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 Thalorraid ¬ No one's here to sleep

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MessageSujet: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Mer 5 Nov - 12:03


No one’s here to sleep
Thaliana A. Fray & Korra T. Kalgan & Aidrian S. Wellington


La veille, en rentrant du Devil’s Den, Thaliana avait décidé de se lever tôt. Il fallait aller acheter de quoi remplir le frigo et les placards. Quoi de mieux que d’y aller le samedi matin, à l’ouverture, s’était-elle dit avec logique. Il n’y aurait personne, la plupart des gens seraient encore en train de dormir sur leurs deux oreilles. Elle n’aurait pas besoin de faire la queue à la caisse ou de slalomer entre les gens qui pensaient que l’épicerie était le lieu pour faire leur réunion Tupperware. C’était juste un endroit pour acheter de la nourriture et autres. Rien de plus. Sérieusement, il y avait assez de bars, pubs, parcs, restaurants dans cette fichue ville pour se donner rendez-vous ailleurs que dans un supermarché. Mais même l’idée d’aller faire ses courses exaspérait la jeune sorcière en vérité. Cela faisait cinq ans qu’elle en avait perdu l’habitude. Dans le petit village où elle avait vécu avec Meallán, on consommait ce qu’on récoltait, ou on faisait du truc, ni plus ni moins. C’était simple, parfois festif, et l’on connaissait les gens car ils étaient nos voisins. Ce n’était pas le monde impersonnel et chacun pour sa gueule dans lequel elle s’était replongée après avoir quitté le Mexique pour atterrir à New-York. Chaque jour, elle se demandait ce qu’elle faisait là et pourquoi elle avait amené sa fille avec elle. Puis elle se souvenait du sourire taquin de l’homme qui l’aimait alors qu’il avait fini par l’attraper après une partie de chat sous l’orée du bois ou dans une quelconque autre occasion. Elle se souvenait du gazouillement heureux de sa fille alors qu’elle la prenait dans ses bras, alors qu’elle la soulevait en l’air pour faire l’avion ou qu’elle faisait danser des petites silhouettes faites de flammes inoffensives. Elle se souvenait de la peur et de la tristesse que ce petit être ressentait à chaque fois que sa mère partait trop longtemps. Non, elle n’aurait pas pu faire autrement. Et elle avait besoin de retrouver Meallán. Elle n’avait pas le choix.

Comme elle n’eut pas le choix, le matin suivant, de changer ses plans. Car si Thaliana s’était effectivement levée bien tôt après la nuit qu’elle avait passée à travailler, ce n’était pas grâce au réveil qu’elle avait réglé, non. Ilona pleurait. Et la sorcière pouvait sentir la détresse qui avait envahi son petit corps alors qu’elle était si près d’elle. A défaut d’avoir un berceau où l’installer, Thalian avait créé un lit de fortune pour sa fille avec d’épais coussins et des morceaux d’une vieille étagère dont elle ne se servait pas, à même le sol, pour éviter qu’elle ne tombe pendant la nuit ou la journée. Elle aurait préféré dormir avec la petite contre elle, mais elle avait toujours peur qu’elle ne roule hors du lit. Et puis, il était plus facile d’entourer le « lit » avec un sortilège de protection que sa propre couche. Moins de surface. Ça devait être l’un des rares sorts qu’elle connaissait, que sa mère lui avait appris avant de mourir. La protection. Car elles en avaient toujours eu besoin, pour ne pas se faire repérer, pour éviter un drame. Mais le drame était arrivé. Thaliana se mordit la lèvre inférieure et se mit à quatre pattes sur son lit pour en rejoindre le bord, luttant contre les draps qui s’étaient enroulés contre son corps durant son bref sommeil. Elle se pencha par dessus le bord pour observer le bébé qui s’était mis à pleurer. La jeune femme tendit le bras et glissa sa main doucement sur le petit être, invoquant une douce chaleur pour la réconforter. D’habitude, ça suffisait. Mais pas aujourd’hui.

Thaliana finit passer ses longues jambes devant elle et posa ses pieds nus sur le parquet froid. Elle esquissa une grimace. Le propriétaire de l’immeuble n’avait pas encore remis en route le chauffage collectif. La sorcière lâcha une flopée de jurons en grec et se pencha pour attraper Ilona et la caler contre sa poitrine. Elle la berça doucement. Les pleurs avaient cessé mais elle percevait toujours la détresse de l’enfant jusque dans ses entrailles comme si elle était sienne. Oublie ton chagrin, surtout ne crains rien… se mit-elle à chantonner doucement en nahuatl. Ilona aimait cette langue aux voyelles chantantes et aux consonnes chevrotantes. Thaliana se leva et s’approcha de la fenêtre de la chambre. Elle lâcha d’une main sa fille, la calant précautionneusement dans son autre bras, et tendit les doigts vers la vitre. Elle ferma les yeux et fit appel à sa magie, doucement, pour essayer de percevoir quoi que ce soit qui pourrait être une menace. Mais il n’y avait rien d’autre que le froid du dehors qui filtrait à travers le carreau peu épais et les joints mal faits. Elle répéta l’opération tout autour de leur petit appartement avant de retourner dans la chambre. C’était la pièce qui gardait le plus de chaleur étrangement. Elle s’assit en tailleur sur les draps défaits et communiqua encore un peu de chaud à son enfant. Tout va bien, il n’y a rien… Rien d’autre que toi et moi, mon petit soleil. Elle sourit doucement et l’enfant sembla s’apaiser dans ses bras.

Pourtant, Thaliana avait à nouveau fait le tour de l’appartement après avoir emmitouflé la petite dans une couverture bien chaude pour la préserver du froid, pour s’assurer que les quelques sorts qu’elle avait posés ici et là tenaient toujours. Ce n’était peut-être pas bien prudent d’utiliser la magie pour protéger sa demeure, mais elle ne connaissait pas d’autre moyen… et tant qu’aucun sorcier au service des vampires ne passait par là, ça devrait aller. Les sortilèges étaient assez discrets. Elle avait enfilé un bon jean épais, une paire de bottes à talons hauts mais assez larges pour être confortables — bien qu’elle fut tout aussi à l’aise sur des talons aiguilles — une chemise avec un pull et son blouson bien chaud par dessus. Son sac à main sur l’épaule, son sac à courses sur l’autre, elle était prête… mais bien après l’heure qu’elle s’était fixée. La deuxième moitié de la matinée était bien entamée et il y aurait sûrement un monde fou. Ces gens qui allaient faire leurs courses à la dernière minute pour le repas du midi. Thaliana soupira, déposa un baiser sur le front d’Ilona et sortit malgré tout dans l’air froid et humide.

Thaliana avait raison. Il y avait du monde entre les petits commerces. Elle serrait la lanière de son sac entre ses doigts. Ça devait être le bonheur des pickpockets cet endroit à cette heure. Elle poussa un soupir et s’élança dans la masse de gens. Elle atteignit pourtant assez rapidement la petite épicerie dans laquelle elle achetait la plupart des choses dont elle avait besoin. Elle s’engouffra dans la porte comme si c’était une petite victoire et laissa échapper un souffle soulagé en sentant la douce chaleur à l’intérieur. Ou du moins sur le pas de la porte. Elle resta un instant là à la savourer avant de se diriger vers les produits laitiers. Commencer par les choses les plus lourdes pour ne pas écraser les légumes en mettant un pack de lait par dessus. Elle sortit sa petite liste sur un bon vieux bout de papier corné et s’élança entre les gens. Elle arriva au rayon — qui n’en était pas vraiment un — du lait et prit un pack pour le mettre dans son sac de courses. Tout de suite, le poids des bouteilles s’inscrit dans son épaule et lui tira une grimace. Ses muscles étaient peut-être efficaces pour danser et les arts martiaux, mais pas tellement pour soulever des poids, en vérité. Elle se détourna du rayon pour poursuivre ses courses quand elle percuta quelqu’un. C’était une autre jeune femme, les cheveux un peu près aussi courts que les siens mais plus clairs, une dizaine de centimètres plus grande. Oh, je suis désolée, vraiment, je ne vous avais pas vue. Je suis étourdie ce matin. Je n’ai pas beaucoup dormi. Elle replaça une mèche derrière son oreille bien qu’elle n’y resta pas longtemps à cause de sa faible longueur, et détailla rapidement des yeux l’inconnue pour s’assurer qu’elle ne lui avait rien cassé avec son pack de lait de la mort. Un lait qui était tout dédié à Ilona, car elle-même n’en buvait plus depuis longtemps. A dire vrai, le chocolat chaud terriblement amer des mexicains lui manquait.

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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Ven 7 Nov - 13:40


NO ONE’S HERE TO SLEEP- KORRA&THALY&AIDRIAN
« All you got is this moment

Twenty-first century's yesterday

You can care all y-  »

BAM.

Les baies vitrées tapissant le mur illuminent l'espace de la chambre, allant baigner le grand brun d'une lumière chaude. Son poing plaqué contre la radio pliée, tandis qu'un grognement de frustration s'échappe d'entre ses lèvres. Encore une radio bousillée. Une paupière s'ouvre sur une iris myosotis brumeuse, tandis que dans un soupire, le jeune Lycan se retourne, lâchant un nouveau râle face aux éclats solaires filtrant par la baie vitrée. Son corps roule jusqu'à l'extrémité, son corps s'enroulant dans le draps blancs avant de s'écraser lamentablement au sol dans un bruit fracassant.

- Aoooow, Geint le grand brun d'une voix rauque.

L'un des rares avantages de la lycanthropie : Les bleus disparaissent vite. Et des bleus, le boulet sur pattes en à la pelle. Aidrian se relève, cul planté au sol et dos contre le bord du lit. Emmitouflé dans ses draps, les cheveux en bataille et la gueule de travers. Le lupin bat des pieds, tentant de se débarrasser de ses draps en râlant, battant des bras et des jambes pour se libérer de l'emprise du tissu.

Matinée habituelle.
Tout est sous contrôle.


****
 

L'épicerie. L'enfer et la damnation concentrées en un même et unique lieu. Là où les âmes errantes traînent leurs carcasses bien éveillées, ou encore embrumées de sommeil. Ecouteurs sur les oreilles, le brun traînent des pieds, son sweet à capuche rabattue sur sa frimousse encore endormie. Ses lèvres s'agitent en silence, tandis qu'il fredonne l'air de sa chanson. Le chariot devant lui déjà presque plein. Aidrian y entasse tout ce qu'il estime comestible, engouffrant cochonneries sur cochonneries dans la caisse roulante aux barres de ferraille.

- Ca, Ca … Ah tiens, c'pas mal ça. Enumère l'énergumaine, chopant un paquet, le reniflant et haussant les épaules avant de tout jeter dans le chariot. Non sans recevoir un coup d'oeil halluciné d'une vieille grand-mère aux vêtements rapiécés.

Bien-sûr, dans ce monde décharné, plus personne ou presque ne remplit son chariot de nourritures avec autant d’indifférence, et encore moins sans surveiller le prix. L'allure débraillé d'Aidrian ne donne certainement pas l'illusion qu'il est du cercle très fermé des pourris de riches des quartiers encore en bon état. Pour la simple et bonne raison qu'Aidrian déteste faire étalage de son héritage. Pire encore, depuis quelque temps, il sait parfaitement qu'il lui faudra quitter Brooklyn pour éviter de se faire choper par un Originel.

- Quoooii ? Braille Aidrian en fixant la grand-mère, Vous voulez ma photo ?  

Air outré, moue grincheuse et tournage de talons.

Le brun hausse les épaules, retournant à sa tâche en continuant de fredonner. La musique à fond sur ses oreilles ne l'empêche pourtant pas d'entendre à la perfection ce qui se déroule autour de lui, mais lui permet tout de même de faire mine de ne rien percevoir. Ce qui l'arrange plutôt, en particulier lorsqu'une autre Mémé commence à râler sur le prix des produits à côté de lui, tout en lui jetant des regards en biais. De l'autre côté, deux petites brunes se rentrent dedans, sous l’œil indifférent du brun qui continue de déchiffrer l'étiquette d'une brique de lait. Jusqu'à ce qu'un bruit semblable à un coup de feu n'explose, faisant relever la tête du jeune homme et froncer ses sourcils.

- C'quoi ça ? » Questionne le brun pour lui-même en se tournant vers les deux brunes, fronçant les narines en détaillant les deux femmes de haut en bas, avant tourner le menton vers la gauche.

Ca pue le danger à plein nez.
Tout est sous contrôle, hein ?

FICHE PAR SWAN.

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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Dim 9 Nov - 16:31


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Et voilà, à cause du gamin, elle devait refaire ses courses. Korra n'aimait déjà pas ça quand il fallait le faire une fois, mais elle le détestait encore plus quand il fallait recommencer dans un court laps de temps. Elle était sûre qu'il y aurait plein de monde, mais elle n'avait pas le choix. La mutante n'aurait plus le temps les jours suivants, et, elle le savait, si elle repoussait l'échéance, elle n'irait pas et mourrait de faim à plus ou moins court terme. Il fallait donc qu'elle se bouge.
Mais au lieu de ça, Korra regardait le plafond de son appartement miteux du Bronx et restait sous sa couette douillette. Elle ne voulait pas sortir de son lit. Elle ne voulait pas sortir tout court. Elle avait bien chaud et l'endroit était confortable. La mutante avait toujours mal partout. Son corps se souvenait encore douloureusement de la branlée que « Icare » lui avait infligée mais aussi du vélo du jeune coursier qui lui était rentré dedans peu après. Elle grogna rien que d'y penser. Si elle savait qu'elle tenait encore sur ses jambes, elle avait du mal à bouger sans grimacer de douleur. Ce qui l'énervait le plus, c'était d'être réduite à faire des petits combats merdiques en attendant de retrouver sa vitesse et son endurance. Sa résistance aussi. Elle soupira. La lumière qui entrait par la fenêtre soulignait les fissures du plafond et elle était tentée de régler ça... Korra donna une pichenette sur le mur à la tête du lit et attendit de recevoir les vibrations. Il n'y avait encore rien de dangereux dans ces fissures, c'était déjà ça. C'était pratique de percevoir les choses à travers la roche. Ca lui évitait beaucoup d'emmerdes dans la rue, en général, mais il lui arrivait que des crétins en vélo dérogeassent à la règle.
Elle soupira à nouveau. Non elle ne voulait pas se lever. Oui, elle était obligée. Pas vraiment, mais si en fait. Korra savait qu'il ferait froid à l'extérieur de son lit. La mutante tourna la tête et observa les trois cailloux qui reposaient sur sa table de nuit et les fixa un instant de son air blasé avant de les envoyer voleter dans la salle de bain pour mettre en route la douche. L'eau chaude mettait tellement de temps à arriver... Et, si l'eau froide ne la dérangeait pas d'habitude, là, non, elle n'en voulait pas.

Propre et plus ou moins toujours réchauffée, habillée et coiffée, elle glissa les cailloux dans sa poche droite et attrapa son sac de courses. Ca avait un air de déjà-vu beaucoup trop récent pour elle. Et cette fois-ci, elle tenterait de sentir venir les vélos sur son chemin vers l'épicerie. Korra avait décidé de ne pas aller aussi loin que la dernière fois, déjà parce qu'elle n'avait besoin que des choses qui n'avaient pas survécu à son accident cycliste et parce que ça limiterait les risques que ça recommençât.
Voilà, dehors, dans le froid de New-York. Un froid relatif, quand on était habituée aux températures du Canada. Si les autres personnes s'embêtaient de manteaux, elle se contentait de son sweat-shirt. Slalomant entre les dites personnes, elle arriva enfin à l'épicerie la plus proche et descendit un peu la fermeture éclair de son haut. Il faisait plus chaud à l'intérieur. Normal, en fait. Peu importait. Elle n'était pas là pour discuter du chauffage et de la climatisation des petits commerces new-yorkais.

Korra errait sans but précis dans les rayons, essayant de se rappeler ce qui avait été trop malmené lors de sa rencontre avec le jeune homme brun, quand elle se fit percuter. Encore??! pensa-t-elle avec exaspération, tandis qu'elle titubait de quelques pas sur le côté, ses hématomes déjà bien mûrs la faisant encore plus souffrir sous l'amicale aide de ce qui devait sûrement être un pack de lait. « Oh, je suis désolée, vraiment, je ne vous avais pas vue. Je suis étourdie ce matin. Je n’ai pas beaucoup dormi.
J'en ai rien à foutre, faites attention, bon sang ! » Chouette, merci beaucoup Korra de ta compréhension. Non, mais là elle en avait vraiment marre. On lui avait dessiné une cible dans le dos ou quoi ? Elle soupira et se passa une main sur le visage. « Quoooii ? Vous voulez ma photo ?   » qu'un type gueule un peu plus loin.
Mais personne n'a le temps de s'outrer des malpolitesses de la brune et du brun qu'un bruit  résonne dans l'épicerie et fait rentrer la mutante sa tête dans ses épaules. Douleur. Encore. Mouvements et bleus de merde.
« C'quoi ça ? » fit le gars d'un air bête. Il n'avait jamais entendu de fusil ? Korra grimaça, elle n'aimait pas ça. Ses cailloux vinrent se loger dans sa main, tandis qu'elle ressentait les vibrations sonores se propager dans le sol sous ses pieds. Elle rendit son regard au brun qui les détaillait. Non, c'est pas nous. J'ai pas de flingue et je l'aurai pas butée pour ça. Puis elle attrapa une boite de conserve sur le rayon le plus proche et s'avança vers la caisse, lentement, en silence et s'arrêta à la limite de rayonnage pour jeter un coup d'oeil.
Il fallait vraiment que des merdes lui tombassent dessus à chaque fois qu'elle allait faire les courses !

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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Lun 10 Nov - 17:59


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La jeune femme qu’elle avait percutée portait simplement un sweet-shirt. Thaliana se demanda comment elle faisait pour ne pas être frigorifiée… mais en même temps, il fallait bien avouer que la sorcière n’était pas des plus avantagée par la météo trop fraîche de l’automne… et qu’avoir passé cinq ans au Mexique sans jamais craindre le froid n’arrangeait rien. Elle remit une mèche derrière son oreille — qui n’y resta pas — et s’assura d’un regard que la pauvre femme qu’elle avait bousculée n’avait rien de grave. J'en ai rien à foutre, faites attention, bon sang ! La sorcière cligna des yeux en regardant son interlocutrice. Elle mordilla sa lèvre inférieure. Lui avait-elle vraiment fait mal avec son pack de lait ? Elle n’avait pas l’air si fragile, aux premiers abords, bien au contraire. Thaliana leva les mains, fit un pas en arrière, comme pour s’excuser encore. Elle avait oublié à quel point les américains pouvaient être irascibles et mal polis. Sa mère ne l’avait jamais élevée ainsi… En Grèce, rien n’était pareil… Ni en Chine et au Japon. Tout le monde était très respectueux. Et au Mexique… et bien, ils avaient peut-être le sang un peu plus chaud et prenaient peut-être la mouche pour un rien… mais personne n’avait jamais eu ce genre de réaction à son encontre. Elle s’était pris quelques coups, certes, mais parce qu’elle les avait cherchés… et elle les avait pris avec le sourire. Un peu tarée, oui oui, elle savait, pas besoin de lui dire encore. Meallán l’avait bien fait tout seul.

L’inconnue passa la main sur son visage et soupira. Un peu plus loin, une voix masculine s’éleva. Quoooii ? Vous voulez ma photo ? Décidément, elle n’aurait vraiment pas du sortir un samedi en fin de matinée pour remplir ses placards… mais elle n’avait presque plus de lait pour Ilona. Sa fille. Il n’y avait rien d’autre qui comptait au final. Elle s’était peut-être adoucie… mais elle était l’être le plus précieux du monde à ses yeux. Certes, il y a quelques mois, elle ne se serait pas tant offusquée des exclamations des deux autres… mais voilà. Elle inspira profondément et relâcha doucement son souffle. Elle allait s’enfuir dans un autre rayon qu’un claquement brusque résonna dans la petite boutique. Thaliana recula précipitamment contre l’étagère exposant le lait. Son dos heurta le bois branlant qui manqua de finir au sol, si les packs ne maintenaient pas sa structure. C'quoi ça ? La jeune femme haussa un sourcil. Il ne devait pas connaître grand chose du monde, s’il ne parvenait pas à reconnaître ce son caractéristique… à moins qu’il n’ai grandi dans sa petite bulle privée où tout allait bien. Il se tourna vers elles deux, comme s’il pensait qu’elles étaient à l’origine de tout ça. Thaliana fronça les sourcils. Elle remarqua son chariot — où est-ce qu’il avait trouvé un truc pareil, franchement ? les centres commerciaux n’existaient plus depuis longtemps… — plein à craquer de choses en tout genre et dont il n’avait certainement pas besoin. Malgré son apparence débraillée, il devait posséder une belle petite fortune pour se permettre de gaspiller des dollars en choses complètement inutiles.

La brunette pinça des lèvres à cette idée. Si seulement elle avait assez d’argent pour le lancer par les fenêtres, elle aurait pu vivre confortablement, au chaud, sans manquer de nourriture saine pour elle et sa fille… et elle aurait pu embaucher quelqu’un pour retrouver Meallán. Et elle n’aurait pas besoin de vendre son corps à un tas de lourdauds aux hormones affolées et aux désirs pervers. Elle poussa un léger soupir. Les gens s’affolaient autour d’eux. Les mamies gémissaient. Son interlocutrice s’empara d’une boîte de conserve et s’approcha de l’extrémité du rayon pour jeter un coup d’œil vers la sortie et donc vers les caisses. Qu’est-ce qu’elle avait dans la tête, bon sang ? Thaliana restait calme pourtant. L’adrénaline se mettait à courir dans ses veines. Elle pouvait sentir les vagues de peur tout autour d’elle, s’enfonçant dans son corps et dans son esprit, cherchant à la noyer sous la puissance de cette même émotion ressentie par la plupart des clients qui n’avaient rien demandé à personne. Elle garda le dos contre l’étalage de lait et inspira profondément pour dompter la peur qui voulait la submerger. Elle voulait juste… rentrer. Rentrer et s’occuper de sa fille. Lui préparer un bon lait chaud avec des biscuits émiettés dedans… La serrer contre ses bras. Vérifier encore une fois que ses sorts de protection étaient toujours là et tenaient le choc. Ne pas rester là. Ne pas rester là… Ne pas rester là… Trop dangereux. Fuir…

Thaliana ouvrit brusquement les yeux alors qu’elle ne s’était pas rendue compte de les avoir fermés. Non, il ne fallait pas qu’elle se laisse envahir par la terreur des autres gens. Les deux autres à qui elle avait eu à faire n’avaient pas l’air d’avoir peur. OK, un bon point pour eux. Elle ne pouvait pas ressentir d’émotions « positives » comme le calme et la sérénité… mais leur absence de peur ne pouvait que lui être bénéfique. Elle se rapprocha du brun et de la brunette. Une voix braillait des ordres plus loin, hors de leur champ de vision. Tout le monde part terre ! Le premier qui bouge, je lui explose la cervelle ! Peut-être que la femme voyait quelque chose. Mais Thaliana n’avait pas vraiment besoin de savoir ce qu’il se passait de l’autre côté. Des coups de feu, dans une épicerie, ça ne pouvait pas signifier grand chose à part un braquage. A moins que quelqu’un en veuille énormément à une autre personne et décide de le flinguer en pleines courses… mais ça l’étonnerait grandement. Sachant tout cela, Thaliana ne savait toujours pas ce qu’elle pourrait bien faire pour arranger les choses. La voix aboya un nouvel ordre. Toi ! Ouvre la caisse ! Maintenant ! Donne-moi l’argent ! Encore des gémissements, une nouvelle vague de peur qui voulait s’insinuer dans ses veines. La sorcière ferma les paupières et pencha légèrement la tête sur le côté avant de la secouer comme pour se débarrasser d’eau dans les oreilles. Sa mâchoire se crispa et elle rouvrit les yeux. En vérité, elle pourrait peut-être essayer… essayer de percevoir uniquement les émotions de l’homme au pistolet… Il devait forcément ressentir quelque chose de négatif pour braquer une épicerie. Un peu de peur lui-même. De l’envie. Un manque cruel qui le poussait à voler. L’argent. L’argent faisait faire tout un tas de choses. Par cupidité ou pour régler une dette. Peu importait, ça devait forcément réveiller des émotions sombres en lui.

La sorcière s’approcha un peu plus des deux autres. Elle s’arrêta à la hauteur de l’homme au chariot et leva les yeux vers lui. Cet homme a une arme à feu. Après tout, il avait bien demandé ce que c’était que ce bruit… Son cerveau essayait toujours de déterminer comment elle pourrait se servir de son empathie… mais elle ne contrôlait pas ce pouvoir… elle pouvait tout aussi bien se retrouver à trembler comme une feuille une fois devant l’homme… ou se jeter sur lui comme une folle furieuse parce qu’il ressentait potentiellement de la colère. Elle poussa un petit soupir agacé et pinça à nouveau ses lèvres, son regard concentré sur le sol alors qu’elle réfléchissait. Il faut faire quelque chose… reprit-elle, toujours en chuchotant. Elle fit un pas en direction de l’autre brunette. Qu’est-ce que vous voyez… ? Et qu’est-ce que vous allez faire avec cette boite de conserve ? Soudain, elle se rendit compte qu’elle avait toujours son sac contenant le pack de lait sur l’épaule. Les doigts qui tenaient la sangle blanchissaient légèrement alors qu’elle la serrait trop fort. Elle finit par la faire glisser le long de son bras et poser le poids au sol. Elle n’allait pas non plus tenter de lui enfoncer le crâne à coups de pack de lait. Ce serait du gaspillage inutile dans ce monde où les ressources s’épuisaient vite…


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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Dim 16 Nov - 20:20


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Génial. Parfait. Une journée absolument idéale. L'air frais, la foule, les gens aux odeurs hyper douteuses pour ses sens nouvellement hypersensibles, et un braqueur ! Avec un pistolet. Cette chose terrible, qui tire des balles. Comme celle ayant perforée sa chair, faisant de lui ce qu'il est aujourd'hui. Enfin presque.

« - Tout le monde part terre ! Le premier qui bouge, je lui explose la cervelle ! Toi ! Ouvre la caisse ! Maintenant ! Donne-moi l’argent !  Invective le type, et Aidrian ne peut voir ce qui se passe à moins de passer un bout de caboche par le stand miteux.

Franchement, c'était mieux avant.

La plus petite des deux brunes approche d'eux, et le brun lève le menton tout en soupirant. Est-ce lui qui attire la poisse ? Les pires situations semblent comme des grains de sable. Se faufilant partout autour de lui sans qu'il ni puisse rien.

- Cet homme a une arme à feu.

La voix est proche, tirant Aidrian de sa contemplation. Oh, super. Bravo Sherlock. Aidrian fronce les sourcils en baissant les yeux vers le petit bout de femme, avant de comprendre.

- C'était rhétorique.

Et un peu de dénégation, aussi. La phobie des balles porte-t-elle un nom ? Il faudra qu'il étudie ça de plus près. Deux fois seulement en à peine vingt cinq ans, le compte est lourd. Mais la réponse est loin d'être gonflée d'animosité, ou de laisser l'impression qu'il aurait pu mal prendre la réplique de la jeune femme. Qui, d'ailleurs, a une drôle d'odeur. Légèrement piquante … Une sorcière ? La fragrance ressemble à celle de sa sœur, mais Aidrian n'a pas le temps d'y penser. Quant à l'autre fille, c'est différent. Il reconnaît aussi l'odeur, pour l'avoir perçue chez Wolfgang, une cliente qui fait plutôt bien tourner son business en ce moment.

Malgré tout, Aidrian est calme. Parfaitement calme, même. Le grand brun se pince les lèvres, réfléchissant à toute vitesse avant d'aller jeter un autre coup d’œil. Un grand type quelconque à l'apparence lambda braque son arme à feu sur le visage d'une pauvre caissière qui, de son côté, s'affaire à vider les caisses dans un sac en tissu.

- Il faut faire quelque chose… Marmonne la fille, alors qu'Aidrian continue d'observer la scène. Profiter d'être invisible à l'agresseur pour se tirer d'ici est loin d'être une option qui lui convient. Et cette jeune femme semble partager son avis. Qu’est-ce que vous voyez… ? Demande-t-elle à l'autre femme, et Aidrian se retire de sa contemplation pour se tourner vers les deux créatures.

Sa cervelle en ébullition, le lycan renifle sans le moindre effort les effluves de phéromones. La plupart des individus présents meurent de trouille, constamment mis à mal par l’assertion des Originels. Ou de la barbarie de fous comme celui présent non loin de là. La bête gronde, recrachant l'air de ses naseaux avant de passer une main sur sa nuque. Ils n'ont pas tous peur. Les deux femmes à ses côtés sentent l'adrénaline, mais certainement pas la trouille.

- Je suis d'accord, lâche enfin Aidrian dans un souffle. Et vous ? Fait-il ensuite pour la fille.

Jusqu'à remarquer alors l'éclat de ses prunelles de glace. Il n'avait pas pris le temps de l'observer, et il le regrette aussitôt. Sa taille élancée et son corps qu'on devine finement musclé, la couleur de ses cheveux, ou encore sa brutalité verbale récente. D'un point de vue corporel, elle lui ressemble. Si la coupe et le visage n'ont rien à voir, tout le reste de sa silhouette sont idéales pour lui rappeler celle qu'il a perdu. Et un voile éteint aussitôt le regard du Lycan.

Une vision brûlante et insupportable, qui l'arrache à sa contemplation pour se reporter vers le type.

- Mais je doute qu'il soit seul », ajoute aussitôt Aidrian en pinçant les lèvres.

FICHE PAR SWAN.

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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Lun 17 Nov - 15:07


No One's here to sleep
Aidrian S. Wellington & Thaliana A. Fray & Korra T. Kalgan

La fille sembla surprise de la réaction de la mutante. Bref, tant pis. Korra n'allait pas s'en faire pour ça. Elle venait juste récupérer ce dont elle avait besoin et ne tarderait pas. Pire qu'un vampire, elle n'aimait pas sortir le jour. Pire, parce qu'elle, elle avait le choix, et souvent elle ne le faisait pas. Au final, la nuit lui était plus commune ainsi que les réactions des gens, leur manière de se comporter quand le soleil disparaissait.
Un pack de lait dans le dos, après un cycliste et des coups... ça allait bien, merci. L'autre semblait avoir peur et recula d'un pas, les mains levées. Pathétique. Korra leva les yeux au ciel, les gens, en journée, étaient vraiment trop bizarres. Elle secoua la tête, ce n'était pas la peine de trainer avec la miss laitière de toute façon. Et elle n'avait pas à s'excuser de son comportement. Après tout, ce n'était pas elle qui rentrait dans les gens.

La fille manqua de faire tomber l'étagère de lait en se cognant dedans suite au coup de feu. Un vrai danger celle-ci. Il n'y aurait pas eu de meilleur moyen pour se faire repérer par un gars armé qu'en faisant s'effondrer la moitié du magasin. Franchement, c'était possible des gens si maladroits ?
Mais au moins, ça, elle connaissait mieux. La criminalité. Elle ne changeait pas beaucoup qu'elle se déroule en plein jour ou pas. Armée d'une boute de conserve bien lourde dans sa paume, mais aussi des cailloux dans sa poche, elle s'avança pour voir ce qui se passait. Une fois la surprise du bruit qui avait déchiré l'air, elle était plutôt calme.
«  Tout le monde part terre ! Le premier qui bouge, je lui explose la cervelle ! Toi ! Ouvre la caisse ! Maintenant ! Donne-moi l’argent ! » Evidemment, il n'allait pas lui demander un striptease. En même temps, elle a l'air complètement quelconque et un peu flasque sous sa chemise d'uniforme trop grande, observa Korra en jetant un coup d'oeil, ignorant la conversation des deux seules autres personnes qui ne paniquaient pas dans le magasin. Seuls ses cheveux blonds, coupés récemment, apparemment, étaient ce qui pouvait la rendre jolie. La face plate et le regard humide. Bon, il ne fallait tout de même pas la laisser crever. La mutante regarda aussi l'agresseur. Grand type aussi banal que la fille. Une casquette enfoncée sur le crâne. Super le déguisement. La mutante n'était pas sûre qu'il finisse par tuer quelqu'un. Il voulait juste le fric. Et même, si ça se trouve, son flingue était chargé à blanc, juste pour faire du bruit. Du regard, elle chercha une trace d'impact mais dut vite reculer la tête pour éviter de se faire voir. Le gars s'impatientait et observait autour de lui.

« Et vous ? Korra fronca les sourcils et se tourna vers lui.
Quoi moi ? murmura-t-elle avec un empressement gêné. Elle n'avait pas écouté leur conversation. Le gars fit une drôle de tronche. Quoi ? J'ai un truc sur le nez ?  »
Korra se détourna et jeta un nouveau coup d'oeil au type. Il ne pouvait pas voir tout le magasin comme ça, même si c'était une petite supérette. Il devait bluffer pour le coup de tuer tout le monde. Elle fronça les sourcils. La mutante pouvait facilement le dégommer et protéger la caissière pour ensuite payer ses courses et dégager d'ici. En utilisant ses pouvoirs. Mais est-ce qu'elle en avait seulement envie ? Au contraire des sorciers, elle ne craignait pas d'être utilisée contre son gré, elle n'avait pas un pouvoir intéressant pour les Originels, mais ce n'était une raison. Pour certaines arènes, elle devait garder son pouvoir secret. Et en plus, elle ne voulait pas qu'on lui demande de jouer les héros ou de réparer des murs fissurés. Elle n'était pas une aide ménagère, ni un flic, ni un gars du BTP. « Mais je doute qu'il soit seul sortit le type dans son dos.
Comment tu peux savoir ça ? Korra se tourna à nouveau vers lui en fronçant les sourcils, puis reprit ses murmures. De toute façon, vous avez pas le choix les super-héros, si vous voulez intervenir, faut gérer avec le gars dont vous connaissez l'existence. À moins que l'un de vous ai un détecteur à salopard armé, vous n'avez pas trop de possibilités. » Evidemment, elle ne s'incluait pas dans leur petite bande. Elle n'était même pas sûre de vouloir intervenir. Tant qu'elle pouvait finir ses courses tranquille une fois tout cela fini...

« Mon collègue va passer dans les rayons et vous lui donnerez gentiment votre pognon. Sinon il vous électrifie la gueule, c'est bien compris ? »
Bon, changement de plan. Le gars avait bien un complice. Et en plus il voulait aussi leur fric. Non, finalement Korra n'allait pas laisser faire ça. Quand à l'électricité... elle avait le pressentiment qu'il devait s'agir d'un sorcier ou d'un mutant, et pas d'un taser... La brunette jeta un coup d'oeil aux deux autres. « J'espère que vous avez de quoi vous protéger contre les coups de jus. » Elle, elle ne se faisait pas de soucis sur le sujet, elle pouvait se protéger avec son pouvoir.

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MessageSujet: Re: Thalorraid ¬ No one's here to sleep    Lun 24 Nov - 16:12


No one’s here to sleep
Thaliana A. Fray & Korra T. Kalgan & Aidrian S. Wellington


C'était rhétorique. Ah, et comment elle était sensée le savoir, hein, Sherlock ? Elle était peut-être sorcière, mais aux dernières nouvelles, elle n’était pas plus télépathe que lui. Elle se contenta alors d’un simple soupir à peine audible. Vivre au Mexique l’avait vraiment adoucie. Si elle était restée à Shreveport, assurément qu’elle aurait flambé ce mec juste pour ça. Mais si elle était restée à Shreveport, elle ne l’aurait pas rencontré. Problème réglé. Si elle était restée au Mexique non plus. Elle passa une main dans ses cheveux mi-longs en se demandant une fois de plus ce qu’elle pouvait bien faire dans ce nid à vampires. Retrouver Meallán. Oui, le retrouver. Mais en attendant, elle menaçait de retomber dans ce qu’elle avait cherché à fuir quand elle l’avait rencontré. Ce qu’elle avait réussi à apaiser dans son corps et son âme, qui menaçait de la dévorer à nouveau, de la consumer. Non. Non. Hors de question. Il fallait qu’elle retrouve Meallán, prenne sa fille, et qu’ils repartent tous les trois vivre au Mexique. Là, où ils étaient tranquille. Là où elle n’avait pas besoin de poser ses sortilèges scabreux le long des fenêtres et des murs pour pouvoir aller simplement faire les courses ou travailler pour pouvoir aller acheter de la nourriture.

L’autre regarde la scène aussi, caché par le coin de l’étagère branlante. Thaliana pinça les lèvres, arrachant un petit morceau de peau desséché. Elle peut sentir la peur de tous les autres qui se pressait contre son corps, le moindre de ses pores. Elle voulait entrer, s’insinuer dans ses veines et la faire paniquer. Rendre son souffle court, le bloquer dans sa gorge, la faire gémir et pleurnicher comme tous les autres, de l’autre côté du rayon. Mais la brunette ne pouvait pas se laisser submerger. La luxure, la perversion, l’envie, c’était une chose… la peur, cette terreur de voir son dernier jour arriver… non. Non, elle ne pouvait pas. Un hoquet s’échappa d’entre ses lèvres pincées, comme si elle suffoquait face à l’attaque de toute cette peur, cette même peur identique pour tous les otages de la superette. Elle prit une inspiration tremblante alors que l’autre se tournait vers elle et l’autre femme. Ce n’était pas de la peur. C’était un combat pour conserver le contrôle de ses pensées, de ses émotions. Car si elle n’était pas télépathe, les sentiments pouvaient s’insinuer tout aussi bien sous son crâne que des réflexions qui se voulaient secrètes, au chaud dans la tête d’un autre. Je suis d'accord Thaliana se contenta d’un hochement de tête un peu sec, ne faisant pas confiance à sa voix. Comme si la peur pouvait entrer par sa bouche si elle l’ouvrait pour parler. Et vous ? Elle se tourna vers l’autre femme, plus parce que c’était la chose à faire à cet instant que parce qu’elle le souhaitait réellement. Quoi moi ? Sa voix s’éleva dans un murmure, sûrement pour ne pas attirer l’attention du type au pistolet. Quoi ? J'ai un truc sur le nez ? Thaliana se retint de lever les yeux vers le plafond délabré.

Elle se détourna, fit un pas pour s’éloigner, joignant ses mains l’une contre l’autre, comme si elle avait froid. Elle avait froid, en vérité. Parce que repousser la peur qui voulait s’engouffrer en elle plutôt que de la laisser entrer bouffait sur ses batteries. Parce qu’elle pouvait sentir la fraicheur de l’automne au delà de la porte et des petites fenêtres. Mais je doute qu'il soit seul Thaliana reporta son attention sur ses compagnons d’infortune. Pas seul ? Comment ça ? Il n’y avait pourtant qu’une voix qui s’était élevée. Comment tu peux savoir ça ? De toute façon, vous avez pas le choix les super-héros, si vous voulez intervenir, faut gérer avec le gars dont vous connaissez l'existence. À moins que l'un de vous ai un détecteur à salopard armé, vous n'avez pas trop de possibilités. Super-héros ? Thaliana croisa les bras sous sa poitrine et ne se gêna pas pour lever les yeux au plafond cette fois. Elle ne voulait pas jouer les héroïnes… Seulement, comme l’autre n’avait apparemment pas encore connaissance de leur présence, ils pouvaient peut-être jouer sur l’effet de surprise. Même sans utiliser ses pouvoirs, la sorcière avait une sacrée expérience en arts martiaux… pas assez pour affronter la balle d’un revolver cependant. Mon collègue va passer dans les rayons et vous lui donnerez gentiment votre pognon. Sinon il vous électrifie la gueule, c'est bien compris ?

Thaliana tressaillit à la voix aboyant encore ses ordres. Pas parce qu’elle avait peur de ce que l’autre pouvait bien faire avec son électricité. J'espère que vous avez de quoi vous protéger contre les coups de jus. Elle entendit à peine l’autre femme. Elle recula d’un pas et s’appuya contre une étagère pour ne pas s’effondrer par terre. L’électricité. Tout comme la mutante, elle se doutait que l’autre ne devait pas se balader avec un taser… Se pouvait-il… se pouvait-il seulement que ce soit Meallán ? Combien y avait-il de gens dans cette ville avec le don de contrôler l’électricité ? Celui de Meallán était un peu différent, comme il pouvait appeler à la foudre et au tonnerre mais… Elle sentait encore la peur se presser contre la barrière de son corps, la barrière de son esprit, qui commençait à vaciller sévèrement alors que les interrogations tourmentaient sa cervelle. Les gens avaient peur. Peur de mourir grillés par cet autre homme maintenant. Cette peur bien nette et dessinée. Ce n’était plus une simple balle dans la tête. Non, mourir carbonisé devait être bien plus douloureux qu’une simple balle dans la tête, non ? Thaliana déglutit péniblement. Elle pouvait entendre l’autre déambuler entre les gens. Leur donner quelques petits coups pour les faire se presser. Il n’avait pas toute la journée. Elle essaya d’imaginer Meallán en train de faire cela. Menacer les gens avec son pouvoir pour obtenir un peu d’argent… Non, ça ne ressemblait pas du tout au garçon qu’elle connaissait… et si c’était ça le problème qu’il avait ? Là où son grand cœur l’avait perdu ? Ce serait certainement plus facile de le dépêtrer de cette situation plutôt que d’une avec les Originels. Mais rien n’était jamais facile.

Les bruits de pas se rapprochèrent. Sans qu’elle ne s’en rende compte, le complice était arrivé jusqu’à leur refuge de fortune. Il passa le recoin de l’étagère, comme pour vérifier qu’il n’y avait personne d’autre dans la superette. Il ouvrit grand les yeux quand il remarqua les trois personnes qui avaient échappé à la vigilance de son collègue et de la sienne. Pourtant, il ne souligna pas leur présence. Thaliana darda ses prunelles noisette sur lui. Un soupir de soulagement s’empara d’elle et elle se décolla de l’étagère pour marcher vers lui. Une toute autre émotion repoussait la peur qui se pressait contre elle. Un pas de plus et elle fut assez proche pour tendre la main, enrouler ses doigts autour de l’avant-bras de l’inconnu. Il avait voulu reculer, craignant cette femme qui s’avançait vers lui alors que les autres le fuyaient. Elle perçut de la peur dans ses yeux, la peur de la blesser alors que ce n’était pas son intention. A peine refermait-elle ses doigts autour de sa chair que la décharge passa dans son corps, l’électrisant jusqu’aux orteils. Mais elle avait vécu cinq ans avec un homme qui invoquait des éclairs, souvent pendant qu’ils faisaient l’amour. Thaliana absorbait toute chaleur qui lui était offerte. Même celle terriblement ardente de la foudre, de l’électricité. L’onde électrique qui la traversa rechargea ses batteries bien plus efficacement que n’importe quoi d’autre et un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres. L’autre essayait de récupérer son bras, mais elle le retint. Elle voulait qu’il épuise son pouvoir sur elle. Lâche-moi, espèce de monstre ! cria-t-il soudain, rompant cette bulle dans laquelle Thaliana semblait se trouver. Ses doigts se détachèrent de sa peau. Ses ongles y avaient laissé de marques en forme de demi-lune, rougies à la fois par le sang et par la chaleur ardente qui était passé de son corps au sien. Il semblait bien épuisé. Pas assez pourtant.

Qu’est-ce qu’il se passe, Val ? Qu’est-ce que t’as trouvé, là, derrière ? Thaliana serra les mâchoires et poussa un soupir contrit. Autant pour la discrétion et l’élément de surprise. Au moins, il ne pourrait guère pour faire de mal à quiconque avec ce qui lui restait d’électricité dans les veines… Jusqu’à ce qu’il prenne le temps de se recharger. Monstre ?! Et toi alors ?! Tu électrocutes les gens pour leur piquer leur pognon ! Sur ces mots très poétiques, la jeune sorcière lui décocha une claque magistrale qui laissa une trace un peu brûlée sur sa joue. Oups.


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