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 LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)

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MessageSujet: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 5:18


doomed to death & damned in hell




À tous les ans, une assemblée générale a lieu dans la rue Principale de tous les comtés avoisinant Manhattan. Une loterie se prononce dans les arrondissements. Quatre citoyens (humains, tout comme créatures mystiques), sont repêchés et isolés dans une arène de combat à l’environnement sablonneux et jonchés de ruines. Ces quatre citoyens sont exhibés dans cette arène que pour une seule raison : lutter, traquer, tuer et survivre. Un seul des quatre doit ressortir vivant de ce combat. Le prix remporté ? Richesses et vie relativement meilleure au sein de Manhattan…

Aujourd’hui, la tension est à son comble. Tous les citoyens, du mieux qu’ils le peuvent, essaient à grande peine de conserver leur sang-froid et leur vaillance… voulant paraître détachés alors que l’anxiété manipulent sournoisement ces fils qui les remuent comme de malheureux pantin. Ils ont été conjurés à rejoindre l’assemblée générale qui a l’eue dans la rue principale de leur arrondissement, artères embaumées d’incertitude alors que tous les préparatifs ont déjà gagnés leur aboutissement. C’est une parade sans joie, une mascarade funèbre, là où se peignent tourment et affliction sur ces visages déconfits que nous voyons docilement défiler sous nos yeux. À l’orée de cette foule versatile, nous retrouvons les vaillants Disciples Des Ténèbres qui sont présents pour maintenir l’ordre, la loi et le calme au sein des civiles qui s'amoncellent lentement devant la grande estrade où ils voient prôner sur un vieux meuble antique… le récipient cristallin… cette redoutable bulle de verre qui renferme et possède en son plein cœur le destin de quatre habitants. Tous sont anxieux à l’idée d’entendre vrombir entre leurs tempes, l’écho de leur prénom. L’arrivée indésirable de Gustave Fairley, hôte et fidèle commanditaire des jeux, est attendue… il prendra bientôt la parole et présentera la loterie des jeux de La Moisson Des Âmes.  En ce jour butoir, il faut rester droit, garder la tête bien haute et ainsi oser donner confiance au hasard. Devoir impossible… nous tous le savons très bien.


* À la suite de ce message, vous pouvez poster une introduction, en courtes lignes de préférence pour mieux avancer dans le cours de l’histoire. Les habitants de leurs arrondissements respectifs sont invités à faire acte de présence. Je vous souhaite à tous bonne chance et bon courage !
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 19:14



My eye is my sanctuary

- Hunger, hunger is the purest sin. -


J’attends. Quoi ? La pluie ? La venue du Messie ? Qu’un farfadet me pince une fesse ? Que le gros doigt du Tout Puissant me touche ? Non. J’attends que l’épée Damoclès retombe enfin et vienne s’abattre sur notre nuque. La Moisson Des Âmes. Pour le culte de l’Enfer et l’amour de Satan ! Je déteste ce phénomène. Avec la poisse que nous avons rencontrés l’année dernière, vous devez juger qu’il est propice à ce que je ne me bidonne pas d’un iota et me tape joyeusement les cuisses, non ? L’automne est là. Premier week-end de la saison. Le monde est invité à venir regarder une poignée de citoyens se faire garantir une mort plus que certaine. Personne n’est à l’abri. La Fatalité, lorsqu’elle déploie enfin ses ailes aux reflets d’encre, absolument rien ni personne ne peut lui échapper. Elle pose sur nos lèvres vermilles son baiser mortel et en souffrance on s’apaise alors. Qui veut connaître un tel sort ? En presque deux cent ans d’existence sur cette Terre gangrenée par le Mal et la Destruction, pour avoir une première fois goûté l’amertume de ce supplice, j’avoue sombrement que les saillants crochets d’une peur incisive me cisèlent présentement les entrailles.  Zeste d’une vieille rengaine que je m’efforce de refouler au plus profond de moi.

J’attends. J’espère. Ombre parmi les ombres. Âme vagabonde parmi les autres âmes vagabondes. Errance. Potence. Impuissance. Dociles pantins que nous sommes, ainsi amoncelés là, devant l’estrade. Théâtre funèbre qui ne recèle pas l’ombre d’un rire et sourire.  Scène qui me vomit sa malice et ses vices, dans mon for intérieur. L’ennui. L’inquiétude. L’appréhension. Émois quelconque qui me prennent à la gorge, mains sardoniques et sournoises qui m’en brisent presque la nuque.  Mes deux billes d’émeraude viennent à s’accrocher droit devant, glissant sur les enchevêtrements de visages crispés et livides d’angoisse qui m’entourent. Je me surprends à les dévisager longuement, curieusement, comme si j’essayais de voir par-delà leur armature de chair et d’y surprendre la vulnérabilité qui s’y cache. Triste lumière qui prend lueur dans leurs regards rivés sur la bulle de verre. L’attente. Longue. Éternelle. La nervosité de plus en plus palpable. Les corps, de moins en moins givrés, de plus en plus trépignants et frémissants.

Les frontières n'existent plus.
Différents, mais pourtant si identiques.
Nous sommes les mêmes.
Une journée par an...
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 21:46




Left behind the perfect crime
What was the spell it feels like a curse.


L'innocence; une valeur malheureusement bien éphémère. Bien trop fragile pour la grossièreté de l'Homme. Bien trop utopique pour la main despotique de la race humaine. L'innocence; une légende d'un passé lointain qui n'a surement d'ailleurs jamais existé.

Les yeux braqués sur cette détresse et angoisse palpable, au milieu de cette foule silencieuse, Exekiel, les poings serrés, n'enviait rien à cette chimérique innocence. La peur qui lui tiraillait les entrailles, son cœur qui lui martelait les tympans, son sang qui lui incendiait les veines; ça, ça ce n'était pas du vent. Les contes de fées n'avait jamais sauvé personne. L'angoisse, la tourmente, la douleur; le monde ne rimait plus qu'à ça. Et le monde le lui avait bien fait comprendre ces derniers mois.

D'un pas lourd et malhabile, le berger se faufilait au travers la masse de gens compactée. Zieutant, analysant, cherchant, je ne sais quoi, surement que lui-même n'aurait su vous le dire. N'y avait-il pas, justement, aucun échappatoire à ce jeu funeste? Vulgaire pion de glaise d'un échiquier damné par son propre Roi. Et pourtant, il ne s'arrêtait pas, frayant son chemin à l'aveuglette au travers cette marée tremblotante. Il ne s'arrêtait pas, comme si son corps se bornait à une idée que même sa tête n'arrivait à donner sens. Comme si au fond de lui, il savait.

Il brava tempête jusqu'à sa lourde charpente. Ne s'arrêtant qu'une fois rendu à sa hauteur. Ironique. Contradictoire. Paradoxale. Il l'avait chercher lui parmi tous ces gens. Cette seule personne qui pouvait rendre cette peur tangible. Son ange déchu. Son cauchemar. S'il y avait bien un endroit où il pouvait se sentir en sécurité aussi ironique, contradictoire et paradoxale que cela soit, c'était à ses côtés. Au côté de Blake.

Il ne lui avait pas adresser la moindre parole, ne lui avait pas glisser le moindre regard, il s'était contenté de rester là, à ses côtés. Sa présence; austère, despotique; le rassurait d'une manière qu'il n'aurait su expliquer. Impuissant, harassé par sa propre angoisse, sa frêle armature de verre se courbait sous le poids des derniers mois. Plume en tempête, il ne supportait plus de tanguer au gré de cette macabre symphonie qui ne lui promettait qu'inconnu. Il voulait sombrer, se fracasser au sol; enchaîné à une peur tangible et palpable. Il voulait étampé un nom, coller un visage à cette angoisse viscérale qui avait fait son nid au creux de sa cage thoracique. Blake; son démon aux traits d'ange. Celui auquel, aujourd'hui, il se rattachait désespérément pour ne pas faire naufrage au milieu de cette foule abyssale.

Ironique. Contradictoire. Paradoxale.
Son ange déchu, son cauchemar, son démon.
Son sauveur.

© disturbed



Dernière édition par Exekiel K. Hunter le Mer 8 Oct - 0:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 23:48


La Moisson des âmes

when death is behind you

Tant d'agitation, c'est le chaos palpable. Dans l'air saturé de la peur et de l'angoisse, Dunstan attend dans ses rues bondées, observant la folle parade de la crainte d'un avenir incertain glissé dans les mains de curieux maitre du Destin. La vie semble n'être qu'un jeu, doux déchet que l'on jette une fois usé. Il est si simple de s'amuser de cette éphémère existence, forçant la main de ceux qui n'ont pas le pouvoir pour les donner en pâture aux regards les plus affamés et les plus envieux. Ce n'est qu'un jeu, qu'une mascarade. Le silence ne demeure pas et pourtant, il s'impose, au delà des murmures qui s'échangent et qui convulse dans un coin. Là s'ébat la résignation, et plus loin s'énerve l'incompréhension. Pourquoi organiser à nouveau cette triste tuerie après les événements passés qui avaient vu la colère des Originels s'abattre sur tous les murs de cette pauvre humanité ? Dunstan n'avait que faire de ces faibles créatures, même si plaignait leur douleur de la même manière qu'il plaignait celle des siens. S'il se considérait plus fort, plus digne de la puissance face aux faibles humains à la vie si courte, il n'était pas là pour accepter que des êtres soient bridés. La vie appartient à qui veut bien la parcourir. La liberté ne se mérite pas, elle nait avec chacun, il ne tient qu'à nous de la préserver. Mais qui, dans ce vaste théâtre de peur et de courbette serait prêt à se battre pour refuser ? Ils attendaient tous là, tels des animaux portés sur le chemin de l'abattoir, offrant leurs cous à la guillotine fraichement polie dont le tranchant ferait son travail sans discontinuer ? Ils étaient tous aveugle, tous si faible de se laisser ainsi enchainer.

Les bras croisé dans un coin, adossé à un mur, il observe et il sent, il entend et perçoit ce monde agité qui attend avec une impatience froissé de délivrer les noms des heureux condamné. Pitié qu'ils prient ne pas entendre le leur, ils n'en survivraient pas. Aucun d'entre eux. Des animaux obéissant, des bêtes apeurées... ce n'était pas par plaisir que le chef était venu en ce jour observer le lancement du plus « grand événement » de l'année. Chacun pouvait entendre son nom être énoncé, et cette peur croissante faisait trembler les quelques loups de sa meute qui l'avaient accompagné. Il n'en restait lui même pas moins froid et patient. Sombre Destin, le monde était tombé bien bas pour se laisser trainer dans la boue et le sang des combats pour le seul plaisir des grands tyrans d'assoir leur pouvoir. Mais il se le jurait, ce temps ne tarderaient pas à être révolu. Et bientôt ce seraient leur nom qu'on hurlerait dans l'arène pour les voir se broyer dans des combats vident de sens et d'intérêt.

Le monde était bien bas.

Et il attend.


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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 0:05


 DOOMED TO DEATH & DAMNED IN HELL
Ironique destin tragique. Et dire qu'elle y avait cru. Presque. Bernée comme une imbécile par cet affront qu'on surnomme l'espoir. Mais les dernières Moissons n'ont fait qu'empirer les choses. Graham et Liam Blake ne sont pas morts en vain. Ils sont morts en martyr, tout simplement. En martyr et ennemis pour les Originels. Furieux spécimens. Et cet enfoiré de Rousseau se montrera-t-il ? Joe ne veut pas le voir, d'ailleurs, elle n'a envie de voir personne. Pourquoi être ici ? Et pas ailleurs ? Un soupire et elle détourne ses émeraudes, songeant pour la première fois depuis longtemps à Sam. Qui, oui, elle doit l'admettre, lui manque. Presque un an déjà … Mais la brune repousse toutes ses pensées. Elle n'est pas ici pour assouvir une curiosité morbide. Une autre raison l'amène à se joindre à la foule compacte, à attendre en angoissant. Les noms. Ceux tirés au sort. C'est plus fort qu'elle, la mutante ne sait que penser au pire depuis la disparition d'Ulrick. Et s'il est tiré au sort ? Et si, depuis le début, les monstres qui les gouvernent s'amusent à se jouer d'elle et de son amant ? Après tout, il avait ' une affaire à régler '. Alors, Joe attend.

Tout simplement. Elle ne fait que traîner sa carcasse, observer les visages avec inattention, passant parfois sans les voir. Les yeux dans le vague, l'ancienne vampire se fait l'effet d'être un zombie sans âme. Une damnée. Cruelle ironie, pensée bien dérisoire que voilà. Les damnés sont les responsables de ce fléau. La dernière moisson a été une catastrophe, et voilà qu'ils réitèrent leurs erreurs. Calomnies. Hérétiques. Elle attend d'entendre un nom. Ou plus encore. Ulrick n'est pas le seul condamné. Ses émeraudes vacillent, tandis que Johanna baisse les yeux pour fixer la pointe de ses chaussures. Une femme paumée dans une foule, invisible, plus seule que jamais. Sans lui. Sans eux. Au fond, les choses semblent ne jamais vouloir changer. Tout le monde part, tandis qu'elle, reste. Dents serrés, la brune serre les points jusqu'à percer la chair de son épiderme. Elle réalise à peine que l'hémoglobine coule le long de ses jointures, pour venir s'éclater au sol. Il y a sûrement des vampires, ici. Mais le premier qui tentera quoi que ce soit envers elle, aura une vilaine surprise.

Elle n'est vraiment pas d'humeur.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 5:38




la moisson des âmes
❝ the surrender to the power ❞

Capuchon sur le crâne, je tente de camoufler mon visage de la foule, de tous ces gens immobiles qui attendent avec amertume et anticipation la suite de cette soirée. Je me faufile au travers des gens, craintive que l'on me reconnaisse. Enfin, ça fait des mois que je croupis dans les métros, sans garde-robe, sans maquillage, sans douche fraîche, sans parfum pour camoufler l'odeur infecte qui me colle à la peau... Mes cheveux sont un véritable gâchis, mes ongles sont cassés et irrécupérables et je n'ose imaginer les rides qui se sont creusés sur mon joli visage. Survivre demande beaucoup trop d'effort à mon pauvre corps malmené qui est habitué de se faire dorloter. Je ne suis pas faite pour vivre autant de stress. Je suis une loque vampirique! Heureusement, Dylan et moi avons eu l'opportunité de nous nourrir convenablement - je parle d'un vrai repas, de la chair fraîche, et non les restes de repas qu'on a maintenant l'habitude de se mettre sous la dent dans les profondeurs des métros... - avant de se pointer sur les lieux. J'avais même pris la peine de voler les vêtements de notre casse-croûte, histoire d'atténuer l'odeur nauséabonde qui me colle à la peau. Bon, ce n'est pas de la haute couture, mais ça me dépanne.

Mes prunelles noisettes scrutent les alentours, cherchant une personne bien distincte. Dylan. Mais où elle est passée celle-là? Nous nous étions promise de ne pas se perdre de vu! Nous n'en avions rien à foutre de la Moisson. Cette mascarade ridicule qui se perpétue d'année en année, les Originels convaincus que ça instaurait un aura de terreur et de contrôle sur New York. Ils sont beaucoup trop naïfs. Ça n'avait aucun impact sur la population, mise à part instaurer une vague de peur une journée par année et rendre les gens encore plus frustrés du régime. Et dire que des êtres aussi bêtes sont parvenues à prendre les reines de la métropole... C'en est dégoûtant. Je me fous bien de l'événement. Tout ce que nous avions besoin c'est de cette distraction pour mettre enfin le nez dehors et pouvoir manger quelque chose de convenable. Alors que je me faufile au travers de la foule, j'aperçois une tête brune que je reconnaîtrais parmi des millions. Blake. Mon coeur s'emballe (enfin, façon de parler, puisqu'il ne bat plus depuis deux siècles) et je perds mon but premier. Je m'étire le cou, dévoilant mon visage derrière ce capuchon gris. Je me déplace vers la droite afin d'avoir une meilleure vue sur le vampire, mais mon épaule heurte aussitôt une masse robuste. Je vacille un moment et appuie ma main sur un mur afin de prévenir une chute. Je détecte son odeur infecte de bête sauvage avant même de détourner le regard et constater l'homme que je venais de bousculer. Un lycan. Je fronce le nez et le dévisage.

Et merde. Moi qui voulais me faire discrète.

Soudainement paniquée à l'idée que quelqu'un ait constaté ma présence - même si je n'ai aucune idée de son identité -, je m'approche de l'inconnu et lui lance un regard qui se veut menaçant. « Tu ne m'as jamais vu, compris? » Et sur ces paroles des plus sympathiques, je rabats mon capuchon devant mon visage et retourne à ma quête: observer de loin Blake et, potentiellement, mettre la main sur ma soeur disparue.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 10:37


La moisson des âmes
The Reaping


Faire bonne figure. Venir observer la foule angoissée de voir son nom être tiré au sort. Vêtu de l’un de ses plus beaux costumes, ses chaussures cirées martelaient le sol alors qu’il avançait sur la place libérée pour l’occasion. Il y avait déjà pas mal de monde. Comme si tout le monde ne voulait pas être en retard. C’était pire que la veille des soldes. Les mains dans les poches, le vampire se faufilait dans la foule comme une ombre. Faire bonne figure. Un masque sur son visage, ne trahissant aucune émotion. Peut-être un brin d’intérêt, de la curiosité. Rien d’autre. Parce que c’était le jeu à jouer. Rester dans les bonnes grâces des Originels même s’il ne comprenait pas leur petit manège. La moisson de l’année précédente avait été un échec total. L’arène avait été détruite. Les sélectionnés n’étaient pas morts pour rappeler la suprême puissance des Originels mais pour prouver le soulèvement des races « moindres ». Ils s’étaient alliés pour détruire le symbole de l’arène, causant une pagaille monstre dans leur sillage. Vlad s’en souvenait. Il y avait plutôt assisté de loin, à vrai dire. Il n’y avait personne à qui il tenait qui s’était retrouvé dans cette arène. Et puis, avec les émeutes et le reste, il avait du rester plus assidu à son bureau, pour veiller à ce que sa multinationale ne se casse pas la gueule avec tout le reste.

Aujourd’hui pourtant, alors que le soleil avait disparu sous l’horizon, ses pas l’avaient menés dans le Bronx. A cet endroit plutôt qu’à un autre. Il ne savait pas réellement pourquoi ici. Il aurait du aller à Brooklyn. C’était sûrement là que Lucern se rendrait, s’il assistait à la loterie. L’hôpital où il travaillait s’y trouvait, ça aurait été normal. La chair de sa chair. Le sang de son sang. Cette année, Vlad s’inquiétait pour lui. Sa descendance. Son amant. Même s’il ne l’était plus, les souvenirs étaient tenaces et s’accrochaient à sa peau et à ses muscles. Ses prunelles sombres passaient sur les visages néanmoins, espérant l’y trouver. Ce n’était pas celui du jeune homme qu’il trouvait pourtant. Une petite silhouette, les cheveux presque noirs. Une peau nacrée. Joe. Un frisson remonta l’échine du vampire. Plusieurs jours. Plus d’une semaine. Un étrange rêve. Les muscles du vampire frémirent une nouvelle fois alors qu’il fendait la foule pour la rejoindre presque malgré lui. Il pouvait sentir l’odeur de son sang. Ce sang auquel il avait goûté. Un flash de souvenirs passa brièvement devant ses yeux et il se figea. Ses crocs dans sa gorge… Sa chair contre sa chair. Dans sa chair. La première situation avait été bien réelle… la seconde… un songe oublié sur l’oreiller. Il se remit pourtant en marche et bientôt, ses doigts effleurèrent doucement le bras de la mutante. Pour glisser jusqu’à ses phalanges couvertes de sang. Le bout de ses doigts se macula de l’essence précieuse mais il les laissa là. Pas question de les porter encore à sa bouche. Il n’aurait pas été sûr de sa réaction. Je n’aurais pas cru te trouver là. Il restait derrière elle, comme une ombre immense. Sa voix était étrange, vibrante. Elle n’aurait pas du.

Pourtant, Vlad savait qu’il y avait une autre personne qu’il ne voulait pas voir dans l’arène.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 12:54

Welcome to the new age
La moisson des âmes
Anaëlle savait qu’aujourd’hui se tenait quelque chose qui la dépassait, quelque chose dont elle ne mesurer pas l’importance. Sur la rue principale qui s’était incroyablement remplie, elle qui l’avait vu vide et dans son ensemble, elle avait l’impression d’être dans une petite ruelle, la foule s’entasser à vue d’œil. La curiosité avait pris le dessus, comme chaque année, se tenait ici même le tirage au sort, il ne s’agissait pas de gagner le million comme les loteries ordinaires, c’était bien plus dévastateur et étrange que ça. Cette coutume instaurée par les originels, celle qui oblige à se battre pour survivre. Anaëlle faisait partie des privilégier, donc en toute logique son nom ne figurait pas dans la grosse boule transparente qui se tenait sur l’estrade où un micro avait était posé. Y aurait-il un discours ? Sans doute, ils prenaient ça tellement comme un jeu, il s’agissait pourtant de vies, pas toujours humaines, mais de vies quand même.

Au milieu de la foule, Anaëlle crut voir Vladirmir, faisait-il parti de ceux qui avait une chance, le mot chance était quelque peu à proscrire mais quel autre mot convenait le mieux ?, celle d’être tiré ou non au sort, le hasard pouvait être cruel et sans logique. C’était la première fois que la jeune femme avait fait le déplacement, elle était dans le coin dans l’après-midi pour s’acheter de nouvelles flèches, les siennes commençait à montrer des faiblesses, et aussi curieux que ça puisse paraître, c’était ici, dans le Bronx, que la meilleure armurerie se trouvait, en tout cas elle n’était pas chère et convenait parfaitement niveau qualité. Elle s’était tout de suite bien entendu avec le vieux vendeur qui tenait la boutique depuis des années, il n’avait pour l’instant jamais était embêté par les vampires, Anaëlle lui avait même proposé une protection, en lui donant croix en bois et eau bénite mais il avait souri et avait poliment refusé lui disant que cette guerre il n’en était pas, c’était assez courageux et peut être même idiot de sa part, tout le monde faisait partie de cette guerre qu’il le veuille ou non.

Elle ne se mêla pas trop à la foule, restant un peu à l’écart, sachant très bien que rodé vampires et autres créatures mystiques, bien qu’elle en fasse parti en théorie. Malgré tout ce qu’on puisse dire sur les vampires, lorsque la moisson arrivée, les humains pouvaient être tranquille sur la grande place, rien de mal ne leur arriverait, unis dans la terreur d’être choisi sans doute. Les débordements n’étaient de toute façon pas permis, quelques gardes étaient là pour maintenir le bon fonctionnement de la moisson.

Plantée là, elle attendait de savoir qui allait devoir se battre au péril de sa vie pour l’espoir d’une vie meilleure. Même si ces tous puissants n’y voyait là sans doute qu’une distraction puisque la plupart des gens présents ici, surtout les vampires étaient sans doute bien mieux dans le Bronx, mais tout ça ce n’était que ses idées, elle n’était vraiment pas pour qu’un vampire vienne déposer ses petites affaires dans le même immeuble qu’elle. A cette idée elle eut un long soupire puis fixa un point invisible devant elle attendant qui seraient les  « heureux » élus.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 13:53


 DOOMED TO DEATH & DAMNED IN HELL
Quelle merde ... Ils tournent tous en rond. L'attente est insoutenable. Un suspens volontairement maintenu par ces tortionnaires. Et si son nom est tiré ? La jeune femme fronce les sourcils, avant de plonger la main dans la poche de son jean pour y extirper son portable. Elle n'avait pas remarqué les trois appels manqués. Le nom de Rousseau s'affiche, et la mutante hausse un sourcil. Qu'est-ce qu'il lui veut encore ? Sans vraiment y penser, la tueuse à gages fait glisser son pouce sur l'écran tactile, avant de poser le carré électronique contre son oreille. Après seulement deux tonalités, la voix grave de l'Originel résonne. Toujours si calme, si angoissante.

« - Tu sais que je déteste les téléphones.

Belle introduction … Bonjour Alaric, comment vas-tu ?

- Qu'est-ce que tu veux ?

Silence. Joe croit entendre un soupire. Quelques froissements et autres bruits suspects qu'elle ne veut même pas identifier.

- Tu n'es pas dedans.

Pas dedans ? Il faut un moment à l'ex-vampire pour comprendre. Pas dedans … Dans la loterie. La mutante hausse les sourcils, réalisant vaguement que l'hémoglobine coule le long de son épiderme, souillant le téléphone et coulant jusqu'à son coude. Son autre poing serré, lui, continue de s’égoutter au sol. Elle n'a même pas le temps de réagir, qu'il a déjà raccroché. Etrange … Pourquoi lui faire cette faveur ? … Question stupide. Par intérêt, bien-sûr. Morte, elle ne pourra plus lui servir, et il semblerait qu'il soit satisfait de ses services. Mais ça ne la rassure pas. En vérité, jusqu'ici, Joe n'a même pas songé à l'éventualité d'être tirée au sort. Joe Wolfgang n'existe même pas … Du moins, pas pour les mortels. Pour ce qui est des Originels … Tandis qu'elle songe en silence, oubliant presque la foule qui l'entoure, un contacte vient briser sa quiétude déjà fragile. Une main sur la sienne. Son palpitant rate un battement, tandis que Joe détourne le menton. Une ombre immense recouvre sa fine silhouette. Toujours vêtue de noir, toujours sobre, la mutante sent un souffle contre son oreille. Chaud et vibrant.

- Je n’aurais pas cru te trouver là.

Vlad ? La brune se fige sur place, chaque muscle de son être se contractant. Depuis la dernière fois, elle fait tout pour l'éviter. Depuis ce rêve étrange. Ce songe honteux, qu'ils ont partagé. Juste après leur échange d'hémoglobine, ce n'est pas une coïncidence. C'est la seule raison … Quoi d'autre, sinon ? Des effets secondaires, voilà tout.

- Je suis pourtant d'ici. Souffle Joe, toujours sans se tourner, émeraudes rivées vers l'estrade ou l'écran géant. Oui, la nouvelle Joe est née ici il y a presque deux ans. Dans ce quartier déphasé. Et toi ? Qu'est-ce que tu fais dans le Bronx ? Luc est à Brooklyn. Toi aussi. »

Son ton est aussi glacial que tremblant. Son émotion est difficile à dissimuler. Elle ne comprend ce que Vlad fait ici, alors qu'il devrait être dans ses quartiers. Pourquoi dans cette bourgade pourrie jusqu'aux entrailles, derrière elle, et pas avec Luc ? Son descendant, bien plus important qu'elle. Elle. Juste Joe. Lui, juste Vlad. Imperceptiblement, sa poigne se serre, projetant quelques gouttes supplémentaires sur la poigne de Vladimir. Il lui suffirait de reculer légèrement pour que son dos frôle son torse, comme la dernière fois, alors qu'elle se remettait difficilement d'une chute. Tandis que son esprit lui hurle de foutre le camp, son corps lui, crève d'envie de lui faire tourner les talons vers Vladimir. Ce qui n'est pas normal. Pas normal du tout.

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✤ Profession : Libraire
✤ Philosophie : Smile, everything's gonna be alright
✤ Localisation : Salem
✤ Pouvoirs : Guérison / Boucliers / Création de blessures (nécessite de se l'infliger à elle-même ou d'avoir un contact physique avec la cible, à l'endroit désiré)

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 18:26


La moisson des âmes, the reaping

Feat everyone
Ashley venait tout juste d'arriver sur les lieux. Rien de très rassurant, globalement, pour changer. Tout le monde tremblait, tout le monde craignait la mort. Pour la première fois, la rouquine regrettait d'avoir quitter le domicile familial pour venir emménager dans le Bronx. Ce charmant événement ne lui était pas venu en tête lors de ce choix. Désormais, si elle était pigée, ce serait pour faire face à des créatures surnaturelles. La petite avait une chance de s'en sortir... si elle mettait de côté son trop grand coeur, ce qui risquait de poser soucis.

Elle avait été surprise qu'Alaric lui permette de venir. Pas que la sorcière tenait absolument à risquer sa vie dans ce jeu sans sens, mais elle s'y savait obligée. Il était déconseillé de ne pas se pointer, surtout si son nom risquait de sortir de cette horrible boule de verre. Son coeur battait la chamade, malgré sa tentative pour paraître calme et détendue. Tous ces pauvres gens étaient déjà suffisamment stressés comme ça.

La guérisseuse n'aimait pas la cohue. Toute cette proximité la rendait mal-à-l'aise, presque davantage que de voir ces gens se presser comme des moutons à l'abattoir. Elle ne croyait pas reconnaître de visage connu, sinon peut-être la tignasse blonde d'une chanceuse qu'elle avait déjà aidé. Aucun visage souriant. Aucune ancre à laquelle s'attacher. Aucune épaule sur laquelle prendre appuie si son nom était prononcé, fatidiquement, au moment de la pige. L'année dernière, l'événement fut un désastre. Les Originels avaient peut-être bien décidé de rendre la Moisson de cette année encore plus horrible, dans le simple but de punir la population. Ce serait si méchant.

Pour sa part, la demoiselle, bien que blême, souriait, tentant de détendre les gens qu'elle croisait. Sa mère et sa soeur n'étaient pas là pour la rassurer, lui assurer que tout irait bien et qu'il y avait au final très peu de chance pour que leur nom soit pigé. Malgré sa crainte, sa peur innommable, Ashley voulait faire ça bien. Aussi, sur le chemin, elle avait acheter une vingtaine de ballons gonflés à l'hélium. Certains la dévisageaient, avec incompréhension et parfois même colère, comme si ce petit bout de femme venait ridiculiser leur appréhension, alors que ce n'était pas le cas. La petite se contentait de distribuer ces ballons aux enfants qui pleuraient, comprenant le sort qui risquer un membre de la famille. Parfis, il n'en était rien : l'ambiance terriblement lourde les mettait simplement à mal.

Non, il n'y avait aucun risque. Elle ne serait pas pigé. Pas cette année, tout comme elle ne l'avait pas été les années précédentes. C'était statistiquement presque impossible. Mais combien de trucs tordus lui étaient donc arrivés au cours de l'année, des phénomènes qui auraient dût être impossibles ? La rousse s'était retrouvée invitée à un bal de vampires, puis avait dû crécher chez un Originel, nom de Dieu ! Alors oui, il serait surprenant qu'elle soit choisie. Certes.

Néanmoins, pendant que la petite attachait doucement un fil autour du poignet d'un jeune garçon larmoyant, tout sourire afin de le calmer, sous le regard surpris de sa mère, elle ne pouvait empêcher ses doigts de trembler. Le moment approchait bien trop rapidement. La pige ne saurait plus tarder.


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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 14 Oct - 10:56


La moisson des âmes
The Reaping


Il entendit sa voix. Celle, étouffée, de l’autre vampire à qui elle semblait liée. Comme des murmures dans la foule bruyante. Il discerna à peine les mots, mais c’était suffisant. D’une façon où d’une autre, Rousseau semblait avoir réussi à épargner le nom de Joe. Après tout, c’était un Originel puissant. Il devait pouvoir accomplir bien des choses au sein de la société new-yorkaise. Bien plus que Vlad, même si ce dernier n’était pas non plus une force à sous-estimer. Son emprise sur les plus gros gisements d’or noir dans les contrées reculées de la Turquie et des pays alentours lui apportait une certaine puissance. Son passé, son expérience du combat aussi. C’était pour ça qu’il avait droit à un joli manoir à Manhattan. Pour ça qu’il n’avait pas à se terrer avec les autres dans les souterrains de la ville. Il s’approcha de Joe. Il pouvait reconnaître plusieurs visages dans la foule. Celui de la jeune psychologue qu’il avait embauchée pour lui faire un compte-rendu sur ses employés. Celui de la petite sorcière rousse qui portait l’odeur de Rousseau tout autour d’elle, sans peut-être même s’en rendre compte. Etait-elle sous sa protection ou simplement son nouveau jouet ? Ça ne le regardait pas et ne l’intéressait pas non plus. Ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient, à vrai dire, pour tout ce qu’il en avait à faire.

Non, la personne qui l’intéressait le plus dans la foule opaque de gens pressés les uns contre les autres dans l’expectative de voir son nom tiré ou pas était Joe. Il pouvait sentir l’odeur de son sang. Il pouvait entendre les gouttes s’écraser sur le sol, presque les sentir ruisseler le long de son autre poignet, maculant le téléphone qu’elle tenait. En quelques pas, il se retrouva derrière elle, glissant ses doigts sur les siens. Le liquide visqueux macula ses phalanges et il réprima un frisson. Le cœur de la mutante manqua un battement. Sa voix contre son oreille. Il sentit ses muscles se contracter contre son corps alors qu’elle le reconnaît forcément. Ils ne s’étaient pas vus depuis un moment. Depuis plusieurs jours, plus d’une semaine. Ça n’aurait pas du le déranger tant que ça. Au contraire, alors qu’il essayait d’oublier le rêve perturbant qu’ils avaient partagé. Ne pas la voir aidait à oublier. Et le frustrait encore un peu plus. Il ne savait pas bien quelle émotion prenait le dessus la plupart du temps. Sûrement la seconde, si ses pas l’avaient menés ici et non pas à Brooklyn où se trouverait Lucern. A attendre que son nom soit tiré. Ce n’était pas ici qu’il devrait se trouver. Pas cette main qu’il devrait effleurer de la sienne. Pas ce corps tendu contre le sien.

Je suis pourtant d'ici. Sa voix fut à peine un souffle. Vlad se demanda si ses souvenirs venaient envahir son esprit aussi. Cette fois-ci, il ne put réprimer le frisson qui traversa son corps. Ses doigts se recroquevillèrent sur ceux de la mutante. Et toi ? Qu'est-ce que tu fais dans le Bronx ? Luc est à Brooklyn. Toi aussi. Un peu plus de sang sur leurs mains. Le vampire tressaillit mais ça n’avait plus rien à voir avec le reste. Elle y pensait, elle aussi. Cette descendance qu’elle avait retrouvée. Cette révélation qui l’avait brisé. Ce qui avait suivi. Presque malgré lui pourtant, le Transylvanien fit à peine un pas en avant et son torse toucha le dos de Joe. Il se pencha légèrement, amenant sa bouche contre son oreille. Tu as raison. Je ne devrais pas être ici. La raison n’aurait pas du me guider jusqu’ici. Mais il semble que ce n’est pas elle qui a guidé mes pas cette nuit. Il savait parfaitement qu’il aurait du être à Brooklyn pour soutenir Luc. Pas être ici. Pas alors que Rousseau venait d’affirmer que le nom de Joe n’était pas dans la loterie. Et si c’était une farce ? Un tour qu’il s’amusait à lui jouer pour mieux la voir se briser ? Le vampire ne savait plus que penser. La raison s’étiolait. Il poussa un soupir. Son souffle était tiède contre la nuque de la mutante. Peut-être ne puis-je simplement pas supporter d’être là-bas. Pas si son nom est tiré. Il le saurait tout autant en étant ici… mais il n’aurait pas à affronter la détresse de son sang, de sa chair, de sa descendance. Il pourrait toujours aller le voir après. Le laisser déverser toute sa colère, toute sa solitude, sur l’être qui aurait du se trouver à ses côtés pour supporter une telle épreuve. Peut-être que ça lui apporterait du réconfort de frapper celui qui aurait du être là pour lui. Peut-être que ça soulagerait Vlad de la culpabilité qui rongeait son cœur à cet instant. C’était comme s’il pouvait sentir les regards de Lucern et d’Ileana sur sa nuque, rivés sur son être, le jugeant pour ce qu’il avait fait, ce qu’il avait ressenti.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Sam 18 Oct - 20:45


La Moisson des Âmes
Bronx

La tension est à son comble dans le quartier. Ce doit être comme ça dans toute la ville. Korra s'en doute, mais même si ça fait quelques années qu'elle habite ici, elle ne se fait toujours pas à cette drôle de coutume.
Son estomac est noué, comme sûrement celui de tous les habitants. La jeune mutante ne sait pas comment ils font pour avoir les noms de tout le monde. Comment recenser jusqu'à celui qui se cache depuis des décennies dans le métro, celui qui n'a jamais rempli aucun papier, celui qui n'a pas de métier légal, celui qui n'a jamais fait parler de lui ?
Si les précédents avaient, pour au moins deux d'entre eux, fait parlé d'eux et menacé les Originels, leurs noms avaient été mis dans l'urne, glissé entre les doigts soit-disant innocents. Mais elle, elle qui n'avait sûrement pour seul document à son nom son contrat de loyer... Elle se mordit la lèvre.
Nerveuse, oui.
Elle savait qu'elle risquait d'y passer aussi bien que ceux qui avaient toujours vécu à New-York.

Sans savoir pourquoi vraiment, elle était descendue dans la rue avec tous les autres. Les bras croisés sur la poitrine, sa jambe droite tressautait de son stress. Silencieuse, elle ne connait pas vraiment les gens. Parfois juste une impression d'un visage croisé ici ou là.
Qu'est-ce que je fous là ? songea-t-elle avec amertume.
Elle se demandait peut-être même ce qu'elle faisait dans cette ville, pourquoi elle l'avait choisie entre mille autres quand elle avait quitté Detah. Peut-être parce qu'on lui avait dit que là-bas les lycans étaient tenus en laisse par les vampires. Qu'il fallait emmerder ces derniers pour qu'il ai une raison pour qu'on vienne te bouffer tout cru et te massacrer.

Korra avait l'impression d'avoir froid. Pourtant, il ne ferait jamais aussi froid que chez elle. Son Canada et ses dix-sept degrés Celsius en moyenne en été. Et ses moins vingt-quatre en hiver. Non, elle ne craignait pas le froid météorologique, mais bien le froid intérieur qui l'engourdissait.
Il ne fallait pas qu'elle ait peur comme ça cependant. Elle savait se battre, elle contrôlait son pouvoir. Elle se battait même sur une base journalière quand elle le pouvait et ne souffrait pas de trop de blessures du combat précédent. Mais c'était différent. Elle ne se battait pas à mort, elle se battait pour l'argent et pour le spectacle.
La Moisson, les jeux, c'était du sang. Du sang et la mort assurée. Elle ne voulait ni tuer ni être tuée, même si elle préférait largement la première option. Pourtant...
Elle s'était jurée que si elle devait prendre des vies, ce seraient celles de lycans... Peut-être d'autres en cas d'extrême urgence, mais elle pouvait tout aussi bien rendre handicapé ou autre...

Un peu en dehors de la foule, elle attendait que le moment fatidique arrive. Il y avait sûrement des lycans dans la troupe... Et tant d'autres êtres surnaturels... Elle préférait ne pas savoir au fond.
Son regard ne s'attardait nulle part, pas même sur l'écran, là-bas, où on allait leur balancer les quatre noms.
Peut-être le mien. Peut-être pas.  
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Dim 19 Oct - 14:08


La moisson des âmes ▲ Intrigue  
ft. Les malchanceux



Inutile de s'appesantir sur cette tension palpable. L'assemblée embaumait la peur. L'assemblait vibrait d'une terreur ancrée dans leur chair. Faibles et impuissants, les New-Yorkais s’agglutinaient autour de l'arène. Ce soir, le sang de l'innocent allait couler... et Roxane n'en sera pas la cause. Aussi impuissante que tout les autres, elle avançait parmi cette foule de corps compactés. Bien qu'impuissante... elle demeurait la tête haute. Son regard de glace s'attardant sur les visages défaits. Nul crainte troublait la profondeur de ces pupilles. Vide de toute émotion. Vide de toute réaction. Elle n'était qu'une ombre se faufilant. Elle n'était qu'une carcasse se mouvant. Combattante dans l'âme, la possibilité d’atterrir dans l'arène ne l'effrayait guère. La mort, elle la côtoyait. La mort, elle l'avait déjà donné. La mort... elle l'avait déjà reçu. Elle savait à quoi elle ressemblait. Pourtant, à mesure qu'elle s'enfonçait au coeur de la foule, son estomac se nouait. Barrière de fer qu'elle tentait d'ériger autour de son palpitant mort. Prétendre l'indifférence. Feindre l'insouciance. Elle mentait aux autres. Elle se mentait à elle-même. Un pieu mensonge qui s'effritait à mesure que les secondes s'égrenaient. Et pourtant elle demeurait cette parfaite poupée de glace. Belle et inaccessible. Féline et gracile.

Inconsciemment, la vampire recherchait quelque chose... ou plutôt quelqu'un. Sans savoir quoi. Sans savoir qui. Elle ne le comprit que lorsqu'elle détecta son odeur. Elle ne comprit que lorsque ses prunelles se posèrent sur lui... Réconfort et tourment. Son sang coulait dans ses veines. Il l'avait façonné. Il l'avait créé. Qu'importe la rancœur. Qu'importe la colère. Ils étaient unis par les liens sacrés du sang. Malheureusement. Blake. Vampire bien trop complexe. Génie incompris. La blonde observa l'espace d'un instant cette statue de givre... pour ensuite remarquer avec surprise la personne se tenant à ses côtés. Deux opposés... Et à choisir, Blake s'avérait un meilleur compagnon pour affronter cette épreuve. Entre un mutant exaspérant et un vampire psychopathe... Roxane se rangeait du côté de son semblable. Sans un mot, elle combla les derniers petit mètres la séparant de son créateur et se positionna à ses côtés. Nul besoin de se parler. Ils se comprenaient.
 

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Dim 19 Oct - 19:36

❝ the reaping ❞


Le moment était venu. Une fois encore. Si les événements de l’an passé avait laissé espérer que tout ceci s’arrêterait, les illusions s’étaient rapidement écroulées. Rien n’allait s’arrêter, bien au contraire. Le croire eut été sous-estimer les conséquences des blessures infligées sur un orgueil bien trop prononcé. Plus que jamais, les Originels devaient asseoir leur pouvoir. Prouver qu’ils avaient le contrôle de la ville. Les jeux étaient un impératifs. Tout ce qu’elle haïssait le plus. Elle n’était qu’une revenante, un esprit, sans vie. Pourtant, il lui semblait qu’elle risquait autant que les autres. Elle avait tant perdu déjà. Elle aurait dû ne pas venir. Rester à l’écart. Elle n’y était pas parvenue, et pour une raison bien précise.

Abraham.

Un an. Cela faisait un an qu’il était parti. Malgré le temps, elle y pensait toujours parfois, et en particulier aujourd’hui. Il n’avait été que le premier sur la liste. Ils avaient pratiquement tous disparu et elle n’avait aucun moyen de savoir s’ils étaient encore en vie. Non, aucun. Toutes leurs recherches avaient été infructueuses jusqu’à présent. Alors que faisait-elle là ? Elle se disait, peut-être, que la concentration d’attention sur l’événement d’aujourd’hui permettrait une porte de sortie, créerait une occasion qu’ils n’auraient pas eue auparavant. Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Elle était là, dans la pétrifiante attente de ce qui allait se produire. Bientôt seraient nommés les quatre êtres menés à la mort. Sacrifiés, sans avoir la moindre possibilité de se défendre.
Elle avisa la foule. Des têtes connues. Exekiel. Joe. Et même Ashley, la petite sorcière rousse qu’elle avait rencontrée au cours d’une aventure des plus incongrues. Ils étaient là aujourd’hui. Et chacun d’eux étaient susceptibles de voir son nom tiré au sort. Elle n’aurait pas supporté de perdre l’un d’entre eux. Y compris la dernière, qu’elle connaissait en réalité à peine. Perdre, perdre, et perdre encore. Combien d’autres devrait-elle endurer ?

Elle s’avança à travers la foule. Nul ne semblait faire attention à elle. Pour certains, elle n’existait même pas, invisible, absente. Elle les regardait, et sur chacun de leur visage, elle voyait très exactement la même expression. Cette irrépressible angoisse qui les broyait un à un. Quatre seraient sacrifiés. Les autres, seraient soulagés, ou horrifiés de voir partir l’un de leur proche ou ami. Elle s’avança davantage et aperçut une silhouette qui lui semblait issue du passé. Son coeur manqua un battement, tandis qu’elle ne cessait de le fixer. Fallait-il vraiment qu’elle le revoie à chaque fois ici ? Son ami imaginaire... Qui n’était en vérité pas réellement imaginaire, mais elle ne l’avait appris que bien plus tard. Elle s’avança vers lui, rapidement, comme craignant qu’il ne finisse par disparaître. C’était comme si le destin ne cessait de les unir dans ces mêmes moments, à chaque fois. Elle n’avait pas eu la possibilité ou le temps de réellement lui parler la dernière fois. Mais cette fois-ci, ce serait différent. Peut-être avant que l’un d’eux ne sombre à jamais.

Enfin, elle était derrière lui. Juste derrière lui. Elle avança sa main, comme hypnotisée, jusqu’à ce que celle-ci touche l’épaule du vampire, en un contact aussi doux qu’incertain.

« Blake... » prononça-t-elle en un murmure, sans vraiment savoir s’il l’entendrait ou non.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 1:52


doomed to death & damned in hell




L'écran géant se met à grésiller laissant distinguer au travers des interférences la grasse silhouette de Gustave Fairley, fier commanditaire des Jeux de La Moissons Des Âmes. Les couleurs vives et chaudes des images diffusées en direct vibrent d'arythmie avec la grise réalité de cette funèbre journée. Contraste saillant qui ne vient qu'approfondir cette fosse qui se creuse de jour en jour entre les habitants et ce perfide rêve d'espoir. L'image à l'écran finit par se fixer.  La foule, tant qu'à elle, semble se figer dans le temps. Prisonnier d'une réalité discordante de tous sens. Le visage joufflu de Mr. Fairley s'étire doucement sur la toile pour laisser entrevoir le plus doux et suave des sourires carnassiers. Son discours résonne contre les murs de briques en ruine du carrefour principal, rendant son monologue quasi-inaudible. De toute manière, personne n'y prête de réel attention, beaucoup trop assourdit par leur propre angoisse qui leur sangle les tympans. Le laïus amusé de Gustave finit par s'estomper lorsque ce dernier plonge sa main au creux du bocal vitré, entrailles même de cette ville damnée. Fouinant de gauche à droite, de haut en bas, mélangeant soigneusement les centaines et centaines de petits papiers si finement repliés sur le nom d'un malheureux, Gustave prolonge ce moment à son maximum, jouissant du bonheur de voir toutes ces pauvres créatures lui manger dans la main. Ses serres finissent par se cramponner à quatre petits morceaux qu'il prend soin de ressortir doucement. Les dépliant un à un, sans même vraiment prendre la peine des regarder avec intérêt, il se rapproche du micro. Fairley fixe maintenant la caméra de ses yeux brûlant d'un bonheur pervers. Enfin, il peut réciter ces quatre noms qui lui brûle la langue depuis plusieurs jour.

- Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. Oooooohhh, mais que vois-je là ? Un quatuor prônant le féminisme ? Voilà qui risque de rendre les jeux de cette année hautement bien distrayant !

Instinctivement, les yeux curieux de la foule cherche désespérément les quatre malheureux du regard. Laissant à Gustave le temps d'enfoncer bien profondément les quatre papiers tirés au hasard dans le fond de son habit hors de prix.

- Bonne Moisson Des Âmes très chers.

HJ ; vous avez l'occasion de poster à nouveau, idée de réagir à la nouvelle. Ensuite, cette première partie se clôturera. Vous avez l'intégralité de la semaine pour pouvoir le faire.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 6:11



My eye is my sanctuary

- Hunger, hunger is the purest sin. -


Reclus dans les recoins de mon regard clairvoyant et impassible, leurs silhouettes diaphanes se dessinent tranquillement. Pas besoin de tourner la tête pour voir et comprendre. Je sais à qui ses ombres appartiennent. Ange et Démon. Tableau mystique et horrifique qui se peint doucement sur les flancs de mon corps de mort-vivant. Exekiel. Roxane. Quelles étrangetés pouvons-nous trouver dans cette ville onirique… ces jours de potences sont définitivement passible d’apporter outre la pénitence ! Moi… source de réconfort. À cette pensée, je sens mes lèvres se contorsionner dans une moue indéchiffrable qui se veut être en fait un sourire très subtile.

Les frontières n'existent plus.
Une journée par an...
 

À la légèreté d’un éphémère, je sens fondre sur moi une chaleur tant rare que coutumière. Feu ravageur qui autrefois réchauffait mon âme embaumée de givre et terrée dans une vaste ornière d’hiver. Lueur dans les ténèbres. Sa voix… cette voix… douce chimère pour qui je comblerai la moindre prière.

- Coraline… je ferme les yeux, savoure la délicatesse de sa main ainsi moulée sur mon épaule. Petites impulsions douces qui s’invitent à loisir dans le vide accaparant de ma mort platonique. Ma petite perle. Lentement, je pivote sur mes talons, mes paupières cessant enfin d’embrasser l’obscurité pour venir observer le doux visage de poupée s’ayant tapit dans mon ombre. Ce hasard nous guidant infatigablement à nous retrouver en cet événement lugubre commence ironiquement à devenir coutume. J’ai tant de questions à lui poser… je suis heureux de la voir, malgré l'immense tristesse qui se creuse un nid funèbre dans le creux de mon thorax.

Le grésillement de l’immense chaîne stéréo me contraint malgré moi à rapporter mon attention sur l’écran géant et la scène. Ça y est… la funèbre comédie commence… songeur, soucieux, j’attends… je regarde… j’écoute… j’espère…

Je sombre.
Impossible. Non. Impossible.

Horrible ville. Cette métropole se meure et nous sommes son cancer. Horrible vie. Ces destinées s’effritent et nous sommes les lames acérées. Quoi faire ? Quoi penser ? Agir… tout simplement. Nous avons possédés le silence trop longtemps. Éreintés d’avoir tant vu et trop vécu. Martyr et bourreau. Protagonistes qui s’obstinent sans relâche le feu des projecteurs pour briller une seule fois dans le chœur de cette ode à la mort. Musiciens piteux et las qui éraflent leurs instruments sur le bitume alors que leurs échines de fer se fragilisent sous le poids trop lourd qui les penchent minablement vers la terre. Esclaves de cette ville meurtrie par la tyrannie et la damnation. Rôdeurs aux mains à jamais liés par ces chaînes poisseuses qui les guident sournoisement vers l’abîme et qui les contraints d’embrasser le vide. Étreinte fataliste qui ne cesse d’engourdir et de charmer ces âmes fêlées.

Des pas se succèdent. Une déambulation funèbre au sein des civils moirés dans le givre de l’angoisse. Des corps qui se pressent et meuvent mollement les uns contre les autres. Quatre ombres colossales et pesantes qui se fraient difficilement un chemin et se faufilent parmi ces carcasses. Le martèlement de leurs semelles caoutchouteuses qui éraflent le bitume tels les sabots d’un lourd attelage. Apercevoir au loin ces quatre Disciple Des Ténèbres… ces esclaves de la pleine lune qui ne sont pour moi que des jouets cassés par les mains des Originels… ces enfants trop gâtés pour en prendre soin. Ils se déplacent, visages impassibles, livides et ternies par l’absence de vie. Braves petits toutous qui obéissent aux ordres sans jamais se poser de questions. Coquilles vides. Je les observe de mes émeraudes sardoniques et polies comme de l’huile. Flamme lascive se trémoussant telle une vicieuse damnée et esquissant une étrange lueur dans la pénombre de mon regard rivé vers cette future menace. Je les vois chercher les Élues en balayant la foule de leurs yeux vides. Ils les repèrent aisément. Deux lycans se dirigent vers la gauche alors que les deux autres font bifurquer leurs corps massifs dans notre direction. Je les vois se rapprocher. Vision du temps qui passe et trépasse… long corbillard qui passe et trépasse sans hymne, sans musique et sans grande cérémonie.

Roxane. Mon sang. Ma chair. Ma plus grande fierté. Ma plus triste désolation. Ma fille. Elle s’étale dans ma vie. Repose au fond de mon éternité. Brille au tréfonds de mon âme inassouvie. Immortelle que j’aime tant. Roxane. Tendre et mystique comme une nuit sans étoiles, nuit obscure qui a versé sur moi tant de ténèbres. Nature obscure. Nature aux innombrables fissures. Nature dont elle n’a vu que la laide figure. Nature m’emmenant vers les mauvais augures. Nature lui apportant la pire des meurtrissures. Succombant à mon Vice, elle a été mon premier supplice. Fou. Fou de rage et de pouvoir.  Tranquille comme un sage, mais fourbe comme un bandit.  Nature dont elle n’a vu que la laide figure. Nature m’emmenant vers les mauvais augures. Nature lui apportant la pire des meurtrissures. L’ivoire de mes crocs acérés fomentant mes déboires, lors d’un soir trop noir où elle n’y voyait qu’Espoir…

Encore maintenant, le goût de son sang, si tendre, si chaud, sur ma langue… je le perçois. Empreinte indélébile. Ciselant ma trachée comme des fragments de verres. Besoin douloureux. Besoin si furieux. Incapable d’aimer. Incapable de l’aimer. L’aimer comme une proie. Lui arracher toute Foi. La contraignant à mes lois, m’obéissant comme il se doit. Enfant parfaite. Enfant défaite…Roxane. Mon sang. Ma chair. Ma fille.

Trop tard pour vouloir la protéger du noir. Que faire ? Quoi penser ? Agir… tout simplement. Les deux lycans raflent enfin notre niveau. Ivre de vertige, ivre de colère, ce bouleversement irréversible fait colossalement vibrer ma poitrine de mort vivant. Vif… vif de vitalité et de perdition. Au moment où je vois leurs sales pattes venir agripper les avant-bras de la condamnée, je m’active et viens me poster entre les mastodontes et la jolie blonde. Je dois littéralement me briser la nuque pour venir toiser dans le blanc des yeux les deux molosses qui haussent à peine le sourcil à mon arrivée. Je m’approche d’eux, jusqu’à posément venir faire face à l’un des deux gardiens.

- Me passer sur le corps, il va falloir, avant d’emmener cette fille à l’abattoir.

Plaqué d’une vélocité effarante contre les omoplates d’un gars se retrouvant là derrière-lui, les pieds du Disciple Des Ténèbres décollent prestement du sol alors que je le soulève de mon simple poing se moulant sans aucun ménagement contre les frêles vertèbres de son cou.  

- Il ne sera point désagréable pour moi de me faire broyer tous les os… simplement jamais sur elle vous ne poserez la moindre phalange, sur quoi, mon étau de fer se resserre brusquement sur la gorge, d’un mouvement vif et à la fois tant fatigué la nuque se rompt d’un craquement sonore entre mes doigts. Du coin de l’œil, je vois l’acolyte dégainer le Beretta de son étui et braquer le canon d’ébène sur le flanc de ma figure. Apparition espérer qui m’accroche sur les lèvres livides un sourire ironique.

De sa grosse voix de chien galeux, il m’ordonne de laisser retomber son ami comateux. Un peu plus haut dans la foule, d’autres gardiens s’affairent déjà à venir rejoindre le potentiel futur ring de combat.  

Mourir à petit feu ou brûler instantanément ?
Ma main cadavérique toujours moulée contre la gorge du molosse m’insiste à faire venir la mort au galop…
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 10:45


La Moisson des Âmes
Bronx

L'écran grésilla et Korra leva les yeux. Le cœur serré, l'estomac malmené, le visage qui se voulait autant impassible que possible. Il n'y avait aucune raison que son nom soit tiré. Elle se doutait bien qu'il n'y avait aucun hasard dans le « tirage au sort ». Elle n'avait jamais rien fait contre les Originels. Comme si elle le pouvait, de toute façon !
L'image se stabilisa au bout d'un moment et, les bras toujours croisés, ses mains vinrent frotter sa peau par-dessus le tissu de ses manches. Elle avait froid sans vraiment avoir froid. La chair de poule.
Son cerveau n'assimila rien du monologue du présentateur au visage horripilant, toute à son attente de l'annonce des noms. Enfin, après un suspens théâtral affreux et affreusement long, Gustave Trucmuche ouvrit les lèvres, les petits papiers en face de sa tronche grotesque. Les noms tombèrent.

« Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. Oooooohhh, mais que vois-je là ? Un quatuor prônant le féminisme ? Voilà qui risque de rendre les jeux de cette année hautement bien distrayant ! »

Un soupir de soulagement s'échappa de la bouche de Korra avant même que sa conscience aie réellement capté qu'elle était hors de danger pendant une année. Ses jambes tremblèrent un peu et elle se plia en deux, les mains appuyées sur les genoux, elle reprit son souffle. Sauvée, saine et sauve jusqu'à l'année prochaine.
Du moins en ce qui concernait la Moisson et les Jeux. Ce qu'elle faisait du reste de sa vie dépendait entièrement d'elle, pas d'un tirage des dirigeants du monde. Si elle devait mourir dans une arène, autant qu'elle le choisisse de son plein gré.
En plus, elle ne connaissait aucun des noms. Ouf.

« Bonne Moisson Des Âmes très chers. »

Korra ne l'entendait même plus.
Elle se fit bousculer par le mouvement de la foule. Il y avait des gens heureux, qui criaient leur soulagement, il y avait des gens qui hurlait leur désespoir parce qu'ils étaient nominés, ou qu'ils connaissaient les pauvres âmes...
Elle savait que l'endroit allait être un véritable bordel d'ici à peine trois secondes. Les forces de l'ordre approchaient et ceux qui allaient prélever les nominées, poussaient ceux qui se trouvaient sur leur chemin. Korra recula un peu, sortir de la foule, c'était tout ce qui importait. Jetant des regards noirs aux employés des Originels, elle savait que beaucoup d'entre eux étaient des lycans. Elle ne les supportait pas, mais elle ne faisait pas le poids. Elle ne pouvait que fuir et compter sur la chance.
Toujours à reculons, il n'y avait aucune raison pour qu'on la remarque. La mutante n'était pas le sujet de toute l'attention.

Mais son dos rentra en collision avec quelqu'un ou même deux personnes.
« Oh euh... commença-t-elle en se retournant pour les voir. Un grand type et une jeune femme un peu plus petit qu'elle. … Pardon. »
Ils avaient des drôles d'airs, comme si pas du tout concernés par ce qui se passait. Ou peu. Très peu.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 12:43

Welcome to the new age
La moisson des âmes
Un soupir de soulagement s’échappa des fines lèvres d’Anaëlle, même si elle savait qu’il n’y avait aucune chance que son nom ne soit sur l’un des bouts de papiers, l’entendre à haute voix la rendit tout à coup plus sereine, moins sur les dents, moins angoissée. Elle chercha du regard les nommés comme beaucoup, une pointe de culpabilité la submergea, elle ne serait probablement jamais à leur place, ce n’était pas pour cela qu’elle se sentait coupable mais plutôt ce sentiment qui l’emprisonner, celui de ressentir la joie qu’elle pouvait ressentir à cet instant. C’était, en quelque sorte, légitime de se sentir soulagée mais d’un autre côté ce n’était pas normal. Tout cela devait cesser, comment pouvait-on infliger cela à de pauvres gens ? Elle commençait à éprouver une certaine compassion, bien qu’elle sache qu’il pouvait s’agir de vampires, mais à présent cela n’entrait pas en compte. Elle était bien décidée à stopper cela. Bien sûr ce n’était pas elle seule avec sa flèche en bois planquée dans son dos qui irait se jeter dans la gueule de loup, tuant un originel sur le chemin, non ce n’était pas ainsi que ça fonctionnait.

Elle se contenta de garder son calme, respirant profondément, cherchant du regard de probables alliés, qui dans cette foule noire de monde, serait prêt à combattre le système instauré ? Qui en aurait les tripes ? A première vue, elle n’aurait pu le dire. Des vampires contre les originaux elle en trouverait sans doute aux quatre coins de la ville et ils pouvaient être capables d’un tel exploit, mais elle n’avait de cesse d’éliminer leurs confrères, autant dire qu’elle pouvait oublier d’avoir une quelconque aide de leur part. En croisant le regard d’Ashley elle se souvint de cette nuit où elle lui avait sauvée la vie, lui disant qu’il y avait d’autres moyens, la magie pouvait être redoutable, mais son pouvoir était de guérir les gens pas de les exterminer. Anaëlle prit un instant pour réfléchir, ses options étaient quelque peu limitées.

Elle ne perdait néanmoins pas espoir, des personnes comme elle, prêtes à tout pour faire tomber les originaux il devait y en avoir à la pelle, il suffisait simplement de les trouver. C’était décidé, cette nuit elle n’irait pas chasser, elle allait préparer son plan d’attaque, trouver des recrues, des alliés, former une armée digne de ce nom. Bien sûr cela demandera de la patience mais elle avait tout le temps pour ça, et Anaëlle avait quelque chose, une arme, bien plus puissante que toutes celles des originaux et de quiconque dans cette ville : Elle n’avait rien à perdre. Et quoi de plus dangereux que quelqu’un qui n’a plus rien à perdre ?

La jeune femme tourna des talons, même si elle n’avait parlé à personne durant la moisson, si elle n’avait était que spectatrice, elle fût bénéfique dans le sens où elle lui avait donné la motivation suffisante pour agir. Dans un sourire mal dissimulé, elle murmura ces quelques mots

- Bientôt, vous allez apprendre ce que le mot douleur veut dire, très chères originaux

Puis elle s’en alla, faisant claquer ses talons dans le silence de la nuit jusqu’à son domicile où une bonne partie de la nuit se résuma à énumérer toutes ses connaissances, les couchant sur une feuille de papier, notant méticuleusement toutes leurs capacités connues, et s’empressant de lire la presse locale, cherchant des phénomènes jugées paranormaux lui permettant de remonter à sa source et à un éventuel nouvel allié. Il y avait du pain sur la planche, mais l’optimisme et l’acharnement qu’elle y mettait lui rendait la tâche plus facile.

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Dernière édition par Anaëlle K. Sarès le Mer 22 Oct - 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 16:40


 DOOMED TO DEATH & DAMNED IN HELL
Les dents de la brune grincent légèrement, tandis que Vlad approche encore. Maintenant collé à elle. A quoi est-ce qu'il joue ? La brune ne bouge même pas, fixant l'écran noir tout en levant le menton. Et s'il est nominé ? Tout, mais pas ça ...

«  - Tu as raison. Je ne devrais pas être ici. La raison n’aurait pas du me guider jusqu’ici. Mais il semble que ce n’est pas elle qui a guidé mes pas cette nuit. Peut-être ne puis-je simplement pas supporter d’être là-bas. Pas si son nom est tiré.

Le menton de la brune se penche légèrement, tandis qu'elle réfléchit à ces dires. La trouille s'empart d'elle, et pourtant, elle est là. Prête à affronter la réalité en face. Au cas ou. Elle se moque d'être tirée au sort. Elle prie juste pour ne pas découvrir qu'on a gardé Ulrick captif pour le forcer à subir cette mascarade gerbante. Vladimir Tepes n'est pas du genre à fuir ... Pas lui. Elle n'y croit qu'à moitié. Un soupire s’échappe d'entre ses narines, tandis que la mutante se tourne enfin vers lui.

- Ecoute, Vlad …

Trop tard. Le bruit significatif d'un écran qui s'allume lui coupe la parole, l'obligeant à se tourner à nouveau vers les écrans. Tout grésille, jusqu'à ce que la trombine dégueulasse et bouffie de l'affreux qu'elle se refuse à nommer apparaît. Ce sale fils de … Joe retient son souffle, avisant ses vieilles pattes immondes s'emparer des noms, accablant leurs ouïes des noms des victimes. Des femmes qu'elle ne connaît pas. Joe lâche malgré elle un soupire rassuré, fermant les paupières tout en inspirant. C'est égoïste, mais c'est elle. Joe ne compte pas changer. Ses proches ne sont pas tirés au sort. Plus loin, elle avise un mouvement. De dos, un grand brun furieux s’empare de la jugulaire d'un garde, faisant barrage devant plusieurs têtes. Elle ne sait pas pour qui, Joe sait juste qu'il doit être proche de l'une des malheureuses tirées au sort. La foule s'éparpille déjà. Les corps se mouvant pour se détourner. Ils font face, tandis qu'eux sont toujours tournés vers les écrans. La main de Joe toujours dans celle de Vladimir. A-t-elle craint qu'il soit lui aussi tiré au sort ? Pas vraiment, avec sa position, ça aurait été bien trop étonnant. Les cris de joie se mélangent aux hurlements de protestations.

Mais le brun, même de dos, déclenche en elle un petit quelque chose de familier. Cette nuque, cette crinière indomptable. Même la main entourant le coup de l'homme. Ses sourcils se fronce légèrement, jusqu'à ce qu'imperceptiblement, il ne tourne le menton vers un pion armé d'une matraque.

Le choc qui lui glace le sang était ... Inattendu.

- … Non, c'est pas vrai …

A peine un souffle. Joe est sur le point de défaillir. Son … Presque fils adoptif. Blake. Combien de temps s'est écoulé depuis leur dernier contacte ? Des années, des décennies.

- Blake !

Fut un temps ou le voir ici ne l'aurait pas ébranlé. Pourtant, à présent, voir ce type armé prêt à le frapper, tandis que le vampire semble visiblement se mettre en danger, empoigne son palpitant d'une main de fer au goût d'angoisse dans sa poitrine. Mais tandis qu'elle commence à esquicer un geste en avant, une brune à peine plus grande qu'elle les percute. Sans regarder derrière elle. Joe se fige, lui lançant un regard suspicieux.

- Oh euh... Pardon. 
- C'est rien, rétorque Joe aussitôt, sans réfléchir.

La fille de l'arène. Joe la reconnaît instantanément. La brune entrouvre les lèvres, ses prunelles allant d'elle, à Blake. La foule se presse, lui masquant la vision de celui qu'elle avait un jour élevé à 'l'art d'être un damné', bien malgré elle.

Rien, elle ne voit plus rien !

- Non ... attendez … Attendez ! » Balbutie Joe, la voix paniquée. Elle s'apprête à se jeter dans la foule, à contre-sens de cette vague de masses organiques.

FICHE PAR SWAN.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 18:15




la moisson des âmes
❝ the surrender to the power ❞

Elle s'approche de sa silhouette immobile comme un félin s'immisce aux côtés de sa proie. Je sens mon coeur inerte se tordre et mes traits se durcir alors que j'observe cette petite blonde s'installer aux côtés de mon vampire. Je perd momentanément mon but premier, c'est-à-dire trouver ma soeur de coeur que j'ai perdu dans cette foule serrée, beaucoup trop concentrée à espionner un certain vampire mystérieux que je côtoie dans les profondeurs des métros depuis quelques mois déjà. Et pour ajouter à l'incongruité de la scène, une autre femme s'approche et vient l'interpeller par son nom. Mais c'est qui toutes ces greluches qui requièrent son attention? Je sens le sentiment puéril et bien trop familier de la jalousie naître au creux de mon estomac, alors que j'observe ce tableau grotesque de ma vision affûtée. Si le danger de me faire démasquer ne planait pas sur ma tête, je ne me serais pas gênée pour m'immiscer entre toutes ces vipères.

Bien trop absorbée par mon obsession maladive, je remarque à peine l'écran de l'estrade s'allumer, dévoilant le visage familier de Gustave, l'annonceur de mauvaises nouvelles. Sa voix résonne dans l'espace vaste, atteignant l'ouïe de chacun des habitants présents.

- Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. Oooooohhh, mais que vois-je là ? Un quatuor prônant le féminisme ? Voilà qui risque de rendre les jeux de cette année hautement bien distrayant !

Mes pieds s'immobilisent. Mon regard se soulève vers l'écran. Le monde s'effondre autour de moi. L'incompréhension est la première chose qui affecte mon être superficiel et égoïste. Mes mains s'abaissent lentement le long de mon corps et je sens aussitôt mon capuchon glisser sur mes cheveux d'ébène, dévoilant mon visage confus. Je sens les regards se tourner dans tous les sens, cherchant l'identité des pauvres condamnées. J'aperçois des visages soulagés, des larmes de satisfaction s'échapper de leurs yeux brillants. Je ne comprend pas. L'information ne parvient pas à faire du sens dans mon esprit. Comment est-ce possible? Ils m'avaient chassé de ma demeure, ils avaient incendié mon gagne-pain, ils m'avaient contraint de me cacher et de fuir. Ils m'avaient tout enlever. Ils m'avaient menacer de mort, m'obligeant à vivre dans les métros afin de prolonger ma non-vie. N'est-ce pas suffisamment cher payé? Ne sont-ils pas satisfaits de mon malheur? S'ils désiraient ma mort, ils n'ont qu'à m'achever sur le champ! S'ils me détestaient tant, pourquoi risquer que je survive aux Jeux?!

Mes yeux miroitent d'horreur malgré moi, malgré cette image de femme invincible et détachée que j'entretiens depuis des décennies. Je sens les regards se tourner vers moi et je les observe avec cette panique enfantine dans l'âme. Non... C'est pas possible. La foule se met à mouver autour de moi, à se retirer peu à peu. Je vois des silhouettes se précipiter à ma rencontre et je ne doute point de leur identité. Non, c'est pas possible! La mâchoire serrée, le regard voilé, j'agis de la seule manière que je sais agir. Je fuis. Je tourne sur mes talons et tente de me faufiler au travers de ces habitants épargnés. Alors que je vois peu à peu l'étau se refermer sur moi, je hurle le seul nom qui compte réellement à mes yeux. « DYLAN! DYLAAANNN! » Ma soeur. Ma créatrice. Ma compagne de vie. Je ne peux pas la laisser! Je ne peux pas partir, pas maintenant! Je n'ai pas l'étoffe d'une guerrière, si je met les pieds dans cette arène, je suis déjà morte! Des cris enroués et désespérés traversent mes lèvres, alors que je parcours cette foule de gens insignifiants à mes yeux. Je ne cherche plus à fuir, je veux seulement qu'elle soit là. Comme si sa présence allait tout changer...

Deux poignes m'agrippent les bras, m'obligeant à cesser mes recherches. Je n'ose même pas les regarder, je sais qui ils sont. Des Disciplines. Des pantins contrôlés par les Originels. Je ne me laisse pas traîner aussi facilement, gigotant dans tous les sens, retrouvant un semblant de force malgré ces jours et ces semaines sans manger convenablement. « NOOONNN!! DYLAAAAAANN!! » que je hurle à nouveau, gardant toujours espoir qu'elle viendrait me secourir. Je ne suis pas prête à mourir. Je ne suis pas prête à partir.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 20:14


La Moisson des âmes

when death is behind you

Cette force qui le percute, Dunstan ne s'y intéresse que l'espace d'une seconde. Pourtant, il parvient à sentir cette odeur de mort et d'égouts qui enivrent les chairs de cette femme qui s'envole déjà. Elle lui adresse des mots crachés qui se veulent menaçants sans y parvenir, comme énervée de cet accident incongru, et alors qu'il perçoit l'espaces d'une secondes ses traits, Dunstan lui répond sur ce même ton un peu haché : « T'inquiète pas pour ça.... » Bon sang qu'est-ce que c'était que cette odeur nauséabonde qu'elle portait sur elle ? À vrai dire il le savait, sans doute une de ces suceuses de sang qui vivait contre son gré dans les sous sols du métro de la ville. Une sale vie, mais qu'importait bien le lycan de plaindre une créature qu'il ne supportait pas. Pourtant, il garda un œil sur cette femme, comme curieux de voir ce qu'une personne comme elle pouvait bien porter ses pas jusqu'à la Moisson des Âmes. Qui plus est dans un tel état.

Il n'eut malheureusement pas l'occasion d'aller plus loin dans ses réflexions et son observation, voilà que les voix s'élevaient dans toutes la rues et toute la vie, les hauts parleurs résonnant et grésillant de leurs funèbres palabres, cavaliers porteur de criminelles paroles. Et voilà que les quatre noms étaient prononcés, quatre noms annoncés, quatre victimes désignées pour tourner leurs vies sur la scène d'un abattoir bien cruel. Le hache tombait donc sur les têtes, couperets et guillotines tranchant les existences du fil de leur lames acérées... Ainsi donc, les dès du Destin étaient lancés. Dunstan observait cette nouvelle scène qui se jouait sous ses yeux. Le spectacle continuait, laissant ses acteurs se perdre dans la folie de joie et de peine, souffrance et soulagement, indignation et neutralité. Ici et là, les pouls s'agitaient, les larmes coulaient sur les joues, des cris s'élevaient.

Des cris.

Et encore des cris.

Cette voix il venait de la reconnaître. Elle s'était adressée quelques minutes avant à lui avec un certain dédain et mépris. Et voilà qu'elle fuyait, repassant devant lui en criant de toute sa voix un nom qu'elle seule semblait connaître. Peur. Désespoir. Un disciple la poursuivait. Il passa devant. Un second arriva pour lui prêter main forte, à celui là, Dunstan n'hésita pas à barrer la route d'un croche pied distraitement laissé égaré. L'homme s'étala de tout son long sur le sol, sous le regard incrédule du chef de meute qui poussa ses compagnons à partir pour la planque. Il sourit, se moqua du disciple qui grogna en se relevant, et sans un regard pour lui, le chef de meute repartit dans les sombres ruelles. Il ne comptait pas s'attarder plus longtemps, il avait des préparatifs à organiser. Il avait des choses à préparer pour cet événement qui allait se déclarer.

Cette année encore la Moisson ne serait pas bonne. Il le promettait.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 22:00


La moisson des âmes
The Reaping


Elle se tourna vers lui. Sa bouche s’ouvrit sur son prénom. C’était presque étrange de l’entendre le prononcer. Il pouvait encore se souvenir de l’instant qui avait semblé si réel, si vrai, si… palpable, quand elle l’avait dit sur un tout autre ton. Il baissa la tête vers elle, plongeant ses prunelles sombres dans les siennes. Pas sombres par leur couleur, non. Sombres simplement par le souvenir du rêve qui était revenu à la surface de son esprit conscient. Il attendit une fraction de secondes qu’elle poursuive. Mais il ne saurait jamais ce qu’elle allait lui dire car l’écran grésilla et l’être abject qui se disait présentateur se dessina en pixels. Il était immonde, tout simplement. Vlad se demanda comment les Originels pouvaient avoir aussi peu de goûts dans les choses qu’ils estimaient être de la « culture ». Ils avaient brûlé des centaines de livres, détruits d’anciennes vidéos et œuvres d’art… et ils mettaient cette absurdité sur une estrade pour tirer quatre morceaux de papier. L’homme était ridicule. Qu’espéraient-ils atteindre en plaçant un guignol pareil devant une caméra afin d’énoncer les malheureux gagnants de la loterie ? Vlad ne le comprendrait jamais. Un jour ou l’autre, ce crétin allait se faire trucider. Juste parce qu’il était le dindon de la farce des Originels. Juste parce qu’il aura tiré un nom de trop. Celui qu’il ne fallait pas. Quatre noms. Le Transylvanien n’en connaissait aucun. Son attention se reporta sur Joe. Comment aurait-il réagi si c’était son nom à elle qui était sorti ? Ou celui de Lucern ? Voire les deux ? Aurait-il était celui qui aurait égorgé Gustave juste pour assouvir la colère qui aurait obscurci tout jugement à cet instant ? Prenant le risque de dégringoler de son piédestal, de cette place de choix que les Originels lui avaient laissé occuper après qu’il les ait tant aider durant la guerre afin qu’ils assoient leur pouvoir ? Sûrement. Il les aurait alors défié ouvertement. Ils n’auraient jamais accepté une telle chose.

Ses doigts étaient toujours autour de ceux de la mutante. Il était soulagé que son nom ne soit pas tiré. Pourquoi ? Pourquoi son destin lui tenait-il tant à cœur ? Son sang dans ses veines s’était pourtant déjà bien estompé. Y en restait-il encore un résidu ? Il n’aurait pas du s’inquiéter tant que ça, malgré tout. Il sentit ses doigts trembler légèrement alors qu’il se retenait de les resserrer autour de la main de la brune. La foule entra en mouvement. Le spectacle était terminé. Ou il ne faisait que commencer. Certains points attirèrent ses sens en périphérie. Sûrement la localisation d’une des femmes qui avaient été tirées au sort. Les chiens des Originels les récupéraient. Il le fallait. Elles n’allaient pas les rejoindre la tête dignement levée. Pourtant, toute l’attention du vampire était tournée vers la petite silhouette devant lui. Il se souvenait de ses bras autour d’elle, de son corps dans l’écrin de son torse. Mais l’attention de la mutante était dirigée tout ailleurs. Autre part. Derrière lui. … Non, c'est pas vrai … Il ne comprenait pas. Son corps se tendit dans l’expectative d’une menace. Blake ! Blake ?! L’annonce d’un nom qu’il ne connaissait pas, celui d’un autre, le fit tressaillir alors qu’il n’aurait pas du. Sa mâchoire se serra. Un corps les percuta tous les deux. Ses doigts se resserrèrent sur ceux de Joe. Il avait été tellement absorbé par sa contemplation de la brunette que ses sens n’avaient même pas perçu l’arrivée imminente d’une tierce personne. Petite, pas plus grande que Joe.

Il eut à peine le temps de voir le regard suspicieux de Joe. Sa main libre se referma sur le coude de l’intruse. Oh euh... Pardon. C'est rien Il retenait l’autre pour qu’elle cesse de s’enfuir mais ses yeux ne quittaient pas le visage affolé de Joe. Pas si vite. Il n’avait jamais vu une telle émotion sur le visage de la brunette. Il sentit son corps se tendre un instant avant qu’elle ne s’élance dans la foule pour rejoindre l’autre. Ce Blake. Quelle était l’émotion acide qui remontait dans sa gorge ? La jalousie ? Certainement pas ! D’un mouvement rapide, il déplaça ses doigts maculés de sang sur le poignet de Joe pour l’arrêter dans son geste. Sans lâcher l’autre, il se pencha vers celle qu’il connaissait. Non. Son ton était calme. Sa voix était basse et rauque. Un ordre mais pas tout à fait. Sur le bout de ses lèvres, d’autres mots chahutaient. Je ne veux pas risquer de te perdre dans ce tumulte. Pourtant il ne les prononça pas. A la place, il se tourna à peine vers l’autre femme qu’il tenait par le coude. Il lui lança un coup d’œil appuyé mais tous ses sens ou presque étaient toujours tournés vers Joe. Pour qu’elle ne se dégage pas de sa poigne. Pour qu’elle ne lui échappe pas. Et vous, pourquoi fuyez-vous si vite ? demanda-t-il à l’autre femme, aux cheveux plus courts.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 21 Oct - 16:49


La moisson des âmes ? Intrigue  
ft. Les mieux fringués que moi



Des pleurs. Discrets. Des pleurs. Étouffés. Il hoquetait sa peine, ses petits yeux fouinant les alentours. Apeuré, il serrait contre lui son zèbre en peluche. Pauvre petite chose. Brebis isolée qui s'éloignait de plus en plus du troupeau. Tous étant bien trop occupés, enfermés dans leur tour de terreur. Ils ne voyaient pas. Ils ne voulaient pas voir cette détresse qui émanait de ce petit être sans défense. Mais moi si. Je le voyais. Je l'entendais... Je sentais cet arôme délicat de peur. Je percevais les pulsations de son petit coeur, battant contre sa cage thoracique. Âme charitable, je m'approchais de cette représentation angélique. Ses deux billes d'un bleu époustouflant se posèrent craintivement sur moi. J'empestais et mes cheveux ressemblaient à un manche à balais. Pas étonnant qu'il se méfiait de moi dès le premier regard. Alors je dégainais mon plus beau des sourires et une fois près de lui, je me mis accroupi pour être à la même hauteur que l'enfant.

- Inquiète toi pas... je vais t'aider à retrouver tes parents, lui assurais-je de ma voix douce.

***

L'innocence possédait un gout de paradis. L'innocence coulait dans mes veines, m'apportant force et vigueur. La carte de la discrétion, je devais jouer. Et pourtant, je n'avais pu résister à l'appel d'une âme en peine. Crime abjecte. J'en éprouvais pourtant une fierté malsaine et malvenue. Devenue un rat d'égout. Devenue un rejet de la société. Danae et moi devions nous contenter de peu. Danae et moi devions nous contenter de rien. Mais un jour... oh oui... Un jour les rôles s'inverseront. Un jour, nous traînerons les Originels dans la boue, les laissant se nourrir exclusivement de nos restes. Une idée utopique à laquelle je m'accrochais... Mais ce à quoi je m'accrochais le plus... c'était à Danae. Mon enfant. Ma progéniture. Mon sang. D'ailleurs, je me demandais bien où elle pouvait se trouver. Probablement quelque part, occupée à vider un spectateur de son sang. Quoi que... C'était une situation on peut trop risquée. Trop de monde. Trop de créatures surnaturelles capable de détecter l'odeur du sang. Nous devions nous faire discrète. Je le savais. Tout comme je savais qu'elle ne se trouvait pas loin. Je pouvais deviner son odeur. Je pouvais deviner sa présence. Ce fil étrange qui me lié à elle. Ce lien indescriptible qui m'unirait à jamais à celle que je considérais comme ma fille, ma soeur, mon tout. Me fiant donc à cet instinct quasi maternelle, je me faufilais parmi la foule, tête basse. La Moisson des Âmes n'allait pas tarder à commencer et je voudrais apprécier ce spectacle auprès de mon infant. Pourtant, les préliminaires débuta, ne me laissant guère plus de temps. Toujours en me faufilant parmi les corps compactés, je tendais l'oreille tentant de faire abstraction du son désagréable de ces grésillements.

- Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham... et le reste m'importait peu.

Mon corps se figea instantanément. Mes yeux effarés se posèrent sur l'écran géant que je maudissais de tout mon être. Danae Varnham... Non...

- NON!!! hurlais-je contre l'univers. NOOOON!!! Criais-je contre le monde entier!! Non! NON!!! NOOOON!!!  C'était impossible!! Impossible!! Pourquoi? Pourquoi?!!! Incapable de réfléchir. Incapable de penser. Je ne ressentais que colère et frayeur. Je ne ressentais que rage et incompréhension. Ma soeur. Ma chair et mon sang. Ma progéniture!! Je devais la retrouver! Je devais la protéger!!

Soudainement autour de moi, la foule commençait à s'agiter. Une vague à contre courant. Une marrée de créatures surnaturelles déferlant dans un sens contraire au mien. Et parmi cette cohue, j'entendis son cri. Lointain. Beaucoup trop lointain. La panique enflait. La colère grondait. Usant de cette force surnaturelle dont j'étais dotée, je bousculais les gens se trouvant sur mon passage. Cédant à la panique, je brisais les nuques les plus fragile, laissant ces corps sans vie sur mon passage. Une rage animale. Une rage intense emportant avec elle toute raison. Personne ne touchait à Danae. PERSONNE.

- DANAAAAEEEE!!!!! m'époumonais-je alors que je pouvais enfin l'apercevoir.

Je voulais qu'elle me voit. Je voulais qu'elle sache que j'étais là et que je ferais tout pour la sortir de cet enfer. Je voulais plus que tout tuer ces êtres abjects qui osaient poser leur sales pattes de loups poisseux sur elle. Lâchant un grognement des plus bestiales, mes crocs sortirent alors que mes yeux devinrent d'un noir aussi intense que le plus profond des abysses.

Véritable furie, j'usais de ma célérité vampirique pour combler les quelques mètres qui me séparaient d'elle. Juste quelques petits mètres... Mais mon avancée se retrouva stoppée par une poigne puissante et brûlante qui m'attrapa les épaules. Très vite cet étau de fer m'encercla le buste, bloquant au passage mes bras.

- Lâchez-moi!!! ordonnais-je avec haine alors qu'un autre molosse s'approchait de moi. LÂCHEZ-LA!!!!  C'est une erreur!!... C'est une erreur. ma voix se brisa à cette dernière phrase. Danae... Mon enfant. Mon sang. Ma progéniture... Je n'ai jamais eu l'occasion de lui dire combien je l'aimais. Je n'ai jamais eu l'occasion de lui dire tout ce qu'elle m'avait apporté. Danae... Ma vie. Ma soeur. Mon coeur... Prenez quelqu'un d'autre à sa place... suppliais-je alors, cherchant toujours désespéramment à me libérer. Je voulais la prendre dans mes bras. Je voulais la serrer contre moi. Danae...



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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 21 Oct - 17:32


La Moisson des Âmes
Bronx

Une main ferme et froide se referma sur son coude alors qu'elle s'excusait d'avoir percuté le couple. Le cœur battant la chamade, elle leva les yeux vers l'homme. Les doigts froids, au moins, lui indiquèrent qu'il n'était pas un lycan. Un point pour lui. Mais s'il lui en voulait pour une raison qu'elle ignorait, elle allait peut-être quand même être dans la merde. « C'est rien » pourtant, avait fait la jeune femme qui l'accompagnait. C'est rien qu'elle dit ! Pourquoi est-ce qu'il la tenait comme ça alors ? Elle les avait juste percutés sans faire exprès... La mutante voulait rentrer chez elle...
« Pas si vite. » Korra écarquilla les yeux. Quoi ? Pourquoi ? semblaient-ils demander. Il avait bougé vite. Ca conjugué au froid de sa peau, c'était sûrement un vampire... Pas sûr que Korra se sentit plus à l'aise en ayant déduit ça... Elle pinça les lèvres, mais elle savait que si elle essayait de se dégager, il pouvait très bien lui briser le coude. Tout sauf ça, elle en avait besoin. En plus les articulations étaient de vraies merdes à se ressouder...
Visiblement, il voulait garder les brunettes près de lui.

La mutante se figea quand son regard se porta à nouveau sur elle et elle déglutit avec peine. « Et vous, pourquoi fuyez-vous si vite ? demanda-t-il et un rire nerveux échappa d'entre les lèvres de la brunette.
Je rentre chez moi ! Elle regarda autour d'elle. Fêter mon sursit d'un an et dégager d'ici avant que la place ne soit pleine de poils et de crocs, si ça ne vous dérange pas.  » Serrant les dents, elle jeta un coup d'oeil appuyé à sa main qui la tenait toujours. Pourvu qu'il ne posât pas plus de questions, qu'il la laissât rentrer, qu'il la laissât tranquille.
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Ashley H. ColbyNain roux au syndrôme de stockholm
MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Ven 24 Oct - 3:38


La moisson des âmes, the reaping

Feat everyone
Lorsque l'écran grésilla, laissant enfin arriver la tombée du couperet, Ashley ne put que retenir son souffle, tout aussi terrifiée que tous les autres êtres présents. Pourtant, elle ne ressentit pas le moindre soulagement lorsque les noms furent énoncés. Danae. Charlize. La première était une vampire qu'elle se souvenait avoir secourue, et qui avait montré un intérêt certains pour ses pouvoirs avant de s'évanouir dans la nature sans prévenir... Avant de ressurgir aujourd'hui. La seconde, une joyeuse alcoolique avec un égo démesuré avec qui elle s'était retrouvée à collaborer dans une sordide affaire de meurtre vampire. Elle n'avait jamais entendue parler des deux autres... Mais cela lui suffisait. Un vampire contre une humaine... Probablement d'autre mélange de races, d'ailleurs. Ce n'était pas du jeu. Cela ne devrait pas être permis.

La foule s'agitait autour de la petite rouquine, qui demeura un moment immobile, sans voix. Une masse épaisse, costaude, la bouscula soudainement pour s'approcher, il semblait, d'une des victimes. Pourtant, son chemin fut vite interrompu, une poigne solide venant empoigné sa gorge pour mieux la briser, sans effort apparent de la part du meurtrier. Un vif sursaut échappa à la jeune femme, qui écarquilla les yeux face à ce spectacle. Personne ne semblait y faire attention : tous fuyaient les lieux aussi rapidement que possible. Alors pourquoi pas elle ? Pourquoi ne pas se barrer avec les deux ou trois ballons qui lui restaient ? Peut-être parce que la sorcière au grand coeur avait le maigre espoir, ridicule certes, de pouvoir changer quoi que ce soit à la situation. De pouvoir aider, d'une façon ou d'une autre, à calmer le jeu. Cette moisson l'horripilait et la répugnait, sincèrement. Néanmoins, avec les événements de l'année dernière, il n'y avait aucune raison pour qu'elle se passe sans accrocs cette fois. Comment mettre cette idée dans la tête des récalcitrants sans s'attirer des ennuis ?

La guérisseuse remarqua que quelqu'un la fixait. Elle se souvenait avoir vu cet homme chez Alaric, souvent. Peut-être qu'il la surveillait. Bah. Pour ce qu'elle en avait à faire, sur le moment... Si ça se trouvait, il était même peut-être forcé de participer. Elle entendit la voix de Danae, un cri paniqué qui lui déchira le coeur. La demoiselle aurait prié pour pouvoir se séparer en deux à cet instant, et ses poings se serrèrent face à cette situation. Néanmoins, ses prunelles avisèrent un autre bourru approcher, arme à feu en main, avec le but évident de s'en servir. Et impossible de voir la vampire. Elle s'en chargerait plus tard.

Ashley commença à lutter contre le courant afin d'atteindre les groupe, à quelques mètres d'elle. La vision du corps pendouillant la répugna un instant, lui faisant craindre la puissance de l'homme - enfin, autant qu'on puisse le qualifier ainsi - auteur de cet acte. Le canon était désormais braqué contre la joue du récalcitrant. Mauvais signe. Très mauvais. La rouquine avisa Coraline, l'esprit qui l'avait aidé durant cette même affaire où elle avait rencontrée Charlize. Un regard fut échangé. La petite réfléchissait à toute allure. Comment intervenir sans être accusée de contrevenir à la loi ? Et puis, bordel, il venait quand même de tuer quelqu'un sans la moindre hésitation. Pourquoi n'était-elle pas choquée plus que cela ? Peut-être à cause de l'effet qu'avait tout cet événement sur sa personne.

Soudainement, coup de grâce : l'un des gardes arrivant en renfort vers le ring de combat poussa brutalement un enfant qui se trouvait sur sa route. Le pauvre grosse heurta durement le sol et s'écorcha vilement le genou, se mettant instantanément à pleurer. Non. Suffit. Le bout de femme s'agenouilla près de lui afin de créer un "mur" un peu plus solide entre le corps enfantin et les grosses brutes qui accouraient. Posant une main sur la plaie, elle soigna celle-ci sans sourciller, dans un éclat de lumière qui fit tourner quelques têtes. Depuis son emménagement au Bronx, la sorcière ne prenait presque plus de précautions afin de se cacher. Les contacts avec sa famille étaient de plus très limités. À quoi bon se dissimuler dans de telles conditions ?

- Ça suffit. fit-elle, fixant les fauteurs de troubles. Pas qu'elle pensait réellement avoir du poids. Il n'y avait qu'à voir sa carrure face aux leurs. Un brin d'herbe face à des chênes. Vous allez finir par causer plus de morts que nécessaire... souffla-t-elle, soudainement plus mal-à-l'aise.

Ashley avait beau dire, elle préférait ne pas se retrouver avec encore plus d'ennuis sur les bras. Elle aida gentiment le gamin à se relever et l'observa, un peu amère, alors qu'il fuyait à toutes jambes sans un mot de remerciement. Son regard retourna vers la scène qu'elle venait d'interrompre. Son intervention avait provoqué quelques précieuses secondes de répit. Restait à savoir à quel camp cela profiterait.



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