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 Conversation entre Grand

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MessageSujet: Conversation entre Grand   Mer 28 Jan - 16:04

C’était une soirée spéciale, ce n’était pas tous les jours qu’on accueillait un originel inconnu, quand ont dépassait les deux milles ans on avait presque parlé une fois au moins à tout le monde, Alaric était une exception, par le plus grand des hasards elle ne l’avait jamais croisé. Roda ne connaissait pas Alaric et c’était perturbant, mais elle n’avait pas le choix, elle devait éclaircir ses histoires de Raids. Si Zahhak pouvait s’en servir contre elle, elle devait le savoir et si c’était le cas, ça voulait dire qu’elle pourrait aussi s’en servir contre lui. Roda avait demandé à Azael de sortir, il était trop impulsif et Alaric avait la réputation de ne pas avoir un caractère facile, pour l’affronter elle préférait la présence d’Aristophane, bien plus pondéré et apaisant. Elle devait savoir à quoi s’attendre, alors elle avait invité le vampire pour cette nuit. Une invitation sans prétention, juste pour des présentations en apparence, mais beaucoup plus en vérité. La perse avait besoin d’information, elle avait aussi besoin de savoir si Alaric pouvait se transformer en allié par sympathie ou par prix, ou si alors c’était absolument inimaginable.

Elle avait choisi le salon du RDC, la demeure principale Mantion en possédait deux en plus des petits salons attelant aux chambres les plus prestigieuses. C’était une drôle de maison d’abord une ferme toute en longueur et hauteur à l’arrivée des premiers Mantion, la demeure n’avait cessé d’être agrandit les siècles suivant au rythme des modes, le bâtiment n’avait été qu’harmonisé au début des années 2000, mais un œil attentif pouvait toujours lire l’histoire de la demeure à travers ses moulures, ses fenêtres, ses portes, ses toitures, ses escaliers et même ses charpentes. Dès l’invention des vitres anti-uv toute avait été remplacé, quel plaisir cela avait été de jouir pour la première fois de sa véranda en plein jour, c’était il y’a 40 ans et Roda s’en souvenait encore avec une émotion toute particulière.

Sur la table basse en verre du salon était installée un chandelier en argent surmonté de bougie blanche allumée, trois bouteilles de vin rouge français de sa cave parisienne était sortie, Roda possédait dans la capitale française un hôtel particulier qu’elle affectionnait autant que sa maison de Salem. Le canapé triptyque en velours bleu gris semblait des plus moelleux, quelques oreillers mauves étaient disposés pour briser la monotonie et rappelait le prune du mur, le parquet lui était gris. Le reste du salon était une alchimie entre l’ancien et le moderne parfaitement contrôlé. Roda était moderne, mais certaine chose du passé lui tenait à cœur. Un parfum léger de santal embaumait l’air et dans un poêle moderne crépitait un doux feu.

Roodabeh observait la pièce de ses yeux perçants, elle ordonna a un de ses descendant d’amener une coupe de fruit qui ferait office de décoration, mais aussi de nourriture à l’exquise gourde à sang qu’elle avait réservé à Alaric si ce dernier préférait se nourrir à la source. Aris était près de la fenêtre guettant l’arrivé de leur sombre invité. La veille elle avait écouté sa sagesse, non elle ne sous-entendrait pas qu’elle comptait commettre un meurtre, le dialogue risquait d’être délicat, mais il n’en saurait que plus savoureux. Il faisait nuit et la Roda tranchait avec sa robe courte crème irisé, on était en plein hiver, mais les vampires ne souffrait pas du froid, il ne souffrait pas non plus des pieds et malgré la hauteur de ses escarpins en velours noir, Roda glissait dans la pièce comme pied nue. La vampire savait Alaric grand, elle n’avait donc pas craint de s’ajouter 12 cm, ce qui lui permettrait de lui parler plus facilement droit dans les yeux.

Soudain le crépissement des pneus d’une voiture de ville parvinrent à ses oreilles, il était là à quelques mètres dans la cours, elle sortit de sa demeure pour l’accueillir un sourire vermeille aux lèvres. Le Majordome de la maison lui ouvrit la porte et enfin elle le vit. Il était réellement gigantesque, déjà à son époque elle était une géante, à la sienne il devait être un phénomène de foire, son visage garda son sourire et elle se présenta en français, elle savait que c’était sa langue préféré et c’était aussi celle de Roda avec l’Italien.

- Roodabeh Sama, bienvenue chez moi et chez les Mantion, Aristophane un ami nous attend à l’intérieur, je dois vous prévenir qu’il ne parle que le grec ancien, il vient de sortir d’un très long sommeil… Suivez-moi je vais vous mener au salon du bas, le vent souffle fort ce soir.

L’ancienne sorcière se retourna à la fois pour montrer le chemin, mais également pour reprendre contenance, le regard qu’il lui avait lancé, il n’avait pas l’air facile et elle supportait assez mal les gens rude sans raisons. Il n’y avait plus qu’à croiser les doigts pour que cela se passe mieux qu’elle ne le pressentait à présent. Sa longue chevelure soyeuse fut d’un geste sec ramené en arrière, car à cause du vent elle commençait à être à être aveuglé. Quand ils furent entré le majordome proposa à Alaric de prendre son manteau.

- Vous pouvez vous asseoir, ajouta Roda, Voici donc Aristophane O’Milesios.

Il connaissait sûrement ou se trouvait Milet, inutile de lui expliquer.
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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Dim 1 Fév - 15:13


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Le monde était vaste. Majestueux, insolent, étouffant Un piège dans lequel il est aisé de tomber. Des chutes, Alaric en avait connu des centaines, si ce n'est des milliers. Du haut de ses grandes guibolles, l'ancien chef Gaulois s'était trouvé au plus profond du précipice. Humain, les Romains avaient tenté de le pervertir et de lui faire oublier ses propres origines. Il avait craché à terre. Chaque guerre, chaque conflit, chaque déchéance. Elles semblaient le frôler sans jamais pouvoir l'atteindre. A ses risques et périls, pour le meilleur comme pour le pire. Plus de trois milles ans plus tard, New-York s'effondre. Emportant toutes ses résolutions sur son passage, entraînant l'immortel dans son sillon et l'obligeant à voir la vérité en face. Sa survie comptait alors trop, pour qu'il ne reste dans l'ombre. Diriger ses affaires n'a rien à voir avec le fait de diriger des centaines de réfugiés dont il n'a, en vérité, complètement cure. Misérables pantins … Bouts de viande, chiens galeux, salopes sataniques.

Non, la bête n'a jamais vraiment apprécié son prochain.

Mais avec les années vient la sagesse, et le démon à la bouille d'ange n'est qu'un vieillard qui n'a connu que bien trop de siècles. La lassitude parfois s’empare de lui, l'empoigne dans son étau de glace. La mort est son fardeau. Les prunelles azures de l'Originel, titre absurde donné par les nouvelles mœurs, avisent l'espace autour de lui.  Oui, Alaric revient de loin. Ce fils d'une contrée érigée de l'autre côté de l'océan. Parfois, la France s'impose à son esprit. On ne peut dire qu'une chose puisse manquer à ce monstre dépourvu d'empathie, de compassion ou de la notion même des sentiments. Mais elle est là, dans sa mémoire. Il a connu des ascensions, des guerres, des révoltions, tout cela à la fois. Et pourtant, une fois damné, Rousseau était toujours resté en retrait. Et le voilà ici, sur le siège arrière d'un bolide sombre, à fixer de ses prunelles glacées les portraits de deux vampires dont il connaît les grandes lignes.  Roodabeh Sama. Possédant une lignée de sorcières comme descendance. Atypique.  2442 ans … Originaire de Kaboul. Influente dans les affaires fut un temps.  Selon ses recherches, elle aurait même une place plus ou moins importante dans l'histoire. Mais, le grand brun roux passe à la suite, observant les maigres informations concernant tous les résidents de la demeure. Un certain Aristophane O'Milesios figure, et à la stupeur de l'Originel, ce nom ne lui avait rien dit lorsqu'il avait eu vent de son existence à Salem. Un visage qu'il avait à peine croisé lorsqu'il était sortit de l'ombre. Mais le nom, lui, lui parle. Pas l'être, le titre.

Bientôt, un crissement de pneu léger avertit les sens de l'Originel qui d'un geste vif, ferme la chemise d'un plastique souple pour la ranger à l'arrière du siège. Il est rare qu'il ne conduise pas lui même sa voiture, mais parfois, le Français fait exception pour différentes affaires. Cette nuit, son escale s'arrête à la demeure de Sama, mais les traits figés de son faciès dur prouve qu'il est loin d'être d'une humeur charmante. Certaines têtes dures sont encore difficiles à contenir. Une tête fut apportée à D'Absac. Ce n'est pas uniquement la ménopausée que l'insolent avait osé défier, mais lui.  Il servira d'exemple. Sa mort, et sa tête sur un pique en pleine place publique suffiront à en calmer des dizaines. Mais sûrement pas tous.  Sur lui, rien ne laisse présager qu'un meurtre fut proféré une heure plus tôt. Demain pourtant, à l'aube, certains verront son dernier crime.
La voiture s'arrête, et le géant aux prunelles opales s'extirpe de l'habitacle, tout en faisant signe au chauffeur de partir sans attendre. Il rejoindra la route de son manoir à pieds. Celui l'attend est d’ailleurs d'envergure, mais laisse le monstre de marbre.

Son hôte qui lui ouvre la porte, un peu moins . Une petite brune – Car à côté de lui, qui ne l'est pas – gracile. Traits fins, visage poupin, dégaine de porcelaine. Plaisant. Au moins, il appréciera la vue, si ce n'est la conversation. Mais les prunelles du vampire ne perdent rien de leurs étaux de froideur, et c'est avec une moue presque dédaigneuse que l'Originel avise celui qu'elle montre comme Majordome.  Le vampire daigne tout de même lui tendre sa veste, non sans lui jeter un regard d'avertissement à faire froid dans le dos.  Le maniaque déteste qu'on abîme ses effets, et ses pattes gigantesques viennent aussitôt plisser sa chemise immaculée et dépourvue de cravate, avant d'aller s'enfoncer dans les poches de son pantalon soutenue par une ceinture de cuir. Les présentations lui tirent un sourire cynique. Il sait parfaitement qui elle est, c'est bien pour ça qu'il est ici. Le nom évoqué par Roodabeh tiquer le féru d'histoire qu'il est, tandis qu'elle se dirige vers ce qui semble être le salon. Aristophane. Il ne l'a jamais croisé, ni entendu parler de son existence à New-York. Aristophane. Comme le Dramaturge ? Ou n'est-ce qu'un hasard ? Alaric a du mal à y croire, après tout, il n'est pas rare de croiser un être aux origines historiques parmi les siens. Il n'a qu'à voir celle qui se tient devant lui.

Beaucoup lui demandent encore à travers les siècles s'il n'est pas lui même Alaric premier en personne. Le roi Goth. Ce qu'il n'est pas, bien que sa propre histoire puisse mériter sa place dans un livre. Pourtant, au fil du temps, le vampire avait effacé toutes ses traces.

Il n'a jamais aimé qu'on puisse connaître sa propre vie.
Rousseul restera un village dans l'oublie, son propre souvenirs. Une seule encore en a connaissance, et il ne veut plus jamais rien avoir à faire avec elle.

« - Pas de craintes, je pratique la langue. Répond Finalement le Français en avisant d'un regard discret les alentours, d'où les goûts et origines de la propriétaire ressortent ici et là.

Finalement arrivé à destination, le grand brun roux observe les lieux, ses iris s'arrêtant alors sur le dit Aristophane. Il semble silencieux, observateur. Tel un vieux sage. Les êtres qui peuplent cette pièce dépassent largement les 20 siècles d'existence. Les mots ne sont pas toujours utiles.  Mais, le vampire fait tout de même preuve d'une pointe de civilité, avant de prononcer en Grec ancien et d'une voix d'où tranche un léger accent Français :

- Bonsoir, Aristophane. »

Les noms de famille n'ont aucune importance pour des êtres aussi vieux. Le sien n'est d'ailleurs qu'une pure invention de son fait, comme pour la plupart d'entre eux. Et Alaric a très bien noté la précision sur son réveil récent.

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HJ ; Je laisse les paroles en Grec ancien en italique.

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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Mer 11 Fév - 14:37

Debout face à la baie vitrée, les mains dans le dos, la tête bien droite, Aristophane fixait son attention sur la vie nocturne grouillant au dehors pour se détourner de la tension ambiante. Une souris, toute minuscule, les moustaches frétillantes, hésitait au seuil d’un bosquet. Un rapace nocturne guettait, silencieux mais les yeux brillants, prêt à saisir au vol quelque courant ascendant à la moindre opportunité. Une légère brise faisait frémir les branches dénudées par l’hiver. Il y avait quelque chose de merveilleux à capter cette foule de détail, cette richesse de précision – à entendre le moteur au loin bien avant qu’il ne perturbe tout ce petit monde. Les phares étaient presque visibles déjà quand la souris se raidit, pour disparaître définitivement dans son trou. Quelque froissement d’aile salua le départ du rapace, parti en quête d’un terrain de chasse plus paisible. Après un soupir silencieux le Grec jeta un rapide regard oblique à son amie, courtement dévêtue à sa triste habitude, mais elle partait déjà accueillir leur invité. Un invité difficile à saisir, à la réputation trouble. Cela promettait d’être une très longue soirée. Aris se surprit bientôt à relisser nerveusement les manches trop serrées de la chemise que Roda lui avait fait mettre. Il préféra joindre les mains, comme seule marque d’appréhension, alors que le fameux Alaric se présentait à la porte.

Il lui présenta un regard franc, sans faux-fuyant, cherchant à deviner derrière le masque aimable une ou l’autre première impression. Il avait toujours été bon à ce jeu-là. À son salut il répondit de même, d’un sourire affable, d’un hochement de tête ouvert et de l’accent chantant des colonies d’Asie Mineure :

« Bonsoir, Alaric. Heureux de vous rencontrer. La route n’a pas été difficile, j’espère ? »

C’était ainsi qu’à Millet il avait l’habitude d’accueillir un invité qui avait fait un trajet relativement long, or le domaine Mantion (et plus encore le manoir qui constituait son centre névralgique) était fort isolé de la ville de Salem. Il espérait que ces paroles (somme toute très codifiées) contribuerait à le mettre à l’aise. Ou du moins à entamer la glace à briser, car il croyait saisir comme un soupçon de défiance, propre à deux inconnus se croisant pour la première fois, dans ses yeux de givre. À l’invitation de la maîtresse de maison il obliqua doucement vers les divans pour s’installer plus confortablement, les mains sur les genoux. D’un coup d’œil chaleureux il invitait Roodabeh à reprendre l’initiative. Après tout c’était elle l’hôtesse de la soirée, l’affaire concernant plus les vampires que les sorciers de la maisonnée Imogen s’était naturellement effacée.


Dernière édition par Aristophane O'Milesios le Ven 27 Fév - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Mer 11 Fév - 16:04

Pas d'embrassade tendre, ils n'étaient pas amis et ne se connaissaient point. Aris fut parfait, chaleureux, mais sans la fougue taquine de Tancredi qui en effrayait parfois plus d'un. Roda s'installa donc à l'invitation du vieux grec et ouvrit la première bouteille de verre rouge avant s'en servir poliment. Elle se releva de nouveau pour distribuer les coupes, le sourire qu'elle accorda à Alaric fut plus chaleureux et sincère, maintenant qu'il était sous son toit, certaines lois de l'hospitalité étaient inaliénables, en particulier chez une famille de sorcière dont la spécialité était la magie du sang. Ils ne pouvaient pas entre-tuer, prendre des coups, se fâcher, mais pas entre-tuer. La perse s'installa de nouveau, sa coupe tournoya un court instant entre ses doigts, avant qu'elle l'hume et en boive une petite gorgée, comme une dame. Ce n'était pas franchement toujours dans ses habitudes, mais autant se montrer bien élevée, elle ne savait rien de son interlocuteur, c'était un peut-être un de ses maniaques nostalgiques qui détestait le nouveau, qui sait.


-Alors vous avez du traiter avec Catherine, ça n'a pas du être facile, elle n'a pas le caractère le plus doux que je connaisse...


Et elle se croit supérieure à un peu près tous le monde tout ça parce que sa famille possède en général 4 dons au lieux de trois, à vrai dire les Mantion ne l'aimait pas du tout et la malédiction qui pesait sur sa famille ça les faisaient bien rire, mais comme tous les humains ils savaient se montrer parfaitement hypocrites quand cela les arrangeaient.


- Le vin vous plaît ? J'ai une personne à vous offrir si vous préférez ?


Roda avait les jambes serrés comme une dame et la conversation sirupeuse allant avec, inutile de montrer son côté mordant de suite, elle voulait en savoir un peu plus sur lui avant d'oser lancer les grands sujets lui tenant à cœur.


- Dommage que j'ai du partir si tôt à NYC pour Aristophane, je vous aurai volontiers aidé comme je le pouvais, je m'y connais bien en sorcière, je suis née sorcière...


Roda n'était pas en train de dévoiler un secret d'état, pourquoi aurait-elle eut une descendance sorcière, pourquoi Zahhak en aurait eu une. Au fond elle ne disait que ce qui était sut, histoire de faire naître un climat de confiance, car elle espérait en apprendre plus sur Alaric, sur ses opinions, son histoire, car lui était un sacré mystère à ses yeux. Heureusement il n'était pas spécialement à son goût physiquement, elle allait pouvoir garder la tête froide.
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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Dim 15 Fév - 18:06


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Des simagrées sous formes des sourires larges. Et, le pire, dans tout cela, semble résider en la sincérité de leurs affabilités. Les deux vampires ne semblent pas le haïr, ni vouloir le tenir à distance, au contraire, on l'invite à prendre place et à converser, à tenir un discours et à bavasser sur des banalités. Mais, c'est toujours avec méfiance que le Rousseau approche ses semblables. Et bien d'autres encore. La confiance est un concept avec lequel il n'a pas pour habitude de flirter.

« - Tranquillement, je dois dire. J'avais des affaires à régler avant de me rendre ici. Fait simplement Alaric en prenant place en face d'eux, pliant ses longues guibolles pour poser ses coudes sur ses genoux.

Tout dans le comportement, la posture et la manière d'être chez eux prouvent leur statut. Des nobles par nature, Roodabeh a clairement le maintien et le comportement d'une figure royale. Mais, une fois encore, tout cela indiffère le roturier par naissance. Lui, ancien fils de paysans, devenu chef et influent de son propre fait. En trente-huit siècles, Alaric en a trop vu, trop vécu, pour se montrer facilement réceptif. Les affaires de routine l'ennuie, et le connard espère bien abréger la mascarade rapidement. Mais il n'en montre rien, il se permet même un sourire aimable aux deux acolytes, semblant plus que complices.

- Vous aviez des questions à me poser ? Demande alors Alaric sans se défaire du Grec ancien pour Aristophane, pressé d'en venir au fait, tout en regardant les deux Vampires, puis les boissons proposées. Du vin, et à en juger par l'odeur, de bonne qualité. Une chance que l'alcool fasse partie des délices encore consommables pour ses papilles mortes, se passer de bonne cuisine Française est déjà un prix difficile à payer.

Le vampire hume la boisson, avant d'en avaler une gorgée. Un délice. Et, une fois encore tout en s'exprimant dans sa langue natale, la jeune femme aux nombreux siècles en vient finalement aux faits.

- Oui, j'ai été voir d'Absac.

Réponse amère.

Il déteste la vieille mégère, pour des raisons personnelles, et qu'il refuse d'évoquer ici. On a déjà tenté de lui arracher la vérité, Eris tout particulièrement.

- Parfait, merci. J'ai déjà mangé. Ajoute ensuite le dents longues en posant son verre, ses iris se soulevant pour observer la brune qui, de son côté argumente en faveur de ses Origines sorcières. Alaric secoue le menton, sourcils froncés. Une vampire reste une vampire. Origines magiques ou pas. D'Absac nous a en horreur, vous n’auriez eu aucune chance. Et je n'étais pas seul, nous étions trois à plaidoyer. 

Un bien grand mot que voilà. D'Absac n'a fait que subir un ultimatum, et choisir la façon la plus aisée de régler le conflit. Conserver un minimum de pouvoir pendant que ses prétendus petits protégés se font massacrer une fois par mois

.  A Alaric de se redresser pour coller son dos contre le dossier du fauteuil, avant de reprendre :

- Si vous voulez un bon conseil, restez-loin d'elle. Vous l'êtes déjà ici, mais ne vous fiez pas aux apparences, la confrérie a des yeux partout. Mais Catherine ferme les siens … J'ai déjà mis en place divers stratagèmes pour parvenir à nos … Faims. »



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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Dim 1 Mar - 20:03

Le Grec hocha la tête, compréhensif. Leur invité avait ses propres affaires qui ne les concernaient pas, et ne faisaient pas même partie de leurs préoccupations à vrai dire. Habilement, dans des manières exquises qui faisaient honneur à son rang, Roodabeh alternait entre introduction de quelque sujet brûlant et bons soins pour le vieux vampire – lequel déclinait élégamment la friandise tout en complimentant le vin. Avec un sourire approbateur, Aristophane leva légèrement son verre avant d’y tremper les lèvres et attendit. Il y avait dans son regard une colère sourde à chaque fois qu’il évoquait d’Absac. Le nom lui-même, il le prononçait d’une voix dure, tranchante. Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas sentir son aversion envers la sorcière. Il ne s’en cachait pas, du reste, et les appelait à se garder d’elle. Il notait bien l’information mais n’avait de toute manière pas l’intention de provoquer cette femme. Elle n’avait pour l’heure rien à leur reprocher et cela ne risquait guère d’évoluer.

« Nous vous entendons, confirma-t-il : nous n’avons rien à lui cacher pour l’heure, mais nous resterons sur nos gardes. (Il parlait d’un ton égal, mais derrière la sérénité de la voix la gravité des traits, des yeux plissés, des lèvres pincées témoignait qu’il prenait l’avertissement avec tout le sérieux qu’il méritait. Déposant son verre pour se redresser dans le fauteuil, il reprit,) Nous sommes conscients d’être privilégiés et de n’avoir pas vraiment à nous soucier des besoins… les plus primaires de notre race. On ne peut réclamer d’un être, qu’il soit immortel ou non, de se conduire en personne civilisée, de respecter les règles, sans cette condition. Encore faut-il les connaître… »

Puisque leur invité semblait aimer le franc-parler autant que le bon vin, autant entrer dans le vif du sujet aussi vite que la bienséance le leur permettait. D’un regard entendu à son amie, il l’invita à compléter son propos de la façon qui lui plairait le mieux.
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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Lun 2 Mar - 10:24

- Comme c’est triste, se contenta de soupirer la perse.

Sa famille était son Eden, elle s’en rendait chaque jour un peu plus, mais elle ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’un jour les bains de sang prendraient fin. Roda passa mécaniquement la main dans les cheveux, seule gestuelle humaine qui avait perduré, sans doute à cause de son imposante chevelure, vampire ou pas, les cheveux dans les yeux étaient extrêmement désagréables. Elle but une gorgée de son vin, le seul plaisir que ses papilles mortes pouvaient se permettre. Ses yeux fixaient Alaric, avide de découvrir des facettes de sa personnalité, elle n’était pas du genre à se foutre de tout bien au contraire. L’Originelle écouta avec attention le conseil que lui prodigua le vieux vampire, comme Aris elle ne le prit pas à la légère. Qu’importe le pouvoir des gens, la ténacité était une arme redoutable et les Absac n’en manquaient point. Aris parla et il ne mentit point, ils n’avaient rien à cacher. Roda n’avait aucune prétention sur Salem les siens non plus, elle avait été princesse et deux fois épouse d’un roi, posséder Salem, après avoir été maitresse par accumulation d’un empire grand comme la Chine semblait un brin ridicule. L’endroit était froid, venteux, rigide, elle n’y était que parce que une grande partie de ses descendant y résidaient. Roda laissa Aris finir, il était agréable à écouter, il prenait son temps comme les anciens parlaient et ses paroles étaient prudentes. Les siennes ne le seraient pas autant, la princesse avait parfaitement intégré la franchise moderne.

- Je suis contre les Raids, mais ce n’est pas pour ça que je vous ai fait venir. Il y’a une grande part de curiosité à votre égard, nous sommes bien peu d’Originel à être encore là et j’aimerai tous les connaitre. Roda ne mentait pas, il y avait une dose de curiosité humaine dans sa démarche. Ce n’est pas tout malheureusement, j’ai besoin de savoir une chose précise, j’ai besoin de savoir si les soirs de raids la règle du meurtre entre vampire est abolie, vu que ça semble être une telle soirée sans foi, ni loi, j’ai besoin de m’en assurer pour la sécurité des miens. Vous étiez là, vous devez savoir.

Net et sans fioriture, c’était comme s’arracher un pieux du cœur, un peu douloureux, mais plus vite fait, plus vite oublié. Après cette réponse, peut-être que la soirée se transformerait en douce soirée, en rencontre plaisante entre être millénaire si Alaric était d’humeur. Tout dépendait de cette réponse, Roda n’avait pas particulièrement envie de jouer les interrogatrices, ça allait contre son caractère jovial et bienveillant. Mais si la survie de son clan était en jeu, elle prendrait sur elle, face à Zahhak elle n’avait pas le droit de se montrer faible. Ses lèvres accueillirent un peu de vin, il n’y en avait pas assez pour la rendre sans peur, c’était bien dommage et nécessaire quelque part.
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MessageSujet: Re: Conversation entre Grand   Ven 13 Mar - 11:07


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Alaric observe tranquillement ses 'opposants'. Qui derrière leurs paroles soit disant subtiles, semblent décider à lui faire comprendre leur désapprobation. Désapprobation dont il se contrefout complètement. Mais puisqu'ils désirent s'adonner à la mesquinerie du pseudo raffinement, le Français se contente d'un sourire tout en buvant une gorgée de vin.  

« - Vous connaissez notre nature mieux que personne, les plus jeunes vampires n'ont pas le contrôle de nous autres, Originels.

Et encore, il ne peut pas dire qu'Ezra est un exemple parfait de maîtrise. Ce petit enfoiré à peine plus jeune que lui se conduit toujours comme un gosse capricieux.

- Sans chasses, plus d'humains. Nous sommes puissants, mais l’extinction de la race humaine causerait notre perte à tous. Priver un vampire de son besoin est la meilleure manière de perdre le contrôle. Se contente de répondre Alaric, tout en haussant les épaules. Pour lui, ils ne sont que du gibier. Des bouts de viande. Il a perdu son empathie depuis bien longtemps, s'il en a déjà eu. Il a oublié.

A la question de Roodabeh, l'Originel hausse un sourcil.

- En voilà une question bien complexe. Nous protégeons les humains hors des Raids, pas les vampires. Pendant les deux premiers, certains vampires trop faibles sont morts, tués par des humains hargneux. Se défendre est dans leur droit. Mais lorsque ces nuits de terreurs se terminent, la loi s'applique à tout le monde. Si un vampire trouve la mort définitive sans raisons ni procès, alors une enquête sera menée. »

Les mains fines et longues du vampire déposent le verre, avant qu'il ne tourne le menton vers ses hôtes. Ils voulaient des réponses, lui ne fait que répondre à ses devoirs. Des responsabilités et une monté en autorité trop poussée à son goût, mais nécessaire. L'anonymat aux yeux des humains en tant qu'Originel lui manque parfois. L'nvisibilité des races surnaturelles aux yeux du monde encore plus.

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