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 BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »

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Briseis E. Iseley☞ Chair fraîche gratuite ; libre service !
MessageSujet: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Mer 25 Fév - 21:02

❝SAID IT WOULD BE A BETTER PLACE❞

( c) texas-flood


Février 2053. Les flocons de neige tombaient lentement, recouvrant peu à peu la ville de Salem d’une fine pellicule immaculée. La nuit tomberait dans une heure, il était temps pour Briseis de rentrer. Elle avait une nouvelle fois adapté ses heures pour ne pas être à la merci des créatures de la nuit. Un monde meilleur, qu’on lui avait dit... Mais elle n’avait pas l’impression d’être plus heureuse qu’à New-York. La guerre continuait, les souffrances aussi. Ces rapts étaient peut-être bien pire que le système en place là bas. Au moins, dans la pomme, elle réussissait à vivre ici, elle se sentait en danger permanent.

Saluant ses collègues, la jeune femme rentra dans le petit appartement qu’ils avaient réussi à trouver. Sur le moment, la jeune femme les avait trouvé chanceux, à présent, elle ne voyait plus que la misère de leur situation. Lentement, ses illusions se brisaient une à une. La vie ne pourrait pas être pire, lui avait-il dit. Ils devaient fuir devant le chaos qui gagnait chaque jour un peu plus les ruines de New-York. Leur avenir n’était plus là... Bràn avait réussi à la convaincre, elle avait laissé derrière elle le seul souvenir de ses parents. Oh, elle avait bien sûr pris tout ce qui pouvait leur servir une fois dans leur nouveau chez eux : draps, casseroles, Bible... Mais plus jamais elle ne pourrait revivre ses souvenirs d’enfant lorsque le manque se faisait trop fort. Oui, Briseis se faisait mal à cette nouvelle vie. Elle souriait, prétendait aller bien... Se forçait à être heureuse mais dans le fond, elle ne l’était pas vraiment. Alors, elle avait écumé les restaurants et les bars, cherchant un lieu de travail où elle ne serait pas confrontée aux seuls vampires, sorciers ou loups et l’Insomnia, parce qu’il accueillait tout le monde, lui parut être le meilleur choix. La gérante était une vampire mais semblait ne pas vouloir accepter sa nature. L’humaine comprenait bien sa démarche mais s’interrogeait parfois, sur sa faculté à résister à l’appel du sang... Qu’importe, elle n’autorisait personne à boire du sang et la brune se sentit suffisamment en sécurité pour y passer ses journées. Après tout, la vampire ferait barrage, si jamais un congénère voulait outrepasser ses règles. Du moins elle voulait y croire.

Elle ne comptait pas ses heures, même si, pour des raisons évidentes, elle rentrait toujours tôt. Elle assurait donc le service du matin. Marchant dans la neige qui craquait sous ses pas, elle serra son écharpe autour de son cou. Les températures négatives n’en finissaient pas et elle avait terriblement envie de soleil. Un beau soleil dans un ciel bleu, pour se souvenir que la beauté était toujours de ce monde. Alors qu’elle marchait, elle songeait également aux fruits et légumes. Mais pour l’instant, elle devait se contenter des restes qu’elle était autorisée à prendre pour quelques jours encore. Ensuite, une fois qu’elle aurait son salaire, elle devrait se débrouiller pour acheter les végétaux dans un marché. Mais en été, elle pourrait peut-être aller en forêt avec Bràn pour en cueillir ? Non. Il aurait sûrement autre chose à faire, il fallait qu’elle arrête de dépendre de lui.

Soupirant, elle monta les marches et poussa la porte de leur nouveau logement. Vide. Soufflant dans ses mains pour les réchauffer, elle tapa ses pieds avant d’entrer et se secoua vigoureusement. Le nez et les joues rougies par le froid, elle se dirigea dans la cuisine. Là, elle fit bouillir de l’eau et se prépara un café pour se réchauffer. Portant le liquide brûlant à ses lèvres, elle entendit Bràn rentrer. « Bonsoir ! »  Elle sourit. « J’ai fait du café, tu en veux ? ».Elle lui tendait déjà une tasse, bien loin de se douter que le loup irait certainement lui avouer d'ici peu quelques erreurs. Reprenant une gorgée, elle frissonnait encore. Depuis leur première nuit ici, elle tremblait de froid.  
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Fév - 20:52

New York was ruined. I couldn't let you there.
   
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.

Le trajet jusqu’à Salem avait pris plusieurs jours, certains plus difficiles que d’autres et il s’était demandé s’il n’avait pas fait une erreur. Pousser Briséis à quitter l’appartement qu’elle avait toujours connu pour plusieurs jours de marches jusqu’à Salem, en traversant bois et routes abandonnées avait été un pari risqué. Ca avait été difficile pour elle, et ça l’était encore aujourd’hui. Pourtant, Bràn avait porté tout ce qu’il pouvait porter en matière de sacs et d’affaires que la jeune femme avait souhaité garder avec elle. Le loup n’avait pu lui en vouloir de conserver des choses, quelques souvenirs et affaires utiles. Après tout, ils ignoraient ce qu’ils allaient trouver là-bas. Et Bràn avait volontairement évité de révéler à la jeune femme que les loups-garous et les sorcières ne s’aimaient pas du tout, encore pire que les vampires. Du moins concernant Bràn, car les autres lycans (pas tous mais la grande majorité) restaient accrochés à leurs originels. Ce fut au bout du troisième ou du quatrième jour que Salem apparut devant eux, une nouvelle vie commençait.

***

La neige tombait à gros flocons depuis quelques temps et rendait le travail difficile pour Bràn. Toutefois, il ne semblait pas se plaindre et faisait ce qu’on lui demandait, une des rares fois où il le faisait sans broncher d’ailleurs. Sûrement était-dû à la particularité de l’endroit. Il était en forêt constamment, du moins, une bonne partie de la journée et il se défoulait autant que possible, ce qui calmait ses ardeurs de loup. Qui plus est, il avait eu la bonne surprise de voir que suite à la chute de New York, quelques lycans s’étaient rebellés et s’étaient détachés de leurs maîtres. En soi c’était un grand pas en avant, mais Bràn ne se rapprochait encore pas trop d’eux, car il avait toujours en tête cet asservissement, et il ne fallait pas oublier que les Originels se planquaient dans le même coin de Salem que lui et Briséis. En termes de danger, cela restait au même degré, peut-être un peu moindre, certes, mais il n’était toujours pas tranquille. Savoir que Briséis rentrait avant la nuit était donc un soulagement pour lui, même s’il essayait de venir la chercher assez souvent.

En qualité de bûcheron, le lycan avait accès à une ressource première et c’était bien pratique étant donné leur condition précaire. Le deux pièces n’étaient vraiment pas très grand et surtout, il était quasiment vide… Heureusement qu’ils avaient pu récupérer des affaires de l’appartement de Briséis. Ils mirent du temps, mais avec de l’imagination, Bràn réussit à leur faire un matelas avec les moyens du bord, en bourrant plusieurs tissus cousus de plumes d’oie et autres trucs doux qu’il avait pu trouver de ci de là. Il ne fallait pas oublier que le loup avait vécu en mode système D pendant des années, il avait donc deux trois combines, et surtout… Il savait où trouver des choses dont les habitants de la ville ne se serviraient plus. Ce soir d’ailleurs, il ramenait une table pliable de fortune. Elle n’était pas grande mais suffisante pour deux. Ce serait toujours mieux que de manger assis par terre. Quelques jours auparavant encore, il avait trouvé un vieux poêle à bois, ce qui permettait de réchauffer un peu la pièce même s’ils avaient en général juste assez de bois pour une nuit. Quand ce n’était pas le cas, comme en ce moment, Bràn se changeait parfois en loup pour que la jeune femme n’attrape pas froid, sa forme canine arborant un superbe pelage épais d’hiver.

Poussant la porte de l’appartement, il se frotta les mains et posa sa table encore pliée dans l’entrée. Ses mains étaient marquées par les gerçures mais guérissaient lentement, toujours plus vite ceci dit que s’il avait été un simple humain. Congelé, Bràn retira rapidement ses vêtements et vint attraper la tasse que la jeune femme lui tendait. « Hey.  Merci. ». Il sourit et soupira de soulagement en sentant la chaleur réchauffer ses mains gelées et abîmées par le bois. Il en avait ramené d’ailleurs. « Ca a été sur le chemin du retour ? ». Oui, car la neige c’était bien, mais la boue que ça produisait l’était beaucoup moins. Il aurait d’ailleurs bien eut besoin d’une douche. Chose qu’il prendrait rapidement en comptant le temps pour que Briséis puisse également avoir de l’eau chaude. « Tu grelottes encore, ça va ? Je vais faire un feu. ». Il se dirigea près du poêle et craqua une allumette. « J’ai trouvé une table aujourd’hui. ». Il se retourna et sourit, fier de sa trouvaille. « Ca ne vaut pas une table bon marché mais ce sera toujours mieux que rien. ». Soufflant sur la braise, il faisait en sorte que le bois prenne, le loup avait fait au mieux pour le garder au sec.

Ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes de lutte acharnée que la bûche prit et que le poêle se mit à faire son job, réchauffer la pièce. « Mets-toi près du feu, tu es glacée. ». Il la frottait énergiquement mais avec ses mains abîmées c’était pas le top, alors il s’arrêta et prit une gorgée de café. « Désolé ». De ne pas pouvoir être plus utile que ça ce soir pour la réchauffer.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Fév - 22:04

❝THANK YOU FOR CARING SO MUCH❞

( c) texas-flood


Briseis repensait à leur trajet. Quatre jours de marche. Les journées lui avaient paru longues et elle se souvenait particulièrement bien de son sentiment d’insécurité, lorsque, dans la forêt, un bruit étrange et le regard soucieux de Bràn suffisait à éveiller ses sens ou bien cette drôle de sérénité qu’elle éprouvait à pouvoir être dehors, dans la nature, comme coupée du monde ou plutôt dans un nouveau monde. A présent, ils avaient emménagé dans un quartier de Salem où le danger était permanent. Si le loup lui avait annoncé qu’ils construiraient une cabane dans les bois et resteraient à l’écart dans une forêt protectrice, nulle doute qu’elle aurait accepté sans broncher. Il fallait dire qu’elle n’osait jamais vraiment le contrarier et lui faisait confiance, se trouvant chanceuse qu’il reste à ses côtés. Après tout, ils n’étaient pas un couple. Qu’étaient-ils alors ? Briseis, avec le temps, le considérait comme un ami sous forme humaine et comme une peluche vivante sous sa forme lupine. Un ami ? Non... Elle ne se confiait pas souvent à lui quand il était humain. Elle n’y arrivait jamais. Quand il était un loup, elle se montrait vraiment plus spontanée. C’était le jour et la nuit. La jeune femme était tout simplement plus à l’aise et se sentait moins intimidée. Etrange ? Peut-être. Mais il avait des mimiques si adorables qu’elle ne pouvait pas ne pas craquer.

Et puis cette fourrure. Bràn l’ignorait sûrement mais elle le trouvait magnifique quand il était un loup. Sa fourrure, épaisse, soyeuse, douce, était si réconfortante les nuits où le feu ne suffisait pas. Il était évident qu’elle n’irait pas se coller à lui, même gelée, une nuit d’hiver. C’était une question de bienséance et d’honneur. En revanche, quand il était un loup, elle n’avait aucun problème, oubliant toujours l’homme aux yeux d’émeraudes qui se cachait sous le regard doré du loup noir. Mais voilà. Leur arrivée à Salem n’était plus aussi porteuse d’espoir.

Très vite, Briseis avait compris que les problèmes n’avaient fait que se déplacer. Au début, savoir que des sorciers dirigeaient la ville ne l’avait pas plus dérangée que ça mais quand elle entendit parler des raids... Un profond sentiment de désespoir lui avait écrasé le coeur : tout allait recommencer, en pire ? Si à New York les vampires avaient tous les droits, dans son quartier, c’était vivable. Mais ici... A un moment inconnu, ils pouvaient sortir et tuer comme ils le voulaient. Encore une fois, les hommes étaient les victimes impuissantes. Elle qui avait rêvé d’une vie meilleure avec... Lui. Elle avala une gorgée du liquide brûlant, songeant qu’il lui faudrait pourtant trouver quelque chose. Elle ne voulait pas rester à Salem si c’était de nouveau pour vivre dans la peur... Oui, lentement, l’idée commençait à germer.

Elle lui tendait la tasse alors qu’il rentrait. Elle hocha la tête pour répondre à sa question. « Oui... Il faisait encore jour alors... ». Comme toujours, elle le rassurait. Et était peinée de voir qu’il la traitait comme... Une petite soeur ? Oui. Voilà. Elle était une petite soeur. Et cette idée ne la satisfaisait pas vraiment, même si elle ne disait rien. Il remarqua qu’elle avait froid. Il savait toujours tout et c’était toujours aussi déstabilisant. « Oh vraiment ? C’est une très bonne chose ! ». Elle l’avait suivi et l’observait allumer le feu. « Oui, c’est sûr ! ». Elle sourit, vraiment confiante et d’accord avec lui. Oui, elle n’était pas une femme difficile et savait se contenter de ce qu’elle avait. Après tout, elle avait toujours vécu ainsi. Une flamme vint soudain lécher le bois et lentement une douce chaleur bienfaitrice se fit sentir. Ne se faisant pas prier, elle s’assit à côté du poêle et ajustait son pull quand il posa soudainement ses mains sur elle et...La frotta. Briseis se tendit instinctivement et baissa la tête, rougissant. Son rythme cardiaque avait accéléré. Quelle... Idiote. Il ne voulait que la réchauffer et elle était gênée que parce qu’il la frottait. Son cas était vraiment désespéré... Bràn pensait que c’était la faute d’Emily mais dans le fond, la rouquine avait toujours eu raison. Et il ne tarderait pas à le lui prouver une fois de plus. Il s’excusa. « Non c’est rien... C’est...Merci pour le feu. » Elle n’avait pas pensé à essayer de l’allumer. Non vraiment, elle était vraiment idiote parfois. Pas étonnant qu’il ne l’ait jamais perçu comme une menace ou bien qu’il ne la considère que comme la gamine sur qui il fallait veiller.

Il fallait que ça change...
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Ven 27 Fév - 20:44

I feel like I need to. Take care of you.
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Le loup ne savait pas prêter attention à ses ressentis, ses émotions. Au-delà de son cœur c’était surtout l’instinct animal qui dominait toujours tout chez lui, suivre ses sentiments était devenu obsolète au fil des ans. C’était sûrement l’une des raisons pour laquelle Briséis avait tant l’impression qu’il la voyait juste comme une simple « sœur », ou une « amie » qu’il fallait protéger. Ce n’était pas foncièrement de la faute de Bràn s’il n’était pas doué pour montrer ce qu’il éprouvait pour quelqu’un, et face à son attitude des plus inverses, lorsqu’il était avec elle, cela ne faisait aucun doute quant à ses ressentis pour la jeune femme. Du moins, il savait tenir à elle, mais n’allait jamais puiser plus profond, derrière ce simple sentiment que l’on pouvait considérer de simple « sentiment de façade ». Le lycan n’était pas dupe et il savait combien la route avait été pénible pour elle, même si ils avaient été plus ou moins tranquilles, sauf la nuit, quand Bràn entendait un bruit suspect à cause de son ouïe surdéveloppée. Même sous forme humaine, il pouvait avoir des réflexes de loup et il était bien conscient qu’il lui avait fichu la trouille quelques fois à tourner la tête beaucoup trop vite en direction d’un buisson plongé dans l’obscurité.

Jusque-là, pourtant, Bràn et Briséis avaient toujours eu de la chance de s’en sortir. Ils s’en étaient tirés sans trop de problèmes, même lorsque New York était réduit à feu et à sang. Quelque part, le loup pensait que peut-être Dieu souhaitait protéger l’être si pur qu’était la jeune femme, car outrepasser tous les dangers relevait tout bonnement du miracle vu la conjoncture actuelle…

Congelé, le lycan finit par rentrer dans leur petit appartement modeste. Comparé à celui que Briséis occupait à New York, celui-ci était clairement plus petit, mais avec deux salaires, le loup savait qu’ils finiraient par prendre un meublé et plus grand que l’actuel (qui était quasiment nu). Avec les moyens du bord, le loup avait réussi à leur faire un lit des plus douillets, bon, en soi, ça ne valait pas un vrai lit, mais ils ne sentaient pas la fraîcheur du sol, ni même l’humidité. A dire vrai c’était tellement « moelleux » et ils avaient tellement récupéré de couettes que le loup y passerait bien ses journées avec un bon feu dans le poêle. Voir que la brune n’avait pas essayé de faire un feu ne l’inquiéta pas, il ne la prenait pas non plus une idiote et n’avait aucune pensée mauvaise à son égard. Jamais. Attrapant son café entre ses mains, il s’écarta du liquide bienveillant le temps d’allumer un feu qui mit du temps à faire son apparition. Une fois fait, il laissa Briséis s’installer devant et commença à la frotter de ses mains abîmées et plus rêches que d’habitude. En tant que loup, le fait que la brune se raidisse d’un seul coup lui fit comprendre bien des choses : elle était gênée. Il s’arrêta alors. Non pas parce qu’il la sentait anxieuse, mais parce que ses mains étaient plus douloureuses qu’il ne l’aurait cru.

Bràn l’observa et esquissa un sourire en reprenant sa tasse et en se posant près du feu. « C’est… Quoi ? ». Il sourit de plus belle et but une gorgée de café, puis, baissant les yeux, il laissa échapper un soupir de ses lèvres. « Je sais que ce n’est pas la grande joie ici… Que nous sommes plutôt à l’étroit mais… J’espère pouvoir ramener davantage de trouvailles, afin que ce soit plus potable et présentable. Dès que nous aurons assez d’argent pour déménager, on prendra quelque chose de plus grand, je sais que tu n’aimes pas vraiment partager le même lit que moi à cause de… Dieu ? ». Il ne lui en voulait pas et le ton n’était pas du tout agressif. A dire vrai, travailler dans les bois toute la journée le calmait énormément. Oh, bien sûr, si on le cherchait, le loup redémarrait au quart de tour et se mettait à grogner, mais tout de même, avec Briséis il s’était… Assagi. Juste avec elle. Bon, certes, de temps à autre ça lui arrivait de la taquiner… Il était joueur, comme un gosse, ou un chiot.

Ne pouvant la frotter pour la réchauffer comme il voudrait, Bràn termina sa tasse de café et revint se coller à elle afin de faire passer un peu de chaleur humaine. Il ne la frottait pas mais l’entourait de ses bras sans aucune arrière-pensée, même s’il devait admettre qu’elle avait une odeur de fleurs des bois… Fort appétissante. Lorsqu’il était loup, ça le décontenançait énormément, sous forme humaine, un peu moins, mais quand il se trouvait très près d’elle il ne pouvait s’empêcher de respirer son odeur en toute discrétion (ça risquerait de la faire flipper sinon). Le loup savait son anxiété lorsqu’il s’approchait trop près d’elle, tout comme il savait que sous sa forme animale, Briséis faisait soudainement tomber toutes ses barrières. Combien de fois l’avait-il tout simplement écouté parler, pendant des heures, réclamant parfois des gratouilles derrière l’oreille comme elle savait si bien le faire. Cette chose était une véritable tuerie et la jeune femme était la seule à pouvoir le toucher de cette manière.

Bràn ne bougeait pas, restant contre elle quand il eut soudain l’irrésistible envie de la taquiner. « Ca te dirait de prendre une douche chaude avec moi ? ». Visiblement, il était l’homme le plus sérieux du monde à ce moment-là. Pas sûr que la jeune femme le prenne…. « bien ».



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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Ven 27 Fév - 23:10

❝PLEASE DON’T MAKE FUN OF ME❞

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Si la jeune femme ne voyait pas Bràn comme une personne froide, sans aucune émotion, elle devait bien avouer que parfois elle ne comprenait pas vraiment. Il prenait soin d’elle et peu à peu elle voyait leur relation comme quelque chose de fraternelle. Une petite soeur dont il s’occupait parce qu’il la pensait incapable de survivre seule. Mais elle avait vécu seule de longues années avant qu’ils ne se rencontrent. Au mieux, elle était donc un poids pour le loup qui se sentait obligé de se préoccupait d’elle alors que clairement il préférait la liberté. Pourquoi restait-il alors ? Parce qu’il la pensait incapable de tout faire sans aide. Il devait la voir comme une faible créature qu’il valait mieux garder sous verre, autrement sa vie serait fauchée en une fraction de seconde par un vampire en soif de sang. Ses sens plus développés lui faisaient percevoir des choses qui lui étaient totalement invisibles ou inaudibles. Perturbant. Parce qu’il entendait les battements de son coeur et pouvait sentir ce qu’elle ressentait. Elle qui était habituée à être pudique et à ne pas transmettre exactement ce qu’il se passait en elle, elle avait compris que prétendre avec lui ne marchait pas vraiment. Alors, avec le temps, elle avait appris d’autres ruses. Dire la vérité sans tout dévoiler.

Chaque nuit, elle s’arrangeait pour être le plus loin possible de lui, par réflexe. Mais cette crainte qui la tenaillait la fatiguait. Elle en avait assez de lutter mais c’était viscéral : un instinct de protection. Mais quand il était un loup, elle n’avait aucune crainte pour venir se blottir contre lui. D’ailleurs, très souvent, dans son sommeil, elle glissait une main dans son pelage. Une fois. Deux fois. Elle enfouissait son nez et restait là, cherchant sa chaleur. Elle ne pensait pas vraiment à déménager. Pour aller où ? Elle n’en savait rien. Salem ne correspondait pas à son idéal de vie et les nuages obscurcissaient chaque jour un peu plus son ciel. Elle se demandait pour la première fois quelle vie elle pouvait réellement espérer. Bientôt, elle reconnut qu’Emily avait raison : les humains ne faisaient que survivre et rêver à une famille... Utopique. Assise près du feu, elle se tendit quand le loup posa les mains sur elle. Il ne lui faisait pas mal mais elle n’était pas habituée et être touchée de la sorte la gênait toujours.

Briseis hocha les épaules. Elle n’avait pas vraiment réussi à exprimer sa pensée. Les mots se bousculaient dans son esprit. « Euh...C’est déjà gentil de veiller sur moi. ». Oui. C’était sûrement quelque chose comme ça qu’elle voulait dire. Finissant sa propre tasse, elle leva la tête quand il soupira, anxieuse. Mais il lui expliqua alors qu’il regrettait leurs conditions de vie. Penchant la tête sur le côté, elle le laissa aller au bout de sa réflexion avant de lui répondre, un peu affolée et peinée. « Euh... Non...Je... Oui. Une femme ne devrait partager le lit d’un homme que si elle est sa femme... C’est une question d’honneur mais aussi de... Sécurité... ». Elle piqua un fard. « On a un toit, c’est le plus important. ». En fait, elle comprenait son discours comme une volonté de séparer leur chemin. Ils allaient être des colocataires... Il ferait sa vie. Elle ferait la sienne. Et un jour il partirait et elle resterait désespérément seule jusqu’à ce qu’un jour son cadavre ne jonche dans une rue, vidé de son sang, le regard vitreux. Plongée dans ses pensées défaitistes, elle le sentit soudain se coller à elle.

La brune sursauta. WHAT ? Elle avait failli lâcher sa tasse. Surtout quand elle se retrouva enlacée. Son coeur s’arrêta de battre avant que son rythme ne s’emballe encore. Si en apparence, elle paraissait calme, à l’intérieur c’était une vraie explosion de sentiments et de réactions qui s’entrechoquaient et la tétanisaient. Désemparée, elle ne savait pas comment réagir. Démunie, elle voulait réagir mais elle avait tellement peur de blesser l’homme qu’au final elle restait juste immobile. Il avait ainsi tout loisir d’humeur son odeur sucrée de fleurs des bois. Elle ignorait avoir un effet spécial sur lui. Autant en loup elle n’avait pas peur de l’attraper et de le gratouiller ou de le câliner, autant en humain, elle se montrait toujours plus distante. Et la question tomba. Elle sonna terriblement faux aux oreilles de la jeune femme. Choquée, elle crut avoir rêvé la question. Il n’avait pas pu...

Sa première réaction fut de la peur. Le temps qu’elle ne comprenne. L’observant, il avait l’air vraiment très sérieux mais il savait qu’elle était très attentive déjà par rapport à cette histoire de partager un matelas alors une douche... Il se jouait d’elle. Il se moquait d’elle. Un voile de tristesse passa dans son regard et elle baissa les yeux, pour cacher sa peine. Il la penserait sûrement gênée. « Je ne peux pas, ce ne serait pas bien. » Elle sortit de son emprise et attrapa les tasses pour les laver. Oui... Il fallait se faire une raison. Ses rêves étaient futiles. Et son jeu était cruel. Elle se mordit la lèvre pour retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Et sans crier gare, elle se précipita dans l’entrée, attrapa son pull et son écharpe et quitta les lieux en trombe.

Ses larmes débordèrent de ses yeux. Tout le monde venait à se moquer d’elle. Elle se détestait. Pour la première de sa vie, elle en voulut à ses parents de lui avoir parlé de Dieu. Sans Lui, elle serait peut-être plus heureuse, à ne pas suivre des principes idiots qui lui bouffaient la vie. Et lui... Lui, il partirait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 28 Fév - 12:20

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Le lycan ne voyait pas à mal ses paroles et ses petites taquineries, pour lui ce n’était pas de la moquerie, cela relevait plutôt d’un test, comme s’il cherchait à voir plus loin, ou que son subconscient cherchait à savoir si elle pourrait éventuellement avoir des sentiments pour lui. C’était une attitude très idiote, mais Bràn ne voyait vraiment pas le mal là-dedans. Briséis était gênée, cela se sentait dans ses muscles crispés et encore plus quand il vint l’enlacer sagement pour la réchauffer, encore une fois, il ne voyait pas le mal là-dedans, mais il comprit bien vite les pensées dans la brune quand elle lui avoua qu’un homme ne devait partager le lit avec une femme que s’ils étaient… Mariés. La conception même de mariage perturba le loup qui arqua un sourcil. « Honneur ? ». Oui, que venait faire l’honneur là-dedans, et surtout… A cette époque de désolation ? Le loup respectait sa position et son envie de se marier avant de réellement faire confiance à un homme, pour se coller à lui etc… Mais quelque part, ce n’était pas perdre du temps ? Surtout lorsque l’on pouvait, lui comme elle, mourir du jour au lendemain ? Il devait admettre qu’il ne comprenait pas très bien cette partie, chose que Dieu semblait clairement prodiguer dans sa Bible, il avait feuilleté quelques pages en douce.

La sérénité du moment ne tarderait pas à voler en éclat à cause d’une simple petite question qui se voulait « enfantine ». Bràn était joueur et savait être aussi bête qu’un gamin quand il s’y mettait, il ne pensait pas que cette simple question ferait autant de peine à la jeune femme. A peine eu-t-elle répondu qu’elle se libéra de son étreinte pour filer laver les tasses. Le lycan plissa les yeux en la voyant faire puis n’entendit que la porte claquer soudainement. Briséis ressentait plusieurs émotions contraires, il sentit la tristesse l’envahir. Qu’est-ce qu’elle avait ? Il ne lui fallut qu’une micro seconde pour comprendre qu’elle venait de sortir dehors, dans la nuit quasi noire. D’un geste vif, Bràn se redressa et attrapa sa veste avant de filer à sa suite, après s’être tout de même assuré de fermer la porte à clé de leur appartement, les nuisibles rôdaient partout. Le lycanthrope avait encore du mal avec les dates des raids, mais la savoir dehors dans la nuit ne le rassurait pas du tout. Il ne la voyait pas comme une poupée de porcelaine à protéger, il voulait simplement qu’il ne lui arrive rien de mal. Rien de mauvais.

Poussant la porte du rez-de-chaussée d’un geste brusque, il la chercha des yeux, sentant l’odeur de la neige et des marais remonter jusqu’à ses narines. Bràn ne la vit pas tout de suite, et comme ils n’étaient pas seuls dehors, maintes émotions et odeurs différentes lui parvenaient au visage, sans parler du vent froid qui annihilait certains sens. Sous forme humaine, le loup-garou n’aimait pas vraiment le froid, alors que sous forme animale c’était différent, il était protégé par sa fourrure hivernale. « Briséis ?! ». Les flocons tombaient drus, et de la fumée s’échappait de ses lèvres chaque fois qu’il soufflait. Frissonnant, il se dit que la brune allait être glacée s’il ne lui mettait pas la main dessus tout de suite. Il s’avança et finit par la trouver au bout de quelques minutes. Le cœur du loup battait la chamade, et c’était un peu agacé qu’il la trouva. Agacement qui n’était pas perceptible, pas cette fois, car il vit les larmes ruisselantes sur ses joues. « Que se passe-t-il Bri ? J’ai fait… Quelque chose de mal ? ». Oui, il ne comprenait pas. « On ne peut pas rester dehors, une tempête de neige s’annonce et tout va se transformer en bout incessamment sous peu. Il faut qu’on rentre au chaud, viens ! ». Il lui prit doucement le bras et se retourna en voyant qu’elle n’était peut-être pas décidée à le suivre. « S’il te plait ! ». Bràn la fixait de ses prunelles émeraude qui viraient légèrement au dorée lorsque le loup se manifestait en son for intérieur ou qu’il risquait de se transformer. Ce n’avait rien à voir avec la colère à ce moment-là, juste avec le climat, le loup cherchait à se protéger lui-même du froid et pour ça il essayait de lui faire comprendre qu’il avait besoin de muter, mais l’homme ne l’entendait pas de cette oreille.

Il observait Briséis et commençait à se faire un peu pressens. « Tu es gelée, rentrons maintenant s’il te plait, on en discutera à la maison. ». Bràn ne la quittait pas des yeux, ses mains lui faisait un mal de chien et il pouvait d’ores et déjà sentir les crevasses se former aux jointures de ses doigts. « Viens ! ».



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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 28 Fév - 13:14

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Le problème c’était que le test de Bràn, Briseis le connaissait. Ou plutôt, elle en connaissait une variante. C’était déjà arrivé par le passé qu’un homme, sentant la « faiblesse » de la jeune femme, ne s’arroge quelques droits, ne pensant pas qu’elle aurait le cran de se défendre. Des rires compatissants au début qui se transformaient bien vite en une discussion stérile où le dit mâle montrait par A + B à la serveuse qu’elle se trompait, que la vie était courte et que tous les deux feraient mieux d’en profiter. Une conception que le loup lui-même semblait partager avec le genre masculin. Mais Briseis se trouvait désarmée dans ces moments là, se sentait forcée à aller dans un sens qui ne lui convenait alors pas. Alors, elle disait non, poliment, pour ne pas blesser et là... Tout dérapait. Le mâle blessé dans sa fierté d’être rejeté montrait les crocs et lui assenait toutes les paroles les plus blessantes. Des mots qui touchaient toujours leur cible qui battait en retraite, les larmes aux yeux, se sentant à la fois humiliée et blessée. Alors la question du loup, elle s’y attendait. L’honneur était une valeur qui était totalement inutile en ces jours sombres. Le genre humain perdait Foi et Espoir, menant une vie d’excès. Elle ne les blâmait pas. Elle se blâmait elle-même de ne pas être capable de passer au dessus. « Oui, l’honneur... ». Mais, sentant le jugement dans le regard de Bràn, elle ne supporta pas. Il était comme les autres. Elle pensait qu’il aurait eu la décence de ne pas jouer avec elle comme il le faisait. Il était en train de tout gâcher. Il gâchait toute leur relation parce qu’à ce moment là, elle ne voulut plus être la petite soeur. Elle n’avait pas besoin de lui pour survivre.

Loin de penser qu’il testait ses sentiments à son égard, plus ou moins consciemment et surtout très maladroitement, elle se libéra de son emprise et fila laver les tasses pour cacher sa peine, sa déception. De lui... Elle avait cru qu’il serait différent et il venait de lui faire toucher le fond du ravin dans lequel elle tombait depuis qu’ils étaient arrivés ici. Ne supportant plus de devoir se justifier, de devoir faire face à sa solitude parce que personne ne pouvait jamais vraiment accepter ses envies, elle prit la fuite. Ils ne pouvaient être amants, et ils ne pouvaient être amis. Plus après ce qu’elle avait senti dans ses réactions.
Elle avait poussé la porte de l’entrée et descendu les quelques marches en sautant dans la neige. Elle marcha d’un pas rapide et tourna à la première intersection pour être hors de sa vue, et fit de même la suivante, ne prenant absolument pas garde à ceux qu’elles pouvaient croiser. Les larmes roulaient sur ses joues et comme pour s’extraire d’une vie qui ne lui convenait pas, elle réalisa être hors du monde, au milieu d’une forêt. Surprise, elle déglutit. Les poils se dressèrent sur sa nuque, la forêt avait quelque chose de dangereux. Et elle y était seule. Reprenant son souffle, elle porta une main à son front, un peu désespérée. Mais pourquoi ici ? Quoique... Au final, ça ne ferait jamais une grande différence. La mort lui apparaissait comme une délivrance à cet instant. Elle était fatiguée de prier, d’attendre... Si Dieu la rappelait à Lui, qu’Il fasse. Elle retrouverait au moins ses parents et serait heureuse pour toujours. Reniflant, les yeux brouillés, elle restait plantée là quand elle entendit du bruit. Son coeur manqua un battement et elle se retourna vivement, faisait face à Bràn. Se mordant la lèvre, les yeux baissés, elle s’en voulut et puis... Il y avait cette colère. Déglutissant, elle essayait de tout ravaler mais... C’était trop dur. Désemparée, elle hocha les épaules, voulant lui signifier qu’elle ne savait pas trop elle-même. Elle ne voyait pas grand chose. Elle se sentit tirée en avant et entendit quelques mots mais elle résista. Non, elle ne voulait pas rentrer. Elle s’en fichait bien de sa tempête de neige ! Relevant la tête pour lui exprimer le fond de sa pensée, les mots restèrent bloqués dans sa gorge quand elle croisa son regard. Le changement de couleur, elle le perçut. Et quand il se fit plus pressant, elle comprit que peut-être, pour lui, c’était difficile. Hochant la tête, elle se laissa être ramenée, à contre coeur. Si seulement elle savait dire non...

Elle resta sur le pas de la porte, hésitant une seconde à rentrer vraiment. Tout ça ressemblait à une prison. Après un long silence, le temps d’une réflexion, elle lui expliqua en quoi son approche était blessante. « Tu m’as manqué de respect. Tu t’es moqué de moi... ». Les larmes débordèrent à nouveau. « Comme Emily a pu le faire... Ou les autres. Vous me regardez tous de la même façon, me jugeant parce que j’ai décidé de suivre mon instinct à moi ». Et il disait vouloir la protéger hein ? « Je n’ai pas envie de coucher avec des hommes juste pour... Le fun. Je ne comprends même pas en quoi ça peut être amusant. C’est une question de respect aussi pour celui que j’aimerai. Je me serai gardée pour lui. Il n’y aura eu que lui. Alors peut-être que ce sera nul, Emily me l’a toujours dit, que c’était une bêtise. Mais... Je suis incapable de faire comme vous tous. Quand j’essaie, j’ai l’impression de tromper celui qui m’est destiné, j’ai l’impression de me salir. De trahir mes parents qui m’ont appris que l’amour était quelque chose de sacré et qu’il ne fallait pas gâcher ces moments avec des personnes qui ne pensaient qu’à leur propre plaisir. A leurs... Performances. Mais au final, sont-elles vraiment satisfaites ? » Elle renifla. « Tout le monde me juge et me pense idiote de vouloir juste trouver la bonne personne. Le discours de la vie est trop courte, je connais le refrain par coeur. Mais je ne pensais pas qu’en me connaissant et en ayant fait ce que tu as fait, tu me blesserai comme elle... ».

Elle le planta là, filant dans la salle de bain. Elle ne voulait pas entendre ses excuses, elle ne voulait même plus le voir. Parce qu’ils avaient tous gagné : ses illusions, ils étaient parvenus à les briser. Et dans son reflet, ce n’était plus la douce Briseis. Une part plus sombre commençait lentement à se refléter dans ses yeux.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Dim 1 Mar - 18:58

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Il ne savait réellement comment s’y prendre, et c’était probablement maladroit, la façon dont il posait ses questions, dont il parlait. Oui, Bràn était sûrement très maladroit car il n’avait pas l’habitude de se montrer si proche de quelqu’un, et certaines mauvaises habitudes revenaient parfois au triple galop. Le lycanthrope n’avait pas pour habitude de vivre avec une personne, il n’avait pas l’habitude de se montrer poli ou courtois même s’il le faisait avec facilité lorsqu’il s’agissait de la jeune femme. Pourtant, ça ne l’avait pas empêché de « merder » ce jour-là, alors qu’ils partageaient un moment des plus simples. Si le loup avait tout de suite compris son erreur, il se serait sûrement excusé dans la foulée, et aurait ainsi compris que ce n’était pas drôle pour elle, qu’il s’était montré blessant, sans le vouloir. La réaction que Briséis lui montra lui fit comprendre que quelque chose n’allait pas, la porte qui claqua à la volée fut un très bon signe, car elle n’avait pas pour habitude de sortir la nuit toute seule.

Bràn ne se fit pas prier pour courir après elle, et ce, même s’il prit le temps de verrouiller la porte de leur appartement derrière lui. Se retrouvant à nouveau dehors, le loup était gêné par le froid sous forme humaine, et c’était plutôt handicapant lorsque l’on voyait les flocons de neiges qui tombaient dru à ce moment-là. Oh, ça gênait également les autres habitants, mais Bràn avait le réflexe de se transformer lors d’un climat aussi mauvais, et là, il ne pouvait clairement pas le faire. Les mains usées et abîmées par son travail du bois, le jeune homme cherchait Briséis des yeux, en vain, il mit plusieurs minutes avant de la trouver. Cette dernière avait déjà pénétré dans les bois quand il la trouva et lui demanda de rentrer. Bràn sentit son trouble, sa colère et sa tristesse et il comprit de nouveau que son attitude l’avait blessé. Toutefois, ce n’était pas l’endroit pour en parler et il souhaitait rentrer mais la jeune femme résistait à son étreinte douce pour rebrousser chemin. Il la supplia presque de bien vouloir rentrer, surtout lorsqu’il sentait ses chaussures s’enfoncer un peu plus dans le sol. Ses prunelles émeraude commencèrent à se teinter en dorée, tandis que le froid mordait de plus en plus ses mains. Il sentit Briséis finir par céder, bien qu’il n’eut pas sa réponse tout de suite concernant son erreur, car il en était sûr à présent, il avait belle et bien fait une boulette.

Ils finirent par arriver devant la porte de leur appartement, et Bràn avait l’impression de ne plus avoir de doigts. Il tourna la clé dans la serrure puis poussa la porte, il allait rentrer quand il vit Briséis rester figée. Le loup l’observa, ne comprenant pas ce qu’il passait, et puis… Elle « explosa », tout simplement. Il l’écouta jusqu’au bout, les yeux écarquillés. Il ne la regardait pas avec pitié, ni même avec colère, il la regardait tout simplement comme quelqu’un qui écoutait et comprenait ce qu’elle voulait dire. Avec le recul, Bràn comprenait que son attitude n’avait pas été la bonne, mais il était simplement maladroit avec les mots, il essayait de s’améliorer, tous les jours, mais on ne pouvait balayer 50 années de dureté et cœur froid avec autrui en une année. Malheureusement, le lycan n’eut pas l’occasion de s’expliquer, il ouvrait déjà la bouche quand elle le planta là en filant dans la salle de bain. N’étant pas du genre à lâcher l’affaire, Bràn ferma la porte de l’appartement et la suivit, il resta derrière la porte.

« Bri écoute-moi, s’il te plait. ». Il était inquiet, ça s’entendait dans sa voie. « Si je t’ai donné l’impression de te juger, je suis… Désolé, ce n’était pas le cas. Ce n’était pas ce que je voulais te montrer. Je suis juste… ». Il soupira. « J’ai encore du mal à supprimer quelques vieilles habitudes. Je… Je ne juge pas tes rêves ou tes aspirations, je les respecte, crois-moi, juste que je ne les comprends pas toujours, tout comme je ne comprends encore pas tout de ce que tu appelles « la Bible ». ». Voyant que la porte demeurait close, il s’assit dos à elle, essayant d’écouter ce qu’elle faisait à l’intérieur. « Je t’ai blessé et je suis vraiment désolé… Ce n’était pas mon intention. Je… T’apprécie beaucoup tu sais. Il est vrai que je sais être blessant parfois mais j’essaye de faire des efforts. J’essaye, vraiment. Et je n’aurais pas dû te poser une question aussi… Stupide. Tu as raison de croire en tes principes, et en tes aspirations, c’est mieux que de ne pas en avoir. Je ne voulais pas… Juste. Excuse-moi. ». Sur ces mots, Bràn se releva et fila dans la cuisine pour passer ses mains sous l’eau chaude, mais c’était pire. Il ne guérissait pas assez vite à son goût, et il commença, sous la colère (colère contre lui-même) à s’acharner sur ses mains râpeuses et aux crevasses multiples. Jusqu’au sang. Ses prunelles avaient une teinte dorée à présent. Il était trop con. Vraiment trop con quand il s’y mettait.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Dim 1 Mar - 20:02

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Cachée derrière la porte de la salle de bain, la jeune femme avait mis l’eau pour masquer ses pleurs. Son reflet était soudain trop insupportable. De la maladresse ? Sûrement. Le plus difficile, c’était son regard sur elle, alors qu’elle hésitait à entrer avec lui. Jusque là, elle n’avait jamais vraiment eu peur de lui. Elle avait toléré beaucoup de choses et se montreraient toujours aussi conciliante mais ce soir là, il venait de lui renvoyer à la figure un discours qu’elle connaissait et il l’avait blessée. Il prétendait vouloir la protéger mais en une seconde, il aurait pu devenir l’un des autres, l’un de ceux qui pourraient la forcer. Jusque là, elle avait un peu idéaliser le loup, le pensant différent ou bien étant en train de changer mais ses illusions venaient de voler en éclat. Bràn n’était pas différent des autres. Elle souffrait. Elle souffrait tellement de sa solitude, cherchant celui qui pourrait la sortir de ce désert.

Briseis ferma l’eau et renifla et entendit la voix de Bràn derrière la porte. Méfiante, elle fixa le panneau de bois. Ce n’était pas ce qu’il voulait lui montrer ? Vraiment ? Il voulait lui montrer quoi alors ? Son argument lui apparaissait comme vraiment faible. Oh, elle savait bien : on la pensait gentille et donc trop idiote. Oui, la plupart du temps, elle faisait mine de ne pas comprendre, de ne pas montrer que les mots la blessaient (même si dans les faits, on pouvait lire son visage comme un livre ouvert). Il ne comprenait pas. Voilà son excuse. N’empêche, il lui avait mal au coeur. Et surtout, elle se demandait si elle pouvait lui faire confiance. Pourtant, elle se radoucit. Oui, c’était un problème : la jeune femme était incapable de rester fâcher longtemps. Après tout, il regrettait. Il était sincère. Il serait cruel de ne pas accepter ses excuses. Même si elle se montrerait bien plus distante avec lui parce qu’à présent, le loup était définitivement marqué comme « colocataire » dans son esprit. Il ne serait pour elle ni un grand frère, ni un amant potentiel, ni même un ami. Elle ne se confierait plus auprès de lui. Il venait d’utiliser sa Foi pour la juger, et lui planter un coup en plein coeur. Il venait de détruire tous ses espoirs. Et si elle n’en montra rien en sortant de la salle de bain, le mal était fait.

Inspirant lentement, la jeune femme défit le verrou et sortit. Calme. « J’accepte tes... ». Elle le vit en train de s’acharner sur ces mains. « Qu’est-ce que tu fais ? ». Elle attrapa un linge et lui entoura les mains. « Ce n’est pas de l’eau qu’il te faut, mais de la graisse ! ». Sur ces mots, elle sortit de leur frigo rafistolé de la viande qu’elle avait récupérer en cuisine. Il y avait encore du gras autour du jambon. Elle ouvrit le paquet et retira la bande blanche et revint. Elle ouvrit le torchon et passa le gras sur ses plaies. « Les fissures ne seront pas guéries, mais ça soulagera au moins... ». Soigneusement et en faisant attention à ne pas lui faire mal, elle lui graissa les mains. « J’essaierai d’en ramener tous les jours pour que tu puisses en mettre avant d’aller en forêt. J’essaierai de te faire un baume. ». Difficile de croire que quelques minutes avant, elle lui en avait voulu n’est ce pas ? Pour autant, elle avait fait son choix. Bràn n’était pas celui qu’elle croyait. Et un jour, elle partirait. Ou lui. Mais si ce jour venait, elle ne le verrait plus comme un drame. Ce serait juste... Normal.

Une fois les mains bien grasses, elle mit le gras de côté pour tenter de faire ledit baume et réchauffa de quoi manger. Ce n’était pas grand chose mais toujours mieux que rien. Elle lui tendit une assiette et une fourchette et elle partit s’installer dans son coin habituel. Ensuite, elle repartit dans la salle de bain se doucher et se changer pour la nuit avant d’aller se coucher. Elle mit une distance entre eux et même si pendant la nuit elle eut froid, elle resta à distance. Il n’était plus le potentiel. Il était devenu un voisin, un colocataire, le temps que chacun trouve sa route. Et ça, ça faisait toute la différence. Son coeur pleurait encore en silence, brisé. Mais elle ne pouvait lui en vouloir, s’il ne lui retournait pas ses sentiments. Elle n’osait pas mettre les mots, de peur de rendre tout ça trop réel. Mais le lendemain soir, une chose était certaine : il ne verrait pas l’humaine rentrer à l’heure habituelle. Et le suivant, elle ne rentrerait tout simplement pas, outrepassant tous ses principes avec le premier qui saurait voir au delà et qui saurait la mettre suffisamment en confiance pour franchir une limite.

Ils avaient gagné. Ils avaient détruit sa lumière intérieure.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 7 Mar - 10:20

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Le loup ne voulait pas blesser la jeune femme et pourtant c’était exactement tout le contraire qu’il venait de faire. Il se sentait complètement idiot et surtout, il se rendait compte que les mots étaient sortis tous seuls. Pourquoi avait-il fallu qu’il fasse son paon en lui demandant de partager une douche ? Peut-être parce que jusqu’à présent il avait toujours simplement eu à demander ? Rares étaient celles qui lui avaient dit non. Dans le fond Briséis était bien la première, même si c’était pour une raison bien précise, raison que le loup connaissait d’ailleurs… D’où le fait qu’il se savait complètement idiot sur ce coup-là. Bràn présenta ses excuses avant de s’énerver contre lui-même et de s’acharner sur ses mains sèches et fissurées. Les picotements qu’il ressentait ne faisaient qu’accentuer cette rage qu’il avait contre lui, à n’en pas douter, il devait faire peur à se frotter les mains jusqu’au sang comme il le faisait.

Ses oreilles perçurent le cliquetis significatif du verrou qui saute mais il ne tourna pas la tête pour autant, perdu dans ses pensées malsaines à son propre égard. Il se frottait sans relâche, ses prunelles ayant pris une légère teinte dorée sous le joug de l’acharnement. Ce ne fut que lorsqu’il la vit s’approcher de lui qu’il comprit qu’elle venait de sortir de la salle de bain, et comme toujours, elle faisait passer les autres avant elle. A sa question, Bràn ne répondit rien et se contenta de la regarder, ses prunelles parlaient pour lui, il se « punissait » lui-même de sa conduite, face à elle il n’avait pas trop de mal à laisser ses faiblesses être perceptibles. Elle lui tira les mains hors de l’eau et il ne broncha pas, se laissant sagement faire alors qu’elle entourait ses mains d’un linge qui prenait déjà une teinte rougeâtre. Le loup resta sage, l’observant s’activer pour retirer le gras du jambon, l’odeur de viande était fortement appétissant mais il ne bougea pas d’un pouce. Il en fut de même lorsqu’elle vint appliquer le gras sur ses mains. Au contact, Bràn grimaça légèrement puis il prit sur lui et ne bougea plus du tout, se contentant de l’observer appliquer méticuleusement la graisse sur ses mains abîmées. Oui, les fissures guériraient toujours plus vite que si c’était elle qui en avait, mais un loup lambda, pour ne pas dire « loup normal », guérirait  en moins de quelques minutes et n’aurait même pas ce souci de fissures et de mains atrocement sèches. Penchant la tête quand Briséis eut terminé, il la remercia : « Merci Bri… ». Il restait toutefois amer avec lui-même et attrapa doucement l’assiette qu’elle lui tendait pour grignoter son dîner.

La brune était si gentille et attentionnée avec lui qu’il ne savait comment lui rendre la pareille. A en juger par cette fin de journée, il avait été complètement maladroit, et surtout puéril. Il avait joué avec les émotions de la jeune femme juste pour tester, voir si elle ressentait quelque chose pour lui. Parce que lui… Est-ce qu’il ressentait réellement quelque chose pour elle ? N’étant pas foncièrement doué avec les sentiments, le lycanthrope ne savait le dire, il ne savait… Pas. Il mangea en silence et ils filèrent également au lit en silence, Bràn ne savait plus comment agir, et il préférait ne plus parler, de peur de dire encore une bêtise.

La distance que la jeune femme mit entre eux deux, il la sentit, aussi bien à cause de la tension ambiante que face à son attitude. Le loup savait, il n’avait même pas besoin de le deviner puisque les signes étaient évidents. Elle acceptait ses excuses mais ne pardonnait pas. Il le savait. Gêné, Bràn resta dans son coin du « lit » et prit soin du feu toute la nuit pour qu’elle n’ait pas froid, au minimum. Le lendemain matin, il se leva aux aurores et prit le temps d’écrire un mot sur un bout de papier qu’il posa juste à côté de sa tasse de thé. Je ne voulais pas te blesser. J’ai senti ta distance et je sais que tu ne m’as pas pardonné. J’ai été maladroit et je m’en excuse. Bonne journée, prends-soin de toi, à ce soir. Bràn. Une fois fait, il attrapa un peu de pain et fila travailler après avoir appliqué de la graisse sur ses mains. Cette journée de travail fut longue et pénible pour lui, non seulement à cause de la neige, mais à cause de ce qu’il s’était passé la veille, c’était leur première vraie dispute et ça le peinait énormément. Malheureusement, Bràn avait de mauvaises habitudes qui ne se balayaient pas en un claquement de doigts, et même s’il était agacé contre lui, ces dernières revenaient souvent au galop. Ainsi donc, il fut plus ou moins exécrable avec tous ceux qu’il croisa aujourd’hui. Des arbres, il en abattit plusieurs, et fit un nombre incalculable de bûche, non pas parce qu’il en avait coupé énormément, mais parce qu’il ne faisait pas vraiment attention à ce qu’il faisait, le nombre l’importait peu.

Les flocons de neige étaient déstabilisants et pourtant, Bràn ne cessait de travailler encore et encore, si bien qu’il fît plus d’heures qu’à l’accoutumé. La journée touchait finalement à sa fin quand il prit la direction de leur appartement, mais il ne trouva pas de Briséis à l’intérieur. Sur le coup, il fut inquiet, mais prit sur lui. Il attendrait une heure ou deux, peut-être qu’on l’avait invité à prendre un verre.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 7 Mar - 11:18

❝I’LL TRY TO FIT THAT WORLD❞

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La décision était prise. La jeune femme serait certainement très maladroite et ne saurait pas vraiment comment s’y prendre mais elle avait suffisamment observé ses congénères pour savoir tous ces petits gestes qu’il fallait faire. Se toucher les cheveux, sourire... Et surtout il fallait des vêtements avec des détails qui enverraient les bons signaux. Problème : elle n’avait que des choses classiques, ennuyeuses et surtout très sage. Rien de sexy dans ses bagages. Mais que disait Emily déjà ? Peut importait ce que l’on portait, être sexy était une attitude. Et à force de l’avoir vu s’y prendre avec les hommes, elle pensait avoir compris ce qu’elle avait voulu dire.

Mais avant de tenter ses premières expériences, Briseis dû s’occuper du loup. Elle le retrouva dans la cuisine, s’acharnant sur ses mains alors qu’il guérissait moins vite que les autres loups et qu’il en avait besoin pour son travail. Elle culpabilisa instantanément, triste de le voir malheureux par sa faute. Elle aurait dû lui pardonner et ne pas céder à la colère. C’était sa faute à elle s’il était dans cet état, maintenant. Ignorant les questions qui commençaient à troubler l’esprit de Bràn, Briseis s’étant persuadée qu’elle s’était juste lamentablement plantée, elle vint à son secours. Comme toujours. S’il l’entendit arriver il n’en montra rien. En revanche les yeux dorés qui se posèrent sur elle étaient ceux du loup. Et il se punissait. Ignorant le danger qu’elle pouvait courir avec lui, se montrant toujours spontanée et innocente dans ses gestes, elle lui prit les mains et trouva de quoi apaiser ses gerçures. Le froid ne pardonnait pas. Et ils n’avaient pas de gants. Et il était hors de question d’en voler. Mais quand elle aurait sa paye, elle se promit de lui en acheter une paire. Hochant la tête, elle lui donna de quoi manger.

Oui, depuis plusieurs mois maintenant elle prenait soin de lui. Bràn n’avait sûrement pas été habitué à trouver une personne aussi serviable, qui anticipait la plupart du temps toutes ses envies. Elle s’assurait toujours qu’il passe avant elle. Le silence pourtant venait de s’installer entre eux. Elle ne lui faisait plus la tête, seulement elle-même ne savait plus non plus comment agir. Jusque là, elle avait compris être la petite soeur de substitution. Maintenant, il venait carrément lui proposer de prendre une douche ensemble. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui avait poussé le loup dans cette direction. Au mieux, il avait juste voulu profiter qu’elle soit là, à quelques mètres, par facilité. Au pire, il avait voulu la traiter comme si elle était l’une de ces femmes qui vendaient leurs charmes, où de celles qui succombaient au premier venu à l’argument dépassé : profiter de la vie. Briseis n’avait jamais voulu l’entendre. Jusqu’à aujourd’hui. Emily et les autres, elle parvenait à y faire face mais Bràn... Il l’avait incroyablement blessé. Elle s’était totalement ouverte à lui. Elle s’était montrée honnête et il savait combien c’était important pour elle. Mais il venait de se montrer irrespectueux. Et de briser définitivement ses idéaux. Le verre était brisé, elle ne pouvait plus se cacher dans des illusions qui la maintenait en vie. A quoi bon ? A quoi bon se battre pour des valeurs qui n’atteignait plus personne ?

La distance perdura. Contrairement à ce qu’il pensait, elle lui avait pardonné. Mais ne comptait pas lui donner à lui ce qu’il demandait. Elle voulait un inconnu, suffisamment attentif pour que ce ne soit pas une catastrophe. Et puis, si tout se passait bien, peut-être qu’elle pourrait continuer avec cette personne. Plongée dans ses rêves, Briseis n’entendit pas Bràn partir ce matin là. Lorsqu’elle se leva, elle se retrouva seule. « Bràn ? ». Pas de réponse. Une terrible angoisse l’envahit : il était parti ? Alors voilà... Elle lui disait ce qu’elle pensait vraiment et il partait ? Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle ne les comprenait pas vraiment, perdue dans des sentiments contradictoires. Il l’avait lâché. Reniflant, elle partit dans la salle de bain et s’habilla pour se rendre au travail. Elle aurait vraiment dû se taire et ne pas prendre la mouche. Elle aurait pu lui dire tout ça sans être en colère... Trop perturbée, elle ne vit pas le mot du loup lui promettant d’être là le soir. Elle claqua la porte et ferma à clef.

Les heures passaient. Et elle ne rentrait pas. Bràn n’était pas loin de la vérité puisque la jeune femme tentait de jouer ce jeu auquel ils jouaient tous. Et même si voir la nuit tomber l’angoissait, elle gardait une main autour de la croix d’argent qu’elle portait autour du cou. Suffisante pour qu’elle se sente en sécurité. Ténu mais suffisant.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 7 Mar - 14:29

Look at her. Sweet little lamb.
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La froideur de l’hiver mordait la peau du loup qui rentrait chez lui à la tombée de la nuit. La journée avait été rude et il espérait que les choses se seraient tapies entre lui et la jeune femme. Ils auraient très bien pu s’appeler simples « colocataires » mais pour Bràn ce n’était pas ça du tout, et Briséis était très loin du compte si elle pensait qu’il ne faisait que s’amuser avec elle et penser des choses horribles à son sujet. Oui, bien sûr que la jeune femme avait été la première à prendre autant soin de lui, et à s’intéresser un tant soit peu à sa personne complexe, mais de là à espérer pouvoir tout obtenir d’elle, il y avait des limites et le lycanthrope le savait très clairement. Alors pourquoi avait-il posé cette question si déplacée ? Il n’en savait rien du tout, les mots s’étaient échappés plus vite que ce qu’il ne l’aurait voulu, Bràn n’avait pas réfléchi. Et aujourd’hui il en payait les pots cassés. Visiblement pressé de rentrer, les mains dans les poches pour les protéger du froid, le loup-garou fut soulagé de pousser la porte de son appartement, mais il n’y trouva que le silence. « Briséis ? ». Aucune réponse. Elle n’était pas rentrée. Prenant alors son mal en patience, Bràn prit une inspiration et se dit qu’elle buvait peut-être un coup après le travail… Sauf que ça ne lui ressemblait absolument pas. De façon insidieuse, l’inquiétude commença à remplir ses veines jusqu’à les faire gonfler, il aurait pu exploser d’angoisse, mais… Il attendait.

***

Erick traversait les rues et ruelles d’un pas pressant, il était mortifié à l’idée de devoir rentrer tard. Enfin, c’était plutôt l’image de lui qu’il donnait, et bien que ce ne soit pas totalement faux, ce n’était pas totalement vrai non plus. Ce n’était pas vrai, tout simplement parce qu’il se rendait dans un bar pour passer un bon moment entre amis. Les cheveux coupés court dans une coiffure légèrement négligée d’un noir de jais, le jeune homme passait son chemin sans vraiment regarder où il allait. Il fallait dire qu’avec ce vent glacial et ces flocons de neiges ce n’était pas toujours évident de rester en ligne droite. Et ce fut donc par un malheureux hasard qu’il heurta Briséis de plein fouet. « Oh mon Dieu, je suis désolé, milles excuses je ne vous ai pas vu ! ». Il l’aidait déjà à se relever et essayait de retirer la neige de sa veste. « Je suis vraiment confus, s’il vous plait ne m’en voul… ». Erick leva les yeux et se rendit compte de la personne qu’il venait de bousculer. « Oh. Excusez-moi mademoiselle, j’aurais dû faire plus attention. ». Il semblait complètement subjugué et garda la bouche entrouverte pendant quelques minutes avant de se ressaisir. « Par ma faute votre veste est trempée, puis-je vous offrir un chocolat chaud ou un thé en dédommagement de ma bêtise ? ». C’est ainsi qu’en un clin d’œil, la soirée prévue avec des amis passa par la case oubliette dans l’esprit d’Erick. Une aubaine, pas vrai ?

***

A l’appartement, les heures tournaient, longues et impitoyables. La patience du loup était mise à rude épreuve. Assis sur le canapé, et sans portable pour la joindre, Bràn marmonnait, mort d’inquiétude. Et s’il lui était arrivé malheur ? Et si… ? Il souffla profondément et un grognement guttural s’échappa de ses lèvres. Les traits tirés par l’angoisse, les sourcils froncés, le loup luttait pour ne pas donner un coup violent dans la cheminée. Partir à sa recherche ? Oui, mais si elle rentrait quand lui était dehors ? Dilemme. Le lycan était plus qu’agacé.

***

Pendant ce temps, Erick continuait de se montrer plus attentionné que la normal sans pour autant se montrer « lourd » ou trop entreprenant. Il tenait vraiment à réparer son erreur et inviter Briséis prendre un chocolat ou un thé semblait être la seule solution qu’il avait eu en tête sur le coup. « Enfin, sauf si vous êtes pressée et que vous devez rentrer… Chez vous. ». Il eut une petite moue en penchant la tête sur le côté, jaugeant la jeune femme du regard. « Je ne voudrais pas que vous me preniez pour un harceleur. ». Il laissa échapper un petit rire, sûrement un peu niais comme rire mais… « Oh, vous avez perdu ça. ». Il se pencha en avant et ramassa la petite croix d’argent qui brillait dans la neige. « Je suis tellement maladroit quand je m’y mets… ».


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Sam 7 Mar - 15:13

❝UH... WOW. WHAT A KIND ONE !❞

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Briseis avait fini son travail. Elle posa son tablier derrière le comptoir mais ne partit pas tout de suite. Jetant un coup d’oeil vers celui qu’elle avait repéré depuis plusieurs minutes, elle avança vers lui, décidée. Mais une autre femme la devança. Oh. Déçue, elle n’insista pas et se décida à rentrer. Manifestement, elle n’était pas suffisamment armée pour jouer contre autre. Et le reste était déjà trop saoul pour espérer quoique ce soit. Elle n’aimait pas les hommes qui ingurgitaient trop d’alcool. Ils devenaient vite irascibles et leurs mots manquaient cruellement de sens. Attrapant sa veste, elle s’emmitoufla dedans et serra bien son écharpe autour de son cou. Il allait falloir affronter le froid hivernal et ça demandait une petite préparation psychologique. Inspirant un grand coup, elle sortit par la porte de service et avança jusqu’au trottoir de l’avenue principal. Là, elle baissa la tête pour cacher ses oreilles et marcha quand d’un coup, elle sentit un choc et se retrouva par terre. Aow.

Un peu sonnée et surprise, elle perçut une voix masculine qui semblait s’excuser. On lui tendit une main et elle hésita un instant avant de la prendre. Elle frotta ses jambes pour essayer de ne pas être frigorifiée. « Ce n’est pas grave, ce n’est rien », assura-t-elle en songeant qu’elle serait un glaçon avant d’arriver au bout. Et la nuit était tombée. Il s’interrompit. Elle leva donc les yeux et le trouva bouche bée. Esquissant un léger sourire poli, Briseis baissait déjà les yeux par réflexe. « Je suis en un seul morceau, ne vous inquiétez pas. ». Bon elle avait quand même un peu mal... Le choc avait été rude. Mais elle n’en montra rien. Oui, elle allait devoir retourner au bar et attendre que sa veste ne sèche. C’était la meilleure solution, si elle restait dehors, elle risquait bien d’attraper la mort.

Bràn risquait de... Oh. Non. Il était parti. Et il ne reviendrait probablement pas. Briseis soupira, un peu triste mais cet inconnu se montrait si prévenant et gentil qu’elle parvint à lui prêter plus attention. L’homme était brun. Mais dans quelle case se trouvait-il ? Un peu méfiante alors qu’il lui proposait un thé ou un chocolat chaud, elle en déduisit que ce n’était probablement pas un homme mauvais. Mais peut-être un originel ? « Eh bien... Je suis censée rentrer chez moi mais... Le temps que j’y arrive, je pense que je serai congelée. ». Allez. Que dirait Emily dans ces cas là ? Déjà, il fallait relever la tête. Ce qu’elle fit. Maintenant, il fallait planter son regard dans celui de son interlocuteur. Fait. Elle le brava, même si c’était compliqué à cause de sa timidité. Ses joues avaient déjà commencé à rougir doucement. « Ce serait... très gentil de votre part ». Elle se gifla mentalement. Ce n’était pas ce qu’elle avait voulu répondre. Elle voulait dire quelque chose comme « Ce serait avec plaisir » mais elle avait buté sur ce mot. Et puis sa petite moue venait de l’émouvoir plus que de raison et n’aurait jamais pu lui dire non avec tant de gentillesse.

Hochant la tête, elle la secoua et rit doucement. « Un harceleur ? ». Elle devait se lancer. Inspirant un grand coup, elle essaya de faire comme la rouquine. « Vous comptez me raccompagner chez moi, après ? ». Exploit. Cette petite phrase lui avait pris tous les efforts du monde. Sauf que... Elle ne pensait pas au double sens qu’elle pouvait revêtir. Baissant vivement le nez, presque honteuse de ce courage dont elle venait de faire preuve, son attention fut de nouveau captée par ce gentil monsieur. Elle avait perdu quelque chose ? Reculant légèrement par instinct, elle le vit ramasser quelque chose dans la neige. Elle reconnut sa croix en argent mais surtout... Sa communication non-verbale changea du tout au tout. Elle se détendit et un sourire plus franc illumina son visage. « Oh, oui c’est bien à moi ». Elle tendit la main pour la récupérer. « Je vous remercie beaucoup, Monsieur. ».

Frissonnant à cause du froid, elle hésita encore un moment avant de se lancer. « Il y a un bar pas trop loin d’ici. Pour tout vous dire, c’est là que je travaille et je venais de finir mais... Nous y serons tranquilles. Sauf si vous voulez allez ailleurs, bien sûr. »

Briseis était sous le charme. Ni un loup, ni un vampire. Non pas qu’elle ait quelque chose contre les loups ou les vampires. Les derniers étaient une menace plus directe, si jamais un raid se déclenchait mais elle n’était plus à New-York. En dehors de ces jours spéciaux, ils n’avaient pas le droit. Ceci-dit, il valait mieux faire attention, elle était prête à nourrir un vampire mais c’était seulement si elle y survivait. Les loups eux... Elle ne les craignait pas. Mais avoir un humain face à elle... C’était enchanteur. Et Bràn ? Elle n'y pensa plus sur le moment.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Mer 25 Mar - 20:37

And so came Charming.
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L’horloge qui trônait fièrement au mur ne cessait de narguer le lycanthrope qui broyait un peu plus de noir au fur et à mesure des secondes. Mort d’inquiétude, il luttait férocement pour ne pas tout envoyer voler dans la pièce. Où était-elle bon sang ? Les prunelles émeraude avaient laissé place aux prunelles dorées du loup qui s’impatientait dangereusement. Au-delà de la colère, il s’agissait réellement d’angoisse à l’idée qu’il ne soit arrivé quelque chose à la jeune femme. Et si elle trainait morte dans un caniveau ? Dans la neige ? Il ferma les yeux et les plissa si fort qu’il aurait réellement pu se faire mal. Ses poings se serrèrent sur ses doigts abîmés et sa mâchoire crispée menaçait de se déboiter. Le loup était fou de rage et d’inquiétude.

***

Pendant ce temps, Erick était le plus aimable des gentlemen du coin. On aurait presque dit un véritable british inquiet d’avoir bouleversé une gentille demoiselle. En la voyant, saine et sauve, il fut rassuré et lui sourit de toutes ses dents avant de se pencher pour lui rendre sa croix en argent. Non, juste un humain. Pas de loup ni même de vampire caché sous cette carapace de chair et d’os. L’attitude de Briséis changea d’ailleurs du tout au tout, et la voir se montrer si courageuse arracha un demi-sourire au jeune homme. « Vous raccompagner chez vous ? Et bien… Si vous craignez les monstres de la nuit, oui, je suppose, que je pourrais vous raccompagner sur le pas de votre porte. ». Il eut un autre léger rire sans la quitter des yeux. « Si c’est bien ce que vous vouliez… Dire ? ». Oui, il n’était pas sûr d’avoir pleinement compris le sens exact de la question de la jeune femme. Elle pouvait avoir un double… Sens.

Erick n’eut cependant pas le temps de se poser plus la question, car il vit Briséis grelotter de froid. « Oh, et bien si vous connaissez le bar le plus proche, ça me va, vous êtes frigorifiée, nous devrions nous dépêcher. ». Il lui offrit un nouveau sourire et vint lui poser un châle sur les épaules. « Vous permettez ? ».

***

Les minutes n’en finissaient plus, la nuit était déjà tombée depuis une heure, et elle était aussi noire que l’ébène. La tête entre les mains, Bràn essayait de contenir toute cette rage, il allait devenir fou à se retenir de la sorte. « Où es-tu passée, damn it ! ». Il souffla, par le nez, par la bouche, plus rien n’allait. Au bout de quelques minutes supplémentaires, le loup ne tint plus et l’homme se métamorphosa sous le joug de l’angoisse qui lui tordait les boyaux. La transformation fut particulièrement pénible, car dans ces moment-là, c’était une bataille acharnée contre lui-même. Il se changea en étouffant un cri de douleur sur le sol. Puis, en un éclair, il quitta les lieux à la recherche de Briséis.

***

Le jeune homme aux cheveux noir de jais poussa la porte du bar et laissa entrer Briséis en premier. « Après vous. ». Il était incroyablement bien élevé, mais ce n’était qu’une façade, dans le fond, Erick était bien plus sombre que ce qu’il pouvait bien laisser penser, mais ça ne se voyait qu’à de très rares moments. Moments pendant lesquels personne n’en ressortait réellement vivant. Poli et courtois, il désigna une table à la jeune femme et ils purent s’asseoir. « Alors, vous travaillez ici ? C’est un endroit bien sympathique je dois l’admettre. ». Il lui sourit, et l’observait de temps à autre, à bien y réfléchir, il était presque une sorte de copie conforme de Briséis, du moins en apparence. Les joues légèrement rosies, il l’observait dans les yeux et l’instant d’après il regardait ailleurs, comme gêné. « Bien entendu, je paie la note, prenez ce qui vous ferait plaisir. Pour ma part ce sera un thé vert. ». Il fit signe à une des serveuses qui connaissait Briséis mais ne la croisait que très rarement comme elle travaillait surtout de nuit. Après avoir pris leur commande, elle adressa un clin d’œil à la jeune femme et fila préparer leurs boissons.

« Je ne vous avais jamais vraiment croisé par ici, ça fait longtemps que vous habitez à Salem ? ». Il la regarda puis hocha la tête. « Enfin, je ne voudrais pas paraître indiscret, mais en règle générale je n’oublie jamais un visage alors… ». Il eut un léger rire. « … J’aimerais en savoir un peu plus sur vous. Ce n’est pas tous les soirs qu’on rencontre une jeune femme aussi polie et humaine que vous. ». Erick lui offrit un énième sourire tandis que la serveuse déposait les tasses fumantes devant eux.

***

De la fumée s’échappait de sa truffe chaude et humide. Le loup scrutait chaque ruelle et coin de rue avec une vue parfaite. Les sens aux aguets, il respirait chaque odeur bien que la neige couvre une bonne partie de ces dernières. Bràn cherchait Briséis, il était mort de trouille à l’idée qu’elle n’ait quitté la ville, ou qu’un vampire ne lui ait mise la main dessus. Ses recherches durèrent de longues minutes, et sa fourrure d’hiver le protégeait au mieux du froid glacial de cette nuit noire. C’était dangereux, de trainer ainsi dans Salem, mais le loup s’en fichait, la rage et l’angoisse étaient telles qu’il n’avait pu faire autrement, l’appartement serait sens dessus dessous sinon.

Tournant à l’angle d’une ruelle déserte, il vit une masse qui semblait se nourrir, il puait la chaire morte et les os en décomposition. Un vampire, à n’en pas douter. Le toisant de ses prunelles dorées, oreilles baissées, Bràn crut reconnaître l’odeur de Briséis par-dessus celle du vampire. En réalité, il n’était pas loin de l’endroit où la jeune femme s’était fait rentrer dedans, le vent avait balayé son parfum jusque dans ce coin de rue. Dans la panique, Bràn n’analysait pas bien les éléments présents autour de lui, il cherchait aveuglément la silhouette de la brune, quitte à l’inventer. C’est ce qui se produisit avec ce « vampire », car lorsqu’il se rua sur lui, croyant qu’il s’agissait de Briséis se faisant attaquer, il se prit le revers de la médaille. Il ne s’agissait là que d’un clochard qui essayait de se protéger du froid et à la recherche de nourriture. Ce fût quand il lui mordit le bras et que le goût du sang emplit sa gueule qu’il comprit ce détail important. La brise était contre lui cette nuit. Le coup sur son museau partit d’un trait de la part du clochard qui beugla et Bràn recula d’un bond en couinant et glissant par terre dans la neige. Aussi vite que possible, il déguerpit de l’endroit, il faisait n’importe quoi. Courant à toute allure, le loup noir s’arrêta dans une ruelle beaucoup plus éloignée et prit le temps de respirer. Haletant, oreilles baissées, il passa sa patte sur son museau. Ce con n’y avait pas été de main morte.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Mer 25 Mar - 20:44

❝FEELS LIKE I’VE BEEN WAITING FOR YOU ❞

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Briseis récupéra sa croix et la mit dans sa poche avec précaution et en vérifiant qu’il n’y avait pas de trou. Elle tenait énormément à ce bijou, le seul souvenir que sa mère lui ait laissé (et certainement une aide pour parvenir à traverser la ville et rester en vie). « Merci », murmura-t-elle en la récupérant. Cet homme était humain. Charmant. Très bonne présentation, oui Briseis était prête à lui donner son âme sans discuter. Enfin. Presque. Même si elle essayait d’entrer dans le moule, elle peinait à en trouver les parois et hésitait encore même à y rester. Et ce fut maladroitement qu’elle tenta de le déstabiliser. A vrai dire, elle voulait surtout impliquer que s’il la raccompagnait et la suivait tous les jours, il rentrerait très probablement dans cette case, seulement elle était partie sur une formulation un peu plus dangereuse. Bien malgré elle. « Oh... Non, je ne vous demanderai pas de prendre un tel risque. Enfin oui, c’était bien ce que je voulais dire. Enfin, tant que vous ne me suivez pas et ne m’espionnez pas à outrance, je suppose que vous ne serez pas perçu comme un harceleur... ». Elle s’enfonçait. Vite. Emily. Penser comme Emily. « Pardon, je m’exprime très mal. ». Raté. Mais les mots se bloquaient dans sa gorge.

Surprise de toutes ces attentions (ce n’était pas le genre de Bràn même si le pauvre avait fait beaucoup d’efforts et changeait peu à peu à son contact), la jeune femme était comme captivée par cet être si simple et si... C’était comme si le prince charmant de ses rêves venait d’arriver sur son fier destrier. Hochant la tête et le laissant lui ajouter un tissus, elle le guida jusqu’au bar. Ignorant que le loup lui devenait fou. Et qu’il en venait à se changer et arpenter les rues à sa recherche et même à attaquer parce que son odeur flottait encore dans la neige.

Passant devant l’homme dont elle ignorait toujours le nom, elle hocha la tête, un sourire sincère et heureux aux lèvres. S’installant à une table, elle disposa son manteau pour qu’il puisse sécher et ramena ses cheveux du côté gauche, dévoilant sa nuque. Ici, les vampires n’avaient pas le droit de mordre. « Oui... C’est ici que je... Travaille. Le jour. Normalement je m’arrange pour rentrer avant que la nuit ne tombe mais... ». Elle laissa sa phrase en suspens, ne sachant pas vraiment comment la finir. Il ne fallait pas tomber dans le pathos. Elle lui sourit et crut bien voir sa gêne. Il avait l’air tellement de lui ressembler alors il ne lui fut pas difficile de se montrer empathique. « Et... Vous ? » Il détourna les yeux. Briseis les baissa avant de les ramener sur lui quand il assura prendre du thé et payer la note. « Merci, c’est gentil. »

Une collègue vint prendre la commande. Et lui fit un clin d’oeil. Briseis se montra beaucoup moins sûre d’elle. Ridicule. Elle devait vraiment paraître ridicule mais maintenant qu’elle était là... « Je prendrai un thé également, s’il te plaît ». Une fois partie, elle fixa la table, ignorant comment briser la glace. Ce fut son interlocuteur qui s’en chargea. « Non. Je viens de New-York... Je suis arrivée avec les autres... ». Elle lui sourit, partageant son amusement même si elle se demandait s’il était vraiment capable de se souvenir de tous les visages. « Vous en êtes vraiment capable ? De vous souvenir de tous les visages que vous croisez ? ». La question était naïve et Briseis révélait là toute sa fragilité. Elle avait tendance à se montrer très crédule. Le compliment la fit rougir malgré elle. « Euh... Merci. Je pense la même chose de vous... C’est assez rare... ».

On amena leur thé et elle approcha ses mains de sa tasse pour en sentir la chaleur bienfaitrice. « Vous êtes d’ici ? ». Il allait sûrement comprendre qu’elle n’était pas très riche. Et surtout qu’elle était arrivée avec une vague de créatures surnaturelles. Devait-elle lui parler de Bràn ? A quoi bon... Il était parti. Plongée un instant dans ses pensées, elle croisa ses jambes. Pour la drague, elle était mal barrée. Elle ne savait pas comment s’y prendre, c’était un fait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Mer 25 Mar - 21:22

I'm Erick. And I'm a fucking wolf. Bràn.
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Erick partageait un bon moment avec elle, vraiment. Il n’aurait pas cru, surtout qu’il était attendu ailleurs, mais sans téléphone portable, c’était plus facile de ne pas être dérangé à tout bout de champ. Il lui offrit donc un thé et fut plutôt satisfait de voir qu’ils partageaient certains goûts communs. Oui, cet Erick-là, du moins, cette partie de sa personnalité était plus qu’adorable et cherchait le grand amour, celui des contes de fées. Briséis arrivait comme un cheveu sur la soupe pour le plus grand bonheur de cet humain peu sûr de lui. Le jeune homme la toisait par coups d’œil furtifs, et il paraissait que la jeune femme faisait de même. Ils échangeaient quelques mots communs et Erick ne lui avait même pas encore donné son nom. Attentionné, il l’était, il avait même tout du parti idéal à bien y regarder : propre sur lui, ce qui laissait supposer qu’il n’était pas sans argent ici à Salem, poli, aimable, courtois. Oui, tout pour plaire. Sans doute un peu trop. Quand elle essaya de se rattraper vis-à-vis de la dénomination du harceleur, le jeune homme ne put que sourire et rire. « Non, ne vous en faites pas, il n’y a aucun mal, et je comprends très bien ce que vous voulez dire. Rassurez-vous, je n’ai rien d’un harceleur. ». Il sourit de plus belle et pencha la tête. Relevant les yeux sur elle, il prit son courage à deux mains pour ne pas détourner le regard alors qu’il répondait à sa question. « Je travaille dans une des entreprises locales, à dire vrai je suis « comptable ». ». Il rit. « Rien de bien folichon, juste un petit poste sans trop de responsabilités, il faut bien gagner sa croûte comme ils disent tous. Je sors rarement de nuit, depuis que les créatures sont arrivées je crains pour ma… vie. Comme nous tous, êtres humains ici. ». Il lui offrit un sourire un peu peiné. « Salem était une ville tranquille avant leur arrivée. ». La question suivante d’Erick fut donc tout naturelle, alors que la commande était prise et que la serveuse ramenait leurs thés. Il rougit en la voyant révéler qu’elle venait de New York. « Oh, ne prenez pas mal mes paroles précédentes. Euh… Je suis confus. Une nouvelle fois. ». Il passa une main nerveuse dans ses cheveux. « Ca a dû être dur pour vous de quitter New York… J’ai entendu dire que les choses ne s’étaient franchement pas bien passées là-bas. Désolé. Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, ça doit déjà être assez… Pénible. ». Il se racla la gorge et but une gorgée de thé. « J’ai toujours vécu à Salem, pour peu que je m’en souvienne, et je suis ravi de constater que parmi les New Yorkais il n’y a pas que des êtres affamés de sang. Je suis content de voir qu’il y a encore des gens bien élevés en ce bas monde. Dieu doit sûrement y être pour quelque chose. Je veux dire… Notre rencontre ne peut pas être dû au hasard, ça me redonne… Espoir. Je craignais de devenir un extra-terrestre parmi les vampires et autres loup-garou… Un extra-terrestre sur ma propre planète, ce serait si triste, vous ne croyez pas ? ». Il but une nouvelle gorgée de thé. « Je m’appelle Erick. ». Il lui sourit, sincèrement, visiblement vraiment soulagé de rencontrer une personne « normale », qui n’essaierait pas de le tuer.

***

Bràn reprenait son souffle dans la ruelle et se frottait encore le museau avec sa patte quand une brise glaciale vint remuer les poils de sa fourrure. Levant la truffe pour respirer les odeurs, le loup fût soudain abattu. Aucun signe de sa protégée. De légers couinements s’échappèrent du fond de sa gorge tandis qu’il rebroussait chemin vers l’appartement. Briséis était peut-être rentrée entre temps. Au fond, Bràn mettait tous ses espoirs dans cette idée, mais lorsqu’il remonta les marches çà quatre pattes, force fût de constater que la jeune femme n’était toujours pas revenue. Accablé, le loup se noyait entre colère et chagrin, s’il lui était arrivé malheur à cause de son attitude de la veille il ne se le pardonnerait jamais. C’est ainsi qu’il fila sous les draps et procéda à la transformation inverse dans une souffrance silencieuse.

Le vide emplissait l’appartement, et pour la première fois depuis des semaines, des mois, se retrouver seul face à lui-même le terrorisa. C’était comme perdre un repère, perdre… Sa meute. Après avoir connu ça, ce sentiment d’appartenance à « une famille », Bràn ne supporterait plus jamais la solitude. Il le vivait très mal. Les draps de fortune recouvrant sa nudité, le jeune homme resta assis là un long moment, le regard vide, ses prunelles arborant toujours une teinte dorée, mais plus sombre, plus triste. Terne. Seul un long soupir vint perturber le silence. « Mais bordel… Où es-tu… ». Il était déjà 23 heures.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Mer 25 Mar - 21:27

❝IT WAS NICE MEETING YOU, ERICK❞

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Briseis venait de trouver quelqu’un comme elle. Elle s’en apercevait lentement. Certains se moquaient d’elle parfois alors elle restait sur ses gardes même si elle avait envie de croire en lui. Etait-ce Dieu qui le lui envoyait ? L’humaine devait bien admettre qu’il tombait à pic. Comme par hasard, c’était quand elle ne croyait plus en l’Amour qu’on lui envoyait le prince charmant. Plus ils parlaient, et plus elle succombait à son charme. Même si son coeur se pinçait parce qu’elle aurait aimé en avoir un autre face à elle. Mais il était parti... Et elle devait trouver sa voie et faire sa route par elle-même. Elle ne pouvait attendre un hypothétique retour. Il n’était pas un harceleur, ni un vampire. Il pouvait encore être un sorcier. Briseis n’avait pas d’à priori mais vu ce qu’il s’était passé à New-York, elle se montrait jusque là très prudente. Souriant, les yeux brillants, elle l’écouta lui expliquer son travail. Des entreprises ? Comptable ? « Oh... Vous êtes à l’aise avec les chiffres alors ? ». Et il avait eu une éducation. Bien sûr, elle savait lire, écrire, compter. Sa mère s’en était assurée avant de mourir mais tout de même... Elle n’avait pas fait d’études. Et lui, apparemment devait avoir suivi quelques cours ou bien... « Je vous comprends. A vrai dire, avoir un travail honnête est déjà une très bonne chose alors... Je ne suis moi-même que serveuse. »

Un nouveau sourire compatissant aux lèvres, elle fut ravie de découvrir qu’il sortait rarement la nuit. Et lui parler de Salem avant l’arrivée des New-Yorkais. Oh. Il était originaire d’ici. La jeune femme hocha la tête et baissa les yeux, lui avouant qu’elle était arrivée avec cette vague. « Ce n’est rien, c’est moi qui suis désolée. Notre arrivée trouble la ville c’est un fait. Et si j’en avais eu la possibilité, j’aurais certainement essayé d’aller ailleurs... Les... Raids sont certainement pires que ce qu’il se passait à New-York. » Oui. Et ça la peinait parce qu’elle avait la sensation qu’ils allaient tous répéter inlassablement leurs erreurs. « De quitter mon appartement oui. J’y avais vécu toute ma vie avec mes parents mais B... Un ami m’en a persuadée. ». Le terme ami, elle l’avait prononcé avec la distance nécessaire mais il sonnait tellement faux à ses oreilles. Chassant le loup de ses pensées, elle se concentra sur le monologue du brun. Elle sourit jusqu’à ce qu’il n’évoque... « Vous êtes croyant ? » Wow ! OH. MY. GOD ! Les mots qui suivirent sonnèrent comme un chant grégorien à la gloire du Seigneur Tout Puissant. Ne sachant quoi répondre à sa question, elle haussa les épaules, préférant largement revenir sur l’évocation de Dieu. « Je dois vous avouer que j’ai perdu espoir de rencontrer une personne ayant certaines valeurs... Et Foi. Vous tombez au bon moment et je dois également confesser que j’ai la sensation que notre rencontre n’est pas... Un hasard. J’ai tellement prié et... Je retrouve espoir également. » Elle sourit. Charmée ? Assurément. Il lui donna son nom. Erick. C’était un prénom tellement... Celui d’un prince assurément. Enfin dans son esprit qui divaguait dans des rêves de mariage. Elle entendait les cloches sonner, voyait sa robe, son voile et... Erick. « Enchantée, Erick ». Elle lui tendit la main et termina son thé. « Briseis ».

Elle resta encore deux bonnes heures à discuter avec cet homme et plus ils parlaient, plus l’image de Bràn semblait s’effacer. Son coeur se recollait lentement mais sûrement, regonflé d’espoirs. « Je m’excuse, Erick, malheureusement je dois rentrer à présent. Je vous remercie beaucoup pour le thé et votre compagnie. » Elle s’effaça, loin de ses premières idées de prendre le premier venu. Finalement... Ce jour était arrivé. Et si jamais il tentait de la raccompagner, elle lui dirait avec un sourire espiègle qu'elle ne l'autorisait jamais le premier soir. Ce serait son ultime effort de séduction. Son coeur battrait à mille à l'heure et nulle doute qu'elle serait comme une pivoine mais avec le froid du dehors, elle le masquerait aisément.

Elle ne perdit pas de temps sur le chemin de retour et restait toujours sur des artères fréquentées. Perdue sur un petit nuage, elle espérait très fort revoir Erick le lendemain. Il savait où elle travaillait alors il pourrait sûrement venir pour le déjeuner ou bien après le travail ? Finalement, il était minuit passée quand elle poussa la porte d’entrée de l’appartement. Ouvert ? Fronçant les sourcils, elle serra sa croix dans sa main (croix qu’il avait touché) et mit un pied dans l’appartement. « Bràn ? ». Elle espérait que ce soit lui parce que si jamais personne ne lui répondait, elle irait à coup sûr dormir au bar.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Mar - 20:40

Where the hell have you been ?!
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Leur conversation se passait vraiment très bien, et Erick était pleinement satisfait de cette rencontre inopportune. S’il avait su qu’il tomberait sur une femme aussi charmante que Briséis, il se serait fait un peu plus beau, du moins, il se serait habillé un peu plus élégamment. Lui offrant un énième sourire, il acquiesça. « Oui, oui, on peut dire que je suis à l’aise avec les chiffres, je me débrouille en tout cas. ». Il rit et porta sa tasse à ses lèvres. Ils évoquèrent ensuite Salem et New York, il ne voyait trop quoi ajouter à ce sujet, mais il s’assura que Briséis ne prenne pas mal ses paroles, c’est juste que l’arrivée de toutes ces créatures était… Perturbante. Il ne connaissait jusque-là que l’autorité des sorcières. Apprendre qu’il existait vampires, loup-garou et autres choses relevait du délire à ses yeux, du moins au début. Si seulement il savait que la jeune femme avait pour ami un loup des plus irritables, il prendrait peut-être ses précautions. Pour l’heure, il était juste subjugué par le bout de femme assis devant lui, et ne faisait que répondre de façon courtoise et amicale à ses questions. Lorsqu’il évoqua Dieu, il vit la jeune femme lui poser instantanément la fameuse question. « Non pratiquant mais croyant oui, bien sûr, il faut bien avoir la Foi en ce bas monde. ». Il sourit de plus belle, et de toutes ses dents blanches. « Vous continuez de me surprendre. Rares sont les personnes qui croient sans faille en notre Seigneur. ». Il était aussi surexcité qu’un gosse soudainement et ne la quittait plus des yeux. « Je pense que nous étions faits pour nous rencontrer vous et moi. Quelle chance ! ». Il rit et porta une nouvelle fois la tasse à ses lèvres, laissant le liquide brûlant réchauffer chaque partie de son corps. Quand la brune lui rendit son prénom en retour du sien, Erick eut un sourire des plus sincères. « Briséis. C’est un si joli nom. ». Puis, ils discutèrent encore et encore, de Dieu, des choses qui se passaient en ville et des rares loisirs qu’ils avaient chacun. Finalement, Briséis se leva et signa l’heure du départ. « Je suis ravi d’avoir fait votre connaissance Briséis, j’espère que nous nous reverrons très bientôt. Puis-je passer ici demain en fin de journée ? ». Ils se mirent tous deux d’accord et Erick raccompagna la jeune femme à la porte du bar. « Soyez prudente. ». Il lui fit un petit signe de la main quand elle s’éloigna et pénétra à nouveau dans le bar.

***

De son côté, Bràn était mortifié. Sur les nerfs, il ne cessait de remuer nerveusement son genou, triturant ses mains sèches. Il était à deux doigts de retourner dehors pour la trouver. Il était 23 heures, et elle n’était pas rentrée. Oh, il essaya bien de se faire une raison : elle était avec des amies… Sauf que ses rares amies étaient de vils serpents prêts à tout pour se moquer d’elle. Vu ce qu’il s’était passé avec le vieillard dehors, il était hors de question qu’il cède une nouvelle fois à la transformation. Ce fût finalement à minuit que Briséis apparut enfin. Bràn était assis dans leur matelas de fortune, il avait fait un feu. En T-shirt et les index posés sur chaque côté de l’arrête de son nez, il luttait pour ne pas exploser, mort d’inquiétude. Il en tremblait presque. Oui, le loup ne vivrait plus jamais la solitude comme avant. Il en deviendrait probablement fou.

Le son de la voix de la jeune femme lui parut comme irréel, mais dès qu’il comprit qu’il s’agissait bien d’elle, il bondit sur ses deux pieds et en un éclair il fut près d’elle et refermait déjà la porte. « Mais où étais-tu passée ?! Je me suis fait un sang d’encre ! ». Il la regardait de ses prunelles dorées, visiblement les nerfs à fleur de peau. « J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose ! J’allais ressortir à nouveau à ta recherche ! Mais bon sang tu te rends compte de ce que je me suis imaginé ?! ». Sa respiration était saccadée, son rythme cardiaque battait jusqu’à ses tempes, tirant ses traits. Bràn était tellement… Perdu entre deux émotions contraires il la serra soudainement dans ses bras. « J’ai cru t’avoir perdu. ». Il resta là pendant quelques secondes et puis s’écarta d’elle d’un mouvement sec et rapide, reculant dans la pièce. De nouveau en colère. « Je n’avais AUCUNE nouvelle ! Rien ! Je pensais qu’on se retrouverait ici ce soir, comme d’habitude, mais tu n’étais pas là ! J’ai bien pensé que tu étais peut-être en train de boire un verre, mais… Mais… Non ! Tu ne peux pas me faire des frayeurs pareilles, tu n’as pas le droit ! Pas maintenant que je… ». Il se tût et grogna avant de se mettre à faire les cents pas. « Que je tiens à toi ! Damn it ! ». Il essayait de se calmer, Bràn essayait vraiment de se calmer, mais entre le loup, la peur bleue qu’il avait eu de la perdre et la colère à l’idée qu’elle ait fait ça pour se venger de la veille, il était complètement perdu et en lutte intérieure. Il ne parvenait pas à se calmer, et il souffrait, physiquement il en souffrait.

Mains tremblantes, il finit par se taire, tournant presque le dos à la jeune femme, bras croisés pour ne pas envoyer voler quelque chose, un objet qui pourrait leur être utile. Tout leur était utile dans cet appartement. Le souffle lourd, il était comme essoufflé, et il était également épuisé par sa journée. Les nerfs à vif il essayait tant bien que mal de se calmer, et les muscles de son dos se crispaient et se détendaient sans cesse. Qu’est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête putain ?



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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Mar - 20:57

❝I WAS WITH A MAN... WHY?❞

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Rêvassant d’un futur avec un homme croyant (qu’il ne pratique pas ne posait pas problème, l’essentiel étant qu’il ait la Foi) fut la cerise sur le gâteau. Et il reviendrait le lendemain soir. Pour elle. Un sourire béat aux lèvres, elle entra sans se douter qu’une tornade lupine s’apprêtait à s’abattre sur elle.

Dans la pénombre, elle ne vit pas Bràn, assis dans leur lit de fortune et mort d’inquiétude. En revanche, ce ne serait pas la première fois qu’un homme s’introduirait chez elle. Eux. Elle n’était plus à New-York et ce n’était plus son seul appartement. Un feu rougeoyait dans le poêle, dispensant sa chaleur bienfaitrice. Elle sursauta alors qu’une ombre humaine bondissait sur elle et verrouillait la porte derrière elle. Son coeur fit une embardée. Elle venait de se faire piéger par quoi ?

Elle reconnut l’odeur de Bràn. Bràn ? Elle ouvrit la bouche pour lui demander pourquoi il était là mais il la devança. Toute sa frayeur était perceptible dans sa voix. Levant un regard plein d’incompréhension sur lui, elle croisa ses yeux dorés. Oh oh... Il lui déballa alors ses craintes et qu’il l’avait manifestement cherché et qu’il avait craint pour sa vie. Coupable. Briseis ne pouvait que plaider coupable alors elle baissa d’abord le nez, par réflexe et recevant la semonce avec une certaine docilité. « Mais j’étais au... ». Elle n’arrivait pas à en placer une. Comprenant qu’il n’était pas prêt à l’écouter, trop occupé à déverser sa colère et sa peur, elle ferma la bouche. Il la prit dans ses bras.

Et la serra. Pressée contre lui, elle eut la sensation d’étouffer. D’ailleurs, un petit couinement, autant de surprise que de gêne s’échappa de ses lèvres. Il avait cru l’avoir perdu. Bien qu’elle essayait de maintenir sa part sombre suffisamment lui, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver une petite pointe de satisfaction. Maintenant il savait ce qu’elle ressentait quand il partait de son côté sans forcément la prévenir. Elle ne lui avait jamais rien dit, n’était jamais parti à sa recherche comprenant que le loup avait besoin de sa liberté mais une autre part bouillonnait. Lui avait le droit et pas elle ? « Oui, je... ». Non décidément elle n’arrivait pas à en placer une. Il venait de la lâcher et de s’écarter, faisant les cents pas. Un nouveau flot de reproches. Et son sentiment d’injustice grandit lorsqu’il annonça qu’elle n’avait pas le droit parce qu’il tenait à elle. Ah bon ? « Bràn je... » Elle voulait lui dire qu’il aille se faire voir. Il était en train de ruiner le plus beau soir de sa vie. Mais consciente de son propre agacement, et de son sentiment de culpabilité qu’elle ne pouvait ignorait, elle baissa les yeux. « Suis désolée. Je pensais que tu serai parti après... Hier soir. Ce matin tu n’étais pas là alors j’ai pensé que tu étais juste... Parti. » Elle soupira. « Si j’avais su, je t’aurais laissé un mot. Mais... J’ai terminé plus tard et sur le chemin du retour Erick m’a fait tombé et comme avec la neige j’étais trempée il m’a offert une boisson chaude du coup nous sommes retournés au bar et nous avons discuté le temps que ma veste sèche... ». Ses yeux se ranimèrent en évoquant cet Erick. « C’est assez dingue. J’avais abandonné tout espoir à cause d’hier et là... C’est comme si le Ciel me l’avait envoyé ! Il est si gentil ! ». Venant de Briseis, ce n’était pas un scoop, elle trouvait rarement quelqu’un de complètement mauvais. « Il est vraiment... » Parfait ? « Je dois le revoir demain en fin d’après-midi, il est possible que je rentre plus tard. » Voilà. Il serait prévenu cette fois-ci.

Briseis ne croyait plus vraiment à une relation possible avec Bràn. Le loup agissait clairement de façon paternelle. D’ailleurs... « Et puis je suis une grande fille, j’ai survécu longtemps à New-York. Alors même si ça me fait plaisir que tu te sois inquiétée pour moi, je ne suis pas ta petite soeur... Ni ta fille. », commença-t-elle avec un certain manque d’assurance dans la voix. « Tu ne vas pas m’imposer un couvre feu quand même, si ? ». Wow. Les mots étaient sortis un peu trop vite. S’en apercevant, elle paniqua et voulut à son tour combler le vide. « Il est croyant, tu te rends compte ? ». Et elle repartait sur Erick. Mais c’était une rencontre si belle et inespérée ! Oui, elle était sous le charme. Elle avait un crush. « Je pense qu’il sera la bonne personne. Il me respecte, il n’a jamais eu un mot impliquant qu’il voulait passer une soirée facile avec moi. C’est plutôt bon signe ! ». Et vlan. Elle venait de porter un coup au loup, lui rappelant par là son erreur de la veille. Une erreur qu’il paierait cher malgré lui parce qu’il avait de ce fait éloigner la jeune femme de lui et elle se tournait entièrement vers un autre horizon.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Mar - 21:00

Who the hell is Erick ?
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Le loup était dans tous ses états. Jamais il n’avait ressenti pareille angoisse pour quelqu’un, jamais. L’instinct animal était comme un lion en cage, rugissant qu’on lui rende sa liberté, dans le cas présent, cela voulait simplement dire que le loup était au bord de l’explosion quand Briséis poussa enfin la porte de leur appartement. Minuit ! Bonté divine… Minuit ! Nuit noire et dangers imminents à chaque coin de rue ! Et elle ! Si gentille, si naïve à la merci de tous ! Rien que l’idée le rendait fou, il aurait pu tout péter ou tout simplement tomber dans les vapes sous le joug de ses émotions intérieures. Il n’était pas du tout habitué à ressentir tant d’émotions contradictoires. La pauvre Briséis ne comprit pas ce qui lui arrivait. En un éclair, Bràn fermait la porte et se postait devant elle, les prunelles dorées dans lesquelles plus aucune once de vert n’était perceptible, et il se mit alors à parler (ou plutôt à hurler). Le but n’était pas de lui faire peur, bien au contraire, mais le loup était dépassé par tout ce qu’il ressentait, en témoignait d’ailleurs son rythme cardiaque accéléré qui battait jusqu’à ses tempes, ainsi que sa respiration sifflante. Il avait eu tellement peur ! La jeune femme ne pouvait en placer une et n’arrivait pas à lui couper la parole, Bràn était dans un état tellement… Second qu’il était impossible de le couper, il fallait attendre, qu’il se taise. Chose qu’elle fit, et qu’elle fût forcée de faire car l’instant d’après il la serrait dans ses bras sans se préoccuper du couinement de surprise qu’elle lui offrit. Il avait eu peur et il le lui révélait.

Si seulement il avait su qu’il se ferait doubler comme un bleu par un passant… Il aurait peut-être été moins expressif, se serait fermé sur lui-même et aurait essayé de toutes ses forces de considérer que la chose n’était « pas grave ». Oui mais voilà, il côtoyait la brune depuis un peu plus d’un an maintenant, il s’était attaché à elle, à sa manière, et ce, même s’il avait fait une énorme boulette la veille. Le loup pensait malgré tout que la chose était passée, qu’elle lui pardonnerait, mais il comprendrait bien assez tôt combien ce n’était pas le cas, combien il s’était fourvoyé. Le jeune homme ne se doutait pas non plus que plus il en disait, et plus la jeune femme fulminait intérieurement. Bràn était un loup, et il avait parfois tendance à avoir des propos un peu machistes bien qu’il n’en pense pas forcément un traitre mot. Il était un peu maladroit mais il fallait dire que la chose n’était pas aisée pour lui, il était plus asocial qu’autre chose à l’origine. Ce ne fut que lorsqu’il fit les cent pas et qu’il se tût enfin que Briséis put s’excuser et s’expliquer. Le loup ne la couperait pas.

Ecoutant la brune comme s’il s’agissait de la parole de Dieu, le lycan ne la quittait pas des yeux, et si le début de ses paroles le rassurèrent, les choses s’envenimèrent dès l’instant où elle évoqua Erick. A cet instant, Bràn le sentit tout de suite, son propre malaise face aux mots qu’elle prononçait, plus elle en disait, plus il se sentait dépérir, comme si un poids mort tombait peu à peu sur ses épaules. Sa bouche s’ouvrait lentement au fur et à mesure et il sentit soudain l’humeur de Briséis changer du tout au tout, elle puait… Le coup de foudre. Soudain extrêmement silencieux, le loup ne faisait que scruter la jeune femme comme s’il s’était pris un coup sur la tête, et le coup, il finit par venir à la fin du monologue de la brune. Abattu, Bràn se contenta de hocher la tête et son visage se ferma instantanément. « Tu n’as pas trouvé mon mot de ce matin ? ». Oui, ça c’était la première chose importante. Ensuite… « Non, tu n’es pas ma fille et pas ma sœur, mais je pensais au moins qu’on était amis… Si ce n’est un peu… ». Il n’alla pas au bout, elle n’écoutait pas ça servait à rien. Blessé, il déglutit et se ferma comme une huître. « Je suis content pour toi, Briséis. ». Quoique… Non pas vraiment. Cet Erick puait l’arnaque à plein nez, il en mettrait sa queue de loup à couper. « Non, pas de couvre-feu… Tu… Fais ce que tu veux. ». Le loup se rembrunit et sembla subitement très calme. « J’ai… Fait un feu et j’ai laissé la casserole à chauffer, ton diner est prêt. Ne m’en veux pas mais j’ai eu une longue journée je vais aller me coucher. ». Sur ces mots, le loup tourna les talons et fila penaud sous les montagnes de couvertures, la lumière du feu éclairant la soudaine masse qui s’élevait sous les draps. Il les remonta jusqu’à ses oreilles pour cacher sa déception. Il était tourné vers l’autre côté, tournant le dos à la jeune femme. Il laissa le mot qu’il lui avait écrit près de son oreiller à elle, bien que conscient que cela ne changerait plus rien. Il s’était fourvoyé, elle ne cherchait pas sa compagnie, son test avait finalement obtenu réponse, elle n’avait pas de « sentiments » à son égard. Elle venait de tomber folle amoureuse d’un mec au nom débile de prince charmant…Lui n’était qu’une… Bête, en définitive.



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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Mar - 21:04

❝I DON’T UNDERSTAND YOU❞

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Si le loup était dans tous ses états, Briseis ne comprenait pas vraiment. Jusqu’à ce qu’il lui explique s’être inquiété et ne commence à lui faire des remontrances. Sur le moment, elle crut vraiment qu’elle avait un... Père ou un grand frère. Sauf que son père avait disparu depuis belle lurette et qu’elle n’avait jamais eu de grand frère. Agacée d’être traitée comme une adolescente faisant le mur, la jeune femme tenta bien de prendre la parole mais elle ne parvint pas à lui répondre avant qu’il ne se taise. Entre temps, elle avait également culpabilisé : le pauvre s’était beaucoup inquiété pour elle. Et elle s’en voulut de lui avoir causé tant de peur.

Avec le temps, Briseis avait compris que Bràn n’était pas et ne serait jamais intéressé par elle, du moins comme elle elle le souhaiterait. Alors depuis la veille, elle avait décidé d’accepter cette idée. D’une certaine manière, elle s’était tout d’un coup trouvée comme libre. Peut-être était ce tout nouveau sentiment de liberté qui la rendait si peu prompte à accepter cette attitude un peu trop protectrice. Il était vrai que depuis un an elle vivait un peu sous les règles du loup, ne le questionnant jamais et obéissant docilement à toutes ses recommandations. Après tout, ne l’avait-il pas convaincue de venir à Salem alors qu’elle y était tout d’abord très réticente ? Elle lui avait pardonné pour la veille. Il n’était pas responsable s’il ne l’aimait pas et elle ne pouvait pas lui reprocher de ne pas avoir les mêmes sentiments qu’elle à son égard. Aussi, Briseis reprenait le cours de sa vie. Pendant une année, elle l’avait plus ou moins mis en stand-by mais il avait suffit de quelques aveux du loup pour qu’elle ne réalise se tromper totalement à son sujet.

Et maintenant... Il y avait Erick. Un miracle tombé du Ciel. Briseis était pleinement convaincue que leur rencontre était prédestinée et embrassait cette promesse de toute son âme. Sûrement trop vite. Mais il fallait reconnaître qu’Erick était charmant et correspondait à tous ses idéaux. La brune ne perçut pas la détresse de Bràn alors qu’elle lui étalait tout son enthousiasme. Un coup de foudre ? Non. Au fond de son coeur, quelqu’un d’autre régnait toujours même si elle essayait de le mettre dans une boîte et de rétrécir la dite boîte au maximum. Mais un crush, oui certainement. Erick était si charmant qu’elle succombait à son charme. Un sourire aux lèvres, elle fut brutalement ramenée à la réalité par la question du loup qui lui faisait toujours face. « Un... Mot ? ». Elle essaya de se souvenir mais non. Elle secoua la tête, désolée. « Non, je n’ai rien vu ce matin... ». Oh elle ne remettait pas en cause ce qu’il lui disait. Mais elle l’avait manifestement manqué. Puis, il commença à répondre à une question insidieuse. Qu’étaient-ils l’un pour l’autre ? Un espoir restait. Et Briseis s’en aperçut lorsqu’il commença à expliquer qu’il ne la percevait ni comme sa fille ni comme sa soeur. Alors quoi ? Une part d’elle-même espérait toujours. Et cette petite flamme d’espoir fut soufflée quand il parla d’amitié. Voilà. Il la voyait comme une amie. Le sol sembla se dérober un instant sous ses pieds mais la jeune femme accusa le coup en silence. Une amie qu’il pouvait sauter à l’occasion. Bien. Elle savait maintenant ce que voulait dire sa question bizarre de la veille. Et elle ne s’en voulut plus de s’être fâchée contre lui : il lui avait alors vraiment manqué de respect. Et son amitié, elle ne fut plus vraiment certaine de la vouloir. Quelque chose se brisait inexorablement. Ce lien, son attachement... Elle ne devait plus rien attendre de lui. Elle avait voulu le changer, sûrement un peu trop. Ne faisant pas attention à la fin de la phrase, son coeur se tourna définitivement vers Erick. « Oui... Nous sommes amis. Et je te souhaite de trouver la même chose. Tu mérites aussi d’être heureux, Bràn. » Elle sourit. Un peu forcée au début mais sa spontanéité reprenait le dessus et elle avait sûrement des airs de louveteau qui découvrait pour la première fois le dehors et s’amusait.

« Je m’excuse de t’avoir causé tant d’inquiétudes... Je... Il sait que je n’aime pas être dehors la nuit et lui n’apprécie pas non plus alors je suppose que nous nous verrons surtout la journée. »
Pourquoi avait-elle la sensation de l’avoir blessé ? Quelque chose changeait. Elle ne savait pas quoi mais Bràn semblait plus... Distant ? Elle hocha la tête et se dirigea vers le dîner. Wow. Il avait cuisiné... D’habitude, elle faisait toujours tout. « Ok... Bonne nuit. » Elle sourit encore et évita de le suivre du regard. C’était difficile. Parce qu’elle en avait envie mais ce n’était pas bien. Et puis comment expliquer à Erick qu’elle dormait avec un loup dans le même lit ? La croirait-il si elle lui disait la vérité : ils ne sont que des amis, n’est ce pas ? Elle mangea en silence et seule. Perdue.

Puis, elle alla se coucher. Elle trouva cette fois le mot. Elle le lut à la lueur rougeoyante des braises. Et fut horrifiée. Il pensait qu’elle lui en voulait toujours ? La peur s’insinua dans ses veines, violemment. Un pic d’adrénaline. Non ! Non elle avait accepté maintenant ! Mortifiée, elle fixa le dos de l’homme mais n’osa pas le réveiller. Et au final, elle passa une nuit quasiment blanche, guettant son réveil. Quand il bougea, la jeune femme sauta hors du lit. « Je ne t’en veux pas, Bràn ! ». Elle avait crié. « Je t’ai pardonné ! C’est contre moi que je suis en colère parce que... ». Elle s’interrompit. Stop. « Parce que je me suis mise en colère contre toi. Je n’aurai pas dû. C’est tout... ». Le regard plein de tristesse, elle espérait vraiment qu’il la croirait et qu’il ne se sentirait plus... « Pardon. Pardon si je t’ai donné l’impression que tu ne comptais plus ou... Ton amitié m’est très chère. Elle compte énormément pour moi alors... » Alors quoi ? Bah... Elle ne savait pas.
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✤ Âge personnage : 72 ans, en parait la trentaine.
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✤ Localisation : Près de la forêt et patauge dans les marécages
✤ Pouvoirs : Immortalité (vieillesse lente) - Force surhumaine - agilité, rapidité, sens accrus - régénération instantanée (mais défaillante) - Métamorphose : loup noir aux yeux dorés.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Salem, here we are ! »    Jeu 26 Mar - 21:08

I'm complicated.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.



A l’évocation d’Erick, et en voyant combien la jeune femme semblait surexcitée, heureuse et soulagée d’avoir rencontré quelqu’un qui avait de forts points communs avec elle, Bràn se sentit vaincu. Il ne se sentait pas la force de rentrer en conflit avec elle ce soir, il était sous le joug d’émotions contraires, dont certaines qu’il ne comprenait pas encore, c’était donc difficile pour lui de démêler les nœuds, surtout après une journée et une soirée aussi éprouvantes. Alors, tandis que la jeune femme parlait et parlait encore de sa rencontre, le loup se referma lentement sur lui-même, dépité, et blessé par tant de paroles. Briséis était comme un louveteau adolescent revendiquant sa découverte de l’extérieur et sa non appartenance à la meute dans laquelle il vivait. Bien que ce fût imagé, Bràn eut clairement l’impression que c’était ce que Briséis faisait. Jamais encore il ne l’avait vu se rebeller de la sorte. Depuis la veille, elle n’arrêtait pas de le surprendre. Visiblement perdu dans ses émotions et épuisé aussi bien physiquement que mentalement, le lycan observa la brune et ne répondit qu’aux choses importantes. Non, elle n’avait bien évidemment pas trouvé son mot du matin… Cela expliquait le fait qu’elle ait pensé qu’il était parti pour de bon. Oui, il aurait pu, mais jamais il ne se serait permis une chose pareille, pas alors qu’il l’avait amené ici. Protecteur, oui, Bràn l’était, uniquement avec elle, il n’y pouvait rien c’était comme ça, et si cela paraissait excessif parfois, il n’en demeurait pas moins qu’il tenait à elle. Plus qu’il ne pouvait même l’imaginer.

Il ne reconnut pas les signes de l’espoir chez la jeune femme, tandis qu’il lui disait qu’elle n’était ni sa sœur ni sa fille. Il la considérait comme une amie, même plus, mais il n’osait encore dire « plus », surtout pas après le discours qu’elle venait de tenir devant lui. Cet Erick, bien que gros comme le monde, semblait être l’homme parfait aux yeux de la jeune femme et il ne voulait pas lui retirer ça. Qui était-il lui, loup violent et solitaire, pour retirer à une femme comme elle le droit d’être heureuse au bras d’un homme croyant, pur et qui avait toutes les qualités d’un gentleman ? Bràn n’était personne, et il était loin d’être parfait, alors il n’alla pas au bout de sa phrase et se ferma comme une huître, se protégeant soudainement de tout ça. Briséis était rentrée, saine et sauve, elle avait passé un bon moment, c’était tout ce qu’il devait en tirer, et tout ce dont elle devait se souvenir. Il lui dit donc que son dîner était sur le feu et que lui filait se coucher car il était épuisé. C’était vrai, fatigué il l’était, déçu et triste aussi. « Ca ne fait rien pour ce soir, tu es saine et sauve c’est tout ce qui compte. ». Puis, il lui dit bonne nuit et ne resta plus que du loup, une masse sous une montagne de couvertures. Il lui tournait le dos. Bràn ne s’était jamais attaché aux gens pour cette raison : l’on finissait toujours par en souffrir d’une manière ou d’une autre, et en général, ça finissait toujours par un rappel de sa condition… De sa différence. Pour l’homme, sa différence résidait en sa nature de loup-garou, pour ses pairs, tout résidait dans sa tare de guérison. Le loup serait toujours perçu comme différent, quoi qu’il fasse, alors il devait se protéger à nouveau.

Allongé sous les couvertures, il ne sentit pas Briséis se coucher, ni ne sentit sa soudaine panique à la lecture de son fameux mot. Le loup était tellement fatigué qu’il s’était endormi comme une masse et ne se réveillerait qu’au petit matin. Dans sa détresse et son angoisse à l’idée de ne pas la revoir, il avait blessé quelqu’un, et s’était lui-même pris un coup. Tout ça pour… Récupérer une Briséis en pleine forme et rêveuse. Il devait vraiment remettre une certaine distance… Pour sa sécurité et la sienne.

Le lendemain matin, Bràn s’étira à la lueur du jour, le feu dans le poêle était toujours animé mais il approchait de sa fin, le bois qui restait n’étant plus qu’un amas de cendre partant en fumée. Il pensait s’étirer et se réveiller doucement mais ce fut sans compter la tornade Briséis qui se mit à crier si fort que l’ouïe développée du loup ne fit qu’un tour. Il sursauta de peur tellement le son était violent au réveil. Bràn se mit à observer la jeune femme avec des yeux ronds, de toute évidence elle n’avait pas fermé l’œil et qui plus est, son stress et son angoisse prenaient le lycanthrope à la gorge tellement ils étaient vivaces. Il la laissa parler, trop sonné pour réellement être capable de prendre la parole sans bafouiller. Ce ne fut que lorsqu’elle se tût définitivement qu’il se redressa pour se mettre assis, les cheveux en bataille, regardant celle qui faisait les montagnes russes depuis l’avant-veille.

« Je…huh… Je suis content que tu me pardonnes, et… Ne t’inquiètes pas, je vais bien. Tu es rentrée, on a parlé, voilà… Tout va bien. ». Il lui adressa un sourire pour qu’elle se rassure et passe à autre chose. « Tu devrais te reposer maintenant, avant d’aller au travail. ». Conscient de son ton peut-être trop protecteur et autoritaire, il se reprit. « Enfin si tu sens que tu en as besoin, tu sais… Prendre soin de toi de toute manière… ». Peu à l’aise, Bràn sortit du lit et fila sous la douche pour se réveiller convenablement et se préparer. Une fois à l’extérieur de la salle de bain, il appliqua la graisse sur ses mains avant de terminer de se préparer pour aller travailler. Rester ici était soudain devenu… Gênant, et pesant pour lui.


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There's a room where the light won't find you, holding hands while the walls come tumbling down. When they do, I'll be right behind you, so glad we've almost made it. So sad we had to fade it.
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