! – et traiter comme si il n'était qu'un vulgaire ado capricieux. Il écouta chaque mot que lui cracha l'autre, recevant chacun d'eux comme un coup de poing dans le ventre. Il supportait tout, sauf qu'on lui rappelle ses échecs. Et il y était abonné ces derniers temps ! Un vrai cauchemar, que ce type aimait à rendre encore plus immonde.
Liam attendit patiemment – putain il était frustré pour se lâcher autant sur un gars qui n'avait rien demandé ! – qu'il termine de réciter ses sermons. Heureusement une partie de ses hurlés n'étaient pas insensés ! Ne plus l'approcher, c'était noté, Liam préférait de ne pas avoir à lui expliquer qu'il venait – malencontreusement – de lui refiler de l'herpès ou une gale. Et il voulait garder ses couilles, qui pourraient – potentiellement – encore lui servir. A FAIRE DES CHOSES QUI NE REGARDAIENT EN RIEN MONSIEUR TRIFOUILLEUR DE BOYAUX.

Les yeux plongés dans ceux du type, le mutant poussa un soupir lassé. Bordel, il pouvait pas passer la seconde sérieux ? Il avait comprit quoi ! Il était un petit con, égocentrique, incapable, impoli, blablabla... Vive le scoop ! Forcé de supporter les humeurs du 'réveil cadavre', Liam fit mine de sourire – en priant pour que cela ne fusse pas mal interprété, ce type était un putain de parano, et visiblement très TRES susceptible – A noter sur post-it dès qu'il rentrerait – si il rentrait vivant ! Il se prit une dernière bourrasque en pleine face, une histoire de compromis... et soudain, son visage s'éclaira. Il semblait calme, posé. Eh ben, c'était le pompom... le gars était susceptible ET lunatique. Discuter avec une girouette n'avait été le fort de Liam... lui qui réfléchissait trop arrivait toujours à se trouver dans la pire situation au mauvais moment. Question de calcul erroné sur le moment 'ange'  et 'démon' de la personne. Visiblement ce type – qui ne tarda à dire s'appeler Luc – était revenu dans la phase 'ange' mais il pouvait basculer à tout moment, et le mutant sauta sur l'occasion pour se défendre de tout ce qui venait de lui être cruellement reproché !

« Luc le légiste ! Enchanté ! » Il tendit la main au type en souriant. Lorsqu'il aperçut le scalpel qui tournoyait encore devant lui, il retira ses doigts, de peur que l'un d'eux ne vienne s'ajouter à la collection du légiste. « OK. Je suis désolé si je t'ai paru un peu sec, froid, et salopard... Paraît que je suis comme ça, et t'as totalement raison de l'avoir dit tout haut, si ça t'a fait du bien... PAR CONTRE. Je te permets pas de me traiter d'incapable. Si tu es aussi sensé et doué que tu le dis – plus que moi, admettons – tu sais que ces gens étaient condamnés... On survit pas avec les boyaux à l'air. A moins que tu n'ai une solution miracle ? Bref. Le reste j'assume, mais pas ça, désolé. » Il était pas désolé du tout, mais c'était question de rester poli – étant donné qu'apparemment le type était aussi chiant sur ce point qu'une mamie avec son petit fils – et ne pas se mettre plus à dos encore le légiste.
« Bon, gars, j'admets que mon entrée était pas des plus magistrale... Je suis désolé si je t'ai froissé, mais c'est pas parce qu'aujourd'hui tu pisses de travers que tu dois te défouler sur moi ! J'avoue aussi que mon arrangement était... maladroit. C'était petit de te menacer comme ça. Et je suis mal placé pour ça... » Cette fois, ses excuses étaient sincères, et il espérait que Luc le voit de la même façon. Il reconnaissait presque tout ses torts, c'était pas mal déjà ! Presque un exploit pour lui !

Liam baissa les yeux et ils tombèrent sur le scalpel. Cette fois, c'en fut trop, et il chopa la lame au vol – en prenant garde de SURTOUT PAS TOUCHER le type – Il lui lança un regard noir et déposa l'outil dans dans une boîte qui en contenait d'autres du même genre. En guise de défense il haussa les épaules. « Quoi ? Ça me déconcentrait ! » Il prit une grande inspiration et jeta un oeil au cadavre à côté de lui, un peu dégoûté. Cette histoire de ventre ouvert le perturbait vraiment, et il était venu pour ça. Après tout, si il pouvait se servir de cette excuse pour se rendre sympathique – ou juste un minimum supportable – aux yeux de Luc – qui semblait vouloir lui arracher les yeux à chaque fois qu'il ouvrait la bouche – c'était déjà un grand pas ! Le mutant prit un air sérieux et fixa son regard dans celui du légiste, décidé à lui prouver qu'il pouvait être sensé, intelligent et capable, contrairement à ce que Môsieur pensait.

« Je m'appelle Liam. J'aimerais beaucoup faire affaire avec toi, Luc légiste. Ton cadavre là, c'est pas le premier qui arrive dans cet état, je me trompe ? Les deux premiers, tu les as aussi fait parler ? ON SE CALME, j'veux pas même savoir ce qu'ils t'ont dit, garde le pour toi si ça te fait plaisir ! Je sais des choses aussi, et je sais pas toi mais moi cette histoire, ça m'intrigue. Pire, j'en dors plus la nuit ! - putain pourquoi il avait dit ça ? L'autre allait s'imaginer des choses atroces et lui défoncer la tronche avec... Bon. Faire comme si tout était normal. On souffle – J'aimerais bien savoir qui s'amuse à mutiler les gens comme ça... Pas parce que j'arrive pas à les sauver, mais juste parce que primo ça m'impressionne plus du tout, et deuzio je suis curieux et OUI j'adore me mêler de ce qui me regarde pas – comme tu as pu le constater –. » Il regarda à travers les yeux de Luc, y cherchant un quelconque signe positif. – Bordel, mec, sourie un peu ! – « On pourrait chercher le meurtrier... Enfin j'dis ça... si tu t'en balance, je me démerderai tout seul, j'ai l'habitude... Je trouvais juste que ce serait intéressant, et enrichissant si on partageait notre savoir en se rendant utile. Genre éliminer une pourriture qui sème la peur et la discorde et nous envoie des gens à l'agonie qu'il doit considéré comme de la barbaque plus fraîche – qu'on s'entende bien, je vise pas les Vampires –... » Non parce qu'il l'avait sentit venir à des kilomètres avec sa comparaison douteuse...
Plus qu'à attendre le verdict : un scalpel dans le cul, ou une poignée de main. Ah non, pas ça non plus. Bon disons juste un accord signé de loin...


Dernière édition par Liam E. Lord le Ven 19 Sep - 23:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Dim 14 Sep - 21:12

Ouais … Mais non ! TES DOIGTS TU TE LES FOUS AU CUL OU DANS TES POCHES AVEC TES MAINS, MAIS PAS VERS MOI, ILS RISQUENT DE PRENDRE TROP CHER LA ! Pas parce qu’il était redevenu agréable – en apparences du moins – que l’autre devait se croire tout permis, non mais oh ! Voir le type se défendre fut en un sens rassurant. Au moins, il avait des couilles en plus d’une gueule d’arbre en fleur, enfin un truc utile ! Non parce que là, mis à part une journée de merde et des cadavres, l’univers ne lui avait pas apporté grand-chose …

La nouvelle slave d’excuse parvint tout de même à calmer un peu le légiste. Un peu. C’est vrai que ce type ne méritait pas ça, pas l’intégralité en tout cas. Mais bon, il lui fallait un bouc émissaire, et ce con avait eu la bonne idée de la ramener pile au moment où il s’était passé quelque chose de plus poilant que le reste. Un peu comme si la mère d’un ado se pointait dans sa chambre au moment où le gamin se lisait un magasine porno. Même si un macchabé n’avait rien d’une revue classée X, et que ce médecin en couche culotte ne ressemblait en rien à sa mère ! Bref, au moins chacun savait à quoi s’en tenir, les bases étaient posées et ils pouvaient à présent causer tranquillement. Soudain, son objet fétiche pour se calmer lui échappa des mains. OH LE PETIT SALOPARD ! J’VAIS TE FAIRE LA PEAU SI T’AS PAS UNE VRAIE RAISON POUR ME LE CHOPE DES … Ah ben si, il avait quand même une raison … Ce qui n’empêcha pas Lucern de grommeler un petit « La prochaine fois, demande … Poliment. » qui venait de suivre le regard destructeur qu’il lui avait jeté.

Faisant acte du mieux qu’il pu question patience – soit le laisser finir son monologue sans l’interrompre ou lui trancher la carotide – Lucern comprit que l’autre était un vrai névrosé du genre à se bouffer lui-même jusqu’à en trouver la réponse. Le mutant était sensiblement pareil, à ceci près qu’il avait quelques motivations plus poilantes, utiles, matérielles et presque tangibles que l’autre. En un mot : du fric ! Petit à petit, le légiste retrouva son calme – un VRAI calme cette fois, pas comme précédemment – et même si les derniers arguments de Liam lui donnèrent l’envie passagère de lui filer un poing dans sa gueule. A la place, il répondit, avec un air aussi supérieur qu’énervant « J’suis sûr que ça doit cartonner pour coucher ce genre de discours … » Riant même un peu de sa propre connerie. Flippant, au moins ça ! Soupirant, comme pour revenir à un état plus sérieux et surtout faire le tri dans ses pensées, il s’expliqua à son tour, plutôt calme.

« Franchement, sauver la veuve et l’orphelin, j’en ai rien à battre. Le seul truc que je trouve utile, c’est l’argent. Il ne fait pas forcément mon bonheur, mais il y contribue … Enfin … » Il baissa les yeux un instant, ne pouvant s’empêcher de repenser à sa belle. « Ca vaut c’que ça vaut, mais le dernier macchabé … » Il baissa de nouveau les yeux, cette fois sur le mort aux tripes à l’air « M’a enfin dit quelque chose d’utile. Et j’aurais du y penser plus tôt. Tu as dit qu’il était impossible de les sauver … Mais comment ont-ils pu arriver jusqu’à ta table d’opération sans claquer avec de tels dégâts ? » Question purement rhétorique mais destinée à faire réfléchir, Lucern poursuivi « Les trois m’ont dit qu’ils avaient vu leur meurtrier les tuer. Donc on exclue d’emblée l’humain normal. Le vampire, j’y crois pas trop, il aurait du péter un câble à la vue du sang en les ouvrant. Ce qui nous laisse les sorciers et mutants. » Le légiste ignorait encore tout des loups et ne les avait donc pas inclus. Il n’y aurait de toute façon pas cru, pourquoi s’encombrer d’une lame avec une telle force surhumaine ? « Les sorciers doivent généralement marmonner une flopée de paroles incompréhensibles, or aucun des morts n’a entendu le son de sa voix. Ce qui laisse seulement un mutant, capable de maintenir ses victimes en vie et disparaitre comme par magie … »

« Ah oui, c’est pas certain, mais notre informateur m’a dit que le type disparaissait, comme s’il devenait invisible … » Un peu énervé par ses propres mots, Lucern marmonna, autant pour lui-même que pour se convaincre de ne pas lâcher prise, quoi qu’il arrive « Si j’le chope, je vais lui faire tâter de sa médecine à ce con. Comme si les mutants n’étaient pas déjà assez maltraités comme ça, faut des cons pour leur donner mauvaise réputation maintenant … »

Revenant à ses moutons, le mutant soupira de nouveau et rajouta « Bref, j’accepte de t’aider, à la condition que t’évites de la ramener sur ma façon d’obtenir mes informations. On a chacun à y gagner après tout … Ca fait des semaines que je suis là-dessus, et je n’ai rien d’autre que les paroles de trois morts. T’aurais plus d’informations de ton côté ? » Si si, il s’intéressait vraiment à ce que l’autre pourrait lui dire. Tant que cela s’avèrerait utile, sinon … SCALPEL !
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Dim 14 Sep - 23:05

Demander poliment, il savait pas faire. Évidemment, il allait pas lui dire... Trop risqué. La boîte à scalpels était encore suffisamment proche pour qu'il en saisisse un et lui balance sans prévenir. Et le regard de tueur qu'il lui jetait depuis cinq minutes – malgré son calme apparent – ne disait rien de bon à Liam. Il préférait rester sur ses gardes plutôt qu'être poli ! Parce que franchement, ce type n'avait pas la tête du mec qui, quand tu es poli, te fais grâce des tortures qu'il rumine depuis deux heures !
Liam soupira et ignora donc son interlocuteur. Il aurait aimé lui dire qu'il ne prévoyait pas de 'prochaine fois' mais préféra changer totalement de sujet.

Faire affaire avec un type pareil ne lui était jamais arrivé. D'habitude, c'était lui qui menait, et ce n'était pas pour lui déplaire. Cependant avec Luc il avait l'étrange impression qu'il allait se contenter de sortir les poubelles... toujours pour s'éviter un sclapel entre les deux yeux... Ou pire ! Qui savait ce qui passait par la tête d'un légiste ! Un LEGISTE quoi ! Vive la vocation... Liam imaginait le gamin à 10 ans. « Papa, maman, quand je serai grand je voudrais... » - « Devenir riche ? » - « Tripoter les morts ! »

Apparemment il avait réussit à faire les deux, d'après ce que Liam avait réussit à suivre du discours de son compagnon, à moitié perdu dans ses délires. Il jaugea Luc et tenta de déterminer son niveau de calme, sans grand succès. Même sans retrouver cette lueur meurtrière dans ses yeux, les mains du mutant le démangeaient ; il avait envie – BESOIN – d'aller cacher cette putain de boîte de scalpels ! Elle le stressait, et il ne pouvait s'empêcher de lui jeter des petits regards en coin entre deux phrases du légiste. Comme si les armes blanches allaient lui sauter à la gorge – ou se faire un peu aider pour ça – … Conscient qu'il délirait à moitié, il ferma les yeux une seconde et tenta de se reconcentrer sur le moment présent.

La technique infaillible – mais dangereuse – des 'lèvres pipelettes'. Mode d'emploi : fixer les lèvres en mouvement de son interlocuteur et se concentrer sur sa voix pour parvenir à saisir ce qu'il dit. ATTENTION : peut être mal interprété par la personne miroir... Essayer de le faire discrétos quoi... Jeu auquel Liam était plutôt doué – pour une fois qu'il était doué dans quelque chose d'autre que le sexe, la torture et l'auto-flagellation – et qui lui permit effectivement de saisir tout ce que Luc lui raconta. Il rembobina une partie pour se souvenir de tout et se perdit dans une de ses réflexion intense dont il avait le secret, et qui exaspérait tout le monde !

Les questions de Luc étaient pertinentes, et pleines de bon sens. Le mutant se trouva même plutôt con de ne pas y avoir pensé plus tôt lui-même... « C'est vrai qu'ils auraient tous dû crever sur le moment... Pourquoi ils arrivaient vivants ? Le type les maintenait peut-être volontairement en vie ? » Ses questions étaient plus pour lui-même qu'en attente de réponse, mais Liam s'était à peine rendu compte qu'il s'était exprimé tout haut...
Il croisa les bras, fronça les sourcils et se caressa le menton – comme dans les films – pour manifester le flux de ses pensées. Ce que le légiste avait réussit à tirer de ses 'patients' était déjà énorme ! Liam n'avait pas autant à lui fournir – et il avait l'impression que pour ça, il allait vite pleurer sa mère – mais son hypothèse d'un mutant lui remua les idées, et il creusa.
Un potentiel mutant qui avait peut-être le pouvoir de disparaître... Il avait beau chercher dans tous ceux qu'il connaissait et avait côtoyé, il ne trouvait aucun type de sa race – et celle de Luc, par extension, et d'après ce qu'il avait vu – correspondant à la description.

« Les mutants ont automatiquement mauvaise réputation... Et ce taré n'a pas choisi de venir au monde, après tout, ni même de posséder le don qu'il possède. » Liam avait prononcé ces mots sans même songer à ce qu'ils allaient engendrer. Une réplique de Luc concernant les mutants l'avait poussé à agir sans réfléchir – pour une fois – et à peine eut-il terminé sa phrase qu'il s'en mordait déjà les doigts. Sans pour autant regretter. Heureusement il put aisément changer de sujet et ainsi faire oublier à son collègue qu'il venait – plus ou moins clairement – de descendre leur espèce sans scrupules ni compassion, et défendre un tueur par la même occasion.

« Aucun reproche, c'est juré. Tu bosses comme tu veux, et te servir de ton pouvoir pour améliorer ton quotidien est une idée courante... Et puis franchement, c'est hyper pratique comme truc, faut l'avouer ! » Le jeune homme s'était un peu emporté. Il sourit comme il put à Luc et baissa d'un ton après s'être raclé la gorge. « J'en sais pas beaucoup plus sur notre homme. Mais j'ai fait des recherches sur ses victimes, pour essayer de relier les meurtres. C'est un tueur en série, et généralement ses proies ont un profil particulier, et des caractéristiques plus ou moins similaires... Donc ! Après mes recherches, j'ai remarqué quelque chose qui pourrait éventuellement coller... » Il marqua une pause pour s'assurer qu'il avait tout l'attention de Luc, et se tourna vers le macchabée au bide ouvert sur la table. « Il s'avère que notre homme ici présent n'est pas un saint, loin de là ! D'après ce que j'ai pu entendre et lire, il était même plutôt porté sur le meurtre, lui aussi. » A la limite, cette activité restait assez courante parmi les gens du coin. Rien d'extraordinaire en somme ! « Mais ce qui est étrange, c'est que les deux autres avaient eux aussi quelque chose à se reprocher. Du même acabit. Après, j'en sais pas plus... juste que les trois ont aussi fait une petite virée par l'hosto y'a quelques mois, le même jour, mais je n'ai pas pu voir pourquoi, cette partie du dossier est censurée... »

Liam avait tenté de chercher les pages manquantes, en vain. Les dossiers de ces trois morts avaient été amputés d'une partie, cette partie ! sans que le jeune médecin ne sache pourquoi, ni comment, ni même qui aurait pu être à l'origine de cela... Tout ce qu'il avait, c'était un pressentiment que ces deux histoires étaient liées, et que si il parvenait à accéder aux parties disparues, alors peut-être obtiendrait-il des réponses.
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Lun 29 Sep - 20:12

« Il n’a pas à payer pour être né avec ça, on lui a pas demandé son avis après tout. Par contre, foutre la merde avec, rien que pour ça je lui enverrais bien une boîte entière de scalpels dans la gueule à ce con ! » Luc était remonté. Contre le meurtrier, contre Liam, et surtout contre lui-même. Encore heureux qu’il ignorait le passe-temps favori de son interlocuteur, sinon l’autre aurait sûrement déjà fini mort en trois coups de lame, attaché, ranimé et découpé re-vivant sur sa table. Oh que si, y’en avaient comme ça, qui lui donnaient juste envie de les torturer à mort, puis les ramener à la vie pour leur filer un petit bonus, quitte à ce qu’il y en ait quelques dommages collatéraux. Après tout, dans un hôpital rempli de mourants, fallait juste que les probabilités tapent dans la bonne partie de la populace pour que le prix en soit justifié !

En un sens content que Liam s’accorde à ne pas critiquer sa façon de faire, le mutant eût toutefois du mal à ravaler sa salive quand l’autre abruti qualifia son don « d’hyper pratique » … NON MAIS TU CROIS QUE JE KIFFE CA DE RAMENER DES CADAVRES DECOUPES A LA VIE ? DEJA QUE MORT C’EST PAS RAGOUTANT, LA C’EST LA GERBE DIRECT ! EN PLUS LA MOITIE D’ENTRE EUX SONT PAS FOUTUS DE COMPRENDRE CE QU’ILS FOUTENT LE BIDE A L’AIR, QUAND ILS VEULENT PAS SE BARRER EN COURANT AVEC DES JAMBES INEXISTANTES ! PARCE QU’EN PLUS DE SE FAIRE INSULTER PAR DES CORPS EN DECOMPOSITION, FAUT AUSSI LES TRAINES QUAND ILS SE BARRENT ! ALORS SI TU VEUX, J’TE REVEILLE UN MORT, CELUI DE TON CHOIX, ET PENDANT TOUTE LA MINUTE TU TE TAPES SA COMPAGNIE ! ET LA TU VERRAS CE QUE CA FAIT DE REVEILLER DES MORTS, QUAND LA SEULE QUE TU VOULAIS GARDER EN VIE T’A FUI AVEC CETTE SALOPE DE FAUCHEUSE !

Zen. Rester ZEN. On prend une bonne inspiration, on respire … ET LA PROCHAINE FOIS QUE J’T’ENTENDS DIRE QUE REVEILLER LES MORTS C’EST HYPER PRATIQUE, C’EST TOI QUE J’REVEILLE APRES T’AVOIR FAIT TAIRE ! COMPRIS ?! Heureusement que son informateur en herbe n’avait pas qu’un concombre dans l’entrejambe qu’il utilisait sûrement comme sa cervelle, sinon Luc se serait fait une joie de lui offrir une belle ablation pour lui éviter trop de réflexions inutiles ! Trop réfléchir, ça fait mal au crâne, manquerait plus que le mec en chope un cancer des testicules à trop penser avec sa … Bref. Un tantinet exaspéré par l’autre QUI SE LA JOUAIT DE NOUVEAU, PUTAIN J’VAIS TE FAIRE LA PEAU SI TU CONTINUES, il se força à garder une respiration lente et mesurée, même si sa tension faisait littéralement des bonds, et qu’à chaque pulsation cardiaque, ses artères s’en trouvaient visiblement gonflées.

C’est alors qu’un fin, fugace mais réel sourire s’afficha sur le visage du mutant. Enfin un truc utile ! Luc n’avait pas eu l’idée de chercher le pédigrée de ses macchabés – et aucun d’eux n’avait eu l’idée d’aller à confesse pendant l’entrevue au purgatoire-minute – ce qui rendait le raisonnement de son équipier fort utile. Presque rassuré et bien plus rassurant, il rajouta immédiatement « Si ce n’est que ça, alors c’est pas vraiment un problème … » Aussitôt, il chercha un trousseau de clés dans un tiroir et se dirigea d’un pas décidé vers la porte menant à un long et déprimant couloir. Certain que Liam ne resterait pas trop en compagnie de quelques cadavres en décomposition ralentie par le froid et quelques autres saloperies dont personne ne voulait connaître l’existence, il lança, trop confiant pour en laissait transparaître le moindre doute « Les archives de l’hôpital conservent tout, vraiment tout. J’te parle pas de ce qu’ils confient au personnel soignant, mais les véritables dossiers, ceux qui donneraient envie à n’importe quel médecin, le plus dévoué soit-il, de tuer son patient sur place … »

Non, Luc n’était pas fier de savoir que tant de monstres passaient à l’hosto sans être inquiétés, mais c’était là aussi son fond de commerce. Supposant que le curieux de service lui demanderait sûrement ses sources, l’intéressé se contenta de rajouter, avec autant de rhétorique que de satisfaction « Faut croire que coucher pour réussir, parfois ça marche … » Même si la réussite en question avait claqué trois jours plus tard à cause d’un dommage collatéral plus communément appelé T’ES MORTE PARCE QUE J’AI PAS RETOUCHE MON MORT APRES LA MINUTE. PAS DE CHANCE !

Une fois arrivé devant la porte, Luc inséra une clé et déverrouilla l’entrée. Machinalement, il se mit  à chercher les dans les dossiers, rajoutant « Personne ne vient ici, on sera tranquilles. » Et puis, le peu qui avaient autorité en ces lieux, Luc les tenait par les couilles à coups d’informations qui pouvaient coûter leurs carrières. SAVOIR C’EST POUVOIR, ça n’avait jamais été aussi vrai !
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MessageSujet: Re: Take a cup of tea with the death | Luc & Liam    Ven 3 Oct - 23:32

Tant que la gueule de scalpels finissaient dans la gueule du meurtrier et pas dans la sienne, Liam disait OUI à Luc. Sans ambiguïté. Ce type était un fou furieux psychopathe qui aimait tripoter les morts et se venger de sa vie de merde sur les vivants, mais il était intelligent et malin. Et flippant. Dangereux aussi. Sans doute le mec le plus dangereux que Liam avait croisé jusqu'ici, justement parce qu'il n'avait pas un pois chiche à la place du cerveau. Et peut-être aussi parce que malgré sa colère, il cachait son jeu. En temps normal, le jeune médecin n'aurait jamais choisi de travailler en association avec un malade pareil. Mais sur ce coup, il avait l'impression que cela serait indispensable. Bien sûr il ne se trompait pas !

A peine avait-il avoué à Luc tout ce qu'il savait que ce dernier décidait de changer – un peu – d'expression, passant d'un regard assassin à un regard pseudo-intéressé/intrigué. Les miracles n'existent pas dans ce monde de ténèbres ? A cet instant, on l'aurait prouvé par A + B à Liam qu'il n'aurait encore pas voulut y croire. LUC INTÉRESSÉ PAR CE QU'IL DISAIT ! Improbable ! Inattendu ! Merveilleux ! Il hésita à le prendre dans ses bras pour lui signifier sa gratitude face à son effort, mais renonça au dernier moment. Cette lueur de colère brillait de nouveau dans les yeux du légiste. Ne prenons pas de risques ! De toute façon, il n'en aurait pas eut le temps... Luc avait déjà filé, des clés en mains et d'un pas décidé, vers la porte de sortie. Apparemment, lui aussi savait des choses qui pourraient leur être utiles. Plus que le témoignage de cadavres à qui l'ont avait octroyé une minute de vie en plus...

Décidé à ne pas rester dans cette salle glauque et aux odeurs migraineuses, Liam suivit le mutant à la trace. Pas trop près pour ne pas se manger ses cheveux en cas d'arrêt brutal – et risquer les clés dans sa tronche, étant donné l'absence actuelle de scalpels à portée de main du légiste – et pas trop loin ne pas faire espion ou risquer de le perdre en route.
Heureusement le chemin se fit sans déboires, à la plus grande joie du médecin, qui écouta les explications de son compagnon avec attention. Visiblement, il en savait beaucoup... beaucoup plus que lui. L'origine du mystère fut révélée sans gène ou honte apparentes, et Liam ne put s'empêcher de pouffer. « J'crois que ça marche à tous les coups... » Il parlait en général, mais aussi pour lui, qui se servait de cette méthode peu chrétienne pour parvenir à ses fins lors de ses chasses.

Ne désirant pas énerver de nouveau Luc, le jeune homme changea immédiatement de sujet, balayant le précédent à coup de raclements de gorge et sourires en coin. « Alors, tu dis que nos infos pourraient se trouver dans les archives ? Et comment on trouve un mobile si les trois quarts des gens qui passent par ici sont les disciples d'un diablotin ? » Il observa le légiste, déjà en pleine fouille, et partit dans d'autres réflexions, permettant ainsi au silence de se faire maître l'espace de quelques secondes. Un flash lui apparut et il se pencha à hauteur de Luc. « Comment sont classés les dossiers ? Par année c'est ça ? Quel est l'intérêt de les classer ainsi ? » Liam se rendait bien compte que ses multiples questions risquaient d'exaspérer Luc, mais il ne les posait pas au hasard. Il voulait d'abord savoir si son partenaire pouvait y répondre, et sinon, si il voyait où le mutant voulait en venir.

Liam ne lui en laissa pas le temps. Il chipa un dossier au hasard dans un tiroir et l'ouvrit avant de lire quelques informations à voix haute. « Rosa Stone. Née en 2015 à New-York. Deux opérations du coeur entre 2045 et 2051. Morte le 2 Juin 2051. » Il le laissa tomber à ses pieds et en attrapa un second dans le tiroir voisin. « Amy Langley. Née le 4 décembre 2023. Morte le 17 décembre 2052 d'une overdose. » Un troisième y passa avant que Luc ne puisses stopper la machine en marche. « Charles Jale. Né le 10 avril 2003. 5 opérations entre 2032 et 2046. Mort le 2 janvier 2046. » Liam releva la tête et fixa le légiste. « Quelle est la logique dans tout ça ? A part qu'ils soient tous crevés depuis plus ou moins longtemps...» Aucune date ne concordait, cela semblait n'avoir aucun sens. Au regard de Liam, c'était comme si ces archives n'avaient jamais été classées, ou sciemment mélangées pour brouiller les pistes et éviter les problèmes d'intrusions du genre de Luc et Liam à ce moment même.

Perturbé par ce mélange, le médecin n'en reprit pas moins les recherches. Il leur fallait trouver les dossiers des deux trois victimes de l'ouvreur de bides pour parvenir à faire un lien entre eux. Tous étaient des criminels. Tous avaient fait un détour par l'hôpital un même jour quelques temps avant leur mort. Mais il devait y avoir quelque chose d'autre... quelque chose ne plus, qui expliquerait beaucoup. Beaucoup trop peut-être.

La patience était une qualité que le jeune mutant savait exploiter. Si il fallait passer la nuit sur ces dossiers pour trouver les bons, il était prêt à le faire. Cependant, sa patience se partageait avec sa curiosité, sa malice et sa passion du savoir. Se tourner vers Luc pour obtenir de l'aide lui valut un petit complexe, mais il ne regretta pas. A moitié avachi par terre, il se pencha vers le légiste et lui souffla ses craintes. « Vieux, t'aurais pas une minuscule idée de l'endroit où pourraient être ces putains de dossiers ? Cette salle est aussi grande d'un hall royal ! » Il exagérait à peine ! Même en y passant des heures à deux, les mutants ne parviendraient jamais à éplucher TOUS les dossiers des archives. C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.


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