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 BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:13


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:15

❝I SURRENDER MYSELF TO YOU❞

( c) texas-flood


Qu’avait-elle fait ? La question tournait en boucle dans sa tête. Elle venait de faire la plus grosse bêtise de sa vie (pour rester polie) et elle regrettait déjà d’avoir cédé. Pourquoi avait-elle consenti à ça ? Il savait quel était son voeu et ... Son coeur se serra et le chagrin commença à l’envahir. S’était-elle faite manipulée ? Elle rejouait tout dans sa tête, comme pour découvrir à quel moment elle s’était faite avoir et ce qui justifiait ce qui se passait. C’était forcément de sa faute. Le poids de la culpabilité lui parut bien plus lourd que le corps de Bràn qui se mouvait au dessus d’elle et faisait parfois pression sur son bassin. Il avait commencé par la toucher et la jeune femme avait accepté ce jeu, espérant encore naïvement qu’il se contenterait de ça et retrouverait la raison par lui-même. Ne venait-elle pas de consentir à se donner à lui ? Elle ne savait plus très bien si elle le voulait ou non. Non. Il restait tendre mais la couleur de ses yeux lui faisait peur. Incapable de le rejeter, elle se sentait prise au piège et bien consciente qu’un loup l’emportait toujours sur sa proie, elle ne savait plus comment le maîtriser. A vrai dire, la peur avait cédé. Pour la première fois, elle mesurait à quel point il pouvait être dangereux. Le voile de ses illusions tombait, révélant l’effroyable vérité. Le loup était bel et bien dangereux. Bràn avait bien tenté de l’avertir encore et encore mais elle avait balayé tous ses discours alarmistes en lui rappelant que rien ne comptait plus que son humanité et ses bonnes actions.

Et puis... Il fallait bien y passer un jour... Elle avait bien tenté de croire en ses rêves, et ils n’avaient pas fonctionné. Sauf qu’elle sursautait dès qu’il la touchait. Elle ne se détendait pas vraiment, vraiment incertaine de ce qu’elle voulait. Trop occupée à cogiter, elle ne faisait pas vraiment attention à ce qu’il faisait. Le loup eut certainement l’impression de perdre son temps mais l’humaine vivait ça comme quelque chose de beaucoup trop rapide pour elle. Quand il lui prit les mains, elle se sentit d’autant plus prisonnière et n’avait que les baisers pour lui dire à quel point elle avait peur. Au point, qu’elle pensa même reprendre une distance avec lui mais, comme il l’avait interceptée, Briseis fut bien obligée de rester à sa place.

Il recula et l’humaine aurait pu à ce moment là se redresser et fuir comme cette alarme le lui hurlait dans sa tête mais non. Elle ne le fit pas. Il l’aurait rattrapée avant. Elle était réaliste. Elle avait abandonné toute combativité et ne faisait plus qu’assister à tout ça avec une distance qui la peina encore. Et son coeur manqua plusieurs battements. Wh... ? Bràn venait de descendre sa main et Briseis n’apprécia pas vraiment. Bien sûr, les baisers qu’il déposait sur sa poitrine lui étaient agréables mais il lui fallait bien plus de temps. Le loup se contenait beaucoup, bien sûr, elle n’irait pas lui dire qu’il n’avait pas fait un effort parce qu’il se montrait aimant... Etait-ce de l’amour ? Le doute s’insinuait dans ses veines et une dose d’adrénaline se mêla à son sang dans ses veines palpitantes. Une chose était sûre, elle ne pouvait pas vraiment apprécier cette caresse intime parce qu’elle ne connaissait pas ça et surtout pas les effets que c’était censé produire. Il l’embrassa encore et Briseis y répondit avec toujours une immense inquiétude. Il lui reprit les mains et ce ne fut plus qu’une immense douleur. Un cri mourut au bord de ses lèvres. Les pupilles dilatées, les larmes qui lui brouillaient la vue... Elle était sonnée alors que l’animal jubilait d’avoir obtenu ce qu’il voulait. Et alors qu’elle pensait que le pire était venu, Bràn commença à bouger. Et ce fut pire. C’était vraiment désagréable. Ça brûlait.

Il voulut lui offrir un autre monde dans un baiser mais elle priait seulement pour que tout ceci se finisse. Et il accéléra. Ce fut tellement dur pour elle qu’un couinement de douleur lui échappa mais il n’y fit pas attention. Elle comprit à ce moment là que c’était absolument pas Bràn. Son souffle dans son cou lui parut insupportable et elle serrait les dents et les mains pour supporter tout ça. Il continuait de l’embrasser mais elle n’y répondait même plus. Elle essayait d’oublier le mal mais rien à faire... Si c’était ça faire l’amour, une chose était sûre : elle ne voulait plus jamais s’y risquer. Elle peinait déjà à rester consciente...
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:16


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:17

❝I DON’T EVER WANNA FEEL THIS WAY... AGAIN❞

( c) texas-flood



Et pourtant Briseis ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Elle ne pourrait jamais lui reprocher d’avoir perdu le contrôle parce qu’elle avait accepté ce jeu et n’avait même pas osé le repousser franchement. Sa faiblesse l’avait rendue muette, consentante et surtout lâche. Elle n’avait pas eu le cran de le frapper, de le mettre dehors, de tenter de fuir. Non. Elle avait abandonné le combat avant même qu’il ne commence. Elle était une proie et si certaines se battaient jusqu’au bout pour sauver leur vie, Briseis avait juste accepté. Elle pensait l’aider d’une manière un peu différente mais il l’avait déjà mise au lit (si l’on pouvait appeler un matelas plein de tissus un lit) et lui avait sauté dessus. A partir de là, elle savait qu’elle n’avait plus aucune échappatoire. Et, dans une vaine tentative, elle avait essayé de reprendre un peu le contrôle de la situation. Mais tout avait rapidement dérapé.

Son amour, elle ne le perçut que vaguement. A vrai dire, elle le remettrait rapidement en question, se demandant si elle n’était pas allée imaginer des choses. Bràn avait déjà fait ce genre d’offres dans le passé et ce fut leur premier conflit. Si l’on pouvait appeler ça un conflit : Briseis avait feulé qu’il n’était pas mieux qu’un autre et qu’il lui manquait totalement de respect parce qu’elle lui avait confié son désir de ne le faire qu’avec l’homme qu’elle épouserait. Ces images défilaient devant ses yeux. Un autre rêve brisé. Il lui avait finalement pris ce qu’elle s’était refusée de donner, la seule chose qu’elle pensait pouvoir maîtriser à peu près. Et ce n’était pas non plus les circonstances qu’elle avait souhaité. Son coeur s’alourdit alors qu’une pensée perfide commençait à lui envahir l’esprit : et si le loup l’avait manipulé pour arriver à ses fins ?

Ces mains qui se posaient sur elle lui semblèrent être les barreaux d’une prison. Elle avait peur et ne sentait aucune compassion dans les gestes du loup. Il... Essayait. Elle n’en savait rien en fait et peinait à rassembler ses idées pour changer les choses. Elle subissait, essayant tant bien que mal de se raccrocher à ses sentiments pour lui, essayant de ne pas trembler ou sursauter à chaque fois que leurs peaux rentraient en contact. Et il y eut cette souffrance. Cette douleur lancinante à laquelle elle ne s’habituait pas.  Serrant les dents, la vue brouillée, elle avait l’impression de suffoquer. Et alors qu’elle pensait que c’était fini, qu’il la laisserait tranquille ayant obtenu ce qu’il voulait, elle découvrit que c’était loin d’être le cas.

Ses soupirs dans son cou sonnèrent faux à son oreille et elle ne put retenir quelques couinements. Il serait difficile de dire si c’était de la douleur ou du plaisir. Ses baisers, elle n’y répondait plus, implorant seulement n’importe qui pour que ce moment affreux ne cesse. Elle enfonçait ses ongles, inconsciemment, dans la chair du loup, comme pour lui transmettre cette douleur qu’elle ressentait mais il resta complètement sourd à ses sensations. Pire, il se mit à grogner. Son coeur s’emballa. Il allait la tuer. Elle ne l’avait jamais entendu grogner avant autre que pour se battre ou tuer. Elle analysait toujours très mal le comportement du loup ou de l’homme, on voyait à présent le résultat. Les larmes ne coulaient plus. Il lâcha une de ses mains. Cette brève liberté de mouvement retrouvée, la jeune femme n’osa même pas s’en servir. A vrai dire, la douleur la clouait littéralement sur place et chaque micromouvement relevé du supplice pour elle. Elle sursauta quand il vint caresser sa cuisse. Qu’allait-il lui faire encore ? Elle n’eut pas à se poser la question plus longtemps. Un nouveau couinement s’échappa de ses lèvres, ses pupilles s’étrécirent soudainement. La douleur était pire encore. Elle ne partait pas, pire, elle se sentait comme écartelée. Les os de son bassin craquait sous le rythme soutenu qu’il lui imposait.

Et puis, quelque chose changea. Il gémit dans le creux de son oreille, se figea, et son poids l’écrasa doucement. Suffoquant, la jeune femme ne bougeait toujours pas. Et sursauterait quand il déposerait encore des baisers dans son cou et caresserait son visage. Elle ne savait plus maintenant ce qu’était l’amour ou non. Elle ne savait plus si les sentiments étaient là ou non. Briseis était perdue. Elle ne bougerait pas, même quand il basculerait sur le côté. Elle ne parlerait pas. Elle fermerait juste les yeux, comme pour oublier. Elle dormirait. Mal. Dès qu’il bougerait, elle se réveillerait en sursaut, aux aguets. Ou bien c’était la douleur qui la tirait de son inconscience. Et elle finirait par se lever pendant qu’il dormirait.
Là, elle irait dans la salle de bain, verrouillerait la porte. La sensation rêche entre ses cuisses lui dévoilerait les traces de sang qui restaient, seuls témoins silencieux de cette virginité perdue. La honte la submergerait, le regret aussi. Sous l’eau, elle s’apercevrait qu’elle était endolorie de partout. Reniflant, elle prendrait le gel douche et se laverait encore et encore. Elle s’habillerait, ouvrirait la porte. Le loup ne se serait pas réveillé et l’humaine filerait à l’anglaise, préférant l’éviter.

Sauf qu’elle avait oublié un détail : elle travaillait dans un bar avec des vampires. Sa boss la verrait arriver et bien qu’elle voulait se persuader d’être toujours humaine, elle sentirait bien que son employée avait quelque chose de différent. Quelque chose qui pouvait éveiller quelques comportements inappropriés dans son bar. Résultat ? Elle se vit renvoyer chez elle sur le champ. Briseis traîna sur le chemin du retour. Le loup devait aussi travailler alors elle attendit que le soleil soit suffisamment haut dans le ciel pour écarter tout danger. Ses pas la menèrent vers l’Eglise où elle hésita un moment avant d’entrer, comme si elle n’en était plus digne. Là, elle aperçut une soeur. Peut-être devrait-elle y songer parce qu’elle ne voulait plus jamais revivre ça ! Elle l’observa et la nonne vit bien que la jeune femme avait l’air d’avoir envie de lui poser une question mais dès qu’elle amorça un mouvement Briseis préféra fuir. Elle trouva un banc et s’assit un moment. Les heures passaient et les passants lui dévoilaient quelques moments de vie. Deux copines très complices parlaient. « Egoïste. Il n’a pensé qu’à lui, comme d’habitude... ». Les mots firent mouche. Dans son esprit elle recomposait le puzzle. Oui, en fait, c’était un truc où l’on ne pensait qu’à son propre plaisir. Donc... Ce n’était pas du tout un moment partagé mais... Plus confuse encore, elle préféra chasser ça de sa tête.

Quand elle rentra, elle trouva bien évidemment l’appartement vide. Observant le lit avec défiance, elle prit une couverture, son oreiller de fortune et s’installa près du poêle. Là, elle put récupérer sa nuit, le coeur toujours aussi lourd. Ce serait donc ainsi que le loup la trouverait quand il rentrerait : pâle, fragile et décidément éteinte. Et l’odeur du sang flotterait autour d’elle.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:18

I feel it. Something changed.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.



Il avait effleuré la peau de sa joue avec douceur et tendresse, signe d’un amour qui était bel et bien là, mais il ignorait que le message ne passerait pas. Que le choc était bien trop grand pour qu’elle ne puisse comprendre ses signes. Bràn n’était pas toujours clair dans ce qu’il exprimait, aussi bien par les gestes que par les mots, et il n’était pas conscient que Briséis pouvait mal interpréter les choses. Quand il toucha son 7ème ciel, il ne nota pas la terreur de la brune, restant contre elle pendant quelques minutes encore, reprenant son souffle avant de finalement glisser sur le côté pour s’endormir doucement. Il n’osa pas lui demander si ça allait, mais les prunelles n’avaient plus rien de dorées. Le loup était satisfait, il était donc reparti dans l’ombre pour se rouler en boule et dormir emmitouflé dans sa fourrure. Terrassé, Bràn dormit de pied ferme et n’entendit rien de ce que la jeune femme fit : aller dans la salle de bain, se doucher. Absolument rien. L’aube vint comme la nuit était tombée et il ne l’entendit pas plus sortir pour se rendre au travail. L’odeur de fleur des bois flottait partout dans l’air, puis dans les couvertures, enivrant dans son sommeil le loup qui avait enfin obtenu ce qu’il voulait. L’homme n’avait pas vraiment eu son mot à dire, mais l’équilibre était revenu, et le poids n’était plus là. Le poids venait visiblement d’être transféré à quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui commençait à douter, et à penser qu’il s’était fichu d’elle. Briséis était pleine de doutes.

Lorsque les rayons du soleil le tirèrent finalement de son lourd sommeil, Bràn se rendit compte que la jeune femme n’était plus là. Déjà partie au travail probablement. Il ne s’inquiéta donc pas plus des derniers évènements, il ne faisait qu’espérer ne pas avoir été trop brutal avec elle. L’homme avait perdu le contrôle et ne se souvenait plus très bien de ce qu’il s’était passé, transporté ailleurs, dans un autre monde, un ciel étoilé duquel il avait eu du mal à redescendre. Passant une main dans ses cheveux ébouriffés, le loup-garou se mit à la chercher du regard, en vain. Il mit plusieurs minutes avant de se redresser et filer dans la salle de bain où l’odeur de l’angoisse était encore présente. Ca le perturba un tantinet, le faisant déglutir lentement. Si ça avait été magique pour lui il commençait à craindre que ça ne l’ait pas été pour elle. Shit. Prenant sa douche en vitesse et voyant l’heure tourner, il s’occuperait de ça plus tard, Briséis devait déjà être au travail à cette heure-ci. Bien.

Quelques minutes après s’être douché, Bràn s’habillait rapidement et filait dans les bois pour effectuer sa journée de travail. Le soir, il rentra complètement éreinté de sa journée et trouva la jeune femme agglutinée dans les couvertures, près du poêle. L’odeur du sang planait toujours autour d’elle, il ne la perçut que trop bien, mais le l’instinct animal ne pointa pas du tout le bout de son nez, récupérant sagement de sa nuit. A pas de loup, il vint s’approcher d’elle qui dormait encore, ou feignait de l’être.

« Hey, ça va ? ». Sa voix était douce et basse, comme s’il cherchait à savoir si elle dormait ou non. Il n’avait aucune idée de ce qu’il se passerait après ça, mais il avait un mauvais pressentiment. Briséis semblait éteinte, presque morte, perdue ainsi dans ces couvertures. Du moins elle semblait bien mal en point.

Sa pâleur il ne la vit pas tout de suite, mais face à cette vision il prit peur et devint lui-même un peu pâle. « Briséis ? ». Il se rapprocha un peu plus pour l’observer, la contourna pour espérer voir plus, mais en vain. Alors il posa sa main sur une de ses épaules, la secouant très doucement, comme pour ne pas la casser. « Bri, hé, ça va ? ». Impossible de sentir autre chose que l’odeur du sang, si angoisse il y avait il ne pouvait pas le sentir, mais une chose était sûre, il n’y avait plus de fleur des bois dans l’air, et ça ne fit qu’aggraver la panique dans le son de sa voix ou au sein de son for intérieur. Son cœur se mit à battre un peu plus fort dans sa poitrine, tel un tambour menaçant de tout faire exploser sur son passage. Bràn craignait la suite, il avait un mauvais pressentiment, et quelque chose lui disait qu’il avait fortement raison de craindre ce qui arrivait.

Car il n’y avait rien de pire que le calme avant la tempête. Et cette tempête, allait probablement venir. Il avait perdu le contrôle. Il avait merdé.


crackle bones

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Dim 6 Déc - 17:58

❝I'M NOT SO FINE AT ALL❞

( c) texas-flood


La jeune femme avait été renvoyée chez elle à son plus grand désespoir. Elle n’avait personne à qui parler et ne se voyait pas aller confier tout ça à un prêtre. A vrai dire, elle n’avait pas envie d’en parler. Manifestement, elle avait fait quelque chose de mal et elle culpabilisait à chaque pas vers l’appartement. Jusque là, cet endroit était dans son esprit un cocon où rien ne pouvait lui arriver parce que le loup veillait sur elle. Mais cette belle image avait volé en éclat. Elle traînait les pieds à présent, observant la fenêtre qui correspondait au séjour avec une certaine tristesse et une certaine crainte.

Les doutes s’étaient lentement insinués dans son esprit. Elle avait même ressenti de la colère envers Bràn, commençant à le blâmer pour avoir franchi une barrière contre son gré. Et ce fut à ce moment là qu’elle se questionna elle-même. Pouvait-on vraiment dire qu’il l’avait forcée ? N’avait-elle pas accepté ? Le noeud dans sa gorge s’intensifia. Non, tout était vraiment de sa faute. Elle n’avait pas eu de meilleure idée que de se jeter dans la gueule du loup et elle devait en assumer les conséquences. Bràn n’y était pour rien, il avait manifestement perdu le contrôle et... Tout était juste raté. Elle avait espéré naïvement qu’il ne se montrerait que doux et attentif mais ce fut loin d’être le cas. Il avait fait ce qu’il avait toujours dit faire jusque là, fait ce que tout le monde faisait dans ce monde : prendre son plaisir en oubliant celui de l’autre. Tout n’était qu’un rapport de force, même l’amour. Et la jeune femme venait de perdre ses dernières illusions.

Elle poussa la porte et ne put retourner dans ce lit. Alors, elle attrapa de quoi se rapprocher du poêle et se glissa sous une couverture pour ne pas avoir froid. Elle avait toujours mal et voulait juste tout oublier, pour un moment. Quand le loup garou revint de sa journée de travail, Briseis ne l’entendit pas. Le jour était tombé mais l’humaine n’avait même pas senti le poids des heures, son corps meurtri récupérant encore de cette nuit affreuse. Le son de la voix de Bràn ne suffit pas à la tirer de son sommeil. En revanche, quand il posa sa main sur son épaule, son corps se crispa instinctivement et ses paupières se soulevèrent. Papillonnant des yeux un moment, elle perçut la présence de Bràn. Et son angoisse. Instinctivement elle se roula en boule. « Ça va... » répondit-elle d’une toute petite voix. En réalité, elle avait encore mal et regrettait d’avoir bougé.

Il s’attendait probablement à des larmes, des cris, des reproches mais ce serait mal connaître Briseis. Elle était incapable d’en vouloir à quelqu’un très longtemps et avait préféré remettre toute la faute sur elle-même. Profitant de quelques secondes pour se réveiller complètement, elle réalisa qu’il était déjà tard et qu’elle devait vraiment reprendre une douche. Elle se redressa lentement dans le lit, évitant le regard de Bràn. « Je dois... Me changer ». Peu sûre d’elle, elle se leva et fila dans la salle de bain en prenant soin de fermer le verrou, chose qu’elle faisait toujours mais cette fois là, elle réalisait que c’était avec raison. Bien sûr, il pouvait très probablement détruire cette porte mais la jeune femme sur le moment préféra ne pas envisager sérieusement cette possibilité. Elle saignait encore.

Une fois changée, elle sortit de la salle d’eau et réalisa qu’elle avait faim. Oui quelque chose avait changé : des tas d’idées passaient dans sa tête parce qu’elle ne voulait plus renouveler cette expérience maintenant. Et à part devenir bonne soeur... Parce que s’il disait l’aimer, elle en doutait fortement. Ce n’était pas son idée de l’amour et Erick par exemple n’aurait jamais agi de la sorte. Il fallait donc accepter la vérité : cet aspect ne l’intéressait pas et il valait mieux se concentrer sur l’aspect spirituel plutôt que sur l’aspect physique. Elle avait fait une erreur et ne voulait plus ressentir ces rapports de force. Elle devait donc partir et trouver un endroit loin de tout où elle pourrait se débrouiller seule et si jamais elle venait à mourir d’une façon ou d’une autre, elle l’accepterait. New-York avait longtemps été son refuge et la ville lui manquait même s’il était clair que cet endroit n’avait plus rien de sûr, s’il l’avait été un jour. Evitant toujours Bràn, elle se dirigea vers la cuisine et but un verre d’eau avant de grignoter quelque chose pour ne pas mourir de faim.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Mar 22 Déc - 21:34

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La tension et l’angoisse étaient palpables dans la pièce qui leur servait à la fois de salon et de chambre à coucher. Le loup ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait, lui qui rentrait à peine de sa journée de travail. Il était persuadé que Briséis allait bien suite à ce qu’il s’était passé la veille. Après tout, elle lui avait donné son accord, et lui ne se rendait pas spécialement compte d’avoir perdu le contrôle. Du moins, dans son esprit, il ne pensait pas que ça ait atteint des proportions si grandes. S’il savait, il regretterait sûrement d’avoir laissé l’animal prendre le pas sur le reste, mais pour l’heure, il ne faisait que s’inquiéter pour elle, l’odeur du sang flottant encore dans l’air et la masse près du poêle signifiant qu’elle devait avoir froid. Bràn l’appela, plusieurs fois sans réponse, elle dormait véritablement, comme si la nuit dernière n’avait été qu’une nuit blanche, détail qu’il ne comprenait pas plus. Pourquoi ? Penchant la tête sur le côté, ce ne fut que lorsqu’il la toucha qu’il la sentit se réveiller… Et se crisper. Instinctivement, le cœur du loup-garou manqua un battement. Quelque chose s’était produit, un changement, et il était soudain flagrant. Elle était comme… Apeurée. Et surtout éteinte. Briséis se roula en boule, tel un chat qui cherchait à se protéger, ériger un mur entre lui et un assaillant invisible. Bràn était clairement cet assaillant, et cette pensée le rendait soudainement nauséeux. « Ca n’a pas l’air… ». Simple remarque lancée à voix tout juste audible pour elle. Quelque chose n’allait vraiment pas, et ça lui déplaisait autant que ça l’inquiétait plus que de raison.

Des larmes, des cris, ces deux choses auraient probablement été plus compréhensibles pour le loup. Face au calme et au silence, il se sentait gauche, invisible et incroyablement mal à l’aise. Le lycanthrope n’était pas habitué à ressentir ce genre de mal être, lui qui s’était forgé un caractère, et qui se défendait contre l’ennemi. Briséis avait ouvert une brèche en son sein, et à présent qu’elle était ouverte, son cœur était exposé plein sud, prêt à être touché en un tir. L’angoisse qui emplissait l’air ambiant le perturbait plus qu’il ne l’aurait pensé, et cette sensation de douche froide était aussi désagréable que de se brûler les doigts après une bougie non éteinte. Pendant plusieurs secondes, Bràn ne bougea pas d’un centimètre, il était sale mais ébranlé, et tant qu’il ne saurait pas ce qu’il se passait, il ne comptait pas aller se laver. La jeune femme en revanche était bien décidée à se changer, peut-être même travaillait-elle ce soir. Qu’à cela ne tienne, ils devaient discuter. La veille elle lui parlait, et ce soir ? Il n’y avait plus que le silence ou des réponses insensées. « D’accord… ». Son esprit tournait à mille à l’heure, cherchant là où il avait merdé, fait une erreur, mais aucun fil ne se remettait en place puisque le loup pensait avoir été doux, il n’avait jamais pris un rythme commun à celui qu’il pourrait prendre avec une louve ou encore une humaine qui en demandait trop. Avec la brune, il s’était montré attentionné dans sa perte de contrôle, à ses yeux. En réalité, il ignorait plus ou moins comment les choses s’étaient passées. Il ne se souvenait que des sensations.

Partir de Salem, c’était l’une des idées de Brisés, idée qu’il ignorait royalement puisqu’elle ne parlait pas. Pendant qu’elle se lavait et se changeait, Bràn avait remis du bois dans le poêle, ravivant les flammes par la même occasion. Quand elle daigna enfin sortir de la salle de bain, il leva les yeux vers elle, la toisant du regard tandis qu’elle se rendait en cuisine pour boire et grignoter. Elle n’était pas dans son état normal, et intérieurement ça le rendait fou. A la fois fou d’inquiétude et de colère. Qu’avait-il fait pour mériter une chose pareille ? « Bri. Parles-moi. Tu crois que je ne vois pas ce qui se passe ? ». Se redressant sur ses deux jambes, il se rapprocha de la cuisine, sa veste posée dans un coin où elle ne risquait pas de salir le sol ou autre chose. « Qu’est-ce qui ne va pas ? L’air est empli de l’odeur de la peur… Et j’ai l’impression que… Tu as peur de moi ? ». Bien joué, Bràn se serait cru dans un vieux remake de Twilite dans le rôle d’Edward-le-grand-petit qui s’inquiète de savoir si on a peur de ses paillettes faciales.

Malheureusement pour le loup-garou, Bella allait se faire la malle et encore une fois ce serait le vampire pailleté qui l’emporterait. A croire qu’ils étaient vraiment maudits. Quoi qu’il en soit, le lycanthrope espérait bien faire parler celle qu’il aimait, et pour qui il avait découvert des sentiments sincères. Le besoin animal avait probablement tout fait capoter, et Bràn ne semblait même pas y croire. Il voulait comprendre. Oui, il fallait qu’il comprenne et pour ça, il allait falloir que la jeune femme parle.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Mar 22 Déc - 22:10

❝IT'S OVER❞

( c) texas-flood


Briseis se sentait particulièrement vulnérable et toute sa fragilité se révélait alors que loup constatait les dégâts. Il avait manifestement perdu le contrôle et ne savait même plus ce qu’il avait fait, ou plutôt, il avait oublié certains détails. Des détails qui pourtant comptaient pour la jeune femme et si jamais il venait à lui dire qu’ils s’étaient aimés, elle lui ferait probablement la remarque que tout avait cessé quand il n’avait plus pensé qu’à lui... A lui seul. Et ça, c’était bien ce que les autres cherchaient toujours : des relations physiques, leur propre plaisir avant celui du compagnon. Dans ce monde, on ne partageait rien et on mettait le mot amour sur des choses qui n’en avait même pas la saveur. N’entendant pas vraiment sa réponse (et ne l’écoutant pas), elle réalisa être allongée à côté de lui. Il lui fut donc facile de trouver une excuse pour s’éclipser dans la salle de bain.

Le trajet jusqu’à la salle d’eau fut compliqué. Chaque pas faisait renaître des souvenirs de la veille : allait-il l’empêcher encore une fois de rentrer dans la pièce ? Allait-il encore une fois se jeter sur elle et la forcer à répondre à ses attentes alors qu’elle n’en avait absolument plus envie ? L’avait-elle même vraiment voulu ? Briseis réalisait à quel point sa manie à se plier aux désirs des autres lui jouait des tours, et des très vilains. Elle n’osait jamais dire non de peur de blesser, quitte à elle-même se retrouver en difficulté par la suite. Fuyant le malaise manifeste qui faisait un barrage entre eux, elle put finalement s’enfermer dans la salle de bain. Elle prit rapidement sa douche, sur le qui-vive et sursautant à chaque bruit qui lui parvenait de l’autre côté de la porte.

Et puis, peu à peu, elle eut envie de quitter cette ville. Elle ne pouvait même pas le fuir en allant travailler, elle était en repos forcé. Agacée, elle essuya une larme qui roulait sur sa joue et renifla. Il allait falloir prendre sur elle et réunir quelques affaires. Mais pour aller où ? Elle soupira. Elle se sentait piégée. Et ne savait pas comment se sortir de cette situation. Rien que sortir de la pièce était une épreuve ! Entendant son ventre crier famine, elle se rhabilla avec autant de couches que possible et passa une tête, cherchant à évaluer où se trouvait le loup. Un petit coup d’oeil lui permit de le percevoir près du poêle, soit à une distance suffisante pour qu’elle élargisse l’ouverture et se rende rapidement à la cuisine. Là, elle attrapa une pomme et croqua dedans. Le jus coula sur son menton et, le sentant, elle se tourna pour attraper un torchon et s’essuyer la bouche. Le goût sucré lui apporta un réconfort jusqu’à ce qu’il ne lui parle.

Se raidissant, Briseis baissa la tête et les yeux, reculant vers le meuble instinctivement. Ce n’était pas vraiment une bonne idée mais elle était encore une fois prisonnière entre quatre murs et un loup. Déglutissant, la question du loup la surprit. Elle l’entendit approcher et le bout de ses pieds finirent par entrer dans son champ de vision. Si lui se pensait dans un remake de Twilight (probablement une histoire que Briseis aurait adoré bien qu’elle aurait choisi le loup plutôt que le vampire contrairement à ce qu’il pensait) l’oeuvre n’existait pas dans ce monde alors elle n’en avait aucune connaissance. Et contrairement à l’héroïne qui avait vraiment cherché sa nuit de noces, Briseis n’avait rien demandé ! Peur de lui... Comment lui dire les choses sans lui faire du mal ? Les larmes commençaient déjà à perler et plusieurs vinrent s’écraser sur le sol. Muette, elle cherchait la bonne réponse, sans savoir vraiment comment dire la vérité sans toutefois la dire...Totalement. Et elle ne comptait pas répondre. Il suffirait cependant d’un geste du loup vers elle pour qu’elle ne lâche quelques bribes d’informations.

« Je ne veux plus jamais le refaire. » Voilà. La couleur était annoncée. « Je... Je pense que je ne suis pas faite pour ça et qu’il vaut mieux que je serve l’église ou...Je ne sais pas, partir m’installer ailleurs où je serai seule et où personne ne me blessera ou ne me traitera mal » Autrement dit : elle n’avait pas aimé du tout et ne comptait absolument laisser le loup la toucher à nouveau. Et l’accusation sous-jacente était bien réelle. Oui, le loup ne l’avait pas vraiment bien traitée et elle en était consciente même si elle niait la vérité. Le clou serait certainement enfoncé pour de bon à ces mots là. Si ça c’était faire l’amour eh bien autant dire qu’il n’y avait absolument rien de magique ou magnifique là dedans, juste un désir égoïste de satisfaire un besoin au dépend de celui de l’autre. Il l’avait forcée et la jeune femme créait une distance entre eux qu’il serait difficile de franchir à nouveau. Bràn pourrait donc aller se soulager ailleurs. Elle préférait le libérer plutôt que de le voir souffrir d’une relation... Platonique.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 9 Jan - 16:16

You wanna leave ?
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Comment ne pas ressentir la tension insistante qui planait dans l’air depuis qu’il avait franchi le seuil de la porte ? Comment ne pas se rendre du compte du malaise qui persistait entre eux deux alors que le loup ne pensait avoir rien fait de mal ? En son for intérieur, il savait de quoi il retournait, d’où venait cette certaine distance que la jeune femme mettait entre elle et lui. Pourtant, l’inquiétude était là, grandissante à mesure qu’il constatait avec effroi que la brune s’éloignait. L’avait-il déjà perdu ? Pourquoi est-ce que ce sentiment lui donnait l’impression que son cœur allait tout simplement s’effriter ? Lui qui ne s’attachait pas, jamais, du moins, avant de rencontrer Briséis. Malgré ce côté fragile qu’elle avait, malgré l’apparence de nette naïveté qu’elle envoyait à autrui, Bràn l’aimait et savait qui elle était. Pour lui elle n’avait rien d’une petite fille, elle ignorait juste certaines choses mais possédait l’intelligence, chose que de nombreuses femmes aux allures de diablesses n’avaient pas pour elle. Depuis quand le lycanthrope prenait-il le temps d’analyser ? Pas depuis très longtemps… A dire vrai, Briséis avait tellement changé sa vision des choses qu’il s’était révélé et ouvert à elle. Mais il avait merdé. Maladresse qu’il ne comprenait pas, maladresse qu’il faudrait qu’elle lui explique, car son loup avait pris le dessus, et avait donc passé sous silence certains détails. Quand bien même ils fassent partis de son inconscience, perdus là, quelque part dans son esprit embrumé par l’inquiétude.

Le prétexte de la douche lui parut soudain n’être que comme une lame en argent qu’on lui enfonçait dans le corps. La jeune femme était bien trop silencieuse, bien trop perturbée, il avait forcément dû faire quelque chose. Ou bien quelque chose de mauvais lui était arrivée au travail, après tout il ne savait pas qu’elle était en repos forcé à cause de ce qu’ils avaient fait la veille. A cause de lui. Sali par sa propre journée de travail, le loup décida de raviver les flammes pendant ce temps, perdu dans ses pensées, réfléchissant à mille et une façons de comprendre ce qu’il se passait. Mais si la brune ne parlait pas, il ne comprendrait jamais. Il fallait que Briséis parle, lui ouvre les yeux, ou même le gifle ? En tous les cas, ce silence ne pouvait perdurer, car il le rendait fou, car cela prenait des proportions déjà énorme et qu’il ne le savait pas. Briséis voulait partir, s’enfuir de Salem. Seule.

Quand la silhouette féminine daigna enfin sortir de la salle de bain et se dirigea toujours en silence dans la cuisine, Bràn sut qu’il allait devoir lui arracher les mots de la bouche. Il fallait qu’elle parle et extériorise ses craintes. Qu’elle explique pourquoi elle semblait lui en vouloir alors que les choses s’étaient… Bien passées. Au fond, le loup-garou se voilait la face, niait la vérité en bloc, mais il fut rattrapé par l’angoisse, et avant que Briséis ne put dire ouf (elle eut tout de même le loisir de finir sa pomme, il n’était pas non plus un chien enragé), l’homme s’était approché d’elle, lui demandant si elle avait peur… De lui. Si tel était le cas, le cœur du lycan en prendrait un sacré coup. Au lieu de ça, tandis que le silence continuait de s’élever dans l’air, la jeune femme ouvrit la bouche, et il put entendre le son de sa voix. Malheureusement, ce qu’il entendit lui fit perdre pied, et les traits de son visage se décomposèrent. Il y avait donc bien un souci avec ce qu’il s’était passé la veille, mais jamais il n’avait imaginé qu’elle voudrait partir. Tout quitter. A cause de lui.

Lèvres entrouvertes, Bràn ne quittait la jeune femme des yeux, le cœur tambourinant dans sa poitrine.

« Partir… Seule ? ». Il ressassait les mots dans sa tête. « Tu es en train de dire que je t’ai… Mal traitée ? ». Il n’en revenait pas, et c’était comme si son monde venait soudainement de voler en éclats. Que laisser ses sentiments passer le mur qu’il s’était érigé lui causait encore des problèmes. Problèmes qu’il avait fuis en se barricadant derrière un masque, pour ne plus jamais avoir mal.

« Je commençais à me douter qu’il y avait un souci à cause d’hier mais… Je ne pensais pas à ce point-là. Au point de vouloir partir… Sans moi ? ». Ses sourcils se froncèrent soudain, à mesure qu’il comprenait l’ampleur de ce que ses mots voulaient dire. Partir. Seule. Sans personne pour la blesser. Le voyait-elle comme un monstre ? Elle qui croyait toujours en la bonté ? « Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire Bri ? ».

Peut-être que la brunette ne se rendait pas compte de l’impact de ses paroles sur le loup. Quand un loup aimait, c’était jusqu’à la mort, quand bien même un loup-garou conserve sa part humaine dans l’équation, et donc tous les défauts qui allaient avec. Bràn se sentait blessé, mais il pouvait également comprendre que Briséis ne se sentes pas bien après ce qu’il s’était passé. Si lui avait aimé, il pouvait concevoir que ce ne soit pas son cas, elle ne l’avait jamais fait avant… Elle découvrait. Peut-être alors n’était-ce qu’à cause de cela, n’avait-elle pas été prévenue que les premières fois étaient souvent le pire ? Qu’une fois passée, ça allait mieux ? Toisant la jeune femme du regard, Bràn ne comptait pas en rester là, et ses sourcils précédemment froncés s’étaient soudain détendus, ne laissant place qu’à une profonde expression de tristesse et d’incompréhension vis-à-vis de son choix. Partir seule.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 9 Jan - 18:36

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Il fallait se faire une raison. L’humaine faisait face à la réalité : elle avait fait une terrible erreur. Elle pensait pouvoir affronter l’épreuve mais ce n’était pas le cas et aujourd’hui, elle culpabilisait et regrettait d’avoir cédé. Elle n’aurait du dire non. Mais elle n’osait jamais vraiment et au final qu’est-ce que ça avait changé dans sa vie ? Rien. Personne ne s’apercevait de rien (sauf dans son esprit car elle crut bien, une fois arrivée au travail, qu’elle portait l’étiquette sur son front). Mais à présent, elle se sentait bien ridicule. Et très mal. Et stupide. Et ne savait pas du tout comment se comporter vis à vis de Bràn. Le malaise était bien présent et elle se doutait bien que le loup finirait par vouloir des explications. Alors elle avait essayé plusieurs stratégies de fuite : la douche, manger... Mais Bràn la rejoignit et sous l’effet de la peur, elle commença à parler. Les mots sortaient en un flot qu’elle ne parvenait pas à interrompre et évidemment, ses paroles dépassèrent sa pensée. Et plus elle essayait de se reprendre, pire c’était. Elle voyait les traits de son visage changer, passer de la détermination à l’angoisse. Et la surprise.
Partir seule. Oui, c’était un peu l’idée qu’elle passait en boucle dans son esprit. Seule, elle n’aurait plus aucun problème relationnel. Ce monde ne lui convenait pas, elle en était à présent sûre ! Salem ne lui convenait pas, New-York ne lui convenait pas... Aucune ville ne pouvait lui garantir sa sécurité parce qu’elle était une proie. Les êtres humains étaient tous trop préoccupés à survivre et à se marcher les uns sur les autres pour montrer de la compassion. Et qui pouvait les en blâmer ? Les vampires passaient leur temps à vouloir les réduire à un stade d’animaux, les loups à obéir ou bien se rebeller sans vraiment maîtriser leur violence... Et les sorciers usaient de leurs pouvoirs pour s’imposer. Il n’y avait là rien qui ne lui correspondait. Le noeud dans sa gorge se renforça. Elle baissa les yeux, culpabilisant déjà. Elle venait de lui faire de la peine, elle le savait. « Euh... Je... Je sais pas, je sais juste que je ne suis pas... Je ne peux pas entrer dans le moule et je ne veux plus vivre avec les autres. Ce monde ne me convient pas... Alors si je suis seule, je serai en sécurité et je pourrai consacré ma vie à la prière et être... En sécurité... ». Ohoh... Elle se rendait bien compte qu’à chaque fois le loup pouvait interpréter ses paroles. Il revenait déjà sur les mots précédents. Le silence valait un oui. Et pourtant elle cherchait comment lui répondre pour le rassurer. Elle ne voulait pas qu’il se fâche ou se sente mal par sa faute. « Non... C’est... Moi. Je... Je suis responsable et je ne veux pas te poser plus de problèmes... Je... Suis trop... Différente. »

Oui. Et elle se sentait paniquer quand il statua qu’elle était prête à partir sans lui. Elle ne savait même pas si elle était vraiment prête à aller jusque là ! Elle ne savait pas chasser... Alors survivre en pleine forêt et par elle-même... « Je ne peux pas répondre à tes attentes... » Surtout celles du loup. « Je... ». Sa voix se brisa. Ce que cela voulait dire... Elle pourrait lui cracher au visage qu’il avait purement et simplement pratiqué un viol. Certains iraient jusqu’à prononcer ces mots. Et Briseis en était consciente même si elle repoussait violemment ces pensées en se persuadant qu’elle était la seule responsable. Et il ne comprenait pas et ses émotions s’entrechoquaient, la laissant désarmée. « Je pense que je vais juste... Me préparer sur quelques jours pour rassembler le nécessaire et trouver où aller... Je ne veux plus faire de mal, être un poids ou vivre ça à nouveau et je sais qu’aucun homme ne peut s’en priver sauf s’il a consacré sa vie à Dieu. Et encore... Pas tous. Je... Sais juste que je ne veux plus ça. » Être confrontée à cet égoïsme et il avait en plus réduit son vœu à néant... Il avait brisé trop de choses et elle n'assumait pas.

Affirmer sa volonté, c’était toujours compliqué pour Briseis. Sa voix tremblait, les larmes coulaient et lui brouillaient la vue, ses joues étaient rouges et sa respiration devenait difficile. « Je ne veux pas t’imposer de... Ne plus le faire. Ce ne serait pas correct pour toi et ce serait... Mauvais. Alors... Alors je pense juste à trouver un lieu où je serai en sécurité. Sans vampire. Sans jeux ou... Autre atrocité du genre. Juste le calme... La paix et mes croyances qui sont révolues pour tout le monde sauf...Moi. » Elle baissa encore la tête. Elle était vraiment idiote et le loup allait sûrement penser la même chose parce qu’elle avait à la fois peur de le perdre et de faire face à l’inconnu et envie tout de même de s’isoler. Elle ne se voyait pas le laisser la toucher à nouveau. Vraiment pas. Et ses yeux ne suffiraient pas à la persuader ou à la convaincre du contraire. Elle pensait les hommes bons et incapables de faire du mal. C’était vrai. Mais un loup restait sauvage et Bràn le lui avait bien fait comprendre la veille.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Mer 13 Jan - 22:43

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L’idée même qu’elle puisse vouloir partir seule ailleurs le rendait fou, et horriblement malheureux. Il n’avait jusqu’à lors pas imaginé qu’elle pourrait être comme ceux qu’il avait côtoyé par le passé. Ceux à qui il avait pu s’attacher. Ils étaient rares, ces êtres, et pourtant Bràn avait réussi à s’attacher, mais il en avait toujours souffert tôt ou tard. Voir la jeune femme dans cet état l’angoissait autant qu’il avait mal au cœur de la voir réagir de la sorte, et d’entendre ses mots. Briséis dût le sentir car le ton de sa voix était légèrement tremblant et les émotions commençaient à emplir l’air de leurs caractéristiques indéniables. Le loup sentait, le loup comprenait, mais pas les mots. Comment pouvait-elle dire une chose pareille ? Même y songer ? Elle était malheureuse depuis un moment, il l’avait bien compris, mais pourtant il avait veillé sur elle, faisait de son mieux pour la protéger. Il avait certes perdu le contrôle mais il l’aimait, et jamais il n’avait avoué pareils sentiments à quelqu’un avant. Jamais ! En soixante-dix ans de vie sur cette terre, jamais il n’avait adressé un « je t’aime » à quelqu’un avant elle. Jamais. Et elle voulait balayer tout ça d’un revers de manche ? Il ne pouvait le concevoir.

En sécurité. Les paroles, chaque mot le heurtait de plein fouet, et loup-garou était un peu plus perdu à chaque minute, c’était comme un coup de poignard, et la lame, la jeune femme ne cessait inconsciemment de la tourner dans la plaie qui s’ouvrait, béante, sur son cœur. Il ne pipait mot, se contentant de l’écouter, essayant de rattraper chaque parole qui lui était adressée. Dans « les autres », il s’incluait dedans, dans la sécurité, il pensait comprendre très clairement qu’il représentait un danger pour elle, depuis la veille. Elle avait mal vécu la chose, mais il ne l’avait pas forcé, il s’en était même inquiété qu’elle puisse accepter d’offrir ce qu’elle avait normalement de plus cher à ses yeux. Elle était croyante, elle tenait à ses traditions et malgré tout elle avait fait un pas, ne voulant pas qu’il « souffre », et il l’avait « aimé ». L’Homme l’avait aimé, le loup n’avait pu que céder à une tentation trop grande.

Bràn finit par plisser les yeux, ne comprenant pas tout ce qu’elle essayait de lui expliquer. Salem n’était pas faite pour elle, ça il avait saisi, mais de là à partir seule ? Dans la prière ? Se faire nonne n’était pas la solution et il lui aurait volontiers craché ces mots au visage, sentant une certaine pointe d’amertume emplir le creux de son estomac. Il lui en voulait de considérer à prendre la fuite sans lui, il ne pensait pas qu’elle puisse être capable de l’envisager, et ça le rendait malade, lui donnait même la nausée. Il ne s’accrochait plus aux gens à cause de ce genre d’envie, car ils finissaient toujours par fuir ou s’éloigner, le laissant seul avec sa part surnaturelle. Pourquoi avait-il été aussi idiot dans le fond ? Oser croire que Briséis, avec ses paroles et ses principes, sa bonté ultime, ne partirait pas, elle aussi. Les larmes roulaient sur les joues de la jeune femme et pourtant, sur le moment, Bràn ne se sentait pas la force de vouloir la consoler. Aux mots suivants, quand elle dit vouloir se retrouver avec elle et ses croyances qui étaient passées aux yeux de tous, le loup ne put s’empêcher de rétorquer entre ses dents serrées, alors qu’elle évoquait un lieu sans vampires. « Et sans loups. ». Puis un soupir s’échappa de ses lèvres et il secoua la tête, sourcils froncés. « Je ne t’ai jamais forcé. Et je ne te forcerais jamais. ». Il souffla à nouveau. « Bri, ce que tu n’arrives pas à te rentrer dans le crâne, c’est que j’ai des sentiments pour toi, sincères. Ils sont bels et bien là. Tes mots… Et bien… Je ne les comprends pas. ». Un sourire nerveux vint étirer ses traits et disparut aussitôt alors qu’il baissait la tête, visiblement réellement perturbé par tout ça. « Tu ne veux pas de ça, bien soit, aucun problème il y a toujours une solution. Ce que je n’arrive pas à croire c’est que tu puisses envisager de partir dans un monde sans surnaturel. Oh, ne t’en fais pas, je sais que ce serait mieux, tu y serais en sécurité, mais ce genre de monde sous-entend que je n’en fasse pas partie non plus, et je ne pensais pas que tu pourrais faire partie de ces gens-là. Ceux à cause de qui j’ai toujours été plus loup qu’humain. Ceux qui n’ont fait que ressortir le mauvais de ma personne. Mon côté sauvage. ». Il la toisait du regard, pas l’un de ceux qui étaient noirs ou mauvais non, il était juste… Déçu. « Je suis désolé si tu juges que je t’ai fait du mal, si tel est le cas je ne me le pardonnerais jamais. Saches juste combien je suis triste de t’entendre dire tout ça, alors que je t’aime. Je pensais que parce que tu as des convictions qui te sont propres et que certains jugent révolues tu ne me laisserais jamais tomber. Car je ne compte pas te laisser tomber Bri. Si tu souhaites partir, sans moi, je te laisserais le faire, parce que je ne veux que le meilleur pour toi. Mais là, ce soir. Tu m’as blessé. Et ce n’est pas le loup qui parle. Je ne suis pas qu’un loup, c’est toi qui me l’as fait comprendre il y a un an. Tout comme tu commençais à me faire croire en un monde meilleur. Tes croyances révolues, je commençais à y croire. ».

Le but n’était pas de la faire culpabiliser, bien au contraire, il mettait encore une fois des mots sur ses sentiments. S’il le prenait si mal ce n’était pas parce qu’il était égoïste et qu’il ne voulait pas comprendre pourquoi elle souhaitait une chose pareille. La sécurité, il la comprenait, tout comme il se rendait compte de son erreur de la veille. Si elle souhaitait ne plus le faire, il était prêt à respecter cela, mais en évoquant l’idée potentielle qu’elle puisse partir sans lui… Bràn tombait tout simplement des nus. Et il était bien trop perturbé, comme anesthésié, pour être capable de tenir une discussion cohérente. Il l’aimait, c’était tout. Mais pourquoi refusait-elle de le voir ? Depuis le début qu’il essayait de lui dire.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Jeu 14 Jan - 21:34

❝I AM SO SORRY...❞

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Briseis était elle-même perdue mais elle ne voyait qu’une solution à son problème : vivre seule. Loin des humains, de quelque nature qu’ils soient parce qu’elle n’était pas adaptée à leur façon de vivre ou de faire. Ce qu’elle avait vécu la veille, elle ne voulait plus le vivre. Même ça, elle n’était pas comme tout le monde. Elle culpabilisait, se sentait salie et ne cessait d’implorer le pardon pour une faute qu’elle n’avait pas commise. Plus elle parlait, plus elle voyait la réaction du loup. Son rythme cardiaque accéléra : elle angoissait. Manifestement, elle était en train de lui faire beaucoup de peine et c’était une situation qu’elle n’avait jamais vraiment vécue. Elle était bien plus souvent dans le rôle de la victime que du bourreau et cette situation la mettait particulièrement mal à l’aise. Comment rattraper ? Les mots étaient sortis maintenant et elle se demanda si elle n’avait pas fait une erreur. Elle aurait dû ne rien dire et garder le silence et... Partir en laissant juste un mot comme elle l’avait d’abord pensé ? Non... Elle n’avait pas osé et ce serait vraiment trop cruel. Elle ne pouvait pas partir comme ça. Elle voulait lui expliquer ! Le loup l’avait bien forcée, il ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Elle n’avait pas su se défendre. Comment pourrait-elle le frapper ? Elle s’était encore une fois sacrifiée, la fois de trop.

Elle en était donc arrivée à la conclusion que le monde entier n’était pas pour elle et qu’il valait mieux s’en isoler pour vivre sa religion. Et demander pardon pour ne pas avoir suivi les règles énoncées dans ce texte sacrée ou une femme ne connaissait qu’un homme et qu’il fallait le mariage pour obtenir une bénédiction divine et surtout le droit de procréer. D’ailleurs, le dernier point ne l’inquiétait pas vraiment alors que le risque était bien présent. L’idée ne lui avait pas encore effleuré l’esprit. Alors, mieux valait simplement partir. « Et sans loups. ». Les mots lui firent l’effet d’une gifle. « Non ! Ce n’est pas ça ! », s’exclama-t-elle et essayant de se corriger. « Sans aucun humain, quelque soit sa nature... Je n’ai jamais su correspondre aux attentes des uns ou des autres, je ne suis pas comme les autres... Et je... ». Elle interrompit sa phrase. Forcée ? Il l’avait déjà fait. Baissant la tête, elle ne savait quoi lui répondre. « Je n’avais pas le choix... » Un murmure, quasi inaudible pour une oreille humaine mais celle d’un loup ?

La conversation devenait compliquée. Il déclara ne pas la comprendre et la jeune femme se sentit démunie. Comment lui expliquer sans lui faire plus de peine encore ? Il disait avoir des sentiments sincères et elle le croyait. Il pensait vraiment en avoir mais savait-il vraiment ce qu’était l’amour ? Parce qu’un homme amoureux ne pouvait jamais en venir là selon elle... Ce n’était tout simplement pas possible ! « Je suis sûre que tu dis la vérité mais ... » Comment lui expliquer tout ça sans lui faire de peine ? Comment faire pour qu’il comprenne ? Ou bien devait-elle abandonner ? Levant les yeux vers lui alors que Bràn baissait lui même la tête, il entama un long monologue.

« Tu ne veux pas de ça, bien soit, aucun problème il y a toujours une solution. » Quelle solution ? Elle y avait déjà réfléchi et il recommencerait à nouveau parce qu’elle ne savait pas dire non et parce qu’il en aurait besoin et ce serait tout aussi horrible ! Ou bien, il irait voir ailleurs et ce serait un crève coeur de savoir qu’il se soulagerait avec une autre, quand bien même ce ne serait que pour satisfaire un besoin primaire. Ou bien encore, il irait tout simplement aimer une autre et il la laisserait naturellement tomber. Chaque issue débouchait sur une issue malheureuse ! D’abord désespérée, elle se tendit quand une salve de reproches se mit à lui pleuvoir dessus. Il la culpabilisa en la comparant aux autres et en affirmant qu’elle agissait de la mauvaise façon. Et cette déception dans ses yeux verts... Son coeur cessa de battre un instant. Ainsi elle était aussi mauvaise et méchante ? Tétanisée, elle n ‘osa plus croiser son regard. Sa vue se brouillait d’autant. Elle n’arrivait même plus un répondre tant le noeud dans sa gorge était énorme. Il disait croire en ses valeurs ? Elle avait vraiment tout raté. Mais si elle avait pu le lui permettre, Dieu serait vraiment miséricordieux envers lui. Mais le monde meilleur, tout ça, ce n’était que des foutaises. Après tout, le monde même présenté dans la Bible était tout aussi violent et ne sauvegardait en aucune façon une vie. Pardon. Elle voulait tellement lui dire ces mots. Pardon. Mais il n’allait pas lui pardonner. Et surtout elle ne savait plus qui avait vraiment tord ou raison. Seule la douleur parvint à la tirer de sa torpeur dans laquelle elle était plongée depuis plusieurs minutes. Déglutissant très difficilement, la vue toujours brouillée, un sanglot s’échappa. « P ... » Elle craqua finalement. « Pardon ! C’est la seule solution !Je ne pouvais pas t'arrêter ! Je ne pouvais pas fuir, tu ne m'aurai pas laissée et après quoi ? L'histoire aurait certainement finie encore plus mal ! Tu n'as pas fait attention à moi quand j'avais mal, tu n'as pensé qu'à toi et à ce que tu voulais ! Ce n'était pas aimer parce que si tu affirmes que c'était ça alors je ne peux juste pas... Je ne peux pas ça fait trop mal ! Je comprends que tu m'en veuilles mais partir est la seule solution ! ».Et mieux valait ne plus traîner. Elle pivota tout d’un coup et s’échappa hors de l’appartement et commença à dévaler les escaliers. Oui, elle venait de lui signifier qu’elle s’était sentie vraiment forcée. Elle ne le lui avait pas craché à la figure alors peut-être qu’il ne l’aurait pas relevé mais elle lui avait dit et maintenant, elle ne savait pas comment elle pourrait rester. Elle n’avait pas peur de ce Bràn là. Mais celui d’alors... Oui.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 23 Jan - 12:10

Don't just walk away from me.
No Masters or Kings, when the Ritual begins. There is no sweeter innocence than our gentle sin. In the madness and soil of that sad earthly scene. Only then I am Human. Only then I am Clean.


La tristesse et l’angoisse, deux émotions qui se complétaient pour ne former qu’un nœud au creux de l’estomac. Jamais encore le loup n’avait réellement laissé ses émotions apparaître sur les traits de son visage, ni ne les avaient laissées s’exprimer. Briséis était la seule et l’unique avec qui il se montrait sous son jour réel, et aujourd’hui, de par ses mots et ses intentions quelques peu maladroites, elle venait de fendre son corps en deux, lui qui commençait enfin à recoller les morceaux de son âme depuis qu’il lui avait avoué ses sentiments. Une erreur avait pourtant été commise, et elle résidait en chacun d’eux. Lui, pour avoir laissé l’animal prendre le contrôle sur tout le reste, et elle pour l’avoir tout simplement invité à le faire. Ils étaient donc tantôt bourreaux tantôt victimes, et au fond, aucun des deux n’arriverait à avoir le fin mot sur toute cette affaire. Preuve en était de la situation critique dans laquelle ils se retrouvaient. La jeune femme voulait tout quitter pour vivre en ermite dans ses croyances, alors que lui voulait tout l’inverse et surtout rester à jamais à ses côtés. Bràn prit mal qu’elle envisage de partir loin de tous les êtres surnaturels. Il comprenait ce besoin et ce sentiment, lui-même ayant passé la majeure partie de sa vie à fuir le monde et surtout les vampires et encore pire… Les sorcières. Pour autant, tel qu’elle expliquait les choses il comprenait qu’elle ne voulait pas de sa présence non plus. Être seule signifiait bien être seule, et elle eut beau tenter de se justifier, la déception se lisait déjà dans ses prunelles émeraudes attristées. Le loup tenta vainement de lui montrer qu’il ne l’avait en aucun cas forcé, et la réponse murmurée de la brune lui fit comme un courant électrique dans l’ensemble de son corps. Elle n’avait pas le choix ?

« Qu’est-ce que tu insinues ? ». Des mots murmurés tout autant alors qu’il reprenait ses tirades, essayant de lui démonter par A+B qu’il n’aimait qu’elle, aussi aveugle souhaitait-elle l’être à ce moment-là. Ce qu’elle pouvait être têtue sans même s’en rendre compte… Que lui fallait-elle de plus il n’avait jamais dit « je t’aime » à personne d’autre qu’elle.

Le lycanthrope avait des mots forts et durs il en était bien conscient, mais il était réellement blessé qu’elle puisse songer à le laisser là. S’il avait toujours vécu seul, la solitude chez un loup pouvait vraiment faire des ravages. Rendre fou. Bràn était toujours passé outre mais si Briséis le laissait là, maintenant, il ne se faisait pas d’illusions, il finirait par devenir ce prédateur sauvage qu’elle redoutait tant. Et il n’y aurait plus que cela, aucune trace de l’humain. Il ne deviendrait que ce qu’il était de moitié : un loup, et solitaire de surcroît, prêt à se jeter sur tout et n’importe quoi dans le seul but de tuer. Il hurlerait à la lune des chants mélancoliques à en briser des cœurs, et il n’y aurait plus rien de lui. Absolument rien. Ses rares proches s’étaient toujours comporté ainsi, même sa famille adoptive. Il finissait toujours par être fui ou regardé comme un monstre qu’il n’était pourtant pas. Au fond.

Intérieurement, il sentait qu’elle ne lui disait pas tout, qu’elle retenait encore des choses. Voir les larmes commencer à rouler sur ses joues le rendait malade, mais il était triste lui aussi. Il n’arrivait à passer outre cette folle idée qu’il puisse rester seul ici à Salem, là où il n’avait absolument rien à y faire, mais ils ne pouvaient décemment pas s’échapper dans la forêt pour fuir ailleurs, ou y vivre. Lui pouvait mais elle ? Il ne la pensait pas fragile au point de mourir en trébuchant contre une racine, loin de là, mais de là à vivre en forêt pendant un temps en espérant trouver un monde meilleur ? A quoi pensait-elle ? Les mots du loup finirent très probablement par la pousser dans ses retranchements, car alors qu’il se taisait pour de bon, elle lâcha tout. Bràn se prit les mots en plein visage et bien qu’ils fussent blessant, il se sentit quelques peu soulagé de les entendre. Briséis exprimait enfin ce qu’elle ressentait et d’où venait le problème. Il ne pouvait nier sa faute, quand bien même il n’avait fait que perdre le contrôle. C’était déjà beaucoup. Il sentit également en ces mots la peur de son côté sauvage, celui contre qui il l’avait toujours prévenue. Celui qu’elle avait refusé de voir. Si jusqu’ici ils avaient réussi à passer outre, le fait était que les sentiments venant se mélanger au reste, à son odeur, à l’attirance… Tout cela s’était compliqué en un temps record. Et il n’avait pu oublier cette attitude aguicheuse qu’elle avait eue à son égard, alors que la drogue circulait encore dans ses veines. Il voulut répondre, de but en blanc, mais la jeune femme pivota sur elle-même et prit la poudre d’escampette. Sentant la panique monter en lui, il se mit à cavaler derrière elle, descendant les escaliers quatre à quatre, mais elle l’avait pris par surprise et gagnait donc un peu d’avance. Il ne réussit à la rattraper qu’alors qu’elle arrivait déjà à l’orée du bois, eux qui n’en étaient pas si éloignés de par l’appartement choisi. « Bri ! ». Elle ne pouvait pas partir, elle ne pouvait pas le laisser et surtout elle ne pouvait pas partir de la sorte sans rien sur elle ou sans sac ! « Ce n’était pas de l’amour ! Je ne prétends pas le contraire, mais attends ! ». Il accéléra le rythme jusqu’à la rattraper par le bras, peut-être un peu plus fort qu’il ne l’aurait voulu, mais il la lâcha dès qu’elle fut de nouveau face à lui, les yeux bouillants de larmes à venir. « Je te demande pardon. S’il te plait, je t’en supplie ne m’abandonne pas. Je n’y survivrais pas. ». A ces mots, de fines perles se mirent à rouler sur ses joues tandis que les émeraudes si brillantes d’ordinaire étaient soudainement devenues plus ternes, rougies par un mal qui le rongeait de l’intérieur. Il sentit un poids immense s’affaisser sur ses épaules et il ne put que tomber à genoux face à elle, ses mains venant déjà entourer la taille de la brune alors qu’il sanglotait en venant poser son front contre le ventre de la jeune femme. « S’il te plait… ». Ne voyait-elle pas combien il tenait à elle ? Il venait de lâcher tous ses principes, la barrière qu’il avait érigée entre lui et le monde venait d’exploser en plein vol. Tout animal pouvait être dompté par quelqu’un qui avait les mots. Le loup pouvait l’être, et s’il devait s’attacher à quelqu’un, il ne voulait personne d’autre qu’elle.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « Jealousy is a sin, my son. » [   Sam 23 Jan - 14:55

❝HOW AM I SUPPOSE TO KNOW WHAT TO DO ? ❞

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La douleur et le sang n’arrangeait pas vraiment les choses. C’était pour elle les marques d’une violence sur laquelle elle avait essayé de fermer les yeux. Elle avait voulu oublier et se culpabilisait comme étant responsable. Oui, si elle se souvenait de ce qu’elle avait osé faire quelques jours plus tôt, nulle doute qu’elle se serait montrée bien plus distante avec lui. Mais voilà, elle avait oublié et tout ça lui semblait donc bien injuste. Elle n’avait pas su comment réagir et avait cédé en ne sachant pas vraiment si ce qu’elle faisait était bien. Aujourd’hui, elle avait des regrets et ne savait pas vraiment qui blâmer. Elle ? Lui ? Dieu ? Aucun d’eux ne lui semblait mériter une telle peine mais pourtant elle avait vraiment l’impression d’avoir trahi l’univers. Le loup pouvait bien lui parler d’amour, ce n’était pas vraiment ainsi qu’elle imaginait son expression.

Tiraillée entre la réalité et sa vision très romantique, l’humaine était perdue et refusait d’abord de parler, sentant qu’elle ne pourrait pas vraiment arranger les choses. Mais les mots continuaient de sortir de sa bouche sans qu’elle ne puisse vraiment les arrêter. Ses émotions se mélangeaient et elle ne savait pas comment les maîtriser. Les larmes lui brouillaient la vue, sa gorge se serrait, ses joues devenaient rouges... Comment s’en sortir ? Seule la fuite, loin des hommes qu’ils soient juste humains ou bien surnaturels lui semblaient bien être la seule solution. Il n’y avait rien d’autre à faire. La déception dans le regard du loup la blessait plus que tous les mots durs qu’il put avoir à son encontre. Lâchant la vérité en un murmure, un peu sonnée, elle crut percevoir la question de Bràn mais il enchaîna si rapidement, la noyant dans des déclarations et des reproches mélangés qu’elle comprit alors que la seule solution était juste de partir. Elle n’avait pas de meilleure réponse : comment ne plus se sentir menacée ? Il parlait d’amour alors qu’elle sentait ne pas vraiment avoir été aimée... Peut-être qu’un peu plus tard elle aurait pu apprécier ce moment et le laisser dériver lentement vers sa nature sauvage mais à présent elle ne le lui permettrait plus jamais. Et c’était comme couper les ailes d’une colombe, elle ne pouvait pas lui imposer quelque chose comme ça. Elle ne voulait aucune cruauté, ni pour lui, ni pour elle. D’ailleurs, il n’avait même pas dit qu’il l’aimait quand... Il avait seulement exprimé un désir de la posséder. Il lui avait dit la trouver belle, vouloir lui faire l’amour... Elle avait vu l’ombre d’un prédateur dans son regard et comme une proie qu’elle était elle avait eu seulement le choix entre se laisser être dévorée pour que tout finisse vite ou fuir et... Et ?

La nature était sans appel. Les proies finissaient toujours par être dévorée. Voilà la terrible vérité à laquelle elle venait de faire face. Et pour survivre, il lui fallait donc s’éloigner de tous les prédateurs. Ce n’était pas le loup qui l’inquiétait mais le désir des hommes. N’était-ce pas lui qui déclenchait des guerres, des violences ? Le désir était égoïste et ne menait donc à rien de bien ou de bon. Et si Bràn se laissait aller à la sauvagerie, c’était bien que son raisonnement était juste, n’est-ce pas ? Gardant au maximum son ressenti, ne voulant pas ajouter encore plus de chagrin à son coeur, mais elle ne put pas.

Tout fut dévoilé, y compris ses doutes et ses interrogations. Elle remettait en cause ses sentiments parce qu’elle ne pouvait comprendre ou envisager qu’une personne amoureuse puisse perdre le contrôle. Bien sûr, elle mesurait que le loup était probablement plus responsable que l’humain et en ce cas, comment se protéger d’une partie de l’être qui lui faisait face ? Une partie qu’elle avait pensé à tord avoir plus ou moins domestiquer. Elle avait commis une grave erreur. Elle le réalisait pleinement et pourtant ce loup, il ne l’effrayait pas. Elle ne savait juste plus comment lui faire confiance... Se confondant en excuse, elle en vint finalement à simplement le planter là. Fuir. Courir. Oh elle ne pensait même pas sur le moment que Bràn finirait toujours par la retrouver s’il le voulait. Elle avait besoin de sortir de cet appartement, de respirer l’air frais et de juste être loin de cet endroit. Chaque recoin lui rappelait des souvenirs qu’elle ne pouvait pas qualifier d’heureux. Ici, ils survivaient toujours. Ici, elle avait encore eu des peines.

Se précipitant dans les escaliers, elle les dévala. Son coeur tambourinait dans sa poitrine alors que l’adrénaline envahissait son système veineux alors que le son de pas la suivant lui parvenait. Elle suivait un instinct primaire. Ouvrant la porte, elle la repoussa pour ralentir le loup et courut droit devant elle, sans vraiment réaliser où elle allait. Elle voulait juste sortir de Salem. Les cris dans son dos semblaient parfois se rapprocher et Briseis accélérait encore, portée par sa peur d’être rattrapée. Le souffle court, elle se rendit compte qu’elle ne réussirait pas à lui échapper alors elle commença à zigzaguer jusqu’à ce qu’elle ne se sente soudain tirée en arrière. Couinant de surprise et de douleur sous cette emprise plus forte que prévu, ses pupilles se dilatèrent alors se sentit pivoter jusqu’à lui faire face de nouveau. S’attendant à voir le loup, elle fut décontenancée en découvrant l’état de Bràn : ses yeux étaient remplis de larmes aussi. Elle n’avait même pas réalisé encore qu’il avait lâché son bras. Bras qu’elle massait inconsciemment pour ne plus sentir la douleur.

« Je te demande pardon. S’il te plait, je t’en supplie ne m’abandonne pas. Je n’y survivrais pas. ». Wow. Briseis était figée, sur le qui-vive, mais les mots la touchèrent. Il annonçait clairement qu’il allait mettre fin à ses jours, du moins ce fut comme cela qu’elle interpréta ses mots. Mais le suicide n’était pas une solution, c’était même un crime contre soi-même. Fronçant légèrement les sourcils, elle réalisa également que cela était une forme de chantage. Perdue, elle restait immobile. Il tomba à genoux. A ses pieds. Baissant la tête sans y croire, elle sentit ses mains sur sa taille et elle tressaillit, voulant reculer d’un pas. Il ne fit que poser son front contre son ventre et pourtant, elle se sentit rougir mais ce serait certainement peu visible, ses joues étant déjà colorée après cette course folle. Se sentant nauséeuse, elle posa ses mains sur les épaules du loup, prête à le repousser s’il fallait. Mais il ne faisait qu’implorer son pardon. Ne sachant pas quoi répondre, Briseis releva la tête et la tourna. Etre dans une telle position la mettait vraiment mal à l’aise. Observant le ciel, elle renifla. « Je ne veux pas rester ici... ». Elle y tenait à son idée de partir. Vraiment. Qui devinerait que sous sa douce nature se cachait une réelle obstination ? Mais là, elle tenait vraiment le poignard. Il venait de le lui donner et elle pouvait l’achever ou l’épargner. Jamais elle n’avait connu ça. Un grondement se fit entendre. Lointain et pourtant proche. Un orage. Les premières gouttes vinrent s’écraser sur eux.

La jeune femme se sentit tomber à genoux également. Elle aussi rendait les armes. « Je te pardonne... » Il avait besoin d’entendre ces mots alors elle lui les offrait généreusement. Toutefois, elle ne savait pas vraiment comment les choses allaient s’arranger... Elle ne croyait plus vraiment en l’Amour.
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