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 02 - Prologue saison 3 ♣ Episode 1 & 2

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MessageSujet: 02 - Prologue saison 3 ♣ Episode 1 & 2   Sam 7 Fév - 18:17


UN ENDROIT POUR SURVIVRE
« Prologue saison 3, première partie »


Les murmures, les protestations, les pleurnicheries gerbantes d'êtres médusés. L'hypocrisie à son comble. Le vampire prostré sur son siège, jambes étalées devant lui et tête posée sur son poing avise le vide. Azures troubles et perdues. Un carnage. Ce qui devait arriver vient de leur exploser en pleine figure. Qui, de tout ce tas d'ordures, pourra réparer les pots cassés ? Mais le dents-longues ne se fait pas d'illusions. Le plan a changé. Lui qui se gardait d'être des leurs, se voit contraint d'agir. La survie prime sur le reste, et ce depuis toujours.

Il va falloir tout nettoyer derrière.
Et ces singes puants qui se hurlent dessus sont incapables de se relever.

«  - … Taisez-vous.

La voix du vampire n'est pas élevée. Il ne hurle pas l'ordre dans un claquement sec. Son ton reste chaud, vibrant, plus menaçant que jamais.

Alaric étire ses longues guibolles, redressant son ossature dont on ne compte plus les millénaires. L'assemblée qui se tient devant lui est faible, preuve irréfutable de la bassesse de leurs actions. Seulement 10 d'entre eux portent le nom bancal d'Originel. Ils sont en danger. La bestiole serre les mâchoires, fendant la minuscule foule en deux tout en scrutant les êtres qui baissent parfois le menton. D'autres semblent parfaitement à l'aise. Tous n'ont pas à se reprocher ce qui est arrivé. L'inspection dure quelques secondes à peine, jusqu'à ce que les talons du mort claquent. Sa silhouette se détourna vers ses confrères.

- Plus rien … Se contente de lâcher le Français, passant sa langue sur ses gencives en croisant les bras. Il ne reste plus rien de cette ville …

Un rire étouffé est gerbé d'entre ses lippes, son menton allant de gauche à droite. Quelques prunelles se concertent, moues étranges et perdues face au comportement du vieux vampire. Jusqu'à ce que le rire tonne avec force, se transformant en rugissement terrible. Les iris opales deviennent rubis, les canines de la bestiole s'extirpent, jusqu'à ce que quelques mots prennent forme sous le grondement inhumain.

- PLUS RIEN. Et tout ça, à cause de gamins capricieux. De petits rois impatients prêts à ruiner une ville entière. Et pourquoi ? Pour avoir du spectacle ? Du grandiose ?

A chaque syllabe, ses pas l'amènent jusqu'à un petit groupe. Peu importe qui. Ils sont presque tous aussi coupables. Les uns comme les autres. Les rares à s'être abstenus sont suffisamment rares pour qu'il les reconnaisse. Un brun au teint de marbre écarquille les yeux, reculant tant bien que mal en percutant d'autres compères. Ils remplissent à peine la pièce, beaucoup ne sont encore que des enfants dans l'âme. Certains sont même à peine transformés.

- Je vous observe depuis des années … Détruire cette ville … Ruiner une métropole aux ressources insatiables pour votre bon plaisir …

- Et toi ! L’interrompt une voix intrusive parmi la foule, tu crois qu'on ne connait pas tes trafics ? Rousseau ? De nous tous, tu es l'un des pires ! Ton âge n'égale même pas le nombre de tes victimes !

Alaric tique, serrant les dents tout en scrutant le vide. Arrêt sur image. L'insolence lui fouille les entrailles. Rapidement, un bruit de gorge se fait sentir. Etre sans vie qui, pourtant, cherche son oxygène tout en agrippant l'épiderme de sa gorge. Etouffant et s'écroulant au sol. Simple illusion mortelle. Qu'est-ce qu'il disait, déjà ?

- Une pratique sur le long terme qui n'a jamais mis à feu une ville. Rétorque Alaric d'un ton laconique. Ni décimé une population entière, ou même réduit la nôtre.

Un soupire, puis il reprend.

- J'ai eu ouï dire qu'une ville reste intacte … Jamais colonisée par les nôtres. La population y est dense …

- D'accord, lance une femme à sa droite. Il y a forcément un mais …

L'originel opine du chef, avant de lâcher la bombe.

- Salem.

Les exclamations fusent de toute part à nouveau, s'élevant dans la pièce. Visiblement, aucun n'est d'accord avec ça. Certaines exclamations volent jusqu'à ses oreilles, protestations virulentes. «  La ville des sorcières ! » . «  Aucun vampire ne peut y entrer ! ». «  Elles bloquent l'issue, on ne pourra pas. ». «  Ces garces chercheront à nous tendre un piège. »

Les mains immenses du géant se lèvent, intimant le silence pour qu'il puisse reprendre.

- Plaignez-vous tant que vous voudrez, cette situation est de votre fait. Nous avons certaines sorcières et Lycans de notre côté. Ils sauront être de très bons arguments. Nous trouverons un compromis avec elles.

- Et si on n'en trouve pas ?! Fait la même vampire avec virulence.

Moment de flottement. Alaric étudie longuement la question, ses babines fines s'étirant finalement pour former un sourire équivoque.

- Alors on avisera. »



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MessageSujet: Re: 02 - Prologue saison 3 ♣ Episode 1 & 2   Sam 7 Fév - 18:17


NÉGOCIER POUR MIEUX RÉGNER
« Prologue saison 3, seconde partie »




Salem, frontière de la ville.


Un groupe. Autrefois si puissant, à présent si démuni. Les êtres aux peaux d'albâtre fixent les maisons de la ville. Aux bordures de la route qui s'étend à perte de vue, trois d'entre eux conversent à part. Le panneau placardé du nom du territoire semble les narguer, note les empêchant formellement d'atteindre leur objectif.

«  - On est coincés … Si on tente de franchir la ligne, on crame, fait remarquer l'un des trois.

- Et au-delà ? Demande un grand brun roux aux prunelles azures, détaillant l'espace méthodiquement.

- Il y a un bouclier qui forme tout un dôme sur tout le périmètre. Si on parvient à le relever à un point fixe ... Juste ici, le temps que vous traversiez, ce sera bon. Mais ça va foutre un bordel monstre. Elle va immédiatement le sentir, et pas qu'elle, si tu veux mon avis, intervient une sorcière brune à la peau d'ébène.

Alaric opine du chef, tournant le menton vers une brune à l’allure d'une poupée de porcelaine.

- Eris, partante ? On va devoir s'y mettre à plusieurs sur ce coup là …

La concernée se tourne vers lui, lui offrant un grand sourire carnassier jurant avec son apparence fragile.

- Question stupide, le fossile. Bien sûr que je suis partante.

Une lueur joueuse brille dans ses prunelles, signe qui ne trompe pas.

- Tu as une idée précise en tête ?

Un autre sourire plus pincé de la part de l'Originel, et ce dernier lâche un rire jaune.

- Disons que d'Absac est une vieille connaissance. Ce qui ne va pas nous faciliter la tâche … Gronde le monstre en fixant quelques structures aux fenêtres lumineuses.

- Sérieux Rousseau, te mettre à dos une sorcière aussi puissante ? Je veux même pas savoir ce que tu lui as fait, à celle-là. Ironise l'autre à leur côté, tirant un haussement d'épaules à l’intéressé.

- Ca, ça me regarde. Ambrose, ouvre-nous la porte, tu veux ? Lâche le fossile par-dessus son épaule, s'adressant à la sorcière qui depuis quelques minutes, continue de détailler les remparts invisibles de la ville.

Eris plante son regard dans le dos de celui qui lui a tout appris, n'osant pas trop imaginer ce qu'il a pu faire. Cela ne la regarde pas, de toute façon. Elle surveille simplement la sorcière alors que celle-ci file ouvrir sans rechigner, retirant la note meurtrière comme un vulgaire bout de papier.

- Pratique, ça. Qu'elle lâche simplement.

Avant de prendre les devants, doublant les autres peureux pour franchir la protection magique sans dommage.

- Eris, n- Tente Rousseau en levant une main pour retenir sa protégée de toujours, dents serrées tout en observant la sylphide diaphane franchir les barrières d'un air satisfait.

- Rien à craindre, donc.

Ses yeux clamant clairement et avec satisfaction sa 'ô combien' grande supériorité.

- … Et celle-là, tu l'as trouvée où déjà ? … Demande le grand brun à côté de lui. Arrachant un énième haussement de prunelles au vampire.

- La ferme.

L'aîné rejoint la petite effrontée, s'arrêtant à sa hauteur tout en baissant ses azures vers elle.

- Tu veux un bon conseil, Eris ? Ne sous-estime surtout pas Catherine …

- Et toi, ne sous-estime pas mon odorat, répliqua la petite, sans ciller. Je ne sentais plus la moindre magie. Mais si tu y tiens, je serai plus prudente.

Elle hausse les épaules, sa tête se tournant de nouveau vers la propriété. Magnifique, comme elle aurait pu s'y attendre.

- Prochaine étape ? Demande-t-elle finalement, mettant délibérément un terme à la discussion.

Au vampire de suivre son regard sans répondre, connaissant par cœur le caractère fier de l'Originelle. Rien, si ce n'est une démonstration de force de la sorcière, ne saurait la faire réellement changer d'avis sur le sujet. Et à ce dernier de fixer les propriétés identiques et dénuées d'originalité d'un regard morne.

L'autre dans leur dos semble tarder à franchir les lignes, donnant plusieurs ordres clairs au petit groupe présent. Ils ne logeront pas ici de sitôt. Trouver un arrangement avec elles ne sera pas aisé, et il en a parfaitement conscience.

- Ambrose vient avec nous au cas ou, signale finalement leur confrère en les rejoignant, suivi de près par sa sorcière personnelle. Elle doit être dans le quartier victorien … Ajoute-t-il ensuite en détaillant l'espace d'un regard songeur.

- Oui.

Simple affirmation de la part de Rousseau, qui ne manque pas de jeter un regard dédaigneux à la jeune femme noire.

- Briser une partie de ce bouclier durant un court laps de temps n'est pas évident, mais pas exceptionnel. Ce n'est pas une sorcière qu'il nous faut, mais une troupe entière. Si j'ai refusé la présence de ma louve, ce n'est pas pour rien. Catherine est … Enfin, vous verrez. Allons-y, elles doivent déjà être alarmées.

- Tu peux bien me dire qui a décidé que tu serais le chef ? fait simplement Éris, le ton ennuyé. Son regard coule sur la sorcière, appréciateur. Je suis convaincue qu'elle est plus jolie que ta louve.

L'Originelle emboîte le pas à son protecteur, dodelinant la tête.

- On n'a pas une troupe, Einstein. Tu comptes faire quoi ?‏

Un soupire plus agacé du vampire, et ce dernier lui lance un regard hautain.

- Pas ici, mais elles nous attendent et savent très bien que si on ne revient pas, ce sera le signal d'alarme.

Et d'ajouter avec agacement.

- Tu peux bien me dire qui a décidé de massacrer une métropole entière ? Crache Alaric d'un ton plus menaçant, et pourtant, sans même ciller, ni déformer ses traits d'ange bien trop trompeurs. Je ne fais qu'agir et réparer les pots cassés. Tu veux foncer dans le tas et te faire allumer ? ... Susurre l'Originel en s'écartant légèrement, ouvrant les bras pour lui laisser le passage. Mais fais toi plaisir, ma chère Eris. On se revoit en enfer.

Les prunelles de l'Originelle se plantent sans la moindre crainte dans celles de glace. Rare être disposée à ne pas craindre le Français. Elle qui le connait depuis si longtemps ... C'est à peine si leur différence de quelques siècles est notable. Au point où ils en sont ...

- Arrête ton manège, ça ne me fait pas peur. Je te signale que je n'ai pas non plus participé à ces singeries. C'était un délire des jeunes.

Elle passe tout de même devant le fossile en levant légèrement le nez, tous les sens aux aguets. Elle sait qu'il ne la laisserait pas crever, de toute façon. Ses sens la picotent, et sa langue claque sèchement tandis qu'elle tourne le nez vers une rue, une comme une autre. Tout se ressemble. Les quartiers de ce type semblaient pourtant appartenir uniquement au passé.

- Ça vient de par là. fait-elle simplement, avant de brusquement s'arrêter. Et ça s'étend. Le comité d'accueil se prépare déjà.

Éris recule sagement d'un pas en fronçant les sourcils, se retournant vers le Français.

- Je sais pas ce que t'avais en tête, mais fais vite.

Alaric n'a pas le temps de répondre. Le choc est immédiat. Vif. Insupportable.

Blackout.

Les trois Originels s'écroulent, leurs genoux s'écrasant contre l'asphalte. Un odeur de souffre pénètre leurs sens, une odeur de pourriture. L'air devient imposant, s'engouffrant dans leurs poumons morts. Ils n'ont plus besoin de souffle, pourtant, l'espace noie leurs cages thoraciques, les bloquant totalement, les empêchant de cracher la moindre syllabe. Les réduisant à l'état de pauvres pantins. Alaric sent les os de sa carcasse s'enfoncer dans le bitume, ses mains longilignes se plaquant contre l'épiderme de sa nuque. Lèvres déformées, langue apparente sous ses lippes fines. Tous les signes sont là. Ils semblent étouffer. Agoniser. Rien n'est naturel. Les prunelles légèrement trempées de larmes de la bête papillonnent, ses azures scrutant avec rage une grande blonde se tenant là. Droite comme un I. Fière et noble, mains sur les hanches, sourire exaspérant placardé sur ses lippes roses. Catherine d'Absac.

Cette sale garce.

- L'enfer ? Oh, mais voyons Rousseau, tu sais très bien que je peux faire mieux que ça. » Qu'elle s'exclame, ton joyeux ponctué d'une touche de haine viscérale.



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MessageSujet: Re: 02 - Prologue saison 3 ♣ Episode 1 & 2   Sam 7 Fév - 18:17


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« Prologue saison 3, seconde partie »


Salem, manoir de Marie-Alice d'Absac


«  - Je sais vraiment pas ce que tu lui as fait, mais je te déteste, le Gaulois. susurre son comparse à côté de lui, mine renfrognée et moue écœurée.

Et pour cause, trois Originels aussi puissants qu'eux, réduits et forcés de se plier face à une bande de garces en jupons noirs. Et au centre, cette suffisante et satanée salope des enfers. Fière d'elle, jambes croisées, doigts serrés autour de sa clope fumante. Ils semblent faits comme des rats, saucissonnés sur leurs chaises, leurs membres serrés dans les étaux d'argent.

- Je dois dire que vous m'épatez vous trois … Surtout toi là, le Français. Avoir le culot de venir sur mes terres, après tant d'années … Et pour oser me demander un service, en plus ! Vous tombez de plus en plus bas, vous autres. Les enfants de Caïn … Jubile-t-elle en tirant une latte sur sa cigarette. Mon cul, oui ! Des tas d'hypocrites, d'enfants gâtés qui se croient supérieur sous prétexte d'avoir plus de chiffres à leurs compteurs. Vous êtes pathétiques ...

- Catherine ! Proteste une grande rousse à peine plus jeune à ses côtés, moue pincée et prunelles foudroyantes. Ne jure pas sous mon toit.

Et c'est à peine si la concernée lui adresse un regard.

- Détends-toi un peu petite sœur … S'esclaffe la cinquantenaire, non sans continuer de jauger ses petites trouvailles, plus une sorcière à peau d'ébène allongée sur le sol. Inconsciente, ou peut-être même morte. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se targuer de tenir en ridicule nos pires ennemis.

Alaric grimace, retenant un grognement tout en tirant sur ses liens d'argent. Cul planté sur une chaise, contraint de fixer la ménopausée qui se tient en hauteur. Voir les gens de haut, elle adore. Ils ont au moins ça en commun.

- C'est triste, on voulait négocier de façon parfaitement civilisée. grogne Éris, la voix rendue un peu plus rauque par le contact cuisant de l'argent contre sa peau. Ses prunelles cherchèrent celles de la chef. Vous êtes Catherine, je suppose ? Son ton se fait plus mielleux. Je n'ai entendu parler de vous qu'en bien, ce serait dommage que vous ruiniez votre réputation comme ça, non ?

La tirade tire une grimace à la concernée, et un sourire espiègle à Alaric. Ca, c'est bien la fille qu'il a pratiquement éduquée. Poupée perfide et blessante.

- Oh, et tu crois que je ne sais pas qui tu es … Qu'elle rétorque malgré tout sans leur épargner son sourire hypocrite. Eris … Prétendue déesse … Laisse-moi rire, encore une salope millénaire qui s'ennuie au point de s'inventer une vie.

Léger claquement de langue.

- Cath, ça commence à bien faire. S'insurge la rousse, tout en triturant les plis impeccables de sa robe aux couleurs pastelles.

La chaise où se tient la rouquine bouge de plusieurs centimètre, éloignant le parasite de Sainte patronne. D'un geste plein de dédain, Catherine continue de fumer tranquillement, scrutant ses nouvelles proies comme une menthe religieuse. Sa petite sœur à beau piailler et se plaindre, rien à faire, son cul bien empaqueté dans sa tenue de ménagère refuse de coopérer.

Alaric commence déjà à s'ennuyer.

- Ecoute-là donc, Catherine. Quelle image déplorable, toi qui cherche tellement à la soigner … Tu crois qu'on est seuls ? Ricane Alaric, ses épaules tressautant légèrement, un nouveau fou rire dément guettant le vieillard aux traits éternellement jeunes. Nous avons une ville entière derrière nous.


- Vous ne croyez quand même pas que la Déesse de la Discorde se serait déplacée simplement pour votre vieille peau, pas vrai ? Oh, oui, elle empeste la crème anti-ride et autres produits de rajeunissement. Autant piquer à où cela fait mal, puisque la façon douce n'avait fait que provoquer des étincelles, désormais allumées au fond des yeux de l'Originelle. Un petit signe de tête est fait en direction d'Alaric. Comme il dit : New-York en entier est sur nos talons. Pensez-y, vous avez beaucoup à gagner en nous accueillant. Une belle publicité, déjà. La ville recueillant les réfugiés à bras ouverts, ça le fait, non ? Et puis...

Son sourire devient bien plus carnassier, ses traits se déformant en l'espace de quelques instants.

- Vous ne voulez pas voir ce que vous avez à perdre en refusant, vieille bique. Vous avez beau vous prendre pour Héra, vous n'êtes rien face à une armée.

Autant exciter la rage d'Alaric et le pousser à perdre les pédales. Ça n'arrive pas souvent, et c'est toujours un véritable délice.

Les trois voraces attachés offrent la même bouille sadique. Prunelles rougies. Des chaînes d'argent ? Ils dépassent les 3000 ans, frôlent presque les 4000. Il faudra plus que ça pour les faire plier. Pire, pour les faire renoncer. Dans la pièce, les sorcières présentes deviennent aussi pâles qu'un linge. Pourtant, le sourire légèrement moins marqué de Catherine ne disparaît pas.

- … Vous bluffez … Ils sont pratiquement tous morts. Qu'elle affirme.

- Ah oui ? S'amuse l'autre Originel, plus silencieux jusqu'ici. Allez donc dire ça aux centaines de survivants qu'on a avec nous. Sorcières, vampires … Loups.

Exactement ce qu'il fallait, pour que le sourire de l'autre pourriture magique tombe immédiatement.  Son index muni de sa clope presque rongée jusqu'à la garde se pointe vers eux, son dos se courbant tandis que ses traits déformés par la haine s'animent.

- Vous avez ramené ces chiens puants sur notre territoire ?

- Bien-sûr que oui. Rétorque Rousseau du tac au tac. L'air à nouveau blasé, loin de succomber facilement à ses élans de rage. Tu croyais quand même pas qu'on viendrait sans assurer nos arrières ? Moi qui te pensais un minimum douée d'intelligence, d'Absac. Tu me déçois.

- Ca suffit ! Proteste la rousse toujours clouée sur sa chaise. Catherine, n'écoute pas ces vipèr-Hmmmm !

La monologue enfiévré de la sorcière est brutalement interrompu par un voile invisible, et à en juger par la mine de la femme, le même air putride qu'ils ont avalé tout net plus tôt s’insinue lui aussi dans les poumons de la mère de famille. Sa propre sœur n'échappe décidément pas aux moindres caprices de la chef de la confrérie.

- Je vous conseillerais de ne pas vous mettre à dos l'une de vos seules alliées. Susurre Éris, les prunelles toujours aussi flamboyantes. Franchement, vous aurez besoin de son aide, si vous refusez de nous aider.

Un nouveau sourire étire ses lèvres, immense.

- Elle sait à peine tordre une cuillère, crache Catherine, tout en recevant un regard courroucé de la benjamine. Habituée à amoindrir les dons de la plus jeune des deux. Marie-Alice est une femme trop ... Traditionnelle.

Silence. La blonde semble longuement réfléchir, la fumée de sa clope coincée entre ses doigts flétris par le temps s'évaporant jusqu'à leurs narines millénaires. Les prunelles de la soi-disant 'Mère supérieure' de la confrérie fixent le vide, ses lèvres se tordant et s'étirant jusqu'à ce qu'elle craque.

- Les filles, sortez d'ici. Toutes !

- Mais … Tante Catherine, Ils sont trois et … S'interpose une jeune femme aux traits juvéniles, prête à bondir entre la vieille femme et les trois cadavres ambulants. Pauvre petit bout de viande inconscient.

Les pieds de la fille glissent alors, sa petite silhouette allant s'écraser dans les bras de sa mère, qui d'un geste maternel, rattrape aussitôt l'enfant tout en retenant une protestation rageuse.

- J'ai dit : SORTEZ. Fulmine la sorcière, bondissant de son siège et fusillant le groupe d'un regard noir. L'air autour d'eux semble imploser et balayer toute la pièce, faisant voler plusieurs mèches de cheveux sur quelques têtes. Trois fenêtres semblent craquer sous la force de la joute, s'ouvrant dans un claquement sec et laissant un froid hivernal s'insinuer dans toute la pièce.

- Fais attention grand-mère, tu vas te taper un ulcère. » Ironise Alaric , menton levé et prunelles brillantes.

Il le sait. Ils la tiennent. Catherine d'Absac et toute sa clique sont fichues, prises au piège. Et elles sont bien loin de se douter de ce qui les attend. Oh oui, le Français a hâte d'exposer leurs idées à ces mégères ensorcelées.

Salem va changer.
C'est un nouvel âge.


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