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 LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)

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MessageSujet: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 5:19


doomed to death & damned in hell




À tous les ans, une assemblée générale a lieu dans la rue Principale de tous les comtés avoisinant Manhattan. Une loterie se prononce dans les arrondissements. Quatre citoyens (humains, tout comme créatures mystiques), sont repêchés et isolés dans une arène de combat à l’environnement sablonneux et jonchés de ruines. Ces quatre citoyens sont exhibés dans cette arène que pour une seule raison : lutter, traquer, tuer et survivre. Un seul des quatre doit ressortir vivant de ce combat. Le prix remporté ? Richesses et vie relativement meilleure au sein de Manhattan…

Aujourd’hui, la tension est à son comble. Tous les citoyens, du mieux qu’ils le peuvent, essaient à grande peine de conserver leur sang-froid et leur vaillance… voulant paraître détachés alors que l’anxiété manipulent sournoisement ces fils qui les remuent comme de malheureux pantin. Ils ont été conjurés à rejoindre l’assemblée générale qui a l’eue dans la rue principale de leur arrondissement, artères embaumées d’incertitude alors que tous les préparatifs ont déjà gagnés leur aboutissement. C’est une parade sans joie, une mascarade funèbre, là où se peignent tourment et affliction sur ces visages déconfits que nous voyons docilement défiler sous nos yeux. À l’orée de cette foule versatile, nous retrouvons les vaillants Disciples Des Ténèbres qui sont présents pour maintenir l’ordre, la loi et le calme au sein des civiles qui s'amoncellent lentement devant la grande estrade où ils voient prôner sur un vieux meuble antique… le récipient cristallin… cette redoutable bulle de verre qui renferme et possède en son plein cœur le destin de quatre habitants. Tous sont anxieux à l’idée d’entendre vrombir entre leurs tempes, l’écho de leur prénom. L’arrivée indésirable de Gustave Fairley, hôte et fidèle commanditaire des jeux, est attendue… il prendra bientôt la parole et présentera la loterie des jeux de La Moisson Des Âmes.  En ce jour butoir, il faut rester droit, garder la tête bien haute et ainsi oser donner confiance au hasard. Devoir impossible… nous tous le savons très bien.


* À la suite de ce message, vous pouvez poster une introduction, en courtes lignes de préférence pour mieux avancer dans le cours de l’histoire. Les habitants de leurs arrondissements respectifs sont invités à faire acte de présence. Je vous souhaite à tous bonne chance et bon courage !
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 7 Oct - 23:24



Mirror, mirror. Who is the happiest?

- These violent delights have violent ends. -


Je ne sais même pas ce que je fous là… je ne sais même pas pourquoi est-ce que je dois être ici. Tout ce que je sais, c’est que le sang des innocents ne tarde à se déverser. Ce magma de vie, cette viscosité pourpre et encore brulante, elle ne souillera pas seulement les mains perfides de nos tyrans mais elle tachera également les nôtres. Spectatrice de cette tragique comédie, ces fontaines de sang s’imprégneront non seulement sur le sable mais elles se déverseront également sur mon âme… empoissant le vestige que je suis devenu. Parce que je suis trop faible pour lutter contre la vilenie de cette vulgaire humanité qui se meure, parce que je suis trop trouillarde pour oser fermer les yeux sur ce redoutable cauchemar que l’on me contraint de regarder. Marionnette servile que je suis, je regarderai ces pauvres âmes se briser, parce que nos marionnettistes nous en conjurent de le faire. Je ne suis pas préparée pour ça. Je ne suis encore moins blindée, psychologiquement, pour supporter une cruauté aussi barbare et atroce. Similaire à ces quatre condamnés, dans cette ville de demeurés, mon rôle est imposé et mes gestes sont calculés. Nous ne sommes pas libres… jamais nous ne le seront. Je peine d’ailleurs à assumer que j’ai pu ressortir indemne de cette loterie néfaste et monstrueuse. J’ai peine à croire que le hasard ne soit véritablement le sinistre auteur de ce massacre patent. Le messager de la mort a depuis longtemps jouer ses cartes et cette nuit sa convoitise sera enfin livrée sous les yeux de tous ces témoins et disciples.

Un an. Déjà. Elle passe si vite, la vie, parfois...

L’Horreur, pour la première fois, l’an dernier, dans le blanc des yeux, je l’aie observée. Victimes et survivants. Le sang, partout, jonchant les corps livides et les mains sardoniques des bourreaux sanguinaires. Ce souvenir macabre et funèbre peint, encore aujourd’hui, de rouge chaque recoin de ma mémoire. Vive cicatrice qui ne trouve pas baume salutaire, mais qu’aujourd’hui on asperge à nouveau de sel. Mes paupières embrassent lourdement l’obscurité, mes poings se crispent à l’intérieur des poches de ma veste en cuir. L’attente est insupportable et le silence tout simplement oppressant. Force tranquille qui berce et apaise la foule. La sérénité nous enveloppe dans son étrange fourreau de torpeur. La moiteur de l’air suffocant nous brise l’échine et fait déchoir notre corps sur le sol. Tous inclinés à la révérence de nos tyrans. Ils doivent s’en gonfler le cœur d’orgueil et d’euphorie.

Dans cette parade qui nous guide sournoisement dans l'ombre de la Vallée des Morts, tout ce que nous pouvons faire ; c'est d'attendre et d'espérer...

Putain ! Ce que je donnerai pour boire un verre…
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 0:20


La Moisson des âmes

Prays for the last one

Il en faut peu pour que l'eau coule sous les ponts et que les histoires d'hier s'oublient au profit de celles de demain. Un an a déjà passé, et voilà que revient les jeux tant appréciés des grands manitous de Manhattan. Il n'y a rien à faire, sinon attendre, espérer et prier que jamais son nom ne vienne franchir les lèvres de ces charmantes personnes venues nous abreuver de leurs règles illogiques et briser nos cœurs de la cruauté de cet événement qui froisse bien la population. Je bénie mes pouvoirs bridés, car je sais, rien qu'aux visages émaciés et effrayés que la peur se propage, que l'attente se fait trop longue, et moi même je peine à espérer ne pas voir à nouveau ces bains de sang qui avaient coloré les sables de l'arène. Tant de morts et tant de vie gâchées, c'était si triste et malheureux, pour des choses aussi futiles... je ne suis plus choqué de ce que je vois, toute ma vie je n'ai perçu que ces sinistres présages, et je n'ai pas besoin de lire l'avenir pour savoir qu'encore une fois c'est la tragédie qui prendre place dans le macabre spectacle qui nous attend tous de voir. À nouveau je glisserais mes pas sur les gradins sales et observerais la vie s'éteindre sous les yeux incrédules d'une population qui souffre et ne comprend plus. Cette cruauté et ce mal me semble si incertains, et je ne suis pas vraiment capable de les comprendre totalement. Y a t-il seulement quelque chose à comprendre de toute cette folie meurtrière ? Y a t-il quelque chose de caché derrière toutes ces vies brisées, ces âmes déchirées et ces esprits tourmentés par des victoires arrachées au creux d'un cadavre encore chaud ? Suis-je seul à espérer qu'une logique se trame derrière tant de violence ? Ce n'est qu'une utopie bien malsaine, j'en ai conscience, et si ce mal me semble incompréhensible, je sais parfaitement que les organisateurs ne font que ça pour prendre plaisir à martyriser une population qui lui est d'ores et déjà soumise pour la plupart, lui mangeant les miettes au creux de la main.

Les Hommes obéissent, ils ne peuvent faire que ça.

Rien n'est en notre pouvoir pour aller au delà de ce simple fait, et je me déteste de penser de cette manière là, mais l'évidence saute aux yeux. Il suffit de penser à ces jeux qui ne sont là pour montrer combien nous sommes faibles et effrayés, et pourtant au rendez vous pour écouter, pourtant prêt à porter nos pas dans ce stade bientôt porteur de sanglants souvenirs. Encore. Et encore. Et encore. Le silence se fait alors, et les respirations se retiennent. Le temps arrive, le temps vient, le temps passe, et bientôt nous serons tous fixés. Et qu'importe le résultat au fond, car l'issue sera toujours la même, un triste combat sous nos yeux pourris d'effroi et pourtant nous serons heureux de ne pas nous retrouver à leur place à tenir les armes.

Quel triste jour. Il serait tellement plus cool de s'amuser, rire et profiter du bon temps sans penser au reste de cette vie. Mais pouvons nous seulement en faire autrement ?

J'en doute. Seulement de temps en temps.

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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 14:13

-- oblivion is calling out your name
SO YOU CAN'T HOLD A STAR IN YOUR HAND.


Je n'étais pas à ma première moisson. Malheureusement.
D'ailleurs la vitesse à laquelle tu finis par t'accoutumer à ce non-sens est tout simplement absurde. Réalité insidieuse et angoissante. Parce que la première fois, tu as beau t'époumoner à hurler cette aberration, les gens te dévisage comme si, dans ce portrait de tourmente et de sang, tu était la dissonance. Comme si la fausse note, elle se trouvait là, nicher au creux de ton cœur rythmant l'injustice. Lentement tes convictions s'effritent. Tes gardes tombent. Et tu te ramasse là. À tirer du collet cette vieille dame qui n'arrive pas à se plier au planning si bien échafaudé par les Originaux tant le temps l'a encastré dans une réalité engourdit par les années qui la ravagent. La tête est au travail, vaillant petit toutou de ses Maîtres, mais le cœur est ailleurs. Bien ailleurs. Il sonde cette foule à la recherche de cette frêle silhouette. Ce mois-ci, plus que jamais, la moisson me broie les entrailles d'une angoisse cinglante. Je viens à peine de la retrouver et ne peux tout simplement pas me faire à l'idée de la perdre de nouveau. Alors mon cœur la cherche. Mais la tête ne veut pas la trouver. Elle ne veut pas la trouver, de peur de donner un sens bien trop réelle à cette abysse intangible.

Mes yeux fiévreux scrute la foule.

Éliminer toute résistance.

Les ordres, avaient été très clairs. Et les ordres seraient appliqués.
Vaillant petit toutou.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 16:41


YOU SHOOT ME DOWN, BUT I WON'T FALL.
I AM TITANIUM.


Ses yeux se lèvent vers le ciel qui se remplit progressivement de nuages. Il soupire doucement. Presque paisible. La cigarette coincée entre ses lèvres se consume seule, tandis que ses pensées vagabondent çà et là, au milieu du puits sans fond de ses souvenirs. Aujourd’hui, les Originels montreront leur suprématie sur New York. Aujourd’hui, ils prouveront à toute cette population qui leur tenait tête depuis trop longtemps déjà qu’ils restaient les maîtres incontestés de la ville. Qu’à tout moment, ils pouvaient leur enlever la vie. Décider que leur nom sortirait d’une foutue urne, et les condamner à s’entretuer, le plus simplement au monde.

Il détestait ce principe. Mais, depuis les années, il avait compris qu’il ne pouvait rien y faire. Il restait debout, à attendre le verdict. S’il devait y mourir, il y mourrait. Il n’avait plus qu’une hâte : entendre ces foutus noms sortir de cette foutue urne, et rentrer chez lui boire un verre. Ou se rendre directement chez Ryker. Se coller contre lui, voler ses lèvres ; voler son corps. Ryker.

Alors que ses yeux parcourent la foule, il l’aperçoit. Un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Le Loup est anxieux, engagé par les Originels et droit comme un i, à surveiller les rangs et la foule. Le Phénix, lui, est amusé. Il a hâte. Hâte à ce que tout ça soit terminé, hâte à ce que les condamnés descendent dans le Yankee Stadium et s’entretuent.

Hâte à pouvoir retourner vivre sa petite vie, dans son cocon d’horreur, de drogue, d’alcool et de déchéance.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 8 Oct - 16:44


EVERYTHING TO LOSE.


Recroquevillée sur toi-même, tu observes avec une inquiétude croissante la foule se presser, autour de toi. Tu as mal. Mais au cœur, mal à l’âme, mal à chacun de tes muscles, au cœur de chacun de tes os. Tu as l’impression de devenir folle de toute cette peur qui t’agite, de toute cette douleur qui te paralyse. Tu voudrais fuir. Laisser les larmes ruisseler le long de tes joues, et prendre tes jambes à ton cou. Mais tu ne peux pas. Tu ne fais rien. Tétanisée, jusque dans les perles salées qui stagnent dans leurs glandes lacrymales, sans même oser pointer le bout de leur nez.

La peur te dévore. Et le mot peur n’est alors pas assez fort. Terreur serait peut-être plus approprié. Et, encore, même lui n’aurait aucune valeur réelle, dans l’état où tu te trouvais actuellement. Tu essayes de respirer. Tu essayes de ne pas t’écrouler. Ta main trouve par réflexe ton ventre gonflé, que tu dissimules tant bien que mal sous des vêtements les plus amples possible. Tu voudrais fermer les yeux. Puis les rouvrir. Te réveiller dans ton minuscule petit lit. Et te rendre compte que tout ceci n’était qu’un cauchemar. Qu’un affreux cauchemar.

Tu ne peux pas y aller. Tu ne veux pas y aller. Tu es terrorisée. Tu veux t’en sortir. Tu veux vivre. Maintenant que la vie croît en ton ventre, tu ne peux plus t’imaginer un seul instant mourir dans si peu de temps. Car il ne fait aucun doute que tu n’aurais pas l’ombre d’une chance, face à tout ces gens. Alors, tu laisses ton cœur battre. Ta peur te submerger. S’ils ont décidé que ce serait ton tour, tu n’y réchapperais pas. S’ils avaient décidé de te faire mourir, avec l’être qui se développait doucement au creux de tes reins, tu ne pourrais rien y faire. Si la vie te condamnait, personne ne te sauverait. Même Julian, posté là-bas, à surveiller, ne pourrait rien pour toi. Il te laisserait monter sans un mot sur cette estrade, et te regarderait mourir sous les coups de tes semblables. Non. Tu ne voulais pas y penser. Tu ne voulais plus.

En attendant, tu te cachais. Et tu faisais ce que tu savais le mieux faire.
Avoir peur.
Et prier pour ta vie.


HORS-JEU :
 
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 8:27

Une mascarade. Tout ceci n’était qu’une grossière et énervante mascarade. Il se demandait encore pourquoi chacun se pliait à ces règles absurdes, pourquoi personne n’osait lever le petit doigt pour dire ou faire quoi que ce soit ? Il l’aurait bien fait, mais il n’était pas certain que son message ait le temps d’être entendu, encore moins compris … Et pour les chances que cela éveille chez autrui quelque chose d’autre que l’impression d’avoir vu un énième énergumène tricher en se faisant tuer avant même d’avoir été tiré au sort … Non, ceci était finalement une idée aussi merdique que la moisson elle-même.

Alors il était là, comme un glandu, à attendre que quelques lèche-botte viennent faire leur petit cinéma, tout un baratin pour finalement nommer celui ou celle qui aurait la « chance » de se faire buter avec un peu plus de classe que les autres. Quelqu’un qui se ferait sûrement massacrer, mais dont on se rappellerait pour un moment … Han c’te blague ! N’importe qui, mortel ou non, ne souhaitait guère se souvenir de ce genre de conneries. Alors, que le type gagne et crève plus tard, ou succombe dans la foulée, ça n’avait finalement aucune importance. Chacun n’était en ces lieux qu’un mouton en pâture, obligé de suivre des règles absurdes, suivre la foule d’une façon bien trop grégaire pour oser se rebeller, contre quelques mégalos se croyant maîtres du monde …

Oui, tout ceci n’était qu’une vaste blague, de laquelle chacun aurait ri jusqu’à s’en exploser les poumons il y a encore quelques années, il le savait. Tiré ou non au sort, c’était la Mort qui attendait chaque habitant de cette ville maudite, Lucern en était conscient et s’était depuis bien longtemps fait à l’idée.

Alors, pourquoi dans ce cas, tremblait-il comme une feuille à l’idée que lui ou une des quelques personnes qu’il affectionnait encore en ce monde soit tirée au sort à ce foutu jeu ?
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 20:43

❝ every soul shall be broken ❞


La Moisson des Ames... Elle ne savait que trop bien de quoi il s’agissait. Comment l’ignorer ? Jusqu’à la Nouvelle-Orléans elle avait pu en entendre parler. Ces jeux instaurés par les Originaux, durant lesquels on choisissait quatre noms destinés à mourir. Sauf pour l’un d’entre eux, à qui serait offert une vie meilleure. Des conneries tout ça, pensait-elle. Un simple festival destiné à asseoir un pouvoir sur une ville terrorisée, à montrer qu’ils avaient pouvoir de vie et de mort sur les misérables âmes qui la peuplaient. Tout ce qu’elle méprisait au plus profond d’elle même. Mais elle ne ferait pas un pas pour l’arrêter, sachant parfaitement que ce serait des plus inutiles. Et s’il y avait bien une chose qu’elle avait apprise, c’est qu’il valait bien mieux survivre que se battre inutilement en sachant parfaitement que l’on avait aucune chance d’emporter la bataille.

Autant dire que l’instinct de survie lui soufflait très clairement de prendre ses jambes à son coup et de fuir la ville le temps de la Moisson. Mais la fuite n’était pas forcément dans son tempérament. Et elle devait bien avouer qu’elle était curieuse. Elle savait que c’était risqué, malgré le fait qu’elle soit ces temps-ci courtisée par un Originel qui en avait après ses capacités magiques... Elle avait toujours refusé jusqu’à présent, bien qu’elle ne puisse s’empêcher de s’amuser de la situation. Certes, elle risquait à un moment donné de lui faire perdre patience, mais c’était si drôle qu’elle ne pouvait s’en empêcher. Jouer avec le feu était son activité préférée, et la raison même pour laquelle elle était ici. Elle avait beau avoir conscience de l’horreur de la situation, elle ne pouvait s’empêcher d’être parcourue d’un frisson d’excitation. Elle était là, anonyme parmi la foule, une foule qu’elle observait et parmi laquelle elle put reconnaître certains visages... Dont un, celui de son frère. Ou du moins, du frère de son hôte.

Se frayant un chemin parmi les futurs spectateurs, jusqu’à parvenir à sa hauteur. Il se tenait là, et elle ne fut pas certaine qu’il ait conscience de sa présence avant qu’elle ait ouvert la bouche.

« Je vois que tout le monde est venu admirer le spectacle. » dit-elle avec ironie, sachant parfaitement que personne ici n’avait réellement choisi d’être présent. Puis, elle indiqua la cigarette qu’il fumait d’un signe de la main. « T’en aurais pas une pour moi ? On sait jamais, des fois que ce soit mon tour de crever, j’aimerais bien en griller une dernière. »
bohemian psychedelic
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 9 Oct - 22:14




la moisson des âmes
❝ the surrender to the power ❞

Une rage profonde et dévastatrice habite chaque centimètre de mon être. Les Originels. Mon aversion pour cette race indigne ne cesse de croître alors que le temps nous file entre les doigts. La prétention qu'ils font preuve en nous imposant un tirage aussi barbare que la Moisson des âmes n'est que la représentation de leur égo sur-dimensionné. Ils croient pouvoir tout contrôler parce qu'ils ont leur petite horde de lycans et de vampires bien dressés, ils croient pouvoir instaurer leurs règles en effrayant tous les habitants de New York. Ma rage est sans borne. Sans limite. Après tout ce qu'ils m'ont fait subir, des châtiments tout à fait injustifiés et gratuits, je ne peux que leur en vouloir et maudire cet événement des plus castrateurs. J'observe cette foule de gens anxieux qui anticipent la fameuse pige - qui n'a rien d'aléatoire, il fallait le dire. Ils choisissent volontairement la vermine de la vermine, ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues. Ils veulent faire croire que n'importe qui peut être choisi, mais au bout du compte, le hasard ne choisit pas.

J'ai entendu parler de la dernière Moisson des âmes, alors que j'étais derrière les murs du Devil's Path. Un véritable chaos, un scandale. Un attentat éclata au sein du stade et leur petit manège de la Moisson tomba à l'eau. De quoi leur faire rougir de honte... Je m'attends à ce que cette année, tout soit orchestré d'une main de maître. Les Originels ne se laisseront pas berner deux fois. J'ose croire que je suis immunisée à cette pige, considérant l'importance qu'ils accordent à ma personne - ou plutôt à mes pouvoirs -, mais je ne peux m'empêcher de ressentir cette petite nervosité au creux de mon estomac. Enfin, mon karma n'est pas mon meilleur ami. Et puis, il y a Aleksey... Mon cher frère qui a le don de se retrouver dans les situations les plus improbables et les plus dangereuses qui soient. Je crains pour sa vie. S'il est pigé, ma vie en est terminée... Loin de mon intention de le rabaisser, mais il n'a pas l'étoffe d'un gladiateur et j'ai bien peur qu'il ne survive pas à un combat à mort. Et, là-bas, dans l'arène, je ne pourrai pas le protéger...

Mes yeux scrutent les alentours et je me surprend à reconnaître quelques têtes familières. Hades, le jeune homme qui a eu l'amabilité de me recueillir après un combat. J'avais été plutôt amoché et plutôt surprise qu'il prenne soin de moi alors que nous étions des inconnus. Je n'ose pas l'approcher, car souvent, dans ces moments d'anxiété, on désire être seul avec soi-même. Je remarque également cette brunette, Megara, avec qui j'ai vécu une mésaventure plutôt rocambolesque. Elle a menacé mon frère et je ne lui ai toujours pas pardonné. Je fronce les sourcils et me surprend à m'indifférer de son sort. Qu'elle soit choisie ou pas, sa vie ne m'importe peu. Je croise les bras sous ma poitrine et tourne mon attention vers l'estrade où la pige sera effectuée. Je sens mon coeur battre plus fort alors que je me remet à penser à mon sort. À celui d'Aleksey.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Ven 17 Oct - 0:29

La Moisson des Ames était bien de retour. Un an après le désastre de la précédente édition, les habitants se rassemblaient de nouveau dans la rue principale de Brooklyn. La crainte d'avoir leur nom tiré au sort était dans la tête de la plupart des gens. Riley avait suivi le mouvement et se retrouva dans la foule de gens en attente de la suite des événements. Ira t-elle combattre dans l'arène, tout faire pour sauver sa peau ? Mais jusqu'à présent, elle y a réchappé.  Chaque année depuis qu'elle a rejoint New York, elle vivait ces terribles moments d'attente, ces moments de stress, ces moments d'angoisses. Parfois elle se demandait pour quelles raisons elle avait choisi de vivre dans cette ville, alors qu'elle avait eu des retours de ceux qui quittaient la forteresse afin de  commercer avec l'extérieur. Elle savait ce qui 'y tramait chaque année. Mais les raisons qui l'avait poussé à s'installer à la Grosse Pomme étaient plus importantes que la crainte de la Moisson. Elle avait des créatures à terrasser, celles qui avaient tué ses proches.

Les New Yorkais que la jeune femme croisait sur sa route avaient pour la plupart un regard dans le vague. Ils venaient au point de rendez vous par obligation. Les Originaux tenaient les gens à leur merci. Il fallait suivre leur règles ou périr. Cela ne plaisait pas à Riley. Elle voulait stopper leur règne sur la ville, que les habitants puissent retrouver leurs libertés totales, que cette Moisson n'ait plus lieu. Mais la combattante ne pouvait pas se permettre de tenter quoi que ce soit durant cette attente. Elle ne réussirait qu'à se faire tuer et ça n'aurait rien apporté. Le mieux aurait été que les simples citoyens se rassemblent pour combattre ensemble. Mais étant donné l'édition précédente de la Moisson, la sécurité a dû être doublée, voire triplée. Il fallait donc un plan ultra béton pour avoir des chances de gagner une bataille face aux anciens vampires.  La demoiselle n'avait jamais aimé cette « tradition » annuelle, ce divertissement pour Originels et autres individus sans cœur. Chaque année, voir les candidats perdre la vie dans l'arène était douloureux. La violence des actes n'avait rien à voir la dedans, parce que avec le temps elle s'était durci face à cela. Non, le plus terrible, c'était que les plus faibles se faisaient tuer par des inconnus qui n'avaient pas de raisons véritables de les tuer, mise à part survivre. C'était tuer ou se faire tuer. L'an passé, les choses avaient été différentes. Les « élus » avaient choisi de ne pas se tuer. Et au final les autres tarés avaient fait d'énormes dégats avec leur explosions et pour le coup ces types ont été bien plus horribles que les Originels durant cette journée.   Ce n'était pas leur premier coup d'éclat. Mais Riley espérait que cette fois ci, pour cette Moisson, les choses se dérouleront différemment.

L'orpheline observait un peu les habitants, pour voir si elle se trouvait à proximité de visages connus. Elle aperçut Kay, sa comparse de combats clandestins devenue une grande amie. Un autre combattant était visible dans un autre coin, Hades. Un chouette type, un chouette coup aussi, mais surtout un combattant performant. Et un peu plus loin, devant elle, visible de trois quart, Riley aperçut Charlize. Que dire d'elle ? Une belle médecin légiste, qui derrière ses attitudes froides et désagréables, a fini par dévoiler des bons principes, en allant risquer sa carrière pour permettre à Riley de faire enterrer les corps de ses proches. Prendre autant de risques pour elle était inédit pour la plus jeune, alors la demoiselle travaillant à la morgue avait gagné sa confiance.

La voleuse vint à sa rencontre, après quelques secondes d'hésitation. Elle ne savait pas ce que serait la suite des événements mais  elle commençait à avoir peur. Pas pour elle-même mais pour son amie. Riley repensait au désastre humain dans le passé. Tous ces corps sans vie, ce sang, cette horreur lui revenaient en tête. La deuxième fois qu'elle vivait une telle catastrophe et elle ne voulait pas que la médecin légiste ait le même destin que ces victimes.
Cette attente était longue et augmentait le stress de Riley. Après un regard en direction de sa voisine, elle faufila sa main dans l'espace entre le corps et le bras de Charlize, et posa sa main sur son avant bras. Elle était là...

_________________


Hall of fame

And the world's gonna know your name.'Cause you burn with the brightest flame. And the world's gonna know your name. And you'll be on the walls of the hall of fame. You can go the distance. You can run the mile. You can walk straight through hell with a smile.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Lun 20 Oct - 1:53


doomed to death & damned in hell




L'écran géant se met à grésiller laissant distinguer au travers des interférences la grasse silhouette de Gustave Fairley, fier commanditaire des Jeux de La Moissons Des Âmes. Les couleurs vives et chaudes des images diffusées en direct vibrent d'arythmie avec la grise réalité de cette funèbre journée. Contraste saillant qui ne vient qu'approfondir cette fosse qui se creuse de jour en jour entre les habitants et ce perfide rêve d'espoir. L'image à l'écran finit par se fixer.  La foule, tant qu'à elle, semble se figer dans le temps. Prisonnier d'une réalité discordante de tous sens. Le visage joufflu de Mr. Fairley s'étire doucement sur la toile pour laisser entrevoir le plus doux et suave des sourires carnassiers. Son discours résonne contre les murs de briques en ruine du carrefour principal, rendant son monologue quasi-inaudible. De toute manière, personne n'y prête de réel attention, beaucoup trop assourdit par leur propre angoisse qui leur sangle les tympans. Le laïus amusé de Gustave finit par s'estomper lorsque ce dernier plonge sa main au creux du bocal vitré, entrailles même de cette ville damnée. Fouinant de gauche à droite, de haut en bas, mélangeant soigneusement les centaines et centaines de petits papiers si finement repliés sur le nom d'un malheureux, Gustave prolonge ce moment à son maximum, jouissant du bonheur de voir toutes ces pauvres créatures lui manger dans la main. Ses serres finissent par se cramponner à quatre petits morceaux qu'il prend soin de ressortir doucement. Les dépliant un à un, sans même vraiment prendre la peine des regarder avec intérêt, il se rapproche du micro. Fairley fixe maintenant la caméra de ses yeux brûlant d'un bonheur pervers. Enfin, il peut réciter ces quatre noms qui lui brûle la langue depuis plusieurs jour.

- Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. Oooooohhh, mais que vois-je là ? Un quatuor prônant le féminisme ? Voilà qui risque de rendre les jeux de cette année hautement bien distrayant !

Instinctivement, les yeux curieux de la foule cherche désespérément les quatre malheureux du regard. Laissant à Gustave le temps d'enfoncer bien profondément les quatre papiers tirés au hasard dans le fond de son habit hors de prix.

- Bonne Moisson Des Âmes très chers.

HJ ; vous avez l'occasion de poster à nouveau, idée de réagir à la nouvelle. Ensuite, cette première partie se clôturera. Vous avez l'intégralité de la semaine pour pouvoir le faire.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mar 21 Oct - 19:39



Mirror, mirror. Who is the happiest?

- These violent delights have violent ends. -


« Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. »  

Je ne Le contrôle pas. Sournois aspic, Il rampe sinistrement sous ma chair rissolée, accrochant Ses crocs acérés sur mes nerfs incroyablement fragilisés, grugeant absolument tout, déchirant, sans la moindre hésitation, cette minuscule once d’effervescence qui me réchauffe l’âme. Incroyablement forte et pourtant si faible en même temps. Je ne peux lutter contre cette redoutable morsure. Baiser meurtrier. Fatale affliction. Ma chair écorchée à vif, Il répand son effroyable venin. Redoutable poison que je sens glisser en mes veines se flétrissant plus violemment encore, comme poissées et engluées dans l’acide. Je me consume de l’intérieur. Mauvaise maladie, Il sinue paresseusement en moi, emprisonne mon cœur dans le creux de son étau de fer, Il le broie sans aucune pitié de sa poigne meurtrière. Anéantissant ces barrages infranchissables que j’ai construits et forgés dans la décomposition de ces misérables années trépassées dans les vestiges d’un douloureux Autrefois.

Bête indomptable et impitoyable.
La peur.

Une seule. Une seule et unique larme ose brouiller mon regard et ainsi valser sur le coin de mon œil. Paisiblement, cette parcelle de vulnérabilité inévitable perd l’équilibre, s’effondre sur ma pommette et roule sur le satin de ma chair. D’un geste âpre, je pulvérise ce cristal chatoyant d’un revers de main. Le désarroi m’est une contrée interdite, un émoi blâmable, une déficience condamnable, je me calfeutre dans les méandres insaisissables de ce flegme fugitif qui semble vouloir peu à peu m’abandonner. D’un geste fataliste, résolu, ma main tremblotante, submergée par la moiteur, emboutit prestement le dos d’un homme obturant le chemin que je tente de me frayer parmi la foule. Maladroitement, mon corps pétrifié s’immisce au travers des civils. Engloutie dans la torpeur de cette oppressante réalité, mes prunelles charbonneuses vrillent en plein cœur de la mélasse de gens, telles deux lames translucides et affilées venant lacérer de la chair fraiche et coagulante.

Fuir. Quitter cette ville maudite… quitter cet Enfer, avant que les flammes se déversent sur moi et me réduisent en cendre. Je ne veux pas mourir. Pas comme ça.

La peur au ventre et la rage au cœur, autour de moi, tout devient terne, vide et froid. Je n’entends plus rien et ne vois plus rien. L’angoisse a ficelé sur mes poignets et chevilles ces liens redoutables me rendant pantin de sa malice. Les murs de la réalité explosent et le monde tel que je le connaissais sombre dans le néant sépulcral d’un abysse épouvantant. Je suis aspirée dans une spirale infernale. Je ne peux hurler. Je ne peux crier. Rien… je ne peux rien faire. Tel un vomissement, je sens le vide remonter en moi, me gonfler les poumons et se tailler un chemin mortuaire dans le creux de mon œsophage. Panique. Trouble. Incompréhension. Je me perds. Du coin de l’œil, j’aperçois des massives silhouettes qui se rapprochent lentement.  Les Disciples Des Ténèbres. Des monstres. Je ne veux pas monter sur cette fichue estrade. Je ne veux pas qu’ils me touchent. Fuir… je veux simplement disparaître. De mes frêles épaules agitées, je bouscule tout malheureux entravant l’élancée de ma folle trajectoire. J’essaie d’avancer à contre sens en plein cœur de cette foule momifiée qui se dirige vers le débouché de ce putain de carrefour congestionné. Dans le treillis recourbé de mes côtes, mon cœur s’affole, son tambourinement erratique  me pulvérisant les tempes. Douleur. Peur. Frayeur. Servile victime asservie à ces tourments.    

Rien… je ne peux rien faire…
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 23 Oct - 2:11


NOUS DEUX, SURVIVRE, C'EST C'QU'ON FAIT D'MIEUX.


Et leurs cadavres encore chauds tomberaient dans le sable fin, soulevant la morbide poussière secouée par leurs affronts en volutes claires mais rougeoyantes.

Il s’y voyait déjà. Rien à dire, rien à ajouter. Tous les ans, c’était la même chose. Les gens mourraient. D’autres pleuraient. Un seul s’en sortait. Et, au milieu de toutes ces émotions contradictoires, de ces cris d’effroi et de joie, de ces hurlements de détresse ou d’allégresse, son comportement à lui restait inchangé. Il s’en fichait. Qu’ils rêvent, perdent, gagnent, meurent, désespèrent avant que ce ne soit leur tour ; rien de tout cela ne lui importait. Il regardait leurs misérables vies s’éteindre comme des bougies qu’on aurait soufflées, avec une certaine cruauté. Chaque vie était l’une de ces flammes ; laissée sous une cloche de verre, observée avec curiosité. Chacune de ses flammes consumait tout l’oxygène dont il y avait à s’abreuver, dans l’espace confiné où elle se trouvait. La cire elle-même ne finissait pas de brûler. On n’allait jamais jusqu’au bout des choses ; jusqu’au bout de tout. La vie s’arrêtait toujours avant. La Moisson des Âmes était un moyen d’abréger tout cela. Soulever la cloche de verre, et souffler sur la bougie. L’éteindre, simplement. Et lui, Hades, fonctionnait à l’inverse. Chaque fois que l’oxygène s’était épuisé, que la bougie s’était éteinte, on soulevait la cloche de verre. On rallumait la mèche. Et on remettait une nouvelle cloche, translucide, impeccable, prête à mettre une nouvelle barrière, une nouvelle limite de vie. On voulait consumer la bougie jusqu’au bout ; plus de cire, plus de mèche. Et, pour cette raison, la Moisson ne l’effrayait nullement. Si on avait ôté la cloche de verre pour souffler la flamme, on l’aurait rallumée de la même manière, aussitôt après. On l’aurait rallumée, et on aurait remis une cloche de verre. Plus jolie. Plus propre. Et la consumation aurait repris. Lente. Douloureuse. Une vie qui n’en finit plus.

Lorsque la voix féminine résonne à ses côtés, il est arraché de ses pensées. Lentement, il tourne la tête vers elle. Il lui lâche un sourire fin, cigarette coincée entre les lèvres. Il garde le bâton de tabac là, sort une cigarette d’une main, son briquet de l’autre. Il la lui tend, prépare le briquet pour l’allumer. Galant. « Faut bien mourir de quelque chose. » Que ce soit ça ou la Moisson des Âmes, quelle importance ? Il ne releva pas davantage, remettant le briquet dans le fond de sa poche lorsque la cigarette fut allumée, continuant de fumer la sienne sans trop se soucier de la foule qui les entourait. « C’est l’animation de l’année. » Ironie, bien sûr. Le sourire étirait toujours ses lèvres. Quelques personnes se retournèrent, lui jetèrent un regard assassin. Il n’y prêta pas garde, fixant le fabuleux Gustave qui leur tenait lieu d’hôte depuis des années déjà. Quelques mots à Megara, doucement, alors qu’il pencha sa tête vers elle, murmurant à son oreille. « Si t’es pigée, tu me lègues ta fortune, darling ? » La Megara qui avait disparu était riche. Pour celle qui était revenue, il n’en avait aucune idée. Mais la plaisanterie y était. Il n’y avait de toute manière pas grande chance pour que sa colocataire et sœur de cœur depuis toujours soit tirée au sort, non ?

« Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. »

Son sourire retombe. Ses lèvres s’éloignent de l’oreille de Megara. Son regard noir tombe sur l’estrade, et sur le visage insupportable de cet enfoiré qui vient de l’appeler. Megara. Et un autre nom, qu’il ne connaît que trop bien. Ainsi, elle est toujours en vie, sa chère et tendre. Son ex, chère et tendre. Danae. Il sent son cœur tambouriner au creux de ses côtes. Rythme anarchique, rythme dévasté, et dévastateur. L’envie le prendre de filer entre les badauds, de monter à la place de Megara sur cette estrade. Vieux réflexe, conditionné par les années à apprendre à la protéger. Au lieu de quoi, sa cigarette se casse entre ses doigts. Il la laisse tomber au sol. Il ne regarde pas la jeune femme. Son regard s’est perdu au loin. Il en connaît pas les autres. Il s’en fout. Mais il sait que l’ancienne Megara n’a aucune chance face à Danae. Aucune.

Mais la nouvelle ?
Sa tête se tourne vers elle. Ses yeux d’encre se posent sur son visage identique à celui de l’ancienne Meg’. Il ignore ce qui a réellement changé chez elle. Mais elle n’est plus la même. Elle a cet air impitoyable. Ce comportement intransigeant, sauvage, battant. Elle ne se laissera pas faire. Elle ne se laissera pas tuer. « Pas d’pitié. » J’peux pas sauver ta peau, cette fois. Désolé. Mais est-ce que tu te souviens seulement que je te la sauvais, avant tout ça ? Il attrape son menton du bout des doigts. Un rictus de haine. Haine pour les autres. Colère contre les Originels. Maintenant, bats-toi. « T’es plus la Megara que j’connais. Me fais pas regretter d’avoir perdu l’autre. » Un sourire bref. Il la lâche. Il ne tentera pas de s’interposer quand les loups viendront la chercher. Sauf s’ils la frappent. Sauf s’ils la violentent. Peut-être aurait-il embrassé l’ancienne Megara. De ce lien étrange et parfois incompréhensible qui les unissait. De celle-là, il ne tire rien. C’est pas l’heure de se faire gifler. Elle a autre chose à penser. Il ne bouge plus. A éloigné son visage. Et il lui sourit. Toujours aussi ironique. « J’t’offrirai une autre clope si tu reviens. » Pas d’espoirs inutiles. Rien. Il est réaliste. Elle a peu de chances de revenir.

Il n’est pas vide d’émotions. Il ressent la colère. La rage. L’envie de les étriper, tous, les uns après les autres. Ses parents adoptifs lui avaient appris à se battre pour sauver Megara. Pendant vingt-trois ans, il s’était battu pour ça. Le Phénix lui permettait d’étouffer les réflexes de Sidney. De les contrôler. Mais Sidney, lui, n’était qu’un chien fou. Si un lycanthrope s’avisait seulement de le toucher, si un vampire l’approchait, ou si Megara se faisait malmener en allant sur cette foutue estrade qui la condamnait, alors il ne répondrait probablement plus de rien. Ou il fermerait les yeux, tout simplement. Essayer de ne pas voir. Ne pas voir pour occulter. Occulter la scène, pour ne pas dérailler. Rester le Phénix. Penser que dans une autre vie, c’était pour Danae qu’il aurait voulu tuer. Danae. Megara. Celle qui l’avait tué, et celle pour qui il avait appris à tuer. L’une face à l’autre. Le bourreau et la victime.

Que la vie pouvait être ironique, parfois.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Jeu 23 Oct - 20:12

❝ every soul shall be broken ❞


La Moisson des Ames. Autant dire l’attraction de l’année apparemment, si bien qu’elle en avait entendue parler jusqu’en Louisiane. Il lui semblait que tout New York était là, ou presque. Les autres étaient ceux qui avaient eu l’intelligence de filer avant que ça se gâte. Elle ignorait ce qui arrivait à ceux qui refusaient les règles du jeu. Elle ne le saurait sans doute pas cette année. Pour une fois, elle s’y était pliée, bien que ce soit avant tout par curiosité. Qu’y avait-il de mieux que voir quatre personnes s’entretuer dans une arène ? Elle était peut-être cynique, mais elle aurait été prête à parier que c’était le cas de la plupart des personnes ici. A commencer par son cher faux frère Sidney. Elle n’était pas si surprise à la réflexion qu’il se trouve là. L’espace d’un instant, elle se demanda ce qu’elle éprouverait si jamais son nom à lui était appelé. Elle ne le connaissait pas depuis suffisamment longtemps pour s’y être réellement attaché, mais cela lui ferait sans doute bizarre de ne plus l’avoir dans les parages. Elle commençait à l’apprivoiser et il avait de bons côtés. La preuve, il lui tendit galamment une cigarette, et l’alluma en plus. Elle dégusta la première bouffée. Bon sang, elle n’arrivait même pas à se rappeler pourquoi elle avait arrêté de fumer.

Elle laissa échapper un petit rire à sa remarque. Oui, il fallait bien mourir de quelque chose. Il ne savait pas à quel point il avait raison. Mais elle était déjà morte une fois, ou presque, elle aimait mieux éviter de recommencer. Heureusement qu’Alaric n’était pas présent, elle aurait presque été tentée de le supplier de travailler pour lui, après l’avoir fait mariner depuis un bon moment. « L’animation de l’année ? Et ben, on peut dire qu’on sait s’amuser ici... » rétorqua-t-elle avec une ironie non dissimulée. Elle lui lança un sourire amusé. Elle n’était pas certaine qu’on puisse parler de fortune en ce qui la concernait. Principalement parce qu’elle s’était montrée plutôt dépensière, de même que son hôte avant elle d’ailleurs. Une fuite, il fallait bien la financer. « Rêve pas trop, je suis pas si facile à tuer. » A ce stade, entendre son nom prononcé relevait de quelque chose d’abstrait. Une possibilité intangible, parmi tant d’autres bien plus probables. Jusqu’à ce que...

« Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. »

L’espace d’un instant, elle resta immobile, interdite. Comme si quelque chose s’était totalement éteint dans son esprit. C’était bel et bien son nom qui avait été appelé. Elle avait parfaitement entendu. Et lorsqu’elle ouvrit la bouche, son premier réflexe fut d’exprimer à haute voix le fond de sa pensée. « Et merde... »

On pouvait faire difficilement plus malchanceux. Elle était dedans. Elle allait devoir se battre et tuer trois autres femmes. Ce ne fut que lorsqu’elle releva la tête et rencontra le regard d’Hades qu’elle comprit que tout ceci était bel et bien réel. Trop réel. Elle était vraiment mal barrée. « Ouais, ça va être du gâteau. » Mieux valait s’en convaincre. Comme si elle avait besoin de ça ! On ne pouvait pas la laisser tranquille ? Non, il fallait qu’elle se retrouve impliquée dans quelque chose qu’elle ne voulait pas. Elle aurait mieux fait de rester chez elle. Peut-être aurait-elle pu s’enfuir. Mais ce n’était pas son genre, et déjà deux molosses venaient droit sur elle pour la récupérer. Alors, elle se tourna vers Hades, et, sans prévenir, captura soudainement ses lèvres en un baiser intense avant de se reculer légèrement avec un sourire en coin. « Le baiser du condamné. C’était sympa de te connaître. » Elle le salua d’un geste de la main, avant de se reculer juste au moment où elle était recueillie par les deux sbires des Originaux chargés de l’escorter.

Elle n’avait pas l’intention de mourir. Il ne lui restait plus qu’à gagner ce truc.

Ouais. Facile à dire.

bohemian psychedelic
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Ven 24 Oct - 1:38


VIVRE, C'EST PERDRE.


C’était bien sa chance, tiens. Au bout de deux ans à vivre seul, il avait retrouvé — pour son plus grand malheur — la seule personne capable de lui faire endurer les torts de la colocation. Et, alors qu’il s’habituait à peine à la voir de nouveau lui traîner dans les pattes, voilà qu’elle lui était à nouveau arrachée. Il avait senti, l’espace d’un instant, le moindre de ses poils se hérisser sur sa peau pâle. En voyant les gorilles lupins chargés de l’escorter s’approcher, il avait ressenti la furieuse envie de leur sauter à la gorge et de leur tordre le cou, une bonne fois pour toutes. Mais qu’aurait-il bien pu faire ? Lui, le simple et banal humain ? S’il se prenait une balle en pleine tête, condamné pour résistance face à l’autorité, personne n’en serait mieux loti. Beaucoup s’en ficheraient, selon toute vraisemblance ; mais il n’était pas certain que Ryker apprécie la perspective de se retrouver avec un bébé entre les bras. Pas alors qu’ils commençaient tout juste à apprécier le goût de la fidélité l’un de l’autre. Ce serait glauque, non ?

Mais il avait été dressé pour la protéger. Dressé pour empêcher qu’on ne l’approche avec de mauvaises intentions, comme maintenant. Et même s’il avait été plus ou moins coupé de cette obligation par le retour de ses souvenirs et par la disparition de l’ancienne Megara, il ne pouvait refouler ce qu’on avait ancré au plus profond de son être, dans cette nouvelle vie. La colère remonta brusquement, au moment où il s’attendait le moins. Au moment où il vit les deux types s’approcher d’eux, pour être plus précis. Mais, alors qu’il sentait ses poings se crisper violemment et son corps proche de faire quelque chose qu’il aurait regretté, deux lèvres douces se posèrent brutalement sur les siennes. Il eut un léger sursaut, mais se laissa faire. Pour la simple et bonne raison qu’il y avait pensé. Pour la simple et bonne raison qu’il en fallait plus pour l’offusquer qu’un banal baiser. En toute honnêteté, il se prit même à apprécier. Et à espérer que Ryker soit occupé à autre chose qu’à le regarder, à cet instant précis.

Lorsque les lèvres de Megara se décollèrent des siennes, un sourire se posa sur son visage. Il ricana à sa mention de baiser du condamné. Et songea, amusé, qu’il aurait préféré qu’elle change ainsi bien plus tôt dans leur vie. Il aurait aimé la rencontrer vraiment. Avoir le temps d’apprendre à la connaître. Elle avait l’air fun, après tout. L’air de savoir apprécier les bonnes choses.

Il s’efforça de canaliser ses poussées de sang, alors que les deux molosses étaient sur elle. Il lui fit un léger signe de la main, après avoir récupéré rapidement la cigarette qu’elle avait commencée à fumer, son sourire toujours sur les lèvres. « Tout le plaisir est pour moi. » Ses sourcils se haussent brièvement en une moue amusée. Il la regarde lui tourner le dos, et s’éloigner. Autour d’eux, les gens le regardent d’un air offusqué, pour certains ; attristé, pour d’autre. Il semble reconnaître une dame, là-bas, qui les a connus, autrefois. En tant que le frère et la sœur. Et que, visiblement, la vue de ce baiser avait répugné. « Bah quoi. Tu veux que j’te fasse encadrer ma photo ? » Il glissa la cigarette de la jolie brune entre ses lèvres, parvint à en tirer une taffe suffisante pour la rallumer. Il expira la fumée. Les spectateurs de ce bref show avait détourné leurs pieux regards. Et le jeune homme la regarda à peine monter sur l’estrade, tournant vivement la tête pour chercher des yeux son deuxième intérêt de la soirée. Ryker, où tu te caches ? On peut partir, c’est bon ? J’ai envie d’baiser.

Il est là. Il escorte une jeune femme vers l’estrade, lui aussi. Et merde. Il va être pris pour encore un bout de temps. Résigné, le Phénix tourne les talons. D’un pas lent, il commence à s’éloigner. De toute manière, c’est terminé. Les noms sont tombés, et le quatuor est féminin. À moins qu’un gardien n’ait besoin de lunettes, il pourra sortir sans trop de problèmes de là. Rentrer chez lui. Et attendre que Ryk’ ne se ramène. En espérant qu’il se ramènera.

L’espace de quelques secondes, il se demande si ce baiser était une marque d’adultère. Selon les conventions sociales, sûrement. Mais dans un monde où la déchéance en était à son apogée, un acte aussi prude qu’un baiser pouvait rester sur le fil du rasoir. Ça ne voulait rien dire, après tout. Ce n’était qu’un baiser. Le baiser d’une condamnée.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Sam 25 Oct - 0:00




la moisson des âmes
❝ the surrender to the power ❞

L'image de l'écran s'allume et les hauts parleurs produisent un son agressant. Toute mon attention se porte vers le visage de notre hôte, celui qui doit annoncer les participants à cette nouvelle édition des Jeux. Sa tête m'est familière, on n'oublie jamais celui qui condamne des âmes innocentes année après année, même s'il n'a jamais prononcé mon nom. Une fois seule fois par année j'entends parler de cet homme et pourtant son identité est gravée dans ma mémoire. Je sens mon coeur s'emballer et anticiper les mots qui vont suivre, mon corps se retrouvant tendu par l'impatience. Mes grands yeux pairs ne bronchent jamais, craintive de perdre la moindre information pertinente.

Et la nouvelle fatidique tombe... Quatre noms, quatre femmes, quatre futures victimes. Trois me sont inconnues, tandis qu'une m'interpelle. Mon regard si concentré sur l'écran une seconde plus tôt s'abaisse et se tourne d'instinct vers Megara. Aussitôt, la culpabilité s'installe. N'ai-je pas pensé il y a quelques minutes que si elle était pigée, je ne m'en préoccuperais pas? Ne m'étais-je pas fait la réflexion que son sort m'indifférait? Certes, je ne connais pratiquement rien de cette fille - sauf son petit caractère plutôt désagréable -, mais n'étions-nous pas tous des étrangers? Vais-je m'indifférer de chaque âme qui vit qui n'a pas croisé mon chemin? Bien sûr que non. J'ai parlé à cette femme, j'ai vécu une mésaventure à ses côtés, nous avons, malgré tout, combattu le mal ensemble. Voilà qu'elle se fait prendre dans les filets des Originels. Je me sens coupable de son sort, je me sens triste de sa fatalité. Alors que je l'observe de loin, je remarque la présence d'Hades à ses côtés. Je ne peux faire autrement puisque Megara l'empoigne et l'embrasse à pleine bouche. Être témoin de cette scène me rend soudainement mal à l'aise... J'ignorais qu'ils étaient proches à ce point... J'ignorais même qu'ils se connaissaient. Pourquoi mon coeur se contracte ainsi? Pourquoi suis-je attristée par cette scène digne d'un film dramatique? La foule se met à bouger, à se bousculer, alors que des armoires à glace s'immiscent jusqu'au duo. Je ne parviens pas à regarder la scène une seconde de plus... Je baisse la tête, tourne les talons et tente de m'éloigner de leur emplacement.

Une autre âme qui sera brisée par l'ignominie des Originels. Je sens qu'elle est forte, je sens qu'elle a le potentiel de se battre. Mais comme j'ignore l'identité des trois autres condamnées, une partie de moi doute que la fin ne sera pas des plus heureuses.
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→ citation:
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Dim 26 Oct - 14:34

L'annonce des participants démarra après une introduction que zappa Riley. Il lui fallait savoir si des proches à elle allait devoir lutter pour rester en vie. Cette idée était d'ailleurs étrange, parce que chaque jours, les habitants devaient survivre plus ou moins facilement selon leur condition. C'était un des plus grands dangers. On pouvait ne pas chercher les ennuis, être tiré au sort, se faire tuer bêtement et ç'en était fini de nous. Personne n'était à l'abri.

 Roxane Jones. Megara Hobbs. Danae Varnham. Et Charlize Willems. 

L'annonce des quatre nominés, des quatres malheureuses fut prononcée et lui glaça le sang. Les deux noms du milieu, la jeune femme s'en fichait royalement. Elle ne les connaissait pas. Mais les deux autres...Roxane lui avait sauvé la vie, peu de temps après avoir fui l'usine, quelques années en arrière. Elle lui avait appris à se battre, à se débrouiller en climat hostile. Sans elle, elle n'aurait pas fait long feu après avoir réchappé à ces foutus loups garous...Roxane était en quelque sorte son mentor et la voir à ce moment élue pour la Moisson déplaisait grandement à la demoiselle.
Puis lorsque Riley entendit le nom de Charlize, ce fut un second choc pour elle. Ce qu'elle craignait le plus se déroulait. La mexicaine allait rejoindre l'arène, affronter les autres participants et quelqu'un allait peut être lui retirer la vie. Riley n'était pas prête à cette idée. Et d'ailleurs son amie non plus, puisque en sortant de ses pensées, Charlize ne se trouvait plus à côté d'elle. En regardant autour d'elle, elle aperçut des cheveux bruns partir dans le sens inverse de l'estrade et des Disciples.
Riley partit la rejoindre aussi vite qu'elle le put. D'abord en essayant de ne pas bousculer les autres personnes. Mais craignant de ne pas arriver à temps, elle accéléra l'avancée quitte à en bousculer certains. Elle chercha des yeux où étaient les loups garous qui assuraient la sécurité pour s'assurer qu'ils ne l'avaient pas encore attrapé. Il était facile de comprendre ce que la médecin légiste avait en tête. Elle voulait fuir. Ne pas faire ces Jaux. Ne pas lutter pour sortir vivante de cette Moisson. Sans doute que c'était normal d'agir ainsi, mais c'était la dernière chose à faire.
Riley parvint à revenir à hauteur de la médecin légiste et s'interposa ente son amie et le restant de chemin vers la sortie. De là elle voyait les gardes qui n'étaient pas loin. Elle posa ses deux mains sur les épaules de son interlocutrice pour essayer de la calmer. La pauvre tremblait légèrement et son regard était loin d'être serein.

«Charlize, si tu fais ça, tu signes ton arrêt de mort. Les gardes ne te rateront pas... »

Si ça ne tenait qu'à elle, elle l'aurait aidé pour fuir cette ville de malade. Elles seraient passés de ville en ville, en changeant d'apparence, d'identité, tout ça...Mais à deux contre une horde de créatures, elles ne feraient pas le poids. Sans doute qu'elles ne sortiraient même pas vivantes du secteur. Ça faisait mal au cœur de la combattante, mais l'affrontement de la Moisson était la seule option...
Le temps manquait. Les loups garous approchaient.  Alors, dans un état second, elle s'empara du visage de Charlize et lui planta un baiser sur ses lèvres. D'autres circonstances auraient été meilleures pour un tel geste. Mais entre les occupations de chacune et le fait que Riley se voilait la face à propos de ses sentiments lorsqu'elles se voyaient, les choses n'étaient pas évidentes. Se détachant de sa comparse, la regardant une dernière fois, elle prononça un «  ça va aller... » avant de se tourner vers les chiens-chiens des Originaux arrivés près d'elles. Elle protégea la médecin légiste en faisant rempart et s'adressa aux individus armés.

« Laissez la ! Prenez quelqu'un d'autre ! Je me pré... »

Mais elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un homme allongea son bras vers elle pour chercher à la pousser sur le côté pour qu'il puisse passer. Riley bloqua le bras, soulevait sa jambe droite, remonter son genou et déplier sa jambe afin de frapper l'individu  au niveau de son thorax pour le repousser. Un second Disciple tenta de lui mettre un direct. Elle bloqua le bras pour dans la même lancée, lui donna un coup de coude au visage dans un sens et dans l'autre, avant de donner un coup de pied dans les parties, qui finit le travail. Cependant elle ne vit pas le troisième loup garou qui parvint jusqu'à elle pour lui donner un coup de crosse sur le côté du crâne, qui l'arrêta net. Elle s'effondra par terre, avec une grosse douleur à la tête mais resta consciente et sonnée. Les loups garous étaient libres de récupérer l'humaine et de l'emmener là où les 4 « élus » devaient se rassemblaient. Tentant de rassembler ses idées, l'orpheline lâcha une dernière parole pour la brunette, tout en se tenant la tête à l'endroit où elle a été frappée.

« Je crois en toi Willems...  »


_________________


Hall of fame

And the world's gonna know your name.'Cause you burn with the brightest flame. And the world's gonna know your name. And you'll be on the walls of the hall of fame. You can go the distance. You can run the mile. You can walk straight through hell with a smile.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Mer 5 Nov - 2:39



Mirror, mirror. Who is the happiest?

- These violent delights have violent ends. -


Ils me saccagent. Je fais naufrage. Vers le rivage elle est venue me retrouver. Potence. Violence. Délivrance. Innocence. Mon monde s’écroule et je m’accroche à elle. Mon monde s’écroule et il n’y reste seulement qu’elle. Je suis vestige. Elle est monument. La vie me fauche. Les larmes pourpres encrassant ma chair, à mesure que les blessures se creusent, mais elle n’est pas baume sur mes meurtrissures. Vouloir y croire alors que l’on broie tous du noir. Espoir dérisoire. Espoir illusoire. Caresse qui me fera faire les pires prouesses. Caresse qui m’étreint dans les pires promesses. Ses lèvres, violemment écrasées contre les miennes, qui me donnent et m’arrachent tout à la fois. Se sentir entière et à la fois si incomplète. Se sentir si morte et pourtant si vivante. Se sentir si forte et pourtant si faible. Riley… que Diable fais-tu de moi ?

Langoureux baiser qui m’érafle les nerfs, cisèle mes muscles déjà usés, m’arrachant de l’échine un frisson belliciste alors que mon sang autrefois glacé dans mes veines se dégivre instantanément. Magma rutilant, incandescent, incendiant mes veines, embrasant mon corps et faisant rugir la vie dans le creux de mon cœur qui se gonfle d’espérance. Troublée. Charmée. Séduite. Détruite. Pourquoi maintenant et pas avant ? Pourquoi m’asséner le coup de grâce avant même d’avoir mis les pieds dans cette foutue arène ? Avant ces quelques secondes je n’avais absolument rien à perdre… et maintenant… voilà que l’on me confère une raison de vouloir me battre et m’accrocher. La vie c’est une sale garce !

À la légèreté d’un éphémère, ma main tremblotante vient se poser contre sa nuque, voulant, bien que ce baiser me rende martyre, savourer la douceur de ses lèvres. Le temps s’est arrêté. Le temps s’est dissipé. Accalmie fuyante qui m’échappe déjà. L’agitation environnante brutalisant et s’écrasant de nouveau sur ma frêle carcasse perdue en plein cœur de ce tumulte torrentiel. J’ouvre les yeux. Je vois la fin… la fin de tout. La fin de rien. La fin du monde. Ma fin. Au ralenti, sous mon regard horrifié, je vois Riley se faire brutaliser par les Enfants de la Pleine Lune alors que deux mains puissantes m’agrippent par les épaules et me tirent sans aucun ménagement vers l’arrière. Je comprends très rapidement que j’ai perdu ce combat et je sais pertinemment bien que je perdrai le prochain.  

- Je tâcherai de ne pas te décevoir.

La dignité, ça n’a jamais été mon principal atout, mais pour toi je peux bien faire une exception... t'en vaut la peine !

Vers l’ombre de la Vallée des Morts, ils me dirigent.
Je ferme lentement les yeux. Je contemple la fin… la fin de tout. La fin de rien. La fin du monde. Ma fin.
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MessageSujet: Re: LA MOISSON DES ÂMES ▲ the reaping (libre)   Dim 9 Nov - 4:50


doomed to death & damned in hell




Malgré tous les remous de la foule tourmentée qui s’agite tel un océan se déchaînant dans une tempête meurtrière, guidés par la féroce emprise de deux Disciple Des Ténèbres qui se cramponnent comme des vils serpents à leur bras, les illustres condamnés raflent le niveau de l’estrade. Gravissant la scène, avançant dans les entrailles de ce décor aux augures mauvaises et sinistres, les quatre futurs combattants livrent un ultime regard supplicié vers la foule qui les dévisage avec chagrin, compassion, appréhension, colère et tourment. En arrière plan, par-delà les haut-parleurs qui sont dressés tel des géants à chaque extrémité de l’estrade, la voix allègre et  salvatrice de Gustave Fairley plane sournoisement dans l’atmosphère. Son visage dodu se caricaturant parfaitement trop bien dans le gigantesque écran qui s’élève derrière les âmes brisées qui seront bientôt meurtries par l’ignoble contrecoup d’un hasard cruel…

- Voici donc les visages de nos vaillants guerriers ?! Rire cristallin et beaucoup trop synthétique pour paraître honnête. Gustave Fairley brandissant un poing victorieux vers la caméra, s’exclame : Vous nous avez livré une loterie plutôt poignante et percutante. Vos caractères bien trempés promettent de jolies choses dans l’inauguration des Jeux. Cette passion, conservez-là bien, mes amis ! Second rire cristallin et beaucoup trop synthétique pour paraître honnête. Mesdames et messieurs, cette année, pour hommage à cette vingt-troisième édition de la Moisson Des Âmes, la résistance de nos quatre guerriers s’annonce mémorable et épique ! Soyez à l’affût de ce qui se découlera dans l’immense arène aux allures mythologiques, mon petit doigt me dit que le spectacle sera grandiose ! Cette année, les Jeux promettent d’être spectaculaires ! Je suis impatient de voir ce que ces âmes renferment en plein cœur de leurs méandres ! Troisième rire cristallin et beaucoup trop synthétique pour paraître honnête. Soyez au rendez-vous ! Les billets pour la vingt-troisième édition de la Moisson Des Âmes seront disponibles dès la fin de la cérémonie. Pendant que nos vaillants concurrents seront escortés vers la limousine, n’hésitez surtout pas à vous projeter sur les guichetiers. Quelque chose me dit que les places ne seront pas éternellement vides !

* C’est sur cette note, plutôt aberrante, que la loterie pour la vingt-troisième édition de la Moisson Des Âmes se termine. Comme affirmé, les quatre condamnés sont escortés vers la limousine et hébergés pour un délai de trois jours dans les entrailles florissantes de l’arrondissement de Manhattan. Ragaillardis, revigorés, surtout mentalement préparés, ces quatre petits soldats de plomb seront exposés dans l’arène du Yankee Stadium… là où le commencement de la fin les attend sournoisement. Les jeux de La Moisson Des Âmes seront ainsi donc lancés le mercredi jeudi 13 novembre 2014… d’ici-là, chers spectateurs, pour ceux que cela inspire, vous avez la possibilité d’ouvrir un sujet libre où vous avez l’occasion de faire  vos adieux avec les condamnés. Pour se faire, vous n’avez qu’à vous manifester ici (Il est très important d’inscrire dans les titres de vos sujets que celui-ci est en fait relié avec l’intrigue. C’est pourquoi que l’on vous recommande d’inscrire ceci dans le titre de votre sujet libre :

Code:
votretitre ▲ LA MOISSON DES ÂMES (les adieux)
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