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 [Kataric] Oops, was it your boy ?

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MessageSujet: [Kataric] Oops, was it your boy ?   Lun 6 Oct - 3:46

Oops, was it your boy ?

Ce connard. Il allait regretter d'être ressorti de son cercueil et prier pour y revenir, si jamais je mettais la main sur lui ! Espèce de sale petit vermisseau empoté ! Trou du cul ! Chien ! ARG.

Ruairi avait eut cette si charmante idée de me laisser seule à la maison et de partir chasser de son côté. Sans en discuter avec moi pour savoir si j'étais d'accord. Si ça se trouvait, il était déjà en train de se taper la première putain venue, ou encore de vider un corps de bien trop piètre qualité. Pire encore, il en vidait un putain de bon, sans m'en laisser. Non, vraiment, je ne l'accepterai pas. Déjà, j'étais en train de refaire sa décoration, terrifiant sans ménagement la bonne qui ne cherchait plus à me calmer, habituée désormais à mes crises de rage et prévenue par l'Originel aux grandes oreilles du danger que représentait une tentative de m'arrêter. Un arrêt de mort, quoi. Les meubles volaient dans tous les sens, déversant leur contenu au sol, volant en éclats en heurtant le mur, rapidement suivis de statuettes en toute sorte. Tapisseries déchirées, chaises renversées, vêtements éparpillés...

Une nuit des plus ordinaires, en somme.

Inutile de dire que le mobilier était à changer régulièrement, dans les parages. Je finis néanmoins par me calmer un minimum. Soit. Je chasserais seule, dans ce cas, et me ferai un plaisir de foutre le bordel et que ça lui retombe dessus. Je jetai un regard tenté vers la femme de ménage, avant de me raviser. Elle faisait bien son boulot, et personne ne voudrait venir la remplacer en sachant que la maîtresse des lieux l'avait dévorée. Or, si personne ne venait nettoyer, je serais forcée de le faire. Mes prunelles se baladèrent distraitement sur la pagaille monstrueuse que je venais tout juste de laisser. Hors de question.

Je sortis donc en un coup de vent, laissant le soin à cette pauvre dame de nettoyer mes conneries. Oups. J'espérai qu'elle n'ait pas terminée avant le retour de Ruairi. Il serait si dommage qu'il ne soit pas conscient de la colère à laquelle il serait exposé à mon retour. Peut-être pourrais-je décorer quelques arbres de la propriété avec des entrailles ? Il serait alors obligé de les retirer lui-même, il ne forcerait pas la pauvre dame à le faire. Un petit rire amusé m'échappa. Puis, je disparus à nouveau, sans un bruit de plus.

Mes pas me menèrent à une usine abandonnée du quartier du Bronx. Il m'arrivait de venir par ici pour m'amuser. Parfois, une bande de jeunes idiots s'amusaient à se faire peur en cette endroit, se lançant des paris à la con. Sourire carnassier. Ils changeaient bien vite de tête en constatant qu'une prédatrice, une vraie, s'était jointe au jeu. J'entrai joyeusement dans le bâtiment, qui n'avait pas été nettoyé depuis ma dernière partie. Des traces de sang par-ci, quelques os par là, un restant de bras à l'odeur infecte, rongé par les rats, dans ce coin. C'était surprenant qu'ils ne l'aient pas terminé, tiens.

Un éclat passa soudainement dans mes prunelles. Une odeur alléchante, humaine, me parvint, au travers toute cette puanteur. Un jouet. Désenchantement. Il était seul. Une petite moue déçue vient décorer mon visage. Ça devra suffire, pourtant.

Je montai lentement l'escalier précaire me séparant de la douce odeur alléchante. Je passai goulument ma lèvre contre mes lèvres, laissant mes pas se répercuter lentement sur les murs, dans un bruit à la fois sourd et clair. Écho. Lorsque je passai le cadre de porte - sans porte, d'ailleurs - l'homme semblait en attente. Il esquissa un mouvement pour se lever, avant de me voir. Il attendait quelqu'un. Et ce n'était pas moi. Intéressant. Cela ne sembla pas être son avis, puisqu'il me fixa avec agressivité, insultes au bord des lèvres.

- Dégage, poufiasse !

Mes sourcils se arquèrent vivement, alors que mes prunelles se teintaient brutalement d'une lueur meurtrière. Pardon ? Un grondement féroce s'échappa de ma gorge, et je fis un pas en direction de ce pauvre imbécile qui osait s'adresser de la sorte à Katherina Mabel Godfrey.

- Répète un peu, pour voir ? grinçai-je entre mes dents, lui offrant une généreuse chance de peut-être améliorer son sort.

- Je t'ai dit de dégager, pétasse, t'es sourde ? ! T'as rien à faire ici !

Ce mec était définitivement un débile profond. Mes mains s'ouvrirent et se fermèrent pendant un instant, mon esprit tentant de choisir quelque supplice infliger à cet arrogant personnage. Chose certaine, et il le comprit rapidement, il allait regretter ce qu'il venait de faire.

Vitesse incroyable. Je me retrouvai vivement derrière lui, passant sans hésiter sa tête au travers l'une des seule vitre encore intactes du bâtiment, celle-ci volant en éclat et déchirant sa peau. Il hurlait déjà. Mais il n'avait rien vu. Je le ramenai lentement, en le tirant par les cheveux, m'amusant à tirer l'un des éclats de verre avec mes ongles, lentement, déchirant un peu plus la chair meurtrie de la blessure.

- Il me semblait bien avoir entendu quelque chose comme ça, ouais. murmurai-je, le ton joueur. La panique donnait une odeur encore plus appétissante à ces petites gouttes d'hémoglobine qui perlaient sur sa peau.

Je me débarrassai, d'une pichenette, du bout de verre. J'aurais besoin de mes deux mains, pour la suite. Éclat de rire cynique.

Ce fut un véritable massacre. Seule la tête fut préservée, en état presque parfait, hormis les dégâts causés par le passage forcé dans la fenêtre. Le reste du corps n'était que bouillie informe et desséchée, sans la moindre goutte de sang restant. En morceaux, le pauvre homme. Et il avait souffert, le bougre, il avait eu ce qu'il méritait, hurlant sous mes serres comme une souris dans les pattes d'un aigle. Je jubilai. Cet amusement arrivait presque à me faire oublier le goût au final peu rafraîchissant de son sang sur ma langue. Un O négatif. Dégueulasse.

Cela ne m'empêcha pas de lécher pensivement mes doigts. J'étais couverte de sang. Une vraie malpropre, comme Ruairi s'amusait à me le reprocher. Bah. Et pourquoi pas, après tout ? Mon regard se posa sur l'horloge. Une belle heure bien ronde, parfaite pour un rendez-vous. Visiblement, le bougre avait été en avance, ce qui lui avait valu ce triste sort. La personne qu'il attendait ne devrait plus tarder, maintenant, en admettant qu'elle n'ait pas fuit en entendant les cris de cochons de son copain.

Mais non. Tout allait bien. Ou presque. J'entendais des pas approcher, légers et clairs. Pourtant, l'odeur qui me parvenait n'était pas humaine. Fuck. Il était possible que cette fois je me sois mise dans le pétrin. À moins que l'être ne soit venu que pour la même raison que moi : jouer. Mon regard se posa sur l'immense silhouette qui venait de faire son entrée. Je me souvenais l'avoir vu, au bal organisé par ce cher Dracula. Un vampire haut placé, si ce n'était un Originel, je n'en étais pas certaine. Bah. Ce n'était pas comme si j'avais quelque chose à craindre, après tout. J'adressai donc un petit sourire au nouvel arrivant, le regard moqueur.

- Navrée, tu es arrivé après la fête. Mon regard se posa sur la glacière qu'il portait. Louche. Hm. J'ai interrompu quelque chose, peut-être ? Il était vrai que dans un lieu pareil... On pouvait s'attendre à tout.

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MessageSujet: Re: [Kataric] Oops, was it your boy ?   Dim 12 Oct - 14:59


OOPS, WAS IT YOUR BOY ? - KATHERINA
La bête gronde. S'empiffre et se délecte. La frêle créature gémissante tremble dans ses bras, blottie sous sa carcasse géante. Ses fines guibolles entourant sa taille, ses talon enfoncés dans l'épiderme  de ses cuisses. Une danse charnelle et sanglante. Plaisir et chair meurtrie, l'odeur du désire se contractant pour devenir trouille. Les épices savoureuses rendent l'hémoglobine onctueuse. Ses serres agrippent la chair, perçant les reins de la mortelle. Des petits doigts s'accrochant à ses cheveux, ses épaules ou la naissance de ses hanches. Alaric boit, prenant sans vergogne, ses hanches effectuant des va-et-vient brutaux, se foutant de rendre ce plaisir qui lui fait tourner la tête. Elle, cette fille fauchée au hasard, n'a pas de nom. Lentement, confondant jouissance et douleur, la frêle syphilide crève dans ses bras, s'oubliant, lâchant une dernière supplique de douleur ou de plaisir. Couverte par les grondement du monstre.  Alaric se perd en elle, s'éparpille, et se redresse brutalement. Prunelles rougies, mâchoires et torse maculés de la liqueur  vermeille. La bête est repue et vidée.

Sa proie vient d'en crever, nue et décharnée.
Tombant lentement dans le néant, sans rien remarquer.
Stupide bestiole.

L'animal pivote sur le côté, se laissant tomber dans les draps pourpres. Neutre. Pas de culpabilité, rien. Un gouffre sombre où l'écho de ses crimes ne fait que ricocher pour s'évanouir dans l'oublie, et ne jamais resurgir. Une carcasse sublime, un piège pour attirer les victimes dont il a besoin pour assouvir ses pires désires. Ses longues guibolles s'agitent, le portant hors de l'immense couche, un air d'opéra  résonnant déjà jusqu'à ses esgourdes. Ses lippes fermées vibrent, bloquant un air sourd qu'il fredonne tout en rejoignant sa salle de bain. Le maniaque se glisse sous le jet brûlant, nettoyant son corps maculé de divers fluides. Ses pattes longues plaquées contre le marbre froid, aussi glaciale que ses azures troublent perdues dans le néant de ses songes. Ses crocs longilignes se rétractent lentement, tandis que sa langue vient pourlécher les dernières traces sanglante à ses dryades.

Ce n'est que le prélude d'une longue nuit.

****


«  - Monsieur Rousseau ?

Alaric daigne enfin lever le nez de sa chemise ouverte, jonchée de différents documents. Serré dans un costume sombre, et pour une fois dépourvu de cravate. Sa chemise bleue légèrement entrouverte et ses filets toujours humides tirés en arrière. Ses azures fusillent le larbin qui se tortille sur son siège, mal à l'aise.

- Nous sommes arrivés.

- J'ai remarqué. Gronde l'immortel, baissant à nouveau ses prunelles. Les feuilles fragiles se froissant à peine entre ses doigts de pianiste.

Alaric est immobile, n'ayant pas bougé d'un iota depuis plus de dix minutes. Une statue de granit, n'ayant ni besoin d'inspirer ou expirer, ni de craindre d'éventuelles crampes. Le client à qui il doit porter le cœur semble du genre ... Propre. Mais quelque chose l'interpelle. Plusieurs anomalies persistent, entre la destination de son numéro de compte bancaire, et le nom donné. Certes, la plupart de ses clients sont des cas très louches. Qui voudrait d'un cœur arraché à un pauvre innocent, si ce n'est une crapule tournant dans divers trafiques ? Celui-là ressemble à un fugitif, et les fuyards aiment vous planter un couteau dans le dos pour récolter les lauriers. Peut-être même s'allier aux pires pour amasser une jolie fortune, leur permettant de recommencer leurs vies de misérables vermines à zéro. Or, beaucoup de personnes détestent Alaric Rousseau. La plupart de ses clients abhorrent aussi les vampires. Voilà pourquoi l'immortel cache son essence première. Beaucoup le prétendent paranoïaque, lui se qualifie simplement de prudent. Il n'est pas naïf, il est prévoyant et méthodique.

- Hm. Reste ici, quoi qu'il arrive. Ordonne le Français d'un ton sans appel.

Le dossier se referme dans un claquement sec, tandis qu'Alaric le jette côté passager pour s'extirper du bolide sombre, fermant les derniers boutons de sa veste tout en se dirigeant vers la portière large pour y prendre la glacière. En  fermant le coffre, il tourne le menton, levant ses prunelles pour observer les rues désertes du Bronx. A cette heure-ci, rares sont les petits malins à s'aventurer. Une pensée pour Wolfgang lui tire un sourire cynique, il sait cependant que la brune est de ceux qui ne craignent pas grand chose. Et il espère qu'elle a bien appliqué ses dernières consignes à la lettre. Etre trafiquant est un boulot sans horaires. Chaque jour, chaque nuit, il doit penser, éliminer, prélever, torturer ... Le bourreau adore son métier. Pourtant, parfois, diverses petites choses l'agacent. Et la créature a une étrange précognition. Quelque chose de mauvais, un imprévu, risque d'entacher sa soirée. Sourcils froncés, et tout en enfonçant une main étirée dans l'une de ses poches, Alaric prend rapidement le chemin de l'immeuble désaffecté. C'est ici qu'est son rendez-vous, et il lui faut monter plusieurs étages, sans rencontrer la moindre petite âme qui vive, pour sentir l'odeur de pourriture mêlée à celle du sang frais. Au sol, quelques restes macabres de membres organiques décorent la pièce.

Des bouts de bras, de doigts ... Des os. Il croit même voir un bout de ... Prépuces. Alaric lève ses iris assombries, reniflant telle la bête qu'il est l'odeur plus fraîche. Un grondement rauque et animal s'échappe de ses lèvres à demi tordue, tandis que chaque muscle de sa carcasse sauvage se contracte. En quelques enjambées, Alaric rejoint les effluves, pour s'arrêter sur la vision toute particulière d'une brune à l'air ... Désiquilibré. Un regard sauvage sous une crinière légèrement ébouriffé. Couverte de sang de la tête aux pieds. Sous elle, sur elle, en elle. Sa mâchoire se serre imperceptiblement, tandis qu'il fixe la créature, sans piper mot. Un sourire naît au coin des babines de la mortelle bestiole effrontée, poitrine bombée. La folle bouffeuse de chouette. Même sans avoir été totalement présent, Alaric avait discerné un bout de cette discussion. La compagne de St Clair, l'organisateur de combats illégaux. Un Originel. Un ... "confrère" légèrement plus âgé que lui. Et donc une garantie pour la dépravée blottie à terre.

L'assurance de ne pas finir démembrée.

Navrée, tu es arrivé après la fête. S'amuse l'autre d'un ton plein d'audace, avant que ses prunelles ne le détaillent, pour glisser le long de son corps et se figer sur la glacière dans sa poigne ferme et hourdée de veines. Hm. J'ai interrompu quelque chose, peut-être ?

Sourire cynique, Alaric approche légèrement, s'arrêtant net devant la flaque avant de poser la boite contenant l'organe gelé.

- Rien de particulier. Si ce n'est que tu viens de bouffer mon client. Susurre le brun roux d'un ton bien trop calme pour être rassurant, tout en enfonçant son autre patte dans la fissure de son pantalon. Sa langue passe le long de ses gencives, tandis qu'il penche la tête sur le côté. Ses iris percent la créature, tandis que ses prunelles parcourent la pièce du regard. Pas de mallettes ... Pas d'argent.

Non, ça ne va pas du tout.

- Tu viens de faire foirer mon affaire. Conclut le vampire d'un ton sourd, avant d'aviser à nouveau la folle couverte d'hémoglobine. L'odeur remonte jusqu'à ses narines, infecte. Pour un suppôt de Satan dégueulasse, en plus.

Ses dents grinces, tandis que ses genoux fléchissent.

- Alors, quelle conclusion doit-on tirer de ça ... Lâche le Français d'un ton de miel, posant ses coudes le long de ses cuisses, arrivant à la hauteur de vampire. Quel dédommagement comptes-tu m'offrir pour t'épargner les ennuies qui risquent de te tomber dessus ? ... Tu es la femelle de St Clair, n'est-ce pas ? Lâche Alaric, sa voix se faisant de plus en plus grave. »

La remarque est totalement misogyne, paroles infectes jetées volontairement sur la brune éhontée.


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MessageSujet: Re: [Kataric] Oops, was it your boy ?   Mar 4 Nov - 17:24

Oops, was it your boy ?

Je passai une main dans ma chevelure emmêlée, les prunelles brillantes d’amusement. Il n’était pas enchanté de me voir là, c’était bien visible. Pourtant, il ne me ferait rien. Il ne le pouvait pas. Ruairi était le vampire le plus vieux dont j’avais ouïe dire. Je ne craignais rien, sous sa protection. Je pouvais me permettre de jouer avec le gaulois. Je plantai donc sans crainte mes prunelles dans les siennes, pleines de défi.

J’avais donc bouffé son client. Oups. Je lui lançai un simple regard ennuyé, lui démontrant sans gêne le remord accablant qui me rongeait. Rien à foutre. Cette bouillie humaine n’avait été qu’un pauvre imbécile, un homme arrogant et suicidaire sans la moindre notion de savoir vivre. Il méritati absolument tout ce qui lui était arrivé. Pas même foutu d’avoir un sang avec une saveur un minimum intéressante.

Le regard glacé de mon aînése balada dans la pièce, alors que je m’amusais à me curer les ongles. Le contenu de la glacière ne m’intéressais plus vraiment. Il était simple d’en deviner la nature au vu de l’odeur qui s’en dégageait. Et puis, le propriétaire était un meilleur amusement. La colère grondait en lui, tel un animal tapis dans au fond de sa taverne. Promesse de plaisirs sans fin à le faire bouler dans tous les sens.

Il m’accusa d’avoir fait foirer son affaire, et en plus pour un sang dégueulasse. Je haussai un sourcil, avant d’éclater d’un rire cynique et amusé, tout à la fois. Peut-être un peu fou, allez savoir. On me qualifiait souvent avec des termes de la même famille.

- Ton affaire ? sourire en coin. Il n’y avait pas de trace d’argent, si c’est bien de ce genre d’affaire dont tu parle. Par contre, je me suis amusée à lui arracher la peau de sur les muscles avec le poignard qu’il cachait dans son pantalon. Mes paroles ne me semblaient pas importantes. Mes prunelles brillaient comme celles d’un enfant décrivant ses cadeaux de Noël. Non seulement je ne regrettais absolument pas ce que j’avais fait, mais je m’en vantais.

Lorsqu’il se baissa à ma hauteur, je lui lançai un simple regard emplit de dédain et d’ennui. Il ne m’impressionnait pas. Je m’étirai simplement, avant de reprendre mon expression d’enfant joyeuse et fière d’elle. Je n’avais rien à ajouter concernant le sang dégueulasse. C’était vrai. Il était mauvais au possible. Néanmoins, on rehausse le goût de super repas en en prenant des mauvais, pas vrai ? Un sourire en coin m’échappa, avant qu’il ne prenne la parole, les coudes le long des cuisses, comme un père découragé réprimandant son enfant.

La question du dédommagement m’arracha un nouvel éclat de rire cynique. Il plaisantait, pas vrai ? S’il était sérieux, cela ne rendait la chose qu’encore plus hilarante. Je ne lui devais absolument rien. Au contraire, ce serait plutôt l’inverse. Il aurait bêtement pu se prendre le couteau entre les deux yeux. Il avait beau être un Immortel, l’homme semblait con comme un balais. Enfin, non. Mais cela ne m’empêcherait pas de le considérer comme tel.

Surtout pas après cette horrible remarque misogyne.

Un grondement sourd, animal, secoua mon corps, alors que mes crocs sortaient d’eux-mêmes et que ma vision se voilait de rouge. Mes iris prirent aussi cette teinte alors que mes traits se déformaient, bestiaux. Le connard. Je n’avais pas la moindre intention de contenir mes réactions, ne serait-ce que par orgueil. Il ne le méritait pas. Ma main se tendit brutalement, l’une de mes griffes venant s’appuyer contre son menton. Je ne devais pas le frapper. Ce serait aller trop loin, et j’en avais parfaitement conscience. Protection ou pas, il pouvait faire ce qu’il voulait dès que cela devenait de la self-defense.

- C’est mademoiselle Katherina Mabel Godfrey, petit arrogant. grondais-je sourdement, mes prunelles plantées dans les siennes. Et je ne te dois absolument rien. Il ne comptait pas t’acheter ton truc puant. S’il y a dette à avoir, tu l’as envers moi. Je t’ai épargné des ennuis et ce putain de poignard aurait bien pu se retrouver planter dans ta carcasse fossilisée. Je ne retenais pas mes mots. Tant pis pour lui. Mon visage s’approcha du siens, crocs toujours en évidence. Tu me fais pas peur, vieux croûton. Alors dégage de là.

Comme si mon identité passait au travers Ruairi. Non mais franchement. Sa femelle. Sa reine, peut-être bien. Mais certainement pas sa femelle. Et puis, j’étais prête à concéder le fait que sa protection avait contribué à mon sale caractère. Que s’il n’était pas là, je serais probablement plus sage, puisque j’encourrais plus de risques. Mais de là à affirmer que toute ma personne passait au travers lui… Jamais. Cette simple pensée me révulsait.

Je serrai les dents, avant de me redresser sans prendre garde à ne pas le bousculer. Il ne tomberait pas, de toute façon. Pas s’il était réellement si puissant qu’il l’avait paru durant le bal. J’étais tout de même curieuse de connaître son rang véritable dans la hiérarchie vampirique, mais pour le moment j’étais simplement trop furax. J’avais toujours souffert d’être une femme, une simple machine à bébé sans valeur qui ne serait jamais l’égale des hommes. Croyez-le ou non, j’ai même participé aux luttes féministes dans les années où le mouvement était à son apogée. Certes, j’étais plus… radicale, disons, que mes compères, mais j’étais là. Dissimulée dans les ombres, pour que l’on ne me repère pas. La libération des femmes avaient enlevé un poids certain de sur mes épaules. Je savourais cette nouvelle liberté. De ce fait, me faire de nouveau insulter vis-à-vis de mon sexe m’horripilait et venait toucher une corde sensible que j’aurais préféré ne pas exposer ainsi.

Je ne désirais plus que partir d’ici. Peut-être trouver une autre victime pour terminer la soirée en beauté, quelqu’un d’un peu plus goûteux peut-être. Ma nuit ne serait pas gâchée par un vulgaire trouble fête macho se prenant pour un autre. Je grattai pensivement ma joue, avant de sortir le fameux poignard de mon soutien-gorge. Il était maculé de sang, comme l’on pouvait s’en douter. Je le lançai d’un geste leste vers mon compère, la lame se plantant brutalement au sol à quelques centimètres de son pied.

- Au cas où t’aurais besoin d’une preuve. fis-je d’un ton dédaigneux. Il doit encore avoir son odeur, à part le sang. Cette fois, un petit sourire vient étirer mes fines babines. Sur ce, j’ai autre chose à faire de ma soirée que de rester dans une usine à attendre que les rats terminent mon boulot.

Déjà, je devais allez prendre une bonne douche, avant de retourner chasser. J’étais couverte de sang et ma robe était probablement foutue. Je ressemblais à l’un de ces monstres dans les films d’horreur, uniquement là pour bien faire peur à un auditoire en manque de sensations fortes. Peut-être que je resterai ainsi. Je ne pourrais pas approcher discrètement, mais la chasse risquait d’être encore plus amusante.

Je m’approchai de la sortie sans un autre regard pour le glandu, reprenant lentement mon calme à l’aide des douces images de carnage envahissant mon esprit dérangé.

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MessageSujet: Re: [Kataric] Oops, was it your boy ?   Lun 10 Nov - 17:26


OOPS, WAS IT YOUR BOY ? - KATHERINA
Alaric fixe la brune, totalement figé est incapable d’emmètre le moindre battement de cils. Il ne la connaît pas, qu'elle l'agace déjà. Le brun roux aux prunelles azures bat des cils. Il attend. Et la brune aux boucles sombres lui offre une moue aux allures enfantine. Elle a juste l'air d'une psychopathe.

Connasse.

«  - Ton affaire ?

Et ses babines s'étirent légèrement aux commissures.

- Il n’y avait pas de trace d’argent, si c’est bien de ce genre d’affaire dont tu parles. Par contre, je me suis amusée à lui arracher la peau de sur les muscles avec le poignard qu’il cachait dans son pantalon. Qu'elle se vente, d'un ton neutre, presque joyeux. Ses prunelles sauvages sur sa bouille neutre brillants comme des lanternes.

Alaric se montre alors plus sec encore, crachant sa lexie implacable et brutale. La petite peste ingrate réagit aussitôt, grondant et se rebiffant aussitôt de l'attaque verbale éhontée du Français.

- C’est mademoiselle Katherina Mabel Godfrey, petit arrogant. Fulmine l'ingrate, se permettant une familiarité pleine d’orgueil. Et je ne te dois absolument rien. Il ne comptait pas t’acheter ton truc puant. S’il y a dette à avoir, tu l’as envers moi. Je t’ai épargné des ennuis et ce putain de poignard aurait bien pu se retrouver planter dans ta carcasse fossilisée.

La garce sort les crocs, lui imposant des relents de son haleine putréfiée. Elle ose le toucher, planter sa griffe souillée par l'hémoglobine du suppôt de Satan.

-[color:4853= #660000] Tu me fais pas peur, vieux croûton. Alors dégage de là. 

Le menton levé, Alaric observe la vampire. Mâchoire crispée, tandis qu'elle bondit sur ses pieds, tentant de le pousser sans y parvenir. Le vampire lève ses iris dans ses orbites, sourcil gauche haussé tandis qu'il attend. La sale garce extirpe une lame ensanglantée, la jetant au sol. La lame se fige dans le sol, vibrant un long moment dans un crissement de métal. Projetant des gouttelettes sur sa chemise neuve.

Salope.

- Au cas où t’aurais besoin d’une preuve.  Il doit encore avoir son odeur, à part le sang. Sur ce, j’ai autre chose à faire de ma soirée que de rester dans une usine à attendre que les rats terminent mon boulot.

Et de tourner les talons. Elle est prête à partir, comme ça. La petite peste ingrate. Son statut d'engeance d'originel lui promet certes bien des avantages. Etre la progéniture d'un être plus puissant lui assure plus encore la garantie qu'Alaric ne pourrait certainement pas lui faire quoi que ce soit. Elle traîne sa carcasse dégoulinante, tandis qu'Alaric observe la lame figée au sol.

Glacé.
Imprégnée.
Obsédante.

Rage. Le grand brun lève son bras, tournant le poignet pour extirper la lame d'un geste sec. L'idée germe dans son crâne, alors qu'il bondit sur ses guibolles longues et fines. Son coude rejeté en arrière, Alaric balance le couteau, qui se fige entre les omoplates de la fille.

- Mes excuses, j'ai glissé, je suis vraiment trop maladroit ! Jubile le vampire en se dirigeant vers elle, postant sa silhouette immense devant sa petite carcasse. Sa tête dodeline, son sourire immense lui donnant l'air d'un requin vorace. Tu cherches quelque chose, peut-être ?

Les prunelles du Français se posent dans son dos, admirant la lame. Elle n'a pas bougé d'ici, jamais. La vampire elle, sent pourtant à n'en pas douter la morsure de la lame dans son épiderme. Et plus encore.

- Petite leçon technique, et simple … Entame le brun roux en glissant ses mains dans les poches de son pantalon. Il AVAIT l'argent. Tu piges ? L'idée tourne dans ta tête ? Qu'il gronde, extirpant ses pattes fines, les levant de sa poitrine tout en traçant un cercle invisible. Rejoignant ses longues pattes à plat devant elle, approchant jusqu'à planter le bout de ses doigts entre ses clavicules.

- Et toi … L'ingrate, persuadée d'être si bien protégée … Tu me fournies non seulement une preuve, mais aussi une très bonne raison d'outrepasser les règles … Vois-tu …

Il cherche ses mots, tandis que la douleur amplifie, faisant bouillir les veines de la sale bestiole. Ses prunelles limpides la détaillent lentement, son sourire à présent plus large scotché sur sa bouille pâle.

- Il se trouve que d'une certaine manière, j'apporte de l'argent à ton créateur … Et toi, tu viens de m'en faire perdre. Explique lentement le Français, retirant ses mains pour les poser sur les joues de la brune. Sous prétexte d'être son infante … Tu oses m'insulter … Qu'il Susurre.

Son ton est calme, calme comme un métronome. Tandis qu'en opposition, sa violence contenue bouille en elle. Par la douleur. Une douleur insoutenable et imaginaire, mais implacable et réelle pour Katherina.

- Pour la dernière fois. Et ne t'avise pas d'oser te plaindre, souviens-toi que j'ai une preuve. Idiote. »  Achève Alaric en se détachant d'elle, la contournant pour aller chercher la lame.

Pour de vrai cette fois.


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MessageSujet: Re: [Kataric] Oops, was it your boy ?   Dim 23 Nov - 20:39

Oops, was it your boy ?

Je m'apprêtais à sortir, à laisser toute cette histoire derrière moi. Happy ending. Mon esprit vagabondait déjà, à savoir si je ramenais un dessert à la maison pour décorer les arbres de Ruairi, ou si je faisais la fille sage pour conserver ma vengeance pour un moment propice. Sauf que non. Ce connard ne semblait pas d'accord avec mon plan de programme. Je ne sentis rien venir. Par contre, le violent éclair de douleur qui perça dans mon dos, entre mes deux omoplates, cette lame d'argent qui se frayait un chemin dans ma chair... Ça, je le sentis passer. Un glapissement de douleur m'échappa alors que je me figeais dans mon geste, le souffle coupé.

BORDEL D'ESPÈCE DE SALE...!

- Mes excuses, j'ai glissé, je suis vraiment trop maladroit ! Son ton est bien trop enjoué, le geste trop précis. Connard.

- MAIS ÇA VA PAS LA TÊTE ESPÈCE DE TIMBRÉ ? ! Je m'arrêtai sur un nouveau grognement de douleur, les seccousses provoquées par mon éclat de voix ne faisant qu'empirer mon état. Il ne manquait plus que ça.

Ma mâchoire se serra. Si j'avais eu un besoin de respirer, mon souffle aurait été saccadé. Je le fixe avec férocité alors qu'il approche, un sourire carnassier aux lèvres. J'avais envie de lui arracher de la figure pour le lui faire bouffer. Je bougeai les bras, lentement, tentant d'agripper la garde du poignard pour le retirer. Rien à faire. C'était ce putain d'angle mort qu'on arrivait pas à atteindre. Cet enfoiré avait bien fait son coup. Je grondai sourdement, absolument furieuse.

- Petite leçon technique, et simple … Il AVAIT l'argent. Tu piges ? L'idée tourne dans ta tête ? qu'il fait, tournant le doigt autour de sa tempe comme quelqu'un parlant d'un fou. Je devais me contenir avec force pour ne pas lui cracher au visage. En fait, je l'aurai probablement fait, si cela ne m'aurait pas forcé à me courber vers l'arrière pour l'atteindre, et donc faire gigoter le métal dans mes muscles.

- Permets-moi de douter. marmonnai-je simplement, évitant de trop hausser le ton, de crainte d'agiter mes poumons. Je suis prête à parier que ce putain de couteau était son bien le plus coûteux. Or, tu viens de la gâcher, petit con.

Il approcha encore davantage, joignant les mains ensemble pour mieux en planter les doigts entre mes clavicules. De quel droit osait-il me toucher ? Il ne tenait pas à la vie. C'était la seule explication que je parvenais à voir. Un pauvre imbécile arrogant et narcissique, trop sûr de lui, qui se ferait tuer au moindre obstacle plus fort que lui. C'était fou, on n'était pas si différents l'un de l'autre, au final. Il avait peut-être juste un peu plus de self-control. Plus faible, donc.

- Et toi … L'ingrate, persuadée d'être si bien protégée … Tu me fournies non seulement une preuve, mais aussi une très bonne raison d'outrepasser les règles … Vois-tu …
- Enlève tout de suite tes sales pattes. grondai-je, mes prunelles toujours vissées dans les siennes, la voix assourdie par la douleur.

C'était comme si mon sang bouillait. J'avais mal de partout. Mes traits, déformés par ma nature vampirique, hurlaient ma rage et ma douleur à ma place. Je me refusais à gémir, à trembler. Pourtant, je n'avais que cette envie irrésistible de cesser de lutter et de tomber à genoux, dans l'espoir vain d'avoir plus de portée pour enlever le poignard. Faire cesser cette torture.

Lui arracher son bordel de sourire à la con, aussi. Ce serait pas mal. Il me détaillait, comme un lion détaille une gazelle avant de la dévorer. Je le haïssais. Je me haïssais, de ne pas parvenir à lui rendre la monnaie de sa pièce, d'être immobilisée par une arme aussi habituellement inoffensive qu'un couteau. Mais la lame était en argent. Un point faible.

- Il se trouve que d'une certaine manière, j'apporte de l'argent à ton créateur … Et toi, tu viens de m'en faire perdre.  Et il a le culot de poser ses mains sur mes joues. Comme si je lui en avais donné la permission. Sous prétexte d'être son infante … Tu oses m'insulter … Il murmure, d'un ton qui pourrait être enjôleur si ce n'était pas de la situation. Pour la dernière fois. Et ne t'avise pas d'oser te plaindre, souviens-toi que j'ai une preuve. Idiote.
- J'ai dit quoi au sujet de tes sales pattes ? grondai-je sourdement en réponse, comme si je n'avais pas écouté un traître mot de ce qu'il venait de me raconter.

Sincèrement, C'était à moitié vrai. Je savais pour les combats illégaux organisés par mon cher et tendre. Le Français n'avait pas à me faire un dessin pour m'expliquer la façon dont il faisait gagner de l'argent à Ruairi. Et il savait mon avis concernant sa perte d'argent. Elle ne concernait que lui, et lui seul. La douleur s'intensifia, et je laissai échappé un vif gémissement de douleur, passant à deux doigts de m'écrouler alors qu'il se détachait de moi. Quelque chose clochait. J'avais déjà été blessée à l'argent. Ça faisait un mal de chien, tant et si bien qu'on croyais y rester sur le coup. Mais ça ne se répandait pas de cette façon, dans tout le corps, non. On avait simplement l'impression tout fondait autour de la plaie.

- J'ai compris, monsieur... est fâché. Ma voix commençait à se hacher. Enlève-moi ce truc... avant de faire des choses que tu vas... regretter. Ruairi n'est pas le genre de personne... avec qui on négocie. Enfin, je n'en savais rien. De souvenir, ce n'était jamais réellement arrivé, tout du moins pas en ma présence. Mais je savais bluffer. Surtout dans ce type de situation.

Je titubai jusqu'à un mur, pour mieux m'y appuyer et éviter de m'écrouler lamentablement au sol. Je tournai légèrement la tête pour mieux le fusiller du regard, les traits toujours aussi déformés par la douleur. Je ne lui ferai pas le plaisir de le supplier de me ménager ou de m'épargner. Jamais.

- Sinon, je peux toujours me barrer... avec ta chère preuve dans... le dos. Mais je crois pas... que ça lui plaira. Ma voix reprenait de son arrogance. Mes bras repartirent à la conquête de mon dos, dans une nouvelle tentative vaine de retirer le couteau. Pourtant, j'étais certaine d'atteindre le bon endroit. Pour peux, je pourrais jurer toucher la plaie, mais pas de lame. C'est quoi ce bordel... grondai-je, avant de lâcher un nouveau grognement de douleur.

Cette fois, je tombai à genou, sous l'assaut d'une secousse particulièrement violente. Mes cheveux volèrent autour de mon visage et je jurai de façon bien peu classe, tentant de reprendre contenance. J'avais perdu l'habitude de la douleur depuis le retour de Ruairi. Pendant son sommeil forcé, j'avais subi quelques séances mémorables de torture et autres douleurs, au point de me créer une certaine résistance, mais celle-ci avait commencé à s'effriter depuis.

- Eh merde ! grondai-je à nouveau, serrant les poings et la mâchoire. T'attends quoi pour m'enlever ce truc, espèce de vieux débris arrogant ? !

Ce n'était pas le meilleur moyen de lui demander. Certes. Mais même en le demandant gentiment, j'avais parfaitement conscience qu'il n'en aurait rien fait. Tout au plus, il l'aurait tourné. Je le sentais. On se serrait rencontré à mes débuts, et il y aurait eu fort à parier qu'on se serait entendu. Ou qu'il m'aurait tué. Deux caractères comme ça, soit ça s'assemble, soit ça se détruit.

- Tu as exactement vingt secondes avant que j'appelle Ruairi. Dernier argument : le lien télépathique. Lien de sang. Lien de progéniture. Je détestais avoir à lui demander de l'aide, mais le fait était qu'il m'en manquait très peu pour commencer à flipper. Je me le refusais, pour la bonne et unique raison que le grand salopard pourrait le sentir et jubilerait, mais voilà. Alors arrête tes conneries d'enfant gâté.

Sisi, c'était bien moi qui disait cela.


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