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 Don't fall in the basin | Thaliam

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MessageSujet: Don't fall in the basin | Thaliam    Mer 5 Nov - 23:33

         
D O N T ' T  F A L L   I N  T H E  B A S I N !
T h a l i a n a   &   L i a m
– a t   t h e   d e v i l ' s   d e n

« La charité, mon ami... » - « Vas te faire, j'ai rien à donner ! » - « Pour un pauvre vieillard sans le sou... » Liam se retourna, exaspéré. Il leva les yeux aux ciel et s'approcha du vieille d'homme avant de le saisir vivement par le col de sa redingote bouffée par les mites et le temps. « Écoute papi, je veux bien t'aider, mais c'est donnant-donnant. » - « Que voulez-vous ? » Le mutant eut un petit sourire satisfait. « Des informations. » Il se pencha pour venir murmurer à l'oreille du clochard. Le visage de ce dernier s'illumina et il s'empressa d'indiquer à Liam ce qu'il désirait. Pour le remercier, ce dernier lui glisser une pièce dans la main. Le vieux offrit à la nuit un sourire édenté avant de s'éloigner de cet homme qui sentait la mort, mais qui venait probablement de lui sauver la vie.

Les infos du vieillards n'étaient pas très précises, mais suffisamment pour que Liam le récompense de son aide. Il n'était pas rare qu'il se serve des autres pendant ses chasses. Certains traqueurs se vantaient de n'avoir besoin de personne, de ne SURTOUT PAS demander de coups de mains, même pour les choses les plus ingrates et dégradantes, ou les plus chiantes. Liam lui n'avait aucun scrupules, aucune honte à se faire soutenir par quelques âmes, qui de toute façon restaient toujours en dehors du gros de l'action. Il n'autorisait personne dans son périmètre de chasse lorsqu'il pensait tenir sa proie à coup sûr. Cependant, pour une fois, il allait devoir faire avec, même si ce n'était pas pour l'enchanter...

Le mutant passa la porte du Devil's Den d'un pas trainant, méfiant. Il était constamment sur ses gardes, surtout dans ce genre d'endroit, où on a vite fait de perdre la tête sans même s'en apercevoir, et se faire ensuite déplumer comme une pintade. Liam surveillait ses arrières tout en tentant de repérer sa cible. Une fois totalement à l'intérieur du bar, une odeur de transpiration mêlée d'alcool et de chloroforme lui prit le nez et il grimaça, dégoûté. Au fond, il aurait dû se douter que sa folle de mutante était une adepte de ces lieux de débauche, que lui avait en horreur. Trop de monde. Trop de bruit. Trop d'odeurs. Trop de tout. Il avait l'impression de se perdre, et un malaise quasi inévitable le prenait l'envahissait. C'est pourquoi il faisait tout pour passer le moins de temps possible dans la foule enivrée.

S'imprégnant malgré lui de l'endroit, Liam parvint à repérer sa demoiselle au bout d'un petit quart d'heure. Elle dansait sur la piste avec passion et oubli, à des milles de savoir qu'un fou l'observait dans l'ombre, près à bondir pour lui arracher le coeur. Cependant, à bien y regarder, ce n'était sans doute pas lui le pire dans l'histoire... et Lima ne put s'empêcher de ressentir de la haine à l'égard des types qui fixaient sa proie avec gourmandise, la reluquant de manière si peu subtile qu'il n'y avait aucun doute sur la malveillance de leurs intentions. « Elle est a moi, pauvres connards. »

Le temps n'était pas à la bagarre, et la petite maligne sembla s'apercevoir qu'elle était en danger car d'un coup, elle disparu. Paniqué de l'avoir perdue si vite, Liam jura contre les pervers qui avaient attiré son attention, jurant de se venger. Plus tard. Il devait retrouver la fille pour le moment. Par chance, la couleur peu conventionnelle des cheveux de la jeune femme – violets électrique – aida le mutant à la retrouver. Il se fraya un passage dans foule dense et la suivit tant bien que mal. Il s'arrêta devant la porte des toilettes des femmes. Charmant. Intelligent. Mais pas assez...

Il fallait plus que cela à Liam – à aux autres types – pour le faire reculer. Vérifiant l'absence de témoins, le jeune homme poussa le battant et pénétra dans les sanitaires, sans aucune gène. A sa grande surprise, ces derniers étaient vides... Il vérifia chaque porte, les ouvrant une par une. Rien. La jeune femme s'était volatilisée. Envolée. « La garce. »

Epuisé, il s'octroya un moment de répit. Passer sa tête sous l'eau glacée l'aiderait à y voir plus clair... Il s'aspergea le visage sans ménagement et et fixa son reflet morbide dans le miroir, jurant contre son incompétence et éprouvant sa fatigue extrême. Cette chasse était une des pire depuis plusieurs mois et la donzelle lui donnait du fil à retordre !

Le mutant fut tiré de ses pensées par un bruit sourd dans son dos. Sans se retourner, il observa dans la glace la personne qui venait d'entrer. « Et merde. » Ce n'était pas sa proie. Dommage... La fille qui se trouvait là lui disait bien quelque chose, mais sa plus. Il l'ignora jusqu'au moment où un déclic résonna dans la porte. Cette fois, Liam se retourna, paniqué. Il n'avait même pas besoin de vérifier – mais il le fit tout de même – pour savoir ce qu'il savait déjà. « Putain. On est enfermés ! » Accroché à la porte, il tira violemment sur la clanche plusieurs fois, jusqu'à faire sauter celle-ci, détruisant ainsi son dernier espoir de sortir d'ici. Enfin... leur dernier espoir de sortir. Un regard à sa compagne donna le ton de ce qui suivrait. « La salope. »
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MessageSujet: Re: Don't fall in the basin | Thaliam    Ven 7 Nov - 21:57


Don’t fall in the basin !
Thaliana A. Fray & Liam E. Lord


Autrefois Thaliana avait aimé ce métier. Elle l’avait adoré. Elle avait l’impression de régner sur les Enfers à chaque fois qu’elle montait sur sa scène surélevée pour enrouler son corps autour d’une barre de métal. Elle avait savouré sur sa langue les émotions de ces hommes pervertis par la luxure, la jalousie, l’envie, la gourmandise. La culpabilité aussi. L’envie de se venger, la colère. La dépression. Aucun des hommes qui finissaient dans ce genre d’établissement ne conservaient longtemps ses sentiments heureux. Et la jeune sorcière avait aimé danser dessus comme au son de la plus langoureuse des musiques. Elle avait goûté à leurs sentiments perfides comme à la plus douce des liqueurs alors qu’elle suscitait chez l’un le désir pervers de la toucher et de la posséder, chez son voisin la jalousie et l’envie d’être à la place de celui sur qui elle avait porté son attention. Thaliana avait joué avec ces hommes. Elle avait dansé sur leur âme sombre mise à nuit par un pouvoir qu’elle ne contrôlait pas le moins du monde. Ce tourbillon de dépravation avait été sa drogue, son oubli bien heureux. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Aujourd’hui, elle allait travailler à reculons, avec la peur au ventre qu’il arrive quoi que ce soit à sa fille pendant qu’elle était partie. Qu’il lui arrive quelque chose à elle et qu’elle ne revoit jamais son enfant. Une autre orpheline dans ce monde cruel. Elle détestait ces regards saturés de sexe et de désir de ces hommes qui semblaient baver directement sur sa peau pour la rendre gluante d’immondes pensées. Ou du moins, c’était en partie vrai. C’était pour ça que Meallán était parti. Parce que malgré la vie tranquille qui s’offrait à elle, elle cherchait encore l’adrénaline. Elle cherchait encore les ennuis. Comme si elle avait besoin de jouer avec le feu — métaphoriquement parlant — pour se sentir vivante.

Sa main s’enroula lentement autour de la barre de métal. Elle était encore légèrement froide. Sa peau ne l’avait pas réchauffée. Elle venait de commencer. Elle pouvait sentir les yeux assombris des mâles sur ses doigts se recourbant un à un autour de la surface cylindrique et allongée, tomber paresseusement sur sa chute de reins offerte par la tenue qu’elle portait. Une robe faite de voiles, presque comme une toge à multiples morceaux se superposant… mais tellement translucides qu’ils ne dissimulaient pas grand chose. Dans les baffles, la voix langoureuse d’une femme chantait Everybody wants to touch me… They all love my skin… They all want to take me home… They don’t even care where I’ve been…. Ça ne pouvait pas être mieux choisi. La jeune femme tourna la tête, envoyant ses mèches — ou plutôt ses rajouts, puisqu’elle s’était coupé les cheveux à hauteur de la mâchoire depuis un certain temps maintenant — par dessus son épaule. Elle savoura leur caresse dans le creux entre ses omoplates alors qu’elle se laissait glisser le long de la barre en fer, une jambe se repliant autour. Elle reversa le crâne un arrière et posa ses yeux sombres sur l’homme en face d’elle. Une vague de luxure et de désir presque pornographique la frappa. Elle entrouvrit les lèvres, poussa un petit soupir et mordilla la lèvre inférieure. Elle pouvait presque goûter la convoitise, le besoin, de l’homme sur sa langue, le long de sa gorge. Elle ferma les yeux et se laissa partir en arrière. Ses jambes remontèrent le long de la barre, offrant une vue délicieuse à celui qui serait placé de l’autre côté alors que l’autre se pencha en avant comme pour attraper les cheveux de la brunette. Mais d’un mouvement leste, elle se redressa, une jambe de chaque côté de la barre, et se remit debout pour onduler autour de son accessoire de scène. Elle adressa un sourire séducteur à celui qui avait espéré la toucher et émit un petit claquement de langue pour lui signifier qu’il n’avait pas le droit. Et il fit glisser un énorme billet vert sur le bois qui recouvrait son estrade minuscule.

Thaliana posa son regard un instant sur l’argent. Il n’y avait pas besoin de traduction pour savoir ce que ça voulait dire. Pour savoir quelle était la demande de l’homme. Elle continua pourtant de danser. Son numéro n’était pas fini. Même s’il offrait gros, elle ne pouvait tout simplement pas descendre de sa scène pour venir s’asseoir sur ses genoux et déboutonner son pantalon. Ou l’emmener autre part s’il était du genre pudique. Ou non partageur. Il y aurait un peu plus de cinq ans, ça ne lui aurait rien fait. Ici, ailleurs, peu importait. Un inconnu parmi les autres. Elle pouvait sentir, en plus du désir gonflant ses veines vers un endroit particulier, la chaleur étouffante qu’il dégageait, amplifiée par ce sentiment luxueux. La sorcière se lécha les lèvres et laissa échapper un soupir. L’homme se pencha un peu plus en avant, poussant le billet vers ses escarpins. Elle glissa ses mains sur ses propres épaules qui semblaient délicates et prit doucement le tissu qui couvrait sa peau pour le tirer et le faire tomber le long de son corps. En dessous, elle portait des sous-vêtements qui avaient du coûter un prix exorbitant. Heureusement pour elle, ce n’était pas elle qui payaient pour ses vêtements de scène. L’homme au billet retint son souffle alors qu’il détaillait son corps presque nu avec un besoin non dissimulé. Thaliana posa le bout de son pied sur le billet et le repoussa jusqu’au bord de la scène avant de se laisser tomber à genou. Elle tendit le bras, fit glisser ses doigts le long de la mâchoire râpeuse de l’homme et son souffle se porta à son oreille. Pas ce soir… Puis elle roula lentement sur la scène… et la quitta au moment où la musique cessait.

Quelqu’un lui tendit un peignoir délicat et elle l’enfila avec un remerciement à peine audible. Ses talons claquaient sur le sol. Contrairement à d’habitude, elle n’alla pas chercher un gin au comptoir mais s’enfuyait aux toilettes. Elle avait besoin de se rafraichir. Elle avait envisagé d’accepter le billet et ce qu’il impliquait. Non. Non. Elle avait arrêté tout ça. Si elle devait arrondir sa fin de mois, elle irait combattre dans les combats illégaux qu’il y avait un peu partout en ville. Elle n’irait pas se perdre sous les draps poisseux d’un homme en manque. Elle poussa la porte des toilettes des femmes et surprit le regard d’un homme au visage et cheveux trempés dans le miroir qui couvrait le mur. Elle se figea la main encore sur la poignée. Et merde. Elle cligna des yeux, pinça ses lèvres, fit un pas en avant et laissa la porte se refermer derrière elle. La sorcière croisa les bras sous sa poitrine. Ce n’est plus suffisant que vous nous lorgniez sur scène, il faut aussi que vous veniez nous espionner en train de pisser ? Son ton était acide. L’autre ne fit pourtant pas plus attention à elle. Jusqu’à ce qu’un déclic dans son dos ne se fasse entendre. La porte venait d’être verrouillée. Putain. On est enfermés ! fit l’homme après avoir vérifié que la porte ne s’ouvrait pas. Stating the obvious, Captain. lâcha-t-elle, sarcastique. Il s’acharna tant et si bien que la poignée lui resta dans la main. Thaliana leva les yeux au plafond. Bien joué. grinça-t-elle. Oh évidemment, ça serait simple pour elle de faire sauter la porte d’un coup de pied bien placé au niveau de la serrure. Ça ne serait pas la première fois. Sans même parler d’une force supérieure à la moyenne — qu’elle n’avait pas —, Thaliana avait déjà eu l’occasion de briser ce genre de porte bon marché… sinon, elle aurait pu simplement faire fondre le verrou… ou brûler la porte, mais ça aurait été sacrément moins discret.

La salope.Sachant que la plupart des femmes travaillant ici vend son corps pour avoir un peu d’argent, ce serait mieux si vous étiez un peu plus précis dans le choix de vos mots. Un sourire sardonique flotta un bref instant sur ses lèvres avant qu’elle ne décroise les bras et s’approche des lavabos pour passer un peu d’eau fraîche sur son visage et sa nuque. Personnellement, ça ne l’ennuyait pas d’être enfermée. Du moment que ça ne la mettait pas en retard pour son second numéro… Quoique, ça pourrait être une bonne excuse. Mais le patron serait encore capable de l’accuser d’avoir fait exprès de s’enfermer dans les toilettes avec un client pour prendre un peu de bon temps sans rapporter le moindre sou dans la caisse. Les mains posées de chaque côté du lavabo, Thaliana ferma les yeux et laissa sa tête basculer en avant, dissimulant son visage avec ses longues — et fausses — mèches sombres. Qui est-ce que vous avez énervé à ce point pour finir enfermé dans les toilettes d’un club de striptease ? demanda-t-elle finalement avec un soupir las.



HJ : Je me suis un peu laissée aller sur la longueur, navrée xD

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MessageSujet: Re: Don't fall in the basin | Thaliam    Lun 10 Nov - 21:56

         

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A entendre le ton acerbe de la jeune femme, Liam n'était pas le seul énervé dans les environs. En un sens, c'était plutôt une bonne nouvelle. Sauf lorsqu'il était évident que la colère de la demoiselle lui était directement adressée. Ses allusions désobligeantes tapaient sur les nerfs du mutant, déjà rageur d'avoir laissé sa proie lui glisser entre les doigts en le laissant dans une belle merde, histoire de bien enfoncer le clou. La simple pensée de s'être fait avoir par cette garce le rendait fou de rage, et il n'avait pour habitude de se calmer pour paraître gentleman aux yeux d'une dame. Surtout pas une qui se fichait de lui et le prenait pour un abruti fini vulgaire, voyeur, pervers et irrespectueux.

« Eh ! Tu peux pisser dans le lavabo si ça te chante, je m'en tamponne. Mais si ça gène Sa Majesté je peux toujours me retourner ! J'aurais bien proposé de sortir et te laisser pisser – ou chier – en paix mais comme tu peux le voir, une 'salope' de mutante nous a enfermés. Je voulais la buter. Elle a pas apprécié visiblement... Ça arrive qu'elles soient malines parfois. », cracha t-il d'un ton dur, sans retenue. Conscient de son acidité, il ne fit cependant aucun effort pour paraître présentable. Être enfermé lui donnait l'impression – et ce n'en était pas une – d'avoir été piégé, et cela avait le don de le rendre exécrable. Surtout ce soir. Surtout après ces derniers jours, qui n'avaient pas été sans peine. « J'y peux rien si vous vous sentez DIRECTEMENT visés... C'est pas moi qui bouge mon cul autour d'un lampadaire pour gagner ma vie. Et je déteste regarder ce genre de trucs. Excuse -moi de ne pas être un pervers ! » Il avait lâchés ces mots sans craindre une seconde qu'ils pourraient blesser, ou énerver plus encore sa compagne d'infortune. Perdu dans sa colère, il cherchait toujours un moyen de sortir, regardant par la serrure, tentant vainement de refixer la poignée. Ses tentatives se terminèrent dans la violence. La poignée vola dans la pièce et brisa le silence d'un bruit sourd, tandis que le jeune homme commençait à s'acharner sur la porte à coups de pieds.

« Bordel ! Les gens sont tous sourds et défoncés dans ce trou ?! », hurla t-il après une énième tentative vaine. Quelques minutes plus tard, il se faisait la réflexion intelligente que la musique devant sans doute avaler tous les autres sons alentours. En plus de l'alcool. Et des danseuses. En parlant de danseuses... « Hé ! Tu bosses ici, non ? » Il n'attendit pas la réponse de la jeune femme. « Tu peux pas appeler quelqu'un, qu'on vienne nous ouvrir ? » Liam se rendait bien compte que sa politesse inexistante allait sans doute rendre sa requête nulle. Mais il n'était pas capable de se calmer dans l'immédiat. Le choc était encore trop récent, et si se défouler contre la porte avait un peu atténué sa colère, cela ne l'avait pas fait disparaître pour autant.

Même si la patience était une caractéristique assez prononcée chez le mutant, dans l'immédiat il commençait à cruellement en manquer. Lasse de penser à sa stupidité, il se laissa glisser au sol et cacha son visage sous ses mains. La fraîcheur du carrelage lui fit du bien, et il ne fit pas attention à la propreté des lieux, qui laissait fortement à désirer. Dans sa ligne de mire, les jambes de la petite brune appelait au plaisir immédiat. Il jura intérieurement et se maudit. Comment pouvait-il penser à pareille chose enfermé dans les chiottes d'une boîte de strip-tease avec une inconnue ? L'idée s'en alla aussi vite qu'elle était venue, et Liam releva la tête vers la demoiselle après quelques minutes de silence. « T'as pas une clope ? » Cela semblait être le seul moyen rapide et efficace d'anéantir ses démons sans trop faire de dégâts autour de lui. Cependant, il savait que c'était tout sauf conseillé. Il n'avait pas fumé depuis de nombreuses années... L'envie de nicotine était sans doute plus due à l'ennui, l'énervement et la frustration qu'à une véritable envie de fumer. Et quitte à foutre en l'air sa soirée de chasse, autant le faire en discutant petite culotte autour d'une cigarette entre deux cuvettes de toilettes féminins.
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MessageSujet: Re: Don't fall in the basin | Thaliam    Mer 12 Nov - 13:40


Don’t fall in the basin !
Thaliana A. Fray & Liam E. Lord


La rage était une émotion que Thaliana ne percevait que très rarement sur son lieu de travail. La jalousie, l’envie, la déception, parce qu’une demoiselle avait décidé d’accorder ses « faveurs » à un autre client, oui… mais de la rage, non, pas vraiment. Un soupçon de colère, de l’exaspération… mais pas de la rage. L’homme en face d’elle, qui avait envahi les toilettes de femmes, en débordait peut-être un peu trop. A vrai dire, elle s’en fichait un peu, si ce n’est que sa fatigue et son envie de retrouver sa fille laissaient la porte ouverte à cette rage pour qu’elle s’infiltre en elle. Les bras croisés, elle écoutait sa tirade. Eh ! Tu peux pisser dans le lavabo si ça te chante, je m'en tamponne. Mais si ça gène Sa Majesté je peux toujours me retourner ! J'aurais bien proposé de sortir et te laisser pisser – ou chier – en paix mais comme tu peux le voir, une 'salope' de mutante nous a enfermés. Je voulais la buter. Elle a pas apprécié visiblement... Ça arrive qu'elles soient malines parfois. Son pied menaçait de battre le tempo du sang qui courrait dans ses veines, alimenté par la colère qui suintait par tous les pores de l’autre. Elle haussa simplement un sourcil. Oui, de plus en plus, elle se disait qu’elle aurait du rester au Mexique. Peut-être n’y avait-elle pas toute l’adrénaline que son corps réclamait, mais elle n’avait pas à subir les odieux connards que l’homme qui se tenait devant elle.

Alors qu’elle s’approchait des lavabos pour se rafraichir — merci le maquillage plus que waterproof qui existait aujourd’hui —, l’autre s’évertua encore à l’houspiller alors qu’elle avait eu toutes les raisons du monde de se sentir surprise et en colère de voir un homme dans les toilettes alors qu’elle aspira seulement à un peu de tranquillité. J'y peux rien si vous vous sentez DIRECTEMENT visés... C'est pas moi qui bouge mon cul autour d'un lampadaire pour gagner ma vie. Et je déteste regarder ce genre de trucs. Excuse -moi de ne pas être un pervers ! La sorcière leva un sourcil. L’eau ruisselait le long de ses bras nus, le peignoir ayant descendu jusqu’à ses coudes alors qu’elle se passait le liquide frais sur le visage et la nuque. Qui a dit que je me sentais visée ? Il semblerait que je ne sois pas la seule adepte des conclusions hâtives dans cette pièce. Thaliana n’en avait strictement rien à faire ce qu’il pouvait penser d’elle et de ses collègues. La preuve étant qu’elle préférait danser à demi-nue pour gagner un peu d’argent que de trucider des gens, comme il semblait le faire. Je me demandais seulement laquelle de mes collègues avaient pu s’attirer autant votre colère. Franchement, il prenait bien trop tout à cœur celui-là. A nouveau, la vague de sa rage la percuta alors qu’il lançait la poignée brisée à travers la pièce et qu’il donnait des coups de pieds dans la porte. Il n’était vraiment pas doué. N’avait-il jamais du sortir d’une pièce dont la porte était verrouillée ? Elle-même aurait pu briser la serrure ou du moins le bois vermoulu tout autour, avec le peu de force qu’elle possédait. A croire que c’était effectivement la façon dont on s’en servait qui portait des fruits.

Thaliana ferma le robinet alors que l’autre ignorait superbement sa question. Peut-être ne savait-il même pas le nom de la femme qu’il avait prévu de tuer. Quelque part dans l’esprit de la sorcière, ça semblait bien plus déplacé que tout le reste. C’était la moindre des choses, non, que de savoir qui on allait envoyer pourrir sous terre ? Après tout, vu le peu de principes que l’autre semblait avoir, pourquoi ça l’étonnait tellement que ça ? Il y avait une époque pourtant où elle ne pensait pas que l’espèce humaine puisse avoir la moindre noblesse ou état d’âme… Aujourd’hui, c’était différent. Elle avait connu des personnes qui lui avaient fait changé d’avis. Elle était maintenue dans ce choix chaque jour qu’elle posait les yeux dans les prunelles claires de sa fille. Bordel ! Les gens sont tous sourds et défoncés dans ce trou ?! Thaliana s’écarta légèrement du lavabo et posa les yeux sur l’énervé de service. Elle haussa un sourcil, comme pour insinuer qu’il l’était peut-être lui aussi, pour ne pas entendre le bruit sourd qui réussissait à passer à travers les murs épais des toilettes. Hé ! Tu bosses ici, non ? Duh, eut-elle envie de lui répondre mais il ne lui en laissa pas le temps. Tu peux pas appeler quelqu'un, qu'on vienne nous ouvrir ? Alors là… La sorcière éclata de rire, un son cristallin, qui semblait étrangement bien trop pur pour l’endroit dans lequel elle travaillait. Elle s’écarta encore un peu des lavabos et écarta les bras. Son peignoir en soie plus léger qu’une plume — et sans poche — s’écarta légèrement pour dévoiler de fins dessous… et seulement une paire d’escarpins. Où voulez-vous que je cache un téléphone, sérieusement ? Elle soupira et secoua la tête.

Elle recroisa les bras alors qu’il se laissait glisser au sol pour s’y asseoir. Son visage disparut dans le creux de ses mains. Oui, elle aurait pu ouvrir la porte d’un simple coup de pieds bien placé. Ou même en faisant fondre la serrure ou en brûlant carrément le battant en bois. Mais elle ne voyait pas pourquoi elle dévoilerait tout ça — et surtout ses pouvoirs — pour qu’un mercenaire puisse reprendre sa traque… et qui sait, peut-être prendre un contrat sur sa propre tête à l’avenir. On ne dévoilait pas ce genre de tour à n’importe qui… certainement pas dans un monde où les sorciers étaient chassés comme la poule aux œufs d’or par les Originels et les lycans qui souhaitaient s’affranchir de leur astre maudit. Il sembla se calmer, finalement. Elle pouvait sentir le pouvoir de sa colère faiblir contre sa peau, la faisant frissonner un bref instant comme si elle avait froid. Elle resserra son peignoir contre elle. Elle avait levé les yeux vers l’étroite et minuscule fenêtre qui laissait entrer de l’air frais. Elle se dressa sur la pointe des pieds, trop petite même avec ses talons hauts, étirant les muscles de ses jambes et cuisses fuselées, faisant remonter le peignoir sur son corps, pour y accéder facilement, dans le but de la refermer mais la voix de l’autre l’interrompit. T'as pas une clope ? Elle haussa un sourcil en se tournant vers lui. Elle aurait pu lui refaire le coup du « tu crois que je pourrais cacher quelque chose là-dessous ? » mais elle se contenta d’un soupir.

Elle désigna l’un des box qui s’alignaient contre le mur, celui sur lequel une vieille feuille de papier cornée signalait « Hors Service ». Je crois que certaines des filles cachent des cigarettes dans le réservoir d’eau. Qui était à sec, évidemment… elles n’auraient pas pris le risque de mouiller leurs précieuses cancerettes qui valaient bien plus que ce qu’elles pouvaient se permettre avec leur maigre salaire… Faites-vous donc plaisir, ce n’est pas moi qui irais vous dénoncer. Elle haussa les épaules et s’éloigna du mur, de la fenêtre et donc du fameux box qui était juste à sa gauche, comme pour ne pas se retrouver trop près de cet inconnu doublé de meurtrier en devenir. Si ce n’était pas déjà le cas. Peut-être que sa collègue n’était pas sa première cible. Etrangement, elle n’était pas plus inquiète que ça. Il aurait pu être un psychopathe qui l’aurait tuée dans un soubresaut pour ce qu’elle en savait… mais elle savait se défendre. Elle pourrait lui mettre le feu avant qu’il ne l’atteigne. Quelqu’un viendra ouvrir quand ils se seront rendus compte que je ne suis pas sur scène pour mon prochain numéro, ne vous en faites pas. Maintenant que la colère ambiante s’était apaisée, Thaliana ne ressentait qu’une profonde lassitude. Peut-être était-il pressé de sortir pour retrouver sa proie, mais la sorcière n’en avait que faire. Elle avait été impatiente comme le feu autrefois… Elle l’était encore parfois aujourd’hui. Mais elle avait appris la patience et ses bienfaits.


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