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 BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [

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Briseis E. Iseley☞ Chair fraîche gratuite ; libre service !
MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 18 Juil - 23:08

❝I SEE GOD❞

( c) texas-flood


Ce nouveau monde coloré était un enchantement de tous les instants. Briseis découvrait le monde avec le regard d’un nouveau né, toute peur envolée. Elle comprenait maintenant pourquoi les hommes adoraient se réfugier dans ce genre de substance : rien ne pouvait surpasser ce genre d’expérience ! Cet amour universel, cette connexion incroyable avec tous les êtres composant la Création, c’était quelque chose de tellement magique ! Se jetant dans les bras de Bràn, toute peur des hommes envolée, l’humaine ne fit pas attention à leurs corps qui se collaient. Elle ne rougissait même pas, vivant l’instant présent avec une telle spontanéité que s’en était pure naïveté et innocence. Une seule chose lui importait à présent : partager avec lui tout ce qu’elle avait trouvé. Des choses qui étaient parfois vraiment incompréhensibles en temps normal mais qui pour elle revêtait une forme toute à fait différente. Les dessins bougeaient d’eux-mêmes par exemple, ou bien elle y voyait une histoire. Elle ne perçut absolument pas son agacement et voulut tout simplement plus. Le bonheur. Comme elle ne l’avait encore jamais ressenti jusque là. Un bonheur immense, intense, celui qu’elle avait toujours espéré sans jamais oser l’attendre, ce monde était bien trop gris et violent pour ce genre de miracle.

Une fois dehors, elle sautilla et gambada tel un faon insouciant jusqu’à un bar ou une boîte de nuit, elle ne savait trop. Ce qui l’avait attirée là, c’était la musique, au tintement si mélodieux à ses oreilles qu’elle ne pouvait que s’y précipiter. Les autres corps dansant, elle les perçut même si elle avait du mal à fixer son intention, son esprit toujours accaparé par de plus en plus de stimuli extérieur. Ses émotions n’étaient plus les mêmes et son ouverture soudaine fit penser à un homme qu’il avait une chance avec elle. D’ailleurs, quand il se rapprocha pour lui parler, elle ne comprit aucun des mots qu’il venait de prononcer. Levant son regard embrumé vers lui, elle le fixa quelques instants et ouvrit les bras en lui annonçant qu’elle l’aimait. Voilà quelle était la véritable parole de Dieu. Elle la comprenait à présent et avait l’impression de voir la route droite, celle menant au Paradis à ses pieds. La vie était simple comme ça. Il ne fallait surtout pas qu’elle perde ça. C’était bien trop précieux ! Elle sentit alors quelque chose sur ses fesses. Hmmmmm... Fronçant légèrement les sourcils, ses mains glissèrent jusqu’à trouver celle du malotru. « Je t’aime mais t’es un frère... ». Il répliqua un truc qu’elle ne comprit qu’à moitié et n’eut pas l’opportunité de lui faire répéter parce que le loup venait de s’interposer. Hébétée, Briseis vit l’homme tomber. « Arrêtez de vous battre, vous n’entendez pas Dieu dire qu’il faut tous s’aimer ? ». Oui, elle, cette voix, elle l’entendait clairement dans sa tête.

Manifestement non. Ils n’entendaient pas. Bien. Elle s’écarta de la bagarre, sans aucun intérêt à ses yeux de nouveau captivés par un verre. Woooooow. Aow ! Elle couina alors qu’elle se sentit soudainement tirée. Dehors. Elle le comprit à la fraîcheur qui fit se hérisser les poils de ses avants bras. Quoi ? « Je lui ai dit qu’on était frère et soeur, il n’allait rien se passer ! C’est vrai nous sommes tous frères et soeurs, nous, les arbres, les oiseaux, les fleurs, les nuages, la pluie, les animaux, les plantes... C’est l’Amour, c’est celui de Dieu et c’est pur ! C’est tellement beau et ... Puissant ! » Elle ferma les yeux et trébucha parce qu’il la tirait toujours et que sous la colère et l’inquiétude il ne faisait peut-être pas suffisamment attention.

Encore un reproche. Qui lui fit mal. « Je croyais que tu voulais que j’aille mieux... Je vais mieux ! Et je n’ai pas bu, absolument pas et je dis la vérité parce que je ne mens pas, mentir est mal. Oh wow tu as vu ce papillon ? Il est gigantesque ! ». Elle s’arrêta pour le contempler. Du moins essaya parce qu’il la tirait toujours. « Arrête de tirer si fort, je veux voir où va ce papillon ! Il est plein de lumière et ... » Elle ressemblait à une enfant attirée par jeu ou quelque chose de passionnant. « Laisse moi le voir ! » Elle essayait de résister. « Se battre... Pourquoi se battre ? Il suffit de tout partager et de s’aimer et de prier ! J’aime le monde entier ! » Elle s’accrocha soudainement à un arbre comme un koala. « Je t’aime l’arbre ! »

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Lun 3 Aoû - 18:47

For the love of God.
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Les choses n’auraient pas pu être pires. La situation lui échappait complètement ces derniers temps. Depuis la mort d’Erick, la jeune femme semblait s’atteler à ne faire que connerie sur connerie, sans même se rendre compte que c’en était. Le loup était désemparé, las et blasé de la voir aller si mal, il lui avait pourtant avoué ses sentiments, il ne comprenait donc pas pourquoi elle n’y avait pas donné suite (comme si toutes les femmes se devaient de répondre à ses avances d’ailleurs…). Bràn n’eut donc aucun mal, en la voyant de si bonne humeur, et en la voyant lui montrer tout ce qu’elle avait pu acheter, à deviner qu’une grosse connerie s’annonçait, surtout que la brune fila dehors comme une véritable fusée et sans demander son reste. Vérifiant que rien ne brûlerait en leur absence et fermant la porte de leur appartement à clé, il suivit Briséis, bien déterminé à la ramener par la peau des fesses s’il le fallait. Ce comportement était tout sauf normal venant d’elle, il le sentait bien.

Arrivé dans l’espèce de boîte de nuit, lieu qu’elle ne fréquentait jamais, le loup-garou errait entre les humains avec délicatesse, mais lorsque ses prunelles vinrent se heurter sur la silhouette féminine recherchée, qui dansait langoureusement avec un homme en mal d’amour, la colère s’immisça immédiatement en son sein, tel un venin mortel. Les poils de ses avant-bras se hérissèrent instinctivement, et sans demander son reste Bràn fila sur la piste et poussa violemment l’homme qui avait osé toucher à celle qu’il aimait. Maugréant des paroles menaçante à son encontre, brisant par la même le film imaginaire qu’avait pu se faire ce type dans son esprit, il dût se résoudre à le cogner, violemment. Briséis, elle, ne supportant visiblement pas cette violence, s’était éclipsée un peu plus loin, mais là encore Bràn ne lui laissa pas le temps de profiter et la tira rapidement au dehors, bien conscient des regards qui s’attardaient sur lui et ses prunelles devenues dorées. Fou de rage, il essaya tant bien que mal de garder son calme mais il n’était pas résolu à la lâcher, quand bien même elle tenta de lui expliquer le pourquoi du comment. Ecoutant à demi-mots, Bràn perdait patience. Lui faisant finalement face, le lycanthrope crut défaillir en l’entendant lui parler d’amour et de faune sauvage. Fronçant un sourcil, relevant l’autre, le loup ne semblait pas touché par ce qu’elle lui racontait, par la beauté de la nature qu’elle paraissait voir.

« Rien se passer ? Ce mec te touchait les fesses Bri ! ». Il vint claquer ses mains sur ses propres cuisses, ne voulant pas croire ce qu’il entendait là. Elle avait bu c’était définitif. Malheureusement pour lui, plus Briséis parlait et plus il comprenait qu’elle n’avait en fait… Pas bu mais qu’elle avait bel et bien pris quelque chose de louche. Il allait rétorquer, alors qu’il la tirait de nouveau vers leur appartement, quand elle évoqua le fait qu’elle allait mieux, mais elle changea de conversation en prétextant avoir vu un papillon. « Quoi ? Mais Bri il n’y a pas de… ». Sans crier gare, tandis qu’il avait baissé sa garde, la jeune femme en profita pour se sortir de son étreinte et vint enlacer un arbre. Bràn devint soudainement livide, la bouche ouverte et les bras ballants d’incompréhension.

Le loup resta dans cette position le temps d’une minute, son esprit faisant les cent pas pour trouver une solution mais l’évidence le frappa au visage comme le ferait un molosse. Elle avait pris quelque chose. Profitant du fait qu’elle enlaçait l’arbre, Bràn vint lui faire les poches et la fouilla jusqu’à trouver ce qu’il voulait. Sortant la petite pochette de poudre blanche il passa ses mains dans ses propres cheveux. « Tu n’as pas fait ça… ». La colère revint mais par-dessus cette dernière l’angoisse et l’inquiétude l’emportèrent. Avec force, il la détacha de l’arbre et la porta dans ses bras, Briséis aurait beau se débattre comme une folle, il n’en ferait rien, se prendrait les coups s’il le fallait. « Tu ne prendras plus ce truc. Tu es complètement folle ! Pourquoi tu as fait un truc pareil ? Mais ça va pas ?! ». Parlant plus pour lui, que pour elle, il la ramena fissa à la maison, verrouilla la porte à double tour et conserva les clés. Là, il fixa ses prunelles dorées, si vives et sombres à la fois dans celles de la brune.

« Tant que tu ne seras pas sevrée tu ne sortiras pas d’ici. Je préviendrais ton patron que tu es malade et tu n’iras pas travailler. Tu aurais pu te tuer avec ce que tu as inhalé ! Finis les papillons roses et les achats ! Que Dieu te vienne en aide car tu en auras besoin. ». Une prière à voix haute lancée au Très-Haut, pour qu’il aide la jeune femme à surmonter ce qu’elle allait surmonter, car il n’y avait rien de pire que ce sentiment de manque. Aussi en colère était-il, Bràn savait qu’il serait là pour recoller les morceaux. « Assieds-toi et bouge plus. ». Il restait tout de même ferme… Briséis ne gagnerait pas cette fois.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 15 Aoû - 21:52

❝TAKE ME BUT GIVE ME SOME PLEASE❞

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Le monde prenait un tout nouveau visage et la jeune femme se sentait pour la première fois de sa vie libre. Libre de toute peur, libre de toutes contraintes. Les vampires, les lycans, les sorcières, tout ça c’était loin derrière elle. Il n’y avait plus que la Création de Dieu et pour la première fois, elle en mesurait pleinement les merveilles. Les remontrances de Bràn ne la perturbait pas vraiment. Lui toucher les fesses ? Non pas vraiment... Elle n’y avait pas fait attention. Et puis quoi, il n’y avait pas mort d’homme ! Il n’avait fait que toucher ! Embrassant l’arbre avec ses bras, elle respirait l’odeur de l’écorce. Comme ce parfum lui semblait délicieux à présent ! Le loup pu fouiller dans ses poches à loisir, ça la faisait rire. « Tu me chatouilles, arrête ! » Elle avait oublié la poudre, et ne songea pas à la cache ou à se rebeller. Bràn trouva donc la drogue. Tournant les yeux vers lui, elle vit le sachet. « Hey, le jette pas s’il te plaît, je me sens mieux avec. Ce n’était pas ce que tu voulais, que je me sente mieux ? » Retournant dans sa douce rêverie, elle piailla quand il la détacha brusquement de l’arbre. Aïe ! Ses mains brûlaient, à n’en pas douter, elle devait même saigner un peu ! Elle se fit soulever et bien entendu, ça ne lui plût pas du tout. « Mais arrête de t’énerver, le monde est beau, tu ne vois pas toutes ces jolies lucioles ? Laisse moi descendre ou je hurle ! » Elle essayait de pousser, de tirer, de feinter l’un ou l’autre pour le prendre par surprise, en vain.

Traînée à la maison, elle se fit plus ou moins jeter dans l’appartement. Pourquoi la ramenait-il ici ? Ici, il n’y avait pas grand chose, toutes les merveilles étaient dehors ! Un peu hébétée, elle leva un visage un peu triste vers le loup. Sevrée ? Malade ? Dieu ? « Depuis quand tu te soucies de Dieu ? » Oui, il lui avait mainte fois répété que sa croyance était stupide. Du moins, c’était ainsi que Briseis l’analysait et elle ne pouvait l’en blâmer : la plupart des habitants ne croyaient plus en rien sinon la survie.

Il lui fallut quelques longues heures pour sortir de son rêve. Etant novice, et particulièrement sensible à la substance, le sevrage allait être compliqué. Dans un premier temps, la jeune femme se sentit soudain extrêmement fatiguée. Le loup aurait donc la paix puisqu’elle passerait son temps à dormir. Puis, des larmes couleraient de ses yeux, alors que d’autres images, bien réelles celles-là, commenceraient à lui envahir le crâne. Tels des marteaux. La douleur s’intensifieraient jusqu’à ce qu’elle supplie qu’on l’achève. Une autre sieste plus tard, elle se réveillerait en sursaut, persuadée que des vampires essayaient d’entrer. Elle les entendait renifler. En fait, ce serait elle-même mais son état n’était pas vraiment normal. Suivrait alors une période d’agitation. Elle se sentait cernée, elle pensait être en danger et cherchait par tous les moyens à fuir.

Allant vers la fenêtre, elle commença à soulever la vitre, prête à sauter dans le vide. Mais en un instant, la fenêtre n’était plus vraiment une option possible. Et puis, il y avait cette envie qui montait encore et encore. Tout ça n’avait plus rien à voir avec ce bonheur immense qu’elle avait retrouvé. Elle se sentait si fière et si joyeuse avant... « Je la veux, donne la moi s’il te plaît ». La question, elle la répéterait inlassablement. Perdant patience, elle irait même jusqu’à l’affronter. « Pourquoi tu refuses ? Qu’est ce que ça peut te faire hein ? Je te déteste ! ». Elle ne se rendait pas compte de son état. Ses pupilles pourtant le trahissait. Les yeux rouges, elle voguait entre crise de larmes, crise de panique et crise de colère. Entre la haine et l'amitié. Et puis... Et puis une petite voix dan sa tête lui souffla qu’il lui fallait essayer une autre méthode...

Cela faisait plusieurs heures qu’elle dormait. Elle attendit que le loup s’éloigne de quelques pas et lui tourne le dos avant de se redresser et de retirer son haut. Et son pantalon. Et le reste. Elle s’enroula dans le draps et fit habilement une fente qui remontait tout le long de sa cuisse. « Bràn... ». Le ton de sa voix était totalement inhabituel, bien plus... Séducteur... « Bràn, tu sais, nous pourrions avoir un arrangement, toi et moi... ». Elle se rapprochait de lui, jusqu’à être qu’à quelques centimètres. « Je sais que tu aimerais ... Me toucher. Je te laisse me faire tout ce que tu veux si tu m’en donnes. Juste un peu. Je n’en ai besoin que d’un petit peu. S’il te plaît... »

La voix suave, ce n’était absolument plus la Briseis qu’il connaissait. Elle sortit légèrement sa jambe et un pan du tissus commença à dévoiler sa poitrine. Le grand méchant loup allait-il la dévorer ?

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 23 Aoû - 15:17

She is so fucking... No. No. You won't have some.
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La soirée touchait le comble du comble et le loup commençait très sérieusement à perdre patience. Accrochée à son arbre tel un koala, la jeune femme n’était pas résolue à descendre, ce qui, dans le fond, ne gênait pas le loup qui lui faisait les poches. Briséis eut beau gesticuler dans tous les sens en hurlant qu’il la chatouillait, il n’en avait cure et mit bientôt la main sur un sachet de poudre blanche. Tombant des nus face à la découverte, Bràn fixa d’un œil mauvais la brune qui beuglait dans tous les sens et qui confirma son mauvais pressentiment. Elle avait pris de la drogue. Délicatement, le loup mit le sachet dans la poche droite de son jean puis se pinça l’arête du nez pour ne pas s’énerver ni désespérer tout de suite. Conscient de l’énorme bêtise que venait de faire la jeune femme, le loup soupira et la laissa accrochée là quelques minutes avant de finir par la regarder d’un air blasé. Il aurait très bien pu la laisser là s’il était encore égoïste comme avant, ou tout simplement s’il n’avait pas eu de sentiments pour l’humaine. Mais voilà… Bràn s’était attaché à elle et ne se voyait pas la laisser dans un tel pétrin, pétrin dans lequel il l’avait plus ou moins mis sans le vouloir en la convainquant de se rendre à Salem.

Au bout de plusieurs secondes, le lycan se décida enfin, de nouveau fou de colère intérieure et décrocha d’un geste rapide la jeune femme de l’arbre pour la trainer jusqu’à leur appartement. Tant pis si elle ne marchait pas et qu’il la portait jusque là-bas. A l’écouter il passait pour le rabat joie de service, mais il s’en fichait royalement. Toutes les tentatives de Briséis échouèrent, même lorsqu’elle essaya de faire du chantage en lui disant qu’elle allait hurler. « Hurle, je m’en fous. » fut la seule réponse qu’elle obtint du loup alors qu’il montait les marches de leur appartement et qu’il la jetait quasiment à l’intérieur (en faisant attention tout de même, mais il était tellement agacé…). Vint alors les remontrances de Bràn qui ne put s’empêcher de lui montrer combien il était inquiet et surtout énervé par son comportement. Elle avait fait une folie si immense qu’il n’arrivait pas à se calmer. Elle ne sortirait pas de l’appartement avant qu’elle ne soit complètement sevrée, il l’enfermerait à clé lorsqu’il irait prévenir sa patronne au bar, prétextant une maladie de courte durée. Il venait de la prévenir et lui dit même combien elle aurait besoin de Dieu dans cette épreuve… Et il se mangea une réflexion. A ses mots, Bràn ne répondit même pas à la question de la brune et fila à ses occupations, soit, préparer à manger et surtout une grande quantité d’eau car elle allait suer comme un bœuf dans quelques temps.

Les heures et les jours qui suivirent furent tantôt chaotiques, tantôt calmes, et lorsque la jeune femme dormait, le loup profitait de ces moment-là pour se reposer également. Il ne dormait plus depuis des heures, faisait des nuits blanches car les différentes phases se succédaient. Impassible, Bràn tenait son rôle à la perfection, mais lorsque Briséis eut des crises d’hallucinations vis-à-vis de vampires et autres terreurs, lorsqu’elle chercha à fuir, il ne put cacher son inquiétude, mais ça, la jeune femme ne le verrait pas, ou plutôt ne s’en souviendrait pas alors… Ainsi, en à peine 24h, les fenêtres furent barricadées, impossible à ouvrir et elle ne pouvait pas rentrer dans la salle de bain, sauf lorsque celui-ci la laissait faire. En un éclair, Bràn était passé de colocataire à médecin et garde-fou, ne la quittant jamais des yeux. Intérieurement, son loup pétait parfois un plomb, ayant besoin de viande ou de dormir, suppliant presque pour qu’il arrête ce massacre, ces hurlements et qu’il la tue sur le champ. Mais l’homme gardait sa raison et restait d’un calme effrayant.

Le lendemain, le loup effectuait ses gestes mécaniquement, elle l’envoyait sur les roses la majeure partie du temps mais il ne fléchissait jamais. Ainsi, il venait avec de l’eau, de la nourriture, des bassines pour ses crises de vomissements, des draps propres et autres choses. Lui non plus ne travaillait pas, et restait constamment avec elle. C’était épuisant, surtout qu’il ne dormait plus, mais il tenait bon. Les traits tirés, il l’observait lui demander sans cesse de lui donner de la poudre. Si au début il répondait « non » inlassablement, en dernier il ne répondait même plus et continuait de s’atteler à la tâche : cuisiner, ou rafistoler les trous de ses propres jeans. Les mots de la brune devinrent finalement violent, mais il savait qu’elle ne répondait plus d’elle, qu’elle ne les pensait sans doute pas, alors il n’y prêtait pas plus d’attention et devenait totalement indifférent à ses dires. Ce n’était pas la Briséis qu’il connaissait, donc il ne lui répondait pas. Au final, peu de temps après ses crises de « je te déteste », la jeune femme finit par s’endormir et Bràn put reprendre son rafistolage. En boxer et T-shirt dans l’appartement, les rideaux tirés cachant la luminosité du jour, il lui tournait le dos, terminant de réparer un trou qu’il avait au niveau de la poche. Bien sûr, il n’était pas couturier, loin de là, mais il se débrouillait pour que ça tienne le plus longtemps possible.

Se frottant les yeux à cause de la fatigue, le loup se piqua le doigt avec l’aiguille de fortune et pesta en silence pour lui-même. Si bien qu’il ne vit pas la brune retirer l’ensemble de ses vêtements, ni ne l’entendit commencer à s’approcher. Il termina d’abord sa réparation quand il entendit son prénom résonner dans la pièce d’une voix qu’il ne lui connaissait pas. Conscient qu’il s’agissait d’une autre supplication, il ne tourna pas la tête tout de suite. Blasé, Bràn l’entendit ensuite parler d’un arrangement, et ce ne fut qu’à ce moment-là qu’il daigna enfin tourner la tête et la vit enroulée dans un drap. Il avait déjà amorcé le geste pour ne plus la regarder mais il s’arrêta, finalement conscient du spectacle auquel il assistait. Le jean dans sa main, il le déposa sur le sol, bouche bée et ne comprenant pas. « Qu’est-ce que tu fais ? ». Briséis s’était rapproché et réitéra son marchandage, mais cette fois, elle dévoila une de ses jambes, lui laissant clairement comprendre qu’elle était complètement nue sous ce drap… Drap qui dégringola du haut de son épaule pour dévoiler lentement sa poitrine. Le sang du loup ne fit qu’un tour et son cœur manqua un battement. La bouche entrouverte, totalement incrédule il ne bougeait plus, raide comme un piquet. « Je ne t’en donnerais pas… Tu le sais… ». Il papillonnait des yeux car ceux-ci le piquait. Son loup intérieur hurlait comme s’il faisait face à la lune et voulait se jeter sur l’humaine sans ménagement, mais Bràn, lui, ne savait pas trop comment il était censé réagir. Il ne lui en donnerait pas c’était certain, mais… Il déglutit, son regard se trahissant de lui-même car il la regarda de la tête aux pieds…

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Lun 14 Sep - 19:38

❝COME ON... JUST A BITE ?❞

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Toutes ses tentatives tombaient vainement à l’eau. Briseis avait essayé de le culpabiliser, de le morigéner comme un enfant, rien ne semblait atteindre le loup. Et quand il les lui retournait, elle ne faisait que prendre une mine contrite avant de rire et de repartir dans un délire qui n’avait aucune commune mesure. Et puis, elle se retrouva prisonnière. Enfermée dans l’appartement, parfois elle se rendait compte qu’il n’était plus là et cherchait, telle une âme désespérée, à sortir de sa cage. Seulement, ce n’était pas que les serrures qui lui résistaient mais aussi les fenêtres. Dès que son esprit tourmenté trouvait une issue, Bràn se dépêchait d’en condamner l’accès. Elle lui hurlait alors qu’elle le détester. Les crises allaient et venaient mais elle ne pouvait pas avaler grand chose. Et il avait même refusé de la laisser entrer seule dans la salle de bain ! Outrée quand elle pouvait penser à peu près normalement (à peu près parce que sa réflexion était des plus décousue la plupart du temps).

Et puis, elle eut une nouvelle stratégie. En temps normal, jamais elle n’aurait osé mais son corps manquait de paradis, de fantaisie, de lumière. Il réclamait sa dose et il était prêt à tout. Même à forcer un esprit à dépasser ses limites. Il n’y avait plus de limites d’ailleurs ! Se déshabillant sous les draps et s’enroulant adroitement dans le linge, elle se rapprocha de lui, dévoilant suffisamment pour appâter un loup affamé. Esquissant un sourire, elle pencha la tête, ses cheveux cascadant sur ses épaules et soulignant adroitement sa nudité. « Ce que je fais ? », répéta-t-elle en gloussant légèrement. N’était-ce pas évident ? Il disait la vouloir, eh bien qu’il la prenne. Erick n’était plus là, personne n’avait jamais voulu d’elle alors... Si un idiot était prêt à la sortir du monde de l’enfance, qu’il le fasse et la libère d’un fardeau. Elle voulait être libre à ce moment là et ne plus jamais se sentir inférieure aux autres. Elle voulait goûter à ces choses qu’on lui avait décrite, connaître ces sensations si longtemps promises. L’amour finalement, ce n’était probablement qu’une illusion. Et une source de souffrance. N’avait-elle pas souffert d’amour toute sa vie ? Bien sûr que si. Elle avait perdu ses parents, sa meilleure amie (une peste aussi soit dit en passant), Bràn et Erick. Bràn qui ne voulait pas s’embêter d’une petite ingénue sans cervelle. Non, les loups voulaient juste dévorer sans se poser de questions. Laissant le draps glisser adroitement, elle se mordit sensuellement la lèvre. Elle l’observait. Les yeux écarquillés, la langue presque pendante, elle voyait bien qu’il était plutôt conquis.

« Vraiment ? ». Elle se rapprocha de lui, franchissant les derniers pas qui les séparaient et posa son index sur le nez de son colocataire. « Vilain, vilain loup ! ». Puis elle gloussa, reculant d’un pas alors que son odeur de fleur des bois embaumait toujours l’air. « Emily disait que c’était génial de faire l’amour avec ça... Tu ne veux pas essayer ? ». Sournoisement, elle l’invitait à se droguer lui-même. Prenant un air innofensif, elle le surveillait pourtant. Si jamais il sortait le paquet et en prenait, elle aurait le temps de le lui voler ! Ou même pendant... Ou même avant, si elle parvenait à le persuader.

S’asseyant par terre dos à lui, elle fit mine de réfléchir. « Ce serait génial non de le partager ensemble ? » Ne se souciant plus du draps qui, enroulé autour du bassin ne couvrait plus du tout le haut de son corps, elle finit par se retourner pour avancer jusqu’à lui en appui sur ses mains et ses genoux. Son corps se dégagea totalement du draps et elle se posta à quelques centimètre de lui. Plongeant son regard dans le sien, elle l’observait, les yeux rieurs. « Tu ne veux pas ? » Elle se rapprocha encore et frôla sa bouche de ses lèvres. « Vraiment pas ? ». La petite créature angélique était devenue démoniaque. Elle jouait clairement avec lui et ses nerfs. Elle avait cet instinct qui lui disait que cet homme était sur le point de craquer. Elle avait mis tous ses arguments sous ses yeux...
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✤ Crédits : TF & Brisou (gif pas touche) - Wild hunger signature


✤ Âge personnage : 72 ans, en parait la trentaine.
✤ Humeur : Irrémédiablement joueur
✤ Profession : Bûcheron
✤ Philosophie : Light 'em up.
✤ Localisation : Près de la forêt et patauge dans les marécages
✤ Pouvoirs : Immortalité (vieillesse lente) - Force surhumaine - agilité, rapidité, sens accrus - régénération instantanée (mais défaillante) - Métamorphose : loup noir aux yeux dorés.

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Bràn E. Irons☞ Chair fraîche gratuite ; libre service !
MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 15:22

Well... Just a bite... I guess.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.


Chaque tentative de l’humaine était vaine et ne fonctionnait pas sur le loup qui restait de marbre et d’humeur constante. Presque froid et impassible, Bràn tenait la barre d’une main de fer et ne lui donnerait jamais ce qu’elle voulait car c’était dans son intérêt. La drogue transformait les gens, et visiblement même les âmes les plus nobles et gentilles qui soient. Par moment, le lycanthrope avait vraiment l’impression de voir une toute autre femme face à lui, aussi désespérée que démoniaque, et dans le fond ça lui faisait un peu peur, il n’était pas habitué à voir cela chez Briséis. L’instinct animal à l’intérieur de lui était de plus en plus exaspéré au fil des heures, et la fatigue se faisait sentir sur la raison humaine, il ne dormait pas depuis au moins deux bons jours à présent et ça se ressentait. Laissant parfois un bâillement étirer ses traits, il demeurait stoïque et concentré sur sa tâche : celle de réparer un trou de son jean, et Briséis avait beau beugler ou dormir, comme c’était le cas à ce moment précis, il s’en fichait car ne fléchirait pas.

Malheureusement, lorsque le manque se faisait sentir, l’Homme était parfois capable de faire tout et absolument n’importe quoi pour obtenir la délivrance en la substance illicite, et la jeune femme semblait en être arrivé jusqu’à ce stade. En soi, c’était bon signe, elle était au pic du sevrage, le moment crucial qu’elle devait passer sans flancher, et Bràn l’aiderait à passer ce cap, c’est ce qu’il s’était promis de faire. L’aider. Il voulait retrouver la Briséis innocente et plus ou moins naïve, la douce au cœur d’or, il ne voulait pas d’un être démoniaque. Lui tournant le dos, terminant sagement de raccommoder comme il pouvait son jean délavé, il ne la sentit pas tout de suite se rapprocher, mais lorsqu’il tourna la tête son cœur manqua un battement. Surpris, le loup resta bouche bée quelques secondes avant de lui demander ce qu’elle faisait dans cet accoutrement, avec un air rieur et aguicheur qu’il ne lui connaissait pas. Les prunelles émeraude se perdaient sur les courbes dévoilées et soulignées habilement par le drap. Conscient que son esprit était fatigué, Bràn se crispa, tandis que son loup intérieur lui, se redressa comme une flèche, le sommant de prendre ce qu’on lui offrait sans discuter, là tout de suite. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine tandis qu’il posait le jean au sol et qu’il restait face à elle, fronçant les sourcils parfois, surtout lorsqu’elle évoqua l’idée d’un deal et commença les négociations. Elle se vendait, elle, son corps, pour de la drogue ? Sérieusement ? Si au début il l’observait dans les yeux, bien conscient de sa faiblesse masculine, il ne tarda pas à les laisser glisser sur d’autres vues. Briséis ne le voyait peut-être pas mais elle était très belle malgré l’aspect chétif qu’elle avait pu conserver pendant toutes ces années à cause de la faim.

Perturbé, Bràn se faisait néanmoins intransigeant, il ne lui donnerait rien, mais la jeune femme en face de lui ne se laissa pas démonter et se rapprocha encore. Elle était si proche de lui à présent, ses cheveux tombant en boucle sur sa peau nue. Le loup ne pouvait s’empêcher de rester bouche bée face à ce spectacle aussi surprenant qu’appréciable, il ne pouvait pas nier que la vue était… Très agréable. Soudain, elle lui tapota le nez en marmonnant des paroles qu’il n’avait jamais entendu de sa bouche. Vilain loup ? Lui ? Avant de la connaître oui, clairement vilain. Il secoua la tête doucement quand elle gloussa et recula. L’odeur de fleur des bois, le loup la sentit et la respira à pleins poumons. Vu son odorat ce n’était pas dur de deviner que Briséis était clairement « en chaleur » à ce moment-là. Ses prunelles d’ordinaire vertes prirent d’ailleurs une légère teinte orangée sous le joug de ce constat, l’instinct animal qui était en lui n’était vraiment pas loin, au bord du gouffre et il hurlait, se débattait en son sein telle une pression insupportable. D’ordinaire, jamais Bràn ne se laissait aller contre cet instinct, mais la jeune femme était en jeu et il savait que s’il prenait quelque chose de trop, jamais elle ne lui pardonnerait une fois guérie, et il comptait bien, la guérir.

Pour l’heure, la brune continuait d’user de ses atouts et ne le quittait pas des yeux, cherchant à savoir où il avait bien pu cacher le sachet. Si Briséis savait… Elle ne répondrait plus de rien, il en était bien conscient. Voilà qu’elle l’invitait à se droguer, et ce fut cette phrase qui lui fit comprendre qu’elle n’était véritablement pas dans son état normal. Au final, ne répondant toujours pas, aussi muet qu’une carpe à cause de la vue, l’humaine finit par lui exposer tous ses arguments. Le drap ne couvrait plus aucune partie de son corps, rendant le loup complètement fou à l’intérieur de la carcasse humaine. Briséis n’avait pas tort en pensant qu’il était sur le point de craquer. Lorsqu’elle daigna se rapprocher complètement de lui, frôlant son visage, puis ses lèvres, tout en lui offrant une moue des plus convaincantes, Bràn crut bien défaillir, et il ne restait plus grand-chose de sa raison. Ainsi, il lâcha un peu du lest sur le loup et ses prunelles devinrent complètement dorées.

Les yeux rivés sur elle et ces lèvres au parfum fleur des bois, le loup esquissa un sourire. « Tu veux vraiment essayer ? ». Un simple murmure en frôlant légèrement ses lèvres en retour avant de se lever pour aller chercher un petit paquet contenant de la poudre blanche. Il tendit son bras en avant. « Si tu essayes de te jeter dessus tu n’en auras pas. Ne bouge pas. ». Lentement, il revint s’asseoir en face d’elle, les prunelles toujours dorées. « On va faire ça ensemble. ». Elle ne se rappellerait de rien de toute façon. « Tu te rappelles de ton offre ? Juste un petit peu. ». Il attrapa la main de Briséis et versa un peu de poudre dans la paume de sa main, puis il se releva à nouveau. « Attends, ensemble. ». Il fit mine de ranger le paquet dans la salle de bain après s’en être versé dans la paume de sa propre main. Là, il referma la porte à clé, clé qu’il cacha dans un coin sans qu’elle ne voit, et si elle essayait d’observer il le saurait, car il faisait tout cela sans la quitter des yeux. Une fois terminé, il revint se positionner en face d’elle. « Tu peux y aller. ». Bràn fit avec sa propre poudre, ce que tous les drogués feraient, comme s’il en avait déjà pris. Connaissant l’état de manque de la jeune femme, il saurait qu’elle ne se ferait pas prier, mais ce qu’elle ne saurait pas en revanche, son esprit étant trop embrumé, c’est qu’elle ne ferait qu’avaler ou sniffer du bicarbonate alimentaire. Autrement dit, rien qui ne lui ferait du mal ou changerait sa condition, ça aurait juste un éventuel effet placebo.

A peine la jeune femme aurait fait ce qu’elle avait à faire qu’il lui volerait un baiser en la collant contre lui. Il rêvait de faire ça depuis plusieurs jours, oui, c’était véridique, et dans le fond il n’y avait aucun mal à en profiter un petit peu… Bràn n’était pas un enfant de chœur après tout. L’odeur de la brune semblait embaumer la pièce et le rendait dingue. Conscient qu’il devait jouer un rôle, il lui disait combien la pièce était pleine de couleurs entre deux baisers, lui demandant si elle le voyait, embrumant son esprit un peu plus en caressant chaque parcelle de sa peau mise à nue. D’un geste rapide, bien qu’un peu désordonné, il retira son T-shirt afin de mieux sentir sa peau pâle contre la sienne. Puis, il l’attira jusqu’au matelas de fortune et l’allongea là entre les différentes couvertures et fausses peaux de bêtes. Le feu du poêle diffusait une douce chaleur mais le loup ne s’en rendait plus compte alors qu’il embrassait ses lèvres, puis son menton, descendant par la suite le long de son cou jusqu’au creux de son épaule. Ses mains quant à elles, chaudes, si chaudes, se promenaient sur les courbes féminines en de fines caresses, tantôt franches, tantôt aussi douces qu’une plume afin de lui donner la chair de poule. C’était pour lui l’occasion de la tester, savoir ce qu’elle pouvait potentiellement aimer. Entre chaque baiser déposé sur sa peau retentissait un soupir qui en disait long sur son état. Oui, il la désirait, et que la jeune femme lui avoue s’en être rendu compte était surprenant. A bien y réfléchir, Briséis, sans son esprit perturbé par les effets de la drogue qu’elle avait pris deux trois jours auparavant, ne s’était peut-être même pas rendu compte, consciemment des sentiments du loup. Elle avait dû entendre mais n’avait su interpréter. Alors qu’inconsciemment… Elle paraissait savoir.

Les secondes passaient et Bràn ne la lâchait pas, caressant son corps, allant même jusqu’à embrasser sa poitrine. L’une de ses mains, elle, termina sa lente descente jusqu’à la cible tant désirée. Il ne s’agissait là que d’un autre test tandis que son propre désir grimpait encore et encore. Oui, s’il avait totalement perdu le contrôle, nul doute qu’il se serait fait plaisir, mais il tenait à elle beaucoup plus qu’à son corps alors, il ne lui prendrait pas son innocence sans consentement. Au lieu de ça, il ne faisait que caresser et éveiller ses sens, afin de mieux savoir pour la suite… Si jamais elle venait à lui ouvrir son cœur. Pour l’heure, il se montrait aussi doux que possible, malgré quelques élans de sauvagerie qu’il calmait dans un baiser fougueux. Elle l’avait cherché tout de même…


crackle bones

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:27

❝IT FEELS WEIRD...❞

( c) texas-flood


La jeune femme n’avait jamais été consciente de sa beauté. Il fallait dire qu’elle ne portait jamais de vêtements sexy. Si elle pouvait le paraître, c’était parce que le T-shirt était un peu grand. Cela arrivait parfois parce qu’elle ne les achetait quasiment pas. Elle portait soit ceux de sa défunte mère, soit ceux qu’on lui donnait. Elle s’en contentait et ses choix étaient donc plus pratiques que pour la beauté du tissus et de la coupe. Alors, non, la jeune femme n’avait jamais eu conscience de pouvoir être attirante et n’en jouait absolument jamais. Il arrivait bien sûr que certains hommes la draguent, surtout quand elle allait en soirée avec ses « amies » de l’époque à New-York mais son attitude trop « frigide » en refroidissait plus d’un. Ils n’étaient pas à la recherche d’une coincée, ils voulaient juste prendre leur pied sans penser au lendemain. Mais, elle avait tant observer Emily, Emily qui avait quand même essayé de lui apprendre quelques trucs vainement, qu’aujourd’hui, elle était capable d’utiliser ses atouts à son avantages. Le souvenir était enfoui dans son inconscient.

« Tu dois apprendre certaines choses, sinon tu ne les retiendras jamais mon chat », lui expliquait la rouquine. « Ne pas tout dévoiler d’un coup. Tu en montres un peu, pour attirer son attention... Un peu par là... Ou par ici... Et quand tu vois qu’il te regarde et ne peut plus détourner les yeux, tu acceptes de tout montrer. Et s’il ne se jette pas sur toi, tu peux t’approcher et le frôler, pour attiser son désir. Tu comprends ? Essaie. Mais que tu es raide comme un piquet ! Tu es vraiment bonne à rien, je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir faire de toi ! ». Mais là... Bràn la fixait. Il la balayait, cherchant à deviner les courbes manquantes. Il était tendu. Satisfaite, elle se rapprocha donc de lui. Il semblait se retenir. Et elle se testait. Elle prenait les risques qu’elle n’osait jamais affronté en temps normal. La vie était tellement plus simple depuis qu’elle prenait ce foutu cachet ! Créant le contact, elle vit la couleur de ses yeux changer. Sournoise, elle comprit le conflit intérieur. Le loup lui était prêt pour cet accord. Elle ne maîtrisait pas son odeur et ne savait pas que c’était ce qui renforçait l’attrait de l’animal pour elle.

Mais Briseis ne voulait que sa dose. Son esprit était tout occupé à ça. Sa stratégie, elle la menait, dans un jeu qu’elle connaissait sans l’avoir jamais pratiqué : une partie d’échec. Elle ne devait faire aucun faux mouvement sous peine de perdre la partie. Le frôlant seulement, pour ne pas aller trop loin, elle vit ses yeux devenir dorés. Enfin, il sourit. Hochant la tête à sa question pour lui confirmer qu’elle voulait vraiment essayer, l’humaine frissonna quand il répondit à son geste avant de se lever. Faisant une moue, elle réalisa qu’il était parti chercher ses cachets. Commençant à se lever en tendant le cou pour voir où il l’avait mis, elle faillit tomber en perdant son équilibre et fut arrêtée par le loup. Elle reposa son fessier sur les talons, redressant le buste alors qu’il lui donnait une consigne. Pas bouger. Elle déglutit mais hocha la tête. Il revint s’assoir face à elle. Hochant encore la tête, elle confirma. « Oui, je m’en souviens. ». Il lui attrapa la main et elle eut... De la poudre. Fronçant les sourcils, elle observa le petit tas de grains dans sa main. Il avait réduit en poudre son cachet ? Mais pourquoi ? Restant la main tendue, elle pencha la tête, suivant encore l’ordre d’attendre. Oui, sauf qu’elle se montrait clairement impatiente mais il lui fallait une information. Où allait-il mettre le reste ?

Le suivant du regard, elle le vit ouvrir la porte de la salle de bain. La clé... Elle ne parvint pas à comprendre où il l’avait mise... Emily disait qu’ils dormaient tous après... Elle pourrait sûrement la lui subtiliser à ce moment là ! Fière de son stratagème, elle se montra donc docile. Quand il lui donna enfin l’autorisation, elle prit le temps de l’observer. Ah ça se consommait un peu différemment. Elle l’imita donc sans aucune crainte, ignorant qu’il se moquait d’elle. La sensation était vraiment étrange. Mais son cerveau en manque eu la sensation de trouver enfin la paix tant recherchée. Bràn avait raison, l’effet placebo serait équivalent. Ses pupilles s’étaient dilatées. Savourant sa victoire, elle se fit soudain voler un baiser et se sentirait tirer jusqu’à rencontrer un autre corps. Wow... Les sensations étaient bizarres... Répondant aux baisers distraitement, son regard était attiré par le plafond plutôt que par le loup. Hochant la tête, elle soupira : « Oui, je les vois... Ce sont des perroquets ». Sa peau frissonnait sous les doigts de l’homme qui cherchait encore un peu plus de contact. Elle ne perçut même pas qu’il avait reculé pour retirer son haut et ne s’aperçut être arrivée dans le lit qu’une fois au milieu des couvertures. Il l’embrassait encore. Sur ses lèvres. Puis sur son menton. Ses cheveux la gênaient, elle ne voyait pas les toucans. Le creux de son épaule. Elle frissonna légèrement. Ses mains en revanche auraient un peu plus de succès. Quand ses caresses se faisaient appuyées, Briseis ne réagissait pas forcément. En revanche, sa peau tressaillait quand il le faisait avec douceur.

Elle avait rejeté les sentiments du loup parce qu’elle avait essayé de se protéger d’un chagrin déjà ressenti. Et parce qu’elle avait l’impression qu’elle ne pouvait pas l’aimer alors qu’elle venait de perdre Erick. Erick qu’elle croyait être le bon. Au fond, elle savait avoir vécu une illusion... L’humain avait rapidement révélé ses limites et elle ne se sentait pas en sécurité comme avec Bràn. Un couinement lui échappa quand il embrassa sa poitrine et sa respiration se bloqua alors que son corps s’arquait doucement, se rapprochant de sa moitié masculine, instinctivement. Un autre couinement quitta ses lèvres alors que des étoiles brouillaient sa vision. Des couinements qui parfois se mourraient dans des baisers fougueux. Les sensations et les informations que recevaient son cerveau étaient contradictoires. Quelque chose n’allait pas vraiment dans cette histoire : il y avait plus d’étoiles qui n’étaient pas prévues. Le coeur battait bien trop vite. Et les illusions qu’il créait, elles ne tenaient pas aussi bien. Et normalement, il était en train de laisser le corps de son hôte agir d’une manière qui ne leur convenait pas. Il prit donc (oui le cerveau avait sa propre conscience) d’éteindre toute la machine. Ce fut le black out. Briseis avait perdu connaissance.

Et toutes ces informations bien trop gênantes seraient effacées. Pour le bien de la conscience. Peut-être que son inconscient laisserait s’échapper quelques informations en rêve mais il veillerait à ce qu’il ne trouble pas le coeur de l’humaine. Il en avait besoin pour son oxygène !

***

Briseis reprendrait connaissance le lendemain. Epuisée, ses idées seraient pourtant bien plus claires bien qu’elle n’aurait aucun souvenir de ce qu’il s’était passé. Mieux valait que le loup l’ait rhabillée pour lui éviter de se sentir mal à l’aise et de faire une attaque cardiaque. Oui, il retrouverait l’humaine douce et gentille qu’il appréciait. Avec tous ses défauts : sa naïveté et surtout ses réserves. Perdue, elle se redresserait lentement et demanderait ce qu’il s’était passé. Et quand il lui ferait la morale, parce qu’il le ferait sûrement maintenant qu’elle comprendrait vraiment ses mots, elle s’effondrerait en larmes, lui disant combien elle était désolée de lui avoir causé tant de soucis et combien elle souffrait et se sentait perdue depuis la perte d’Erick. Elle ne comprenait plus le sens de la vie ni même pourquoi Dieu le lui avait retiré. Quelle était la logique ? Comment le rationnaliser ? Personne n’avait pu lui donner de réponse. Bràn le pourrait peut-être lui...
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:30

Damn...
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La tension électrique qui régnait dans la pièce fut soudaine et inattendue, si bien que le lycanthrope ne sut réellement comment agir au premier abord. Néanmoins déterminé, Bràn savait qu’il ne lui fournirait pas ce qu’il attendait, mais le petit jeu de la brune était si dangereux et si tentant que son loup intérieur ne put s’empêcher de considérer l’idée. Si Briséis pensait avoir trouvé le bon stratagème, le loup en avait lui-même trouvé un. Il savait qu’elle essaierait d’obtenir la drogue par tous les moyens possibles et inimaginables (même s’il n’avait pas songé à celui-là), alors, il avait pris soin de se débarrasser des cachets avant de tout de même inventer un subterfuge, juste au cas où il aurait besoin d’être tranquille. D’un sachet de cachet, il passa à un sachet de poudre : du bicarbonate alimentaire, autrement dit, rien qui n’irait à l’encontre de la santé de la jeune femme. Autant dire que sa technique fut un franc succès puisque Briséis tomba dans le panneau et que l’effet placebo se fit immédiatement sentir. Malheureusement pour Bràn, il ne pourrait profiter de ce cadeau bien longtemps, car bien qu’il ne veuille en abuser et lui voler ce à quoi elle tenait le plus au monde, il espérait pouvoir la tester en vue d’un éventuel besoin futur, mais également pouvoir en profiter un petit peu.

Excité par la manœuvre pas si maladroite que cela de la brune, le loup l’emporta sur la raison humaine, et à peine eu-t-elle pris sa fausse drogue qu’il se jeta sur elle pour l’embrasser, balbutiant des mots sur des couleurs imaginaires qu’il ne voyait même pas (mais il fallait laisser penser qu’il était complètement out). Briséis répondit, lui disant qu’il s’agissait de perroquet mais Bràn s’en contrefichait, perdu dans ses caresses et autres baisers tantôt fougueux, tantôt extrêmement lent. Il savourait l’odeur de la jeune femme. Au bout de quelques secondes à peine, après avoir retiré son haut, il l’emmena jusqu’à leur lit de fortune, dans les couvertures. A n’en pas douter, le loup avait le sang chaud et ne cessait ses baisers, descendant lentement jusqu’à sa poitrine. Il analysait chaque réaction physique de Briséis et les mémorisaient une à une dans sa mémoire, tout comme ses courbes, car il l’avait bien regardé. Ses mains se firent plus douces quand il comprit que sa sauvagerie ne le menait nulle part, et quand enfin il l’entendit couiner, il jubila intérieurement. Quand le corps de l’humaine s’arqua finalement, Bràn dut lutter pour que le loup ne perdre pas le contrôle et ne franchisse pas la limite qu’ils s’étaient fixés. Il ne voulait pas d’un drame. Laissant ses caresses devenir un peu plus insistantes, son désir grimpant encore, il sentit soudainement le corps de Briséis retomber inerte contre les couvertures. Elle ne répondait plus. Perturbé, Bràn ouvrit les yeux, ne comprenant pas ce qu’il venait de se produire. « Briséis ? ». Il tapota doucement sa joue. « Bri ? ». Il prit son pouls pour s’assurer qu’elle n’était pas morte, mais non… Elle venait de s’évanouir. Inconsciente. Et sa petite partie de plaisir venait de s’envoler en fumée en l’espace d’une microseconde…

***

Le lendemain matin, Bràn était en train de préparer le petit déjeuner d’une humeur maussade et intérieurement furibonde. Après que Briséis se soit évanouie, il l’avait regardé, dépité, énervé et plein de rage face à son envie irrésistible de… Bref. D’un pas rapide et agacé, il s’était finalement rendu dans la salle de bain dont il avait claqué la porte violemment et avait dû terminer sa partie de plaisir… Tout seul. C’était ça ou se jeter sur la première venue et il ne pouvait décemment pas laisser la jeune femme seule dans l’appartement. C’est pourquoi, ce matin-là, son instinct restait tranquille, tapis dans son coin pour ne pas exploser, il lui faudrait une autre dose plus tard… A défaut de devoir se faire plaisir tout seul, autant qu’il en profite plus souvent, et comme il risquait de subir une énième journée d’ennui, il fallait bien s’occuper.

Pourtant, la matinée ne se passa pas comme prévue, quand Briséis se réveilla, habillée… Du moins dans son pyjama et robe de chambre habituelle, elle ne semblait plus être l’être démoniaque qu’il avait pu voir la veille. Elle semblait être… Elle. Juste elle, et surtout ne se souvenir de rien. « Ca fait plaisir de te revoir calme et apaisée Bri. ». Oui, tout de même, et ce, bien qu’il fût légèrement blessé dans son orgueil de mâle dominant. Il ne mentionnerait pas l’incident de la veille. « Comment tu te sens ? ». Simple question de politesse avant qu’elle ne lui demande ce qu’il s’était passé, ce à quoi le loup haussa les épaules et lui déposa une tasse de thé devant elle. « Tu as eu la superbe idée de prendre de la drogue… Tu voyais des papillons et autres créatures idylliques partout. J’ai dû t’arracher d’une boîte de nuit, puis… D’un arbre. Oui, tu t’es accrochée à un arbre pour protester car je voulais te ramener jusqu’à la maison. Ensuite… Je suis resté enfermé ici avec toi pendant trois longues journées. Je t’ai veillé jour et nuit jusqu’à ce que tu sois complètement sevré de cette merde. ». Et il était exténué, ça se lisait sur ses traits. Etait-il censé lui avouer qu’elle avait essayé de vendre son corps pour de la drogue ? Peut-être pas… Non.


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❝I AM SO SORRY❞

( c) texas-flood


Ouvrir les yeux. Il y avait toujours quelque chose d’étrange, ce moment où, à peine éveillé, on s’étonnait d’être en vie. Puis, soudain, un flot de souvenirs faisaient irruption. Sauf cette fois ci. Perdue, la jeune femme reconnut l’appartement. A sa manche, elle devina être bien en pyjama mais ne se souvenait pas du moment où elle avait pu le mettre. Cherchant le temps de quelques secondes qui lui paraissaient longues, elle n’avait d’autres souvenirs que celui d’avoir quitté l’appartement pour... Trouver Erick. La vérité la frappa de nouveau plein fouet : il était mort. Elle avait trouvé son cadavre gelé dans la rue. Et elle avait rencontré quelqu’un qui lui avait donné des cachets et là... Là, elle n’avait plus aucun souvenir. Ne sentant pas le loup à ses côtés, l’humaine se redressa dans le lit et découvrit son colocataire qui semblait tendu. Naïvement, elle lui demanda des informations mais la réponse reçue la destabilisa. « C... Calme et apaisée ? ». Penchant la tête, elle commença à craindre d’avoir fait une énorme bêtise et surtout... Surtout elle commença à culpabiliser de toutes ces choses affreuses qu’elle avait sûrement dit ou fait. Tel un louveteau pris en faute, elle faisait profil bas. Très bas. Mais Bràn lui demanda comment elle se sentait. Se pouvait-il qu’il pense qu’elle n’ait eu qu’un problème de santé ou... ? Redressant légèrement la tête, elle esquissa un sourire. « Euh... Bien, je crois. »

Il déposa une tasse de thé à côté d’elle. Posant la main dessus, elle devina que l’eau était encore bien trop chaude pour qu’elle puisse le boire. Le laissant refroidir un peu, elle observait Bràn hausser les épaules. A peine pensa-t-elle n’avoir rien fait de trop grave qu’il étala la situation, tartinant chaque couche avec un dédain et une ironie qui lui firent mal. Il était fâché contre elle. Et elle en comprenait parfaitement les raisons. Maintenant, il n’allait la voir que comme une gamine, c’était certain... Pourquoi cette idée la dérangeait-elle de nouveau autant ? Une boîte de nuit... S’accrocher à des arbres... Il avait veillé sur elle tout ce temps parce qu’elle n’avait pas su gérer sa peine. Reniflant, tête basse, la jeune femme faisait son mea culpa. « Pardon. Je t’ai causé beaucoup de soucis, je suis vraiment désolée, je... ». Une boule se coinça dans sa gorge et elle ne parvint plus à sortir un son. Les larmes commencèrent à déborder de ses yeux et à se répandre en deux rivières d’argent sur ses joues brûlantes de honte. Il avait veillé sur elle alors qu’il n’y était pas obligé mais, bien trop malheureuse, elle profita de sa proximité pour se jeter contre lui. Rien de sexuel, ce qui frustrerait peut-être un peu plus le loup, parce qu’à ce moment là, elle ne cherchait qu’un câlin. Ce qui, pour cette Briseis, était déjà beaucoup. Pleurant, son corps pourtant avait une mémoire parce qu’il se pressa contre celui de l’homme qui avait commencé à lui faire ressentir des choses intéressantes. « Je suis tellement désolée je... Je suis si malheureuse parce que... Je ne comprends pas pourquoi il est mort et ça me ronge tellement, je... J’errai et... Et il m’a proposé ça et... Et ça marchait, je ne pensais plus à lui et je pouvais... Je n’ai qu’une sensation de liberté en mémoire et... Je ne comprends pas pourquoi Dieu me l’a enlevé alors qu’il m’a envoyé Erick ? Pourquoi le mettre sur mon chemin si c’est pour qu’il meure si vite ? ».

Au fond d’elle, la réponse elle la devinait. « C’est de ma faute. Je sais que c’est de ma faute, c’est parce que... C’est parce que je n’ai pas été honnête avec lui. Je... Je pensais que ça pouvait marcher mais... Mais j’aurais dû être avec lui. C’est de ma faute. Je t’ai préféré à lui. » Les derniers mots pouvaient avoir un double sens mais la jeune femme ne le perçut même pas, bien trop occupée à déverser encore une fois sa peine sur le loup. Ce dernier, qui était exténué, allait devoir certainement encore patienter un peu avant de pouvoir rejoindre le monde des rêves. Sanglotant, Briseis parlait. Certainement un peu trop. Ou pas assez. Elle avait préféré Bràn. Son inconscient venait de parler. Si le loup le comprenait au premier degré, il allait sûrement lui dire de ne pas culpabiliser, si lui ne s’était pas battu bêtement dans la rue il n’aurait pas eu besoin d’elle. Ou bien que Dieu avait décidé de la sauver. Mais la triste vérité, c’était que Briseis s’était mentie à elle-même. La vérité, c’était qu’Erick était bien trop parfait et qu’elle avait deviné qu’il ne lui apporterait pas ce dont elle avait le plus besoin dans sa vie : le sentiment d’être en sécurité. Et ce sentiment, elle le ressentait précisément dans les bras de Bràn. Erick, qui correspondait à tous ses critères lui semblait parfois bien fade. Elle cherchait quelque chose en lui qu’elle ne trouvait pas, au contraire de Bràn. Au fond de son coeur, elle n’avait pas vraiment libéré la place pour l’humain, le loup y était toujours tapi. Et parce qu’elle s’était voilée la face, un innocent avait payé de sa vie. Voilà quelle était sa punition à présent. Mais cette lecture, Bràn la comprendrait-il ? Pas si sûr... « Pardon », répéta-t-elle encore, son menu crime lui semblant rivaliser avec un meurtre. Au fond, elle avait tué Erick. Et c’était ça qu’elle ne parvenait pas à accepter.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:41

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L’état de fatigue du loup se lisait physiquement, par ses membres crispés et tendus, par les cernes qui trônaient fièrement en dessous de ses prunelles vertes, et par ses gestes quasi mécaniques mais maladroits. Il n’en pouvait plus, mais Briséis s’était réveillée comme si de rien était et il devait bien admettre que l’entendre dire qu’elle allait « bien » eut de quoi le rassurer, bien qu’il soit toujours plus ou moins frustré de la veille. Néanmoins, le faire dans ces conditions aurait été malvenu, surtout que la jeune femme n’était pas elle-même, elle ressemblait plus à une furie qu’autre chose la veille au soir. Se contentant d’esquisser un très fin sourire il vint poser la tasse de thé encore fumante en face d’elle, puis il lui dit tout ce qu’elle avait fait. Enfin presque… Tout. Il ne voulait pas qu’elle ait un arrêt cardiaque, surtout pas après les trois jours qu’il venait de passer. Le désarroi de Briséis, le loup le vit immédiatement et sentit sa tristesse, sa culpabilité. Elle s’en voulait et réalisait ce qui venait de se passer. Bràn était en colère mais c’était avant tout parce qu’il s’était inquiété pour elle, et la voir dans cet état n’avait pas été une partie de plaisir. Vraiment pas. Sauf peut-être un peu la veille mais en définitive il avait fini frustré et seul dans la salle de bain alors à bien y réfléchir…

Regardant la brunette en papillonnant souvent des yeux, le lycan voulut faire demi-tour alors qu’elle s’excusait mais il ne put réellement faire ce qu’il souhaitait car en un éclair elle fut collée contre lui et, surpris, il n’eut d’autre choix que de passer ses bras autour d’elle. Il était toujours vexé mais écoutait ses paroles, alors qu’elle se collait un peu plus. Mauvaise idée Briséis… Le voilà qui se mit à prier pour que rien de gênant pour elle n’arrive… Elle n’avait peut-être pas besoin de se rendre compte de l’effet qu’elle lui faisait. L’écoutant sagement, il comprenait sa tristesse, mais pas cette soudaine envie de facilité qui l’avait prise de l’intérieur. La question qu’elle posa n’obtint aucune réponse car Bràn savait qu’elle ne faisait que s’interroger elle-même, jusqu’à ce qu’elle ne dise que c’était sa faute. Sur le coup, le loup voulut dire quelque chose mais se retint, car la fin le surprit. Préféré à lui ? Vraiment ? Les mots de la jeune femme le laissèrent sans voix, il caressait tendrement son dos pour la consoler tandis qu’il se demandait si ces mots avaient le véritable sens tel qu’il le comprenait. Silencieux, Bràn se sentit finalement face à un ultimatum, et une certaine tension électrique se fit sentir dans l’air. Il ne pensait plus très droit à cause de la fatigue. Penchant la tête sur le côté il se recula pour qu’elle puisse le regarder. Là il essuya les larmes de sa joue gauche, ses prunelles émeraude scrutant celles de la jeune femme, puis soudain… Il rapprocha son visage du sien et l’embrassa amoureusement. Il n’y avait ni sauvagerie ni fioriture, c’était juste sa réponse à tout ce qu’elle venait de dire. Bien évidemment qu’il lui pardonnait, même s’il lui dirait de ne plus jamais recommencer quelques minutes après, mais pour l’heure… Il fit durer un peu ce baiser avant de reculer et de lécher sa propre lèvre inférieure par réflexe.

« Si j’étais fâché c’est uniquement parce que j’ai des sentiments pour toi Briséis. Je l’ai compris lorsque je t’ai vu avec lui, j’étais fou de… Jalousie. ». Il la regarda. « Tu n’y es pour rien s’il est mort, le Destin a choisi ça… Et peut-être que c’est ce que Dieu souhaitait en le mettant sur ton chemin. Ce n’était peut-être pas un message adressé à toi mais… A moi. Pour que je puisse enfin t’avouer et comprendre que… Je t’aime. ». Il fut soudainement le plus gêné des loups et aurait presque pu en rougir, ce qui le rendit dingue intérieurement. Le loup d’ailleurs, l’instinct animal n’avait qu’une seule idée en tête « allonge-la, allonge-la, allonge-la. », mais Bràn restait poli, et il avait toute sa tête, même si… Fatigué.

La jeune femme en resterait peut-être baba, mais Bràn était sincère et il venait de lui avouer à nouveau combien il tenait à elle. Et ce, en version améliorée. Il les avait prononcé ces mots-là, il n’était clairement pas habitué à les dire.

« Ceci dit, j’y tiens et n’en démordrai pas… Je ne veux plus que tu touches à une poussière ou un seul cachet de drogue. ». Oui, il tenait à bien insister là-dessus. Sur ces mots, le lycanthrope se mit à bâiller, bien qu’un peu nerveux, il passa d’ailleurs une main dans ses cheveux. « Je euh… Et bien… Voilà. C’est tout. ». Il ne savait pas trop ce qu’il était censé dire de plus, et il commençait à dormir debout.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:46

❝WHAT ?!?❞

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Briseis avait vu la fatigue du loup et pourtant elle ne pouvait pas le laisser aller dormir, pas alors que son coeur allait si mal. Elle s’en voulait de lui avoir causé tant de souci mais à présent elle se sentait plus nulle que jamais et si elle ne parlait presque jamais de toutes ces pensées qui lui traversaient l’esprit, il n’en demeurait pas moins que ses sourires étaient souvent feints. Elle essayait de toujours voir le côté positif et le bon en chaque chose ou chaque être, mais là, sa vie ne lui semblait qu’être un vaste trou noir, son espoir n’était plus. Sa Foi s’ébranlait pour la toute première fois de sa vie. Et le loup était fâché contre elle, ce qui la peinait énormément et la rendait anxieuse : il allait partir et l’abandonner ! Une peur irrationnelle mais elle s’était persuadée qu’il ne restait que par gentillesse. Sentant ses bras se refermer sur elle, elle cacha son nez dans son T-shirt, ne se rendant pas compte des effets qu’elle pouvait avoir sur lui. Elle était même à mille lieux d’imaginer qu’il pouvait la désirer. Pour elle, il devenait évident que ce monde n’était pas fait pour elle et que toutes ses illusions passées venaient de voler en éclat. Il n’y avait aucune salvation possible et peut-être même aucune vie dans l’au-delà. Culpabilisant, elle parlait et expliquait toutes ces émotions qui l’habitaient depuis bien trop longtemps. Elle avait toujours eu peur de les exprimer mais à présent les vannes étaient ouvertes et c’était un flot incessant de mots qui s’échappaient de ses lèvres.

Mais c’était vrai. Le loup était celui vers qui elle allait toujours, même « amoureuse ». Elle avait vraiment cru en Erick mais au fond d’elle-même, elle avait toujours su qu’ils n’auraient aucun avenir. Il ne pouvait y en avoir parce que quelqu’un d’autre régnait dans son coeur depuis plusieurs mois maintenant. Quelqu’un à qui elle n’avait rien pu confier parce qu’il passait son temps à sortir et qu’elle savait, en retrouvant quelques traces de rouge à lèvres, qu’il voyait d’autres femmes. Elle avait pris ça pour de l’indifférence à son égard. Et la seule fois où il avait eu un geste déplacé, elle lui en avait voulu de ne la voir que comme n’importe quelle autre femme. Parfois, elle avait regretté de ne pas savoir être plus légère. Ils auraient pu coucher ensemble, la face du monde n’aurait pas changé et elle aurait peut-être pu se sentir plus libre et profiter de la vie comme tous les autres. Perdue dans ses pensées, les caresses dans son dos la détendait et il s’écarta. Elle ne réagit pas vraiment au début, restant juste debout, tête basse. Sentant son regard, elle releva la tête. Et cette tension, elle la sentit.

Ancrant son regard dans le sien, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait. Finalement, il approcha sa main de son visage et essuya une larme. Briseis avait bien envie de renifler mais elle ne pouvait pas se le permettre : ce n’était pas le bon moment. Elle ne savait pas exactement pourquoi mais elle savait que renifler à cet instant risquait de briser quelque chose. Ce quelque chose fut un baiser. Briseis fut d’abord surprise et écarquilla les yeux. What... ? Avant de se laisser sombrer dans des sensations. Son coeur battait si vite ! Et dans sa tête, c’était comme une explosion d’étoiles. Répondant et découvrant ce baiser, Bràn l’interrompit un peu trop soudainement à son goût, même s’il avait prit soin de le prolonger un peu.

Perdue, il reprit la parole. Pourquoi il venait de l’embrasser ? Est-ce que c’était pour la consoler ? Elle eut bientôt des réponses. Des sentiments ? Son coeur se serra. Il allait probablement dire que ces sentiments étaient ceux d’une famille. Jalousie ? Pourquoi de la jalousie ? Elle ne sut pas tout de suite parce qu’il reprit sur Erick. Le Destin. Une volonté divine. Baissant les yeux, la jeune femme considérait cette hypothèse. Pas un message pour elle mais pour Bràn ? Fronçant les sourcils, elle allait lui dire en douter mais les derniers mots furent si forts qu’elle pouvait qu’être bouche bée. Il l’aimait ? Ne sachant comment répondre, elle était devenue pivoine. Son rythme cardiaque était toujours plus rapide même si son coeur avait marqué un arrêt. La gêne de Bràn la mettait mal à l’aise, elle n’était pas habituée à le voir ainsi.
Bien sûr, elle ignorait aussi quelles étaient les envies du loup. La réprimande reprit. Baissant le nez, coupable, l’humaine hocha la tête. « Je... N’y toucherai plus ». Elle avait dû halluciner à l’instant. Oui, il la pensait sevrée mais peut-être que ce n’était pas le cas et qu’elle avait tout inventé pour ne pas entendre tous ces mots de colère qu’il aurait pu lui cracher à la figure. Elle fila finalement dans la salle de bain, lui laissant tout le loisir d’aller dormir. Et pendant qu’il dormirait, la jeune femme laverait tout l’appartement pour s’occuper l’esprit. Il était clair qu’elle avait inventé, pourquoi diable l’aimerait-il maintenant ? Et si elle se trompait ? Peut-être ne voulait-il dire que comme une soeur... Mais on n’embrassait pas une soeur ainsi. Ni une fille. Elle avait peut-être rêver ce baiser aussi...
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:47

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Le temps s’était comme arrêté soudainement, et la fatigue temporairement envolée. Ses lèvres posées contre les siennes était un message fort mais aussi un point qu’il mettait à la fin d’une phrase, pour en commencer une nouvelle. Bràn s’était longtemps fourvoyé, menti à lui-même, voyant d’autres femmes, usant de son caractère habituel et de sa façade inviolable auprès de celles-ci. Mais tout ça au fond, ce n’était que du vent. Une feinte pour nier l’évidence. Le fait est que le loup avait des sentiments pour Briséis depuis un certain temps maintenant, et qu’il n’avait jamais eu le courage de les assumer, jugeant que c’était quelque chose de faible. A présent, et surtout depuis qu’il l’avait vu avec Erick, le loup avait compris qu’il s’agissait de bien plus que cela, il avait de réels sentiments pour elle, et voulait aller plus loin. Preuve en était encore la veille… Alors qu’il avait espéré pouvoir la tester. Son corps entre ses mains, le lycan aurait pu faire n’importe quoi, pourtant il s’était arrêté, et n’avait pas pris ce qu’elle avait de plus cher et réservait à celui qu’elle jugerait le plus digne d’obtenir. Il avait respecté ses choix, et ça c’était déjà quelque chose d’incroyablement nouveau en soi pour Bràn. Quelques mois auparavant, il aurait juste profité de son évanouissement pour faire son affaire, pure ou non. Il n’en aurait strictement rien eu à faire, mais avec Briséis, c’était différent, ça comptait. Ça avait de l’importance.

Tellement d’importance qu’il lui fit ses réprimandes avant de finalement la consoler en caressant son dos de façon un peu trop douce et tendre. Puis, il s’était reculé pour mieux lui avouer ses sentiments et l’embrasser passionnément. Le baiser, il le prolongea un peu, sans se douter qu’en reprenant la parole il perturberait la jeune femme qui trouverait cet échange beaucoup trop court à son goût. Le loup en son for intérieur, lui, hurlait de se la faire, car il en mourrait d’envie. C’était une envie à la fois bestiale et vitale. Bràn voulait l’aimer tandis que le loup voulait l’aimer mais également se faire du bien, il était un peu égoïste sur les bords. Et surtout, il se souvenait des détails de la veille. En la regardant ainsi emballée dans son pyjama, Bràn ne put s’empêcher de sourire distraitement. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour la voir nue à nouveau.

Effleurant sa propre lèvre inférieure du bout des doigts, le loup pencha la tête sur le côté. « Bien ». Oui, elle avait promis de ne plus toucher à la drogue, elle était sevrée et il était donc rassuré mais exténué. Pour autant, il ne s’imaginait pas que malgré tout ça, la brune se persuadait intérieurement d’avoir rêvé ses mots. Quelle « chance » alors qu’en sentant sa surprise, il réitéra l’expérience du baiser, prenant son temps cette fois-ci et collant son corps tendrement contre le sien avant de finalement la laisser filer dans la salle de bain. Pendant ce temps, tout sourire, Bràn fila en direction du lit et s’y effondra torse nu après avoir retiré son haut. Il ne bougea ni ne se réveilla, Briséis ferait donc son grand nettoyage sereinement. Il n’entendait rien.

Et en effet, Bràn n’ouvrit les yeux qu’au petit matin, il n’avait pas changé de position et le jour était déjà levé depuis un moment. Papillonnant des yeux, le loup se tourna sur le dos en s’étirant par la même occasion. Il avait réellement eu besoin de cette nuit de sommeil. Le regard encore embrumé il cherchait la jeune femme des yeux, avant de finalement la trouver à côté de lui. Il sourit, un peu comme un gosse. « Hey ». Si elle pensait avoir rêvé, elle comprendrait vite que ce n’était pas le cas car il vint l’enlacer et l’embrasser chastement sur les lèvres. Intérieurement, son loup ne serait pas contre une petite partie de jambes en l’air matinale, mais Bràn le fit taire en se giflant mentalement. Silence.

« A quelle heure… Est-ce qu’on s’est couchés ? ». Oui, il ne se souvenait plus vraiment du moment où il avait sombré. Il se revoyait juste avancer en rampant vers le lit et s’effondrer de sommeil. Malgré le nombre d’heures passées en sommeil, le loup était encore fatigué, il lui faudrait une bonne nuit supplémentaire pour se remettre des trois nuits blanches. Pour l’heure, il se montrait très doux avec elle, et la colère de la veille semblait comme totalement disparue. Une chance.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:48

❝EVERYTHING HAS CHANGED❞

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C’était une vraie surprise. Et un voile qui tombait. La jeune femme avait pris conscience des sentiments qu’elle éprouvait pour le loup assez vite. Elle l’observait de loin, ne sachant pas vraiment comment s’y prendre pour attirer son attention. Elle avait donc continué de prendre soin de lui, de gérer le quotidien en espérant qu’il cesse de vivre comme les autres… Pourquoi avoir cet espoir ? Elle était une exception et il avait même tenté une approche qu’elle avait repoussée avec colère. Parce qu’il l’avait vu comme une autre, il n’avait pas considéré sa différence. C’était une trahison et une blessure qui avait signé la fin de ses espoirs le concernant. Tournant les yeux vers d’autres horizons, le destin avait placé Erick sur son chemin. Un homme correspondant tout à fait à l’idée du prince charmant qu’elle se faisait… Avant de rencontrer Bràn. Il avait beau être parfait à ses yeux, elle avait bien senti qu’elle ne se sentait pas bien avec lui. Il aurait pu vainement tenté de la protéger mais il n’avait aucune réelle force. C’était… Une ombre. Une ombre reprise par Dieu. Et à présent, la jeune femme s’apercevait, à travers ce baiser, que son cœur n’avait définitivement jamais oublié le loup. Il lui avait volé son cœur sans même qu’elle ne s’en rende compte. Jusqu’à ce qu’il ne l’embrasse.

Une vague de tendresse et d’amour la submergea, faisant accélérer son rythme cardiaque. C’était nouveau et l’inconnu lui faisait un peu peur mais elle se sentait en confiance. Elle savait, ou du moins croyait, qu’il saurait la protéger et ne pas la brusquer. Et il y avait autre chose. Une espère de fourmillement familier. D’où lui venait cette impression de déjà vécu ? Elle n’en savait rien. Cette passion aussi lui semblait familière mais ce n’était qu’une sensation. Elle se crispa légèrement, par réflexe. Les loups garous étaient-ils comme les loups ? Se liaient-ils pour la vie à un être ? Elle ne connaissait pas la réponse. Et se doutait encore moins des envies du loup justement, des envies que l’humain devait réfréner encore… Un instinct pour marquer un territoire ou bien pour officialiser un lien, là aussi, Briseis n’avait aucune idée de ce qu’il se tramait dans l’esprit lupin.

Il recula et elle remarqua son sourire alors qu’elle était rouge comme une pivoine. Ses joues brûlaient, elle avait la sensation qu’elle pouvait littéralement cuire un œuf si jamais il lui prenait l’envie de s’en écraser un sur la joue. Fronçant légèrement les sourcils à sa remarque personnelle, elle dut reconnaître en son for intérieur qu’elle n’en avait pas du tout l’intention non plus. Elle lui promit de ne plus y toucher et le laissa aller se coucher, un peu circonspecte et perdue. Elle ne comprenait plus rien à l’histoire. Enfin si… Il avait dit être jaloux mais était-ce une raison suffisante ? La jalousie venait de l’envie de posséder ce qu’a autrui, c’était donc mal. Bràn était jaloux parce qu’il l’aimait ou bien parce qu’il craignait de perdre quelque chose qu’il avait considéré comme acquis ? La traitait-il comme une sorte d’animal de compagnie ? Toutes ses pensées se bousculaient dans sa tête. Elle avait bien compris qu’il la prenait plus ou moins pour un membre de sa meute… Etait-ce ça le fond du problème ? Se sentait-il menacé parce qu’elle avait envisagé quitter la « meute » un jour ? Et pourquoi était-il si gêné ? S’il détestait se sentir faible, c’était pourtant l’image qu’il lui renvoyait. Il venait de s’ouvrir à elle et c’était si inattendu que la jeune humaine ne pouvait qu’être déstabilisée. Lui qui semblait toujours si sûr de lui… Hochant la tête, le fil de ses pensées la conduisant vers une hypothèse de lien de la meute et de fatigue mêlée, elle voulut avancer vers la salle de bain mais fut détournée de son objectif par un autre baiser. Différent. Plus tendre. Plus proche. Plus… Fermant les yeux alors que son cœur battait toujours à la chamade, elle avait une impression de douceur sucrée. Une nouvelle saveur qui apporta une nouvelle couleur à la palette de sa vie.

La journée passa et Briseis s’occupa l’esprit de mille et une façons pendant que le loup dormait. Elle fit même une nuit blanche. Oui, il était torse nu dans le lit de fortune et ça la gênait pour le rejoindre. Surtout après ce qu’il s’était passé. Elle avait du mal maintenant à s’allonger à côté de lui, c’était vraiment très gênant. Les yeux cernés, elle observa le jour se lever. Elle pouvait peut-être se préparer une tasse de thé… Elle en était là dans ses réflexions, assise dos au mur et non loin du loup lorsque ce dernier se réveilla. Sortant de sa torpeur, elle tourna le regard vers lui et pencha la tête. « Mornin’ », lui dit-elle en murmurant. Il s’approcha et elle pencha la tête, s’interrogeant. Il l’enlaça alors et déposa un nouveau baiser sur ses lèvres. Wow. Elle rougit. Elle n’avait peut-être pas rêvé… Esquissant un pauvre sourire, elle lui répondit doucement : « Tu t’es couché hier, en fait… » Oui, c’était le matin et le pauvre avait tant veillé sur elle qu’il avait eu besoin de beaucoup de repos. Elle se redressa et fila en cuisine lui préparer un café. Inutile de dire que leur petit et miteux logement n’avait jamais autant brillé. Miteux mais pas sale. Plus une seule poussière ne volait dans la pièce. Elle lui rapporta avec un petit sandwich.
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Le loup lui-même ignorait s’il se liait avec une seule personne pour la vie. Peut-être était-ce le cas, car jusqu’ici il n’avait fait qu’enchainer les coups d’un soir et n’avait jamais vraiment mis de mot sur « l’amour », ni ne l’avait ressenti. Avec la jeune femme, tout était si différent, ses barrières s’étaient affaissées. Des barrières qu’il avait érigé bien des années auparavant et qui semblaient se baisser au fur et à mesure des jours passés en sa compagnie. Bràn gardait cependant son caractère, mais il était plus malléable, et surtout plus doux avec elle qu’avec tous les autres. Les étrangers. Les inconnus. Plus loup qu’humain dans ce genre de rencontre, il n’y avait qu’avec Briséis qu’il se révélait, doux et gentil. Ce qu’il avait toujours été dans son enfance, mais qu’il avait perdu en cours de route, lorsqu’il avait appris n’avoir été qu’un enfant adopté qui avait été rejeté par sa famille d’origine. Famille dont il ignorait encore tout. Voilà pourquoi Bràn était autant attaché à l’humaine, c’était quelque chose qu’il ne comprenait pas encore dans son ensemble, mais il y avait bel et bien des sentiments, et aujourd’hui il les avait avoué. Il avait mis un nom sur ce qu’il ressentait et se sentait soudain beaucoup plus libre, et soulagé, car la jeune femme ne fuyait pas ses baisers, mieux encore, elle semblait ressentir la même chose. Plus ou moins, il ne pouvait réellement le savoir car elle ne l’avoua pas.

Finalement, la fatigue l’emporta sur toutes ces émotions et le loup dût bien se rendre à l’évidence, poussé par Briséis, qu’il fallait qu’il aille se reposer, ce n’était plus négociable. Rampant jusqu’à leur lit de fortune, torse nu, le loup s’y endormit comme une masse, jusqu’au lendemain matin. Il fit donc une nuit qui dura plusieurs heures, voire quasiment le temps d’une journée complète. Ouvrant les yeux le lendemain, Bràn avait encore du mal à rassembler ses idées, et cherchait la jeune femme. Il ne nota pas tout de suite l’apparence nettoyée de leur petit appartement. Briséis avait nettoyé pendant des heures mais il ne le remarquait pas, non, ses prunelles émeraude ne se posèrent que sur la silhouette féminine, assise à quelques pas de lui, tout au plus. Esquissant un sourire, le loup la salua puis vint l’enlacer et l’embrasser, comme si les aveux de la veille avaient signé le début de leur relation. Et cela, alors même que la brune n’avait confirmé ses sentiments à son égard. Les joues rosies de Briséis lui arrachèrent un nouveau sourire tandis qu’il s’asseyait, le corps encore à moitié dans les draps, il ignorait également qu’elle n’avait pas dormi, perturbé par son manque de T-shirt. Puis, en demandant à quelle heure ils s’étaient couchés car il ne s’en rappelait pas vraiment, il écarquilla les yeux. « Hier ? ». Incrédule, Bràn observa la jeune femme filer en cuisine pour lui ramener un café. Il avait dormi l’équivalent d’une journée entière ? Surpris, il la remercia en sentant la tasse chaude réchauffer ses mains, puis, il nota enfin l’apparence de leur appartement. Il était alors dans toute sa superbe.

« Wow. Tu as… Tout nettoyé ? Il brille c’est juste incroyable. ». Oui, pour le coup on aurait presque pu croire que c’était lui le drogué à présent. Frottant ses yeux comme un gamin pourrait le faire, il les rouvrit et inspecta. Oui, c’était nettoyé, de partout. Un sourire revint étirer ses traits puis il se focalisa sur sa tasse contenant le liquide chaud. « Tu as réussi à dormir aussi ? ». Il demandait cela sans se douter une seule seconde que ce n’était pas le cas.

Sirotant son café, le loup posa sa tasse un moment pour s’étirer et bailler de long en large. Quand ce fut chose faite, il enfila un T-shirt et continua à boire sagement sa tasse, plutôt silencieux. Il ne savait trop quoi dire mais multipliait les marques d’affection. Quand il ne la dévorait pas du regard, Bràn se montrait très doux, voire même amoureux. En réalité, il faisait toujours face à son dilemme intérieur, le loup ne lâchait pas l’affaire, il voulait toujours obtenir la fin de ce qu’il avait entrevu l’autre soir. Il n’en démordrait pas jusqu’à l’avoir obtenu, et ça la raison humaine le savait pertinemment. Il ne faisait que taire et réprimer des instincts jugés beaucoup trop « primaires ». Pour l’heure, il profitait de ce moment de détente et se réveillait doucement, ne cherchant pas à être trop brusque. Il pourrait enfin reprendre le travail le lendemain, ce serait une bonne chose car avec ses dernières absences, le salaire ne serait pas trop épais ce mois-ci.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 16:56

❝I FEEL LIKE... A PREY❞

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Le comportement de Bràn avait évolué et Briseis l’avait bien remarqué. A vrai dire, elle parvenait souvent à faire surgir la bonté en chacun. Même Emily. La pire des garces pouvaient se révéler à la hauteur d’un agneau car quel loup se sentirait en danger face à un autre agneau ? Sans pour autant se morfondre et réclamer de l’attention, Briseis avait une générosité et une faculté à faire passer les bien être des autres avant le sien. Une façon de vivre qui dénotait totalement avec le monde de New-York. Ou même de Salem. Du moins jusqu’à ce qu’ils n’arrivent. Les problèmes avaient suivi et nul doute que les choses n’iraient pas en s’améliorant si jamais les vampires reprenaient le pouvoir. Les sorciers semblaient plus ou moins maîtriser la situation même si elle trouvait leur fonctionnement bien plus injuste. Elle n’envisageait même pas d’y rester pour y vivre. Ici, il n’y avait aucun véritable avenir.

Jetant quelques coups d’oeil vers le loup, elle regretta qu’il n’ait pas enfilé un T-shirt pour dormir. Elle n’osait s’allonger à côté de lui, ça lui semblait si... Inconvenant. Déjà, dormir ensemble était une épreuve avant qu’il ne lui dise tout... ça. S’il lui avait vraiment dit. Les premières nuits, elle se mettait le plus loin possible de lui, veillant à ne pas le toucher. Bien sûr, avec la fraîcheur de la nuit, il lui était arrivé plusieurs fois de se réveiller le dos collé à celui du loup. Elle rougissait et paniquait qu’il ne puisse se méprendre et reprenait immédiatement ses distances. Surtout lorsqu’elle rencontra Erick. Elle avait essayé de trouver des solutions discrètes pour être certaine de ne pas contrevenir aux bonnes moeurs. Mais là... Là le danger lui semblait bien plus grand après ce qu’il avait potentiellement dit et fait. Alors elle avait tout nettoyé. Leur lieu de vie était peut-être miteux mais au moins il était propre. Plus une trace de poussière, tout ce qui était cassé ou amoché avait été sorti ou rafistolé. Le réveil du loup la tira de sa torpeur. Elle n’eut aucun mouvement de recul, il fallait dire qu’elle n’était pas capable d’anticiper ses gestes. Pour autant, elle ne le repoussa pas non plus. Elle ne savait pas très bien où elle en était dans son coeur. Enfin si, elle savait avoir des sentiments pour lui mais hésitait à lui ouvrir totalement son coeur. Les jours rougies, elle lui expliqua qu’il avait dormi plus d’une journée. Profitant de sa surprise pour s’échapper en cuisine, elle lui rapporta une tasse de café.

Ce ne fut qu’à ce moment là qu’il remarqua. La jeune femme sourit. « Oui, je sais que nous n’avons plus rien ou pas grand chose mais... C’est plus agréable si c’est propre. » Elle suivait son regard, craignant qu’il ne puisse découvrir un défaut mais il ne sembla rien détecter. Elle pencha la tête. « Pas vraiment... Je... » Elle rougit. « Je n’ai pas vraiment vu le temps passer... ». Un petit mensonge. « Je venais tout juste de finir... ». Elle passait sous silence son angoisse vis à vis d’une possible hallucination. Le laissant se réveiller tranquillement, elle ne le brusquait pas. Elle se prit à bailler en même temps que lui, réalisant seulement que sa nuit blanche lui pesait peut-être un peu plus que prévu. Bràn ne dut pas le remarquer parce qu’il avait sa tête sous son T-shirt. En revanche, elle remarquait bien la façon dont il la regardait. Elle baissait le nez, ne sachant pas forcément comment réagir. Il n’était pas Erick, elle le savait fort bien. L’humain était très droit et « comme il faut ». Bràn avait plus l’image d’un petit voyou, il n’était pas si patient. Mais elle remarquait à quel point il se montrait doux et amoureux vis à vis d’elle. C’était étonnant parce qu’il ne l’avait jusqu’alors jamais exprimé. Et elle, elle l’aimait également mais ne savait pas si elle pouvait le lui dire. Elle avait eu des conseils de la part de la gente féminine mais ils ne faisaient pas référence à ce genre de situation. L’amour n’était pas le but, sauf pour manipuler l’autre. Et Bràn, en lui ouvrant son coeur prenait un risque. En était-il conscient ?

« Je pensais aller travailler ce soir si... Tu es d’accord ? » Autant dire qu’elle ne faisait rien pour le contrarier. Il y avait des jours qu’elle n’avait pas mis le nez dehors et à présent, un peu d’air frais lui ferait du bien. Se relevant alors qu’il donnerait sa réponse, Briseis avait décidé entre temps de prendre une douche. De quoi réveiller un peu plus les envies du loup à son égard en lui laissant imaginer de quelle manière il pourrait la dévorer. « Je... Je vais prendre une douche. » Elle avança vers la porte. Pas certain qu’elle ne l’atteigne sans être interceptée. Instinctivement, elle semblait saisir le danger parce que son attitude avait tout d’une proie.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:01

A shower ? Alone ? Oh no... No... I mean... Stay calm Bràn
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La longue nuit avait fait du bien au loup qui se réveillait à présent calmement, sans même se douter qu’il dormait depuis quasiment 24 heures. La vue de Briséis au réveil était des plus charmantes et il ne put que la dévorer des yeux. Il ne nota pas tout de suite l’impeccable apparence de leur appartement de fortune, mais lorsque ce fut le cas, il vit la jeune femme sourire. « C’est lumineux d’un seul coup. Tu as vraiment bien… Travaillé. ». Il en était même impressionné pour le coup. Tournant la tête vers elle quand il demanda si elle avait dormi, il ne vit pas les signes avant-coureurs d’une extrême fatigue, signe qu’elle avait passé une nuit des plus blanches à cause de lui. Que Briséis se rassure, sa fatigue passa inaperçue malgré le teint pâle qu’elle arborait.

Amoureusement, Bràn vint déposer un baiser sur ses lèvres, mais intérieurement avait lieu un combat des plus féroces. Entre le loup et l’homme c’était la guerre, l’un voulait faire son affaire purement et simplement tandis que l’autre ne souhaitait que respecter la jeune femme et attendre sagement son heure. Cette dualité se voyait dans la prunelle de ses yeux si l’on se focalisait bien dessus, ce que Briséis ne faisait pas puisqu’elle les baissait dès que la tension grimpait. Pour l’heure, le loup ne bougeait pas, il s’était contenté de mettre un T-shirt puis buvait son café tranquillement quand la jeune femme lui dit vouloir reprendre le travail dès le soir même. Penchant la tête sur le côté, Bràn la regarda. « Tu es sûre ? Ce n’est pas trop tôt ? ». Puis il vit bien son regard et la façon dont elle s’adressait à lui, elle ne ferait rien qui pouvait le contrarier, il en était bien conscient, alors il capitula. « Si tu veux, oui. De l’air frais ne peut pas faire de mal après tout. ». Il sourit. « Je reprends le travail demain matin de toute façon, ce mois-ci va être un peu rude niveau monnaie. ». Il ne faisait aucun reproche, juste une constatation. Filant soudainement raviver les flammes du poêle il entendit ce qu’elle comptait faire. Une douche ? L’attitude de proie il la vit tout de suite, et ses propres gestes se firent plus lent, prêt à lui bondir dessus. Intérieurement le loup hurlait comme si la pleine lune était là. Il n’allait pas laisser passer cette chance tout de même ? Mais elle ne lui avait même pas avoué ses sentiments encore, la raison d’homme parlait. Ne quittant pas Briséis des yeux, Bràn hocha légèrement la tête, les prunelles arborant une pointe de dorée.

Ce fut finalement en un éclair qu’il la rejoignit pour… Lui ouvrir la porte. « Aucun problème, je… La prendrais av…Après. Après toi. ». Il esquissa un sourire et ses prunelles se firent complètement dorées à cause de la colère du loup. « Je vais aller courir un peu pendant ce temps-là, j’ai besoin de me dégourdir un peu les jambes, je serais vite revenu. ». Un nouveau baiser fut déposé sur ses lèvres et le loup quitta l’appartement à la hâte.

***

Une fois dehors, respirant l’air quasi glacial de Salem, Bràn se sentit un peu mieux, mais le loup faisait toujours des siennes alors il fila en forêt où il put se transformer à sa guise pour courir et se dépenser. Courir entre les arbres lui faisait un bien fou, surtout au loup, frustré de n’avoir pu obtenir ce qu’il espérait depuis tellement longtemps à présent. S’il n’y avait pas eu ses sentiments pour elle, nul doute que Bràn aurait été se taper la première femme un peu trop libertine qu’il aurait trouvé. Mais voilà, aujourd’hui les choses étaient plus compliquées, et il ne se voyait pas trahir la confiance de Briséis, quand bien même elle n’ait toujours pas confirmé partager les mêmes sentiments que lui. Si le loup regrettait ce choix, car trop compliqué, trop d’ennuis, et surtout à cause de ses envies de liberté, l’homme lui, était heureux, même si partager ce genre de moment avec son instinct animal n’était pas vraiment terrible. Ca avait tendance à le ronger de l’intérieur… Surtout après ce qu’il s’était passé ce soir-là. Elle était tellement… Désirable que rien que d’y penser il dût courir plus vite.

Il ne revint à l’appartement que 15 minutes plus tard, essoufflé et en transpiration. « Je suis de retour. ». Un sourire rapide étira ses traits tandis qu’il filait à présent dans la salle de bain pour prendre sa douche… Froide. Ca allait être très difficile de vivre ça quotidiennement jusqu’à ce qu’elle ne se sente… Prête.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:02

❝YOU’RE ACTING WEIRDLY...❞

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Briseis avait tellement envie de sortir prendre l’air elle aussi mais suite à ses dernières sorties, elle s’attendait un peu à être retenue prisonnière dans ces quelques murs. C’était donc avec beaucoup de prudence qu’elle se lança pour demander l’autorisation d’aller travailler. Il ne fallait pas mentir : elle s’ennuyait ferme ici, surtout pendant que Bràn dormait. Alors, ce fut avec peu d’espoir qu’elle attendait sa réponse, inconsciente de la guerre intérieure entre l’homme et le loup. Et, naturellement, elle baissait les yeux dès que l’animal semblait prendre le dessus, comme pour dire qu’elle se soumettait totalement à un alpha. Sa réaction l’étonna. Elle s’attendait plutôt à un non franc plutôt que d’autres questions. Frottant l’une de ses mains dans son dos, comme pour se donner le temps de trouver la réponse adéquate, elle répondit un peu maladroitement : « Je... Je ne pense pas mais si... Si tu penses que c’est... Trop tôt... Je... Comprendrais ». Un frisson lui parcourut l’échine. Levant légèrement la tête pour guetter sa réaction, elle le vit dans son comportement non verbal qu’il capitulait, ce qu’il confirma par la suite avec des mots. Elle lui rendit largement son sourire. « Oh, merci ! » et... Il ajouta une petite phrase qui ramena brutalement la jeune femme à la réalité. « Euh... Je... Ce ne sera pas la première fois ». Elle avait vécu avec moins alors si elle devait ne pas manger pendant quelques jours, ce n’était pas forcément grave. L’observant raviver les braises, elle frissonna. Effectivement, il faisait plutôt frais et le voir rallumer le feu lui fit prendre conscience qu’elle avait... Froid. La lenteur de ses gestes ne la perturba pas, elle avait tout de la proie qui pensait, sans voir le loup prêt à bondir. Elle annonça alors vouloir prendre une douche.

Elle se leva, sans vraiment regarder le loup pour rejoindre la porte. Elle ne sut comment, mais soudain le bras du loup lui barra la route. Levant la tête, elle le regarda sans comprendre et l’interrogeait du regard. Il ouvrit la porte. Il semblait un peu perdu lui-même. Il commença à bégayer. « Euh... Certainement. » Elle sourit, un peu gênée et remarqua alors le changement de couleur. « Bràn, tes yeux sont... » Ne voulant pas le blesser et ne comprenant pas pourquoi le loup s’exprimait, elle pencha la tête. « Si... Si tu veux passer avant, vas-y. Je... Je suis désolée si j’ai fait quelque chose de... Mal. » Oui parce qu’elle les voyait souvent quand il était en colère. Mais il annonça au contraire qu’il comptait sortir pour courir un peu. Hochant la tête, elle se fit embrasser et se retrouva donc seule. Bizarre. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait.

***

La jeune femme prit sa douche et venait tout juste de sortir quand Bràn rentra. Il ne dut pas voir qu’elle n’était pas encore rhabillée et portait juste une serviette autour d’elle parce qu’il la poussa pour entrer dans la douche. Ah... Ok. Peut-être avait-il froid ? Elle lui céda donc la place, un peu contrariée : son pyjama était toujours accroché à la patère. Zut. L’humaine observa donc la pièce et attendait gentiment. Elle ne savait pas être source de grand émoi et de souci pour l’humain, ni même un objet de désir pour le loup. Elle se rapprocha donc du poêle, dans un premier temps, pour se réchauffer. Elle attrapa également une couverture dans laquelle elle s’emmitoufla. Elle frissonnait. Et claquait même un peu des dents de temps à autre. Il fallut bien un quart d’heure avant que sa chaleur corporelle suffise à la maintenir au chaud. Elle serait donc près du feu quand il sortirait. Levant les yeux vers lui, elle lui demanderait s’il avait terminé. Elle se redresserait alors, laissant tomber le draps et ne gardant que la serviette qui ne descendait qu’à mi cuisses et s’élancerait sur la pointe des pieds pour traverser la pièce. Toujours sous le regard d’un loup affamé. Innocente. Petite proie. Qui ne voyait pas le danger qu’il y avait à franchir un espace ouvert, voire à courir au devant du prédateur qui guettait le moment propice. Elle ne savait pas.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:04

Dear God...
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Bràn ne voulait pas passer pour un rabat joie, et quand bien même elle soit guérie depuis peu, il lui faisait assez confiance pour la laisser aller travailler. Après tout, elle était restée enfermée plusieurs jours et lui-même avait besoin de s’aérer et de prendre l’air (la chose serait royalement prouvée quelques minutes plus tard). Ce fut donc avec un grand sourire qu’il accepta, non pas qu’il ait forcément quelque chose à redire mais puisque Briséis lui posait la question, il lui donnait une réponse… En la voyant si enjouée, le loup ne put que sourire davantage jusqu’à les ramener face à la réalité, ce n’était toutefois pas un reproche. « Ne t’en fais pas, je ne disais pas ça pour que tu te sentes mal, on fera avec, à deux on y arrivera. ». Il l’enlaça pour accentuer le fait qu’il n’était pas fâché ou quoi que ce soit d’autre quand elle évoqua l’idée d’aller prendre une douche. Sur le moment, le loup hurla à la victoire avant que l’homme ne se mette à reculer de trois pas. L’odeur de fleur des bois persistait dans l’air, le rendant dingue de l’intérieur, il se surprit donc à arriver devant elle à la porte de la salle de bain. Les prunelles d’un doré subjuguant, Bràn scrutait la jeune femme sans relâche avant de se mettre à bégayer, visiblement perturbé par quelque chose. A son habitude, Briséis se montra gentille, peut-être même trop, prête à donner sa place s’il le fallait. La remarque obligea le lycanthrope à plisser le nez et signer à la négative. « Non, non du tout, tu n’as rien fait de mal et je te laisse y aller… ». Légèrement gêné par son évocation de la couleur de ses yeux, le loup pencha la tête en reculant précipitamment.

« Ca arrive de temps en temps, ce sont… Les émotions bien souvent et là je… J’ai besoin d’aller courir un peu dehors, prendre l’air. Je pense que tu as raison en voulant aller travailler, ça ne peut que faire du bien. ». Il esquissa un sourire sur ses mots et fila aussi vite que l’éclair en prenant tout de même le soin de fermer la porte derrière lui.

***

Courir dehors malgré la fraîcheur fut revigorant pour lui et lui permit de laisser libre cours à son instinct animal. Si le loup put enfin agir comme bon lui semblait, il n’en restait pas moins frustré et prêt à abandonner la partie. Pour l’heure, Bràn était plus serein et il rentra en vitesse, en sueur. Il ne remarqua pas l’accoutrement de Briséis en passant comme une flèche dans la salle de bain. Qu’elle ne lui en veuille pas, il avait encore du mal à contrôler les quelques pulsions lupines qui l’envahissaient encore. Ainsi, le jeune homme se retrouva rapidement déshabillé et sous la douche, tiède. Il n’en était pas au stade de la douche gelée mais il ne poussait pas non plus la chaleur trop forte, à la fois par économie mais également pour éviter d’avoir chaud… Trop chaud.

Ce ne fut que quinze bonnes minutes plus tard qu’il daigna enfin sortir de la salle de bain, l’air beaucoup plus apaisé. La seule chose qu’il n’avait pas prévue à ce moment-là, c’était bien de voir une Briséis passer en serviette courte devant lui et en direction de la salle de bain. Si les prunelles du loup étaient redevenues émeraude depuis bien longtemps maintenant, elles reprirent une teinte dorée en un éclair. C’était reparti… Ecarquillant les yeux face au spectacle et imaginant les courbes bien dessinées de la brune, Bràn crut défaillir. « Je euh… ». Il ne comprenait pas. « Tu n’es pas… Encore habillée ? ». Un loup qui balbutie n’était jamais bon signe, et Briséis ignorait clairement être telle une biche aux yeux du grand méchant carnivore. De nouveau perturbé, le lycan ne savait plus où se mettre il allait devoir lui expliquer mais… Cette tenue… Son odeur, Bràn n’y tint plus et attrapa la jeune femme pour l’enlacer et l’embrasser passionnément, faisant tomber la serviette au passage, laissant une Briséis nue comme un verre contre lui. Elle sentait si bon et le goût de ses lèvres était si… Le loup devenait dingue il perdait pied. Et c’était dangereux. Très… Dangereux.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:05

❝AND LEAVE ME BREATHLESS❞

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Briseis se comportait parfois comme une enfant. Elle n’en avait pas forcément conscience, mais à cet instant là elle lui demandait clairement la permission. Peut-être qu’aux yeux du loup c’était un comportement normal, d’autant plus s’il se considérait lui-même comme un alpha. Anxieuse, elle fut bien sûr soulagée quand il lui en donna l’autorisation avant de culpabiliser face à leur situation financière. Ici, la vie était plus chère qu’à New-York et il y avait moins d’entraide. Surtout dans ce quartier. Le chacun pour soi était roi et elle se surprenait même à penser qu’il était étrange que personne n’ait tenté d’entrer et voler le peu qu’ils possédaient. Vivre pauvrement, ce n’était pas nouveau pour la jeune femme qui se contentait du minimum mais elle réalisait également combien ses parents lui avaient laissé un bel héritage là bas... Un héritage qu’elle n’avait pu emmené avec elle jusque Salem. Perdant son sourire, elle sentit les bras du loup l’enserrer. Loin de le repousser, elle posa sa tête sur son torse. « Pardon. ». Oui, elle savait avoir acheté à peu près n’importe quoi, Bràn le lui avait dit. De l’argent gaspillé bêtement, voilà ce qu’elle avait fait...

S’écartant du loup en annonçant ses intentions, Briseis ne comprit pas le comportement étrange de Bràn. Déjà, elle ne sut très bien comment mais il était arrivé à la porte avant elle. Remarquant la couleur doré de ses yeux, l’humaine voulut lui dire qu’il semblait avoir un problème et pensa que l’animal voulait avoir le privilège d’être servi le premier. Hésitante, elle osa lui demander si elle avait fait une erreur ou quelque chose qui ne correspondait pas aux règles lupines mais il lui assura que non et lui laissa le passage. Elle remarqua sa gêne et l’interrogeait du regard. Il finit par lui expliquer qu’il y avait un lien avec les émotions et... Et elle ressassait ses mots sous sa douche. Besoin de courir ? Et pourquoi lui disait-il qu’elle avait raison de vouloir aller travailler ? Etait-elle un poids pour lui ? Ou bien en avait-il assez de sa présence ? Perdue, elle était à mille lieues d’imaginer ce qu’il se passait réellement dans la tête du loup garou.

Quand elle sortit de la douche, elle s’enroula dans une serviette et avança vers le vieux lavabo. Tournant la tête vers le rebord de la fenêtre, elle remarqua alors avoir oublié son vêtement de nuit. Ecoutant, elle n’entendit pas de bruit indiquant que Bràn était de retour. Elle hésita une seconde ou deux avant d’ouvrir la porte et de faire un pas. Quelques secondes qui permirent au loup de passer en trombe et de lui voler la place. Ah. Manifestement, il y avait un problème de territoire ici et peut-être bien qu’elle avait contrarié l’animal en s’arrogeant le droit de se doucher en premier ? Les cheveux encore mouillés, elle sentit une goutte glacée couler le long de son échine. Elle frissonna et claqua des dents et n’eut plus qu’une obsession : se réchauffer en attendant de pouvoir de nouveau accéder à la salle de bain.

Il sortit enfin quinze minutes plus tard. Se redressant, elle bondit jusque vers la pièce d’eau quand la question du loup lui parvint aux oreilles. Elle avait posé la main sur la poignée et elle tourna la tête de trois quart, juste assez pour le voir. Elle rougissait. « Non, je... J’avais oublié mon...Pyjama. J’étais sortie le chercher quand tu es arrivé ». Esquissant un sourire et riant, un peu gênée, elle ne remarqua aucun signe. Ou ne sut les interpréter. La seule chose dont elle était consciente, c’était que d’un coup, le loup fut sur elle. Elle sentit ses bras s’enrouler autour de sa taille et être tirée en avant et plaquée contre lui. Surprise, elle avait dut faire un mauvais mouvement parce qu’elle sentit bien sa serviette glisser le long de son corps. Son coeur fit une embardée. Instinctivement, elle eut peur. Mais Bràn ne dut pas le percevoir parce qu’il l’embrassa avec ardeur. Wow. Elle répondit au baiser comme elle put (parce qu’elle avait le souffle coupé) mais finit par avoir le sentiment d’étouffer. Elle avait instinctivement posé ses mains sur le corps du loup, prête à le repousser s’il fallait. Et là, elle le poussait légèrement pour qu’il comprenne le message. Elle avait besoin de reprendre son souffle ! Ou pas. Ses joues rougissaient et des papillons commençaient à lui chatouiller le ventre. Elle couina. Hésita. Et son instinct de survie fut plus fort parce qu’elle fit un peu plus pression. Quand il cesserait de l’embrasser, elle inspirerait une grande bouffée d’oxygène et serait rouge tomate. Elle respirerait fort et fixerait le sol, intimidée. « Euh... Je... » Elle reprendrait sa serviette en tremblant. « Pardon. » Pourquoi s’excusait-elle ? Elle ne le savait pas vraiment elle-même mais elle pensait bien que tout ceci était de sa faute. Elle reculerait d’un pas, cette fois pleinement consciente d’avoir un loup face à elle. Un loup en chasse qui n’était peut-être pas décidé à laisser filer sa proie. Et si elle avait pu apprécier ce baiser renversant sur le moment, l’adrénaline commencerait à se répandre et à entacher les fleurs des bois qui représentaient son odeur. Elle était une proie. Et elle restait tétanisée.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:06

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La pauvreté n’effrayait pas le loup, loin de là, il avait vécu sans argent pendant un laps de temps considérable de sa vie, fuyant les villes, donc vivre sans argent ne lui poserait pas de problèmes s’il était seul. S’il était seul, chose qu’il n’était plus depuis longtemps maintenant. La compagnie de Briséis lui était bénéfique et quasi vitale à l’heure actuelle, voilà pourquoi ils ne devaient pas trop manquer d’argent, car l’humaine vivait des denrées achetées, et non de gibier qu’on avait pu chasser avant. Elle était humaine et non moitié loup. Loin de lui faire un sermon, il assistait toutefois impuissant aux excuses que la jeune femme lui lançait à la volée, plusieurs fois d’affilées. « Tu n’as pas à t’excuser. ». Oui, il tenait à ce qu’elle le sache, ces achats pourraient toujours servir malgré tout, et puis elle n’était que sous les effets de la drogue. Il n’aurait qu’à travailler un peu plus si jamais la fin de mois était trop juste, mais en aucun cas il n’accuserait Briséis, pas maintenant qu’il lui avait révélé ses sentiments et que cela semblait bien parti pour aller dans son sens. Sans le vouloir, la brune le rendait dingue par ses actions et son attitude, mais elle ne pouvait pas le savoir, si bien que lorsque le loup jugea que c’en fut trop pour lui, il fila prendre l’air, la laissant dans la salle de bain, seule. Dieu qu’il aurait aimé la rejoindre dans cette douche, mais il ne voulait pas la brusquer et il savait qu’il risquait de lui faire peur, le loup était beaucoup trop excité et frustré de n’avoir pu faire quoi que ce soit l’autre soir, alors il préférait prendre les devants et s’éclipsa un long moment.

Quand il revint, calmé, Briséis sortait tout juste de la douche, et il n’eut même pas le temps de voir qu’elle était encore enroulée dans une serviette qu’il se jeta dans la salle de bain avec l’idée de prendre une douche froide pour calmer définitivement ses ardeurs. Le loup s’était dégourdi, mais la silhouette nue de la brune continuait de défiler sous ses prunelles dorées. Ce n’était pas facile, surtout qu’il ne voulait pas briser la volonté de la jeune femme vis-à-vis de sa pureté, mais au fond il en avait tellement envie. Un véritable supplice pour lui qui ne désirait que l’aimer. Lorsqu’il fut finalement détendu, le lycanthrope s’échappa de la pièce humide pour se rendre dans le salon, où il trouva une Briséis… Quasi nue, en serviette de bain. Surpris, Bràn ne put s’empêcher de bégayer, étonné qu’elle soit dans cet accoutrement qui laissait imaginer les courbes de son corps. Corps qu’il avait déjà vu, mais ça elle ne le savait pas, et heureusement. Respirant lentement, les prunelles du loup prirent à nouveau une teinte dorée qu’il ne maitrisait plus, ce n’était pas signe de colère, juste d’envie qu’il ne contrôlait plus. L’odeur de fleur des bois était si enivrant qu’il en était bouche bée, et les traits dessinés sous cette serviette… Intolérable, jusqu’à l’indécence. Instinctivement, le jeune homme passa de civil à chasseur, et Briséis devint sa proie, tétanisée. En un éclair il fut sur elle, enlaçant son corps avec amour et passion dévorante, l’embrassant comme s’ils ne reverraient plus jamais le jour. Il la voulait, là maintenant, et dût lutter pour ne pas la plaquer contre la porte de la dite salle de bain. Il lutta même davantage pour se reculer légèrement d’elle, elle qui était nue dans ses bras. Le message qu’elle lui envoya avait été clair, et il finit par se forcer à la laisser respirer, mais le chasseur était toujours là.

« Pourquoi est-ce que tu t’excuses ? ». Oui, il ne comprenait pas ce que ça venait faire ici. L’odeur d’adrénaline vint rapidement se mêler à l’ambiance électrique de l’appartement. L’instinct animal de Bràn était enclenché, et le loup tenait sincèrement à obtenir ce qu’il souhaitait, la raison humaine était toujours là, mais tapie au fond de son cerveau, essayant vainement de reprendre le contrôle.

Le lycan fixait la jeune femme et fit un pas en avant pour se rapprocher d’elle. « Tu es très belle… Tu sais. Je suis désolé si je t’ai fait peur. ». Sincèrement désolé ? Oui et non, le loup ne l’était pas, agissant comme le big bad wolf des contes pour enfants, l’homme derrière, lui, était la raison de ces excuses. Il voulait qu’elle ait confiance.

« Tu veux que je récupère ton pyjama ou… C’est bon ? ». En disant cela il avançait toujours vers elle, mais la peur qui s’insinuait dans les veines de Briséis, il la sentait, et ça perturbait le jeune homme derrière l’animal. Le loup-garou luttait, et jamais encore il ne s’était montré aussi « double-face », il était rare que les deux soient pleinement dissociés. Toutefois, si Bràn n’avait pas eu de profonds sentiments, cela ferait bien longtemps que la jeune femme serait allongée par terre… Consentante ou non.
Dangereux.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:08

❝I DON'T WANNA GO ANYWHERE BUT IN YOUR ARMS❞

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Briseis avait toujours survécu. Une chose que parfois le loup oubliait, la traitant un peu comme une petite chose fragile. Fragile, la jeune femme l’était et sa survie devait pour beaucoup tenir au miracle. En réalité, en plus d’avoir une bonne étoile, la jeune femme avait simplement une gentillesse à toute épreuve et une humilité qui la rendait facile à vivre. Sauf, bien sûr, quand il lui prenait l’envie de se faire passer pour ce qu’elle n’était pas et qu’elle tentait d’outrepasser les valeurs fortes qui étaient les siennes. Si elle n’avait pas vécu en forêt comme le loup, elle avait connu la faim. Bràn l’avait d’ailleurs vu s’affamer pour que lui puisse manger, c’était même le premier geste qu’elle avait eu envers lui. D’autres se seraient certainement montrés égoïste ou aurait tenté de partager mais elle considérait qu’un invité avait tous les droits ou presque, et il était de son devoir de veiller à son bien être. Son comportement était aussi naïf. A force de côtoyer le loup, elle avait peu à peu considéré Bràn plus comme un loup qu’un homme, voire comme un... Chien. S’il avait perçu ses pensées, nul doute qu’elles ne lui auraient pas plu et qu’il serait parti sans demander son reste. Sauf, qu’avec le temps, elle avait apprivoisé la bête et il était plus cet ami à quatre patte qu’un autre humain. Voilà comment elle se trouvait à oublier qu’il avait quelques instincts. Elle ne pensait plus pouvoir éveiller un intérêt chez lui, persuadée d’une part qu’il se souvenait de leur conversation de la fois où il avait déjà essayé et qu’elle s’était mise en colère et surtout consciente depuis ce jour qu’il ne cherchait qu’à s’amuser. Comme les autres. Si elle ne le lui avait jamais reproché, elle ne se voyait plus comme un choix potentiel pour lui mais seulement comme un membre de sa famille.

Elle sortait de la salle de bain pour prendre son pyjama quand elle se fit prendre la place. D’autres se seraient outrées et auraient frappé à la porte en hurlant à quel point il était impoli mais pas elle. Non. Elle alla tranquillement se mettre près du poêle pour ne pas avoir froid et s’enroula dans une couverture et attendit. Quand elle entendit le verrou, elle se redressa, seulement couverte d’une petite serviette de bain qui cachait tout juste sa nudité. Elle perçut la surprise du loup et esquissa un sourire désolé et amusé. Elle ne lui en voulait pas. Comment le pourrait-elle ? Ce n’était pas grave en soi et puis elle pouvait patienter quelques minutes. Elle ne commença à prendre conscience que quelque chose n’allait pas que lorsqu’elle vit ses yeux changer de couleur. Normalement, elle n’avait vu ce phénomène que lorsqu’il était fâché. Qu’avait-elle bien pu faire pour l’énerver ? Soudain tendue, anxieuse, elle réfléchissait. Etait-ce à cause de sa... Quelle idiote. Elle aurait pu se changer. Elle réalisa seulement que, prise de court, elle n’y avait même pas songer. Voilà pourquoi il était fâché : elle avait été idiote. Commençant à bégayer, elle ne comprit pas quand le loup se jeta sur elle, la serrant dans ses bras avec force et l’embrassant sauvagement. La serviette, elle la sentit glisser par terre et elle se sentit rougir et son coeur s’emballer. Elle ne savait plus très bien ce qu’il se passait. Quand il lui permit de respirer, Briseis sembla réaliser alors ce qu’impliquait leurs sentiments...

Les premiers mots qu’elle trouva furent pour s’excuser. Et surtout, elle était sur le qui-vive. « Parce que je n’ai pas... Je... ». Elle se perdait dans ses phrases et cherchait ses mots, de plus en plus anxieuse. Les mots qu’il utilisa la mirent un peu plus dans l’embarras. Il disait la trouver belle. Etrangement, elle avait toujours du mal à les accepter ces mots là, elle qui depuis toujours se pensait sans intérêt et certainement pas à la hauteur des attentes des hommes. Et puis, elle était plutôt d’un physique banal, n’ayant pas les formes particulières qui plaisaient souvent à la gente masculine. « Je... Je ne pense pas mais merci, c’est gentil. »

Esquissant un sourire un peu nerveux, elle ne faisait aucun geste brusque. Elle leva doucement une main pour replacer une mèche de cheveux derrière son oreille et ne pas être gênée. Elle réfléchissait, reprenant toujours un peu son souffle et soudain, elle se baisserait pour ramasser sa serviette alors qu’il approcherait en parlant de son pyjama. Ah oui... Elle repartait encore sans. « Euh, oui, s’il te plaît. » Pour lui faire confiance, elle lui faisait vraiment confiance. Et elle pousserait même encore le vice à lui accorder le bénéfice du doute sur ses intentions. « Est-ce que... Tu vas bien ? Je... Je ne voudrai pas encore te décevoir... » Elle baissa encore le nez tout en se cachant derrière le morceau de tissu. Mais cette tension ne lui plaisait pas et elle fit quelque chose d’inattendu : elle se jeta dans ses bras et cacha son nez dans son T-shirt, cherchant son réconfort.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:08

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Il était de plus en plus difficile de lutter contre cet instinct animal qui l’habitait. Si d’ordinaire son instinct et sa raison ne faisaient qu’un, depuis l’incident de l’autre soir il était très compliqué pour Bràn de ne faire qu’un avec lui-même et sa nature surnaturelle. Malgré lui, le jeune homme avait tendance à prendre Briséis pour une chose fragile, c’était véridique, il se plaçait en protecteur, oubliant parfois qu’elle avait su se débrouiller seule jusque-là, et à New York en plus. Conscient de cette dualité qui l’animait, le loup avait préféré prendre les devants et avait ressenti le besoin vital de sortir, pour ne pas lui sauter dessus. La dernière chose qu’il souhaitait, était de l’effrayer. A son retour d’escapade, le lycanthrope ne se fit pas prier et profita de l’absence, qu’il ignorait temporaire, de la jeune femme pour se ruer dans la salle de bain prendre sa douche. Une douche froide aiderait. Malheureusement pour lui, quand il en ressortit quelques minutes plus tard, ce fut une Briséis à moitié nue qu’il trouva, sa serviette cachant juste ce qu’il fallait. Cette vision fit hurler le loup intérieurement, qui mourrait d’envie de la lui retirer pour mieux admirer le spectacle. Instantanément, les prunelles émeraude de Bràn changèrent de couleur pour reprendre à nouveau leur teinte dorée. Cela pouvait être signe de colère mais dans le cas présent ce n’était qu’un signe de désir animal, le loup voulait en faire son quatre heure, là, juste sur le sol, et il salivait d’avance. Ne la quittant pas des yeux, prédateur, le loup-garou finit par se jetter sur elle pour l’enlacer et l’embrasser avec ferveur, jamais encore il ne l’avait embrassé de la sorte, et le trouble de la jeune femme, il le sentit immédiatement mais était incapable d’y penser sur le moment.

Quand il comprit le message et la laissa enfin respirer, il pencha la tête sur le côté, mais ses prunelles refusaient de redevenir vertes. En entendant la brune s’excuser, il ne comprit pas et plissa le nez doucement. Briséis était nerveuse, ça se sentait aussi bien par son rythme cardiaque que par ses mots, elle ne savait plus vraiment ce qu’elle voulait dire. Décidant finalement de changer de sujet il la complimenta, mais ça ne sembla pas faire mouche et il se rapprocha d’elle davantage, alors même que la serviette était toujours à terre. « Tu ne penses pas ? ». Bràn fronça les sourcils et se rapprocha un peu plus. « C’est qu’on a pas souvent dû te faire de compliments Bri… Mais crois-moi quand je le dis, c’est la vérité. ». Il sourit en la voyant remettre en place une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle se pensait plus affreuse qu’elle ne l’était réellement, et ça peinait le loup, ça devait changer. Au fond de lui, l’animal hurlait toujours de désir, et l’homme commençait à peiner pour garder sa raison intacte, surtout devant pareilles courbes féminines.

La brune se baissa pour ramasser sa serviette, et Bràn en resta pantois, se giflant mentalement pour ne pas paraître perturbé. A la place, il décidé de se focaliser sur son pyjama, qu’il lui proposait d’aller récupérer dans la salle de bain. Ils étaient fraichement lavés, et l’odeur de bois épicé se faisait sentir dans toute la pièce à présent. Sans perdre un instant, le loup-garou fila dans le salle de bain et lui ramena son pyjama. « Tiens », puis lui offrit un sourire sincère. A l’intérieur, son rythme cardiaque battait la chamade comme si c’était le loup qui tambourinait au creux de son abdomen. La question qui suivit le surpris, alors même que ses yeux gardaient leur couleur dorée. Bràn n’eut pas l’occasion de répondre que la jeune femme se trouvait déjà dans ses bras, le nez niché dans son T-shirt. Oh my… Le loup n’y tenait plus et il se crispa.

« Je euh… Tout va très bien c’est juste que… J’ai très… Envie de… Te faire l’amour. ». Au moins être honnête, il fallait le dire. Ses bras l’enlacèrent contre lui instinctivement. « Mon instinct est… un peu chamboulé, il… J’aimerais vraiment beaucoup, mais je sais que ce n’est pas ce que tu souhaites alors… C’est pour ça que je suis allé courir, mais visiblement ça ne… Suffit pas. ». Il rit légèrement, même s’il s’agissait plus d’un rire nerveux qu’autre chose. Il était vraiment en plein duel avec lui-même. Plus il parlait, plus le loup résonnait dans son esprit, tortueux et tellement chaud comme la braise… Penchant la tête vers elle, il attrapa son menton et déposa un baiser plein de passion sur ses lèvres. Son parfum était si enivrant… Il avait vraiment besoin de le faire. N’y tenant plus, luttant de façon visible avec lui-même, il attrapa Briséis, la porta et l’emmena jusqu’à leur lit de fortune, l’allongeant sur les couvertures et autres fausses peaux de bêtes. Ses lèvres venaient déjà trouver son cou. Il allait la bouffer.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:09

❝OH UH... I...I... WAIT !❞

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Briseis reprenait son souffle peinant à rassembler ses pensées et à comprendre comment elle avait pu mettre le loup en colère. C’était ainsi qu’elle interprétait le changement de couleur de ses yeux. Bredouillant une réponse où elle montrait clairement avoir peu de valeur d’elle-même et avouant ses faiblesses sans peur qu’il ne s’en serve contre elle, elle confirma encore. « Non... Non je... Je n’ai pas vraiment tout ce qu’il faut pour plaire... » Elle pensait surtout à sa poitrine à ce moment là. La nature ne s’était pas montrée généreuse avec elle et peu l’avait dragué. A moins d’être saoul et affamé. Elle se sentit rougir quand il statua la vérité : oui personne ne le lui avait vraiment dit. Mignonne oui... Mais pas plus. Pas comme lui. « Merci, c’est gentil. » Elle sourit, toujours un peu gênée et remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Hésitant encore, elle ramassa quand même sa serviette, préférant prendre le risque. Il lui proposa de lui ramener son pyjama et la jeune femme accepta, pensant leur donner suffisamment de distance de sécurité.

Quand il lui ramena, Briseis leva ses yeux vers les siens et sourit. « Merci ». Baissant les yeux par réflexe, elle répondit à son sourire mais la couleur de ses yeux l’inquiétait toujours. Elle osa donc poser la question, ayant peur de le décevoir en ayant fait quelque chose de mal ou... Pas. N’y tenant plus, l’humaine se jeta pour ainsi dire dans la gueule du loup. Elle le sentit se crisper, ce qui augmenta son anxiété. Mais ce fut une toute autre explication. Oh... Il voulait lui faire l’amour ? Elle voulut reculer, comprenant qu’il fallait vraiment qu’elle remette une distance entre eux. Les joues rouge pivoine, la jeune femme déglutit. « Oh, pardon je... » Il expliqua alors que son instinct... Elle ne comprit pas très bien cette histoire d’instinct mais elle crut percevoir que c’était le loup en lui qui le réclamait. Il était sorti et voilà pourquoi il avait foncé dans la salle de bain mais pour faire quoi ? Préférant ne pas se pencher sur la question, elle avait baissé la tête et ses mains tenaient nerveusement le T-shirt du loup. Il avait raison. Elle n’était pas sûre d’être prête, du moins dans ces conditions. Il rit et elle perçut sa gêne. « Well... Ce n’est pas... Grave en soi je... Je ne sais juste pas c... ». Elle ne put aller plus loin parce qu’il attrapa son menton et l’embrassa.

L’odeur de la fleur des bois était bien présente dans la pièce. A vrai dire tout ce qu’elle touchait prenait son odeur délicate et féminine qui rendait le loup si dingue d’elle. Briseis n’en était bien sûr pas consciente. Elle voulait lui dire qu’elle ne savait comment faire pour l’aider à passer cette envie mais il y céda avant. En moins de temps qu’il ne fallait pour le lire, elle se sentit soulevée. Couinant de surprise, Briseis tenta bien de résister mais elle se retrouva sur leur lit de forture, au milieu des couvertures. Prenant appui sur ses coudes, elle voulut se redresser pour lui rappeler qu’elle n’était pas vraiment... Prête. Ou même... Sa virginité mais le loup était déjà dans son cou. Les baisers qu’il y déposait la chatouillaient. « Bràn, attend, s’il te plaît... » Elle poussa le loup comme elle pouvait, cherchant à s’extraire. Il fallait vraiment qu’il se souvienne.

Se doutant qu’il ne l’entendrait pas forcément maintenant qu’il était sous l’emprise de l’animal, Briseis n’avait pas peur de lui. Mais se montrait anxieuse. Parce que si l’homme lui avait assuré vouloir lui faire l’amour, elle n’était pas certaine que le loup soit dans la même attente. « Je... ». Elle rougissait, cherchant à s’échapper de son étreinte ou de ses baisers. « Je veux bien faire l’amour si c’est le seul moyen pour toi d’être bien mais... Sois gentil, s’il te plaît. » Elle parlait à la fois au loup et à la fois à l'homme. Il verrait alors sa réelle vulnérabilité. Elle aurait ramené ses jambes contre elle, hésitante. Oui, elle était prête à lui donner sa virginité juste pour que son désir ne retombe. Elle l’aimait et à ses yeux ce n’était pas un problème même si certains lui diraient qu’elle était vraiment idiote. Mais d’une manière ou d’une autre, elle savait qu’ils se côtoyaient et qu’il viendrait le lui réclamer maintenant qu’ils avaient partagé leurs sentiments... Elle savait aussi que sa première fois ne serait pas vraiment un moment génial. Toutes ses « amies » avaient bien insisté sur le fait que les premières étaient souvent nulles. Mais si lui se calmait... Oui sauf qu’ils n’étaient pas mariés. Devait-elle abandonner cette partie là aussi ? Evitant de croiser son regard, elle paraîtrait certainement craintive, comme le petit lapin qui venait de se faire attraper et qui n’osait plus bouger. Quelques secondes. Et puis, elle lèverait les yeux vers lui pour sonder son état et doucement, elle viendrait l’embrasser. Son coeur battrait aussi vite que celui d’un colibri. Son baiser serait doux, un peu hésitant et un peu inquiet. Mais elle ne le repousserait plus.
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No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.


Le loup était sincère lorsqu’il disait qu’il la trouvait belle. Malheureusement, la jeune femme ne semblait pas encline à l’entendre, ou du moins à l’accepter comme telle. Elle ne cessait de se dénigrer. Bràn ne préféra pas insister davantage et pencha la tête sur le côté, lui était sous le joug d’un autre maux, son loup intérieur faisait des siennes et il n’était pas prêt de le lâcher étant donné la couleur de ses prunelles. L’instinct animal se ne gênait pas, et criait sans cesse qu’il fallait se la faire, mais l’homme essayait de garder sa raison au bon endroit et maintenait avec difficulté l’animal dans sa cage. Briséis, de son côté, ne paraissait pas s’en apercevoir, se penchant tout juste pour récupérer sa serviette. Se secouant mentalement, le lycanthrope lui proposa d’aller récupérer son pyjama, ce qu’il fit sans tarder une fois qu’elle eut accepté. Il lui ramena son bien et se recula légèrement, mais la brune se mit alors à s’excuser, et il ne put que lui révéler ce qui le troublait. Si ses prunelles étaient dorées c’était à cause d’une pulsion qui ne semblait pas vouloir disparaître. Au lieu de prendre ses jambes à son cou, la jeune femme fit tout l’inverse et vint se jeter dans ses bras. L’odeur de fleurs des bois se mit à envahir ses narines et le loup crut bien défaillir, au lieu de quoi, il se crispa et tenta de lui expliquer cette histoire d’instinct. En vain. Faire l’amour n’était pas ce que la brune souhaitait, il le savait car elle n’était sûrement pas prête. Toutefois, contre toute attente et après s’être excusée, elle lui fit comprendre qu’elle n’était pas contre cette idée, prête à le laisser faire. Levant des yeux surpris vers elle, il se mit à l’observer longuement, comme si elle n’était pas sérieuse, mais en fait… Elle l’était bel et bien.

N’y tenant plus, Bràn ne la laissa même pas finir et attrapa son menton entre ses doigts afin de lui faire lever la tête pour l’embrasser passionnément. Une fois fait, il l’attrapa dans ses bras et la porta jusqu’à leur lit de fortune, l’y glissant dans les différentes couvertures. Briséis essayait tant bien que mal de parler, mais le loup avait pris le contrôle et déposait déjà des baisers dans son cou, lourds de sens. Le jeune homme se sentit finalement poussé et s’arrêta quelques secondes, la laissant bredouiller ses mots, elle qui devenait déjà rouge pivoine. A genoux, le loup-garou ne la quittait pas des yeux, oui, il voyait sa fragilité et la façon dont elle était prête à s’offrir à lui. L’homme fut touché, le loup n’y vit là qu’un futile spectacle. Figé, il continuait de la regarder, analysant ses moindres mouvements. Si l’instinct animal avait pris le dessus, il laissa tout de même parler la raison en dessous, juste pour qu’ils puissent passer à autre chose. Bràn hocha ainsi la tête. « Je le serais. ». Puis, il lui sourit. A ce moment-là, il se passa encore un laps de temps de quelques secondes jusqu’à ce que ce soit finalement la brune qui fasse un pas vers lui et ne l’embrasse doucement. Le baiser était doux, à l’image de la jeune femme et il ne put que sourire, jusqu’à ce que le loup ne se mette à la rallonger doucement sur les couvertures pour retourner dans son cou.

Ses mains se mirent à se promener et retirèrent bien rapidement la serviette qui cachait encore ses formes (elle n’avait même pas eu le temps d’enfiler ce fameux pyjama). Elles caressèrent ensuite sensuellement chaque parcelle de peau, des hanches jusqu’à ses épaules, puis ses bras. L’une vient entrelacer ses doigts à ceux de Briséis, tandis que ses lèvres venaient chercher les siennes pour un baiser plein d’amour. Le loup perdit un instant le contrôle, mais cela ne dura que quelques secondes car la seconde main vint trouver sa cible dans le but de lui faire à nouveau ressentir ce qu’elle avait ressenti quelques jours plus tôt, quand elle avait ouvertement osé le draguer. Le loup se souvenait de ce détail, et pour ça, il allait se faire un malin plaisir de la prendre toute entière. Une serrant tendrement la main de la brune, et l’autre s’attelant à la tâche, Bràn se remit à déposer des baisers ici et là, jusqu’à sa poitrine, laissant ainsi une certaine tension être palpable dans l’air. C’était électrique, et l’odeur de fleur des bois enivrait chacun des sens du lycanthrope.

Après plusieurs minutes, il arrêta ses caresses et se redressa, la jeune femme toujours sagement installée sous lui. Il retira le t-shirt qu’il avait enfilé quelques instants plus tôt, et fit de même avec son pantalon de survêtement. Vint finalement l’heure du boxer, mais pour éviter qu’elle ne se tétanise, il était revenu l’embrasser tendrement, l’empêchant ainsi de voir qu’il se mettait nu au-dessus d’elle. Les prunelles du loup étaient d’un doré si vif qu’il n’y avait plus aucun doute quant à sa nature surnaturelle. Un fin sourire en coin étira ses traits avant que ses caresses ne reprennent et que sa main vienne reprendre celle de la jeune femme. Ainsi elle saurait qu’elle n’avait pas à s’inquiéter. Commençant à soupirer lentement dans son cou, il déposa encore plusieurs baisers avant de laisser remonter sa main maligne au creux de ses reins, effleurant la peau de Briséis avec délectation et désir. Le loup se mit à frissonner en la sentant mise à nue, le véritable paradis sur terre. Quand il la sentit plus ou moins prête, le loup se mit à saliver intérieurement, il attrapa la seconde main de la jeune femme dans la sienne après avoir effleuré sa cuisse pour la remonter légèrement, vint poser ses lèvres en un baiser d’amour, puis les unis sans prévenir, détournant son attention avec le baiser.

A cet instant, ce fut la délivrance, et Bràn se montra extrêmement doux avec elle, tout comme elle l’avait demandé.


crackle bones

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:12

❝ARE WE REALLY DOIN IT?❞

( c) texas-flood


Briseis allait apprendre une nouvelle leçon sur les relations hommes/femmes : les hommes interprétaient certaines paroles comme ils le voulaient et pas forcément le sens que les femmes souhaitaient leur donner. La jeune femme avait dû faire un choix : essayer de fuir et réveiller les instincts d’un chasseur, quitte à détruire leur relation, ou consentir à lui donner ce qu’il voulait, peut-être d’une manière lui permettant de les préserver tous les deux. Ses amies lui avaient fait comprendre à l’époque de New-York qu’il y avait plusieurs moyens pour satisfaire un homme qui n’impliquaient pas forcément d’être... Active. C’était un peu ce qu’avait en tête la jeune femme mais le loup ne comprit pas. Il fallait dire qu’elle n’était pas à l’aise, déjà parce qu’elle n’avait qu’un petit bout de tissu pour la couvrir, ce qui la rendait bien vulnérable mais aussi parce qu’elle n’était pas habituée à exprimer ses pensées. Jusqu’à Bràn, on ne lui avait jamais demandé son avis, on ne l’avait jamais vraiment écouté autre que pour se moquer d’elle. Briseis était donc intimidée et se repliait sur elle-même, comme pour se protéger. Sous les yeux insistants du loup, elle baissa les siens, signant certainement là sa reddition dans l’esprit de l’animal. Elle se soumettait à ses désirs sans en avoir conscience. Et elle ne put finir sa phrase, celle où elle allait lui dire qu’elle souhaitait savoir comment elle pourrait l’aider mais il l’embrassa, avec possessivité. Ce fut comme ça que Briseis interpréta ce baiser auquel elle ne pouvait que répondre parce qu’il tenait son menton et la retenait contre lui.

A ce moment là, elle ne le repoussa pas, pensant encore naïvement qu’elle pouvait maîtriser la situation et que l’homme saurait reprendre le dessus. Mais soudain, ses bras glissèrent le long de son corps et firent pression au niveau de l’articulation de ses genoux, la forçant à les plier et lui permettant ainsi de la soulever. Couinant de surprise, elle eut juste le temps de s’accrocher à son cou, craignant instinctivement de tomber. En quelques secondes, elle se retrouva allongée au milieu des couvertures. Ses joues rougirent alors qu’elle réalisait ce qu’il se passait et que le loup commençait à l’embrasser avec une certaine voracité dans le cou. Un geste qu’elle ne comprenait pas encore. Plus tard, elle saurait qu’il trahissait les envies du loup-garou pour quelques bêtises amoureuses mais ce jour là, elle ne le savait pas. En revanche, son instinct lui hurla de mettre une distance entre eux parce qu’elle sentit bien que Bràn était un peu trop loin à ce moment là. Ce n’était pas lui. Le poussant comme elle put, elle parvint, pensa-t-elle à obtenir son attention. Quoiqu’elle fasse maintenant, elle avait compris qu’elle allait devoir subir la situation. Quoiqu’il arrive, elle ne lui échapperait pas. Elle avait deux solutions : considérer que le loup la forçait et assurer la fin de leur relation dans les larmes ou accepter et le laisser faire en espérant qu’il se montre suffisamment attentif pour ne pas que ce soit juste du sexe. Sans... Rien d’autre que la satisfaction d’un besoin animal. Elle choisit la seconde option, incertaine encore de prendre la bonne décision. Les joues rouges, elle lui rappela quelques faits honteux à ses yeux. Se mordant nerveusement la lèvre, elle attendait une réponse qui tarda un peu à venir. Les secondes s’égrenaient dans un silence lourd et pesant. Il la pensait sûrement stupide... Et elle n’osa plus le braver. Se giflant mentalement et sentant les larmes lui monter aux yeux, il répondit enfin, assurant qu’il serait gentil. Relevant légèrement la tête, juste pour observer son visage, elle vit son sourire.

Se sentant rassurée, Briseis fit donc un pas vers lui, contrant toutes ses inhibitions et osant déposer ses lèvres doucement sur les siennes. Les yeux fermés, elle essayait de lui transmettre tous ses sentiments : inquiétude, son envie de tendresse... Lentement, le loup avança et la jeune femme fut encouragée à se rallonger jusqu’à ce qu’il ne retourne dans son cou. Briseis ne comprenait pas vraiment cette idée fixe et son corps encore vierge ne pouvait pas vraiment réagir favorablement. Cela ne lui fit ni chaud ni froid. Plus tard, ce serait le signal pour commencer à frissonner et à désirer une union avec le loup, mais pas ce jour là. Les yeux fixés sur le plafond, elle était crispée. Surtout quand les mains de Bràn commencèrent à l’effleurer et à retirer une fois de plus la serviette. Nue. Elle était mise à nue et cette sensation lui parut bizarre et... Honteuse. Elle déglutit alors qu’il commença à la caresser. Son coeur manquait des battements à chaque fois que leurs peaux rentraient en contact. Elle sursautait. Le loup allait devoir prendre le temps de la détendre parce qu’elle était plutôt stressée. Il explorait son corps et elle eut tendance à vouloir se cacher avec ses mains ce qui lui valut de s’en faire priver. Il lia ses doigts aux siens et il l’embrassa. Elle sentit son amour dans son baiser et elle s’y accrocha alors que le loup s’employait à éveiller de nouvelles sensations inconnues. Mais elle ne réagirait pas vraiment. Cependant, il interpréterait probablement mal ses mouvements qui pouvaient s’apparenter à quelques ondulations alors qu’elle cherchait à sortir de cette étreinte qui la mettait mal à l’aise. Finalement, il se montra suffisamment patient, l’embrassant encore en divers endroits de son corps et elle frissonna quand il arriva à sa poitrine. Un faible frémissement plein de promesses. S’il le remarquait, il essaierait peut-être d’éveiller ses sens en se concentrant vers ce point sensible. Les jambes plutôt serrées l’une contre l’autre fermement parce qu’elle avait quand même peur, elle osait à peine respirer.

Plusieurs longues minutes passèrent et le loup ne se décourageait pas au contraire. Son souffle était un peu erratique parce que c’était les montagnes russes dans sa poitrine. Quand il recula, elle inspira et ne chercha pas à s’échapper. Elle aurait pu mais non, elle resta docilement à sa place. Il retira son T-shirt. Puis son pantalon. Oh. Elle déglutit et effectivement, alors qu’elle allait se tétaniser, il se pencha sur elle pour l’embrasser encore. L’avantage était qu’il n’avait pas les yeux posés partout sur elle pendant ce temps là, petite pensée réconfortante qui lui permit d’éloigner un nuage. La tendresse de ce baiser la détendit. Il semblait qu’elle s’habituait un peu à la situation. Et ne perçut pas sa nudité. Les yeux de Bràn étaient toujours dorés. A peine perçut-elle l’éclat qu’elle referma les yeux et ne vit pas son sourire alors qu’il reprenait ses caresses. Ok. Elle connaissait ça maintenant. Elle frissonna quand même, sa peau se révélant particulièrement sensible. Il lui reprit la main. Reconnaissant ce geste, elle l’accepta plus facilement également. Effectivement, elle se crut sauve.

Les soupirs dans son cou, les autres baisers alors que son autre main recommençait à vouloir la toucher son intimité, les effleurements la firent effectivement frissonner. Soudain, il la poussa à ouvrir une jambe. Timidement, elle le laissa faire alors que sa main ne faisait que la caresser encore jusqu’à reprendre son autre main libre. Elle reconnut alors encore ce geste elle se détendit très légèrement. Et il l’embrassa à nouveau. Cette fois, elle se noya dans ce baiser jusqu’à ce qu’il ne les unisse. Briseis ne sentit qu’un coup violent qui sembla déchirer quelque chose. Son cri de douleur fut étouffé par le baiser. Une sensation désagréable de brûlure commença à se répandre. Elle avait l’impression de suffoquer alors que des larmes perlaient sur ses cils. L’odeur du sang se mêla doucement à celle des fleurs des bois.
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