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 BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [

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Bràn E. Irons☞ Chair fraîche gratuite ; libre service !
MessageSujet: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 26 Mar - 21:39

So fucking jealous.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.


Le lycan avait beaucoup réfléchi durant la nuit, et bien que Briséis fut dans tous ses états le lendemain, il n’en demeurait pas moins qu’elle était supposée revoir ce type le soir-même. Si au premier abord, Bràn semblait résolu à abandonner l’affaire et à considérer qu’elle méritait mieux qu’un loup à la violence un peu trop rapide et au passé tortueux, il avait mûrement réfléchi, et il y avait dans le récit de la jeune femme quelque chose qui ne collait pas… Ce mec était trop parfait pour être réel, et ça, rien que ce détail, lui paraissait plus que louche. Poussant la porte de l’appartement après avoir salué la jeune femme, Bràn se rendait au travail, ayant pris soin d’appliquer la graisse animale sur ses mains abîmées qui cicatrisaient beaucoup plus vite grâce à ça. La neige avait cessé de tomber mais le sol était toujours blanc, ou plein de gadoue lorsque le chemin avait été plusieurs fois emprunté. Resserrant le col de sa veste contre son cou, le loup finit par entrer dans les bois et rejoignit son lieu de travail. Toute la journée durant, il découpa, porta et fit en sorte de réduire certains troncs d’arbres en bûches pour les cheminées. Ce n’était pas un job passionnant, mais ça payait plutôt bien en y réfléchissant et surtout ça lui permettait de se défouler et de côtoyer la forêt en permanence. Un loup aimait cette particularité, et des loups il en avait croisé depuis leur arrivé et son début au sein de l’entreprise. La majorité des salariés en était, il les reconnaissait rien qu’à l’odeur, et nul doute que tous les autres aussi savaient ce qu’ils étaient les uns les autres, une chance qu’aucun d’eux ne se soient encore réellement tapés dessus. Des loups entre eux pouvaient vite s’échauffer et monter la voix. Surtout qu’en définitive aucun ne faisaient partis d’une seule et même meute, Bràn était un solitaire, et il semblait porter ce trait de caractéristique sur sa tronche. Malgré ça, chaque loup réussissait à faire son job et ils profitaient de ce qui leur était offert, et le plus surprenant dans l’histoire, c’est que la majorité n’était pas à la botte d’un vampire ou d’un Originel, la révolution était en marche de ce côté, un détail qui plaisait bien à Bràn.

La journée fut cependant longue, très longue car le jeune homme ne cessait de réfléchir et de retourner le problème dans sa tête. Il ne pouvait décemment pas laisser Briséis tomber folle amoureuse de cet Erick sortie tout droit d’un conte de fée pour enfant. Il savait la jeune femme plutôt naïve, ou du moins… Pas naïve mais croyante. Elle était une véritable croyante en tous points, et espérait toujours le meilleur autour d’elle. Dernièrement les choses avaient été compliquées pour elle, était-il donc prêt à prendre le risque de lui retirer ce « bonheur » ? Lui faire perdre à nouveau espoir ? Bràn ne voulait pas la briser et il avait déjà mis à mal ses croyances dernièrement, il ne souhaitait pas réitérer la même erreur.

Le soir venu, le loup quitta son poste et rentra en direction de l’appartement, mais il savait que la jeune femme ne s’y trouverait pas. Sali par la sciure de bois, Bràn décida toutefois de ne pas rentrer tout de suite, il devait en apprendre plus sur cet Erick, il fila donc… Dans plusieurs endroits, plusieurs bars afin de savoir si quelqu’un connaissait l’énergumène, mais il fit entièrement chou blanc, comme s’il était inconnu au bataillon. En soi, ce n’était pas encore « louche », car les habitants de Salem ne se connaissaient pas tous, surtout depuis l’arrivée des New Yorkais, leur arrivée. Prudent, le lycan poussa jusqu’au quartier du bar où travaillait Briséis, il l’entraperçut d’ailleurs par la fenêtre et sourit légèrement en la voyant servir un client. Elle aurait bientôt terminé son service. Elle paraissait plus rayonnante, surement à l’idée de voir ce type. En y pensant, Bràn sentit sa gorge se nouer et son instinct animal grogner de façon sourde en son for intérieur. C’était le feu de la jalousie qui commençait à faire son chemin et à grandir en son sein. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas les minutes passées, si bien qu’il se trouvait encore à l’angle de la rue quand le fameux Erick passa à côté de lui, élégamment vêtu, tout fraîchement sorti de son travail de comptable. Il poussa timidement la porte du bar, un peu pataud, presque maladroit. Tellement insignifiant aux yeux du loup qu’il ne le remarqua même pas, sauf quand il le vit saluer Briséis à l’intérieur. « What the… ». Et là, le loup comprit, il venait de laisser échapper le fameux Don Juan. Face à ce constat, il plissa le nez, sourcils froncés, visiblement en colère. C’était « çà », Erick ? Bràn sentit alors en lui le mâle dominant s’éveiller. Oui, il avait des sentiments pour elle, et bien qu’il ne les interprète pas encore si bien, il était horriblement en colère contre ce bougre. S’il ne s’était pas retenu, il aurait bondi à l’intérieur du bar pour lui péter le nez. Il manqua d’ailleurs de le faire, il amorçait le pas quand il se prit une boule de neige en pleine poire. Ca lui remit rapidement les idées en place et l’empêcha de s’avancer davantage. « Oh pardon monsieur ! ». Un gamin. Le loup s’efforça de sourire légèrement, afin de ne pas montrer son mécontentement, même si c’était raté car à en juger par le choc de la surprise, il était loin de sourire. « C’est rien. ». Une réponse qui sortit de sa bouche il ne sut comment tant ses dents étaient serrées et sa mâchoire crispée. Et dire que pendant ce temps, Erick tirait la chaise de Briséis pour qu’elle s’asseye…

***

Erick était sur son trente et un et était tout sourire à l’idée de revoir la jeune femme. Il l’avait salué poliment avec un large sourire et l’invita à s’asseoir après s’être assuré qu’elle avait terminé son service. « La journée n’a pas été trop longue ? Pour ma part… Interminable. ». Il continuait de lui sourire comme un nain de jardin. « Les habitants me paraissent tellement tendus dernièrement, il y en avait encore un qui restait là en plein milieu du carrefour à observer je ne savais trop quoi d’un drôle d’air… On aurait dit qu’il préparait un mauvais coup. ». Si seulement Erick savait qu’il parlait de Bràn… Ce dernier lui aurait doublement pété le nez…

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Dernière édition par Bràn E. Irons le Ven 27 Mar - 11:23, édité 1 fois
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Briseis E. Iseley☞ Chair fraîche gratuite ; libre service !
MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 26 Mar - 22:55

❝I AM FALLING IN LOVE❞

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Briseis passa une très mauvaise nuit, et pourtant, elle ne se plaindrait à aucun moment de la journée. Non. Parce que si d’habitude elle se souciait du monde, ce soir elle s’en foutait. Oui, lentement, elle tombait sous le charme d’un autre homme, un autre homme qui finissait toujours par éclipser Bràn. Bien sûr, elle était contrariée de ne pas avoir vu son mot, contrariée qu’il put penser qu’elle était fâchée contre lui mais elle avait la nuit pour ressasser tout ce qui chamboulait son être et il y avait le chagrin qui côtoyait la joie, la colère qui côtoyait l’amour, la peur qui côtoyait le courage. Toutes les petites conversations qu’elle aurait au cours de la journée lui apparaîtraient comme des mots vides de sens. C’était parler trop pour ne rien dire. Non, elle voulait absolument parler avec Erick. Le revoir. Les maux du monde, elle ne les vit pas. Elle passa à côté de gens affamés et ne les vit pas. Les quelques nuages qui blanchissaient le ciel n’entravaient en rien le soleil qui rayonnait dans son coeur. Que Dieu lui pardonna sa faiblesse, de trahir tout ce que ses parents lui avaient enseigné en se concentrant pour la première fois sur son bonheur. Qu’Il se mette en colère contre elle, tout ça, elle s’en foutait. Oui. La seule chose qui comptait était cette bénédiction et l’attente. Bràn partit sans même qu’elle ne s’en soit rendue compte. Apaisée qu’il ait compris et qu’il ne soit pas fâché contre elle, elle put à loisir se laisser bercer par ce sentiment naissant.

Fulgurant. Un brasier. Un feu qui ravageait tout sur son passage. Ce n’était en rien ce genre d’affection qui se formait tranquillement et durablement. Non. C’était quelque chose qu’elle ne maîtrisait pas et ne comprenait pas. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle se projetait avec un homme bien plus qu’elle n’avait pu le faire avec un autre. Tellement obnubilée, elle ne comprendrait même pas les tentatives de drague qu’une autre femme lui ferait. Tout était si parfait. Servant chaque table, elle guettait l’heure en fixant l’horloge sur le mur. Elle ne vit pas le loup la guetter à travers la fenêtre. Un sourire chaleureux aux lèvres, elle lui donnait un café avec un chocolat en petit cadeau. Une petite attention qui pouvait faire plaisir en ces temps difficiles. Puis, elle fila derrière le bar après avoir consulter l’heure une énième fois. Il serait là d’ici quelques minutes ! Ayant terminé son service, elle fila dans le vestiaire et se changea. Laissant tomber ses cheveux librement sur ses épaules (ce qui était assez rare car elle les attachait la plupart du temps), elle sortit un trésor de sa poche : un gloss. C’était un cadeau d’Emily.

Alors qu’elle hébergeait la rouquine chez elle, Briseis avait découvert une amie. Du moins dans le privé, car dans le public, Emily se montrait cruelle et l’avait payé de sa vie puisque Bràn, ayant appris la vérité, avait décidé de rendre justice lui-même. C’était le bon. Enfin. Hésitant un instant, elle ouvrit un bouton de son chemisier mais non... Non, elle ne se sentait pas suffisamment à l’aise, alors elle le reboutonna bien qu’il ne dévoila rien de sa poitrine, se rafraichit rapidement pour se calmer alors que son coeur battait à cent à l’heure. Elle ressortit, un peu nerveuse puisqu’elle triturait ses mains malgré elle. Retournant dans la salle, elle hésita entre aller s’assoir pour l’attendre, ou rester près du bar. Finalement, elle n’eut pas le temps de se décider parce qu’elle le vit entrer. Un sourire éclaira son visage alors qu’il la saluait.

Elle ne vit pas le loup derrière la vitre. Elle ne vit pas le loup réagir et devenir jaloux. Ni même le voir se montrer possessif. Elle ne se rendait pas compte qu’elle éveillait des instincts qu’elle risquait de ne pas savoir gérer. Elle ne connaissait pas les règles des loups après tout. Pas toutes. Prenant place un peu maladroitement, un peu stressée, elle était pourtant attirée comme par un aimant. Elle ne lâchait pas le jeune homme du regard. Si prévenant. Si gentil. Si... Parfait ! « Non », répondit-elle par réflexe lorsqu’il lui demanda si la journée n’avait pas parue trop longue et, s’apercevant alors qu’il pouvait mal la comprendre, elle se reprit. « Je veux dire, si ». Elle rougit et baissa le nez. « J’ai juste beaucoup... Penser alors... Je ne me suis pas ennuyée ». Souriant à son tour, elle l’écouta lui raconter la réalité de la vie. « Vraiment ? Je n’ai vu personne d’étrange dans le coin ces derniers temps... ». N’aimant pas trop les préjugés, elle haussa les épaules. « Un mauvais coup... Peut-être pas. Peut-être qu’il a simplement vu quelque chose qui l’a interpellé. » Un serveur vint les voir. Briseis attendit avant de commander quelque chose qu’Erick ne lui en donne l’autorisation. Peut-être souhaitait-il aller ailleurs ? « Je suis vraiment ravie de vous revoir Erick ». Les yeux brillants, elle avait un coup de coeur, c’était visible comme le nez au milieu de la figure.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Ven 27 Mar - 20:17

I can't bare, seeing you like this.
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Il venait de le rater. A force d’être obnubilé à se concentrer sur sa super vision pour suivre Briséis des yeux il avait raté le fameux Erick. Maugréant contre lui-même, il pesta intérieurement et tapa du pied dans la neige par réflexe, s’éclaboussant au passage. « Hurmf… ». Le loup  n’était pas plus serein que l’homme et claquait des dents à l’intérieur de corps humain, il voulait en découdre avec le couillon trop parfait. Bràn ne comprenait pas réellement ces sentiments étranges, il n’avait jamais été amoureux et avait toujours mis un point d’honneur à ne jamais s’attacher à personne, cela faisait beaucoup trop souffrir. En voyant Briséis sourire à n’en plus finir au jeune homme, le lycan se rappela pourquoi il avait instauré cette fameuse règle dans sa vie, et pourquoi il avait toujours vécu reclu, quitte à en devenir fou parfois. Un loup solitaire finissait mal, c’est ce qu’on disait, et il en avait déjà vu être véritablement fou, lui… Il faisait plutôt partie de la rare case de lycanthropes solitaires devenant violents. Ca ne lui avait pas toujours réussi mais c’était mieux que devenir taré. Malheureusement, dans ce genre de situation l’appel du sang était bien plus fort, et il luttait pour ne pas pénétrer à l’intérieur du bar, tirer la chaise d’Erick pour qu’il s’éclate la face contre la table en bois. Les mains dans les poches de sa veste pour les protéger de la morsure du froid, Bràn essayait de se calmer, en vain. Le regard noir, les prunelles dorées étant de sortie, il était incapable de détacher son regard de la fenêtre d’où il apercevait les deux jeunes gens sourire et rire. C’est alors qu’une profonde tristesse l’envahit, une profonde solitude également, car en la jeune femme il avait plus ou moins trouvé une meute, une famille… Et voilà qu’aujourd’hui, il la perdait à petit feu.

Emotions contraires. Un coup il voulait se battre, l’instant d’après la tristesse prenait le pas sur le reste. Il resta là un long moment, à les observer, tout comme un autre homme l’observait lui, bien conscient de ce qu’il était à cause du changement de couleur de ses yeux. Et surtout à cause de la réverbération qui pénétrait dans ces derniers et ne semblaient pas les atteindre. C’était comme regarder les yeux d’un chat exposé à la lumière temporaire. Un reflet dans les yeux chaque fois que Bràn tournait légèrement la tête. Ce n’était définitivement pas humain.

***

Erick savait se montrer galant et avec la jeune femme c’était d’une facilité déconcertante. Bien sûr, il était toujours plus ou moins maladroit mais il bégayait moins et surtout, il était véritablement détendu avec elle. Elle était la perle rare, il le savait, il l’épouserait. Loin d’imaginer qu’il provoquait une colère noire et une jalousie certaine chez le loup qui attendait dehors, il profita de la vue et remarqua bien qu’elle était un peu plus maquillée que d’habitude. « Cette couleur sur les lèvres vous… te… va bien. ». Il lui offrit un sourire pour appuyer ses dires et alla s’asseoir. Puis, il évoqua la journée et rit légèrement à sa remarque. « Oh j’avais bien compris, je ne l’ai pas mal pris ne vous en faites pas. Enfin… Est-ce que le tutoiement vous dérange ou ? ». Oui, il ne savait pas trop sur quel pied danser. « C’est que je me sens tellement à l’aise avec toi, euh je veux dire… Vous. ». Il sentit ses joues devenir légèrement bouillante, il rougissait un peu et il faisait soudain très chaud. Le jeune homme à la chevelure noire hocha la tête par rapport à ses dires concernant l’homme se trouvant au dehors. « Oui probablement, il n’arrêtait pas de… ». Il fut coupé par le serveur qui arriva. Erick fit un signe de tête et regarda Briséis. « Tu peux commander ce que tu veux, c’est moi qui offre, j’y tiens, donc fais-toi plaisir. ». Il sourit à nouveau et attendit que la jeune femme ait fait son choix et ait passé sa commande pour ensuite donner la sienne au serveur. Il prenait une citronnade et avait commandé un petit plat de tapas à déguster à deux.

A n’en pas douter, il était subjugué par elle et sa phrase lui fit plus que plaisir. « Je suis ravi de te revoir également, Briséis. Ca me fait réellement plaisir. ». Il pencha la tête sur le côté en posant ses mains sur la table. «  Je pensais d’ailleurs qu’après avoir bu un verre ici, nous pourrions aller dans un salon de thé ? J’en connais un à deux rues d’ici et il vous sert du thé anglais comme on en fait plus aujourd’hui. Je proposerais bien une promenade autour d’un lac ou dans un parc plus romantique mais nous n’avons pas vraiment ça ici… C’est bien dommage, j’ai beaucoup entendu parler du temps ou Central Park faisait partie des endroits les plus romantiques. Enfin c’est ce que j’ai entendu, je ne sais pas si c’était véridique à l’époque… ». Oui, il s’intéressait même à New York, du moins, la réputation qu’avait la Grosse Pomme avant tout ce cirque… Avant… Eux. Les vampires.

***

Le loup n’avait pas bougé d’un centimètre, tout comme celui qui l’observait dans l’ombre de la ruelle. Bràn n’y prêtait pas attention, il n’écoutait pas ses sens, son loup intérieur était beaucoup trop en colère et jaloux pour qu’il ne se concentre sur son odorat. C’était une déchirure de lutter contre cet instinct primaire qui lui hurlait, en bon alpha, de calmer haut et fort sa femelle. Mais voilà, il y avait la part humaine, celle qui raisonnait et réfléchissait… Et cette dernière semblait lui mettre des œillères sur ses réels sentiments pour la jeune femme. Ils étaient d’ailleurs intriguant, puisque Bràn était du genre à choisir des femmes têtues et au caractère de fer pour ses aventures d’un soir. Qui aurait cru qu’en fin de compte, il aurait des sentiments pour une femme aussi calme et aussi douce que Briséis… Probablement pas grand monde. C’était sûrement ça, la cause, elle était son inverse, et elle apaisait la bête qui hurlait en lui.

A l’intérieur du bar, le serveur amenait leur commande, ainsi que la grande assiette de tapas, la jeune femme n’en avait probablement jamais mangé par manque d’argent. Et Bràn constata encore plus avec horreur… Que tout ce qu’il avait à lui offrir lui, c’était des objets récupérés à droite et à gauche… Et ils n’avaient même pas de vrai lit. Sourcils froncés, il s’entendit gronder, ce qui n’échappa pas à l’œil aiguisé de l’homme de la pénombre.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Ven 27 Mar - 22:03

❝IT FEELS SO RIGHT❞

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Les yeux posés sur elle, elle ne les sentit pas. Elle était tellement enfermée dans une petite bulle rose de bonheur que la jeune femme ne faisait plus attention au monde qui l’entourait alors même que ces yeux là... Elle les avait longtemps espéré. En vain. Et elle avait accepté, pris sur elle que manifestement elle s’était trompée. Et Erick entrait dans sa vie. Bien sûr, elle ignorait les souffrances de Bràn, sa colère, sa jalousie, son désespoir. Elle ignorait réveiller des instincts en lui, faire parti de sa meute. Et surtout, elle ignorait qu’il s’exposait en ce moment même au regard d’un homme qui n’avait pour le coup pas de bonnes intentions. Elle souriait, elle riait... Il avait dû ne jamais découvrir ce pan de sa personnalité parce qu’il l’intimidait la plupart du temps et parce qu’elle ne savait jamais vraiment comment réagir avec lui. Erick, c’était différent. C’était une évidence. Il était galant, attentionné, gentil... Un véritable chevalier sur son blanc destrier, un chevalier au destin tragique. Mais ça, ils l’ignoraient tous. Malgré elle, elle se projetait avec lui bien que... Elle appréhendait. Laisser Bràn seul l’inquiétait. Elle avait l’impression désagréable de l’abandonner et de le trahir alors elle repoussait l’idée. Même si la robe blanche, l’alliance, toutes ces petites choses qui marqueraient le plus jour de leur vie virevoltaient dans sa tête... Bràn devait toujours faire parti de sa vie. Elle peinait encore à le laisser partir. Perdue, subjuguée, elle sourit. « Oh, merci. C’est... Ce que l’amie qui m’a offert m’a dit. ». Elle avait noté le changement de ton mais ne s’en offusqua pas le moins du monde. Une fois assis, elle répondit à sa question très maladroitement. « Oh, oui bien sûr ! » Elle sourit encore plus largement, se détendant légèrement. « Moi aussi ! ». Elle gloussa doucement, penchant la tête sur le côté et passant une main dans ses cheveux : le jeu de séduction se mettait lentement en place. Un observateur extérieur le comprendrait, c’était des codes immémoriaux. Le serveur les interrompit et, toujours sage, elle ne prit qu’un jus de fruit tout en remerciant Erick de se montrer aussi généreux. Elle n’était pas habituée à ce qu’on lui offre quoique ce soit. Bràn meublait lentement leur appartement, mais ce n’était pas vraiment des cadeaux. Il ne lui avait jamais rien offert d’ailleurs... Et elle ne le lui reprochait nullement. Bien sûr, se faire offrir un verre était agréable et elle appréciait d’être traitée comme une petite reine mais en même temps... Elle était un peu mal à l’aise. Elle ne savait pas vraiment comment réagir, elle n’avait jamais vécu ça avant. Satisfaite de son choix qui ne ruinerait pas son coup de coeur, Briseis l’entendit commander un plat de tapas pour deux. « Oh, c’est très gentil mais...Il ne fallait pas commander autant ». Et se souvenant toujours des petits conseils de ces filles qui l’avaient rabaissé tout ce temps, elle lui avoua être ravie de le revoir. Chaque approche lui coûtait beaucoup, elle surmontait tous ses réflexes. Et ça payait ! Erick lui retourna ses mots, ce qui fit battre son coeur plus vite encore. Et mieux ! Il voulait prolonger leur soirée dans un salon de thé ! « Vraiment ? Ce serait avec plaisir ! » Surtout s’il n’était pas loin. « Je ne savais pas qu’il y en avait un dans le coin. » Quant à Central Park... Son visage se ferma, balayé par les regrets. « Je crois que de tels endroits n’existent plus depuis longtemps... A New York... Plus rien n’avait vraiment son prestige... Tout n’était que des ombres. ».

On les servit enfin et elle attendit qu’Erick commence avant de goûter poliment un tapas. C’était tellement nouveau pour elle... Faisant attention à chacun de ses gestes, elle l’écouta parler encore, et encore et encore. Curieuse, elle en goûta un. Mmmmh. C’était délicieux ! « C’est vraiment très bon ! » Elle ne mangea pas grand chose, pas qu’elle n’aimait pas mais vu ses conditions de vie, elle était habituée à jeûner. Les minutes passaient, les heures même et malgré elle, elle devenait plus nerveuse alors que le jour baissait lentement. Un réflexe. Un raid pouvait se déclencher à tout moment après tout...

***

L’homme observait le loup depuis un moment et il en était certain : il était un danger pour le monde ! La lueur dorée dans son regard, son attitude... L’homme arqua ses muscles, marcha dans la rue l’air de rien et sans prévenir, attaqua. Une lame chercha à s’enfoncer dans les chairs de sa cible, mais n’y parvint pas. Alors, les coups partirent. Et, dans le silence de la neige, il recula jusque dans une ruelle, battre en retraite pour mieux attaquer. La lame en argent mordrait les chairs lupines, lui permettant ainsi de lui frapper la tête contre le mur de briques. Les loups devaient périr.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 28 Mar - 20:37

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Il est une vérité indéniable. L’on disait souvent que c’était lorsque l’on perdait quelque chose, quelqu’un, que l’on se rendait véritablement compte de sa valeur, et parfois, cela pouvait même être un réel déclic. Le loup se trouvait dans cette situation, il ne comprenait pas encore tout, mais il savait une chose : il tenait beaucoup plus à la jeune femme qu’il voulait bien le penser ou le laisser penser à autrui. Et aujourd’hui il se rendait pleinement compte du vide qui se créait à l’intérieur de son corps en voyant Briséis flirter avec ce parfait inconnu aux airs trop parfaits.

Erick, lui, était aux anges et la jeune femme représentait beaucoup d’espoir. Leur rencontre, par pur hasard, et leurs points communs étaient vraiment miraculeux. Un véritable message divin. Il souriait sans cesse, à l’image de la brune, ils se charmaient mutuellement. « Vraiment ? Votre amie a bon goût alors car il vous va à ravir. ». Il était vraiment détendu. « Oh, pardon j’avais dit qu’on se tutoyait… Suis-je bête. ». Il rit et ils commandèrent leurs boissons. Erick n’insista pas en voyant le regard assombri de sa dulcinée lorsqu’il évoqua New York. En revanche, il lui proposa d’aller boire un thé après leur apéritif dinatoire pour prolonger un peu la soirée, il y avait un salon de thé à quelques pas. La voir accepté lui élargit son sourire. « Il est bien caché, c’est pour ça, on ne le voit pas au premier coup d’œil, c’est surtout pour les adeptes du thé, mais c’est un endroit fabuleux, tu verras. ». Il sourit davantage et regarda le plat de tapas. « Ce n’est rien, et ce n’est pas grand-chose, cela ne vaut pas un diner au sein d’un grand restaurant. Ne t’en fais pas, c’est offert, et je peux me le permettre, donc mange, ça me fait plaisir. ». Il commença alors à lui expliquer les différentes sortes de tapas et les lui fit goûter, sans jamais la forcer, car elle pouvait ne pas aimer telle ou telle chose après tout. Il y avait entre eux une réelle alchimie, et Erick le savait, le sentait. Il tombait amoureux. Le jeune homme vit Briséis apprécier les tapas et fut satisfait de son petit effet. « Je suis content que tu aimes, prends-en un autre. ». Il sourit et lui proposa, il voyait bien qu’elle ne mangeait pas beaucoup. « Enfin ne te force pas, si tu n’as plus faim ça ne fait rien. ». Il en piqua un autre.

Les heures se mirent à défiler et Erick observait les gestes de la brune, rapprochait ses mains des siennes, rougissait parfois et riait avec elle, parlant de tout et de rien, de romans même. Un homme qui correspondait en tous points à Briséis, c’était une chose que l’on ne pouvait rater.

***

De son côté, Bràn observait et restait planter là, entre colère, tristesse et violence refoulée. Une lutte intérieure qui était perceptible à ses prunelles qui changeaient régulièrement de couleur. Il attirait l’attention d’un homme mauvais sur lui, mais sûrement n’était-ce là que ce qu’il méritait ? N’avait-il pas passé sa vie à fuir la cruauté des hommes et du monde à son égard ? Etait-il sûr de vouloir entrainer Briséis sur cette voie ? Risquer de disparaitre du jour au lendemain, assassiné par un fou ? Embarqué par un Originel ou ensorcelé par une sorcière ?

Concentré sur le spectacle d’amour qui se jouait à l’intérieur du bar, il ne remarqua pas l’homme tout de suite, du moins il ne comprit qu’avec retardement que l’on venait droit vers lui. Surpris, il eut tout juste le temps d'esquiver la lame argentée et de bloquer le bras de l’homme. Ses prunelles redevinrent instantanément dorées, le loup était de sortie pour protéger l’homme jaloux et désespéré. Il fallait survivre à l’assaut. Bràn répondait aux coups, bloquaient certains et essayait tout de même de se contenir pour ne pas le tuer sur place. Grondant et sourcils soudain froncés lorsqu’il comprit qu’on attentait à sa vie, le lycan riposta et lui donna un coup de tête. Le coup fut dur mais il prit sur lui, il ne put éviter un coup de poing dans ses cotes et grimaça. Ce fut à ce moment-là que l’homme disparut dans l’ombre en reculant dans la ruelle. La neige couvrait les bruits de pas, bien que Bràn put les entendre. Malheureusement pour le loup, il était perturbé par tous les récents évènements, par la vision de Briséis qui s’éloignait de lui. Perturbé et désorienté, il ne se concentra pas assez sur ses sens. Pénétrant dans la ruelle, il ne put empêcher la lame de se planter dans la chaire du bas de son dos, au niveau des reins, comme il ne put l’empêcher de blesser également les chaires de son avant-bras qui voulut bloquer un coup mortel. La lame d’argent dans l’avant-bras, Bràn grogna et serra les dents pour se retenir de hurler en pleine rue, de la fumée blanche s’échappait, la lame brûlait tout. Il poussa l’homme en arrière pour que la lame se retire d’un coup sec avec lui mais la blessure était faite, et était si brûlante, si douloureuse. Comme le souffle coupé, le loup s’accroupit sous la douleur et ne sentit ensuite que la morsure violente de la brique contre sa tempe.

Sonné, Bràn se remit tout de même à bouger, bien que sa vue fut brouillée. Il se concentra sur ses autres sens et aidé de son odorat et de son ouïe il attrapa le visage de l’homme entre ses deux mains, l’air plus mauvais que jamais et amorça le geste d’un écrasement fatal contre le mur. Œil pour œil… Dent pour dent. Mais il interrompit son geste à la dernière minute et beugla. « Dégage de là ! ». Un grognement mauvais s’échappa de sa gorge : « Tire-toi ! Ou je t’éviscère sur le champ. ». Et il ne plaisantait pas. Pour prouver qu’il le ferait, il lui donna un violent coup de poing dans l’estomac, ce qui envoya voler l’homme sur plusieurs mètres. « Et réfléchis avant d’attaquer quelqu’un pauvre idiot ! ». Bràn avait réussi à se maitriser, sûrement à cause de la douleur violente de l’argent, qui le tétanisait sur place. Eloigné de l’homme, sans pour autant le quitter des yeux, il replia son bras gauche contre lui et porta son autre main à sa tête d’où s’échappait du sang. Sa tête tambourinait, son bras lui faisait un mal de chien et le bas de son dos aussi. Il chancela et trébucha dans la neige, la salissant au passage. Il fallait qu’il rentre…

***

Quand Briséis sortirait du bar accompagnée d’Erick, et que ce dernier l’aurait gentiment aidé à mettre sa veste pour qu’elle n’ait pas froid, aucune trace du combat ne serait visible, car ils n’allaient pas dans cette ruelle-là. Qui plus est, Bràn ne serait déjà plus là pour observer.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 29 Mar - 13:43

❝IT FEELS SO RIGHT❞

( c) texas-flood


Ce que Bràn découvrait avoir perdu, ce sentiment, Briseis l’avait ressenti pendant des semaines. Et depuis quelques jours, elle avait finalement commencé à accepter qu’il n’y aurait rien de plus entre eux qu’un sentiment de famille ou d’amitié. D’amitié, il avait été plutôt clair la dernière fois. Des espoirs déçus finissaient par devenir amer. Oui, il ne restait plus qu’un goût d’amertume pour la jeune femme et à présent, son coeur blessé se tournait vers un nouveau rayon de soleil. Tout semblait si parfait qu’elle était prête à plonger tête la première mais... Mais quelque chose la retenait encore. Au bord du précipice, elle hésitait, consciente qu’il n’y aurait pas de retour possible. Elle baissa les yeux, encore une fois. « Etait... Elle a perdu la vie là bas... Mais oui, elle cernait bien les choses et avait... Bon goût ». Même si parfois elle lui en avait voulu de la rabaisser comme ça et de ne pas avoir su s’en défendre, elle connaissait ses qualités. Emily pouvait être la pire des garces mais aussi une amie adorable. Elle avait ses peurs, ses blessures, comme tout le monde. Ce besoin d’être admirée et aimée. Briseis le lui avait donné naturellement et comme toute reine, Emily savait être généreuse à ses heures. « Je t’ai trouvé ça. La couleur t’ira à ravir, on ne sait jamais... ». Et ce gloss, finalement, il la gênait. Elle n’aurait pas dû le mettre. Ce n’était pas vraiment elle. Elle avait voulu impressionner Erick. Pourquoi ? Elle n’en savait trop rien. Le compliment n’était pas vraiment pour elle et elle se promit de ne plus le porter. Elle avait l’impression d’être déguisée et la texture collante... Elle avait l’impression d’en mettre partout ! Ce n’était qu’une impression bien sûr. Hochant la tête, elle sourit. « Oui ». Heureusement, la conversation dévia sur la suite de la soirée. « J’en suis certaine... ». Et pourtant, elle se montra un peu plus distante, soudain. Il l’emmenait dans un endroit caché, à l’écart... Etait-elle en train de signer son arrêt de mort ? Elle hésitait. Bràn s’était beaucoup inquiété pour elle... « C’est un endroit sûr ? » La question lui échappa avant qu’elle n’ait pu le réaliser. Oops. « Je veux dire... Je suis désolée mais... J’ai quelques réflexes... » Puis il l’invita à manger. Elle n’avait plus faim. Elle avait un tout petit estomac, habitué aux privations. « Je n’ai pas un grand appétit... Je vais essayer d’en prendre un mais je crois que ce sera vraiment le dernier... Merci. » Elle piocha le plus petit et se força à l’avaler.

Une fois rassurée, elle le suivrait dans ce fameux salon de thé. Emerveillée, elle se laisserait guider et choisirait modestement la même chose que lui. Sûrement qu’elle apprécierait et qu’elle adorerait l’écouter parler. Elle répondrait à toutes les questions et pourtant il restait quelque chose qu’elle n’aborderait pas : le fait qu’elle vivait avec un homme. Elle ne savait pas comment amener le sujet, ni même si elle le devait. Bràn était un ami mais Erick pourrait ne pas le comprendre ou penser qu’elle n’était pas sincère... D’un autre côté, elle refusait de l’inquiéter. Souriant, riant, elle profitait de ce bref instant de bonheur, de cette éclaircie dans son ciel si sombre. Vint l’heure de se séparer. « Merci beaucoup, Erick. Cet endroit était vraiment incroyable. Je... ». Comme lui dire qu’elle voulait le revoir ? Et puis où ? « Je vais rentrer. Le Raid ne sera pas pour ce soir apparemment alors ça devrait aller. ». Un petit sourire aux lèvres, elle se décida sur un coup de tête et vint embrasser la joue du jeune homme. Rougissant, elle ramena ses yeux vers le sol. « On se revoit bientôt ? ». Son coeur battait à tout rompre. La peur de le voir disparaître, de recevoir une réponse moqueuse était toujours à son esprit. Ou bien qu’il ne lui dise ne pas se sentir suffisamment bien avec elle pour aller pour loin... Elle attendit sa réponse. Et le lendemain soir, il y aurait le Raid. Celui qui prendrait tous ceux parti voir un film en plein air au dépourvu. Tous ceux qui seront dans les rues également.

Pour l’heure, elle rentra, un sourire aux lèvres. Elle abaissa la poignée et vit la porte s’ouvrir. Il faisait noir dans l’appartement mais Bràn était là si la porte était ouverte. Elle entra donc, posa sa veste et, consciente qu’il dormait, elle passa juste dans la salle de bain pour se changer et vint s’allonger sur leur lit. La tête plein d’étoiles, elle ignorait qu’il avait été agressé, elle ignorait qu’il était blessé. Le pensant endormi, elle ferma les yeux à son tour, toujours un sourire heureux sur les lèvres. Elle resplendissait. Et les images qui la berçaient étaient pleine de soleil, de prairies, d’amour et d’enfants qui courraient... Une vie pleine de paix, loin de toutes ces créatures surnaturelles assoiffées de sang.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 29 Mar - 15:45

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Erick se montrait rassurant à chaque fois, et il comprenait bien les réflexes que pouvaient avoir Briséis vis à vis des endroits cachés, reculés. Le jeune homme ne le prit pas mal et lui sourit, gentiment. « Ne t’en fais pas, c’est un endroit sûr protégé par toutes sortes de bibelots, je n’ai jamais vu une seule créature pénétrer dans cet endroit. Je suis moi-même prudent, je ne te proposerais pas d’y aller si je savais qu’il y avait un risque, même infime. ». Il sourit davantage pour la rassurer et ils laissèrent quelques tapas sur le plateau. « C’était vraiment très bon. ». Il rit et ne la força pas à manger plus, il ne sentit pas sa distance face à sa remarque concernant le gloss, il voulait juste lui faire quelques compliments. La soirée passa tranquillement pour eux et comme à son habitude il se montra galant et serviable au moment de quitter les lieux. L’aidant à enfiler sa veste, ils sortirent dans le froid glacial de la nuit qui était tombée depuis plusieurs heures maintenant. Une fois dans le salon de thé, Erick continuerait de parler de choses et d’autres, de Dieu entre autre, de la bible, de sa passion pour les romans à tendance romantique et il lui parla même de ses idéaux en terme de future vie de couple, du moins, qu’il espérait pouvoir fonder une famille, et de ses aspirations futures.

Les heures défilèrent et l’aiguille fut bientôt proche de minuit, si ce n’était même une heure du matin. Le temps passait très vite lorsqu’il était avec elle. Erick lui souriait, bien que triste à l’idée de la quitter. Il hocha la tête quand elle le remercia. « Je suis content que cette soirée t’aie plu, j’ai passé un agréable moment et… ». Il sourit et la laissa parler. « Oui, je pense aussi que nous ne risquons rien ce soir. ». Quand le jeune homme sentit le baiser sur sa joue il ne put s’empêcher de sourire béatement et de rougir légèrement. « Je… Euh… Wow. Oui, on se revoit très bientôt, demain soir ? Ils diffusent un film en plein air. ». Quand elle aurait accepté il rirait doucement. « Il me tarde d’y être. J’ai vraiment passé une très bonne soirée en ta compagnie Briséis, j’espère qu’il y en aura bien d’autres encore. ». Il lui prit la main puis dût la lâcher pour la laisser rentrer chez elle. Il attendit qu’elle ait disparu de son champ de vision pour rebrousser lui aussi chemin.

***

La vue brouillée, il vit l’homme déguerpir et se faire la malle dans un grognement de mécontentement humain. Soulagement. Bràn trébucha dans la neige, serrait les dents et soufflait fort pour ne pas gémir de douleur et se faire repérer. Il n’était pas en état de subir un second assaut. Le cœur battant à tout rompre il ne pensait plus qu’à sa survie et à son envie irrésistible de fuir de là. C’était vital. Passant un rapide coup de main sur ses yeux, il sentit le liquide poisseux qui recouvrait une bonne partie de son visage. La douleur était horrible et ce mal de tête… Insupportable. Il ne fallait pas s’endormir. Maintenant son bras contre lui, il se releva en glissant plusieurs fois dans la neige souillée de rouge et il prit toutes les ruelles cachées dans l’ombre pour rentrer chez lui. Le chemin lui parut être une éternité, et c’est dans la précipitation qu’il ouvrit la porte de leur appartement et qu’il se jeta à l’intérieur.

Son avant-bras était brûlant comme s’il l’avait lui-même jeté dans un feu ardent, la douleur, si forte, aussi bien physiquement que dans son cœur  était pire que tout. Il soufflait toujours, mais ne pouvait retenir des gémissements et des grognements de souffrance. Dans son élan, la lame avait laissé quelques morceaux d’argent au sein de son avant-bras, et il fallait les retirer au plus vite. Fouillant partout dans l’appartement, il mit ce dernier sens dessus dessous, à la recherche d’aiguille et de pinces à épiler pour retirer les morceaux. Et il y avait son dos, il ne pourrait jamais se recoudre à cet endroit. Maugréant et sentant les gouttes de sueur se mêler au sang séché de ses plaies au visage, il prit le temps de raviver un feu dans le poêle, afin de désinfecter son attirail. Une fois qu’il fut sûr de tout avoir, il attrapa le torchon qui contenait de la neige en son sein et le passa sur tout son visage, le gardant à certains endroits pour éviter d’éventuels gonflements. Son rythme cardiaque était rapide et il pouvait le sentir taper jusque dans ses tempes. Bràn dût toutefois prendre sur lui et posa son avant-bras meurtri sur la table, là, puis il attrapa une de ses ceintures et la mit dans sa bouche avant de commencer à enfoncer la pince à épiler dans sa plaie béante et fumante à la recherche des bouts de lame effritée. Cet idiot avait bien pensé son coup. La douleur était si vivace que des larmes se mirent à rouler sur ses joues et le son de ses cris étouffés emplit l’air si silencieux jusque-là.

Le loup mit une bonne heure à s’occuper de ses plaies et à se nettoyer. Il referma la plaie de son avant-bras mais laissa celle de son dos et de son arcade sourcilières, se contentant d’y apposer un pansement épais. Des hématomes étaient tout de même apparus autour de ses yeux et sur une de ses joues. Epuisé, Bràn prit le temps de ranger toute trace de sa mésaventure et mit ses affaires au sale. Quand il éteignit les lumières et qu’il s’allongea enfin, la tête lourde, il ferma les yeux et la souffrance de cette soirée était la pire de toute sa vie.

Briséis rentra vingt minutes plus tard. Quand il l’entendit pousser la porte et être discrète, le feu crépitait toujours sagement dans le poêle, et lui s’était collé contre le mur, tournant le dos à la jeune femme. Il avait pris soin d’enfiler un t-shirt, pour une fois, il ne le faisait jamais, mais il fallait tout camoufler, il ne voulait pas gâcher sa soirée si merveilleuse. Se retenant de gémir, il avait remonté les couettes jusqu’à son cou et ne bougeait pas, du moins il essayait de ne pas trembler. Le loup n’était pas loin et il ne voulait pas que son instinct animal, dans la frayeur de cette soirée, ne fasse quelque chose qu’il regretterait jusqu’à la fin de ses jours. Bràn la laissa donc s’allonger en silence, et lorsqu’il fut sûr qu’elle fut endormie, il se redressa légèrement pour l’observer dormir, un sourire large aux lèvres. Il sentait toute sa joie, tout son bonheur, ce n’avait rien à voir avec ce qu’elle avait vécu ces derniers jours. Briséis était heureuse et son bonheur lui explosait au visage dans une douleur atroce.

Bràn mettrait du temps à s’endormir malgré l’épuisement, et une fois fait il gémirait dans son sommeil et frissonnerait sans cesse. L’argent était dangereux pour les loups, surtout pour lui qui guérissait mal, c’était comme faire une terrible réaction allergique. C’est pourquoi, le lendemain matin, le loup serait toujours endormi quand le jour pointerait le bout de son nez, il ne partirait pas au travail. Du moins, il ne serait pas réveillé ni levé quand Briséis sortirait du lit pour se préparer pour son travail. Verrait-elle seulement qu’il y avait un problème ?


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Mar 7 Avr - 19:33

❝OH MY GOD WHAT HAPPENED TO YOU?❞

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Briseis sembla se méfier. Bràn aurait certainement été fier d’elle, lui qui passait son temps à lui rappeler tous les dangers qu’elle courrait dehors, la nuit. Hochant la tête, elle accepta donc de le suivre même si elle commença à mettre une certaine distance entre eux. Commençait-elle à percevoir l’homme qui se cachait derrière ce masque affable ? S’approchait-elle trop près de qui il était vraiment ? N’osant pas exprimer ses doutes, elle dut bien reconnaître que personne ne pourrait se montrer aussi gentil naturellement sans l’être. Le bon exemple était le loup : pendant plusieurs semaines, et même encore, il avait tendance à profiter d’elle. Bien sûr, depuis, elle avait acquis la certitude de sa bonté mais avait également pu voir son côté sombre. Erick n’était que lumière. La soirée reprit donc son cours et la jeune femme se détendit. Au moment des adieux, elle osa même déposer un baiser sur sa joue mais le geste lui sembla si... Etrange. Comme si quelque chose ne collait pas. Pourtant, il rougissait. Oui... C’était peut-être ça le problème. Avec lui, elle ne se sentait pas en sécurité. « Demain soir ? Un film... Je ne sais pas. Ils terminent assez tard et je dépasse un peu mon quota habituel alors... Un autre dîner me conviendrait mieux. Ou même juste une promenade... Si... Si possible ? ». Frissonnant alors qu’il lui prenait la main, elle rentra pourtant seule et la tête pleine d’étoiles.

Elle rentra sans encombre et se coucha sans voir que le loup était blessé. Le T-shirt, elle le distingua mais le prit comme une marque de respect pour sa relation naissante ou bien le froid. Elle ne savait pas très bien et puis ce soir là, du monde, elle s’en foutait. Elle n’avait pas envie de penser aux autres mais juste à elle et son bonheur. Certainement le premier acte égoïste de sa vie mais Briseis pouvait bien se le permettre n’est-ce pas ? Dans une nuit bercée de rêves, elle ne sentit pas le regard du loup sur elle, un loup blessé qui s’apercevait seulement de ce qu’il avait perdu.

Le jour commençait à se lever quand la jeune femme ouvrit les yeux. Au chaud. Dans la nuit, elle s’était rapprochée de Bràn, inconsciemment. Elle posa la main sans le vouloir sur sa plaie et s’appuya dessus pour se relever, ne réalisant qu’il était là que quand elle identifia la masse. « Bràn ? Mais... Tu ne travailles pas aujourd’hui ? » Oui, d’habitude, il était toujours levé et parti avant elle alors que faisait-il toujours au lit ? Et puis, comme elle avait dû lui faire mal, elle froncerait les sourcils. « Tu es blessé ? Que t’est-il arrivé ? ». Elle chercherait à relever le draps, jusqu’à voir le fameux T-shirt et du sang. « Tu saignes ! Mais pourquoi tu n’as rien dit hier soir ! ». Se levant précipitamment, elle courut prendre un linge et de l’eau. « Enlève ton T-shirt ! ». Quand elle vit la plaie dans son dos, elle appliqua le linge mouillée pour retirer le sang et attrapa de quoi recoudre. « Raconte moi ta meilleure chasse. ». S’il le faisait, il aurait l’attention suffisamment détournée pour ne pas sentir l’aiguille se glisser dans ses chairs, le fil passer d’un coin à un autre. Dévouée, elle ne pensait plus à sa joie, s’inquiétant pour son ami. Elle fit plus points et revint au niveau de son arcade sourcilière. Devait-elle rester et veiller sur lui ? Mais comment prévenir Erick ? « Tu veux que je reste avec toi aujourd’hui ou ça ira ? »

Elle agissait comme un membre de sa meute. Elle s’inquiétait pour un alpha, sans vraiment savoir que c’était la place qu’il se donnait et le genre d’attitude qu’il pouvait attendre. Repassant devant lui, elle releva les yeux, croisant son regard. Ses joues rosirent alors qu’elle fixait son attention sur son arcade sourcilière. Passant doucement le linge dessus, elle nota qu’elle devait encore suturer les chairs. Vu sa position, elle se tiendrait légèrement au dessus de lui, lui offrant une vue plongeante sans le savoir sur la naissance de sa poitrine. Occupée à le soigner, elle ne se rendrait compte de rien. Trois petits points plus tard, elle reculerait et rangerait tout avant de filer préparer un petit-déjeuner. Elle ne l’autoriserait même pas à se lever, préférant lui apporter son assiette au lit. Elle ne parlait pas de sa soirée magique, il devait probablement trop souffrir pour prêter attention à son bonheur. Elle le comprenait parfaitement. « Je ferai mieux d’annuler ma soirée, je crois. Je ne serai pas rassurée de te savoir seul ici... » Mais comment expliquer à Erick qu’elle vivait et dormait avec un loup ? Le comprendrait-il si elle annulait au motif qu’elle devait veiller sur lui ? Tracassée, elle fixait le sol. Si Bràn insistait pour qu’elle parte, elle le ferait. Surtout s’il montrait son sale caractère.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Ven 10 Avr - 21:23

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Erick appréciait énormément Briséis, même lorsqu’elle déclina son offre du cinéma en plein air. Il lui sourit doucement sans la quitter des yeux et hocha la tête. Le jeune homme accepta une balade, sans savoir que la brune annulerait probablement leur rendez-vous ce soir-là, et qu’en définitive, il irait avec une autre fille. Erick laissa donc rentrer la jeune femme à contre cœur mais toutefois ravi de sa soirée passée en sa compagnie. Briséis se montrait méfiante, et Bràn serait rassuré de le savoir, mais il faisait face à d’autres soucis. L’appartement, il l’avait mis sens dessus dessous dans la précipitation et l’urgence de sa condition. Le sang de son arcade coulait jusqu’à son œil, l’empêchant de voir correctement, il ne réussit donc qu’à recoudre la plaie béante de son avant-bras, après y avoir retiré les éclats de la lame d’argent. Ce fumier avait vraiment tout prévu et il pestait à voix haute. Finalement, après plusieurs minutes d’acharnement, le loup se retrouva épuisé et fila au lit, conscient que Briséis rentrerait peut-être dans peu de temps. Ainsi, il ne fit aucun bruit lorsqu’il entendit la porte s’ouvrir doucement, la brune était toujours douce avec les choses, mais son ouïe fine de lycan ne l’empêcha pas de savoir que c’était elle qui arrivait.

Souffrant en silence, le loup fit de son mieux pour ne pas gémir et il avait caché ses plaies grâce à un T-shirt, alors que d’ordinaire il n’en mettait pas du tout, les couettes suffisant à maintenir la chaleur de son corps opérationnelle. Le lendemain matin arriva vite, et bien que Bràn ne pensait pas réussir à s’endormir, la fatigue avait pris le dessus et il avait lâché plusieurs gémissements dans son sommeil. Quand Briséis s’était collée instinctivement à lui, il avait tressaillit puis tremblé légèrement. Ce ne fut que lorsqu’il sentit soudainement la main de la jeune femme appuyer sur sa plaie ouverte qu’il couina et grimaça de douleur en se redressant rapidement. Il tourna la tête comme il put et la vit l’interroger sur la raison de sa présence, lui qui partait toujours très tôt au travail. Pris de court, Bràn hocha la tête et chercha à se redresser avant qu’elle ne retire les draps mais… Trop tard. Il voulut cacher son visage mais c’était raté aussi. Il ferma les yeux un instant puis les rouvrit sur elle. « Je ne voulais pas gâcher ta soirée… ». Et c’était véridique, il n’avait pas voulu l’inquiéter et gâcher une soirée qui visiblement avait été merveilleuse pour elle. Le loup soupira ensuite. « Je me suis… ». Il se tût un instant, conscient qu’il ne pouvait lui révéler qu’il s’était fait attaqué près de son bar, du bar où elle passait la soirée, parce qu’il l’avait surveillé jalousement. « Bagarré. Une histoire stupide avec un camarade au travail… Il a dit que je faisais mal mon job, ça m’a énervé et… Voilà. Je me suis fait dérouiller… C’était vraiment stupide de ma part, voilà aussi pourquoi je ne voulais pas t’inquiéter. ». Il ne savait si Briséis l’écoutait ou non, car à peine avait-il commencé à lui expliquer qu’elle s’était levée précipitamment pour rassembler le nécessaire des ustensiles de soin. Bràn la voyait s’agiter et il laissa échapper un discret soupir en retirant son T-shirt en une grimace.

Le maigre pansement qu’il avait mis pour protéger était imbibé de sang, et il eut un léger mouvement de recul quand elle appliqua le linge mouillé. Blessure à l’argent, tout de suite plus sensible. Si le loup fut surpris par la demande de la jeune femme, il se laissa toutefois prendre au jeu et commença à lui raconter comment il avait pris en chasse un cerf adulte une fois, en pleine forêt du Colorado, du moins ce qui correspondait à l’époque au Colorado. La technique de la brune fonctionna et il ne sentit rien du tout, trop occupé à revoir les images du cerf, éclairé par la lumière du jour, au beau milieu d’une clairière verdoyante. Finalement, la plaie au dos fût réparée sans même qu’il ne s’en rende réellement compte, et il en était plus qu’étonné. Tournant son visage tuméfié vers elle, il la regardait d’un air surpris. « Déjà… Fini ? ». Il ne la quittait pas des yeux quand elle lui demanda si il voulait qu’elle reste avec lui aujourd’hui. Bràn signa à la négative. « Je m’en sortirais bien aujourd’hui, je n’irais pas travailler, je dormirais toute la journée, je ne veux pas que tu perdes ton job à cause d’une erreur que j’ai faite… ». Il esquissa un pauvre sourire qui se voulait encourageant. « Je tiendrais la journée. ». Il lui offrit un sourire un peu plus convaincant.

Briséis passa finalement devant lui et il put correctement la regarder dans les yeux malgré son coquard et son arcade éclatée. Le lycan vit ses joues rosir et il ne put que sourire doucement en la voyant faire, il ne la quittait pas des yeux, mais bientôt le visage féminin disparut pour laisser place à la naissance de sa poitrine. Dear god. Ce n’était pas forcément judicieux. Bràn retint sa respiration, et pour le coup, les trois points il les sentit passer, luttant pour ne pas cligner de l’œil et tout faire pour échapper au toucher de la jeune femme. Ce moment parut être une éternité, et elle ne le verrait pas rougir légèrement de chaleur à la vue qu’elle lui offrait sans le savoir. Que ne donnerait-il pas pour… Il se gifla mentalement et fut de toute manière réveillé par l’aiguille traversant sa peau. Il couina légèrement de douleur puis la laissa reculer et ranger. Bràn se sentait déjà épuisé alors qu’il n’avait rien fait.

En la voyant lui préparer le petit déjeuner, le loup tint à se lever mais il n’en eut pas le temps ni l’occasion car la femelle alpha Briséis lui interdit de bouger et se montrait aux petits soins avec lui. Ainsi, il eut la chance de se voir servir son petit déjeuner au lit, installé sous les couvertures et assit contre les coussins et autres oreillers. « Je euh… Merci. ». Il esquissa un sourire. « C’est gentil. ». Il leva son bras meurtri et grimaça avant de le replier contre lui et attrapa la fourchette de son autre main. Il mangea de bon cœur, pour lui faire plaisir mais aussi parce qu’il n’avait rien avalé la veille. Il tuerait pour un verre d’alcool fort ceci dit… Bràn mangeait sagement quand elle dit vouloir annuler sa soirée. Levant les yeux sur elle il pencha la tête sur le côté. « Je ne veux pas que tu arrêtes de vivre parce que j’ai fait une bêtise… Annule ta soirée que si vraiment tu es inquiète et que tu sais que tu n’en profiteras pas pleinement. Je ne voudrais pas… Gâcher une de tes soirées. Je sais que tu tiens à ce type donc… ». Il baissa les yeux, sentant sa gorge se nouer et la jalousie se frayer un nouveau chemin dans le creux de son estomac. « Même si… Ta compagnie m’est toujours très agréable. ». Il releva les yeux et ses prunelles émeraude croisèrent celles de la jeune femme qui faisait battre son cœur sans même qu’il ne le comprenne encore pleinement. Il n’en mesurait pas l’importance.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 11 Avr - 12:28

❝YOU SHOULD ASK FOR FORGIVENESS❞

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Loin de se douter que sa décision aurait des conséquences aussi néfastes, Briseis avait découvert un loup blessé dans son lit. Sous forme humaine. Mais tout de même : le liquide carmin s’étalait sur le blanc de son T-shirt. Et elle s’en était aperçue en prenant appui sur lui, par inadvertance. Elle le vit se redresser, manifestement en peine. Mais que faisait-il encore là ? Et d’où provenait cette douleur ? Et son visage ? Il ferma les yeux, comme pour fuir la vérité, la fuir ? « Gâcher ma... » Wow. A la fois choquée par cette prévenance qu’il lui montrait et par la folie de sa décision, elle avait répété les mots dans la plus totale incompréhension. « Mais tu aurais pu te vider de ton sang ! » Pour ne pas dire qu’elle aurait pu se réveiller à côté d’un cadavre. Un frisson glacé lui parcourut l’échine alors qu’elle voulait comprendre comment il avait pu être autant amoché. Il commença d’ailleurs à lui dire quelque chose. Une bagarre ? What ? « Tu devrais lui présenter tes excuses. Et demander pardon. » On ne la changerait pas. Elle vivait dans un monde de bisounours. « Parce que peut-être qu’il voulait t’apprendre quelque chose qui te permettrait de mieux travailler et dans ce cas, il avait raison et tu n’aurais jamais dû l’attaquer. » S’étant levée, elle revenait s’agenouiller à côté de lui avec de quoi le soigner. Il retira son T-shirt et elle détourné les yeux par réflexe. Posant le linge alcoolisé pour désinfecter, le mouvement de recul ne l’étonna pas vraiment. Elle ne faisait pas encore la différence entre une blessure normale ou non pour un loup. Et ce n’était pas la première fois qu’elle le retrouvait en sang. Les souvenirs lui revinrent. De cette première nuit où elle l’avait retrouvé sur le sol de son appartement, presque mort. Déglutissant, elle lui demanda de lui raconter l’un de ses souvenirs alors qu’elle se concentrait pour le recoudre.

Repassant devant lui, elle croisa son regard. « Oui, j’ai fini ». Elle nouait le bandage sur son torse. « Il faudra éviter certains mouvements ces prochains jours. Il vaudrait mieux que tu ne bouges pas du lit à vrai dire... Si tu es d’accord.» Donner des ordres, ce n’était pas dans sa nature. Tout était dans la suggestion. Loin de se considérer comme une alpha, elle fut soulagée quand il admit ne pas avoir l’intention d’aller travailler. « Mais si jamais tu... » Non. Elle n’alla pas au bout de sa phrase. Elle ne pouvait pas le contredire frontalement. Elle hocha la tête, baissant les yeux. « J’irai mais je rentrerai plus tôt. » Et rien que l’idée de quitter le loup l’inquiétait au plus haut point. Il lui assura encore une fois pouvoir s’en sortir seul. Très bien. Elle respectait sa décision et ne le confronterait pas. En revanche, elle s’assurerait qu’il ait de l’eau à proximité, des bassines au cas où et à manger. Ramenant son attention sur son arcade sourcilière, elle se mordit nerveusement la lèvre. Elle allait devoir ne pas se rater. Et son regard la perturbait toujours autant. Son coeur battait beaucoup plus vite que la normale. Ignorant également qu’elle lui offrait une vue plus indécente, elle s’appliquait à planter l’aiguille dans la chair, pour en rejoindre les bords. Elle entendit ses couinements de douleur et modifia légèrement sa position. Il pouvait en deviner d’avantage et cela, l’innocente jeune femme n’y prenait absolument pas garde. Reculant enfin une fois fait, elle passa par réflexe une main dans ses cheveux, un geste extrêmement maternel. Réconfortant. « Tu peux te reposer. Je regarderai ce soir s’il faut refaire les pansements. »

Il lui restait encore à s’occuper du petit déjeuner. Elle lui sortit de la viande, un pancake et quelques légumes. Lui ramenant son assiette et ses couverts, elle l’aida à redresser ses oreillers. « De rien ». Attristée de le voir autant souffrir, elle se montrait très compatissante. Toujours aussi gentille. S’il voulait tester sa capacité à toujours s’occuper de son prochain, il pouvait être rassuré. Elle était toujours la même, même les yeux plein d’étoiles amoureuses. D’ailleurs, elle se souvint qu’elle était censé voir Erick ce soir là. « Ce type ». Les mots la heurtèrent. Penchant la tête, elle observa Bràn. Consciente que quelque chose se jouait mais elle ne comprenait pas vraiment quoi. Il savait qu’il s’appelait Erick pourtant... Baissant les yeux, elle garda le silence un moment. On lui demandait de choisir. C’était du moins l’impression qu’elle avait. Et puis Bràn lui fit une demande à peine aiguisée. Une demande qu’elle ne pouvait refuser parce qu’il avait l’air si triste, malheureux et en peine que seul un coeur de pierre pouvait y résister. Et celui de Briseis, c’était plutôt de la guimauve. « Je suis certaine qu’il comprendra. Je ne serai pas tranquille... » Au fond d’elle, elle avait toujours cette affreuse impression de trahir Erick. Pourquoi ? Elle ne faisait rien de mal. Elle avait omis de lui parler de Bràn. Et elle n’était pas confortable à l’idée de lui expliquer qu’elle ne pourrait le voir, devant veiller sur un ami. Le comprendrait-il ? Ne risquait-il pas de la quitter ? De la prendre pour une menteuse ou ... ? Mais Bràn avait besoin d’elle. Au moins ce soir. Elle pourrait sûrement le revoir le lendemain. Et les soirs d’après. Et toute sa vie. « Tu as tout ce qu’il te faut alors... A ce soir. » Elle se redressa et l’abandonna pour la journée.

Elle travailla dur au bar toute la journée et à l’heure de la fin de son service, elle laissa un message à une collègue, lui demandant de l’excuser auprès d’Erick quand il arriverait mais elle avait un imprévu et devait absolument rentrer chez elle. S’arrêtant pour acheter avec son petit salaire de quoi manger et soigner Bràn, elle poussa bientôt la porte de leur appartement. « Hi ! ». Elle le chercha des yeux dans le lit. « Est-ce que ça va ? » Elle retira sa veste, la posa, et le rejoignit pour vérifier son état. « J’ai acheté de la viande rouge et un antidouleur. » Elle sourit. Et le raid commençait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 3 Mai - 19:49

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Le loup était vraiment sincère lorsqu’il disait ne pas avoir voulu gâcher sa soirée, ou ne pas vouloir gâcher son bonheur, mais au fond… Il en avait gros sur la patate que cet Erick fasse partie de l’équation. Ca le rendait même dingue car il avait bien vu la complicité et surtout le sourire de la jeune femme. C’était le genre de sourire qu’elle ne lui offrait pas, car ici, elle n’était pas heureuse, il le sentait et ne savait comment faire pour que la balance penche de l’autre côté. Pour la première fois d’ailleurs, Bràn se fit plus ou moins réprimander par Briséis. Oui, il aurait pu se vider de son sang il en était conscient mais… Le sourire qu’elle avait eu lorsqu’elle s’était allongée et avait fermé les yeux… Il n’avait vraiment pas voulu lui retirer ça. « Je suis désolé. ». Il l’était, sincèrement, mal en point aussi. Il grimaça de douleur en retirant son T-shirt, et lui donna une fausse explication. Peut-être lui dirait-il la vérité, mais pas aujourd’hui, car il ne voulait pas qu’elle pense qu’il la suivait délibérément, qu’il la suivait par jalousie. C’était franchement bête ce qui lui était arrivé ce soir, il avait été imprudent et inconscient. Penchant la tête sur le côté, le loup ne répondit rien de plus vis-à-vis des excuses à présenter, il ne pouvait pas contredire quelque chose de faux. « Tu as raison, j’irais lui présenter mes excuses. ». Si seulement elle savait ce qui s’était réellement passé, elle ne réagirait probablement pas de la même manière, mais pour l’heure il n’irait pas au travail aujourd’hui.

La douleur ressentie quand le désinfectant effleura le bas de son dos fût vivace et il ne put retenir ce léger mouvement de recul. Laissant échapper un petit grognement, Bràn faisait face à la douleur et espérait que ça serait vite passé. Raconter une de ses parties de chasse eut un effet plus qu’efficace, son attention détournée Briséis put faire les points sans encombre, si bien que le loup garou fut surpris qu’elle ait déjà fini. Il la laissait terminer le bandage sans la quitter des yeux, malgré son visage tuméfié qui faisait peine à voir. « Je ne bougerais pas, c’est d’accord. ». Il esquissa un maigre sourire. « Je ne me sens pas vraiment bien de toute façon. ». Briséis voulut alors rester avec lui mais il signa à la négative et ne voulut pas la forcer à quoi que ce soit, il savait qu’elle revoyait Erick le soir. Il lui dit pouvoir se débrouiller, du moins la journée, il l’envoyait au travail, le soir, c’était elle qui déciderait, si jamais elle était trop inquiète elle pouvait rester avec lui, auquel cas elle ne devait pas se priver de sa sortie pour lui. Le loup avait beau être jaloux, il ne voulait pas l’empêcher de faire quoi que ce soit, ce serait passer pour un goujat ou pire encore… Pour son père.

La jeune femme s’attaqua finalement à son arcade sourcilière et se positionna d’une telle façon qu’il en eut des bouffées de chaleur. Par tous les saints… Il en avait une autre belle paire juste sous les yeux. Son attention fut rapidement détournée même s’il laissa échapper quelques couinements de douleur quand l’aiguille s’enfonça dans la chaire fine. Bien que cela ne soit pas très gentleman (de toute manière il ne l’était pas), Bràn laissa ses yeux trainer dans les doux abîmes, se disant que vraiment… Il fallait faire quelque chose parce qu’elle avait un corps… Parfait. Briséis eut terminé qu’il dût se gifler mentalement pour arrêter de loucher, en plus elle sentait si bon. Quel… Gâchis. La main douce qui passa dans ses cheveux l’électrisa sur place et il ne put que lui sourire timidement en réponse. La brune était si douce avec lui, avec tout le monde, c’en était déconcertant. « Merci. ». Il lui sourit à nouveau. Sur le moment il aurait voulu lui répondre par un baiser, il ignorait si elle ressentait l’électricité qui passait soudainement dans l’air mais le loup était subjugué, et ça, c’était anormal… Il n’était pas censé s’attacher aux gens de la sorte.

Se rallongeant doucement et remontant la couette, il vit la jeune femme s’atteler à la tâche pour lui préparer son petit déjeuner. Briséis était vraiment trop gentille. Il ne dit rien, se contentant de bailler, car sa nuit avait été des plus courtes, et il sentit les odeurs de viandes arriver jusqu’à ses narines, lui ouvrant un peu l’appétit malgré son écrasante fatigue. Bràn la remercia sans attendre et fit honneur au plat en picorant d’abord un pancake. Il la vit installer des bassines puis de l’eau et un surplus de couettes. Il ne manquerait de rien. Un sourire étira alors ses traits. « Tu es trop gentille, merci Bri… C’est même beaucoup trop. ». Il pencha la tête puis continuait de picorer dans son plat. « Je ne bougerais pas d’ici. ». Il s’assura tout de même qu’elle ne se retienne pas de sortir pour lui, mais à en juger par la réponse de la brune, elle était sûre d’elle et avait pris sa décision, elle serait avec lui ce soir et Erick comprendrait. Normalement.

Quand Briséis fut partie, Bràn manga la moitié de sa viande puis s’endormit comme une masse. Il se réveilla quelques heures plus tard et termina son assiette par à-coups, il ne faisait que dormir la majeure partie du temps. La douleur était parfois horrible, surtout celle de son avant-bras qui avait été trituré maladroitement la veille par ses soins, mais cela ne l’empêchait pas foncièrement de dormir. Il faisait attention à son corps et l’écoutait. Si bien que lorsque la journée fut terminée et que la jeune femme rentra du travail, il avait les yeux brillants d’un enfant ayant trop dormi. Il se tourna doucement de profil vers elle et la regarda. « Hey… ». Il lui offrit un petit sourire sans la quitter des yeux. « La journée est déjà finie. ». Il la vit se pencher vers lui et il ne put que sourire bêtement. « J’ai dormi toute la journée, j’ai l’impression de ressembler au bibendum Michelin mais… Ca va. ». Elle ne comprendrait peut-être pas la référence mais… Bon.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 3 Mai - 20:45

❝OH MY... THERE’S A RAID !❞

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La journée lui avait parue longue, si longue... Constamment, elle s’était inquiétée pour le loup. Les blessures à l’argent ne lui réussissaient pas et elle eut l’impression de revivre leurs premières heures ensemble, lorsqu’il était entré chez elle, blessé. Elle l’avait soigné et avait veillé sur lui avec autant de compassion que ce même jour. Bràn lui avait assuré qu’il ne bougerait pas, ce qui était nouveau car il avait tout fait pour partir il y a un an. Annulant son rendez-vous avec Erick, elle ignora s’il avait bien eu son message. Elle n’avait rien trouvé de mieux que de prévenir une collègue pour qu’il sache, n’ayant pas de téléphone et ignorant s’il avait lui-même un numéro.

Sur le chemin, elle n’hésita pas à s’arrêter dans un magasin pour lui prendre quelques médicaments de base. Bien sûr, une bonne partie de son salaire de la semaine y passa mais comme toujours, elle pensait d’abord aux autres. Et le loup comptait beaucoup pour elle, c’était certainement son seul véritable... Ami ? Elle ne savait quel mot mettre sur leur relation. Comme elle le lui avait fait remarqué, il avait une attitude très protectrice envers elle et elle supposait donc faire partie de sa meute. Oui, elle était un membre de sa meute qu’il protégeait. Elle n’était pas sa fille, ni sa soeur mais il la traitait comme telle. Lorsqu’elle l’avait soigné, elle s’attendait à voir surgir sa mauvaise humeur mais non. Il avait tout enduré sans trop grogner. Si elle avait su ce qui avait su détourner son attention... Nul doute que la jeune femme aurait rougi, se serait sentie salie et l’aurait obligé à aller confesser de telles pensées à un prêtre pour obtenir une absolution. Cette tension qu’il avait ressenti, elle était à sens unique. Briseis était alors surtout concentrée pour ne pas lui crever un oeil et faire les points le plus joliment possible, aussi rapidement que possible et le tout en éveillant le moins de douleur que nécessaire.

Il avait un peu mangé le matin. Rassurée, elle savait qu’elle avait pourvu à la plupart de ses besoins mais elle ne pouvait s’empêcher de faire une check-list dans sa tête pour vérifier qu’elle n’avait vraiment rien oublié. Bràn avait changé. Il souriait beaucoup plus depuis quelques temps et elle le sentait vraiment différent. Pourtant, il s’était encore retrouvé mêlé dans une bagarre... Peut-être avait-elle raison de vouloir envisager un avenir avec Erick parce que le loup semblait toujours avoir du mal à contrôler ses instincts et quand bien même il le pourrait, il avait une certaine nature. Il était sauvage. Et si elle l’aimait beaucoup, encore, elle réalisait combien les choses pouvaient être compliquées : il était un loup, elle était humaine. Il était fort, elle était faible. Avec elle, il devait toujours faire attention, elle le voyait bien, combien il combattait sa nature pour ne pas la blesser. Et puis, elle vieillissait plus vite que lui. Ils n’auraient jamais aucun avenir ensemble, c’est pourquoi elle avait tourné son regard vers Erick, Erick, cet homme providentiel tombé du ciel mais avec qui elle entrevoyait vraiment quelque chose. Bien sûr, Bràn pourrait toujours la voir. Il serait toujours le bienvenu mais elle comptait bien quitter ce petit appartement miteux un jour ou l’autre. Un jour...

Poussant la porte de leur appartement, elle entra et alla s’enquérir de son état. Elle le trouva les yeux brillants, bien vivants. Il se tourna vers elle et la salua en retour. « Oui, je suis rentrée comme promis ». Elle lui sourit en retour, ne pouvant absolument pas deviner l’origine de ses réactions. « Au quoi... ? ». Non elle n’avait pas compris la référence. Et se sentit un peu idiote.« Uh...Je suis heureuse que tu ailles mieux alors ! » Passant une main dans ses cheveux, elle fila en cuisine. « Tu n’as peut-être pas faim mais pour prendre les cachets il faut manger un peu alors je peux faire quelque chose de léger si tu veux mais... ». Il fallait manger. Elle s’immobilisa. Dans la rue, des cris commencèrent à se répandre. Briseis se retourna, tétanisée. Oh my... Elle courut vers la fenêtre et ce qu’elle craignait arrivait : dans la rue, c’était l’apocalypse. Des gens courraient. On criait que le raid avait commencé. Et que cette nuit, les vampires dominaient la ville. Rien ne pouvait les retenir de prendre les vies qu’ils réclamaient. La jeune femme déglutit et s’éloigna de la fenêtre, peut-être à la demande du loup. Elle n’en savait rien, la peur venait de s’emparer de tout son être et elle s’était figée. Comme si elle pouvait devenir invisible.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 9 Mai - 20:56

Get away from that window ! Now !
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Le loup ne mentait pas quand il dit avoir dormi toute la journée. Il n’eut même pas l’occasion de tourner en rond. Il y a un an, il aurait tout donné pour quitter ces lieux et partir en forêt, mais aujourd’hui, il savait être en mauvais état, il ne pouvait pas se permettre pareille folie alors que la température extérieure atteignait parfois les degrés inférieurs. Bràn avait donc largement préféré la chaleur des couettes aux odeurs de forêt et de bois. Il ignorait que cela surprendrait considérablement la jeune femme qui lui avait laissé entrevoir une vue plongeante sur une partie de son corps. La diversion avait eu un bel effet, il n’avait pas bougé d’un pouce en sentant l’aiguille rentrer dans sa peau. Quand Briséis eut terminé, le loup s’était senti un peu épuisé mais ne s’était pas plaint. Bien sûr, il avait mal, bien sûr il se sentait gonfler de minute en minute (juste une impression, bien qu’il soit gonflé), mais… Dans l’ensemble, ça allait, il était en vie, et Briséis resterait avec lui, le soir. Si la journée parut donc interminable pour la brune, cela ne fut pas le cas du loup qui fut même surpris que ce soit déjà elle qui poussait la porte.

Le loup garou avait terminé son assiette de petit déjeuner mais n’avait quasiment rien mangé d’autre toute la journée durant, car le sommeil l’avait emporté sur le reste, et donc sur la faim. De toute manière il n’était pas forcément en grande forme et avait une petite mine. Il lui offrit toutefois un sourire franc en la voyant rentrer. Il était soulagé et heureux de la voir. Oui, depuis quelques temps Bràn souriait plus, comme s’il révélait définitivement la véritable personne qu’il pouvait être au-dessus de ses habitudes de loup (qui étaient toujours là, il ne fallait pas se leurrer). Répondant sagement à ses questions, il la vit ne pas comprendre sa référence alors il s’expliqua. « Le bibendum Michelin, c’est un monstre présent dans un vieux, très vieux film… SOS Fantômes ? ». Il sourit. « En fait, c’était un immense bonhomme géant boudiné et gonflé de tous les côtés… Il était très… Gros. C’est l’impression que j’ai en sentant mon visage boursoufflé. ». Il passa une main sur ses joues puis effleura le bandage de son arcade sourcilière en grimaçant légèrement. La main dans ses cheveux fut comme la plus douce des caresses et il ne put s’empêcher de fermer les yeux à son contact. Quand il les rouvrit elle filait déjà en cuisine, et parlait de cachets contre la douleur. C’est à ce moment-là que les cris retentirent.

Les instincts de loup étant ralentis par son état, Bràn comprit à retardement ce qui se passait dans les rues en contrebas. Et il n’eut pas le temps de voir Briséis se précipiter vers la fenêtre qu’elle y était déjà. Soudainement, le rythme cardiaque du loup se mit à augmenter à vitesse grand V et il se rua hors du lit en oubliant la douleur de son dos. Un grognement s’échappant de sa gorge par réflexe il se dirigeait près de la fenêtre. « Ne reste pas près de la fenêtre ! ». Un ordre qu’il ne valait mieux pas essayer de ne pas suivre. Au-delà de la colère, c’était surtout de l’inquiétude et l’angoisse qu’il ne lui arrive quelque chose. D’un geste sec, il tira les rideaux pour qu’ils n’entendent plus que les cris. Les raids étaient quelque chose d’affreux, même l’animal sauvage qui vivait en Bràn trouvait ça inhumain, horrible et barbare. Pourtant, le lycan ne faisait pas partie de ceux qui n’avaient jamais commis d’horreurs, mais entendre des cris de désespoir, et entendre des vampires se repaitre de sang frais n’était pas chose facile, et lui il avait une bien meilleure ouïe que Briséis. S’il n’avait pas un goût horrible aux yeux des vampires, Bràn était parfaitement conscient qu’ils s’attaqueraient également à sa race. Ces morts vivants n’avaient donc jamais de cesse… Salem était un autre enfer, à sa manière, et pour l’heure, il fallait qu’il offre à la jeune femme une distraction. « Je veux bien manger léger… Si tu veux bien. ». Debout devant la fenêtre, le loup se tenait droit comme il pouvait, le teint blafard, sa peau seulement rosie et bleuté à cause des hématomes qui s’étaient formés. Bràn n’avait peut-être pas à craindre les raids, mais il avait d’autres sortes de menaces à craindre, comme celle de la veille… Les hommes en colère, les sorcières et les Originels. Dans le fond c’était déjà beaucoup.

« Comment s’est passée ta journée ? La mienne n’a pas été des plus passionnantes. ». Il esquissa un sourire à la jeune femme en allant s’asseoir sur le canapé de fortune pour raviver les flammes du poêle. Il espérait que jamais aucun vampire ne se décide à franchir le seuil de la porte de leur appartement. Surtout pas ce soir, il n’était pas en état de subir un autre genre de combat, beaucoup plus musclé étant donné que les vampires partageaient le même genre de force qu’avec eux, les lycanthropes. De temps à autre, Bràn avait un léger rictus de… Nervosité ? De mal-être ? De… Douleur ? Certains tics qui apparaissaient dès qu’il entendait une victime s’égosiller à en exploser ses poumons. Et ils étaient condamnés à entendre ça. Le loup se montrait pourtant « fort », bien que ces sons l’ébranlent plus qu’il ne voudrait jamais l’admettre.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Lun 11 Mai - 11:22

❝I CAN'T BREATHE!❞

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La jeune femme ne lui donnait jamais d’ordre direct. Tout était toujours au conditionnel ou sur la suggestion, pour que le loup ne se sente pas agressé. Ce comportement chez elle était entièrement inconscient. Peut-être qu’il l’interprétait comme un membre de sa meute à cause de sa prévenance : elle reconnaissait plus ou moins sa supériorité ce qui en langage de loup signifiait qu’il était un alpha. Briseis avait tout simplement un caractère qui fuyait toute confrontation. Elle ne savait y faire face et il lui était difficile d’assumer ses colères. De toute façon, la colère était un péché alors elle se devait de la contrôler au maximum. Quand il était humain, elle essayait de cacher la plupart de ses émotions, même s’il pouvait les connaître. Sous sa forme de loup, Briseis se montrait beaucoup moins réservée et parvenait à se confier à lui. C’était comme une grosse peluche. Elle ne le craignait pas et se montrait si spontanée qu’elle ignorait avoir désarmé la bête sauvage qui vivait dans cet homme.

Ne comprenant pas sa référence à Michelin, une entreprise qui avait sûrement fermée depuis longtemps, elle l’écouta lui parler d’un vieux film. Haussant les épaules, ne pouvant lui confirmer que sa référence était bonne, et imaginait mal la mascotte. Elle comprit l’idée et l’observa. « C’est mieux que ce matin. Et ce n’est qu’une impression. ». Elle le vit grimacer et se précipita dans la cuisine pour lui faire prendre ses cachets. Ce ne serait peut-être pas suffisamment fort mais la douleur s’atténuerait peut-être... C’était toujours bon à prendre. Sortant une assiette, elle se demandait s’il se souvenait de la promesse qu’elle avait dû faire le matin même... Et qu’elle n’avait pas pu respecter. Il n’en parlait pas, ce qui était un vrai soulagement et ils n’auraient probablement pas le temps d’aborder le sujet car peu de temps après, alors qu’elle réchauffait du bacon, les cris retentirent dans la rue. La jeune femme se figea, comme pour vérifier si les cris étaient réels ou non. Puis, comme pour s’en assurer, elle se précipita vers la fenêtre. Les ombres humaines sanguinaires se livraient à leur carnage mensuel. Ses muscles se crispèrent. Son rythme cardiaque accéléra. Elle n’entendit même pas Bràn lui ordonner de reculer.

Elle se sentit être poussée et vit les rideaux se refermer sur la fenêtre. Levant un regard surpris, elle comprit que Bràn s’était levé pour les cacher. Elle sentait sa panique, ce qui augmenta la sienne. Si le loup avait peur, cela voulait dire que le danger était vraiment à leur porte. Toujours tétanisée, Briseis réalisa soudain que tous les humains étaient en danger y compris... Erick. Son sang ne fit qu’un tour. « Je veux bien manger léger… Si tu veux bien. ». Les mots lui semblèrent si lointains. Elle leva un regard perdu vers le loup et semblait bloquée sur quelque chose. Erick. Et s’il était blessé ? Et s’il mourrait ? Ce serait de sa faute ! Elle aurait dû lui dire pour Bràn, elle aurait dû être dehors avec lui... Elle aurait dû lui dire de venir. Si elle n’avait pas eu peur, il serait en sécurité avec elle, présentement ! Mais parce qu’elle avait craint sa réaction, elle ne lui avait rien dit ! Très nerveuse, elle secoua la tête. Tout ce que Bràn lui disait ne ressemblait qu’à un bourdonnement sans fin. « Erick ! Il est peut-être dehors ! Je dois le trouver ! » L’humaine se précipitait déjà vers la porte d’entrée et l’ouvrit. Dans le couloir, c’était la débâcle. Elle vit un vampire attraper un homme à la gorge et le vider de son sang d’une traite. La créature lui tournait le dos. Oh my... Briseis referma précipitamment la porte de leur petit appartement et ne sut pas vraiment où se cacher. Pouvaient-ils d’ailleurs se cacher ? Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une terreur aussi forte. Les larmes lui montaient aux yeux. Elle était piégée ici et Erick... Oh Erick ! Elle se précipita dans la salle de bain pour s’isoler et prier. Elle priait de toutes ses forces pour que le jeune homme aille bien, elle demandait à Dieu de le protéger, de les protéger tous. Bien sûr, certains tomberaient en cette nuit funeste mais l’humaine n’avait que sa Foi et son espoir pour seule arme.

Les cris lui parvenaient toujours. Pas avec autant de détail que le loup mais ce soir, elle avait vu un homme mourir. Ces scènes, elles n’étaient pas si nouvelles. Mais à New-York, c’était fait avec moins de violence, étrangement. Dehors, ils étaient affamés et se montraient extrêmement violents. A New-York, il y avait une vraie chasse. Bràn lui avait promis un meilleur futur ici mais elle regrettait plus que jamais d’avoir accepter de partir : il les avait amené dans une ville où les humains mourraient autant que là bas. Et Erick... La gorge serrée, elle peinait à respirer parce qu’elle faisait une crise de panique. Le souffle rauque, sa poitrine se soulevait et s’abaissait à un rythme erratique. Les pupilles dilatées par la terreur, elle était prostrée dans la douche. Comme un animal traqué essayant d’échapper à un prédateur qui cognait leur porte, demandant à être invité.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 14 Mai - 17:24

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Le loup avait oublié ce détail. Ce micro-détail qui pourtant changeait absolument tout au sein de cet appartement. Sa mésaventure d’hier et son état physique lui avaient fait oublier que l’homme parfait, Erick, était toujours dans la course. Si la discussion semblait des plus anodines jusque-là, les choses s’envenimèrent très rapidement. Il allait répondre à la jeune femme qui lui disait que ce n’était qu’une impression, pour son visage, quand les cris retentirent dehors. Le chaos débutait et les cris se faisaient de plus en plus aigus dans les oreilles du lycanthrope qui manqua d’essayer de se les boucher pour ne plus entendre, soudain pris d’un sursaut de panique en son for intérieur. Ses réactions étaient amoindries et plus lentes d’une microseconde, mais en un éclair Bràn fut devant la fenêtre et ordonna à Briséis de reculer. Les rideaux se fermèrent instantanément et la respiration du loup fut plus rapide. Il craignait pour sa vie à elle, bien plus que pour la sienne, il se savait peu ragoutant aux yeux des vampires. Non, il craignait juste que l’un d’eux ne pénètre dans cet appartement et n’essaye de s’en prendre à la jeune femme pour qui il avait des sentiments. Il craignait cela car il savait bien ne pas être à 100% de ses capacités. Il essaya de leur changer les idées, tandis que les cris résonnaient toujours plus fort dans ses tympans. Malheureusement, il avait oublié ce détail qui faisait que la brune en face de lui se trouvait soudain livide. Erick. Ce ne fut que lorsqu’elle prononça le dit nom que Bràn sut l’erreur commise. Il avait omis l’homme parfait, son existence était bien réelle. Posant les yeux sur Briséis, le lycanthrope eut soudain une vision d’horreur et son sang à lui aussi ne fit qu’un tour. Elle se précipitait vers la porte.

Le loup sentit son cœur manquer un battement, il eut juste le temps de se pencher en avant pour la retenir. La vision d’horreur, il l’eut bel et bien dans le couloir. Il était encore dans l’appartement mais ses yeux n’avaient pas omis de voir l’homme être vidé de son sang. Et puis surtout, il y avait les odeurs… L’odeur de mort qui empestait l’extérieur de leur appartement, puis celle du cuivre provenant du sang qui s’échappait des plaies. Bràn tira Briséis à l’intérieur alors qu’elle refermait elle-même la porte précipitamment. Sans un mot, la jeune femme fila dans la salle de bain et le loup n’eut pas l’occasion de la retenir ni de lui dire quoi que ce soit. Ses prunelles se posèrent sur la porte et son ouïe se concentrait sur ce qui se passait juste derrière, il ne fallait pas qu’un vampire essaye de rentrer. Il ne pouvait pas non plus sortir et laisser la jeune femme seule, il ne pouvait rien faire pour cet Erick, rien du tout, et ils ne pourraient pas savoir si l’humain allait bien avant le lendemain. Quand les corps seraient retrouvés. Bràn passait son regard de la porte de leur appartement à celle de la salle de bain. Il ressentait la terreur de Briséis, et ça le peinait, énormément, à bien y réfléchir il ressentait beaucoup trop de choses en même temps, ses sens étaient aculés et il commençait à sentir une migraine arriver. Il n’était pas encore remis pour affronter pareil assaut d’émotions, de sons et d’odeurs fétides.

Quand Bràn décela la crise de panique de la jeune femme, il se rua dans la salle de bain avec douceur et la trouva prostrée dans la douche. « Bri… ». Il posa sa main sur son épaule pour lui signifier qu’il était là, des fois qu’elle ne puisse pas l’entendre à cause de la panique. Puis, il l’attira contre lui afin qu’elle s’accroche à quelque chose. « Ca va aller, il n’est sûrement pas sorti de chez lui, il est probablement sain et sauf et caché quelque part. Ca va aller, prends une bonne inspiration. Respire Briséis. ». Il ne la quittait pas ni ne la lâchait. Ils restèrent là un moment. Lorsqu’un bruit sourd cogna contre leur porte, Bràn eut un léger tressaillement, comme un frisson. Jetant un coup d’œil vers la sortie de la salle de bain, il se concentrait sur le son et les odeurs, soudain crispé. Laissant échapper un grognement de gorge, il fut aux aguets pendant quelques secondes puis se détendit à nouveau. La nuit risquait d’être longue.

Bràn caressait les cheveux de la jeune femme avec douceur et ne cessait de lui dire que ça irait. Il se montrait doux, au parfait opposé de ce qu’il pouvait être dans un moment de furie. Ca ne tiendrait qu’à lui, il chasserait les vampires de l’immeuble, mais il savait ne pas être en état, il devait garder ses quelques forces au cas où l’un de ces morts vivants tenterait de pénétrer dans leur appartement, en espérant se nourrir de Briséis. Car il devait bien y avoir des vampires retardataires…. Ca, ils le sauraient assez vite.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 14 Mai - 18:48

❝PLEASE KEEP HIM SAFE ❞

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Le loup avait oublié mais pas Briseis. Bien sûr que ce genre de scène, elle en avait connu quelques unes, mais c’était rare à New-York. Elle était dans le bon quartier et même si le danger restait présent, c’était l’un des mieux préservés. Et puis, il y avait également moins de rage, moins de... C’était des bêtes sauvages là dehors ! Même les loups se montraient moins... Inhumains. Les images la hantaient toujours : le vampire se penchant sur le cou de sa victime, suçant son sang d’une traite et laissant tomber le corps comme un vieux chiffon, sans vie. Elle n’avait pas vraiment senti Bràn la tirer en arrière, elle fermait juste la porte, en état de choc.

Seule dans la salle de bain, prostrée dans la douche, elle se bouchait les oreilles pour ne pas entendre les bruits de pas, les cris, les supplications, les rires, les pleurs, ceux qui essayaient de se battre... Même le bruit de son propre coeur lui était insupportable ! Et même si Bràn avait pu sortir, elle aurait été morte de peur qu’il ne la laisse seule ici. Alors oui, elle se savait chanceuse, même si le loup n’était pas au meilleur de sa forme mais la culpabilité d’être justement mieux protégée la rendait folle. Si seulement elle avait pu voir quelqu’un dans le besoin là dehors ! Elle aurait pu le faire rentrer et lui donner peut-être l’opportunité de survivre à ce raid. Les vampires ne pouvaient pas entrer sans y être invités mais ce n’était pas difficile avec leur capacité à hypnotiser les humains de l’obtenir. La jeune femme s’était donc retranchée dans le noir, comme pour se rendre invisible et son coeur battait toujours à tout rompre. Erick parviendrait-il à s’en sortir ? Priant de toutes ses forces, elle entendit pourtant les coups à leur porte. Sursauta, un cri s’étrangla dans sa gorge alors que la terreur finissait de la terrasser.

Les mains blanches, crispées, un souffle rauque se faisait entendre. Sa vision se troubla bien qu’elle put distinguer la silhouette de Bràn dans l’encadrement de la porte. Elle essaya de parler mais impossible de sortir un mot. Elle sentit sa main sur son épaule mais ses oreilles bourdonnaient. Quand il l’attira contre lui, elle ne tenta pas de se débattre et ne rougit pas. Elle n’était pas vraiment là. Ses mains l’agrippèrent alors qu’elle enfouit son visage contre son torse. Les battements de son coeur lui parvinrent. Lui aussi, il battait vite. Mais plus régulièrement. Se concentrant sur lui, elle l’écouta tenter de la rassurer. Hochant la tête, elle sursautait à chaque son anormal, resserrant sa prise sur lui.

Nulle crainte qu’elle ne lui fasse mal, Briseis n’avait pas vraiment de force. Hoquetant toujours, elle perdit connaissance un moment. Peut-être que Bràn ne s’en rendrait pas compte, parce que ce fut bref, quelques secondes tout au plus. La vue toujours brouillée, la jeune femme était désemparée. Mais la crise semblait lentement passer. Plus le loup se détendait, et plus elle s’apaisait. Elle avait fermé les yeux et sentait sa main lui caresser les cheveux. Sa douceur, sa prévenance, tout ça lui rendait une certaine sérénité. Parce que si la panique était passée, elle restait apeurée, inquiète et malheureuse. « Tu crois vraiment qu’il va bien ? ».

Le temps qu’il lui réponde, et quelqu’un cognerait à leur porte, leur intimant d’ouvrir avec une voix sournoise. Briseis cacha son visage dans le T-shirt du loup, se tendant contre lui et étouffant un cri. « Je t’entends, petite humaine. Tu sens terriblement bon... Quelque chose de... Sucré. Et j’ai bien envie d’un dessert. Ouvre moi, je ne te tuerai pas. En revanche, je tuerai le voisin que je tiens en ce moment. Et peut-être que je laisserai vivre ton chien galeux qui semble être avec toi. » L’humaine cessa de respirer. « Bràn ! » S’accrochant à lui, elle faisait tout pour ne pas l’écouter. Il fallait attendre les premières lueurs du jour...

Celles-ci vinrent finalement. Briseis, épuisée par tant d’émotions, s’était endormie contre le loup. Un sommeil sans rêve, seulement hanté par les cris des morts. Elle s’éveilla tard. Se redressant vivement, elle n’avait qu’un être en tête : Erick. « Je dois savoir s’il va bien ! » Mais le soir, quand elle franchirait le seuil de l’appartement, ce serait avec le coeur lourd : l’homme parfait aurait été rappelé par Dieu. Et Briseis ne saurait plus où regarder, ne saurait plus quel destin Il lui réservait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 17 Mai - 12:24

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La nuit allait être extrêmement longue, Bràn le savait, il ne le sentait que trop bien et ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu responsable de tout cela. De la peur panique de la jeune femme. Après tout, il l’avait poussé à quitter New York, et ici, bien que cela soit plus calme, les choses étaient faites avec plus de violence pour les vampires. Bien sûr, Bràn pouvait aussi se sentir arnaqué puisque les sorcières envahissaient la ville et que ces dernières ne supportaient pas les loups, et vice versa d’ailleurs. Voir Briséis prostrée dans la salle de bain lui fit mal au cœur, et il comprenait la panique, pour sa vie mais surtout pour celle d’Erick et des autres, il le savait, qu’elle penserait aux autres avant elle. Afin de la rassurer, il l’avait pris doucement dans ses bras, contre lui, et essayait de se détendre lui-même au maximum. Bientôt il caressait ses cheveux tendrement et lui disait que tout irait bien. Il le répétait inlassablement et ne la sentit pas perdre connaissance un court instant, car les cris étouffés et les odeurs ne cessaient de déranger les sens du lycanthrope. Bientôt, et cela prit bien plusieurs heures, il sentit la jeune femme se détendre, elle restait effrayée mais n’était plus dans une crise de panique. Ca rassura le loup. En entendant sa voix il pencha la tête sur le côté. « S’il est resté chez lui, il n’y a aucune raison pour qu’il aille mal. ». Bràn sourit doucement et caressa la joue de Briséis. « Et quand bien même il serait sorti dehors, il a une chance d’être en vie. Je ne pense pas qu’il soit idiot, il a trouvé une cachette, j’en suis sûr. ». Il disait tout cela pour la rassurer mais même en écoutant le bruit de son cœur elle ne devinerait pas que tout ceci pouvait être un mensonge. Bien sûr, Bràn pensait ce qu’il disait, mais pour la partie concernant l’extérieur, cela restait à voir… Rares étaient les humains sortis dehors à en réchapper.

Le loup venait tout juste de répondre à la brune quand on cogna une nouvelle fois à la porte. En entendant la voix sournoise du vampire, Bràn se crispa instantanément et un grondement résonnait déjà dans tout son corps et sa gorge. Réaction instinctive. Le loup détestait les morts vivants. Il sentit Briséis s’accrocher à son T-shirt et la colère monter en lui. Il se mit bientôt à grogner. Ce connard allait… Il amorçait déjà son geste pour se redresser mais Briséis s’accrochait si fermement à lui qu’il ne put se résoudre à faire quoi que ce soit, hormis répondre. « Tu n’auras pas de dessert, tu perds ton temps. Le chien galeux pourrait parfaitement te coller une droite dans ta face de chaire pourrie. ». Sourcils froncés, Bràn avait parlé normalement, le vampire entendrait assez de toute manière. Oui, il mourrait d’envie de lui coller son poing dans sa tronche de mort qui se décompose, mais Briséis passait avant cela, et il prit donc sur lui. Il demeura crispé jusqu’à ce que les lueurs du jour ne percent enfin à travers les rideaux.

Le lycan n’avait pas fermé l’œil de la nuit, même quand Briséis s’était endormie il avait veillé sur elle jusqu’à ce que le jour pointe le bout de son nez. Il avait caressé ses cheveux, puis avait fini par ne plus bouger. De toute manière il était maintenu éveillé par tous les cris, puis quand le silence était finalement revenu, il était prêt à s’endormir mais la jeune femme se réveilla. Le teint un peu pâle et les yeux cernés, le loup fixa la jeune femme qui se redressait déjà, toute affolée. « Bri… ». Il la voyait s’activer que lui n’était même pas debout. Et ils n’avaient même pas mangés. « Ralentis une minute. ». Il finit par se redresser doucement mais néanmoins aux aguets. Il s’approcha ensuite de la porte d’entrée et renifla, il régnait dehors une odeur de cuivre malsaine. « Attends cinq minutes ». Il tira la poignet puis sortit dans le couloir. Là il referma la porte doucement puis débarrassa les escaliers des cadavres. Il n’aurait pas le temps de nettoyer le sol en revanche mais il pouvait au moins lui éviter cette vue là. Il les mit tous dans l’un des appartements voisins. Il y avait 3 corps en tout pour leur étage. Une fois fait, il revint à l’intérieur. « Mange quelque chose avant d’y aller. Je devrais même t’accompagner… ». Oui, il n’était pas rassuré à l’idée de la laisser y aller seule, mais lui recouvrait encore ses forces et la nuit blanche ne l’aidait pas à paraître en forme.

Dans le fond, il craignait qu’elle n’apprenne une mauvaise nouvelle, et c’était probablement ce qui allait se passer. Bràn voulait la protéger car il tenait à elle, mais il ne voulait pas non plus qu’elle ait l’impression de n’être encore qu’une enfant ou une chose fragile. C’était… Compliqué. La regardant, il se doutait bien qu’elle lui dirait de rester ici, mais était-il censé accepter ça ?

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Lun 18 Mai - 21:37

❝WHY? WHY DID YOU TAKE HIM AWAY FROM ME? ❞

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Une vie meilleure... Elle y avait tellement crû ! Surtout en croisant Erick, originaire de cette ville. Jusqu’à cette rencontre, elle se faisait à leur nouvelle vie mais ne savait pas quoi espérer. Depuis New-York, la jeune femme était persuadée que le loup la considérait comme un membre de sa meute plus que comme elle l’avait désiré il y a encore quelques mois. Oui mais voilà, le loup lui avait fait comprendre qu’elle n’était pas attirante pour lui et elle avait du même coup passé l’éponge sur ses sentiments. Du moins, elle essayait et depuis sa rencontre avec Erick, les choses semblaient plus faciles. La nuit sembla lui durer une éternité. Si seulement elle pouvait tous les sauver. Si seulement elle pouvait faire comprendre que tuer n’était pas nécessaire... Mais voilà, elle était bien trop lâche pour sortir et les affronter et se terrait dans cette minuscule salle de bain, contre le corps chaud et rassurant d’un loup qui se confondait avec un père disparu. Petite, à New-York, elle se souvenait de ces nuits où ses parents et elle se cachaient dans la chambre. Tous les trois sur le lit, blottie entre eux, Briseis attendait que les cris et les coups ne se dispersent. Ils tremblaient tous, craignant que l’on ne vienne pour eux mais... Non. Jamais. Alors, ils restaient tous ensemble et puis, le premier jour passé, la vie reprenait son cours. Et ils priaient. Inspirant difficilement, la jeune femme ferma les yeux et suivit ces anciens préceptes, implorant Dieu de prendre soin de toutes ces âmes égarées ou non et de leur ouvrir les portes d’un repos éternel. Ecoutant les murmures rassurant du loup, elle se laissait bercer comme une enfant. Oui, définitivement, leur relation était vraiment loin de celle qu’elle avait d’abord espérer ! Tournant de nouveau ses pensées vers Erick, l’humaine interrogea le loup qui trouva les mots mais... « Il n’était peut-être pas rentré : j’avais laissé un message pour lui à ma collègue... Il était peut-être sur sa route... ». Sa voix se brisa. Oh si seulement Bràn pouvait avoir raison ! Si seulement il avait pu entrer chez des gens et se mettre en sécurité ! « J’ai tellement envie que tu aies raison ! » sanglota-t-elle dans ses bras.

Puis un sursaut alors que la créature de la nuit se faisait connaître. Se crispant, elle entendit le loup grogner mais elle s’accrocha désespérément à lui. Il ne pouvait la pousser, elle avait besoin d’être contre lui tant la peur la paralysait. Elle ne saisit pas vraiment tout ce que Bràn avait pu répondre mais au ton de sa voix, elle sut que ça tenait à l’avertissement. Le vampire ne pouvait rentrer et Briseis se concentrait sur le loup pour ne pas être tentée.

Quand enfin les premières lueurs du jour percèrent le ciel, révélant les tâches sombres comme du rouge carmin, Briseis s’était endormie, épuisée par toutes ces émotions. Sereine, toujours blottie contre lui, elle reprenait des forces. Se réveillant, elle se redressa, frappée par une seule obsession : retrouver Erick ! Les pupilles dilatées par la peur et l’inquiétude, elle bondit sur le sol carrelé de la salle bain et ouvrit la porte. Elle n’entendit pas Bràn l’appeler ni même l’implorer d’être plus douce. Ce  ne fut que lorsqu’il se trouva entre la porte et elle qu’elle lui prêta attention. Son teint pâle, ses cernes, elle les vit. Ainsi, il avait veillé sur elle toute la nuit ? Touchée, Briseis se sentit coupable. Si elle n’avait pas eu aussi peur, il ne se serait pas autant inquiété pour elle ! Hochant la tête, elle le laissa sortir.
Le bruit de corps que l’on traîne, elle le reconnut. Peinée, elle devrait absolument lui dire qu’il fallait leur donner un enterrement décent. Quand il revint, il parla de manger. Briseis secoua la tête « Non, je n’ai pas faim. Pas encore. Peut-être plus tard... ». Esquissant un sourire, la jeune femme pencha la tête. « Il fait jour maintenant... Repose toi. Je vais le chercher et me rendre à l’Eglise pour qu’on vienne s’occuper de ceux qui nous ont quitté et qu’on leur donne un enterrement décent. Et je pourrai peut-être trouver quelqu’un pouvant me parler d’Erick... » Inquiète mais encore pleine d’espoirs, la jeune femme se refusait à le croire mort. Il lui était destiné ! Dieu n’aurait pas pu le rappeler alors qu’ils n’étaient qu’au début de leur histoire ! Priant encore, en silence, elle sourit. « Je reviendrai tout de suite après, promis ! »

Au vu de son instinct protecteur, pas sûr qu’il accepte. Ce serait donc accompagnée ou non que Briseis irait jusqu’au restaurant où elle travaillait. Là, elle trouverait sa collègue, protégée par leur patronne qui même en étant une vampire évitait de se nourrir sur ses employés, qui lui révèlerait avoir bien vu son amoureux. « Erick ? Oui... Oui je l’ai vu, je lui ai passé ton message. Il... Il a bu un verre et il est parti. Je ne sais pas où mais dix minutes plus tard le raid a commencé ». Briseis sortit immédiatement. « Dix minutes ? » Elle chercherait chaque ruelle, chaque recoin jusqu’à finalement trouver son cadavre. Là, le sol s’ouvrirait sous ses pieds alors qu’un cri déchirant s’échapperait de sa gorge. Elle tomberait à genoux depuis le regard ouvert et vide de vie. Les larmes rouleraient sur ses joues alors que le désespoir la tenaillerait. Un pur chagrin, une déchirure. Pourquoi ? Une question qu’elle poserait encore et encore, le regard tourné vers un ciel étrangement bleu. Pourquoi lui enlever ? Elle resterait là un long moment, jusqu’à ce que ses yeux ne puissent plus fournir de larmes, jusqu’à ce que son crâne cogne pour lui rappeler sa fatigue, jusqu’à ... Quand ? Elle perdrait toute notion du temps. Toute envie de vivre. Parce qu’à ce moment là, on lui aurait retiré son dernier espoir.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Lun 25 Mai - 15:16

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Les cris résonnaient jusqu’à ses oreilles sans qu’il ne puisse rien faire contre ça. Avoir les sens aiguisés, ce n’était pas une chose que l’on pouvait contrôler, et dans ce genre de moments, c’était plus difficile que tout. Bràn avait toujours plus ou moins fait la sourde oreille, faisant celui qui n’était pas perturbé, mais ici à Salem les choses étaient tellement plus brutales qu’il ne pouvait faire abstraction de ces horreurs. Le loup voulait hurler et virer ces trous du cul pourris loin de leur appartement, mais il n’était clairement pas en état de s’attaquer à des vampires affamés et lâchés en pleine nature. Qui plus est, Briséis ne semblait plus vouloir le lâcher et il ne pouvait décemment pas se rendre à la porte avec elle accrochée. Même pas lorsque le vampire s’amusa à essayer de les énerver derrière la porte. Bien sûr, c’était affreux pour la victime qui s’apprêtait à être vidée à sec, mais il ne pouvait pas faire autrement et Briséis passait avant tous les autres. Grognant intérieurement, le lycan ne put toutefois s’abstenir de maugréer quelques menaces envers le mort vivant. Les minutes continuèrent d’avancer comme si de rien était et Bràn faisait sagement face au surplus de sons qui arrivaient jusqu’à lui sans la moindre difficulté.

Lorsque les premières lueurs du jour percèrent finalement à travers les rideaux, Bràn n’avait pas bougé et respirait sereinement. Son rythme cardiaque était redevenu normal et il se contentait de rester contre elle, la serrant dans ses bras. Le visage encore endolori par sa mésaventure de l’avant-veille, il était sur le point de s’endormir quand la brune se réveilla en trombe, remontée sur une pile électrique. Bràn, lui, ne suivait pas le rythme effréné de la jeune femme pour une fois, signe qu’il était toujours mal en point et surtout épuisé par la nuit blanche. Ce ne fut d’ailleurs que lorsqu’il fut devant elle qu’elle lui prêta attention, et il put sortir dans le couloir inspecter les dégâts. Il cacha tous les corps dans un coin un par un avant de nettoyer au minimum et de revenir dans leur appartement. L’odeur de cuivre était si omniprésente qu’il aurait pu en avoir la nausée. Si lui n’avait visiblement pas faim, elle non plus, ce qui contraria un peu le loup qui ne voulait pas la laisser partir à la recherche d’Erick le ventre vide. Perplexe, Bràn la regarda de toute sa hauteur et de sa pauvre tête de loup fatigué. Les traits tirés il pencha la tête sans la quitter des yeux. « Tu es sûre que tu ne veux pas que je vienne ? ». Oui, il se voyait mal la laisser sortir dans les rues toutes seules, surtout si elle tombait sur le cadavre de son prince charmant. Intérieurement, Bràn était égoïste, du moins le loup espérait que la menace serait éliminée, mais sa raison humaine ne souhaitait pas faire de mal à un innocent. C’était… Compliqué, toutes ces émotions contraires. Se contentant alors d’être simplement là pour elle, il esquissa un pauvre sourire. « Je te souhaite de le retrouver, mais s’il te plait, sois prudente. ». Il lui faisait assez confiance pour se débrouiller, et bien que ça l’embête de rester à l’appartement, il se savait trop faible et ne voulait pas avoir à lutter pour la suivre.

Il attrapa une chaise pour s’asseoir dessus et ne la quittait pas des yeux. « Je t’attends ici ». Il lui adressa un petit sourire puis la laissa filer, à contre cœur, et inquiet. Quand la porte claquerait derrière elle, il laisserait un soupir s’échapper de ses lèvres et attraperait la petite boîte de médicaments qu’elle avait réussi à lui ramener la veille, puis, il attraperait le bacon grillé, et non réchauffé, avant de le fourrer dans sa bouche. Ils n’avaient rien mangé depuis hier soir.

Bien des minutes plus tard, Bràn avait terminé de grignoter et était parti s’allonger sur leur lit de fortune, essayant de balayer la douleur et cette sensation de muscles endolori à force d’être resté raide une bonne partie de la nuit. Le loup somnola pendant une bonne demi-heure avant de se réveiller en sursaut. Il avait reconnu le hurlement de Briséis. Un hurlement déchirant et là il comprit avant même qu’il ne rentre qu’elle avait malheureusement mis la main sur le cadavre de son espoir. Perturbé, le teint pâle, Bràn ne pouvait rien faire contre cela, et ne pouvait se rendre à sa suite. Il ne voulait pas perturber son moment de recueillement, et elle aurait surement besoin d’aller à l’Eglise. Il serait là pour elle à son retour, mais pour l’heure, il n’y avait rien qu’il puisse faire d’autre hormis essayer de se remettre d’aplomb. Laissant sa tête retomber doucement sur l’oreiller, Bràn ferma les yeux bien que son cœur lui donne l’effroyable sensation de vouloir s’échapper de sa poitrine. Erick était mort.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 30 Mai - 10:31

❝LIFE IS POINTLESS❞

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A New-York, c’était courant de voir un humain être vidé de son sang. Mais les choses étaient moins violentes, du moins dans le quartier de Briseis. Les gens disparaissaient, on retrouvait parfois leur corps mais les vampires prenaient le temps de charmer leur victime. Ici... Ici ils ne s’embarrassaient pas, bien trop affamés par ce régime imposé. Les corps jonchaient les rues, comme des pantins désarticulés, ôtés de toute trace de vie.  Marchant dans les rues, la jeune femme cherchait à retrouver vivant celui qui faisait battre son coeur. Mais quand la serveuse lui dit l’avoir vu dix minutes avant le début du raid, l’organe cessa de battre dans sa poitrine. Dix minutes. Les probabilités de le retrouver vivant venaient de s’amoindrir en une fraction de secondes et même si elle s’accrochait à ses espoirs, elle dut faire le tour du pâté pour vérifier et savoir. Voulait-elle vraiment savoir ? Elle n’en était pas sûr et dès que ses yeux se posait sur le corps d’un homme, elle approchait avec crainte. Plus elle avançait, plus elle pensait que son espoir n’était pas vain mais... Elle reconnut les vêtements.

Le choc fut violent. D’abord dans le déni, Briseis approcha. Les yeux ouverts, plus clairs, ne laissaient plus aucun doute : il était mort. Et pourtant, elle l’appela. « Erick ? Erick je... S’il te plaît ! » Les larmes débordaient déjà de ses yeux et alors que l’atroce vérité la frappait, elle hurla de douleur. Elle se souvint avoir persuadé le loup de ne pas venir, arguant qu’elle préférait être seule. Si jamais il était en vie, comment lui parler de Bràn ? Maintenant, le problème ne se posait plus. Le chagrin et l’incompréhension la frappèrent de plein fouet. « Pourquoi ? ». Oui, cette question était pour le Tout Puissant. Pourquoi placer un homme qui lui correspondait en tout point pour le lui arracher de manière aussi cruelle ? Pourquoi ? Elle ne comprenait pas. Désespérée, elle pleura des heures aux pieds de l’homme qu’elle avait commencé à aimer. Réalisant alors combien elle lui avait ouvert son coeur, Briseis en était elle-même surprise. Oui, grâce à lui, elle avait compris pouvoir aimer quelqu’un d’autre qu’un loup qui n’avait aucun intérêt pour elle. Après tout, il couchait avec d’autres femmes. Et son comportement avec elle tenait plus de quelque chose de fraternel ou paternel à son grand damn.

Déglutissant, elle vit soudain deux hommes approcher et soulever le corps d’Erick. « Où l’emmenez-vous ? ». La voix éraillée, elle n’avait pas bougé. « Avec les autres. Nous devons brûler les corps pour éviter tout problème futur. ». Brûler. Ses yeux lui brûlaient, elle le réalisa seulement. Comme anesthésiée, elle se releva, errant dans la ville jusqu’à se retrouver devant une église. Observant le bâtiment, elle déglutit difficilement. Sois gentille. N’offense pas les autres. Tends l’autre joue si jamais on te fait du mal. Celui ou celle qui respecte les lois divines se verra bénie. Etait-ce ça la bénédiction ? Souffrir et encore souffrir ? Ravaler sa colère ? Perdue, elle entra. Elle brûlerait un cierge pour Erick. Pour que son âme repose en paix mais, à présent, elle resterait seule. Elle ne chercherait plus rien de la vie. Elle n’attendrait plus d’aimer, à vrai dire, elle n’aimerait plus personne. Elle attendrait simplement le jour de sa mort, loin de toute souffrance. De ces rêves brisés les uns après les autres. Ce monde n’était pas pour elle. Elle avait compris.

Ce ne fut qu’à la nuit tombante qu’elle rentra. Le loup sentirait probablement tout de suite son humeur : le regard perdu dans le vide, elle rentrerait sans dire un mot et irait se coucher en silence. Et ce comportement, elle l’aurait plusieurs jours. S’il essayait de lui parler, elle ne répondrait pas. S’il essayait de la regarder, elle ne le verrait pas. S’il la touchait, elle ne réagirait pas. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Une ombre perdue dans les limbes d’un monde qu’elle ne comprenait pas. Une âme prête à se rebeller contre ce Dieu en qui avait mis tous ses espoirs. Une âme prête à se perdre comme beaucoup d’autre dans une vie dissolue mais elle ne voulait plus tromper la solitude. Elle continuerait de travailler, servant les clients avec un détachement qu’elle n’avait jamais eu. Elle ne ferait plus attention aux autres. Ni même à elle-même. Le loup devrait probablement la forcer à boire et à manger car même ces besoins lui sembleraient inutiles. Au fond, elle se laissait mourir.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Mar 16 Juin - 21:12

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Le loup tournait en rond depuis plusieurs minutes, et cela ne faisait pas si longtemps que ça que Briséis avait quitté l’appartement pour chercher Erick. Blessé, Bràn était sûrement mieux chez eux plutôt que dehors à courir au risque de rouvrir ses plaies. Toutefois, le lycan n’était pas rassuré, savoir la jeune femme dehors seule ça l’inquiétait, surtout qu’il avait ce mauvais pressentiment qui lui disait qu’elle ne trouverait pas ce qu’elle espérait. Dans le fond, la mort de l’humain ne le gênerait pas, au contraire ça lui enlèverait probablement une épine du pied, mais Bràn restait un être vivant et il ne voulait pas voir la jeune femme souffrir, il la savait attachée à cet homme parfait.

Pendant une demi-heure, le lycanthrope fit les cent pas dans le petit appartement qui était le leur. Il raviva les flammes du poêle, grignota un petit peu en prenant un des cachets qu’elle lui avait ramené, puis allongea une couverture et vint se mettre près des flammes en mode pantouflard. En réalité, intérieurement il bouillonnait d’impatience, se demandant si elle allait bien, se surprenant même à prier en fin de compte. Les minutes devinrent rapidement des heures et le soleil commençait à entamer sa lente descente. « Come on… ». Bràn perdait patience mais la fatigue le gagnant il finit par s’endormir une petite heure. En définitive, Briséis ne rentrerait que 30 minutes plus tard, tandis que le soleil n’était presque plus visible. Il entendit la porte et se redressa d’un bond, le feu continuant de crépiter. Il allait se lever quand il la vit avancer tel un zombie, en silence pour aller s’affaler dans leur « lit ». Son mauvais pressentiment était à présent acté. Erick était mort.

***

Ce soir-là, Bràn resta présent pour elle, même si elle le repoussait plus ou moins par le silence. Elle ne parlait plus et semblait se terrer dans une dépression les jours suivants. Le loup ne reprendrait le boulot que bien plus tard, ses journées, il les passait à s’inquiéter, et lorsque la jeune femme rentrait elle n’était plus que l’ombre d’elle-même à nouveau. Il ne parvenait pas à la faire parler, juste à la forcer à boire et manger. Plusieurs fois, il essaya de parler, de lui faire comprendre qu’il fallait se battre, s’accrocher à la vie malgré la douleur, mais elle n’écoutait rien. Il vivait avec un fantôme et se sentait anxieux, nerveux à l’idée de la perdre. « Ne te laisse pas mourir » lui avait-il dit alors, plusieurs fois même, en vain. Le loup-garou prit sur lui, plusieurs jours d’affilés, mais au bout du sixième il perdit son calme, alors qu’il lui parlait et lui donnait carrément la béquée. En un éclair, il se leva, ses plaies guérissant enfin, sourcils froncés. « Ca suffit Bri ! Réveille-toi, sors de ta putain de léthargie ! Tu ne peux pas rester comme ça ! Je suis là ! J’existe et je suis bel et bien vivant, je ne te laisserais pas tomber ! ». Il commençait plus ou moins soft. Voyant qu’elle ne le regardait même pas, il s’agenouilla et se mit à la secouer gentiment (gentiment car s’il cédait à sa colère de loup il pourrait bien la briser en deux). « Dis quelque chose bordel ! Parle-moi ! J’existe ! J’ai besoin de toi, et je suis là ! Ce qui est arrivé est tragique mais tu ne peux pas te laisser mourir pour un homme ! ». Il souffla. « Réveille-toi ! ». Bràn la secouait encore mais rien n’y faisait alors il attrapa son menton et souleva son visage pour qu’il la regarde. Il serrait peut-être un peu trop son menton. « Regarde-moi. Bri putain regarde-moi. ». Il soufflait à n’en plus finir. « Regarde-moi bon sang ! ».

La voir dans cet état le rendait malade, et il en deviendrait probablement fou si cela continuait ainsi. La voir dépérir et se laisser aller était pire que toutes les tortures physiques qu’on aurait pu lui infliger. Agacé, énervé et furibond, il s’éloigna d’un seul coup d’elle pour se lever et faire les cent pas, risquant à tout moment de cogner dans un mur. L’instinct animal reprenait le dessus dans ces moment-là.

« Je n’en serais pas là si tu n’avais pas été là ! J’ai besoin de toi et je tiens à toi ! T’es contente ? Je parle, je dis les choses, enfin ! C’est peut-être pas le bon moment mais ça te sortira peut-être de ta torpeur inutile. Le monde est moche, la vie est dure mais tu es ce qu’il y a de plus beau ici en ce bas monde. Tu es la gentillesse, la droiture et l’amour en un seul être. Je ne peux pas te voir dépérir de la sorte, je ne peux pas. Je ne veux pas ! ». Il hurlait quasiment dans tout l’appartement, restant non loin d’elle. Il hurlait. Pendant bien cinq minutes le loup continua de hurler espérant la réveiller. Quand sa crise commença à ralentir il se laissa retomber sur les genoux, le cœur au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux. Les traits de son visage étaient froncés, dur, il était dur avec lui-même, la colère était difficile à maintenir, mais ce fut finalement avec une voix douce qu’il termina son monologue. « C’est si dur à voir que ça que je… T’aime ? ». Sur ces mots, il déglutit et fila dans la salle de bain.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 20 Juin - 23:37

❝LIFE IS AMAZING !❞

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Et dans sa peine, sa désillusion, son incompréhension, elle se noyait. Briseis ne savait plus pourquoi elle vivait dans ce monde. Elle se sentait abandonnée des Cieux, comme si Dieu avait détourné son regard, ne la considérant plus. Ou pire... Et s’il avait disparu ? Avait-elle fauté d’une quelconque manière ? Elle essayait de vivre selon les préceptes de la Bible, de rester chaste et de ne pas pêcher. Erick s’était révélé être comme la réponse à ses prières. Alors pourquoi le lui retirer ? Quel était ce Destin ? Le doute, peu à peu s’était insinuer dans ses veines tel un poison. La vie dans ces conditions ne valait plus rien. S’il n’y avait pas de justice pour ceux qui vivaient simplement, alors tout n’était que mensonge ou bien rêves. Et plus le loup lui disait de s’accrocher à la vie, plus elle avait envie de hurler. La vie n’avait plus aucune valeur à ses yeux. Ne mangeant plus, ne buvant plus ou presque, c’était encore ce qu’elle acceptait le mieux d’avaler, les heures semblaient défiler, les jours aussi avec une lenteur toute nouvelle. Le temps lui sembla infiniment long. Sa route devait être éphémère mais la fin du voyage lui semblait tellement inaccessible, et ce fardeau sur ses épaules... Elle aurait dû être avec lui. Elle aurait dû mourir avec lui.

Six jours passèrent. Et la jeune femme ne se sentait toujours pas capable d’affronter le monde ou de tenter ne serait-ce que de le comprendre à nouveau. Elle se contentait de le traverser, acceptant les risques, sans broncher. A quoi bon ? Assise, Bràn essayait à nouveau de lui faire avaler Dieu savait quoi. Pas faim. Et il se mit à crier. Briseis sursauta au début, surprise par le haussement de ton mais dès les premiers mots, elle préféra détourner son esprit. Entendre ses reproches, ses promesses qu’elle savait vouées à être rompues... Elle se terra dans le vide et le néant, les seuls endroits où elle se sentait un peu soulagée. Il osa même la secouer. Et tout en elle hurlait « Non, je ne veux pas te regarder ». Briseis n’était pas fâchée contre le loup, au contraire. Mais elle avait eu tant d’espoirs le concernant que le voir c’était comme se prendre en plein fouet ce même chagrin. Il lui prit le menton, releva sa tête jusqu’à ce que leurs yeux puissent se rencontrer. Mais là encore, elle ne le voyait pas. Si seulement elle pouvait mourir... S’il pouvait abréger ses souffrances...

Il s’éloigna brusquement. Il pouvait frapper à tout moment. Elle le savait et pourtant il n’y a pas trace d’adrénaline, son coeur battait toujours aussi lourdement. Il recommençait. Des remerciements... Des déclarations comme quoi il avait besoin d’elle, qu’il tenait à elle. On en revenait toujours à ce problème : elle n’était qu’un membre de sa meute, la seule, et en même temps son rôle était celui d’une soeur... Ou d’une fille. Il avait autorité sur elle et décidait d’à peu près tout. Jusqu’ici, la situation lui avait convenu, après tout Bràn était plus doué qu’elle pour survivre. Elle, humaine, n’était que chanceuse. « Torpeur inutile ». Elle était donc inutile. Pas de quoi lui donner envie de revenir. « Le monde est moche, la vie est dure... ». Voilà exactement pourquoi elle ne voulait plus revenir. Elle n’écouta plus la suite. Il souhaitait la contrôler parce qu’il l’avait toujours plus ou moins fait mais surtout parce qu’il avait un fond égoïste. Un défaut que Briseis ne lui avait jamais reproché, comprenant que ce comportement tenait à des habitudes prises par le loup. Aujourd’hui, il avait changé. Tant de colère... Il lui en voulait tellement... Mieux valait partir. Elle était un fardeau, une source d’ennui pour lui... Depuis le début il restait pour elle ne savait quelle raison. Clairement elle ne l’attirait pas puisqu’il couchait à droite et à gauche avec d’autres. Mais elle le nourrissait. Il avait juste pris l’habitude d’être servi et à présent il avait besoin de ça. Etait-ce ça la triste vérité ? Il tomba à genoux mais elle ne lui prêta pas attention. Il ne put le voir.

Ce ne fut que lorsqu’il partit dans la salle de bain que la jeune femme tourna la tête vers lui. Il l’aimait ? Oh. Oui... Comme une soeur. Un membre de sa meute. Ce n’était qu’une illusion. Mais son coeur se serra. Parce qu’elle le faisait souffrir et elle mesura pour la première fois à quel point il devait vraiment se penser impuissant... Mais elle ne pouvait pas repousser ses émotions... Elle ne pouvait pas. Pas seule. Sans un mot, elle se leva, évita de fixer la porte et partit tout simplement au travail.

***

La déclaration du loup était un peu passée à la trappe. Le message n’avait certainement pas été compris comme il l’avait espéré parce qu’elle n’avait eu aucun geste envers lui qui pourraient faire comprendre qu’elle répondait favorablement. Elle serait occupée à faire des efforts pour manger plus régulièrement. Un premier pas encourageant qui rassurerait au moins Bràn sur ses intentions face à la vie. Mais côté sentiments, elle se montrait toujours aussi anesthésiée.

Un soir, en sortant du bar, un homme l'interpella dans une ruelle. Briseis approcha, sans peur, inconsciente de tout danger. « Hey ! Tu as l'air d'avoir besoin d'un remontant. Prend ça.» Il lui tendait un cachet. « En quoi il va me remonter le moral ?» «Crois-moi, tu verras toutes ces choses que tu veux revoir. C'est vraiment un miracle. Essaie.» Briseis hésita un bref instant mais elle l'avala, cette drogue. Ses pupilles se dilatèrent alors que le produit agissait. Des couleurs. Des illusions. Elle les revoyait tous : ses parents, Erick... Douce illusion, dans laquelle elle plongea sans appréhension. Mais, tout s'envola. Perdue, elle regarda l'homme. « Si tu en veux plus, il faut payer chérie.» Et elle paya. C’était incroyablement magique ! Il n’y avait plus ni peine ni douleur !
Pleine de vie, elle s’arrêterait dans plusieurs magasins où elle achèterait tout et n’importe quoi qui lui semblait célébrer la vie. Et elle rentrerait, un grand sourire aux lèvres. Si elle croisait Bràn, elle lui sauterait même au cou en hurlant de joie. « C’est fantastique ! ». Elle lui montrerait ses achats qui ressemblaient à n’importe quoi et elle ressortirait pour faire... N’importe quoi. Saurait-il voir les signes ?
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 2 Juil - 21:56

You're just a fool.
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Il avait exprimé ses sentiments. Enfin. Il ne comprenait pas toute l’étendue de ce qu’il venait de faire mais il l’avait fait, et la jeune femme était restée stoïque, immobile. Aucune trace de peur, aucune trace de remord, il n’y avait qu’un cœur qui battait lourdement et lentement. Elle n’était plus ici, comme partie vers un monde duquel il ne faisait plus partie. Le loup eut mal face à cet échec, et bien que la colère masque la douleur sur le coup de l’émotion, celle-ci la frappa au visage lorsqu’il s’enferma dans la salle de bain en claquant la porte. Les yeux brillants de larmes et la rage au bord de les lèvres il dût serrer les poings à s’en faire saigner pour ne pas tout envoyer valser. Le loup dans son for intérieur hurlait à la mort et au désespoir. L’homme, lui, aimait à en crever, il commençait à comprendre, et surtout, il avait avoué. Malheureusement, si Briséis avait tout de même entendu ses mots, elle ne les interprétait pas de la bonne manière et se rua sur le mauvais chemin. Adossé contre la porte de la salle de bain, les poings tremblants et les jointures blanchissantes, Bràn crut mourir face à cet élan qu’il avait eu. Il avait avoué des sentiments, il s’était montré… Faible devant elle et elle n’en avait rien eu à cirer. Fou de colère il dût résister comme un fou pour ne pas briser le miroir, et pour y remédier, se jeta sous un jet d’eau glacée.

La morsure du froid contre sa peau mise à nue fût comme un électrochoc, et il grogna, de douleur, de colère et de désarroi, il ne savait plus quoi faire. Six jours que cela durait, et il ne parvenait pas à remettre la jeune femme d’aplomb. L’impuissance qu’il ressentait face à la situation le rendait dingue, et il dût rester un long moment sous cette douche froide et électrisante pour reprendre ses esprits et son sang-froid. Briséis n’avait jamais été aussi proche du danger que lorsqu’elle l’avait mis dans cette rage folle. Calmé, le cœur palpitant toujours, le lycanthrope quitta la salle de bain pour ne trouver qu’un salon vide et une porte d’entrée entrouverte. Elle était partie, le laissant là pour aller au travail. Une vague de tristesse l’envahit alors face à tant d’injustice. Oui, il se savait égoïste et profiteur, oui il se savait violent et maladroit avec les mots, mais il n’avait pas mérité un simple silence. Pourquoi diable faisait-on traverser pareil évènement à la jeune femme ? Pourquoi devait-il en pâtir également de ce chagrin d’amour ? La mort d’Erick était en soi une aubaine, mais pour l’heure elle ressemblait beaucoup plus à une malédiction. Maudit soit l’humain décédé.

Récupérant encore de ses blessures, Bràn ne travaillait pas, et il passa la majeure partie de sa journée à ruminer et à se retourner dans leur lit de fortune. Il pestait contre elle, contre Erick, le parfait Prince Charmant qui avait tout ruiné, puis contre sa propre stupidité. L’après-midi, il ne parvint plus à retenir sa colère et le loup prit le pas sur l’homme, l’obligeant à se transformer. Ce serait d’ailleurs en loup qu’elle le trouverait ce soir-là, en rentrant du bar où elle travaillait. Le repas il l’avait réchauffé avant de se transformer à nouveau, boudeur, bien résolu à ne pas vraiment lui parler. De toute façon il était encore blessé, et physiquement, et dans son cœur. Ce serait donc avec grande surprise qu’il assisterait à l’effort de la jeune femme. Redressant la tête et ses oreilles, il l’observerait grignoter doucement d’un œil protecteur malgré la colère, puis il la reposerait et fermerait les yeux.
Les jours qui suivirent furent tout aussi tendus mais le loup notait les efforts de Briséis et se montra aussi silencieux qu’elle. Il cria encore deux trois fois comme elle ne lui adressait pas la parole, puis finit par ne plus rien dire. Toutefois, ce soir-là, les choses changeraient.

***

Bràn s’attelait en cuisine quand la brune passa la porte de façon hystérique. Sans comprendre, il se fit sauter au cou par une Briséis plus radieuse que jamais et qui avait dépensé… Quasiment un salaire complet en… Débilités. L’expression qui traversa le visage du loup sur l’instant fut indescriptible. Raide comme un piquet, ses mains tenant fourchette et cuillère à soupe, il resta immobile tandis qu’elle le lâchait. Puis, papillonnant des yeux plusieurs fois il daigna enfin poser son regard sur elle, alors qu’elle lui montrait fièrement ses achats en hurlant combien c’était fantastique. « Huh.Huh… ». Au fur et à mesure, les sourcils du lycan se plissèrent dans une expression perplexe et interdite, avant de finalement crisper la mâchoire et rouler des yeux. Elle était bien trop enjouée… En la voyant repartir comme une flèche dehors sans avoir pris la peine de manger, il coupa le feu sous le dîner et fila à sa suite, bien décidé à savoir ce qu’elle allait faire comme connerie. Car pour sûr, il y en aurait une. De connerie.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Ven 3 Juil - 23:04

❝LOVE IS EVERYWHERE !❞

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Les silences avaient fini par remplacer les mots. La jeune femme n’avait pas compris ce qu’il avait voulu lui dire, persuadée qu’il ne pouvait pas l’aimer, en tout cas pas de la façon qu’elle voulait. Il ne l’avait jamais regardé ou s’était juste amusé avec elle, comme si elle était l’une de ces autres capables de s’amuser sans penser au lendemain, sans s’engager. Aujourd’hui, les choses étaient différentes mais Briseis ne le comprenait pas.

Vivant sans plus réfléchir, mettant toutes ses émotions de côté, ou plutôt se concentrant uniquement sur le but d’une vie devenue trop trouble, elle n’exprima aucune surprise en le découvrant sous sa forme de loup. Et d’ailleurs, si habituellement elle se montrait moins farouche lorsqu’il était sous sa forme lupine, la jeune femme ne lui prêta là non plus aucune attention. Pas de gratouilles sur la tête, pas de câlins. Rien. Une parfaite indifférence au monde qui l’entourait. Dieu ne pouvait pas lui infliger une telle souffrance ! Pourquoi lui mettre sur sa route un homme lui correspondant en tout point et le lui retirer ? A peine formulait-elle cette pensée, qu’une petite voix intérieure pernicieuse lui soufflait qu’avec Erick elle pensait souvent à Bràn. Elle se sentait en sécurité avec lui. Pas avec l’humain. Il était clairement plus intellectuel et elle sentait bien qu’il était aussi fragile qu’elle. N’avait-elle pas eu raison puisqu’il était mort aujourd’hui ? La culpabilité l’envahissait alors. Comment pouvait-elle avoir de telles pensées ?
Trop occupée à tenter de comprendre, se rendant à l’Eglise tous les jours pour interroger le prêtre dont les réponses ne lui convenaient jamais, elle essayait toujours de percer ce mystère. Etait-elle responsable ? Finalement, n’y tenant plus, elle préféra choisir une solution de facilité. Bràn lui avait fait comprendre qu’elle le faisait souffrir. Aussi, elle avait décidé de tromper le monde entier, de vaincre sa peine par des substances qui masqueraient le chagrin suffisamment longtemps pour continuer d’avancer.

De noir et blanc, son monde venait de se transformer en mille couleurs. Une simple petite pilule venait de changer son état d’esprit et tout d’un coup, Erick ne fut plus si important. L’inquiétude qu’elle avait ressenti en se demandant si elle avait vraiment pris quelque chose de sérieux s’évanouit totalement. Autour d’elle, le monde était merveilleux. Une incroyable sensation de légèreté se propagea dans ses bras et ses jambes. Bientôt, ce ne fut plus que la sensation de flotter dans les airs. Chaque geste devenait si simple. Et plus le temps passait, plus ça devenait merveilleux. Bientôt, les brins d’herbe se mirent à scintiller de mille feux. Les arbres qu’elle croisait semblait respirer. Pour la première fois de sa vie, elle embrassait la création de Dieu et contemplait émerveillée chaque trait de son dessin. Une paix intérieure divine balaya finalement toute trace de chagrin. Cette joie immense qui s’imposait à elle s’exprima sans complexe. Et, soudain, ses pensées se tournèrent vers Bràn. Le pauvre risquait de s’inquiéter, elle devait absolument lui dire qu’elle allait bien !

Mais sa route fut jonchée d’obstacles imprévus. Des objets insignifiants devenaient soudain digne d’intérêt. Des vêtements, parfois trop chers pour elle, pouvaient être en coton qu’elle les prendrait pour de la soie. Complètement sous l’emprise de cette drogue, elle rentra. Et dès que ses yeux se posèrent sur l’homme, son coeur se mit à palpiter. Elle aimait le monde. Elle aimait Bràn. Poussée par la drogue, toute timidité envolée, elle se jeta à son cou. Briseis ne sentit pas la raideur de l’homme qui ne comprenait manifestement pas ce revirement de situation.

S’assurant avoir capté son attention, elle lui montra fièrement ses trouvailles mais ses idées suivaient une nouvelle logique et bientôt elle eut envie de sortir. Manger était secondaire. Elle voulait voir à nouveau l’herbe pleine de paillettes, les bouquets de papillons qui s’élançaient vers le ciel, ressentir l’amour. L’Amour universel.

Entrant dans un lieu qu’elle savait fréquenté, elle alla au milieu de la piste de dance et... Laissa totalement son corps s’exprimer. Au milieu des autres, elle se sentait en parfaite osmose. Un homme l’aborda et Briseis se pendit à son cou, lui disant avec des pupilles toujours aussi dilatées, combien elle l’aimait. Et le répéta à tous ceux qui pouvaient l’entourer. Le danger n’existait plus. Il n’y avait plus que la vie.
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✤ Âge personnage : 72 ans, en parait la trentaine.
✤ Humeur : Irrémédiablement joueur
✤ Profession : Bûcheron
✤ Philosophie : Light 'em up.
✤ Localisation : Près de la forêt et patauge dans les marécages
✤ Pouvoirs : Immortalité (vieillesse lente) - Force surhumaine - agilité, rapidité, sens accrus - régénération instantanée (mais défaillante) - Métamorphose : loup noir aux yeux dorés.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 18 Juil - 22:09

You're impossible.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.


La soudaine gaieté de Briséis était inattendue. Installé aux fourneaux (chose qu’il n’avait jamais fait jusque-là, sauf depuis la mort d’Eric), Bràn essayait tant bien que mal de préparer le dîner, mais il fut malheureusement interrompu par une jeune femme aussi guillerette qu’un coucou. Attrapé au cou, le corps de la brune contre le sien, il se raidit instantanément face à la surprise. Ce n’était pas normal d’agir ainsi alors qu’elle ne lui parlait toujours pas le matin même. L’attention du loup, la jeune femme la capta plus ou moins, et plus il observait ce qu’elle avait acheté, plus il avait peur soudain. Qu’avait-elle fait ? Qu’avait-elle bu ? Sur le moment il ne pensait qu’à l’idée de l’alcool face aux pupilles dilatées qu’elle lui offrait, la drogue ? Non, pas encore. Il n’imaginait pas ce scénario sordide, mais lorsque la brune quitta l’appartement à grandes enjambées, il sut qu’une connerie était en préparation. Précautionneux, il arrêta le feu sous le dîner et la suivit après avoir verrouillé la porte. Elle était folle. Agacé, ce fût en soupirant et en trainant légèrement des pieds (car en fin de convalescence) qu’il se mit à la poursuite de Briséis.

Après plusieurs minutes de courses, il finit par la trouver dans une sorte de boîte de nuit, et à peine eu-t-il pénétré à l’intérieur que son sang ne fit qu’un tour. Sa Briséis dansait à perdre haleine au milieu de la piste de danse, comme si elle était elle-même en transe, emportée dans un effluve de ressentis différents. Concentré sur les émotions de la brune, il ne sentait que joie et légèreté, avec une pointe d’ivresse. Il ne se doutait toujours pas qu’elle avait pris de la drogue, il pensait que c’était l’effet de l’alcool (puisqu’elle travaillait dans un bar). Fatigué mais aux aguets, le loup-garou observait d’un œil distrait mais non loin d’elle. Il était résolu à la laisser s’amuser un peu sous surveillance, mais lorsqu’il vit l’homme foncer vers elle, et elle l’accueillir à bras ouverts, Bràn devint vert de colère et d’incompréhension. Un certain dégoût s’empara de tout son être avant qu’il ne commence à sentir la température de son corps monter en flèche, son loup grondait déjà de l’intérieur. Néanmoins, il attendit, mais ce fut sans compter sur les mots de la jeune femme à l’encontre du brun. Elle ne cessait de lui répéter qu’elle l’aimait, et du coup ne semblait même pas voir le danger. L’homme, incité dans son élan de séduction ne se gênait donc pas pour lui ploter les fesses, persuadé qu’il allait passer une folle nuit en compagnie d’une jolie nymphe.

Pris d’un excès de rage, Bràn se rua au milieu de la piste de danse et envoya voler l’assaillant de celle qu’il considérait comme sa femelle, et ce, malgré le fait qu’elle semblait visiblement ne pas avoir été touchée par ses révélations de l’autre jour. Il l’aimait et elle flirtait avec un idiot ? En colère contre elle, il l’était davantage contre l’homme et grogna en le voyant revenir. « Tu n’abuseras pas de cette fille, même pas en rêve. ». S’en suivit alors quelques esclandres, et lorsque le type le poussa aux épaules, c’en fut trop pour le loup. Bràn se jeta alors sur lui et le ruait de coup sauvagement. Il perdait la patience qu’il n’avait plus. Quand l’homme ne répondit plus, il releva les yeux et vit le regard des autres se poser sur lui avec horreur. Il aurait probablement des ennuis pour ça. Sans attendre, le loup attrapa l’avant-bras de Briséis et la tira dehors, bien déterminé à la ramener à l’appartement. « Ce type te ploter le cul et tu le laissais faire sans rien dire ? C’est nouveau ! ». Il était fou de colère et mort d’inquiétude. Qui plus est, il saignait du nez et de l’arcade sourcilière. Il ignorait si Briséis la suivrait gentiment ou si elle résisterait pour continuer à voir ses fleurs et son herbe brillante. Pour l’heure, Bràn était fatigué mais sous l’adrénaline il ne la lâchait pas, prenant la direction de l’appartement. « Je savais que ça sentait la connerie. Bri… Il va falloir que ça cesse, je ne sais pas combien de verres d’alcool tu as bu, ni comment tu fais pour tenir aussi bien sans vomir mais… Ce n’est pas comme ça que les choses s’arrangeront. ». Il ne savait pas non plus si la brune serait décidée à entendre ou non, ou s’il y aurait un esclandre en pleine rue. Rue qui était dangereuse, car ce genre de mecs comme dans la boîte de nuit avait des amis. Et ces amis avaient parfois des armes. Tous les humains avaient encore en tête le dernier raid, et voir un homme ruer sauvagement de coup un autre homme, ce n’était en général pas bon signe, surtout lorsque ce dernier grognait et voyait ses prunelles changer de couleur sous l’adrénaline et la sauvagerie…


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