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 [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.

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MessageSujet: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Sam 4 Oct - 8:59


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
Ennuie. Besoin de délivrance. Joe tourne en rond, telle une bête en cage. Elle n'en peut plus d'attendre, de chercher ou de craindre. L'espoir fait vivre, dit le proverbe.

« - C'connard a de la chance d'être déjà mort, qu'elle baragouine entre ses dents, cul planté dans le sofa. Songeant au responsable d'une lexie si stupide.

Émeraudes fixes et brillantes. Reflet de l'écran infesté de neige. Il n'y a pas de chaîne, le silence est brisé uniquement par son saccadé de l'écran. Sa folie grandit, et Johanna sent qu'elle est sur le point de dérailler, de tout démolir autour d'elle.  Plus rien n'a de sens, et sa compréhension du monde s'étiole de plus en plus. A quoi bon courir ? Pourquoi doit-elle subir toutes ces merdes ? Ses prunelles obliquent légèrement vers le téléphone, et la brune se retient d'écouter pour la millième fois ce message laissé par Ulrick. Ca n'apporte rien de plus, que d'énièmes questions sans réponses. Elle n'a qu'une date approximative et, maintenant, un jumeau caché sur les bras. Qui lui-même ignorait l'existence d'Ulrick. Joe inspire et expire, recrachant l'air de ses narines dilatées. Mains plantées sur les bords du canapé. Sur la table trône un paquet de clopes, vilaine manie à laquelle elle a finalement succombé. La mutante agrippe le paquet, se lève abruptement et file jusqu'à la fenêtre. Mais cramer trois bâtons de cette fichue nicotine n'apaise pas la vieille femme aux traits éternellement juvéniles. Sa tenue de soie tombe le long de ses longues guibolles, coudes appuyés contre les rambardes des fenêtres. La misère du Bronx aurait du l’écœurer depuis longtemps. Pourtant, elle est encore là. La preuve de son humanité retrouvée, son lieu de renaissance, sa rencontre avec Samantha et cet étrange garçon, qui n'avait plus donné de nouvelles par la suite. Puis Ulrick, qu'elle était venue tuer … Pour finalement finir sur sa table à manger. Sa drôle d'escapade avec un zombie, ou encore, cette fois ou Salem est Novalee lui avait sauvé la vie, un juste retour pour les deux fois précédentes où elle en avait fait de même pour le grand blond bougon.

Un cocktail de souvenirs auxquels elle s'est finalement attachée. Erzbeth, en trois siècles, n'avait rien retenu, si ce n'est décadence, violence et sexe. Une débauche totale. Deux misérables années comptent finalement au centuple. Alors, non. Regagner ce manoir vide et infesté de son ancienne vie, ne lui dit absolument rien. L'idée de tout dévaster dans un élan de rage non plus, pourtant, c'est exactement ce qu'elle fait. Son corps agit par lui-même, et joe perd totalement le contrôle. Tout y passe, ses mains rageuses repoussent tout autour d'elle. La canapé vole, la table se retourne, les bibelots s'écrasent en miettes. Joe n'est plus qu'une tornade humaine, s'exécutant jusqu'à l'épuisement. Lorsque son appartement n'est plus qu'une pâle copie d'un champ de bataille, et que son corps git au sol, la brune fixe le plafond. Sa léthargie dure presque jusqu'au couché du soleil, et c'est seulement après s'être calmée que la jeune femme se redresse enfin, les yeux dans le vague. Ce qui aurait une touche de mélodrame pour un œil peu avisé, n'est que le fruit de mois de tortures mentales diverses. Contrairement aux apparences, Johanna n'avait encore jamais craqué avec autant de force.

Et la solitude n'avait jamais autant pesée sur ses épaules.

L'air morose, la jeune femme se redresse sur ses jambes, se dirigeant avec difficulté jusqu'à sa douche. Dans sa bataille navrante, elle n'a pas réalisé qu'elle s'était coupée à divers endroit mais, en vérité, elle s'en contrefout. Ces douleurs sont minimes, à côté du reste. Joe a tout bonnement l'impression d’errer au purgatoire, d'être une âme torturée. Peut-être que c'est ça, la vérité. Une illusion qui dure depuis des années, sans qu'elle ne le réalise. Quelque que chose qui se joue d'elle en la manipulant comme un petit pantin désarticulé. Il lui faut presque une heure pour se défaire de l'eau brûlante, se vêtir et claquer la porte de son appartement. Elle sait où aller, pour une raison qu'elle ignore, ses pas l'amènent à la seule personne qui puisse vraiment comprendre. Qui endure autant qu'elle, si ce n'est mille fois plus, pour avoir déjà tout perdu. La frontière est là, à ses pieds, Joe pourrait vite la franchir, sans le savoir. Le trajet en moto est rapide, et il lui faut à peine vingt minutes pour gagner le domaine de Skender.

Pourtant, plus tard, plantée devant sa bécane rutilante, Joe hésite encore. Ils font affaires ensemble, certes. Mais, et après ? A quoi est-ce qu'elle joue ? Elle n'a jamais été du genre à réclamer une épaule pour pleurer, à ressentir le besoin de compagnie. Avec un soupire, la brune tourne les talons, à deux doigts de tracer sa route. Mais un hululement accompagné d'un éclat de voix la stoppe net. La jeune femme arque ses sourcils, pivotant sur ses talons à la recherche de la bestiole. Mais ce qu'elle voit est ... Particulièrement surprenant. Sur le toit de la vieille bâtisse, Vladimir est perché, sa peau d’albâtre se reflétant aux lueurs légères des étoiles. Il semble occupé à discuter avec ... Une chouette. Ca ne pourrait l'étonner qu'à moitié, s'il n'était pas pratiquement nu. Moue décontenancée presque comique plaquée sur sa bouille, la mutante n'y tient plus et file en direction du manoir. Grimper en hauteur est aisé, et c'est en silence qu'elle rejoint le vampire. Elle sait qu'il l'a entendu, peut-être même sentie. Même s'il lui tourne le dos.

- ... Tu deviens sénile ? Lance la brune, avant de voir une petite curieuse aux yeux ronds dépasser de derrière l'épaule du Prince déchu. La bestiole hulule à nouveau, sa tête pivotant dans tous les sens. Bestiole bizarre. Navrée, je parle pas la chouette. »

Le spectacle la déroute tellement, qu'elle en oublie presque son malaise.
Et c'est sagement qu'elle attend que le Transylvanien daigne se tourner vers elle.

FICHE PAR SWAN.

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Dernière édition par Joe E. P. Wolfgang le Lun 13 Oct - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Sam 4 Oct - 21:02


Blood Link
Vladimir Skender & Joe E. Wolfgang


Il pouvait sentir l’odeur du sang. Elle était faible, presque indétectable, en vérité. Les plaies avaient été nettoyées, elles ne saignaient plus. Juste recouvertes par les vêtements. Ouvertures dans la chair. Fins sillons qui devaient apparaître rougeâtres sur sa peau nacrée. Pourtant il s’était nourri, plus tôt dans la soirée. Le vent charriait à ses narines l’odeur capiteuse. Les poches de sang dérobées dans un hôpital, ou peu importait où se les procurait son majordome, avaient un goût infâme. En vérité, c’était comme si elles n’en avaient pas du tout. Juste un liquide nutritif, sans arôme. Sans odeur. Sans rien du tout. Sans âme. C’était étrange qu’il continue à se nourrir ainsi. Rien ne l’y obligeait plus. Plus vraiment. Une promesse qu’il avait faite. Car se nourrir, comme pour tout vampire, avait cette connotation sensuelle bien souvent. Sauf quand il entrait dans une frénésie écarlate, ne jugeant plus de rien, ne contrôlant plus rien. Dans ces instants, il aimait sentir la peur donner au sang cette fragrance acide. Il aimait la sentir se mêler à cette fascination morbide qu’avait l’être humain pour la mort. Mais la plupart du temps, non, la plupart du temps, Vlad préférait la saveur sucrée, acidulée, que le sang apportait avec le plaisir qui était charrié dans les veines de ses victimes. Victimes bien plus que consentantes sous ses caresses, sous l’entremêlement de leurs corps. Mais le Transylvanien avait fait une promesse. Une promesse de fidélité, de loyauté. Car l’autre savait que se nourrir lui apportait du plaisir. Il voulait être le seul humain à en profiter, à profiter de son corps mort et inapte à aimer, disent-ils. Oh pourtant il l’avait aimé si fort. Un frisson qui n’avait rien à voir avec le froid traversa son échine alors qu’il échangeait toujours des paroles étranges avec l’animal à ses côtés. A moitié nu, assis sur le rebord du toit de son manoir, les jambes pendant dans le vide. Il avait fait une promesse. Il ne toucherait personne d’autre à part lui. Ne sentirait que son corps se glisser contre le sien, autour du sien, dans le sien. Ne goûterait qu’à son sang embelli par le désir intense qui les foudroyait tous les deux à chaque fois. Pourtant, plus rien ne le liait à cette promesse. Tout avait changé.

Tout avait changé quand celle qui se trouvait en contrebas lui avait annoncé la terrible nouvelle. Oh qu’il avait cru qu’il serait aux anges lorsqu’elle aurait retrouvé sa descendance perdue. Si seulement il avait su le lot de malheurs que ça lui apporterait… S’il avait su… Il avait eu l’impression de se retrouver à nouveau devant le corps inerte d’Ileana. De sentir la soif lui ronger les entrailles nuit après nuit, si bien qu’il ne pouvait même pas voir son fils et lui offrir le réconfort dont il avait si terriblement besoin. Cette situation tellement… ironique, où il avait eu l’impression d’avoir enfin ce dont il avait besoin pour combler son être, et voir ce à quoi il tenait le plus arraché tout aussi vite. Son immortalité ne lui avait pas permis de sauver sa famille. Retrouver sa descendance n’avait pas apaisé sa solitude. Oh, quelle saveur amère sur sa langue. Dans sa gorge. Quelques mots qui pouvaient briser un bonheur fragile. Plus rien ne le tenait à sa promesse. Ce corps, il ne le toucherait plus ainsi. Il ne pourrait pas. C’était… malsain. Il sentait pourtant sa peau frémir encore au souvenir de ses doigts sur sa chair, caresses insistantes et douloureuses de plaisir. La chouette hulula à ses côtés. Il hocha la tête, simplement. Je sais. Je sais qu’elle est là. Un nouveau piaillement. Je ne sais pas. Il secoua la tête. L’ombre de la mutante se mouvait dans les autres de son manoir. Elle ne pouvait pas passer inaperçue. Pas avec tous les yeux braqués sur les alentours, tout ces yeux par lesquels Vlad pouvait voir. Même s’il n’avait pas eu la nyctalopie inhérente à son espèce, il aurait pu voir comme en plein jour grâce aux chouettes, hiboux, loups, chauves-souris, qui surveillaient son manoir en permanence.

Le vampire transylvanien était d’ailleurs monté rejoindre la chouette avec laquelle il discutait un peu plus tôt dans la soirée. Il avait avalé sa poche de plastique au goût atroce, avait pris une douche et avait seulement pris la peine d’enfiler un vieux jean effilé, dont les pattes avaient été découpées juste en dessous du genou. Rien d’autre. Pas de chaussures. Pas de chemise ou de tee-shirt. Pas même un caleçon sous le tissu rêche du pantalon. Un long hululement le fit sourire. Un sourire presque triste. Non je ne sais pas pourquoi elle est là. La chouette avait évidemment perçu la présence de Joe. Ses grands yeux noirs pouvaient tout voir ou presque. Tout comme le vampire, le rapace s’interrogeait sur la raison de sa venue, et si son maître avait seulement envie d’une confrontation avec elle ou non. On ne pouvait pas vraiment dire que la nouvelle qu’elle lui avait annoncée avait été bien accueillie. Leur relation s’en retrouvait pâtie, bien évidemment. Le vent ne lui porte plus l’odeur faible de son sang, juste sous sa peau entrouverte. Il sait qu’elle est passée de l’autre côté. Elle n’est plus dans le sens de la brise nocturne. Il peut l’entendre, pourtant. A travers les herbes un peu trop hautes, marchant sur des brindilles. Froissant un brin d’herbe humide de la rosée portée par le fleuve à proximité. Vlad se dit distraitement qu’il devrait appeler le jardinier. Le parc autour du manoir devenait un peu trop sauvage. Il n’avait rien contre les fleurs et les plantes sauvages. Elles n’étaient que plus belles que celles plantées, cultivées, changées pour le plaisir des hommes. Il aimait que la nature reprenne ses droits… mais là, ça devenait juste n’importe quoi. Le volatile émit un long hululement qui ressemblait à un rire. C’en était un d’ailleurs. Si Vlad pouvait comprendre ses pensées, ses émotions, l’inverse était aussi vrai. Il lui jeta un coup d’œil en coin et un sourire étira la commissure de ses lèvres avant qu’il ne rie lui aussi.

Le son s’envola dans la brise comme le chant d’un verre de cristal sous le joug d’un doigt humide. La pensée lui tira un nouveau frisson, appelant d’autres souvenirs. Son rire s’éteignit lentement comme une radio dont on baisse le son progressivement. Il pouvait entendre Joe arriver au sommet du toit. La chouette sautilla pour venir se poser sur les genoux du vampire, comme pour se protéger de la vision de la mutante. Pourtant, elle étira ce coup qu’on ne voyait pas en temps normal et passa la tête par dessus l’épaule de l’ancien prince pour la scruter de ses énormes yeux ronds. Un nouveau hululement strident. Vlad émit un nouveau rire. Un petit rire. Il laissa ses doigts effleurer le plumage délicat de l’oiseau. Je sais ce qu’elle sent. Le loup, ou du moins son souvenir. Le sang. La poussière qu’elle avait du soulever en culbutant ses meubles. Cette bagarre qu’aucune autre ne pouvait remporter puisque seule combattante qui l’avait blessée sans qu’elle ne s’en rende compte. La douleur emportée par le jet d’eau brûlant de la douche. Ça aussi il pouvait le sentir. Le vent n’avait pas tourné. Mais elle était suffisamment proche pour que son odeur lui parvienne tout de même. ... Tu deviens sénile ? Le cou de la chouette disparut sous un plumage bouffant alors que l’oiseau se secouait, comme indignée qu’on puisse parler de son maître ainsi, arguant avec un hululement un peu trop surexcité. Le vampire l’apaisa d’une caresse. Navrée, je parle pas la chouette. L’oiseau pencha la tête et ferma les yeux sous les doigts du transylvanien. Elle dit que tu sens le sang. Le rapace rouvrit les yeux et lança un regard courroucé à son interlocuteur du moment. Elle voulut lui becqueter le doigt et Vlad rit encore. Oui, en ce moment, il préférait de loin la compagnie de ces animaux avec qui il avait une affinité que n’importe quel être humain. Ou plus ou moins humain, selon les standards. Ils lui permettaient d’oublier un peu de la réalité. La chouette gonfla encore ses plumes avant de déployer ses ailes majestueuses et de s’envoler au loin, laissant les deux autres à leur discussion. Le regard de Vlad se voila légèrement mais Joe ne pouvait pas le voir. Il ne s’était toujours pas retourné vers elle. Je crois que tu l’as vexée. Mensonge, évidemment. Sous le ciel étoilé, il pouvait voir son amie virevolter avec une silhouette semblable. Son compagnon assurément.

Vlad poussa un léger soupir et se leva de son perchoir, toujours dangereusement au bord, et se tourna vers elle. Pourquoi me ferais-je sénile ? Le hurlement d’un loup se fit entendre, bientôt repris par d’autres. Ils se lançaient en chasse. Vlad n’avait pas envie de se connecter à leur esprit pour connaître leur proie. Pas alors qu’ils partaient chasser un intrus sur ses terres. Il pencha pourtant la tête légèrement sur le côté, comme à l’écoute, rompant le regard visuel avec Joe. Non, il ne voulait pas entrer dans leurs têtes alors qu’ils chassaient, réclamant leur besoin de sang et de chair. Pas alors qu’il avait encore ce goût atroce sur la langue et qu’une simple pochette plastique n’était pas vraiment suffisante. Il y en avait d’autres, à l’intérieur, au frigo, attendant juste qu’il les réchauffe. Et il y avait cette odeur infime sur la peau de Joe. Jamais il ne s’attaquerait à un humain pourtant. Pas alors qu’il était en pleine possession de ses moyens. Pas alors qu’il pouvait simplement envoyer son majordome chercher un jeune homme cherchant un peu de sensations fortes pour la nuit. Le vampire tarda à nouveau ses prunelles sombres dans celle de la jeune femme — en apparence du moins. Que fais-tu ici, Joe ? Droit au but. Il avait peut-être une éternité devant lui, mais parfois, la patience n’était juste pas son fort. Il n’avait juste pas envie de l’inviter à prendre un thé, ou une bière, pendant qu’il siroterait une nouvelle poche de sang dégueulasse dans un verre en cristal.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 5 Oct - 9:06


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE


« - Elle dit que tu sens le sang.

La petite bestiole continue son cirque, jusqu'à finalement gonfler son petit buste, ébouriffer ses plumes et filer dans le ciel dans un battement d'ailes.

- Je crois que tu l’as vexée.

Il ne peut pas le voir, mais elle se contente de hausser les épaules. L'être à plumes sillonne dans l'air, accompagnée d'un semblable. Elle n'a pas l'air contrariée le moins du monde. Vlad, en revanche … Il lui tourne toujours le dos, et la brune peut détailler chaque sillon de muscle sur son épiderme, malgré la pénombre. Le peu de lueur lui suffit à y voir clair. Un corps neuf, des yeux neufs. L'avantage de renaître dans un corps intacte, pourtant déjà abîmé. A force de jouer avec le feu, la mutante a fini par se brûler. Et ses escapades laissent des marques. Mais ce n'est pas aux petites coupures de sa précédentes crises, qu'elle songe.

- Pardon, madame la chouette ! Balance la brune d'une voix parfaitement audible en levant les yeux en l'air, juste pour la forme.

Pourtant, tout en fronçant les narines, la brune baisse le nez pour tirer sur le col de son pull sombre moulé à sa peau. Même si sa carcasse mutante encaisse plus que d'autres, certaines  fissure mettent du temps à cicatriser. Les bleus partent presque instantanément, sa peau ne forme jamais de croûtes, elle se recolle simplement pour former qu'une fine ligne blanche. Ces marques là ne seront bientôt que de lointains souvenirs. Mais en attendant, Vladimir le sent.  La jeune femme pince les lèvres, tout en avisant un filet rougeâtre couler le long de son nombril ou sa poitrine. Elle aurait pu faire l'effort de penser ses plaies avant de venir. Pourtant … Elle n'en a strictement rien à foutre, d'être blessée. Un mouvement dans sa vision périphérique l'oblige à lever le menton, tandis que le vampire se détourne pour lui faire face. Son corps au bord du vide. A part un jean coupé négligemment aux genoux, il ne porte rien, même pas de chaussures. A en juger par l’humidité de ses cheveux, le Transylvanien sort aussi de la douche.

- Pourquoi me ferais-je sénile ?

- Hum …

Alors là, il lui pause une colle. Non pas qu'elle manque de réponses, mais il se pourrait qu'elle n'est pas envie de le contrarier. Le cri d'un loup déchirant la nuit lui coupe presque aussitôt la parole, et le vampire penche la tête sur le côté, se détachant d'elle pour aviser le vide, l'air songeur. Il a définitivement quelque chose d'animal. A sa manière. Pas comme Rousseau. Chacun semble … Dangereux. Mais, chez Vlad, ça ne lui déclenche pas ce frisson honteux d'angoisse. C'est même tout l'inverse. Une pensée qu'elle repousse très vite.

- Que fais-tu ici, Joe ? Lâche-t-il presque aussitôt, avant de planter ses prunelles sombres sur sa silhouette.

Il manque quelque chose à son regard. Il semble à peine la voir. Comme si son interlocutrice n'était qu'un spectre. L'ancienne damnée soupire, plongeant les mains dans les poches arrières de son jean avant d'approcher. Se positionnant simplement à ses côtés. Ils sont hauts, assez pour qu'un humain lambda meurt d'une chute aussi mortelle. Pour Joe, c'est de la rigolade. La brune hausse les épaules, faisant danser de légères anglaises brunes formées par l'humidité sur ses épaules.

- C'est une bonne question, très pertinente …

Non, elle ne se moque pas de lui. Elle ne sait même pas ce qu'elle fout ici.

- J'allais … Rebrousser chemin, mais je me suis dit que tourner en rond ou saccager mon appartement, ça m'aiderait pas. Et puis …

La brune croise les bras, pivotant le menton vers Vladimir en se mordant la lèvre. Il a l'air d'une épave … A vrai dire, elle n'a pas pris le temps de songer à l'effet de la mauvaise nouvelle sur lui. Après tout, Joe n'a jamais vraiment fait ça. Ressentir … de l'empathie. Et admettre ce sentiment de … Connexion, avec Vladimir, est une chose qu'elle se refuse à faire. Ils se tolèrent, ça ne fait pas de lui un ami. N'est-ce pas ? Elle a déjà bien assez avec toute la trouble d'hurluberlus. Salem qui semble avoir beaucoup de mal à rester vivant. Ariana qui la harcèle pour qu'elle lui apprenne l'art du combat. Novalee qui ... Lui a sauvé la vie. Cette étrange jeune femme, Coraline, qui semble être ... un fantôme. Oui, carrément, un spectre. Et cette drôle de fille avant autant de force qu'elle. Ca fait déjà trop de mondes dans sa vie, trop de personnes à apprendre à connaître. Pour ce qui est de Luc, elle ne préfère pas en parler. Leur rencontre était pour le moins ... Etrange et inconfortable. Pourtant, maintenant qu'elle est là, la mutante prend le temps d'y réfléchir à deux fois. Il se pourrait qu'elle est pété un plomb en apportant la mauvaise nouvelle. Son premier fou rire depuis des mois. Alors que Vlad encaissait le fait que, devant lui, se tenait à la fois et son amant, et sa descendance. C'est morbide à souhait, bien que Luc soit un héritier si lointain …  Il lui faut un moment pour daigner finir sa phrase. Et un soupire s'échappe de ses lippes fines.

- Bon ok, je sais, j'ai agis comme une vraie salope la dernière fois. Admet Joe, en se doutant qu'il doit certainement légèrement lui en vouloir. Mais pour ma défense, si tu fais la gueule, sache que moi, je suis que le messager, j'ai rien fait … A part … éclater de rire … Pendant que tu pétais les plombs … Et qu'il était à deux doigts de faire une crise cardiaque.

Plus elle aligne les faits, plus la culpabilité l'accable. Bon, d'accord. Oui, elle aime bien Vlad au point d'être empathique.

- Mais … Je suis comme ça. Ajoute-t-elle en haussant les épaules, levant ses mains qui finalement s'agitent dans le vide.Je … Je sais pas pourquoi j'agis éternellement comme une vraie garce, ou que je brise tout ce que je trouve, c'est toujours tellement plus facile ! Avant, tu vois, ça marchait bien. Je trouvais, je jouais, je cassais, et bim : Adios, on s'revoit en enfer. Et maintenant, je pète les plombs, je suis à fleur de peau, je dois m’acclimater alors que j'ai la sensation de faire de l'hypothermie depuis deux ans. Je sais que c'est pas juste pour toi, Vlad. T'as retrouvé ton descendant dans des circonstances peux envieuses.

Mais qu'est-ce qu'elle fout ?! La brune passe son temps à jouer les carpes, et la voilà qui le confond avec un psy ? Elle est cinglée, c'est définitif.

- Mais tu vois, Luc, il est vivant lui. Tu le sais, t'as une preuve de son existence. Et t'as promis, Vlad, t'as promis que t'allais m'aider. Alors, me demande pas ce que je fais ici, avec ton air contrarié, alors que tu m'as fait une promesse ! Je suis que le messager, merde ! Pourquoi t'as l'air de m'en vouloir autant ?

Avait-elle vraiment ça sur le cœur ? L'idée que Vladimir soit furieux contre elle importe réellement ? Ca ne devrait pas. C'est fou, ce qu'on peut déballer, une fois qu'on accepte de s'éjecter du silence. D'un soupire tremblant, la brune diaphane passe une main sur sa nuque, avant de fermer les yeux. Ses bras retombent finalement le long de ses hanches, et c'est seulement après s'être calmée, qu'elle rouvre les paupières pour darder Vlad de ses prunelles émeraudes.

- Le pire, c'est que je viens même pas pour parler affaires avec toi. Je suis là uniquement parce que j'avais nul part où aller … J'en ai marre, Vlad. Ca fait des mois que je cours, tout ce que je fais ne rime à rien.

Le poids de ses confidences devient trop lourd à porter, et la font s'affaler sur le toit. C'est à son tour de laisser ses jambes pendre dans le vide.

- … Si tu veux me pousser du toit pour te soulager, fais-toi plaisir, je retombe toujours sur mes pieds. Le geste sera seulement métaphorique. Promis, je me tirerai sans poser de questions, sans me plaindre, mais oublie que je viens de jouer la carte de la Drama-queen, je vais pas y survivre. »

Une légère dose de sarcasme. Son humour à elle. Tout en levant le nez vers Vladimir, plus grand encore alors qu'elle arrive maintenant seulement à son genou, elle tente même un léger sourire contrit. Non. Elle ne l'apprécie pas. C'est faux.

Cause toujours Wolfgang.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 5 Oct - 11:52


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La chouette était majestueuse, planant dans les airs pour rejoindre son compagnon. Le vampire laissa son regard dérivé tranquillement sur son sillage, comme s’il volait à ses côtés. Ça aurait pu être le cas. Il lui aurait juste suffi de se connecter à son esprit. Mais alors que l’extrémité de ses plumes effleurait celles du rapace mâle, Vlad savait qu’il n’en ferait rien. Il ne voulait pas ressentir ce que le petit volatile ressentait à cet instant. Ça aurait été trop douloureux. Une boule bloquait sa gorge. Il repensa à Lucern, levant les yeux vers lui. Un brin de peur au début. Puis de l’espoir. De l’amour. Du désir. Puis tout qui se brisait à l’annonce fatidique de leur lien de parenté. Il y avait peut-être presque six siècles entre eux deux… mais Vlad ne parvenait pas à se défaire de l’idée qu’il avait pris un plaisir comme il n’en avait pas connu depuis des années, de longues années, avec quelqu’un qui partageait son sang. Les muscles du vampire frémirent. Les souvenirs le hantaient. Il ne lui laissait pas de répit. Il n’avait même pas eu le courage de le revoir depuis. Il ne savait pas comment il réagirait. Oh, il était heureux de voir que sa descendance ne s’était pas éteinte, pas encore… mais qu’elle prenait les traits de celui qu’il avait aimé comme il n’avait jamais aimé personne depuis bien longtemps… C’était trop douloureux. Il n’aurait pas du en vouloir à Joe pour avoir apporté le message. Après tout, elle avait rempli sa part du contrat. Pourtant, il ne pouvait s’en empêcher. Oiseau de mauvais augure.

Il l’entendait bouger derrière lui. Il pouvait sentir le mouvement infime de l’air sur sa peau alors qu’elle se mouvait. Pardon, madame la chouette ! Juste pour la forme. Pouvait-elle seulement comprendre ce que c’était de partager son esprit avec un animal ? Comprendre ses émotions, ses craintes ? Ce désespoir face à ce que le monde était devenu ? Corrompu par les hommes, corrompu par les vampires ? A nouveau, il la sentit bouger. Il entendit le bruissement subtil du pull qu’elle tirait. Ses narines se dilater pour essayer de percevoir l’odeur qu’il avait discernée. Plus criante que celle de ses cheveux séchés par la brise soulevée par son engin motorisé. Plus criante que celle de l’eau chaude sur sa peau, cette eau qui avait chassé d’autres odeurs, en appelant d’autres sur son sillage. Mais Vlad était un vampire. C’était normal que ce soit la fragrance du sang qui l’interpelle le plus. Finalement, il se leva et se retourna vers elle. Il ne comprenait pas pourquoi elle le traitait de sénile. Il n’avait pas l’impression d’être plus vieux, plus handicapé que la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Etait-ce vraiment vrai ? Ne sentait-il pas encore une fois toute son éternité sur ses épaules ? Encore un peu plus ? La vie ajoutant un souvenir douloureux aux autres qui le hantaient depuis des siècles ? Hum … Elle n’avait pas la réponse non plus, apparemment. Les loups en contrebas hurlèrent, se répondant. Il pouvait les sentir encercler leur proie. Il pouvait sentir leur stratégie de meute juste à proximité, comme s’il pouvait l’effleurer du bout des doigts. Il lui aurait suffi de tendre la main et il plongeait dans cet esprit presque collectif. Ces dernières nuits, il regrettait souvent de ne pas pouvoir prendre la forme de ces animaux avec lesquels il avait une affinité. Il aurait aimé planer au dessus de la cime des arbres, slalomer à une vitesse folle entre les buildings de verre et d’acier, courir à travers les bois après une proie quelconque et sentir le reste de la meute autour de lui. Ses muscles se tendirent dans une sorte d’expectative. Bientôt, ils fonderaient sur l’intrus. Il n’avait aucune chance. Vlad se dit qu’il aurait au moins pu se connecter à l’un d’entre eux pour savoir qui s’était. Mais non. Il laissa les loups s’occuper de son domaine et dans un soupir, il reporta son attention sur la mutante.

Il ne la voyait pas vraiment. Il savait qu’elle était là, devant lui, dans la pénombre sous un croissant de lune et une pluie d’étoiles. Il la sentait. Il la voyait respirer. Il sentait l’air se mouvoir autour de son corps, charriant son odeur capiteuse. Mais il ne la voyait pas vraiment. Pas comme la nuit où il l’avait revue pour la première fois en des décennies au Cirque. Pas comme les autres fois où il l’avait croisée pour la tenir au courant de ses recherches et inversement. Non. Cette nuit, elle était presque comme un fantôme, comme s’il pouvait voir à travers elle, loin derrière. Elle poussa un soupir et le rejoignit au bord du toit. Il sentait l’appel du vide dans son dos. Il n’en avait que faire. Il ne mourrait pas d’une chute aussi faible. Un humain normal assurément, mais pas lui. C'est une bonne question, très pertinente … Il s’attendait à de l’ironie et du sarcasme dans sa voix mais il n’y avait rien de tout cela. Ça aurait du l’interpeler. Ce n’était pas le cas. Il se sentait détaché. Détaché du présent. Détaché de son corps. De ses pensées. Comme s’il avait fui dans la minuscule silhouette d’une chauve-souris s’éloignant à tire d’ailes pour aller attraper un insecte sous un lampadaire. J'allais … Rebrousser chemin, mais je me suis dit que tourner en rond ou saccager mon appartement, ça m'aiderait pas. Et puis … Il ne comprenait toujours pas. Etait-elle venue chercher du réconfort auprès de lui ? Pensait-elle vraiment qu’il serait apte à en lui donner ? Elle se tourna vers lui. Ses yeux se posèrent sur la lèvre qu’elle mordillait. Aucune expression ne tirait ses traits, sauf peut-être une sorte de lassitude. Il avait envie de bondir du rebord du toit, fouler l’herbe humide de ses pieds nus. Rentrer en Transylvanie, dans sa citadelle dans les montagnes, pour s’exiler encore une fois du monde. A pieds. Oui, à pieds, ça serait bien. Ça le forcerait certes à trouver un abri pour la journée, mais ça lui occuperait l’esprit. Il faudrait forcément prendre l’avion ou un bateau pour traverser l’Atlantique… A moins qu’il ne passe pas l’Alaska et la Russie ? En hiver, la glace devait être encore assez étendue pour qu’il puisse traverser à pied. A moins que le réchauffement de la planète ne l’empêche ? Il ne savait pas. Il ne s’était pas renseigné.

Elle soupira à nouveau. Son souffle chaud laissa très brièvement une empreinte humide très légère sur son torse nu et glacé. Bon ok, je sais, j'ai agis comme une vraie salope la dernière fois. Mais pour ma défense, si tu fais la gueule, sache que moi, je suis que le messager, j'ai rien fait … A part … éclater de rire … Pendant que tu pétais les plombs … Et qu'il était à deux doigts de faire une crise cardiaque. Rire. Comment avait-elle pu rire ? La situation n’avait rien de comique. Les doigts du vampire se recroquevillèrent, formant un poing aux jointures blanchies. Ses ongles courts s’enfonçaient dans sa chair, laissant des sillons rougeâtres. Les mots. Il entendait les mots. Son cerveau les comprenait. Pourtant, il n’y avait aucune autre réaction de sa part. Détaché. Mais … Je suis comme ça. Je … Je sais pas pourquoi j'agis éternellement comme une vraie garce, ou que je brise tout ce que je trouve, c'est toujours tellement plus facile ! Avant, tu vois, ça marchait bien. Je trouvais, je jouais, je cassais, et bim : Adios, on s'revoit en enfer. Et maintenant, je pète les plombs, je suis à fleur de peau, je dois m’acclimater alors que j'ai la sensation de faire de l'hypothermie depuis deux ans. Je sais que c'est pas juste pour toi, Vlad. T'as retrouvé ton descendant dans des circonstances peux envieuses. Elle continuait de parler. Il ne disait rien. Elle n’avait jamais autant parlé depuis qu’il l’avait retrouvée, vivante et bien humaine. Mais tu vois, Luc, il est vivant lui. Tu le sais, t'as une preuve de son existence. Et t'as promis, Vlad, t'as promis que t'allais m'aider. Alors, me demande pas ce que je fais ici, avec ton air contrarié, alors que tu m'as fait une promesse ! Je suis que le messager, merde ! Pourquoi t'as l'air de m'en vouloir autant ? Il cilla légèrement lorsqu’elle lui rappela leur contrat. Il n’avait pas oublié, loin de là. Les siens cherchaient toujours une trace de Rick. Il avait trouvé Bran. Ce n’était pas le bon. Il commençait de plus en plus à craindre que le loup de Joe ne soit déjà mort. Mais il n’avait pas arrêté de le chercher. Il n’avait pas rompu sa promesse.

Avait-il réellement l’air de lui en vouloir tant que ça ? Certes il s’était montré bien silencieux depuis l’annonce de la nouvelle… mais s’il n’avait rien à lui dire, pourquoi parler pour ne rien dire ? Vlad n’était pas le genre de vampires à aimer s’écouter parler. Il n’avait pas besoin de longs discours sans sens. Pragmatique et direct. La brune passa une main sur sa nuque, sous la masse de cheveux qui boucle avec l’humidité ambiante. Il la regarda faire. Il ne la voyait pas vraiment. Chaque de ses gestes. Détaché. Presque… presque comme le loup qui observe la biche brouter. Il cligna des yeux, chassant cette pensée. Ce n’était pas vraiment le moment d’oublier le contrôle. Le pire, c'est que je viens même pas pour parler affaires avec toi. Je suis là uniquement parce que j'avais nul part où aller … J'en ai marre, Vlad. Ca fait des mois que je cours, tout ce que je fais ne rime à rien. Il errait depuis six siècles et rien n’avait de sens. Il pouvait comprendre. La vie n’était pas faite pour être vécue si longtemps. Peut-être un peu plus qu’une espérance humaine, mais pas six siècles, pas une petite éternité. Joe finit par s’asseoir sur le rebord du toit à son tour. Il baissa les yeux mais son regard s’échoua sur l’herbe en contrebas. … Si tu veux me pousser du toit pour te soulager, fais-toi plaisir, je retombe toujours sur mes pieds. Le geste sera seulement métaphorique. Promis, je me tirerai sans poser de questions, sans me plaindre, mais oublie que je viens de jouer la carte de la Drama-queen, je vais pas y survivre. Cette fois, le sarcasme était là.

Elle leva les yeux le long de sa haute silhouette à s’en tordre le cou. Il ne la regardait toujours pas. Après un moment, il ouvrit finalement la bouche. Il avait l’impression d’avoir la gorge sèche. Je n’ai pas oublié. dit-il simplement. Finalement, il baissa les yeux et plongea ses prunelles sombres dans les siennes, émeraudes. Je suis tombé sur son jumeau. Mes bêtes aussi. Rien d’autre. C’était comme s’il avait simplement disparu de la surface de la terre… effacé. Sa voix était plate, sans émotion aucune. Ce n’était pas vraiment bon. Il le savait. Pourtant il ne parvenait pas à se reconnecter avec l’humanité qui restait en lui, car il savait qu’il n’y avait que peine et douleur qui l’y attendait. Il aurait aimé descendre du toit, rejoindre les loups, dévorer la carcasse autour de laquelle ils devaient maintenant être rassemblé, l’intrus hors d’état de nuire. Son corps fuselé et massif frissonna. Ses poings étaient toujours serrés. L’odeur du sang était charrié par la brise qui provenait du fleuve. Il tressaillit encore. Ce régime à base de poche de sang ne lui réussissait vraiment pas. Surtout quand il n’avait plus le sang de Luc pour les accompagner. Sa vision se voila de rouge pendant un bref instant. Un clignement de paupières et elle était simplement dans les tons gris et argent, paysage nappé par la lumière de la lune. Elle tenta de lui adresser un sourire. Sans grande conviction. Il la regardait mais ne la voyait pas vraiment. Un grondement sourd menaça de remonter le long de sa gorge, faisant vibrer son torse. Des gouttes carmin perlèrent sur ses paumes, ses ongles enfoncés dans sa chair. Finalement, il se détourna de ses prunelles émeraude et fit quelques pas pour s’éloigner. Mâchoires serrées. Il voudrait desserrer ses doigts mais il n’y parvint pas. La peine ne lui réussissait pas. Le sang au goût chimique non plus. La combinaison des deux certainement pas. Encore moins de mettre de côté son humanité pour ne plus rien ressentir, pour ne plus avoir mal. Encore une fois, sa vision se teinta de rouge. Son visage manqua de se déformer pour prendre les traits caractéristiques à son espèce. Sa voix s’éleva dans l’obscurité, plus basse qu’à l’accoutumée. Tu n’aurais pas du venir. dit-il simplement, comme une évidence.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 5 Oct - 18:01


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
Comment a-t-elle pu ne pas la remarquer ? La demi-lune. Perchée haut dans le ciel, observant la mutante et le vampire. En silence. Les éclairant, pour ne pas les laisser totalement dans l'obscurité.

« - Je n’ai pas oublié. Lâche alors le brun, l'air légèrement troublé. Un trouble qui ne dure qu'une fraction de secondes, et la jeune femme fronce les sourcils sans le lâcher du regard. Je suis tombé sur son jumeau. Mes bêtes aussi. Rien d’autre.

- Wow … Attends, tu me dis que tu as rencontré Bràn ? Quand ça ? Tu aurais … Pourquoi tu m'as pas prévenue ?  

Mais l'être immortel se détourne presque aussitôt, avant de s'éloigner d'elle. Il allonge la distance entre eux, semble à bout de souffle. Ironique pour un mort dont les poumons ne sont que factices. Joe fronce les sourcils, peu certaine de la réaction à avoir. Ses pieds se balancent dans le vide, et d'un geste souple, ses mains agrippées aux bordures du toit la soulèvent. La réaction de Vladimir est étrange et indéfinissable. De leurs dernières rencontres, elle n'a jamais vu le dents-longues dans un tel état.  Doit-elle s'inquiéter ? Fuir à toutes jambes ? Ou faire front ?  La dernière solution est son terrain de jeu, la couardise ne fait jamais partie de ses options. La bêtise non plus cependant. Pourtant, elle n'a pas envie de partir, il semble avoir certaines choses à lui dire.

- Vlad, j'ai besoin de savoir. Ce type … Je l'ai confondu avec Ulrick. Ulrick, qui ne m'a jamais parlé d'un éventuel jumeau. Et si certaines choses sont liées … Je peux … Je sais pas, je peux peut-être y arriver. J'ai bien trouvé ton descendant, ce qui est, admettons-le, bien plus difficile que de retrouver une personne qu'on côtoie de plus deux ans. A la base …

Son cerveau tourne à cent à l'heure, elle n'était pas là pour ça, mais le simple fait que Vlad soit entré en contacte avec le jumeau de Rick, peu de temps après – ou avant ? - elle, peut-il être simplement une coïncidence . Non, elle n'a jamais cru aux hasards ! Jamais !

- Tu n’aurais pas du venir. Coupe le vampire d'un ton bas, quoi que … Rauque. Guttural. La brune stoppe son monologue frénétique, levant les yeux vers le brun tout en ouvrant ses lippes fines. Qu'est-ce qu'il entend par-là ?

- Vlad ? …

Quelque cloche. Et être accaparée par cette affaire obsédante ne l'aide pas à réagir suffisamment vite. Vladimir semble … Tendu. Un vampire tendu, au souffle court … A la respiration rauque. Merde. Les signes ne trompent pas, elle le sait bien. Comment peut-elle être aussi aveugle au mal qui ronge les autres ? Il faut qu'elle apprenne à gérer ça.

- Vlad, regarde moi … Demande-t-elle d'un ton étrangement doux, tout en approchant à pas prudents.

Cette tête de mule refuse visiblement d'abdiquer. Et la jeune femme pose un pied devant l'autre, contournant l'immortel pour se positionner face à lui. Les hurlements des loups se font alors plus perçant dans la nuit, sûrement tous accaparés par un jeu de chasse mortel. Ils festoient. Peut-être ont-ils ce qu'ils voulaient ? Et sous l'éclat de la demi-lune, la mutante étudie les traits déformés de Vladimir. Prunelles rougies, paupières serties de veines noires … Sous ses mâchoires tendues, elle devine avec aisance deux crocs mortels prêts à percer sa chair.

- … Depuis combien de temps ? Tu as cessé de te nourrir ? Demande-t-elle d'un ton plus soucieux qu'elle ne le voudrait, pas assez détaché à son goût. Avec un soupire, la brune secoue la tête de gauche à droite. Je sais pas ce que tu fais de ton temps libre, mais visiblement, ton contrôle à ses limites. Tu étais maître de toi, dans un bar remplit de poches sur pattes. Trois coupures, et …

C'est pas croyable, a-t-il vraiment cessé de se nourrir ? Se contente-t-il de ces poches infectes et sans goûts ? Luc était-il aussi sa source ? Pourtant, la dernière fois qu'elle s'est rendue ici, deux humains nus jouaient avec lui sur le divan du salon. Son attachement envers Luc semble plus sérieux qu'elle ne l'avait imaginé. Légèrement agacée et tendue, la brune repousse ses cheveux avant de pencher la tête sur le côté.

- Bien. Nourris-toi. Tranche-t-elle d'un ton abrupte, évitant de passer pour quelqu'un de trop compatissant. Elle n'éprouve pas de pitié pour Vlad. Elle se contente de comprendre. C'est tout. Pas la peine de protester. Tu sais te contrôler, non ? Prends deux ou trois gorgées. J'aimerai qu'on parle sérieusement, et tant que tu seras dans cet état là, on arrivera à rien. J'ai vu pire. »


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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 5 Oct - 22:42


Blood Link
Vladimir Skender & Joe E. Wolfgang


Wow … Attends, tu me dis que tu as rencontré Bràn ? Quand ça ? Tu aurais … Pourquoi tu m'as pas prévenue ? Il entendait à peine ses paroles. Son corps frissonnait comme celui d’un humain en manque de sa drogue. Il aurait du boire plus de poches de sang, maintenant qu’il ne se nourrissait plus sur Luc. Plus sur d’autres humains. Mais le goût était tellement infect qu’il avait déjà du mal à en finir une, alors en siffler plusieurs ! Ça lui donnait la nausée rien que d’y penser. Du sang synthétique, chimique, avec le contenant qui donnait une saveur de caoutchouc au liquide poisseux. Non, il ne pouvait juste pas. Il haussa les épaules en réponse à sa réplique. Il t’avait déjà rencontrée avant que je ne le fasse. Je ne voyais pas utile de t’informer que je l’avais trouvé aussi. Les mots sortirent, rapides et brefs. Et il s’éloigna. Le sang macula ses ongles courts, glissant le long de ses jointures serrées si fort qu’elles en étaient devenues blanches. Plus pâles encore que le reste de sa peau marmoréenne. Son corps frémit. Il pouvait encore sentir les petites plaies sur le corps de la mutante. Presque plus de sang pourtant. Mais il était là, juste sous la surface. Sa vision se voila de rouge. Nimbant le paysage et la nuit d’une couleur écarlate. Tout était si net, si aiguisé, ça lui en faisait presque mal aux yeux. Il percevait le moindre mouvement, le moindre bruissement aux alentours. Le bruit infime que Joe faisait en balançant ses jambes dans le vide. La chouette gloussant doucement dans le plumage de son compagnon. Les loups. Les loups plantés autour de leur charnier, dévorant avec envie les lambeaux d’un corps qu’il n’avait même pas pris la peine de regarder. Juste au cas où. Mais il n’attendait personne. Il n’avait pas attendu Joe non plus. Mais les loups savaient qu’ils pouvaient la laisser passer, sauf ordre clair du contraire.

Il entendit ses pas sur le toit. Un bruit mat, presque envolé avec la brise légère qui décollait les mèches humides de son front, de sa peau moite. Les muscles le long de sa colonne vertébrale frémirent alors qu’il la sentait se rapprocher de lui. Vlad, j'ai besoin de savoir. Ce type … Je l'ai confondu avec Ulrick. Ulrick, qui ne m'a jamais parlé d'un éventuel jumeau. Et si certaines choses sont liées … Je peux … Je sais pas, je peux peut-être y arriver. J'ai bien trouvé ton descendant, ce qui est, admettons-le, bien plus difficile que de retrouver une personne qu'on côtoie de plus deux ans. A la base … Sauf si la personne ne voulait pas être retrouvée. Sauf si quelqu’un d’autre ne voulait pas que cette personne soit retrouvée. Si c’était bien un Originel qui s’en était pris à son loup, les moyens qu’il avait entrepris pour ne pas le lui rendre était bien assurément à la hauteur de son âge, quel qu’il soit. Mais il n’arrivait pas à se concentrer plus de deux minutes sur son babillage. Ses pensées dérivaient. Elles devenaient plus primitives à mesure que la barrière de l’humanité disparaissait. Un battement de paupières. Le monde redevint gris et argent. Il ne le resta pas longtemps pourtant. Un voile rouge le recouvrit comme une brume morbide. Vlad avait de plus en plus de mal de la tenir à distance. Un son rauque et grave sortit de sa bouche. Sa voix. Quelques mots. Non, elle n’aurait pas du venir. Ce n’était pas sûr. Pourquoi s’en souciait-il déjà ? Le sang goutta de ses paumes percées, s’écrasant dans un vacarme sur le toit. Il espérait juste qu’elle sauterait du bâtiment, retrouverait sa moto et repartirait. Elle ne trouverait ni réconfort ni réponse avec lui. Rien d’autre que du danger. Une humanité chassée par la soif, par la douleur et la tristesse qu’il voulait tenir éloignées.

Il n’avait pas eu recours à cette solution depuis des siècles. Depuis ces premières années où il avait été vampire. Encore qu’à l’époque, ça n’avait pas vraiment été un choix. Une fois que Mihnea avait été emmené loin, en sécurité, sa rage s’était abattue sur l’armée ottomane en contrebas de sa citadelle. Il avait ravagé les rangs de soldats comme si ce n’était que des fétus de paille soufflés par le vent. Aujourd’hui… Aujourd’hui il ne pouvait agir ainsi. Il n’y avait pas d’armée à ses portes. Il ne pouvait pas laisser cette rage l’envahir complètement. Un sifflement s’échappa d’entre ses lèvres, comme un soupir pincé. Ses mâchoires étaient si serrées qu’il pouvait entendre ses dents gémir sous la force de ses muscles. De nouveau, l’obscurité nocturne se voila de rouge. Vlad ? … Il l’entendit à peine. Plusieurs fois, il le savait, il avait laissé cette colère l’envahir et guider ses pas. Il avait torturé une mutante dans cet état. Boire son sang avait été désagréable et il s’était juste vengé de cet affront. Vengé parce qu’elle avait un sang dégueulasse, oui. Tellement froid qu’on aurait dit celui d’un mort. Il avait glissé ses doigts à l’intérieur de son ventre, jouant avec ses entrailles, la laissant pour morte une fois qu’il en avait fini. Vlad, regarde moi … Ses muscles se contractaient un à un. Son corps n’était plus qu’une masse tendue, prête à se rompre comme la corde d’un arc sur laquelle on tire trop longtemps, trop fort. Il ne pouvait pas se retourner. Des bruits de pas. Il les entendait comme s’il était une fourmi à leurs pieds. Tout était si fort. Le prédateur n’était plus docile et dressé à être sage.

Elle se retrouva devant lui finalement. Les loups hurlèrent comme en réponse au sang qui battait dans les veines du vampire. Il la voyait devant lui. Il ne la reconnaissait pas. Pas vraiment. Le voile rouge dévoilait la veine palpitante contre sa gorge. Il pouvait presque voir les petites plaies à travers son pull. Les loups hurlèrent comme s’ils pouvaient percevoir la violence contenue chez leur maître. Vlad cligna des yeux. Il pouvait voir le sang maculer le corps éventré parmi les brindilles et les broussailles. Un nouveau battement de paupières, c’était à nouveau Joe. Ses yeux se portaient sur sur la limite délicate entre le tissu et sa chair, au creux de son cou. Vaguement, il avait conscience qu’elle l’observait avec attention. Il n’était qu’un animal, immobile, tendu à se rompre, attendant. Attendant juste. Le moindre mouvement. Pour bondir. Se nourrir. Ça ne serait pas si drôle. Elle ne fuirait pas. Pas de peur, pas de cris. … Depuis combien de temps ? Tu as cessé de te nourrir ? Incapable de répondre. S’il ouvrait la bouche, ça serait pour la refermer sur sa jugulaire palpitante. Son sang n’aurait pas la saveur capiteuse de la peur, mais il n’aurait au moins pas celle infâme du plastique. Elle secoua la tête. Ses mèches sombrent balayèrent sa gorge. Le cou du vampire se tendit, comme dans l’expectative. Je sais pas ce que tu fais de ton temps libre, mais visiblement, ton contrôle à ses limites. Tu étais maître de toi, dans un bar remplit de poches sur pattes. Trois coupures, et …

Son contrôle avait toujours eu des limites. Elle ne l’avait juste pas vu comme ça. Jamais. Ça lui arrivait pourtant. Plus souvent qu’il voulait bien se l’avouer. Un son rauque et guttural remonta le long de sa gorge, faisant vibrer sa cage thoracique. Un grognement fit trembler ses lèvres. Elle dévoila sa gorge comme un cadeau, repoussa ses cheveux sombres. Bien. Nourris-toi. Un battement de paupières. Le monde redevint gris et opalescent. Ses poings commencèrent à se desserrer. Un pied se leva à peine pour glisser vers l’arrière. Il ne se faisait pas confiance. Il secoua la tête de gauche à droite. Pas la peine de protester. Tu sais te contrôler, non ? Prends deux ou trois gorgées. J'aimerai qu'on parle sérieusement, et tant que tu seras dans cet état là, on arrivera à rien. J'ai vu pire. Non, justement, il ne savait plus. Pas en cet instant. Le monde se recouvra d’un rouge carmin, encore une fois. En une foulée, il était contre elle, contre son corps chaud et vigoureux. Ses muscles se détendirent, souples et gracieux comme ceux d’une panthère en chasse. Une main se glissa dans ses cheveux, s’y refermant pour tirer encore un peu plus sa tête en arrière. Sa haute silhouette se voûta sur la sienne. Il aurait pu l’emprisonner dans un carcan de chair, tellement grand. Elle si petite. Sa bouche s’ouvrit sur des crocs acérés. Ils attrapèrent la lueur de la Lune mais tout n’était que rouge aux yeux du vampire. Son autre main se referma sur le bas de son dos, l’enfermant dans son étreinte verrouillée. Et ses crocs plongèrent dans sa chair délicate. Ils la percèrent avec une facilité déconcertante et le sang jaillit dans sa gorge. Capiteux. Délicat. Savoureux. Il manquait cette touche d’acidité que lui conférait la peur, mais sur l’instant, Vlad s’en fichait bien. Il resserra un peu plus ses mâchoires autour de la plaie, égratignant épiderme, muscle, tissu conjonctif, nerf, tendon sur son passage. Il n’en avait que faire. Il aspira puissamment ce liquide si vital à son espèce.

Non, à cet instant, il ne se contrôlait plus. Il tira un peu plus les cheveux de la mutante, dans une position qui devait se faire douloureuse à la fois pour son cou et son cuir chevelu. Il faudrait qu’elle le repousse pour le déloger. Si elle y arrivait. Elle était forte. Il le savait. Il pouvait le sentir dans son sang. L’était-elle à cet instant suffisamment pour se débarrasser de lui ? Assoiffé, aveuglé, dépourvu d’un soupçon d’humanité. Son autre bras se resserra plus fort autour de sa taille fine. Ses crocs un peu plus profondément enfouis dans son cou. Il s’abreuvait de son sang, sans se rendre de ce qu’il avait déjà bu. Si c’était assez ou non. S’il devait s’arrêter ou pas. Fut un temps où il ne s’arrêtait que lorsqu’il sentait l’engourdissement dans le corps de sa proie. C’était un bon signal, oui. Un grognement réussit à s’échapper d’entre ses lèvres rivées à la peau de la brune dans un suçon morbide. Non, Vlad ne se contrôlait plus. Il n’y arrivait pas. Pour ne plus souffrir, il ne devait plus éprouver d’émotions humaines. Le contrôle, d’une certaine façon, était acquis grâce à elles. Il ferma les yeux avec force et aspira goulument le sang de Joe. Lorsqu’il rouvrit les paupières, le monde avait repris sa teinte normale. Un sursaut d’émotions envahit le corps du vampire et il s’écarta d’un bond de la jeune femme, la repoussa par la même occasion avec force pour mettre le plus de distance possible entre elle et lui. Peut-être un peu trop fort. Il se retrouva de nouveau au bord du toit de son manoir. Ses jambes cédèrent sous lui et il tomba sur ce sol à plusieurs mètres de hauteur. Son regard se tarda sur Joe, plus loin. Le sang maculait son cou, sa peau, son pull. Avec des doigts tremblants, il essuya celui qui restait sur son menton et les porta devant ses yeux, comme s’il était incrédule face à son geste. Tout son corps trembla. Sans s’arrêter. Il semblait aussi perdu qu’une biche prise dans les phares d’une voiture. Ses doigts frémirent par spasmes. Le sang glissait le long de ses phalanges, retrouvant les marques en demi-lune au creux de sa paume. Il posa son regard sur Joe, une seconde, avant de le porter ailleurs. Et encore ailleurs, incapable de le garder en place. C’était comme un choc thermique. Le sang chaud et épais de Joe envahissait ses veines, tout son corps, le faisant trembler encore.

Tu… tu n’aurais pas du. Tu n’aurais pas du venir. Sa voix était à peine un murmure. Son visage avait repris une apparence humaine, si ce n’est pour ses crocs qui étaient encore allongés. Il avait encore le goût du sang de Joe sur la langue, dans la gorge, sur ses lèvres. Son odeur partout autour de lui. Il frissonna encore. Ce n’était pas le sang, cette espèce de choc électrique qu’il avait ressenti. Non. C’était autre chose. La chaleur de son corps contre le sien. Son sang dans sa gorge. Son odeur partout autour de lui. Un autre frisson. Il ne s’était pas nourri sur une femme depuis des décennies. Pas sur une qu’il connaissait en tout cas. Pas sur une qu’il… estimait. Des inconnues, dans sa folie furieuse, oui. Mais pas les autres. Pas celles dont il avait apprécié la compagnie. Il baissa les yeux. Son torse aussi était maculé du sang de la mutante. Il redressa la tête et rechercha les prunelles de l’autre. Ne… Ne t’approche pas. L… laisse-moi… un peu de temps. Il fallait juste que ça passe. Ça allait passer. Il aurait voulu forcer une grande inspiration dans ses narines, mais il savait que ça n’arrangerait rien. Il était couvert de l’odeur, du sang, de Joe. Il ferma les yeux et tourna son visage vers le vide. S’il avait été humain, on aurait cru qu’il allait vomir. Mais non. Il ouvrit la bouche, forçant une respiration. Il ne savait même pas combien de sang il avait bu chez elle. Il ne savait même pas à quel moment il était parvenu à s’arrêter. Un gémissement étrange s’échappa d’entre ses lèvres. Contre une statue au bord du toit, Vlad s’adossa, ramenant ses jambes contre lui, la tête en arrière regardant les étoiles. Tu n’aurais pas du. Pas alors que j’étais dans cet état. Sa voix avait repris un peu de contenance et il tourna la tête pour essayer de voir où était Joe.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 19:13


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
Elle ne le quitte pas du regard. Ses prunelles plongées dans les siennes, rouges vifs. Il est à l'affut, observe tout autour de lui, de ses yeux écarlates et furieux.

« - Vlad … Répète Joe, d'un ton calme et neutre.


Beaucoup la traiteraient de folle. Elle, s'estime raisonnable. La peur ne fouille pas ses entrailles et ne pollue pas ses veines. Johanna ne connait pas cette sensation de panique sourde à l'appelle du danger. Vladimir ne lui fait pas peur. Peut-être devrait-elle, mais ce n'est pas le cas. C'est ce qu'on appelle se jeter dans la gueule du loup. Il semble d'abord protester, comprendre ce qu'elle lui propose de faire. Il chancelle, ses cils papillonnent, et son pied droit part en arrière. La lune pâle éclaire toujours leurs deux corps. Tout a une allure irréelle, ici. New-York semble a des milliers d'années lumières. Un ange passe, l'immortel vrille ses iris bestiales et ardentes sur sa silhouette élancée. Chair. Masse organique. Source. Elle sait ce qu'il voit, ses souvenirs la ramènent des années en arrière, lorsque le besoin de plonger ses crocs à même une carotide pouvait la rendre totalement hors de contrôle. La soif permanente qui vous fouille de fond en comble, qui ne vous quitte jamais. Leurs rages ne sont pas similaires. Lui a perdu celle qu'il aimait. Johanna Price a été abandonnée dans sa robe de mariée. Bafouée. Puis transformée par une créature sans une once de pitié. Profitant de son moment de faiblesse. Pauvre vierge effarouchée prête à accepter une mort qui n'est jamais venue. Condamnée à l'immortalité et à la folie.

Alors non, elle n'a pas peur d'un vampire assoiffé et énervé. Elle a connu largement pire.

Jusqu'à ce qu'il cède.

Vladimir n'a aucune douceur dans son geste, c'est une attaque. En un battement de cils, l'ancien prince est sur elle, agrippant ses hanches, son cou, tirant sur ses cheveux et humant son odeur. La mutante grimace à peine. Le vampire grince des dents et gronde. Les émeraudes de l'éternelle gosse avisent à peine la lune, tandis que le corps glacé de Vladimir se plaque contre le sien. Son menton bascule en avant, ses filets sombres malmenés jusqu'à la racine de son crâne. Johanna n'a pas le temps de se préparer, les crocs de la sangsue affamée pénètrent déjà son épiderme, goûtant et appréciant son caractère onctueux. Personne, jusqu'à ce jour, n'avait encore eu l’occasion de boire son sang en tant qu'humaine.

A part son créateur.

Sa forme vampirique n'a jamais comptée. Pourtant, se donner en tant que chair humaine, volontaire, à un vampire, est une première en presque trois cent vingt deux ans. Sa première offrande. Un frisson parcourt son corps, un frisson qui n'a rien à voir avec la douleur. Johanna n'a pas mal. C'est son petit secret honteux. Les morsures n'ont jamais été désagréables pour l'ancienne vampire. Même alors que celui qui s'acharne et se gorge de sa liqueur de vie ne prend aucune pincette, ni aucune délicatesse, se servant sans vergogne. Les pattes immenses de l'animal serrent leur prise un peu plus, plus entreprenantes qu'elles ne le devraient. Un gémissement s'arrache d'entres ses lippes, qu'elle tait d'une morsure de dents. Et à mesure que Vladimir se nourrit, le monde autour d'elle vacille. La lune possède sa propre jumelle. La rejoignant parfois, ne formant plus qu'un seul astre coupé en deux. Dansent dans les étoiles. Les ongles fins de la brune s'agrippent à la peau blafarde de l'immortel. Il lui semble que sa carcasse morte s'échauffe à mesure qu'il s'abreuve. Trop, il en a trop pris. Un énième frisson fait vibrer ses muscles, provoquant une mince couche de chair de poule sur ses bras. Elle reconnaît cette sensation. Et repousse très vite cette idée honteuse. Avec le peu de force qu'il lui reste, Johanna plaque ses paumes contre le buste de Vladimir. Son tronc fin est serré dans l’étau de ses bras immenses. Courbé sur elle, Joe est à peine visible, blottit dans une position peu naturelle, mais ses tentatives pour repousser le vampire semblent le réveiller, et c'est à son tour de la rejeter. Son corps vacille, tandis que le Transylvanien la pousse avec un peu plus de force avant de bondir en arrière. L'hémoglobine coule de sa jugulaire. Sa peau diaphane en est recouverte. Les genoux de la brune tremblent. C'est un miracle qu'elle ne se soit pas échouée à terre. La force de Vladimir est considérable, nourrit du sang d'une mutante telle qu'elle, la voilà forcément décuplée. Mais les forces de la mutante sont amoindries, extirpée de sa chair, dansant à présent dans les veines de Vladimir. Tout est flou, autour d'elle. Sa vision se fait décadente, le monde se joue de ses perspectives, même Vladimir, qu'elle découvre agenouillé à terre, se dédouble dangereusement.

- Tu… tu n’aurais pas du. Tu n’aurais pas du venir.

Un écho. Un écho qui parvient jusqu'à ses esgourdes. La jeune femme tente un pas en avant. Son hémoglobine couvre les lèvres, le menton, le torse et les mains de Vladimir. Rouge contre blanc. Blanc contre rouge. Il y a quelque de fascinant, dans cette vision. Un contraste qui l'a toujours captivée.

- Ne… Ne t’approche pas. L… laisse-moi… un peu de temps. Balbutie le grand brun, blottit sur lui-même.

Ce grand homme à la carrure impressionnante est imposante a des allures de petit garçon farouche. Ses prunelles sombres brillant dans l'obscurité. Troublées. Il a l'air complètement désarmé. Honteux de lui. Mais c'est à peine si Joe l'entend, ou le voit réellement. La dernière réplique de Vladimir n'est plus qu'un vague écho. Il ne fait que la traverser. Elle a l'impression de planer, mais Johanna se doute que ce n'est pas ça.

- On va devoir revoir ça, Vladimir … Souffle la brune d'un ton absent, sa voix est rauque, hachée, presque lointaine. C'est à peine si Joe reconnaît son propre timbre. Tu manges comme un vrai cochon … »

Ses doigts viennent effleurer le liquide chaud et poisseux de sa carotide percée. Depuis qu'elle est redevenue humaine, l'odeur du sang n'a plus rien d’attrayant, et son touché n'est plus aussi agréable et salivant. Mais ça ne la rend pas malade pour autant. Sa main couverte de son hémoglobine se dédouble à son tour, tandis que sa conscience part en vrille. Ses pieds semblent glisser, les étoiles tournent autour d'elle. Une tornade de points lumineux. Les sourcils de la brune se froncent sur ses émeraudes. Vladimir semble tourner sur lui même à son tour, et elle comprend.

Qu'elle tombe.
Tandis que les étoiles meurent.

FICHE PAR SWAN.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 19:17


Blood Link
Vladimir Skender & Joe E. Wolfgang


Animal. Bestial. Sauvage. Incontrôlable. Il entoura la mutante comme un écrin de chair et d’os, bien moins délicat que du velours abritant une perle ou pierre précieuse. Non. Vlad était plutôt le caillou aux arêtes pointues. Un sursaut de conscience qu’il avait eu, juste avant qu’il ne fonde sur elle comme le rapace sur sa proie. Juste quelques secondes où il avait voulu fuir, lançant son dévolu sur quelqu’un d’autre. Quelqu’un de moins important. Quelqu’un d’insignifiant. Quelqu’un d’inconnu. Mais non. Le voile rouge l’avait de nouveau entouré dans son étreinte mortelle et il lui était tombé dessus. Il l’entoura de ses bras, tout contre son corps gelé. Gelé parce qu’il avait à peine avalé une poche de sang chimique et dégueulasse. Gelé parce qu’il n’avait touché aucun corps depuis que le sien s’était coulé en Lucern pour une dernière fois. Une dernière fois avant que la nouvelle ne se fracasse sur son crâne et éparpille son cœur. Il tira ses cheveux sans délicatesse et planta ses crocs dans sa gorge délicate. Sans aucune résistance aucune de sa chair. Son sang avait une fragrance enivrante. Il aurait pu s’y noyer jusqu’à la vider complètement. Peut-être était-ce ce qu’il avait l’intention de faire. Jusqu’au point de non-retour. Le liquide visqueux qui s’écoulait dans sa gorge alors qu’il aspirait goulûment avait la saveur à la fois d’un vin blanc moelleux et sucré et celle d’un whisky d’un âge avancé. Sucré, âpre, capiteux, fort, brûlant. Il aurait pu s’en délecter, encore et encore. Son corps se pressa contre le sien, tant mué par la soif que par le désir. Son corps chaud contre le sien réveillait un autre genre d’instinct. Un instinct qu’il n’avait pas plus comblé que la soif. Pourtant, le désir était toujours mis de côté dans les instants où le monde de Vlad se voilait de rouge carmin. Ou alors le plaisir prenait une direction tellement déviante qu’il était bien souvent le seul à en profiter. L’autre finissant toujours écartelé d’une façon ou d’une autre, bel et bien mort à la fin. Ou peut-être même pendant. Animal sauvage et cruel. Vicieux.

Pourtant, dans son malheur, Joe avait de la chance. Car la soif l’aveuglait tellement que son esprit ne pouvait penser à rien d’autre. Pas à la façon dont il pourrait la faire souffrir. Souffrir tellement fort que la douleur se transformerait en désir. Ou était-ce l’inverse ? Non, dans cet état, Vlad n’arrivait même plus à penser. Et c’était pour le mieux. Un gémissement s’échappa brièvement d’entre les lèvres de la mutante et la mâchoire puissante du vampire se referma un peu plus sur son cou, sans penser aux tissus qu’il déchirait sur son passage. Il ne savait pas si c’était la chaleur de son corps qu’il réchauffait son torse ou le sang qui dégoulinait de son menton. Il ne s’en rendait même pas compte. Un grognement sourd fit vibrer sa cage thoracique. Il sentit les ongles dans sa chair. Loin de lui faire mal, loin de le dévier de sa besogne, l’étreinte se resserra un peu plus, comme le nœud qui s’étrécit à chaque fois qu’on essaie de le défaire. Les muscles de son dos frémirent en même temps que le corps qui lui semblait si frêle entre ses bras puissants. Il sentit à peine les mains se plaquer sur son torse ferme. Pas son esprit conscient en tout cas. Peut-être autre chose l’avait-il sentie. Cette détresse langoureuse et paresseuse dans les efforts fatigués de Joe pour s’échapper de son étreinte mortelle. Comme une décharge électrique traversant tout son corps, Vlad s’écarta de Joe brutalement. Il la repoussa aussi, pour mettre le plus de distance possible entre eux. Il avait peut-être repris conscience, un sursaut de lucidité. Pour combien de temps seulement ?

Si son esprit l’avait lâché, c’était le tour de son corps et il s’effondra au bord du toit. Le sang maculait le tour de sa bouche, son menton, son torse et maintenant ses doigts. Le vampire tremblait comme une feuille malmenée par le vent. Il ne parvenait pas à s’arrêter de trembler, comme si ce n’était pas du sang qui courrait dans ses veines mais de l’adrénaline pure. Ses doigts frémirent devant son regard, comme pris de spasmes. Combien de sang lui avait-il pris ? Bien trop assurément. Non, elle n’aurait pas du lui proposer de se nourrir sur elle. Elle aurait du comprendre que c’était trop dangereux. Mais elle ne l’avait jamais vu ainsi. Même lorsqu’il l’avait connue sous les traits d’Erzbeth, cette facette de lui ne s’était jamais dévoilée. Perpétuellement cachée dans les abysses de son âme fracturée et vendue au Diable. Ame damnée. Masquerade of heroes. Il replia ses genoux contre lui comme un enfant qui a peur. Un nouveau frisson le parcourut. Ce n’était pas le sang. Ce n’était pas la peur. C’était autre chose. C’était l’odeur de Joe sur sa peau. Sa chaleur qui s’accrochait à son torse, en plus de celle qui courait dans ses veines. Son corps contre le sien, incapable de s’échapper, la surplombant. Il frémit. Ferma les yeux. Il tourna son visage vers le vide comme s’il allait vomir. Un couinement atroce sortit d’entre ses lèvres. Ses yeux sont grand ouverts, écarquillés, comme ceux d’une biche, d’un enfant perdu. On va devoir revoir ça, Vladimir … Tu manges comme un vrai cochon … Une tentative d’humour. Ça lui ressemblait bien, dans ce genre de citation.

Ses yeux la cherchèrent dans la pénombre. Ses doigts se tâchaient de sang alors qu’elle les portait à son cou. Les genoux de la mutante se dérobèrent sous elle. Ou était-ce ses pieds ? Il ne savait pas bien. Il avait encore l’esprit embrumé de tant de sang après une semi-abstinence si longue. Les bras enroulés autour de ses genoux, il la regarda tomber. Elle disparut dans l’ombre. L’information mit un moment avant d’arriver à son cerveau et d’y trouver un sens. Puis tout son corps se déplia à une vitesse ahurissante et il franchit l’espace qui les séparait en une fraction de secondes. Quand il arriva à l’endroit où elle se tenait quelques instants plus tôt, il n’y avait personne, que l’ombre grise de la nuit sous le clair de Lune. Un pas en plus et Vlad s’approcha du bord du toit. Joe était tombée du toit. Il l’avait à moitié bouffée et en plus, à cause de lui, elle venait de se briser en bas. Il frémit. L’atroce souvenir lui revint. Le corps d’Ileana, brisé par des mètres et des mètres de chute depuis la plus haute tour de la citadelle de Poenari, s’écrasant dans les rochers en contrebas. Il cligna des paupières, secouant la tête pour chasser l’image. Non non. Pas encore. Sans hésiter une seconde, il bondit du rebord et atterrit délicatement à côté de Joe. Elle avait l’air inerte. Paniqué, il s’agenouilla à ses côtés et déplaça avec précaution son corps pour en poser le haut sur ses cuisses, ses genoux pliés. Ses doigts voletèrent au dessus de son cou, sa gorge, son visage sans qu’il n’ose la toucher.

Joe… Son prénom s’éleva comme un murmure, comme une prière. Il savait que la mutante aurait pu survivre à une telle chute quand elle était en pleine possession de ses moyens. Elle lui avait même proposé de la pousser du toit si ça pouvait le soulager de sa rancœur. Mais alors qu’il lui manquait tant de sang, Vlad n’était sûr de rien. Joe… Joe… Joe… Eternelle palabre. Si au moins il pouvait refermer la plaie de son cou, ça lui éviterait de perdre trop de sang… plus que ce qu’il ne lui avait déjà pris. Oh, Joe, ne me déteste pas pour ce que je vais faire… Mais il ne pouvait juste pas la laisser mourir comme ça, dans ses bras. Il la redressa un peu, faisant attention à ne pas la blesser plus qu’elle ne devait déjà l’être, et planta ses crocs dans son propre poignet, arrachant un morceau de peau pour que la plaie ne cicatrice pas trop vite à cause de l’apport tout récent dans son organisme. Il porta sa main au niveau de la bouche de la mutante, laissant le liquide presque noir couler sur ses lèvres et dans sa bouche, le long de sa gorge. Je t’en prie Joe… Ses yeux parcouraient tout son visage dans l’attente d’une réaction. D’une preuve que le sang avait bien pénétré dans son organisme et qu’il la guérirait. La morsure à son cou, mais aussi les potentiels os brisés de sa chute. Bon Dieu, Joe… Son poignet toujours au bord de ses lèvres, il glissa ses doigts dans ses cheveux sombres et les caressa doucement. M’abandonne pas. Les mots étaient à peine plus forts que le murmure d’une brise nocturne. Vlad ne savait même pas s’il les avait prononcés à haute voix ou s’il les avait pensés trop fort. Il aurait voulu la serrer contre lui, mais il avait peur de lui faire mal. Il avait peur de sa réaction si elle ouvrait les yeux.

Il avait peur de la panique qu’il ressentait dans son cœur à l’idée que la mutante ait pu périr par sa faute. La panique de juste savoir qu’elle était… morte. Il ne savait pas pourquoi. Il ne comprenait pas pourquoi. Il n’aurait pas du… ressentir ça. Ce n’était que Joe. Une ancienne connaissance avec qui il avait passé un bon moment il y a quelques siècles de ça… rien de plus. Une mutante avec qui il avait passé un marché. Sa part qu’il n’avait toujours pas accomplie. Elle avait tenu sa promesse, elle avait retrouvé Luc, même si ça lui avait fait mal, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir n’est-ce pas ? Mais ça n’était pas ce qui le chiffonnait. Non. Pourquoi ne pouvait-il pas supporter de la perdre alors qu’elle était juste… Joe ? Rien de plus. Vampire ressuscitée sous les traits d’une mutante à la langue bien pendue. Rien de plus. Elle ne ressemblait même pas à Ileana, tant physiquement que mentalement. Ileana avait certes parfois eu un caractère bien trempé, mais malgré tout, elle n’avait jamais été aussi indépendante que Joe. Ileana avait eu l’étoffe d’une reine idéale, d’une épouse idéale, d’une mère idéale. Mais les temps n’étaient plus les mêmes. Futu-i Joe, trezeste-te ! C’était bien la première fois qu’il jurait depuis… depuis sûrement sa petite éternité personnelle. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait parlé en roumain. Bordel Joe, réveille-toi ! Ses prunelles affolées parcoururent encore son visage, dans l’espoir de la voir frémir, ouvrir les yeux, n’importe quoi. Wake up… wake up… wake up… please…
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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 19:58


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
Néant. Conscience aveugle. Un état qui dure un long moment avant qu'une liqueur étrange ne vienne s'imposer à ses lèvres. La brune ne réagit pas tout de suite. Couverte de sang, plus pâle que jamais, effet amplifié par l'éclat de la lune. Dans son fourreau sombre, sa chair malmené est éraflée, les os de son dos probablement bousillés. La chute était inévitablement mortelle, cette fois. Et ça aussi, c'est une première pour elle. Ses cils papillonnent faiblement, tandis que ses lippes accrochent quelques goûtes vermeilles. La liqueur est atypique, un goût différent de celui qu'elle avait déjà humé à sa transformation, mais reconnaissable entre tous. Du sang de vampire. La brune de débat par réflexe, mais ce n'est qu'une lutte silencieuse est imaginaire. Entre les bras du vampire, la mutante est complètement inerte. Sa conscience à peine éveillée ne fait que sentir le danger imminent.  

« - Je t’en prie Joe… 

Une supplique lointaine. C'est un écho. Quelque chose qu'elle semble percevoir, sans pour autant en être tout à fait certaine. Est-ce qu'il l'appelle ? Qui est-ce ? Rick ? Non … Ce n'est pas sa voix. La mutante est complètement embrouillée, totalement sonnée.  

- Bon Dieu, Joe…

Un nouveau murmure, ses cheveux sont légèrement tirés. Elle le sent à peine, un frémissement à ses racines. C'est doux, agréable et apaisant.

- M’abandonne pas.

Mais de courte durée. Qui ? Comment. Ces mots … On les lui a déjà murmuré. Alors qu'elle gisait, encore une fois, dans les bras d'un autre. Les mêmes paroles, un autre timbre.  Son ventre avait été percé par une lame. Son corps avait été malmené. Son sang s'était dérobé de la fissure béante de sa carcasse organique. Ce n'est sûrement qu'un mirage, une hallucination, ce que son esprit à besoin d'entendre pour refaire surface. Doucement, les lèvres de la brune s’entrouvrent, tandis que sa langue pourlèche la liqueur vermeille. Le sang s'incruste sur ses papilles, elle l'engloutit et l'aspire faiblement. Les douleurs de ses muscles, de son cou, de ses os, s' éveillent alors, déclenchant un gémissement de douleur. Bon sang, ça fait un mal de chien. La prochaine fois, elle attendra d'être dans un endroit sûr avant de proposer à un vampire de lui déchirer la carotide pour s'abreuver de son cocktail d'hémoglobine. Ses gorgées sont faible, tapissant ses lèvres et son menton de rouge. Son propre sang mélangé à celui de Vladimir, les effets secondaires risquent bien d'être … Volcaniques.

- Futu-i Joe, trezeste-te ! Jure Vladimir en Roumain.

Sa tête dodeline, un râle s'échappe de ses babines tordue en une grimace, tandis qu'elle aspire et expire l'air. Le sang fait doucement son effet dans son organisme. Réparant sa chair, pensant ses blessures, ressoudant ses os.

- Tu vois que … T'es sénile … Skender. Tu racontes n'importe quoi. Et en plus ... Tu deviens grossier. Souffle-t-elle, avec une ironie bien à elle. De l'humour décadent, encore. Elle peut bien se le permettre, cette fois, il ne peut vraiment pas lui en vouloir, n'est-ce pas ?

Ses paupières papillonnent à nouveau, tandis que ses longs cils sombres dévoilent ses prunelles perçantes. Un sourire sanglant plaqué sur sa bouille déjà plus colorée.

- Glumeam, eu vorbesc șase limbi. Ajoute sa voix enrayée dans un accent presque parfait.
Je plaisante, je parle six langues.

En trois siècles, on a le temps de faire un tas de choses folles. Comme apprendre une langue qui ne servira sûrement jamais. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais. Des lubies, elle en a eu beaucoup. En douceur, Joe tente un mouvement, avant de lâcher un piaillement de douleur. Sa colonne vertébrale a été touchée plus gravement qu'elle ne le croyait, et c'est avec embarra qu'elle balance la tête en arrière, fixant les étoiles. Sa respiration se fait lourde et difficile, tandis qu'elle soupire. Elle a vraiment eu de la chance, cette fois encore. Vladimir a agis avant que son cœur ne cesse de battre. Ce qui aurait du arriver, avec une pareille chute. Au loin, elle avise les bordures du toit. C'était si haut que ça ? Ses prunelles brillent dans la lueur sombre, la lune est masquée, d'ici. Le talus d'herbes hautes et de plantes mortes entourent leurs deux corps emmêlés. Couverts de sang.

- Aie.

Une minuscule onomatopée qui résonne. Les loups ne hurlent plus, les chouettes ne hululent pas dans le ciel. Un calme presque religieux s'empare de l'endroit.

- Eh, Vlad ? … Souffle Joe d'une voix qu'elle tente le plus naturel du monde, bien qu'encore tremblante de douleur. J'ai faim. »

Non, elle ne compte pas dramatiser. Ni se jeter sur lui pour l'étrangler ou l'insulter. Le sujet est clos. Il est nourrit, elle est en vie. Point à la ligne. Et si elle a fait ça, c'est en partie pour lui rappeler l'importance de prendre sa nature au sérieux. La négligence engendre la négligence. Ca veut dire ce que ça veut dire …  Peut-être en aurait-il tuée une autre à la place, peut-être aurait-il agressé Luc sans le vouloir. Et ça, elle espère qu'il le comprendra de lui même. Il a beau avoir six siècles, on s'oublie très vite quand le chagrin nous submerge. Joe ne sait même pas pourquoi elle fait ça, ça n'a pas de sens. Et trois petits mots tournent en boucle dans son crâne. «  M’abandonne pas. ». Elle a rêvé, c'est la seule explication. Elle n'est que Joe, il n'est que Vlad. Ulrick a besoin d'elle. L'abstinence de deux êtres aussi affamés qu'eux ne fait qu'altérer leur jugement. Voilà, c'est ça.

Tout simplement.
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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 20:27


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Vladimir Skender & Joe E. Wolfgang


Les minutes s’étiraient. Tellement longues. Vlad avait l’impression de les vivre comme des heures. Pourtant, il était vampire. Eternel. Une minute, deux, trois, dix, ça ne devrait avoir aucune importance pour lui. Il avait vécu plus de six siècles, qu’est-ce qu’un quart d’heure, ou même une heure dans son existence ? Pourtant, alors qu’il tenait Joe entre ses bras, son poignet contre ses lèvres et qu’il ne la voyait pas remuer, le temps ne lui avait jamais paru aussi long. La vie humaine si courte et facilement brisée. Pas depuis qu’il avait perdu Ileana. Pas depuis qu’il avait appris que Luc était la chair de son sang. Il ne savait pas quoi faire. Ses doigts perdus dans ses cheveux, il la tenait contre lui. Il aurait pu la secouer, mais il avait tellement peur de lui faire mal. Il la savait forte et puissante et néanmoins elle était si fragile dans ses bras. Il n’avait pas l’impression de soutenir la mutante qu’il connaissait mais sa réplique en cristal, ou en cendres, si bien que s’il faisait un mouvement trop brusque, elle se briserait en morceaux et le vent les emporterait. Il murmurait, l’appelait, la suppliait de revenir. Il ne comprenait pas pourquoi il ne supporterait pas de la perdre. Ça faisait quoi ? Quelques mois seulement qu’ils s’étaient retrouvés au Cirque ? Même avant cela, ils n’avaient jamais été réellement proches. Il ne comprenait pas. Elle n’était que Joe. Ça ne devrait pas avoir autant d’importance. Il aurait du simplement la soulever, la porter jusqu’à l’hôpital, histoire de dire que sa connaissance ne crèverait pas dans le parc de son manoir, mais sous les efforts acharnés des médecins. Ou il aurait pu juste lui donner son sang. Forcer son poignet dans sa bouche et basta. Pourtant la panique courait dans les veines du vampire à l’idée qu’elle ne se réveille pas.

Et puis, soudain, un mouvement infime. Il sentit sa langue remuer, sa gorge se contracter pour aspirer le sang, l’avaler. Ses lèvres remuaient, caressant la peau abimée de son poignet. Le vampire frémit sous elle. Il ferma les yeux, le visage pourtant toujours baissé sur celui de la brune. Elle poussa un gémissement de douleur et il rouvrit les paupières. Son frémissement lui avait-il tiré quelque douleur ? Avec le nombre d’os qu’elle devait avoir de brisé, ça ne serait même pas étonnant. Pourtant, la caresse délicate, telle une plume, des lèvres faibles de Joe sur son poignet ne parvenait pas à le laisser de marbre. Sensation étrange. Honteuse. Culpabilité. Il n’y avait aucune raison pour qu’il ressente ça. Ni cet étrange désir, ni la culpabilité. Quoi que le désir pouvait se justifier par le partage de sang. D’autant plus que, maintenant qu’il était rassasié, la soif n’était plus le manque qu’il avait à combler. Pourtant, c’était étrange quand même. Il n’avait rien ressenti de tel depuis des siècles. S’il avait trouvé la compagnie de certaines femmes agréable, allant parfois jusqu’à flirter avec elles, jamais ça n’avait été autre chose que platonique. Même quand il enfonçait sa main dans les entrailles de celles qui subissaient son courroux infernal, le désir qu’il prenait n’avait rien à voir avec elles mais avec leur douleur, leurs gémissements, leurs cris, leur peur. La tête de Joe remua. Il sentit son souffle chaud contre son poignet. Un râle s’échappa de sa gorge et il retira doucement son bras de devant son visage. Un soupir de soulagement s’échappa d’entre les lèvres du vampire, mais il la gardait contre lui malgré tout. Le sang n’était pas si rapide. En vérité, il pouvait faire des miracles, mais Joe était quand même sacrément amochée. Par sa faute. Il mordilla sa lèvre inférieure en la regardant.

Tu vois que … T'es sénile … Skender. Tu racontes n'importe quoi. Et en plus ... Tu deviens grossier. Un sourire se dessina sur les lèvres du Transylvanien, à peine. Il était tellement soulagé… tellement soulagé… qu’il aurait presque pu l’embrasser. What ?! Il cligna des yeux. Au moins son humour n’avait pas disparu. Ça devait dire qu’elle allait mieux, n’est-ce pas ? A nouveau, ses dents firent souffrir sa lèvre inférieure. Ses paupières tremblèrent et elle ouvrit finalement les yeux. Il resta un moment interdit alors qu’un sourire sanglant se dessinait sur son visage. Glumeam, eu vorbesc șase limbi. Il lui rendit son sourire. C’était étrange de parler cette langue à nouveau. Il ne l’avait pas vraiment fait naturellement depuis des années. Depuis la dernière fois où il était parti s’exiler dans sa citadelle. Il l’avait certes utilisée pour contacter les gens haut-placés là-bas pour retrouver Lucern, mais sans plus. Ce n’était pas pareil. Et puis, il ignorait que Joe parlait le roumain. Accentul tău este gunoi. Ce n’était pas vrai, son accent n’était pas pourri, mais il avait juste envie de la taquiner un peu. Elle tenta de se redresser un peu, doucement, mais le mouvement lui arracha un cri de douleur. De nouveau, l’inquiétude revint dans les prunelles sombres du vampire. Il aurait voulu lui dire de ne pas bouger, mais elle l’aurait traité de Captain Obvious. Elle reprit alors sa position, le visage tourné vers la Lune et les étoiles. Son souffle était rauque. Aie.

Délicatement, alors que la plaie sur son poignet s’était déjà refermée, il décolla les cheveux de la gorge de Joe, là où le sang avait séché. Il voulait s’assurer que cette blessure-là au moins était refermée. Un petit soupir lui échappa en constant que c’était le cas. Les os mettraient évidemment plus longtemps à se ressouder. Le vampire n’avait que faire qu’ils soient dans des herbes hautes, des plantes mortes. Ils étaient plus près du fleuve ici. Le côté était moins bien entretenu que le reste de la propriété. Eh, Vlad ? … J'ai faim. Sa voix tremblait encore de douleur. Le vampire esquissa un petit rire qui n’était pas vraiment joyeux. Je n’en doute pas. Mais je crois que tu aurais du mal à aller jusqu’à la cuisine… Je peux essayer de te porter, mais ça risque de faire mal. Très mal. Du moins encore pendant un moment. Il lui adressa un sourire contrit mais son esprit était ailleurs. Il se connecta à celui de la chouette avec qui il avait discuté plus tôt — ça lui semblait être une éternité — et lui demanda d’aller dans le manoir, de trouver son majordome humain et de le guider jusqu’à la cuisine. Il lui faisait confiance pour se faire comprendre. Il rompit le lien et rapporta son attention sur Joe. Ses yeux brillaient sous la lumière opalescente de la Lune. Son visage était maculé de traces de sang. Le sien. Les leurs, mélangés. Après quelques minutes qui s’étirèrent en silence, un bruit de pas se fit entendre et apparut bientôt le majordome, bien droit, toujours dans son costume noir et blanc, pas le moins perturbé de trouver son maître et Joe dans les herbes hautes, couverts de sang. Il portait dans ses mains gantées de blanc un plateau d’argent. Dessus, il avait déposé un muffin aux pépites de trois chocolats, un sandwich tout simplement au jambon et emmental, et un verre d’eau. Il y avait aussi un pot de beurre de cacahuète. Monsieur. Mademoiselle, un rafraichissement ? Un encas ? Il plia sa silhouette décharnée pour descendre le plateau au niveau des yeux de Joe afin qu’elle puisse faire son choix. Il resta ainsi, attendant patiemment sans se plaindre le moins du monde pour ses vieilles articulations.

Vlad avait toujours de la nourriture humaine dans sa cuisine. Après tout, quand il se nourrissait d’humains, comme Joe, ils avaient bien souvent faim ensuite. A cause de la perte de sang. A cause de l’ardeur de leurs ébats. Quand Joe eut enfin choisi, le majordome se redressa. Merci. L’homme hocha la tête. Ce n’est rien, Monsieur. Il était le seul être humain au service du vampire. Vlad se demandait parfois pourquoi ce dernier restait avec lui depuis qu’il l’avait récupéré — sauvé serait le terme le plus juste… ou épargné peut-être — après la guerre qui avait opposé les Originels aux humains. Il le regarda s’éloigner avec un étrange sentiment dans le regard. Quand il disparut de son champ de vision, Vlad baissa les yeux vers Joe. Tu veux un coup de main ? Elle n’accepterait sûrement jamais qu’il lui donne la béquée mais il pouvait toujours essayer de la redresser un peu, pour qu’elle soit plus à l’aise pour manger. Il n’avait toujours pas bougé, lui, insensible à de potentielles crampes. Non. Il était resté dans la même position, le corps chaud de Joe contre le sien.
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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 20:29


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
Se prendre une balle fait mal. Brûler vive est insoutenable. Avoir une lame dans le ventre, dérangeant et douloureux. Tomber d'un toit, les veines asséchées : Déroutant et douloureux. A force, Joe se demande si elle n'a pas tout connu. La mort par noyade ? Déjà fait. Une longue histoire lorsqu'elle était vampire, les premières tentatives de la descendance de Louis. Par des crétins ayant oublié un détail pourtant non négligeable : Elle était déjà morte. Quand Joe, avec ironie, ,souligne l'état de son estomac vide, Vladimir laisse échapper un léger rire. Sans joie. Pourquoi semble-t-il aussi affecté ? Pourquoi tout devient soudain si étrange et, à n'en pas douter, si compliqué ?

«  - Je n’en doute pas. Mais je crois que tu aurais du mal à aller jusqu’à la cuisine… Je peux essayer de te porter, mais ça risque de faire mal. Très mal.

Sans blague … Un sourire cynique naît au coin de ses commissures, tandis qu'une toux gênante fait vibrer sa gorge. Ca fait vraiment mal, et Joe se doute qu'elle ne va pas guérir maintenant. Il lui faudra plusieurs heures, plusieurs heures … Misère. Pendant un moment, Vladimir ne dit plus rien. Se contentant de tenir la brune dans ses bras. Ca lui va, elle ne peut pas se lever, et Joe n'a jamais été une grande bavarde. Alors, elle se contente d'observer les étoiles. Ses cheveux tâchés d'hémoglobine ou de terre s’éparpillant au-dessus de son crâne, couronne insolite autour de sa bouille en cœur. Toujours pâle, rosée ou diaphane. Une peau de crème souillée. Son état esthétique lui importe peu. Après une telle chute, et avec le peu de sang qu'il lui reste, Joe doit se nourrir et dormir, afin de retrouver sa forme habituelle. Et elle n'est pas du genre à se laisser aller. Etre une loque n'est pas une option pour elle, la mutante n'a pas le temps pour ça. Elle doit chercher, encore et encore, ne jamais renoncer.  Dans la pénombre, quelques pas froissent les feuilles mortes, et il faut un moment à l'ancienne vampire pour comprendre qu'un vieil homme est déjà planté devant eux, plateau d'argent luisant à la lueur de la lune. De l'argent ? La brune hausse un sourcil, avant d'aviser les différents éléments goulus trônant sur la planche pale.

- Monsieur. Mademoiselle, un rafraîchissement ? Un encas ? Propose l'homme serré dans son costume impeccable, noir et blanc. Il se fond presque dans l'obscurité, pour les prunelles encore troublées de Joe. Et il ne semble absolument pas perturbé par le tableau que forment la mutante et le vampire.

Blottit dans les feuilles mortes, elle a moitié allongée sur ses genoux. Couverts du liquide vermeille. L'homme se penche alors, pour aider la brune à mieux choisir. Son ventre gargouille avec force, comme en réponse à la proposition alléchante de l'employé de Vladimir. Et c'est bien-entendu pour tout qu'elle opte, agrippant le sandwich, le verre d'eau, le muffin et le peau de beurre de cacahuète. C'est un miracle qu'elle n'est pas la bave aux lèvres. Rien qu'à voir ce petit trésor, elle s'en lèche déjà les babines. Bien-sûr qu'elle va tout dévorer. Peut-être pas le pot entier de beurre mais … Presque. Elle raffole de cette petite merveille.

Wolfgang laisse soin aux deux autres de faire leurs petites courbettes. Elle a déjà remercié le vieillard. Du regard. C'est suffisant. L'ancêtre se détourne pour tracer sa route, droit comme un I.

- Tu veux un coup de main ?

- Ca va. Rétorque la jeune femme en secouant le menton de gauche à droite. Y me fait penser à Alfred … S'amuse-t-elle, en faisant toujours abstraction de sa douleur qui, à son grand soulagement, se fait de moins en moins vive. D'ailleurs, si tu me dis que tu contrôles aussi les chauves-souris …

Pas certaine qu'il comprenne la remarque, mais qu'importe. Ca l'amuse. La distraie, et lui fait oublier que sa colonne vertébrale est en petits morceaux.

- Hm … Juste … Je peux pas manger allongée … Explique la brune, posant le verre d'eau en équilibre précaire sur le bord du talus. Tu peux … Juste me … Aie … M'aider à me mettre sur le dos …

Discuter tout en tentant de se redresser empire la douleur, mais tant pis. Elle a faim. La jeune femme se tortille un peu, avant de se retrouver le dos contre le torse de Vladimir. Il est brûlant, à présent. A moins que ça ne soit elle, qui soit gelée … Son esprit tente de chasser la sensation de confort que lui offre la posture, alors que ses prunelles avisent avec envie ses vivres. La brune déballe le sandwich, n'en ayant pas pour longtemps avant de tout engouffrer. Sa respiration est encore saccadée et bruyante, mais moins difficile. Le muffin subit le même sort, tout comme le verre d'eau et le pot de beurre de cacahuète, qu'elle vide presque à moitié. Elle a l'air d'un petit sagouin. Ses gestes pour s'emparer de la nourriture avec ses doigts sont étranges, presque enfantins. Sa mutation n'a pas que du bon. Parfois, elle pourrait engloutit une épicerie entière. Si elle était perdue au fin fond du désert avec un humain, elle se demande même si il ne finirait pas dans son estomac. Manger est un plaisir et un besoin viscéral. Joe se racle la gorge, essuyant ses lèvres pour se débarrasser des miettes avant de lâcher un soupire de contentement. Elle parvient tout juste à retenir un rot qu'elle noie au fond de sa gorge.

- … Désolée.

Et voilà, elle est plantée dans ses bras, le ventre plein, les veines vides, et une douleur reconnaissable entres toutes dans le bas ventre, se faufilant jusqu'à son entre jambe. Putain. Merde.

- Je crois que je … J'ai besoin de sommeil. Ca te dérange si je t'emprunte une chambre ? Ou le canapé. Ou le tapis. Peu importe. Je serais partie à l'aube, promis. »

N'importe quoi, mais quelque chose qui l'éloignera du contacte physique avec Vladimir. Elle n'a pas le droit de ressentir une telle chose pour lui, pas le droit du tout.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Jeu 9 Oct - 21:18


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Elle toussa. Imperceptiblement le corps de Vlad se tendit contre le sien, les muscles serrés d’appréhension. Pourtant, ça n’était pas le meilleur moyen pour qu’elle souffre moins… Un corps rigide contre le sien ne devait pas être agréable. Ça aurait été comme de s’allonger contre un sol en béton armé. Non, quelque chose de plus… douillet aurait été plus confortable, moins douloureux, mais Vlad ne pouvait pas vraiment contrôler ce genre de choses. En fait, si, ça lui arrivait de pousser son contrôle jusqu’à celui de ses muscles, mais pas ce soir. Il avait fait preuve d’un manque de contrôle certain ses dernières minutes et sa maîtrise de soi, de son corps, n’avait pas encore été complètement rétablie. Rétablie. Le qualificatif faisait ressembler l’accident à une simple coupure de courant. Désolé, ya plus de jus, on coupe tout. On laisse les bêtes sauvages sortir de leur cage pour tout bouffer et détruire sur leur passage. Tant pis pour vous. Vous n’avez qu’à attendre le retour de l’électricité. C’tout. Son regard se perd dans le vide alors qu’il contacte le rapace nocturne. Juste assez longtemps pour lui donner ses consignes. Trouver le majordome, lui demander d’une façon ou d’une autre de préparer un plateau avec de la nourriture humaine, le guider jusqu’ici. Ce n’était pas bien compliqué. A part peut-être la seconde partie. Mais le vieil homme était assez habitué à la présence des animaux autour de lui et, s’il n’avait évidemment pas la même affinité que son maître avec eux, il parvenait à les comprendre plus ou moins. Ça devait être l’habitude.

Quelques minutes plus tard, Vlad peut entendre les pas trainants du majordome dans les feuilles mortes. Il se découpa bientôt dans la lumière de la Lune. Le plateau en argent scintillait doucement. Le métal était peut-être inhabituel dans la demeure d’un vampire, mais on ne pouvait pas vraiment dire que c’était ce dernier qui s’en servait le plus. Couverts, plats, assiettes, il n’en avait aucun utilité, vraiment. Ainsi, il s’était contenté de choisir avec goût sa vaisselle, pour qu’elle ne détonne pas dans le cadre de son manoir et tout le reste. Quand le vieil homme, le fidèle compagnon de Vlad depuis qu’il était arrivé à New-York, se pencha pour proposer les victuailles à Joe, le ventre de cette dernière gargouilla en réponse à la vue de la nourriture. Un petit sourire fleurit sur les lèvres du vampire. Elle finit par rafler tout ce qu’il y avait sur le plateau, sans exception. Ça ne l’étonnait même pas. Assurément, elle devait avoir faim après une telle chute. Même si son corps puisait dans la force du sang vampire qui courrait dans ses veines pour la guérir, il puisait aussi dans ses réserves énergétiques propres. Peut-être aurait-il du lui donner un peu plus de son sang. Il se mordit distraitement la lèvre. Non. Ça pouvait être dangereux. Déjà, la quantité qu’il lui avait donnée risquait potentiellement d’avoir des effets secondaires. Plus… Il n’osait même pas imaginer ce que plus pourrait donner.

Après avoir remercié le majordome, Vlad rapporta son attention sur Joe. Evidemment, elle ne voudrait pas de son aide, mais il ne pouvait faire autrement que de demander. On était bien élevé ou on ne l’était pas, c’est tout. Ca va. Elle secoua la tête négativement, comme il s’y attendait. Y me fait penser à Alfred … D'ailleurs, si tu me dis que tu contrôles aussi les chauves-souris … Le regard du vampire pétilla d’amusement. Evidemment qu’il comprenait la référence. Il avait pu aller voir les films alors qu’ils sortaient au cinéma, il y a de nombreuses décennies de cela. Il appréciait assez le genre, à vrai dire. Mais bien plus les anciens, cette atmosphère particulière que Tim Burton donnait au justicier chauve-souris, que les plus récentes versions. C’est le cas. Ainsi que tout un tas d’autres créatures qui préfèrent la lumière de la Lune à celle du Soleil. Son regard se perdit un instant vers l’endroit où avait disparu son majordome. Son histoire ressemble plus à celle des parents de Bruce Wayne qu’à celle d’Alfred cependant. Il a eu de la chance que je sois aux alentours quand c’est arrivé. Il ne m’a plus quitté depuis. Ça fait presque 30 ans maintenant. Il sentit Joe remuer contre lui et baissa les yeux alors qu’elle posa le verre en équilibre précaire dans l’herbe. Hm … Juste … Je peux pas manger allongée … Tu peux … Juste me … Aie … M'aider à me mettre sur le dos … Doucement, il l’aida à se redresser. Il déplia ses jambes afin qu’il puisse mieux la caler contre son torse, et replia les genoux juste assez pour que la position soit confortable pour lui aussi. Il n’avait certes pas besoin d’améliorer ses muscles abdominaux et aurait pu tenir la position les jambes parfaitement tendues… Mais son corps aurait été rigide et pas confortable, encore une fois.

Le Transylvanien résista à l’envie de l’entourer de ses bras et, à la place, posa simplement ses avant-bras sur ses genoux dressés, laissant Joe manger à son aise. La nourriture disparaît vite dans le corps de la mutante, engloutie alors qu’il a à peine le temps d’y penser. Seul le pot de beurre de cacahuète n’est pas achevé en entier. Il n’avait jamais réellement apprécié la chose. Peut-être parce qu’il était déjà vampire quand il avait pu en goûter pour la première fois. Peut-être pas. Joe finit par se racler la gorge et essuyer sa bouche d’un revers de main. Il sentait ses cheveux maculés de sang et de la terre humide chatouiller son torse nu. Elle soupira d’aise contre lui et son corps se tendit encore une fois alors qu’il forçait ses bras à rester où ils étaient. … Désolée. Vlad eut un sourire, mais il n’était pas sûr qu’elle puisse le voir alors qu’elle avait le dos contre son torse. Tu n’as pas à t’excuser. Je crois que tu as bien vu que je suis bien plus… indélicat quand je suis affamé. Ses mots se voulaient avec humour mais son ton détenait une bribe de tristesse, de lassitude, quelque chose comme ça. Je crois que je … J'ai besoin de sommeil. Ca te dérange si je t'emprunte une chambre ? Ou le canapé. Ou le tapis. Peu importe. Je serais partie à l'aube, promis. L’ancien voïvode aurait aimé faire plein de choses. Caresser ces cheveux qui chatouillait sa peau nue et rêche du sang qui avait séché dessus. Se tourner légèrement, se décaler, pour pouvoir la regarder. Mais il n’en fit rien. Il conserva sa position, immobile comme seuls pouvaient l’être les êtres qui n’avaient pas besoin de respirer, qui n’avaient aucun cœur qui battait dans leur poitrine. Il y a un nombre incalculable de chambres vides dans ce manoir. Tu n’as pas besoin de dormir par terre. Son ton était comme une remontrance, mais pas vraiment. Un peu plus… amical. Tu peux rester aussi longtemps que tu le souhaites. Juste le reste de la nuit, plus longtemps, comme tu le souhaites. Il finit pourtant par bouger légèrement, glissant sur l’herbe humide, posant un genou à terre, son autre jambe à moitié repliée. Il lui faisait face maintenant, prêt à la rattraper si des fois la douleur était trop forte pour qu’elle reste assise. Ce n’est pas comme si je tenais un hôtel à grand succès. Les réservations ne sont pas complètes des mois à l’avance. Un sourire flotta sur son visage dans le clair obscur de la Lune. Ça devait lui conférer un air étrange, avec le sang qui lui maculait encore le menton. Il tendit ses mains à Joe, pour l’inciter à glisser les siennes dedans. Crois-tu que tu peux marcher jusqu’au manoir, ou faut-il que je te porte ? Il ne savait pas bien laquelle des solutions serait la moins douloureuse pour la jeune femme alors autant la laisser décider.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 12 Oct - 15:30


 BLOOD LINK - VLADIMIR&JOE
«  - C’est le cas. Ainsi que tout un tas d’autres créatures qui préfèrent la lumière de la Lune à celle du Soleil.  Explique Vlad, tirant un léger sourire à Joe. Son histoire ressemble plus à celle des parents de Bruce Wayne qu’à celle d’Alfred cependant. Il a eu de la chance que je sois aux alentours quand c’est arrivé. Il ne m’a plus quitté depuis. Ça fait presque 30 ans maintenant. 

Alors comme ça, Dracula connait Batman ? Plutôt cool ... Elle aime l'idée d'un vampire en bons termes avec son époque. La jeune femme opine du chef, bien qu'il ne puisse pas la avoir, il peut la sentir. La brune n'a rien à ajouter. Chacun possède sa propre histoire, et si elle est du genre curieuse en ce qui concerne l'aspect culturel, pour la vie privée de chacun, elle l'est beaucoup moins. La respiration toujours difficile, la mutante demande tant bien que mal à Vlad de l'aider à se redresser. La posture est ... embarassante. Non pas que ça soit désagréable, mais c'est bien ça le problème. Joe se nourrit en silence, s'empifrant tout en récupérant ses forces au fur et à mesur. Joe réalise l'ironie de la chose, c'est son propre sang mélangé à celui de Vladimir, qui est en train de réparer son ossature bousillée. La guérison risque d'être plus rapide qu'elle ne le pensait, et elle se demande même comment se sent le vampire. Ressent-il son hémoglobine comme aucune autre ? Beaucoup de créatures l'ont regardée, interloqués et interrogatifs sur sa véritable essence. Plus que l'être frappé par la mutation, il semble que Joe soit aussi pourvue d'une odeur toute particulière et singulière.

Celle d'une revenante, semble-t-il. D'un corps complètement neuf. Tandis que Joe achève son repas, la nature de son corps d'humaine reprend le dessus. Ce n'est pas dans ses habitudes d'être embarassée, mais l'excuse sort d'elle-même. Peut-être à cause du ... Raffinement de Vlad ?

- Tu n’as pas à t’excuser. Je crois que tu as bien vu que je suis bien plus… indélicat quand je suis affamé. 

- Un point pour le méchant dragon. Rétorque Joe du tac au tac, avec pourtant un sourire dans sa voix hachée avant de lâcher un raclement de gorge.

La proximité de Vlad, pour une raison qui lui échappe, la met toujours aussi mal à l'aise. Elle comprend pourquoi. Joe sait ce qui se passe. Son corps, ce putain de fourbe, ce fayot, ce traître, est en train de lui envoyer plusieurs signaux contradictoires. Le sang est le seul coupable. L'hémoglobine des vampires a ... Disons, quelques particularités. Joe remue légèrement, toujours aussi mal en point, avant de lui faire une dernière demande. Juste pour s'éloigner.

- Il y a un nombre incalculable de chambres vides dans ce manoir. Tu n’as pas besoin de dormir par terre.  Souligne-t-il, comme on fait la moral à un enfant. Pourtant, dans son timbre, elle discerne cette lueur d'amusement.  Tu peux rester aussi longtemps que tu le souhaites. Juste le reste de la nuit, plus longtemps, comme tu le souhaites. Vlad se décale ensuite, posant un genoux à terre tout en la maintenant en position assise pour l'observer. L'oeil inquiet, l'ancien Prince la jauge et l'étudie. Comme si elle compte s'effondrer maintenant. Ce n’est pas comme si je tenais un hôtel à grand succès. Les réservations ne sont pas complètes des mois à l’avance. Ajoute Vlad avec un petit sourire adorable. Derrière cette masse imposante, ce visage carré et parfois dur, il sait se montrer doux. Presque ... Enfantin. Ses prunelles éternelles et vieilles brillent pourtant toujours d'une lueur ... Joe ne sait pas. Il y a quelque chose de fragile, dans les iris sombres du Transylvanien. L'être qui se tient face à elle est un véritable mystère. Un combattant hors pair ayant décimé des armées entières. Et là, tout ce que la mutante voit, c'est un gamin coincé dans le corps d'un homme, bouffé de culpabilité. Pour un peu, elle le prendrait dans ses bras.

NON. Même pas en rêve.

- Crois-tu que tu peux marcher jusqu’au manoir, ou faut-il que je te porte ?

L'ancienne vampire cligne des yeux, se reprenant tout en recouvrant sa vision rendue soudain floue. Durant un instant, elle aurait juré ne pouvoir voir rien d'autre que lui.

- Hum ...

La jeune femme se redresse, aidée par un Vlad toujours aussi soucieux. Ses jambes semblent aptent à la porter, et Johanna se sent soudain trop sûre d'elle, trop sûre de son corps encore faible. Une déchirure dans le bas de son dos remonte le long de son échine, lui arrachant un nouveau gémissement de protestation, tandis que son corps vacille sur le côté, sa main venant s'agripper à la chair de Vladimir et glissant le long de son torse avant de laisser quatre traces fines sur sa poitrine.

- Merde ... Pardon ... Balbutie Joe en respirant à nouveau trop vite, son autre bras accroché au cou de Vlad. J'crois que tu me dois une montagne de pots de beurre de cacahuète, Skender. Plaisante-t-elle en restant accrochée à lui. Un peu fiévreuse et le ton douloureux, Joe n'a d'autres choix que de se laisser aller dans les bras de Vladimir, laissant sa tête retomber contre sa poitrine. Si je dois encore te nourrir, je te jure que je te cloue au sol avant et que je te ligote ... Dans une cave, là où on pourra pas tomber plus bas. »

Ca ne sonnait pas vraiment comme ça, dans sa tête. Joe continue d'accrocher son bras, luttant pour ne pas lâcher de couinement de protestation. C'est la dernière fois qu'elle tombe sur le dos d'aussi haut !



FICHE PAR SWAN.

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Lun 13 Oct - 17:10


Blood Link
Vladimir Skender & Joe E. Wolfgang


Vlad aimait l’art et la culture. Il les avait toujours aimés. Et son intérêt n’avait cessé de croître alors qu’il traversait les siècles, voyant les tendances évoluer, les goûts changer. A chaque nouvelle crise mondiale, le mythe — ce n’était que ça, il y a encore quelques années — des vampires revenait à la mode. Ils couvraient les murs, les pages, les écrans. Il y avait aussi les mondes futuristes, souvent apocalyptiques, ou juste après, quand la civilisation s’était relevée, avait décrété des changements drastiques pour survivre, pour rétablir un semblant de paix. Vlad les avait vus se succéder. Dans la fiction, dans la réalité. Les dictatures pour redresser un pays. La dernière en date, alors que les humains étaient encore au pouvoir, ou du moins le croyaient, devait être l’élection de Margareth Thatcher comme Premier Ministre de l’Angleterre. Une poigne de fer dans un gant de velours abîmé. Mais il avait bien fallu cela. Si l’Angleterre était tombée à cette époque, la grande crise qui était arrivée plus tard sur toute l’Europe et même les Etats-Unis aurait sûrement été avancée, peut-être même plus drastique. La fiction avait toujours été un moyen de s’échapper de la réalité. De la remodeler pour y survivre. Avoir un havre de paix où pouvoir se reposer, échapper à la cruauté de la vraie vie. Les super-héros tels que Batman et les autres, que ce soit DC Comics, Marvel, Dark Horse, tous n’avaient été que des icônes pour donner de l’espoir au peuple, une échappatoire. Une source d’espoir, mais aussi un engourdissement des sens. Une distraction, une diversion. Des films avec de grosses explosions, des grands bruits, des héros chevaleresques qui étaient prêts à mourir pour les citoyens — pas les innocents, non, personne ne l’était vraiment. Ils n’étaient finalement là que pour faire oublier le désastre de la vie humaine. Faire oublier un monde qui s’écroulait peu à peu, sans super-héros pour sauver cette réalité-là. Personne pour secourir l’humanité. Et une nouvelle tyrannie s’était imposée avec une main de fer : les Originels.

La position avait quelque chose de presque perturbant. Le vampire essayait de rester détendu, mais ce n’était pas facile. Il pouvait presque entendre le sang courir dans ses veines. Ce sang, mélange des deux leurs. Ce sang particulier qu’elle avait. Maintenant qu’il n’était plus obnubilé par la soif, que le contrôle revenait dans son corps, Vlad pouvait la sentir sur sa langue, dans sa gorge, sur ses lèvres, cette saveur particulière. Pas celle d’une simple mutante. Il avait eu l’occasion de goûter d’autres de son espèce. Luc en était un. Un frisson imperceptible le secoua à cette pensée. Les cheveux de Joe chatouillaient son torse nu et sale de son sang séché. Il voulait glisser ses doigts dans cette chevelure sombre. La voir ruisseler entre ses phalanges. Un torrent bien différent de celui dont il y avait eu l’habitude il y a des siècles de cela. Il voulait sentir sa peau brûlante contre la sienne, pas juste, la percevoir, si près de lui, comme à cet instant. Elle était bien calée contre son corps. Son torse, ses jambes. Il pouvait encore sentir son sang. Sa fragrance restait accrochée entre eux. Elle n’était semblable à aucune autre. Certes, chaque humain était unique, mais bien souvent, beaucoup étaient semblables à un niveau aussi primitif que leur sang. Pas Joe. Sa voix le ramena à la réalité. Il cligna des yeux dans la pénombre argentée. Un point pour le méchant dragon. Il put l’entendre sourire bien qu’il ne voyait pas son visage. Elle se racla la gorge, la voix encore rauque. Son propre sourire se flétrit légèrement à peine après être apparu sur ses traits. Je ne suis pas le Dragon. Mon père l’était. C’est une erreur que nombreux font, encore aujourd’hui. Dracul était mon père. Je ne suis que Draculea. Le Petit Dragon.

Elle remua contre son corps, comme mal à l’aise. Il n’en menait pas large non plus. Il parvenait à se contrôler pourtant. Toute son existence était basée sur le contrôle. Un contrôle assidu. Même lorsqu’il se laissait aller à la pire des tortures, tout était toujours sous contrôle. Lorsque celui-ci lui échappait, bien souvent, il n’avait pas assez de patience pour prendre son temps à torturer quelqu’un. Il ne prenait pas le temps de penser. Comme lorsqu’il n’avait pas pensé à la quantité de sang qu’il avait prélevé à Joe jusque quelques minutes plus tôt. Ça lui semblait être une éternité. C’était dire, pour un vampire. Elle voulait aller se reposer, c’était bien compréhensible. Après ce qu’il lui avait fait subir à cause d’une… négligence de sa part. Il se décala légèrement sur le côté, la soutenant toujours en position assise, attentif au moindre indice qui pourrait lui indiquer qu’elle allait chanceler à nouveau. Il tenta un trait d’humour. Mais elle se contenta de lui rendre son regard perçant, comme si elle le scrutait tout autant qu’il le faisait. Comme si elle pouvait lire quelque chose sur son visage, quelque chose qu’elle ne comprenait pas. Il décida alors de reprendre la conversation. Juste une question. Pour les sortir tous les deux de ce silence qui n’était pas bon pour le tourbillon de leurs pensées. Hum ... dit-elle seulement. Pourtant, Vlad se leva et il lui tendit les mains pour l’aider. Ses jambes semblaient pouvoir la soutenir. Mais, après quelques pas, elle s’effondra, se rattrapant à la chair du vampire. Quatre sillons rouges se dessinèrent sur son torse. Bientôt, pourtant ils se refermèrent comme si rien n’était. Un frisson avait pourtant parcouru le corps du Transylvanien. Pas de la douleur, certainement pas. Il avait connu bien pire au cours de sa longue existence. C’était une autre sorte de sensation.

Merde ... Pardon ... Vlad secoua la tête légèrement. Ses cheveux vinrent chatouiller les bras que Joe avait passé autour de son cou pour ne pas tomber encore une fois. Sa bouche était étrangement sèche. Il ne pouvait dire aucun mot. Il ne comprenait pas pourquoi son état l’inquiétait tant que ça. J'crois que tu me dois une montagne de pots de beurre de cacahuète, Skender Il eut un faible sourire et passa délicatement un bras sous les genoux de Joe pour la porter contre son torse. Sa joue se posa contre sa peau barbouillée de rouge. Quel duo épique formaient-ils. Si je dois encore te nourrir, je te jure que je te cloue au sol avant et que je te ligote ... Dans une cave, là où on pourra pas tomber plus bas. Un rire secoua le torse du vampire sans qu’il ne s’échappe réellement d’entre ses lèvres. Je pourrais bien te prendre au mot. lâcha-t-il sur un ton qui ne permettait pas de savoir s’il plaisantait ou non. Avec de longues foulées souples, il la ramena jusqu’à la porte du manoir qui s’ouvrit sur le majordome qui s’effaça pour les laisser passer. Le vieil homme avait déjà préparé une chambre pour leur invitée impromptue. Le vampire pouvait sentir l’odeur des draps propres et frais dans une des pièces pas si éloignée que ça de sa propre chambre. Suffisamment pour que Joe ne se sente pas oppressée de quelque façon que ce soit. Suffisamment peu pour que le Maître de maison puisse intervenir au moindre problème.

Vlad monta les marches avec souplesse et poussa la porte de la chambre du pied avant de passer dans l’encadrement. Un lit bien plus modeste que le sien se trouvait au fond de la pièce, niché dans une alcôve aux coins très légèrement arrondis, surplombé par des draps d’une couleur riche et brillante, un vert émeraude qui vibrait comme une pierre précieuse à la lueur d’une bougie. Ça et là, quelques coussins à la parure dorée les piquetaient comme des diamants accrochés à une robe. Le vampire déposa délicatement Joe entre les coussins moelleux et resta un moment debout, à côté du lit. A la voir ainsi, il aurait juste voulu s’étendre au dessus d’elle, savourer la simple caresse des draps délicats sur sa peau d’albâtre. Mais il resta immobile. Finalement, il se détourna et désigna une porte un peu plus loin, à peine visible dans le mur, entre deux étagères remplies de livres. Il y a une salle de bain, là, si des fois tu veux… uhm… te nettoyer. Ses prunelles ardentes se posèrent sur elle. Si tu as besoin d’aide, tu peux appeler mon majordome. Ça ne serait peut-être pas beaucoup moins gênant que si c’était lui qui s’occupait d’elle, mais le Transylvanien se doutait qu’elle préférerait cette alternative. Malgré tout, son corps frémit imperceptiblement alors qu’il y songea. Il devait lui-même aller se laver. Mettre de la distance entre eux. Le sang partagé dans leurs veines n’avait pas un effet qu’il savourait particulièrement. Cette attirance étrange. Cette envie, ce… besoin de proximité. Il lui esquissa un rapide sourire avant de se détourner et de sortir de la chambre sans même fermer la porte derrière lui, trop occupé par les pensées qui se chamboulaient dans sa tête.

Il gagna rapidement son propre antre et se débarrassa rapidement de son jean coupé négligemment. La Lune scintilla un bref instant sur son corps parfaitement nu avant qu’il ne s’engouffre dans la salle de bain attenante, sans un regard pour le tableau qui le surplombait sur le mur. L’eau brûlante de la douche lui fit un bien fou, détendant ses muscles contractés. Pourtant, son esprit, lui, n’était pas lavé par le jet puissant bien qu’il s’écrasait sur son visage. Les mains posées à plat sur la céramique qui tapissait la cabine de douche immense, le vampire laissa l’eau ruisseler le long de son dos, dans les sillons et les creux de son corps, le long de ses cuisses et de ses jambes fuselées avant de finir dans la bonde, pendant de longues minutes. Dehors, il pouvait sentir le soleil qui se levait péniblement. Il n’avait pas encore dépassé la frontière de l’horizon pourtant. Il était néanmoins temps pour le Transylvanien d’aller se coucher lui aussi. Il coupa presque à regret l’arrivée d’eau et se sécha rapidement avant de rejoindre son lit imposant. Son majordome avait déjà fermé les lourds volets qui empêchaient le moindre rayon de soleil de pénétrer dans sa chambre. Il s’allongea sur les draps, en glissa juste un bout sur son corps nu et encore légèrement humide à certains endroits. Il ferma les yeux et fut presque immédiatement happé par les bras de Morphée. A moins que ce ne soit une autre divinité mineure bien plus perfide que cela.

Vlad cligna des yeux. Il se redressa dans son lit. Il n’avait pas l’impression d’avoir dormi longtemps. Avait-il seulement dormi ? Il ne pensait pas. Les doigts crispés sur ses draps enroulés autour de son corps, il se demanda ce qui l’avait réveillé. Il pouvait entendre le crépitement de gouttelettes qui s’écrasent au sol. Ce n’était pas dehors pourtant. C’était dans le manoir. Pas si loin. Il cligna des yeux, encore une fois. La chambre de Joe. C’était la salle de bain de la chambre où il avait installé Joe. Une jambe pendant du matelas, Vlad resta interdit un moment. Puis la seconde rejoignit la première. Le drap s’étala sur le sol sans un bruit, dans le bruissement d’une caresse, telle une flaque de sang écarlate, dévoila son corps tout aussi nu que lorsqu’il avait été se coucher. Ses pas le menèrent silencieusement jusqu’à la porte entrouverte de l’autre chambre. Il la poussa délicatement. Le son venait bien de la salle de bain, de cette porte presque invisible quand elle était fermée. Il s’avança encore. Il ne savait pas bien ce qui le poussait à le faire. Ses doigts effleurèrent le battant et il s’écarta de son chemin sans opposer de résistance. La pièce plus petite était envahie par la vapeur d’eau. C’était à peine si Vlad pouvait discerner la petite silhouette de Joe sous le jet puissant de la douche. Il pouvait sentir la fragrance délicate de sa chair à chaque fois qu’une goutte d’eau s’écrasait sur sa peau pâle. Ses muscles frémirent. Ses pieds avancèrent dans l’atmosphère humide et chaude. Il resta un instant immobile, silencieux. Aussi peu perceptible qu’une ombre. Puis il leva le bras, tendit la main, et suivit le sillon humide laissé par une goutte cristalline le long du dos de la mutante dans une caresse à peine plus appuyée que celle de l’eau.
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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Mar 14 Oct - 0:11


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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Mar 14 Oct - 12:20

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Sam 18 Oct - 10:31

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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Dim 19 Oct - 11:12


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MessageSujet: Re: [-18] BLOOD LINK • [JOMIR] FlashFoward.   Mar 21 Oct - 14:08

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