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 [Fini] See you again? || Pv Maven

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✤ Âge personnage : 25 ans
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✤ Profession : Elle s'occupe du trafic du sang d'Alaric... et de bien d'autres choses. Besoin de passer un marché tordu mais qui lui rapportera de l'argent et des poches de sangs? Adressez-vous à Ariana.
✤ Philosophie : Si tu veux que les choses soient bien faites... Ne les confies surtout pas à Orphéo.
✤ Localisation : Dans les recoins sombres de Salem.
✤ Pouvoirs : Guérison instantanée. Cinq sens développée. Force, rapidité et agilité. Capacité de se changer en louve noire. Bref... c'est une sexy lycanthrope!

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Ariana C. VanderJolie soubrette ; livreuse de cookies
MessageSujet: [Fini] See you again? || Pv Maven   Lun 11 Mai - 20:51


See you again?
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Les doutes et les incertitudes. Des poisons s'introduisant dans mes veines. Les doutes et les incertitudes. Ils s'insinuaient en moi de façon fourbes et sournoises. Les semaines passaient et ces incertitudes grandissaient. Remettre en cause ma vie, mes actions... Les semaines passaient et je tentais d'ignorer le néant dans lequel j'étais plongée depuis plus d'un an. Une vie entière d'effacée et je ne m'en étais jamais préoccupée... Jusqu'à ce que je trouve cette maudite lettre. Depuis, les questions m'assaillaient continuellement. Cette confiance aveugle envers Alaric m'avait telle réellement rendue aveugle? Avais-je réellement envie de redevenir celle que j'ai été par le passé? Avais-je réellement envie de savoir pourquoi j'avais choisi de m'effacer la mémoire? Un tel acte n'étant pas anodin, une chose affreuse avait du me conduire à un tel retranchement. Serais-je prête à affronter cette réalité? Privée de mes souvenirs, je m'étais toujours sentie... libre. Libre de faire ce que bon me semblait. Une liberté à laquelle je n'étais pas prête de renoncer.

Le cliquetis régulier de mes escarpins résonnait à mes oreilles. Un rythme rapide et régulier martelant le trottoir humide. Un petit vent frais s'enroulait autour de mes jambes couvertes d'un collant transparent. L'été approchait... mais pas encore assez. Par réflexe, je lissais le bas de ma robe noire, m'assurant que le tissus ne remontait pas plus haut que nécessaire. Cette vérification effectuée, j'enfouissais mes mains dans les poches de ma veste en cuir. Je tentais de me concentrer sur des événements récents, tel que le dernier Raid en date. Les rues de Salem en étaient encore affligées. La vérité étant que les habitants avaient tout juste le temps de s'en remettre qu'à nouveau, l'horreur s'abattait sur eux. Une souffrance qui me laissait indifférente. Une indifférence qui me définissait à ce jour... mais qu'en était-il avant? Avais-je toujours été aussi vide? Toujours ses mêmes questions et pourtant, je n'éprouvais pas le courage d'en chercher les réponses. Un autre jour, peut-être. Ou peut-être jamais. Le passé n'était rien d'autres... que le passé. Sur mon chemin, je pouvais constater quelques établissements ravagés par le Raid du mois de mai. D'autres, en revanche, semblaient intact.

Salem ou New-York... Dans le fond, existait-il vraiment une grande différence? Je n'ai vu de New-York que les cendres et la désolation. N'était-ce donc pas un fléau commun à Salem, une fois dans le mois? Salem ou New-York... dans le fond... quelle différence? Pour survivre, il suffisait de s'entourer des plus grands. Pour ma survie, ce soir-là, mon grand allié sera les cocktails maisons de l'Insomnia. A peine à quelques mètres du bar branché, un sourire dénué de sens étira mes lèvres. Boire pour ne plus rien voir. Boire pour ne plus rien percevoir. Oublier... juste l'espace de quelques instants. Oublier le fait d'avoir... oublié. Paradoxale et carrément sinistre. Je devenais une poupée macabre et je ne faisais rien pour empêcher cela. A quoi bon?

A l'intérieur du bar, je pouvais constater la foule. Dense et opaque. Désireuse de noyer leurs problèmes. Une idée commune. Qu'importe que l'on soit humain, vampire ou lycan. Nous sommes, dans l'ensemble, poursuivit par de vieux démons. Des peurs ancrés dans notre chair. La musique palpitait. Elle vibrait dans l'air, manipulant à sa guise les corps enflammés sur la piste. Me frayant un chemin parmi cette population meurtrie, je me dirigeais vers le mini-bar... car j'étais bien venue pour cette simple et unique raison. N'est-ce pas? Je me hissais sur un haut tabouret, avec la grâce et l'agilité que me conférait ma nature surnaturelle. Avec désinvolture, je passais une main sur ma crinière d'un blond vénitien avant de retirer ma veste en cuir pour la poser sur mes genoux. Aguicheuse, j'accrochais le regard du barman avec un regard flamboyant. Il n'en fallait pas moins pour qu'il vienne à moi sans plus attendre.

- Un martini blanc.



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Dernière édition par Ariana C. Vander le Lun 24 Aoû - 21:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Lun 11 Mai - 22:54

Musique
Un bar, un verre, encore. Qu’est-ce que tu fous là ? Tu le sais, mais tu ne veux pas y penser. Au moment où ce raisonnement te vient en tête, ton esprit lui fait machine arrière jusqu’au moment où il a repris conscience … Jusqu’à ce énième moment où tu aurais préféré ne jamais te réveiller du néant qui remplit ce que l’on pourrait appeler tes songes.

Du sang, un cadavre, des morceaux, beaucoup trop. Tu n’aimes pas les gens, tu ne supportes pas la présence du premier con qui t’irrite, mais en arriverais-tu à de pareilles atrocités parce que tu n’apprécies simplement pas leur compagnie ? Jamais ! Alors … Comment es-tu arrivé dans cette ruelle crasseuse, à reposer là, lové contre un buste dénué de bras et de jambes ? Bien sûr que tu as failli en hurler … Les premières fois. C’est drôle de voir à quel point il est possible de s’habituer à de telles atrocités, en si peu de temps. A moins que tu l’attires. Celle qui t’a rejeté, celle qui fait que tu erres là et pas ailleurs, celle que tu meurs parfois d’envie de retrouver. La Mort.

Autant tu te fais peu à peu à l’idée de faire ami-ami avec des corps déchiquetés, autant le simple fait que la Mort te suive à la trace, t’attende au tournant et en vienne même à te précéder, ça te rend malade. Toi qui ne peux visiblement pas en crever, serais-tu maudit ? Alors, une fois le sang sur ton visage effacé de la toile qu’est ta peau, une fois tes vêtements en loques redevenus comme neuf, tu te rues sur le premier bar qui traine pour noyer ce constat affligeant, dans le plus d’alcool possible. Bousculer la gente masculine ou féminine t’importe peu, tout ce que tu veux, c’est arriver à destination, soit ce foutu tabouret situé pile en face de dizaines de bouteilles alignées.

Oui, tu pourrais boire tout seul, dans une autre ruelle crasseuse, pour perdre conscience à grands coups de déni et te retrouver avec un nouveau cadavre dans tes bras. Mais tu préfères de loin la compagnie des vivants et de leurs problèmes ... Ces problèmes, il ne te faut pas longtemps pour les déceler. Tu l’as depuis quelques temps remarqué, tu n’es pas imperméable aux malheurs de ce monde. Peu importe le cocon, la coquille, le bouclier que tu utilises pour te protéger, cela n’est jamais assez. Elles finissent toujours par t’atteindre, ces pensées, ces peines, ces lamentations qui te rongent constamment de l’intérieur. A moins que ce soit le shot que tu viens de descendre en une gorgée. Ou peut être les deux.

Pour soulager ce mal, il n’y a que deux moyens : boire encore plus ou exaucer les vœux d’autrui. Les aider à t’aider à aller mieux … Ou moins mal, tout est une question de point de vue. Et le barman qui te reluque depuis quelques minutes sait comment te faire aller mieux, tout comme tu ne peux décemment pas ignorer son envie de te faire boire jusqu’à plus soif, une envie tellement forte qu’elle en deviendrait presque un souhait, que tu exauces déjà comme tu peux … Autant joindre l’utile à l’agréable !

C’est alors que l’autre arrive, sûre d’elle et le montrant bien, à l’image d’un Narcisse déterminé à se mettre la rate au court-bouillon, dans un déni aussi violent qu’il en aurait cassé son beau miroir car même son propre reflet ne pouvait plus le regarder dans les yeux … Ou comment dire avec grâce que la fée verte t’en fait déjà voir de toutes les couleurs et que la nouvelle vient de te voler la vedette auprès de ton ex barman préféré. Espèce de mec facile ! Mais il t’en faut – beaucoup – plus pour te mettre KO, toi qui vient seulement de te mettre dans le bain.

Aussi, tu ne peux résister à l’envie de lire en elle, pour mieux la tenter. Et ce que tu vois … Ce que tu vois te fait regretter, amèrement. Tu as perçu quelque chose, qui t’a fait tressaillir. Bien sûr, tu as d’abord pensé à ces foutues sorcières, mais très vite l’ordre de tes priorités s’en est trouvé chamboulé et, sans savoir comment tu as réussi à articuler ces mots avec tant de sérieux, tu lances tout en alignant un beau billet sur le bois du bar « C’est pour moi, tout comme la prochaine tournée. »

Tu ne comprends pas tout à ce qui vient de se passer, pourtant tu es certain d’une chose : tu ne peux pas lui faire ça, jouer avec ses désirs, ses envies, ses besoins, pas maintenant. Aussi, tu te contentes de lever ton verre, rajouter « A l’oubli et à son meilleur ami : l’alcool ! » la fixer droit dans les yeux puis avaler un nouveau shot d’absinthe. Un peu secoué par ce dernier, tu t’accoudes au bar, les phalanges de ta main fermée contre ta tempe et conclus, un tantinet rêveur « Une belle femme qui boit seule à un bar tout en dégageant une telle classe, ça devrait vraiment être interdit … » puis tu éclates de rire, fier de ta connerie.

Parce que rire de toi-même est le dernier rempart qui empêche l’alcool de t’emporter vers la dépression, sombrer dans le néant et t’abandonner à cette garce de Faucheuse.
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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Jeu 14 Mai - 19:06


See you again?
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— C’est pour moi, tout comme la prochaine tournée.

J'étais une belle femme. J'en prenais conscience et bien des fois, j'en jouais. J'étais une belle femme et cette certitude me permettait de dégager cette confiance en moi. J'étais une belle femme... oui... et pourtant une part de moi s'étonnait toujours de l'intérêt de ces hommes. Sous cette couche d’ego brossé dans le sens du poil, l'étonnement persistait. Bien profondément enfoui sous ce large sourire enjôleur, la surprise subsistait de façon versatile dans le fond de mes iris. Machinalement, mon visage se tourna sur l'homme assis à mes côtés. Tout naturellement, mes claires prunelles le sondèrent rapidement et discrètement. Loin d'être repoussant, je pourrais même le qualifier de très séduisant. En tout cas, il était parfaitement à mon goût.

— Merci.

Un mot simple et efficace. Après tout, pourquoi user de mots lorsque mon regard en disait bien plus long sur la gratitude éprouvée à son égard. Draguer un inconnu. Boire dans un bar. Tout était bon à prendre pour oublier. Oublier ce vide qui se creusait à l'intérieur. Oublier ce sentiment d'insécurité qui me gagnait à mesure que les semaines s'écoulaient. Oublier le fait d'avoir oublié.

— A l’oubli et à son meilleur ami : l’alcool !

Apparemment, mon compagnon de beuverie aussi souhaitait oublier. Quoi de plus normal? Nous vivions dans un monde en ruine. Alors qu'il levait son verre, moi, j'attendais le mien. Il avait ses propres démons à noyer alors je n'allais certainement pas l'en vouloir d'entamer sa descente aux enfers avant moi. Le barman glissa mon martini sur le comptoir, m'adressant ce petit clin d'oeil auquel je devenais accoutumée.

— Une belle femme qui boit seule à un bar tout en dégageant une telle classe, ça devrait vraiment être interdit …

Jusque là, il avait un sans faute. Séduisant, pas radin et flatteur. Le seul bémol? L'entendre rire alors que la seconde suivante il me complimentait. Devais-je le prendre personnel? Mon assurance s'ébranla un instant. La surprise ressentie tantôt se transforma en doute. Et si je ressemblais à une péripatéticienne avec ma robe noire? Et si j'étais tout, sauf classe? Mes sourcils parfaitement épilés se froncèrent, quelques secondes seulement... Car après tout, je m'en fichais. Boire pour oublier étant mon principal objectif à ne pas perdre de vu, je me détendis aussitôt. A vrai dire, son rire était presque communicatif et avec un train de retard, un rire discret se déploya au fond de ma gorge.

— Techniquement, je ne suis plus vraiment seule... et je n'ai pas encore commencé à boire.

Oui. Je jouais ma chieuse... Mais avec le sourire et l'air charmeur, alors forcément, ça passait mieux. N'est-ce pas? Je porta mon verre à mes lèvres, ne le lâchant pas du regard. M'inspirant des femmes fatales que j'avais pu voir dans divers films et séries, je croisais mes jambes lançant des œillades aguicheurs à ce bel Apollon. Femme fatale et séductrice, j'assurais dans ce rôle... jusqu'à ce que j'avale de travers le liquide fort en alcool. Toussotant comme une poupée malade, je reposais ma consommation sur le comptoir. Malaise. Gênée par ce désastre, je détournais ma tête, glissant une main dans ma chevelure pour tenter de me cacher quelque peu. Évacuant les dernières quintes de toux, je pouvais sentir le feu monter à mes joues.

— Je... J'ai avalé de travers...

Non, sans blague Blondie, on ne l'avait pas remarqué. Pour la remise en confiance, je pouvais aller me rhabiller. Un masque d'innocence sur le visage, je me demandais si j'allais encore avoir droit à des tournées gratuites.

— Ce qui devrait être interdit, c'est de laisser un bel homme tel que vous, seul, à noyer ses soucis dans l'alcool. A moins que vous ne célébriez quelque chose? Si c'est le cas, je vous laisse l'honneur de m’honorer d'une danse.


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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Ven 15 Mai - 21:13

Musique
Le doute. Une variable imprévisible et aux effets ravageurs. Quelque chose qui peut faire questionner la réalité même, la transformer en l’hypothèse d’un songe n’ayant qu’une seule issue : le cauchemar. Pourquoi donc se sentait-elle soudain emprunte au doute ? Tu ne comprends pas et, bien que cela t’inquiète – comment pourrais-tu aller mieux si ton premier verre se solde par un échec cuisant ou pire, par une belle claque ? – tu préfères la laisser gérer ses émotions toute seule, comme une grande. De toute façon, jouer avec les hormones d’une demoiselle n’a jamais été ton truc, auquel tu es plus que mauvais, soit dit en passant.

Tu restes donc là, à la regarder, l’air un peu absent – sûrement à cause de l’alcool qui brouille légèrement ton regard – tandis qu’elle se reprend et finit par jouer le jeu. Rassuré du fait que ce ne sera pas un râteau que tu te prendras dans la face – pas de suite en tout cas – tu prends les devants. « Mes excuses, j’ai effectivement été un peu vite en besogne ! Reprenons comme il faut ! » Tu récupères un autre shot plein du liquide translucide aux teintes légèrement verdâtres, caractéristique de la violente cuite que tu prévois de t’infliger, puis mets tes menaces à exécution, sans sourciller. La troisième fois, c’est la bonne ! Surpris par l’incendie qui ravage ta langue et l’œsophage, tu inspires une grande gorgée d’air puis l’expire avec un peu plus de mesure. Ta main se pose prestement sur l’angle du bar et épouse sa forme, jusqu’à ce que tes muscles s’en crispent avec la tension. Finalement, peut être que tu seras le premier des deux à finir avec une rate au court-bouillon, et un foie ravagé !

Mais l’effet n’en sera que temporaire. Pour l’avoir expérimenté plus d’une fois, tu sais que ce qu’il reste de ton enveloppe charnelle n’en assimilera quasiment rien. Si ce n’est une courte sensation d’euphorie, puis la violente descente vers le plancher des vaches, des sorcières et de cette dure réalité. Bien que tu l’aies manqué durant quelques secondes, tu ne peux oublier ta compagne de beuverie sur laquelle ton regard se pose de nouveau. Pile au moment où tes yeux croisent les siens, tu la vois s’étouffer dans son verre. Cette fois, c’est à ton tour de perdre contenance. D’une, tu t’entiches immédiatement d’elle et te soucies à outrance de son état. Bref, tu te fais un sang d’encre pour pas grand-chose et pâlis comme un magnifique cachet d’aspirine. Ouais, pâle, mais toujours avec classe ! Secundo, vient le moment où ton esprit parvient à rattraper cette saloperie d’empathie, soit le moment où tu es de nouveau en proie à la réflexion. Alors te vient une question – légitime, mais semant quelque chose que tu hais en toi – Vient-elle juste de se moquer ? C’est au tour de son sang de ne faire qu’un tour et faire monter un peu de rose à tes joues. Ou peut être à cause de l’alcool … Toujours en fait, puisque tu te soules bien plus que tu rougis en temps normal ! Après quelques secondes de doute, le calme revient dans ton esprit et tu te reprends. Juste un mauvais timing. Tu l’espères du moins … Depuis quand tu te soucies de ce genre de détails d’ailleurs ? Cette pensée te fait finalement revenir à l’instant présent et tes lèvres décochent un petit sourire sur ta face. Pas le moqueur, plus le compatissant, pour une fois qu’il se balade sur ton visage celui-là …

Lorsqu’elle en vient à reprendre parole, c’est à ton tour de te sentir tel Narcisse, adulé par son propre reflet alcoolisé et la répartie de rigueur que la bienséance vous oblige tous les deux de tenir. Et tu aimes ça. Aussi, tu ne rechignes pas le moins du monde à jouer le jeu et répondre, amusé « Je pense que je peux célébrer à peu près tout ce dont j’ai envie, si cela nous mène à une danse … » L’honneur, hein ? Mhm ! Ton sourire se transforme en un léger rictus, à peine visible et noyé dans la vague de satisfaction qui te traverse. Tes yeux en revanchent le trahissent beaucoup plus. Décidant de la prendre à la lettre, tu te lèves de ton tabouret, tends doucement ta main, paume en avant et rajoute, d’une voix posée et un peu plus grave que précédemment « M’accorderiez-vous cette danse ? » Comme si, pour une fois, la réalité acceptait de se plier à tes envies – ou peut être aux siennes, qui sait – la musique change et s’adoucit un peu. Tu l’attires tranquillement sur la piste et te meus doucement près d’elle. Tu fais attention de garder ton corps à distance, mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour laisser la sensualité et un regard désireux faire le reste. Faire dans la dentelle, la subtilité et l’implicite, tu sais faire. C’est un peu ton corps de métier après tout !

Seulement – et bien trop tôt à ton goût – quelque chose vient tout gâcher. Une bête bousculade, le genre auquel on s’attend forcément et que l’on déteste toujours subir. Bien que ce ne soit pas toi qui sois malheureusement ciblé, le lien empathique déjà plus qu’étroit te fait réagir au quart de tour. Se sent-elle malmenée ? Toi, tu as déjà envie de le punir, cet abruti. Ou peut être la gêne, la honte même lui monte jusque dans un haut le cœur, contenues pour conserver une image inéluctablement entachée ? La rage te monte à la tête et, alors que l’autre n’a pas vraiment fait attention à son geste, le tien s’en veut précis en lui saisissant fermement le poigner. D’un regard mauvais et déterminé, tu articules froidement « Ca te tuerait de t’excuser ? » L’autre te fixe à son tour. Il veut jouer au plus con ? Très bien. Ton emprise se raffermit et, sans même te soucier de l’attitude meurtrière qu’a à présent le gentleman d’il y a cinq minutes, la douleur que tu peux lui infliger ou même du poing qu’un inconnu pourrait te mettre dans la gueule en retour, tu articules de nouveau et sans sourciller « Excuse-toi. Maintenant. »
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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Mer 27 Mai - 2:37


See you again?
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— Je pense que je peux célébrer à peu près tout ce dont j’ai envie, si cela nous mène à une danse …

Un sourire étira mes lèvres, ravie de la tournure que prenait cette rencontre. Pourtant une vague impression de déjà vu effleurait mon esprit. Une impression désagréable dans la mesure où je n'avais aucuns souvenirs des vingt-quatre premières années de ma vie. Je n'en comprenais ni le sens, ni la raison d'être. Si bien que j'occultais cette impression versatile pour focaliser mon attention sur cette paume tendue. Une main virile, une main d'homme, l'une de celle que j'aime sentir sur ma peau.

— M’accorderiez-vous cette danse ?
— Avec plaisir.

Sans me faire prier d'avantage, je posais ma paume contre la sienne, quittant mon tabouret. Il était à peine plus grand que moi, mais uniquement parce que j'étais jugée sur des hauts talons. Tout en constatant le changement de musique, je suivais mon bel inconnu sur la piste de danse. Il avait la décence de garder une distance raisonnable sans pour autant éteindre la flamme du désir. Je prenais un plaisir réel à partager ce moment avec lui. Charmant et agréable. Pourtant, toute bonne chose se devait d'avoir une fin. Telle une poupée de chiffon, je m'étais sentie bousculée. Autant ce sont des choses qui pouvait arriver, autant la moindre des politesses était de s'excuser. Mordillant ma lèvre inférieur, je prenais sur ma petite personne pour ne pas laisser surgir la louve couvant en moi. Je m'étais même résignée à ne pas lâcher un soupir de frustration. Mon partenaire, en revanche, semblait moins enclin à contenir sa rage. D'un mouvement bien trop précis pour un humain enivré par l'alcool, il se saisit du poignet de l'avorton. Mes claires prunelles faisaient la navette entre la brute épaisse et mon compagnon de danse. Le monde autour de nous semblait ne pas encore avoir compris ce qui se tramait et c'était tant mieux. Mon preux chevalier exigeait des excuses... ce que l'autre ivrogne semblait en difficulté à prononcer. Je me sentais mesquine d'éprouver une certaine satisfaction dans la situation actuelle. Être une louve me conférait bien des avantages et des aptitudes hors du commun. Si je l'avais voulu, j'aurais pu le mettre en pièce, cet ingrat. Cependant... Ce n'était pas désagréable d'avoir un gentleman prêt à me défendre, même si il arborait à ce moment-là un visage de fou furieux prêt à tuer.

— Je... Je ... Je m'excuse, okay? articula difficilement le bonhomme, mettant de côté sa fierté sous la douleur.

— Qu'est-ce qui se passe ici? intervint une voix tonitruante non loin à mes arrières.

Et merde. On en venait presque à bout, de cette histoire. Tournant les talons pour faire face à ... Oh bordel! une masse de muscle impressionnante, je dus lever ma tête pour repérer un visage sur tout ces muscles. Je constatais à son regard courroucé et vitreux qu'on venait d'enquiquiner un ami à lui. Oups? Voulant garder le rôle de la demoiselle en détresse, car pour une fois ça faisait changement, je prenais mon air de parfaite potiche, posant ma main manucurée sur ce torse bombé. Il sembla enfin me voir et posa ses yeux intensément colérique sur moi.  

— Ce n'est qu'un petit malentendu, assurais-je en opinant de la tête.

Ses sourcils se froncèrent jusqu'à se rejoindre en un mono sourcil. Puis après une petite fraction de secondes à réfléchir, il dégagea ma main avec la délicatesse d'une baleine.

— Te mêle pas de ça, femme!

Pardon? Excuse moi?! L'indignation avait à peine le temps de me monter au cerveau qu'il me tassa sur le côté avec violence. Juchée sur mes hauts talons, je trottinais maladroitement, cherchant mon équilibre. Équilibre que je finis par trouver en percutant un autre monsieur. Pas le temps de m'excuser! La colère. Sentiment fourbe et sournois. Elle pulsait avec force dans mes veines, se diffusant dans tout mon corps. Je n'étais pas une petite chose qu'on pouvait bousculer sans en payer les conséquences! Bordel! J'étais une louve! Une tueuse! J'avais des crocs et des ongles fraîchement manucurés prêt à arracher des carotides! Alors que le gros tas de muscles fonçait droit sur MON preux chevalier, moi je retirais mes escarpins et courrait à vitesse lupine sur ce gros malabar. Je prenais une impulsion sur mes pieds et la seconde d'après, j'étais sur le dos de cette grosse brute épaisse. Mon premier réflexe avait été de poser mes mains sur sa nuque pour la briser... un réflexe que je réprima bien vite en me contentant de lui tirer les oreilles.

Cette fois... Notre petite groupe de perturbateur ne passa pas vraiment inaperçu.

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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Mer 27 Mai - 21:45

Musique
L’esprit embrumé de colère, tu ne parviens pas à défaire la prise que tu as sur l’homme. Peu importe combien il a honte, l’envie de le faire payer est trop forte. Tu aimerais le faire tomber à tes pieds, qu’il tente même de les lécher, pour mieux les lui mettre dans la gueule. Tout ce que tu veux, c’est piétiner le crâne de ce con, jusqu’à ce que sa fierté lui ressorte par les oreilles. Pourtant, tu ne peux faire ce que tu désires, pas devant une demoiselle, ni tant de monde aux alentours. Alors, réellement à contre cœur, tu défais un peu ton emprise et articule froidement « Que je te lâche, c’est ce que tu veux ? »

Croyait-il vraiment s’en sortir si facilement ? Lui ne comprendrait pas la façon dont tu as tourné tes mots, mais son intellect digne d’une moule avariée ne t’est pas d’un grand intérêt non plus. Seule l’unique réponse qu’il pourrait donner t’importe. Aussi, quand il bégaye un « Oui … » aussi hésitant que pitoyable, un éternel sourire en coin se décoche sur ton visage, satisfait au possible. Comme s’il était venu une décharge dans la main, celle-ci cède aussitôt et laisse son poignet tranquille. Vu la couleur violacée que tes doigts ont laissés, il devrait s’en souvenir assez longtemps pour te foutre la paix ! Ou peut être pas …

A peine as-tu décidé de faire preuve d’une clémence feinte à son égard que tu remarques une autre scène qui se joue non loin de ta personne. Ce gros – cet énorme – balourd ne vient quand même pas de la … Si, il l’a vraiment fait ! Instinctivement, ton poing se serre et tu fais un pas vers le malotru. Peu importe combien il pèse et à quel point il peut être dangereux, tu vas vraiment lui faire la peau à ce salopard ! Mais tu n’as pas le temps de faire un autre pas que le premier con revient à la charge – l’esprit d’équipe, que c’est beau … – et te frappe par derrière, en toute lâcheté. Tu trébuches, peines à ne pas fléchir mais courbe l’échine sous le second coup, qui te met à terre. Il use alors de ses saloperies de bottes pour t’infliger des coups de plus en plus douloureux, que tu ne peux éternellement supporter. Ressentant tout de façon extrême, cette peine te met rapidement à bout et, sans comprendre ce qui t’arrive, tout s’efface autour de toi. Il ne reste plus rien, si ce n’est cette douleur qui te ronge et cette rage qui te consume de l’intérieur. Puis, sous l’ultime coup, celui qui devrait te mettre KO, ton esprit cède. L’inconscient prend le dessus et la raison s’efface sous l’instinct, qui ne tarde pas à redéfinir tes priorités.

Démontrant implicitement que tu es tout sauf humain, tu te relèves. L’arcade éclatée, ton visage pisse le sang. La douleur que tu ressens et qui devrait t’être insupportable, ne fais que nourrir cette rage qui pulse dans tes veines et t’incite à serrer les poings. Tu le fixes pendant plusieurs secondes, suffisantes pour que le sourire de ton adversaire s’efface et que ses yeux reflètent quelque chose que tu adore sentir dans la peau de tes victimes : la peur. En soi, il est tout à fait normal qu’il soit prêt à s’en faire dessus. Car ce que tu ne peux voir – mais qu’il n’a pu définitivement pas louper – ce sont tes yeux. D’un bleu très clair en temps normal, ceux-ci ont changé au moment où tu as perdu toute notion de raisonnement, au moment où le monstre en toi s’est éveillé. Et la lueur assassine qui se dégage de ces iris ayant tourné au gris métallique, celle-là elle a de quoi faire peur à n’importe qui. Sauf aux véritables monstres, éventuellement.

Lorsqu’il tente de faire un pas en arrière, lorsque la proie se décide à fuir, le prédateur que tu es passe à l’attaque. Tu te jettes alors sur lui et, sans la moindre pitié, tu martèles son visage de coups de plus en plus violents. Lui rendant au centuple ce qu’il t’a si gentiment offert, tu le fous à terre et le piétine à ton tour, sans lui laisser la moindre chance d’en lâcher le moindre hurlement. Sans que tu comprennes vraiment comment il est arrivé jusqu’à toi – sans vraiment chercher à le savoir non plus d’ailleurs – le mastodonte te colle un coup qui te projette sur le côté. Tu te relèves aussi sec, le jauge un instant puis t’avance vers lui sans la moindre crainte. A peine te trouves-tu à sa portée que tes doigts claquent. Tu as précédemment exaucé le vœu de l’autre abruti, il est temps qu’il en paye le prix et que son protecteur en pâtisse.

Bien que, dans cet état, ton imagination soit particulièrement limitée – tout comme ta capacité à raisonner posément en fait – il ne t’en faut pas beaucoup pour retourner la situation à ton avantage. Forcer la rupture de quelques ligaments est un jeu d’enfant, ce qui te permet en un rien de temps de le faire descendre d’un étage et se retrouver à peu près à ta hauteur. D’une poigne ferme, tu te saisis de sa gorge et serre de plus en plus fort. D’ici peu, il va manquer d’air, suffoquer et tomber raide, inconscient, puis mort. A moins que ton envie de repeindre le monde avec le sang de tes victimes ne prenne le dessus et que tu lui arrache ce qu’il lui sert de cordes vocales avant qu'il ne puisse vainement implorer ta pitié … Ou que la voix de la raison ne se décide à te faire revenir de cet état second et t’évite de commettre – une nouvelle fois – l’irréparable.
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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Sam 30 Mai - 13:47


See you again?
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Prendre un gros molosse pour faire du rodéo improvisé... Mauvaise idée. Vraiment. En quelques grognements et agitations diverses, il avait fini par me faire voltiger au-dessus de son imposante carcasse. Poupée de chair, je me sentais aussi malléable qu'une pauvre petite chose fragile. Je détestais ça. Avec force, mon dos s'était heurté au sol. Mon souffle se coupa net l'espace de quelques secondes. On peut dire que ça, c'était de la chute. Ma condition surnaturelle me permettait de me relever aussitôt... Mais avais-je réellement envie que l'on devine ma véritable nature? Bien entendu, les créatures surnaturelles présentes ici pouvaient le sentir... mais mon preux chevalier me semblait tellement humain, lui. La situation était critique, certes, mais ça ne m'empêchait pas d'avoir ce profond désir d'être normale, juste une fois. Avais-je un jour été normale? Je ne pouvais même pas le savoir.

Dans un grognement qu'à moitié humain, je roulais sur le ventre. Rester sur le sol n'allait certainement pas nous aider à sortir de là. Mais visiblement... Mon inconnu n'avait pas besoin de moi. Bien que son visage n'était qu'une rivière de sang, il se battait avec rage... Un animal meurtrier. Je pouvais sentir la peur émaner des deux emmerdeurs de ce soir... Je pouvais sentir la peur de plusieurs personnes contemplatives de la scène. Vivement, je me redressais sur les jambes, prête à intervenir en cas de nécessité absolue. D'avantages perplexe qu'inquiète, j'observais avec intérêt mon preux chevalier. A bien y regarder de plus près... Je doutais de plus en plus de sa simple condition humaine. Toutefois... Je pouvais affirmer avec certitude qu'il n'était ni vampire, ni lycan. Un sorcier? Si tel avait été le cas... pourquoi opter pour un rapport de force alors qu'un tour de passe-passe aurait suffit? Je pouvais entendre la foule s'agiter. Les agents de sécurités n'allaient pas tarder et me faire embarquer par la B.R.I.S était la dernière chose que je souhaitais. D'autant plus que mon grand ténébreux tenait littéralement une vie entre ses mains. Le visage de sa victime - car maintenant on ne pouvait plus qualifier les choses autrement - devenait de plus en plus rouge. Dans quelques secondes, ce teint rouge deviendrait violacé et la mort viendrait l'étreindre. Je devais empêcher ça.

Vivement, je comblais la faible distance me séparant de mon grand ténébreux. Pour le coup, je n'hésitais pas à user de ma force surnaturelle pour le contraindre à lâcher cet homme. Je m'inquiétais d'avantages pour mon compagnon d'infortunes que pour l'autre carcasse vide de sens.

— Stop. Je pense que ça suffit, affirmais-je avec autorité.

J'avais désiré me montrer douce... Mais voilà plus d'un an que j'étais habituée à donner des ordres. Déformation professionnelle.

— On doit partir, maintenant.

Cette fois bien plus douce dans le ton de ma voix, je lui attrapais la main afin de le guider à l'extérieur. Nous devions à tout prix sortir avant qu'on nous arrête. Salem, ça n'était pas New-York. De ce que j'en savais, New-York était une véritable jungle où l'on pouvait agir sans réellement penser aux conséquences de nos actes. A Salem... La Confrérie était prête à nous tomber dessus pour un rien. Surtout moi, j'étais une cible facile et idéale. Le bras droit d'Alaric... Forcément qu'un prétexte pour me mettre derrière les barreaux serait la bienvenue.


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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Dim 14 Juin - 23:40

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Tu vas le tuer. Définitivement. A chaque seconde qui passe, le balourd se rapproche de l’inévitable trépas, tandis que la bête en toi s’en lèche les babines. Ta respiration précédemment saccadée devient mesurée, contrôlée, inébranlable. Le plaisir que tu tires de sa douleur parvient même à rendre la peine que tu ressens particulièrement exquise. Si le prix à payer est de souffrir pour avoir tant de contrôle en retour, alors tu laisserais avec joie l’autre se relever pour mieux te frapper, encore et encore, vainement … Mais l’autre est toujours au sol, raide mort et ne peut même plus satisfaire la moindre de tes attentes. Quel déchet.

Ta poigne inhumaine continue d’étouffer le mastodonte et, sous la force que tu exerces, tes ongles en deviennent des lames qui, petit à petit, s’incrustent dans la chair du mortel. Va-t-il succomber à l’étouffement ou sa trachée va-t-elle voler en premier au dessus de la populace qui observe la scène ? Un léger filet de sang glisse déjà du bout de tes doigts. Et tu les sens alors, tous ces prédateurs aux alentours, l’instinct et la soif éveillés par la simple présence du liquide vermeil. Tu les sens qui tentent de se contrôler, pour ne pas se jeter sur le tas de chair pour le finir à coups de crocs, pour résister à la douce mélodie qui pulse au même rythme effréné que les quelques gouttes de sang s’échappent pour former ce sillon presque … Hypnotisant.

Mais pour l’instant, il s’agit de ta proie, hors de question qu’une autre bête sauvage ne daigne y toucher.

Quand ta belle finit par arriver à ta portée, ton premier réflexe est de protéger ce qui t’appartient. Ton regard croise le sien et ton visage se ferme. Si elle approche encore plus de ta victime, elle risque d’en payer le prix. Cependant, c’est avec surprise que tu comprends ce qu’elle fait là, à vouloir te séparer de ton exutoire. Elle ne veut pas te le voler, mais simplement éviter que tu le regrettes, amèrement. Dans un moment d’hésitation de ta part, sa force parvient aisément à te faire lâcher prise. Rapidement, entre la perte de l’intérêt pour cette chasse et une vague d’empathie à l’égard de ta compagne de danse, tu reviens à toi-même, ou ce qu’il en reste. Tu ne comprends pas grand-chose à ce qu’il vient de se passer et restes figé devant cette vision sanglante. Est-ce vraiment toi qui a fait ça ?

« Je … » Le regard écarquillé, tu ne parviens à piper mot, ni à penser clairement. Elle en revanche, semble savoir où aller. Loin. Maintenant. Complètement vide de l’intérieur, tu te laisses faire et tente de recoller les morceaux, pas après pas. Ne voyant que les bouclettes de la blonde s’agiter au même rythme que le pas hâté que vous avez pris, l’épisode de la danse te revient en tête, tout comme son déhanché, son sourire, ses envies … Comment as-tu pu te montrer sous un tel jour, devant elle ? Comment as-tu pu briser ses espoirs d’une soirée tranquille et déchirer ce souhait commun d’oublier la misère de ce monde ? Est-ce que le monstre en toi avait conscience de tout ceci au moment où cette bête a pris le dessus ? Ou es-tu simplement cette bête, entre deux moments de faiblesse où ton empathie te rend si faible, presque … Humain ?

Une fois arrivés dehors, toute la tension que tu ressentais s’efface. Les pulsions meurtrières des uns, la peur des autres, l’incompréhension ou la colère des derniers … Il ne reste plus que toi, la demoiselle et quelques passants qui ne doivent pas y comprendre grand-chose. Alors que ta plaie continue de laisser couler ce sang éthéré sur ton visage, tu observes ta compagne de soirée d’un air beaucoup plus posé, compatissant même. Tu voudrais lui dire à quel point tu es désolé d’avoir agi de la sorte – car, en définitive, tu restes toujours le responsable de tes actes, volontaires ou non – mais tu ne peux t’y résoudre. En une inspiration, tu sens la peur émaner d’elle, cette situation dans laquelle tu vous as mis l’angoisse plus que tout, à moins que ce soient ces gens qui arrivent au loin, prêts à en découdre et vous chasser jusqu’à vous en faire la peau s’il le faut.

Conscient qu’il te faut passer à l’action pour vous sauver tous les deux de cette situation, tu fais un pas vers elle et te saisis doucement de ses doigts, entrelacés dans les tiens « Si tu veux leur échapper, laisse-toi faire … » Sans même lui demander son consentement, tu approches ton visage du sien. A chaque centimètre que tu fais pour atteindre ses lèvres, ta face redevient cette œuvre, parfaite et immaculée. Le sang s’efface, ta plaie se referme et les quelques relents de rage qui pulsent encore en toi se trouvent réduits à néant. Usant des restes du précédent vœu qui alimentent encore ton être, vous devenez alors aux yeux de tous un couple parfait en train de s’embrasser devant une boîte de nuit pleine à craquer. Le genre de situation qui met tout le monde mal à l’aise et que personne n’a envie d’interrompre ou même oser observer trop longtemps.

Une fois les quelques personnes faisant figure d’autorité entrées dans l’établissement, sans avoir pris la peine de dévisager ou déranger un énième couple bucolique et inconscient du danger présent dans cette ville, tu romps ce doux baiser et entraine à ton tour la demoiselle dans la première ruelle à l’abri des regards indiscrets. Il n’y a pas de mots pour exprimer tout ce que tu as à lui dire et seul ton regard figé sur elle parvient à parler pour toi, dans un petit sourire désolé. Si elle savait à quel point tu l’es …
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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Mer 17 Juin - 17:07


See you again?
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L'air frais nocturne avait au moins l'avantage de me remettre les idées en place. Inspirant et expirant calmement, la poussée d'adrénaline commençait doucement à se dissiper. Nous avions échappé au pire pour cette nuit. Tout du moins je l'espérais. Pourtant, en voyant des gros gorilles dehors... Une pointe de stress noua mon estomac. Un stress s'amplifiant suffisamment pour devenir la peur. Je n'avais pas peur de me battre. Je n'avais pas peur de tuer... J'avais peur que cette incartade revienne aux oreilles d'Alaric. J'avais peur de déclencher une petite guerre des nerfs inutiles entre l'Originel et la vieille peau de Catherine. Nous avions déjà fait tellement de dégâts... Je ne pouvais pas simplement m'élancer et leur briser la nuque. Trop risqué pour ma couverture. Visiblement conscient de mes inquiétudes, mon compagnon d’infortune s'approcha de moi. Mes claires prunelles l'étudièrent un court instant. Il était blessé, il avait besoin de points de sutures. Je savais très exactement comment en faire sans savoir où j'avais appris à le faire. Ses doigts s'entremêlèrent aux miens. Ma peau me paraissait brûlante en comparaison de la sienne. Je n'avais pas la moindre idée de quel était son plan mais je fis le choix de le croire. Son visage s'approchait du mien et là encore, je décidais de le laisser faire. Pourtant... et c'était bien trop étrange pour que j'en sois certaine, sa blessure commençait à se guérir. Je n'avais toutefois pas le temps de pousser mes réflexions plus loin car ses lèvres se posèrent sur les miennes. Situation étrange mais pas désagréable. La tension quitta entièrement mes muscles. J'avais connu des techniques d'esquive moins agréable que ça. Vraiment.

Notre étreinte prit fin et aussitôt, il me guida dans une ruelle. Dans le fond... nous n'étions pas loin d'un scénario de film d'horreur. Moi, magnifique jeune fille aux prises d'un homme bien trop pour être crédible. Surtout que je l'avais vu lorsqu'il se mettait hors de lui... mais à ce moment bien précis, il n'était en rien l'homme féroce prêt à tuer un simple humain. Je pouvais clairement lire dans le fond de ses prunelles qu'il était désolé. Tout du moins... j'espérais qu'il l'était. Pour le rassurer, je lui adressa un sourire. Un simple sourire mais néanmoins sincère. Je lui étais reconnaissante de nous avoir sauvé la mise même si je prenais bien conscience qu'il n'était pas étranger au désastre qu'on venait d'essuyer. Je pouvais dire adieux à ma soirée tranquille. Je pouvais dire adieux pour oublier, ne serais-ce qu'une fois, le chaos régnant de ma vie. Ce vide. Tant pis. Tant pis pour le glamour également. Je m'adossais contre une parois et entrepris de me déchausser. Si le contact du sol rugueux sous ma plante de pied n'était pas sensationnelle... C'était d'avantages plus agréable que cet objet de torture qu'on appelait communément : escarpins. Paire d'escarpins que je balançais dans la benne juste à côté.

— Je voulais te remercier, d'avoir prit ma défense... un sourire gêné s'esquissa sur mes lèvres. Je crois que c'est la première fois que quelqu'un se bat pour moi... Et ce n'est pas désagréable. admis-je dans un petit rire.

Comblant l'espace entre nous, j'hésitais sur la marche à suivre. Devais-je lui dire au revoir? Devais-je... lui proposer d'aller ailleurs? Chez moi? Si la soirée n'avait pas été saccagée par le malotrus... Alors... Alors les choses se seraient déroulées autrement. Alors lui et moi serions encore en train de danser l'un contre l'autre, s'enivrant de ce moment. D'une poigne ferme et déterminée, j'attrapais l'inconnu par son tshirt. L'attirant contre moi, je glissais ma main à l'arrière de sa nuque et me hissais sur la pointe des pieds.

— J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir... murmurais-je à son oreille

Mes lèvres frôlèrent ensuite sa joue, puis sa bouche... Et avant de succomber à l'envier de l'embrasser je me reculais. Si j'avais voulu me détendre ce soir... C'était mort. J'allais rentrer bien sagement chez moi, me faire couler un bon bain et fantasmer sur ce qui aurait pu se produire entre cet inconnu et moi. Le contournant, je m'éloignais donc prête à rentrer dans mon appartement... Seule... Pourquoi seule, après tout? Et pourquoi maintenant? J'allais probablement avoir l'air d'une girouette mais me retournant pour l'avoir à nouveau dans mon champs de vision...

— Mais si tu veux... On peut aller chez moi pour boire un dernier verre?



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MessageSujet: Re: [Fini] See you again? || Pv Maven   Sam 20 Juin - 14:05

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Vos regards se croisent, se parlent et, en quelques secondes, la culpabilité présente en toi s’efface. Tu le sais, tu le sens, tout va finalement pour le mieux, là où elle aurait très bien pu te coller une claque monumentale suite à ton comportement tout sauf … Humain. Ne sachant pas quoi dire, tu continues de t’enfoncer dans ce mutisme qui t’est plutôt agréable. Pas besoin de d’expliquer, de se justifier, de considérer l’autre comme un risque et d’envisager le pire à son égard. Mais elle, semble avoir bien plus à dire que tout ce qui pourrait se transmettre par un simple regard.

Alors tu l’écoutes et, sans contrôler tes réactions face à ses mots, un nouveau sourire se dessine sur ton visage, poussé par une once d’amusement, peut être de satisfaction même. Il en faut bien après tout ! Tu réfléchis un instant à ce que tu pourrais répondre à ces compliments et, plutôt que de passer pour plus pédant ou narcissique que tu l’es, à t’auto complimenter en retour, tu continues de ne piper mot, ton regard et ce petit sourire taquin en disant déjà tant.

Surpris par le geste entreprenant de la demoiselle, tu te laisses faire, tel un pantin en manque d’attention. Ta respiration se fait plus forte, plus sonore, tout comme cette envie qui te ronge de nouveau, pour mieux faire exploser ton rythme cardiaque. Dieu qu’elle sait y faire pour te tenter ! Les quelques mots qu’elle te susurre à l’oreille te font l’effet d’une bombe, en même temps qu’ils annihilent tout projet pour le restant de la soirée. Souhaitant par-dessus tout respecter sa personne – ce qui t’est absolument tout sauf commun, il faut l’avouer – tu lui réponds, dans un murmure plus proche du grognement débordant d’envie « Je l’espère aussi … »

Comme ce que ces mots t’ont laissé supposé, voilà qu’elle te repousse et met une distance entre vous. Subir ce rejet t’est particulièrement difficile, mais tu ne veux pas la décevoir, alors tu t’écrases et tiens ton rôle de gentleman jusqu’au bout. Tu t’apprêtes à lui souhaiter de passer une bonne soirée, la quitter en bons termes, lorsqu’elle en vient à te faire une proposition … Totalement contradictoire. Cette fois, tu ne peux plus te retenir et, soupirant d’un air empli de lassitude et pourtant si patient, tu lui réponds, posément « Je crois que nous avons tous deux eu assez d’émotions fortes pour cette soirée, n’est-ce pas ? Il me semble plus judicieux que nous nous reposions chacun de notre côté … Pourquoi pas pour mieux nous revoir, en effet … »

Réprimant avec douleur un désir qui t’incite à tout le contraire de ce que tu as énoncé par cette voix presque cassée, tu approches de la demoiselle et ramène ton visage près du sien. Profitant qu’elle n’ait plus ses talons, te lèvres effleurent son front et tu lui offre un doux baiser, pour conclure cette soirée que tu ne veux pas voir tâchée par des pulsions que vous pourriez regretter. Avant que tu ne changes d’avis et que tes bas instincts ne te poussent à succomber à cette foutue envie, tu quittes les lieux d’un pas faussement déterminé.

Après plusieurs dizaines de minutes de marche, sans rien ni personne aux alentours, tu t’arrêtes et laisses ta nature paradoxale te faire goûter au contrecoup de tout ce que tu as assimilé sans sourciller. Chaque coup pris, chaque shot d’alcool ingurgité, tout ce que ton enveloppe charnelle a en apparence absorbé sans en garder la moindre trace, tout ça remonte alors d’un coup et vient te torturer. Pris de violents spasmes causés par cette douleur qui a cessé de te ronger pour mieux t’attaquer de front, tu t’écrases contre un mur et te laisses glisser sur le sol, tel une véritable épave en proie à une méticuleuse autodestruction. Cela ne va pas durer plus que quelques heures, tu le sais. Une fois le plus gros du contrecoup physique passé, ton esprit rejouera chaque moment passé et analysera avec soin tout ce que ton empathie a accumulé. Les joies, les désirs, les peines, la haine … Tout. Et cette torture là, le fait de sentir les autres si vivants alors que ton enveloppe charnelle se meurt encore et encore, elle te sera encore pire que la précédente.

Cet énorme prix à payer, pour avoir choisi de ne pas l’incomber à une femme que tu refusais de voir souffrir … Et dont tu ne connais finalement même pas le nom !
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