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 BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]

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MessageSujet: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Ven 3 Jan - 10:40





« DON’T BE SUCH A… WOLF. »



L’air glacial lui fouettait le visage tandis qu’il cherchait à fuir l’ennemi d’un pas rapide. Dans sa course, la glace fondue était agitée à chaque fois que ses pattes osaient en toucher les flaques. L’air semblait lui manquer parfois, mais les cris des deux acharnés raisonnaient jusqu’à ses oreilles affutées. Le loup à la fourrure noire de jais traversait chaque ruelle de la façon la plus discrète possible, et autant dire qu’il était léger sur ses pattes. Plus jeune, il avait été chétif, et bien qu’il se soit rattrapé depuis le temps, sa carrure élancée de loup lui permettait d’être réellement discret, sauf lorsque ses pattes heurtaient de plein fouet une flaque d’eau. Intérieurement, Bràn riait de sa bêtise. Enfin oui et non, c’était plutôt les ennuis qui l’avaient rattrapé alors qu’il essayait de traverser gentiment les rues de Brooklyn. Il avait toujours été un vagabond, jusqu’à aujourd’hui, c’était comme s’il était piégé dans cette ville, comme tous les autres et ça le rendait dingue. Le voilà donc qui courrait, au beau milieu de la nuit, avantagé par la couleur de sa fourrure. Les deux balourds le poursuivaient sans relâche, bien résolus à lui faire mordre la poussière à cause de sa condition de loup.

L’air frais continuait de le fouetter, faisant couler ses prunelles dorées, mais il ne voulait pas abandonner. Toutefois, Bràn devait bien admettre qu’il lui fallait trouver un abri pour la nuit. Il était d’ailleurs en train de chercher une issue quand la brute épaisse le surprit à l’autre bout de la ruelle. D’un grognement, le loup montra les crocs, déterminé à le bouffer s’il ne lui fichait pas la paix. « Enfin te voilà sale clébard ». Bràn grognait méchamment, si bien qu’il aurait pu en baver tant il éprouvait de la haine pour ce type. Il ne s’attendit tout simplement pas à ce que celui-ci ait réussi à faire rappliquer de la compagnie, si bien qu’il se retrouva encerclé par quatre types aux dents jaunis et à l’haleine fétide. Il en jurerait que l’alcool était leur meilleur ami. A en juger par l’allure des quatre, le loup se dit que peut-être ils le prenaient réellement pour un chien, dans le fond, ce serait mieux ainsi, ou peut-être pas si l’on prenait en compte que rares étaient les chiens des rues à ne pas être bouffé par des carnivores de ce genre. La nourriture manquait à certains, les rendant fous, et nul doute que ceux-là voudraient bien faire de lui leur rôti du soir. Peu résolu à le devenir il donna un premier avertissement, cherchant à griffer l’un d’eux. Les oreilles en arrière, il vit le gros lard s’avancer soudainement vers lui, une arme de fortune à la main. D’un bond de côté il esquiva et lui mordit l’avant-bras. L’autre hurla à la mort avant de se mettre à reculer, mais les trois autres se précipitèrent à leur tour et l’un d’eux réussi à planter sa lame dans l’abdomen du loup. Celui-ci couina de douleur avant de répliquer férocement et d’en blesser un autre. Il n’attendit toutefois pas pour déguerpir. Blessé, son sang coulant entre ses poils il reprit sa cavalcade vers une destination sûre : il avançait à l’aveuglette.

Au loin, les hurlements des types disparurent après plusieurs minutes de fuite, et il arriva dans un quartier plutôt calme. Chose qu’il comprit vite en apercevant certaines maisons en ruine. Ce serait parfait pour se changer. Passant près d’un clochard, il piqua quelques affaires dans sa gueule et continua sa route avant d’arriver dans une ruelle totalement noire et déserte. La douleur était lancinante, et il perdait du sang, le temps pressait pour Bràn, il le savait, sa guérison était retardée par l’argent, c’était sa faiblesse, son défaut de fabrication. Ne perdant pas de temps, il procéda à la transformation, enfila les vêtements et fit ce qu’il put pour arrêter l’hémorragie temporairement. Tournant la tête, il vit une maison qui semblait abandonnée. N’hésitant pas une seconde, il mit en œuvre ses connaissances de roublard pour ouvrir la porte verrouillée et fonça à l’intérieur. Là il monta les escaliers et trouva une nouvelle porte qu’il déverrouilla. Rentrant dans la pièce, il devina que l’appartement était habité, mais il n’y avait personne, bien, la tâche serait plus aisée. Pâle et en sueur, Bràn attrapa un torchon et commença à fouiller dans les placards. Par chance, il mit la main sur une boîte de céréales et la prit avec lui. Se rendant à nouveau dans le salon, il s’installa dans le canapé et souleva son haut, la plaie n’était pas belle à voir. Fatigué par la course et la douleur, il serra les dents et tenta tant bien que mal de stopper le sang de couler, mais le torchon était déjà imbibé. Le loup avala quelques bouchées de céréales mais ne se sentit pas bien soudainement. Valait peut-être mieux y aller doucement. Se relevant du canapé, il avait dans l’idée de trouver de quoi recoudre la plaie, mais au lieu de ça… Il s’effondra sur le sol.

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Dernière édition par Bràn E. Irons le Mer 25 Fév - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Lun 6 Jan - 21:06

❝COLD OF WINTER REMIND ME MY LONELINESS❞

( c) texas-flood


Briseis était sortie plus tôt ce jour là. La faute au Yankee Stadium dont les clameurs remontaient les rues désertes de New-York. Depuis que les vampires originaux avaient mis en place ces jeux barbares, la jeune femme préférait ne pas traîner trop longtemps dans les rues. L’évènement se déroulait dans le Bronx mais toute la ville semblait en effervescence. Et ça la rendait malade. Briseis ne quittait jamais son quartier. Le peu qu’on lui avait raconté de ce qui se passait là-bas avait suffit à l’horrifier. Comment pouvait-on en arriver là ? Comment pouvait-on regarder des hommes mourir juste pour le plaisir d’un jeu morbide ? La neige ne cessait de tomber. Postée sur le trottoir, elle observa les alentours glacés. Resserrant son écharpe usée autour du cou, elle frissonna. Ses vêtements n’étaient pas vraiment chauds mais il lui était impossible de courir sans risquer de se casser une jambe... Soufflant dans ses mains pour les réchauffer, elle salua son boss qui partait lui aussi. Les soirs de « spectacle », mieux valait ne pas trop compter sur les clients. Ce qui était un manque à gagner pour le bar, mais aussi pour elle. La jeune femme n’avait plus rien à manger dans son frigo. Il ne lui restait que des céréales pour survivre, céréales qui, elle l’ignorait, venaient de finir dans l’estomac d’un loup noir.

Comme à son habitude, Briseis se rendit à l’Eglise. Plongeant la main dans l’eau, elle se signa avant de s’assoir sur un banc. Là, elle ferma les yeux et pria un long moment. La jeune femme avait besoin de ces moments de silence pur, que rien ne venait troubler sinon le bruit des flocons qui se compactaient sur le toit de l’édifice ou du vent qui hurlait contre les murs. Ici, il faisait bon. La flamme des bougies suffisaient à réchauffer l’atmosphère. Quand elle rouvrit les yeux, elle vit le prêtre. Ce dernier vint la voir pour prendre de ses nouvelles. Comme toujours, elle prétendit que tout allait bien, pour ne pas inquiéter l’homme. Dieu savait qu’elle omettait la vérité mais elle ne pouvait décemment pas se plaindre : tout le monde vivait dans les mêmes conditions qu’elle. Depuis que les vampires avaient pris l’ascendant sur les humains, le monde avait changé. Les loups, les vampires, les sorciers, toutes ces créatures étaient bien réelles. Et dangereuses. Oh, bien sûr, toutes avaient un bon fond, Briseis en était persuadée. C’était comme les humains. Tout le monde pouvait faire des erreurs mais personne ne pouvait naître foncièrement mauvais. Excepté les sociopathes. Ou les psychopathes. Et encore, la jeune femme serait encore sûrement capable de trouver quelque chose de bon en eux.  Esquissant un sourire gênée, elle laissa le prêtre lui accorder une énième bénédiction et quitta le lieu Saint pour rentrer chez elle.

La brume ne quittait plus la ville. Levant le nez, elle constata une fois de plus qu’elle cachait même le sommet des buildings. Cette atmosphère fantomatique pesait sur son moral. Le froid lui rappelait cruellement combien elle se sentait seule... Un soupir quitta ses lèvres en un nuage bien visible. Ses parents lui manquaient terriblement. La vie lui manquait. Ici, ce n’était qu’une question de survie avec la question constante de savoir si l’on passerait la nuit. Observant les rues, Briseis restait attentive à tout ce qui se passait. Seul le silence de ses pas lui répondit.

Une fois devant la porte, la jeune femme posa la main sur la poignée et s’aperçut que celle-ci était ouverte. Ce n’était pas normal. Elle veillait toujours à bien verrouiller sa porte, celle qui conduisait à ce chez elle hérité de ses parents. Son seul refuge. Le lieu où tant de souvenirs précieux à son coeur la ramenaient dans cette enfance qu’elle affectionnait tant. Tremblante, elle craignit qu’un voleur ne se soit introduit et lui ait volé des choses précieuses. Elle entra dans le couloir, le coeur battant à tout rompre. Déglutissant difficilement, elle avança d’un pas de plus, celui qui lui manquait pour voir son salon. Et ce qu’elle vit manqua bien de lui faire faire une crise cardiaque : des céréales répandues par terre et sur le canapé, du sang partout et surtout, un homme. Il gisait sur le sol. Le choc passé, la jeune femme prit son courage à deux mains et se rapprocha lentement de lui. Etait-il... Mort ? Penchant la tête sur le côté, elle s’approcha de lui. Une flaque de sang sur le sol lui faisait craindre une issue fatale. Elle trouva le torchon imbibé. Il n’était vraiment pas en bonne posture. Elle s’agenouilla à côté de lui pour évaluer son état. A l’observer de près, elle put constater qu’il respirait. Faiblement, mais il respirait. Sans perdre de temps, elle le redressa comme elle put et courut dans la salle de bain. Elle trouva de quoi lui faire un bandage avec ce qu’elle avait pu ramener de l’hôpital au cas où. Briseis commença par soigneusement nettoyer la plaie puis elle le soigna proprement. Là, elle le tira comme elle put jusqu’au canapé mais hisser un homme restait difficile. Elle l’adossa donc et prit le temps de tout ranger. Le sang avait déjà souillé son parquet. Mais le pauvre, il avait du faire une sacrée mauvaise rencontre... Jetant un coup d’oeil vers le loup, elle termina de ranger et fila vers la salle de bain pour laver ses affaires.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 12 Jan - 15:03



« I GUESS I… YOUR FLOOR IS DIRTY. GROSS. »




Le loup vagabond avait pour habitude de squatter là où il le pouvait et où il jaugeait que ce n’était pas dangereux. Bien sûr, pour pouvoir le savoir fallait-il encore que les habitants de l’endroit y soient… S’ils n’y étaient pas, c’était une véritable bénédiction. Cela dit… Bràn avait déjà eu quelques ennuis en procédant de cette manière, il avait déjà rencontré un gros dur, en mode chef de famille défenseur qui avait essayé de le tuer pour être rentré chez lui au beau milieu de la nuit… Bràn en était ressorti indemne cette fois-là, mais aurait très bien pu tuer l’homme en face de lui, chose qu’il n’avait pourtant pas fait, trop occupé à fuir. Aujourd’hui, il réitérait l’expérience, sans savoir dans quel genre d’appartement il mettait les pieds et d’ailleurs, il n’avait pas eu le temps de regarder les vêtements s’y trouvant. Par logique, le loup aurait pu fouiller pour savoir s’il y avait un homme ou une femme en ces lieux, mais il n’en fit rien, perdant beaucoup trop de sang pour réellement s’y attarder. Essayant tant bien que mal de se soigner seul et éviter l’hémorragie, il n’y parvint pas, s’écroulant au sol comme une vulgaire poupée de chiffon.

Nul ne sait pendant combien de temps il resta ainsi sur le sol à se vider de son sang. La plaie à l’abdomen ne le faisait plus souffrir car endormi dans un sommeil qu’il n’avait pas voulu. Blanc comme la neige qui s’abattrait sûrement bientôt sur New York, Bràn respirait lentement, sans doute mourrait-il ici, après s’être empiffré maladroitement de céréales ? Qui pouvait savoir dans le fond ? Heureusement pour Bràn, son heure n’était pas encore venue, même s’il aurait peut-être mieux valu pour un loup garou comme lui… Il peinait à trouver sa place, et bien qu’il ne l’admette pas, cette vie le répugnait, il aspirait à d’autres choses sous ses faux airs de bourrus et de malotru. Sa carapace était bien construite mais pas insurmontable. Mal en point, il n’entendit pas Briséis rentrer chez elle, tout comme il ne la sentit pas s’agenouiller pour savoir s’il était décédé ou non… Il sentait encore moins le sang, qui avait dégouliné sur le sol, souiller sa peau devenu livide. Non. Bràn ne se réveillerait que dans la nuit, vers 4 heures du matin, probablement toujours à la même place, c’est-à-dire contre le canapé, assis, la tête penchant sûrement en arrière car aucune force ne l’animait à ce moment précis.

***

Le loup ouvrit de petits yeux, le jour était loin d’être levé, surtout que l’hiver était là et que la brume ne disparaissait jamais, de jour comme de nuit, rendant à Brooklyn un air des plus étranges et sans vie. Assis contre le canapé, Bràn se demanda tout d’abord où il se trouvait, il ne se souvenait pas de grand-chose sur le coup. Reprenant contenance, il chercha à se redresser mais fut arrêté par le bandage et la douleur. Aow. Oui, il se souvenait à présent, la fuite, la course poursuite et la bagarre… Les gros lards puis son arrivée clandestine en ces lieux. Quelqu’un était rentré… Mais avait pris soin de l’aider ? C’était étonnant. Sans pour autant se formaliser sur cette surprise, il se redressa en silence, constatant que tout avait été nettoyé mais la couleur carmine de son rang restait encore coincée dans le parquet. Autant que ça ? Ne devrait-il pas être mort ? Sa plaie ne se refermait pas, de toute manière il s’en doutait… Sa guérison rapide fonctionnait mal depuis qu’il savait être un loup garou. Les pires blessures restaient celles faites à l’argent, elle prenait quasiment autant de temps à guérir que pour un humain lambda. Laissant échapper un fin soupir, Bràn plissa le nez et partit à la recherche d’un truc à manger. Tout ici sentait la fleur, ou du moins… Ca sentait bon, c’était déjà ça, même si l’odeur métallique de son propre sang parvenait encore à ses narines.

Se relevant, le loup perdit l’équilibre au début, à cause de la perte importante de sang, mais ça irait, il le savait il avait déjà connu pire sans rien avoir pour se soigner que ses capacités de loup et… Il fallait l’admettre… Sa bave. Oui, des mésaventures en forêt, quand il n’était encore qu’un vagabond qui trainait hors des villes (lorsque cela était encore possible). Quoi qu’il en soit, il était bien résolu à se trouver de quoi manger à 4 heures du matin, mais ça ce fut avant de constater qu’il n’y avait quasiment rien et que la curiosité ne l’emporte sur le reste… Il y avait une femme ici… Oui. A pas de satin, il se rendit dans le couloir et commença à inspecter les pièces en se fiant à son odorat. Ainsi, il devina sans même y entrer que l’une des pièces était condamnée et continua son chemin jusqu’à arriver à la fameuse chambre dans laquelle dormait sereinement une jeune femme. Pourquoi l’avait-elle soigné ? N’avait-elle pas eu peur ? Il ne comprenait pas… Encore trop sonné sûrement. Toujours aussi pâle, il préféra reculer doucement, mais dans son élan, il heurta le mur juste en face de la chambre et fit tomber un cadre qui y était encore accroché. Le bri du verre fit un bruit du tonnerre, du moins dans ses oreilles et par réflexe, il retourna en vitesse dans le salon sur le canapé en grimaçant. Aie.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 18 Jan - 12:02

❝I KNOW. I DO MY BEST. ARE YOU OK?❞

( c) texas-flood


Retrouver un jour un étranger chez elle, c’était certainement la plus grande peur de la jeune femme. Quand elle avait aperçu l’homme étendu sur le sol, son coeur avait bien cessé de battre. Jusqu’à ce qu’elle ne s’aperçoive que le sol était maculé de sang. Sa première pensée alla vers le parquet. Ses parents en avaient toujours pris grand soin et elle doutait de pouvoir rattraper ce désastre. Et vu tout ce sang... Elle doutait qu’il n’ait pu survivre à une telle blessure. Pourtant, quand elle s’agenouilla près de lui, elle s’aperçut qu’il respirait encore. Loin de céder à la panique, la jeune femme ne vit plus qu’un seul objectif dans sa tête : sauver ce malheureux. Elle fit de nombreux allers-retours du salon à la salle de bain pour trouver de quoi nettoyer la plaie et lui faire des bandages. Elle parvint à refermer la blessure et à stopper l’hémorragie, non sans mal. Elle était loin d’être une experte, même si elle avait parfois aidé à l’hôpital.

Une fois les soins terminés, elle mit énormément de temps à tout nettoyer et constatait également les autres dégâts du loup. Il avait vidé sa boîte de céréales... Son seul menu de la journée. Un sentiment profond de désespoir l’envahit. Elle n’avait rien d’autre à manger ces derniers temps. Il lui avait pris trois rations, elle devrait donc se passer de manger pendant trois jours. Ce n’était pas la première fois qu’elle connaissait cette situation. Malheureusement, on pouvait même dire que la jeune femme était habituée. D’ailleurs, elle était vraiment très mince, voire trop. Mais dans cette ville où l’humanité n’avait plus ses droits, Briseis n’avait pas le choix que de survivre. Et même si cette vie, parfois, était dure, la jeune femme remerciait Dieu pour chaque jour de plus qu’il avait la bonté de lui accorder sur Terre. Elle peina à déplacer le corps de l’homme jusqu’au fauteuil et estima qu’elle n’avait vraiment pas la force de le soulever sur le canapé. Elle le couvrit néanmoins d’une couverture pour ne pas qu’il attrape froid et lava au mieux le sol avant de se coucher.

Une fois dans son lit, Briseis réalisa un autre problème. Elle avait bien certainement sauvé une vie, mais un homme, à moitié nu de surcroît, était présentement dans son salon. Elle sentit ses joues rougir à cette simple pensée. Que Dieu la protège ! Venait-elle de sauver la vie d’un violeur ou d’un bourreau ? Non. Non, ce ne pouvait être que Dieu qui lui avait envoyé un homme blessé pour qu’elle le soigne. Et Dieu ne lui enverrait jamais un être dangereux ! C’était donc que cet homme était forcément bon, qui qu’il soit. Soufflant de soulagement, elle se cacha sous ses couvertures et ferma les yeux.

Ce fut un bruit qui la réveilla en sursaut. Immobilisée dans le lit, Briseis était tétanisée. Perdue entre le monde réel et celui des rêves, elle crut pendant un moment, que quelqu’un était rentré chez elle. Le coeur battant à tout rompre, elle déglutit. Et puis ses pensées s’ordonnèrent. Ce son qui venait de troubler le silence de la nuit, c’était celui du verre. Et cet autre, celui de pas. L’homme avait dû se réveiller. Peut-être avait-il besoin de quelque chose ? Inspirant profondément, Briseis se leva et avança vers sa porte. Vêtue d’une chemise de nuit ayant autrefois appartenu à sa mère, elle avança une main tremblante vers la poignée, l’abaissa et ouvrit lentement la porte. Mon Dieu, protégez-moi. Elle fit un pas en avant et sentit des cailloux désagréables sous son pied. Aow. Levant la jambe, elle alluma la lumière et constata des bris de verre sur le sol mais aussi le cadre. Il était cassé. Oh non ! Elle le ramassa, essayant de voir si elle pouvait espérer réparer le cadre mais c’était peine perdue. Le montant en bois qui manquait ne pouvait être recollé. Elle n’avait pas les bons outils pour ça. La jeune femme ramassa sans rien dire les morceaux de verre et rangea le cadre dans sa chambre. La photo était chère à son coeur. Les morceaux de verre toujours dans la main, elle avança finalement vers le salon pour les jeter dans la poubelle de la cuisine. Il était dans le canapé mais elle ne pouvait dire s’il dormait ou non. Elle jeta le verre et en repassant derrière le canapé, elle hésita. Devait elle lui parler ? Elle hésita quelques secondes puis se lança, la voix un peu tremblante. « Etes-vous réveillé ? Parce que... Si vous avez besoin de quelque chose, je peux vous le donner... ».
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 2 Fév - 20:32



« SHE’S IN HERE SHE SAVED ME. WHY ? »


Bràn s’était reveille dans la nuit, alors que l’aube pointerait le bout de son nez trois heures plus tard grand maximum. D’abord désorienté, ce fut l’odeur d’aseptisant qui le fit tressaillir et qui l’intrigua par la même occasion. Baissant les yeux vers son abdomen il y vit un bandage propre et à en juger par ses mouvements, la personne présente dans cet appartement avait également prit le temps d’arrêter l’hémorragie. Pinçant les lèvres, le loup se leva doucement. Une fois qu’il fut sûr de pouvoir tenir debout correctement, enfin plus ou moins, il remit ses idées en place, la bataille, la blessure et… Les céréales. Reniflant soudainement l’air, il partit à la recherche du paquet mais ne trouva rien. N’étant pas résolu à chercher dans l’obscurité, il partit à la recherche de l’habitant. A en juger par l’odeur, il s’agissait d’une femme, mais cet appartement sentait également le ciment poussiéreux. Ce ne fut que lorsqu’il passa près de la fameuse chambre condamnée qu’il comprit d’où venait cette senteur particulière. Cette senteur de destruction. Sur le pointe des pieds, le loup approcha de la dite chambre occupée par la résidente des lieux. S’il avait d’abord cherché quelque chose à manger, à présent il ne se mouvait que dans l’unique but d’assouvir sa soif de curiosité.

Il s’agissait sûrement là d’un résidu d’instinct animal, car Bràn fut bientôt presque dans la chambre de Briséis qui dormait à poings fermés. Ne comprenant pas pourquoi une jeune femme avait soigné un inconnu sans sourciller (ça il n’en savait rien mais le bandage faisait foi), il préféra reculer pour ne pas la réveiller, mais ce fut sa maladresse due à la perte considérable de sang qui le trahi. Soudain pris de panique en entendant le bruit du verre qui se brise, le loup fonça à toute vitesse dans le salon, préférant se réfugier sous la couverture laissée là, faisant mine de dormir. Sa course folle l’avait épuisé et pourtant il avait fait à peine quelques mètres, la douleur, elle, fut fulgurante et le tétanisa dans le canapé tandis qu’il entendait chaque mouvement de la jeune femme de l’autre côté du mur, dans le couloir. Serrant ses bras autour de son corps, comme pour faire taire la douleur, Bràn se mordit la lèvre inférieure. Il n’avait rien d’un trouillard, mais cette situation-là ne lui plaisait pas, il n’était redevable à personne, ça n’allait pas commencer aujourd’hui. De mauvaise humeur, il demeurait cependant silencieux, seuls quelques gémissements de douleur étouffés s’échappaient de sa gorge, mais ses lèvres, elles, restaient fermées. Il se passa bien plusieurs minutes avant que la jeune femme ne se mette à avancer vers le salon. Plus celle-ci se rapprochait, plus le loup entendait les battements de son cœur. Tournant le dos à la cuisine, face contre le dossier du canapé, Bràn ne bougeait pas, aussi immobile qu’un tronc d’arbre, il attendait que ça se passe. Hélas, la jeune femme en avait décidé autrement, et était résolue à parler… Bravo il avait tout gagné. Fronçant les sourcils, il soupira doucement, pour pas qu’elle ne le voit, la lumière du couloir filtrait légèrement jusque dans le salon, si bien que Bràn distinguait la brune comme s’il faisait jour.

L’odeur de la peur lui sauta aux yeux comme une claque en pleine figure. Elle était morte de trouille, et si Bràn n’avait pas été un loup garou il l’aurait tout de même su à sa voix tremblante. Pourtant, malgré cette tentative, le loup demeura silencieux un instant. Il lui fallut bien plusieurs secondes de réflexion personnelle avant qu’il ne se redresse brusquement et se retourne pour s’asseoir et lui faire face.

« Je n’avais pas prévu de vous réveiller ». Désolé ? Non, pas de désolé, Bràn ne s’excusait pas, et en temps normal le loup ne parlait pas non plus aux gens comme elle. Que Briséis s’estime chanceuse, il était d’ordinaire mal aimable et très désagréable, d’ailleurs son humeur de chien commençait sérieusement à emplir la pièce, si bien que la tension fut plus que palpable. « Vous avez fait du bon boulot ». Oui, tout de même, tant qu’à faire, autant lui dire sans le dire vraiment qu’elle lui avait sauvé la vie, même s’il ne l’admettrait jamais haut et fort, la fierté masculine doublée de la fierté du loup vous connaissez ? Non… Bah c’est moche. Très moche mis ensemble. « Je crains que vous ne puissiez pas me donner ce que je souhaiterai. J’ai faim. ». Il se leva du canapé et enfila son t-shirt, enfin un qu’il avait piqué dans les affaires de Briséis, à dire vrai. « Je dois partir. ». Oui, comme ça, à 4 heures du matin le loup voulait partir, il n’était pas en état mais rester ici le rendait extrêmement nerveux, pourtant la jeune femme était loin de ressembler à un monstre. C’était peut-être ça qui le gênait dans le fond… Il aurait préféré qu’elle soit un monstre, plus simple à jarter… Tellement plus simple… Il soupira pour lui-même tout en baissant les yeux, récupérant ses très maigres affaires. Oui, il allait partir et tout irait bien. Il fit un pas, chancela et se retrouva sur les genoux.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 2 Fév - 22:52

❝YOU SHOULD REST AND HEAL FIRST. ❞

( c) texas-flood


La gentillesse et la générosité étaient sans nulle doute les qualités de la propriétaire des lieux. Briseis avait été élevée par des parents qui avaient eu à coeur de lui transmettre des valeurs humaines. Le monde avait beau sombrer, si une personne pouvait apporter de bonnes choses à ceux qui l’entourait, alors, peut-être que cela suffirait à faire pencher la balance. Après tout, c’était peut-être bien ce qui avait permis à la jeune femme de survivre jusqu’ici. Ne représentant aucune menace directe, elle avait évolué parmi les personnalités dangereuses qui peuplaient la ville. Vivre dans un quartier normalement fermé au Mal devait bien aider aussi... Malheureusement, il restait toujours des disparitions inexpliquées, notamment celle de son père. Avec les années, la jeune femme avait fini par accepter l’évidence : son père avait été tué et il ne reviendrait plus. Livrée à elle-même, elle tentait de respecter au maximum un rythme de vie strict et évitait de sortir la nuit. La nuit, il y avait ces créatures dangereuses, ces terroristes qui prenaient un malin plaisir à torturer les innocents. Il y avait aussi les vampires qui obéissaient à un besoin naturel et impérieux réclamant leur tribut de sang. Et les loups... Ces derniers, elle s’en méfiait mais ne les voyait pas forcément comme des menaces directes. Enfin pas toujours...

Et l’un d’eux se trouvait présentement dans son salon, mais ça, Briseis l’ignorait. Elle était parvenue à s’endormir dans le lit qui autrefois avait appartenu à ses parents. Parfois, elle avait l’impression de sentir encore leur odeur ou leur présence, la menant dans une nostalgie et une lassitude. La vie lui semblait si difficile dans ces moments là : elle se sentait vulnérable, seule. Alors quand le son du verre qui se brisait l’éveilla, il lui fallut un moment pour se souvenir que quelqu’un était dans son salon. Pour remettre les pièces du puzzle en place, la jeune femme repassa mentalement ses derniers souvenirs. Le son des pas, elle les avait entendu mais son esprit encore embrouillé n’enregistra pas l’information. Finalement, elle se leva prudemment et manqua de se couper le pied sur les débris. D’abord attristée, elle prit le temps de les ramasser et ranger. Mais lui, comment allait-il ?

Oui, Briseis s’inquiéta vraiment pour le loup. Elle aurait bien pu penser qu’elle venait peut-être d’échapper à la mort ou bien à un viol mais non. Dans sa tête, personne n’était foncièrement méchant et s’il s’était levé, peut-être avait-il besoin de quelque chose et qu’il n’avait pas osé lui demander. En tant qu’hôte, c’était donc à elle de veiller à ce qu’il ait tout ce dont il avait besoin. Avançant vers le salon, le coeur toujours battant sous l’adrénaline de ce réveil un peu trop brusque.

L’homme était dans le canapé. Mais elle ne put distinguer s’il était réveillé ou non alors après quelques hésitations, elle osa lui demander s’il était réveillé. Elle craignait tellement de l’indisposer, de l’agacer ou... Le silence qui lui répondit lui fit croire qu’il dormait. Elle fit un pas, ayant en tête de retourner dans sa chambre, quand il se redressa brusquement. Si brusquement qu’elle ne manqua pas de sursauter. Il lui fit face, et cette fois, elle put voir clairement son visage et l’entendre... S’excuser ? Pour la jeune femme, cela ressembla suffisamment à des excuses pour qu’elle considère ses paroles comme telles. « Ce n’est pas grave... J’avais prévu de me lever tôt pour vérifier votre état avant d’aller travailler ». Elle avait simplement espérer qu’il serait encore dans le coma. Un sourire un peu forcé aux lèvres, Briseis était stressée. Jamais aucun homme n’avait franchi cette porte. Aucun homme n’avait jamais dormi sur ce canapé. Et aucun homme n’était venu à la porte de sa chambre de toute sa vie... Ses joues rosirent malgré elle à cette pensée alors qu’une tension s’installait peu à peu. Jusqu’à ce qu’il ne lui dise qu’elle avait bien réalisé les soins. Hochant la tête avec un sourire un peu naïf, elle tint à lui expliquer : « J’ai fait un peu de bénévolat à l’hôpital une fois... Ils m’ont montré comment on faisait pour arrêter une hémorragie et empêcher la mort du patient ». Bénévolat. Hôpital. Il ne faudrait pas longtemps à un loup pour reconnaître un agneau. Briseis était pure, innocente, naïve. Une proie facile. Beaucoup abusaient de sa gentillesse, tous les jours. Parfois, elle en était consciente. Mais la plupart du temps, elle préférait se voiler la face et se contenter de rendre heureux ceux qui l’entouraient.

Un loup affamé... La jeune femme se mordit la langue. Elle n’avait plus grand chose mais c’était son devoir en tant que croyante de lui offrir tout ce qu’elle avait. Sans un mot, elle partit vers la cuisine et revint avec les céréales et... Une tranche de jambon. « Tenez. C’est tout ce qui me reste mais je vous rapporterai plus après mon travail.». Le prix... Elle déglutit parce qu’elle savait qu’elle devrait faire des heures supplémentaires. Travailler la nuit. Pour avoir des restes. Mais ce fut de bon coeur qu’elle lui tendit le bol et l’assiette. Il était blessé et il avait besoin de manger pour retrouver des forces. Elle, elle pouvait se passer de nourriture pour quelques jours.

Elle le vit enfiler un T-shirt qu’elle reconnut. Ouvrant de grands yeux surpris, elle lui en voulut une seconde. C’était à son père. L’un des derniers souvenirs mais... Elle ne pouvait pas le lui reprocher... Il avait quand même besoin d’un T-shirt, le sien était foutu... Plongée dans ses pensées, elle mit du temps à réagir. « Partir ? » Il était fou ? « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée la nuit c’est dangereux... ». Elle le vit tomber à genoux et avança vers lui pour l’aider à se relever. « Vous n’êtes pas encore en état pour partir ! ». Ne sachant pas s’il la laisserait l’aider ou non, elle se tenait prête à intervenir si besoin. « Ecoutez, prenez le temps de guérir ici. Vous serez libre de partir une fois guéri mais je ne crois pas que ce soit prudent pour vous de sortir alors que vous ne tenez pas debout... ». Les yeux inquiets et concernés, elle était vraiment sincère. « Je vous en prie. Avec ce qui se passe dehors, vous ne tiendrez pas une journée alors qu’ici... Je sais que ce n’est pas luxueux mais... Vous serez tranquille. En sécurité... ? ». Le regardant dans les yeux, elle essayait de toutes ses forces de le persuader. Faites qu’il reste Mon Dieu. Faites qu’il reste, je ne veux pas qu’il meurt.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mar 17 Juin - 21:46



« YOUR KINDNESS WILL BE YOUR LOSS. »

Bràn faisait partie de ces loups garous que l’on pouvait qualifiés de « sauvages ». Il fallait pourtant creuser pour s’apercevoir que dans le fond, il était loin d’être la bête aussi féroce qu’il voulait bien faire croire. Pour l’heure, le jeune homme ne faisait pas confiance à l’être humain, et Briséis avait beau être un doux petit agneau, il restait irrémédiablement nerveux. Sauvage, encore une fois. Il s’était réveillé dans la nuit, émergeant de son inconscience, et s’était rendu compte du travail effectué sur son flanc, des doigts de fées. Perturbé, il s’était fié à ses 5 sens, reniflant chaque odeur, et soudain, pris de curiosité, il s’était rendu vers la chambre de la brune. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il se cognerait, comme soudain pris d’un vent de panique, et renverserait un cadre par la même occasion. En sentant le verre se briser sous ses pieds, il grimaça et fonça dans le salon, enfonçant surement quelques bouts de verres sous ses pieds. Ni vu ni connu, il retourna sur le canapé, restant silencieux en entendant la jeune femme bouger. Son cœur battant la chamade, il sentait l’odeur de la peur, de la nervosité, et entendait le rythme cardiaque de la jeune femme se mêler à la vitesse du sien. Jamais encore il n’avait connu pareille situation. Généralement, il vivait pépère, et avait le temps de voler ce qu’il voulait et s’échappait aussitôt. Ou encore, il tombait sur des gros balourds et s’en débarrassait aussi vite que son ombre. Cette nuit-là ce fut différent, il y avait une femme, très gentille, qui l’avait soigné et qui… Etait en pyjama.

L’observant silencieusement, et discrètement, il finit par faire volte-face quand elle s’adressa à lui, la faisant sursauter au passage. Il s’excusa à sa manière, mais pour lui, ce n’était pas vraiment des excuses, même s’il savait en quoi cela consistait, il avait été éduqué tout de même. Osant finalement prendre la parole, il fut fidèle à lui-même, ou du moins, à sa carapace. Le stress que la brune ressentait à son égard, le loup le sentait très clairement, ce qui le rassura en quelque sorte, il avait l’ascendant sur elle. Loin d’être mal élevé, Bràn osa tout de même admettre qu’elle avait fait du bon boulot sur sa plaie, là où lui avait échoué lamentablement. Comme Briséis le pensait, le loup vit tout de suite en elle une chose fragile et innocente qui se leurrait en pensant que le monde était beau et rose. Jamais, même si ces êtres, les êtres comme lui, n’existaient pas, le monde n’en serait pas plus rose. Ou même joli. Hochant la tête, il se leva, avouant qu’il avait faim et qu’elle ne pourrait réellement lui donner ce dont il avait besoin. Avec une pareille blessure, Bràn avait quasiment besoin de viande rouge, bien qu’il ne fût pas en loup à ce moment précis. N’y croyant pas vraiment, il fut surpris quand elle revint avec des céréales et du jambon. Il ne se fit cependant pas prié et attrapa le bol en se forçant à dire « merci ». Affamé, il se jeta dessus, mais pris soin de mettre quelques céréales de côté, il ne termina pas son bol, bien conscient qu’elle n’avait plus rien d’autre. S’il s’écoutait, il aurait tout avalé, et les restes n’étaient pas vraiment mirobolants, mais ce serait toujours ça. Et puis il avait dit merci, que pouvait-il faire de plus ? En temps normal il ne disait même pas cela, mais avec elle c’était… Compliqué. Tout était bien trop compliqué cette fois.

Posant le bol délicat sur la table basse, Bràn se leva définitivement et enfila le t-shirt qu’il avait piqué quelques heures plus tôt, sans se douter de l’affront qu’il commettait temporairement dans l’esprit de Briséis. Le morceau de tissu était à son père, mort depuis longtemps à présent, il l’ignorait, ou plutôt, n’avait pas cherché à comprendre et la jeune femme ne lui fit aucune remarque à ce sujet, ce qui ne le poussa pas à le retirer ou faire une quelconque excuse supplémentaire… Finalement, le loup décida de partir, il avait mangé et puis avec la pleine lune qui arrivait dans trois jours, il ne pouvait pas se permettre de rester ici. Briséis eut beau essayer de l’en dissuader, il tenta tout de même de s’échapper, mais se retrouva à genoux, plié par la douleur et surtout encore faiblard, il avait perdu beaucoup de sang. Extrêmement fier, il ne grimaça pas ni ne grogna. Quand elle voulut l’aider à se relever il lui jeta un regard noir, par pur réflexe, ce qui provoquerait sûrement un mouvement de recul de sa part, mais ses traits s’adouciraient instantanément, et il finirait par grimacer, de douleur. Basculant en arrière pour être assis contre le canapé, il soupira, posant une main sur son flanc. Les mots de la brune rentraient dans ses oreilles, il l’écoutait sagement, bien qu’il sentait l’empressement, il ne pouvait rester là. Vraiment. Tournant soudain la tête vers elle, blanc comme un linge et la respiration légèrement haletante, il hocha la tête.

« Vous pensez vraiment que je ne tiendrais pas dehors ? ». Elle n’avait pas tort, il le savait pertinemment, si les fous lui remettaient la main dessus, il y passerait à coup sûr, mais pouvait-il cependant prendre le risque de se retrouver à découvert auprès de cette jeune femme ? Oh il ne risquait pas de se prendre une poêle sur la tronche, il le savait elle était bien trop gentille et naïve, mais tout de même ! Non, vraiment, cette situation était beaucoup trop compliquée !

Malgré son irrésistible envie de partir, Bràn capitula, ou plutôt, son corps le lâcha vulgairement, il n’avait plus de force dans ses jambes, et pourtant il s’était tapé du jambon et des céréales. La douleur le terrassait, littéralement. « Ecoutez-moi bien parce que je ne le dis jamais… Vous avez raison. ». Il soupira à nouveau, ses paupières étaient tellement lourdes, qu’on lisait clairement la douleur ressentie sur son visage.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mer 18 Juin - 1:06

❝LET ME HELP YOU❞

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Ce n’était certainement pas le premier loup qu’elle voyait mais Briseis était toujours un peu craintive. Beaucoup servaient les vampires et elle en avait déjà vu tuer des êtres humains sans aucune hésitation. Alors, lorsqu’endormie, elle fut réveillée par le bruit du cadre, elle eut le réflexe de la peur. On s’était introduit chez elle, ce fut sa première pensée. Avant de se souvenir qu’elle hébergeait un homme blessé dans son salon. L’humaine ouvrit donc prudemment la porte et découvrit les dégâts. Le cadre supportant une photo de ses parents gisaient sur le sol, victime innocente de la maladresse d’un loup. Ramassant précautionneusement les morceaux dans une main, elle rangea le reste dans sa chambre. Peut-être trouverait-elle de quoi l’accrocher à nouveau ? Plus le temps passait, plus les traits de leurs visages et leurs voix lui semblaient lointaines... Mais les morts ne risquaient plus rien, au contraire de Bràn. Le coeur battant à la chamade, effrayée de trouver un cadavre ou pire, une bête enragée, elle avança dans la pénombre jusqu’au salon. Dormait-il ? Elle hésita un long moment avant d’oser élever la voix. Juste un peu, à la limite du murmure pour ne pas perturber son sommeil si jamais il dormait.

Sursautant alors qu’il se redressait pour la regarder, il put contempler toute sa fragilité. Briseis était une jeune femme rare dans ce milieu où le désespoir régnait. Lumineuse, innocente, naïve, elle voyait le bon en chaque être. Les vampires faisaient du mal mais ce n’était pas leur faute. Ils étaient aveuglés par leur colère mais eux aussi étaient capables de meilleurs sentiments. Les loups ? Ils étaient dans la même situation. Personne ne pouvait à ses yeux être foncièrement mauvais. Le laissant prendre le pouvoir sur leur relation, elle ne résistait même pas. Chez elle, tout n’était que douceur. Jamais elle le contrarierait sciemment. Elle en était incapable. S’imposer, c’était à ses yeux un acte égoïste. L’écoutant lui faire la liste de ce qu’elle voulait, la jeune femme n’hésita pas à lui donner ses dernières ressources alimentaires. Elle ne mangerait pas les trois prochains jours, tant pis. Ce ne serait certainement pas la première fois que ça lui arriverait. Au moins, il aurait un peu de viande. Souriant alors qu’il la remerciait, elle le regarda se jeter dessus. Le pauvre. Il était si affamé... « Vous êtes sûr que vous avez suffisamment mangé ? ».

Apparemment oui, parce qu’il avait posé le bol. Bon... Et voilà qu’il se levait et enfilait le T-shirt de son père. T-shirt qui était dans son armoire, dans sa chambre. Elle rougit. Cet homme était entré dans sa chambre ! Choquée, elle ne dit mot, jusqu’à ce qu’il ne s’entête. Sortir à cette heure, avec une telle blessure ? Tentant de le retenir, elle le vit bientôt tomber à genoux. Son premier réflexe fut bien sûr d’approcher, pour l’aider mais le regard noir qu’il lança suspendit son geste. Les yeux remplis de compassion, elle déglutit. Un bref instant, elle avait vu le loup dans le fond de ses prunelles. Un loup prêt à la mordre si jamais elle s’avisait de le relever. Comprenant cela, elle l’observa se placer contre le canapé. Il devait rester. Et quand il lui demanda, elle hocha la tête. « S’ils vous cherchent toujours, vous n’êtes pas en état de vous défendre... ». Il tenta encore d’évaluer ses forces mais il capitula pour son plus grand soulagement. Soupirant, Briseis se rapprocha. « Laissez-moi vous aider à vous allonger, vous n’allez pas dormir par terre quand même ». Essayant de le soutenir, elle l’aida à s’allonger et à partir de là, ce fut une vraie petite infirmière qui prenait soin de son patient. Elle lui ramena une couverture pour ne pas qu’il ait froid. « Est-ce suffisant ou bien en souhaitez-vous une autre ? ». Mais au final, elle lui en rapporterait une deuxième quoiqu’il arrive. Elle rapprocha la table basse de lui, lui mettant à disposition un verre et une bouteille d’eau. Elle n’avait rien pour soulager sa douleur. Alors, posa un linge frais sur son front. « Appelez-moi si vous avez besoin de quelque chose ».

L’observant une dernière fois, elle préféra le laisser tranquille. Il n’aimait pas être vu dans une telle situation, elle l’avait bien compris et n’osait donc pas trop s’imposer. En revanche, elle lui offrirait de rester tant qu'il n'était pas guéri et le lui répéterait quand le jour se lèverait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mer 18 Juin - 21:07



« YOU’RE TOO WEIRD FOR THIS WORLD, DEAR. »


La nourriture avait eu un effet salvateur. Si le loup était encore affamé il m’en montra rien et laissa des céréales de côté « pour elle ». Ce n’était pas qu’il devenait soudainement gentil, juste que si son aide-soignante mourrait de faim, il ne risquait plus d’être bichonné. Car après tout, malgré son envie de partir, il était bien conscient de la « chance » qu’il avait cette fois-ci en étant tombé sur pareil être naïf. Toutefois, pour une raison qui lui était inconnu, il ne pouvait se résoudre à être réellement méchant avec elle, sa tête de bisounours rose l’empêchait clairement de la jouer « loup sauvage ». Toujours bourru, il s’entêta, souhaitant partir, mais lorsqu’il tomba sur les genoux et que la douleur l’assaillit, il comprit que cette blessure aurait pu causer sa perte si cette jeune femme n’avait pas été là pour arrêter l’hémorragie. Bràn voulait vraiment sortir, mais plus Briséis parlait, et plus les mots raisonnaient dans ses oreilles comme une évidence : sortir, c’était mourir. Car il ne le savait que trop bien… Les brutes ne le lâcheraient pas d’une semelle, surtout pas la nuit où les pires frasques étaient permises. La brune voulût simplement l’aider, quand il se retrouva à genoux, mais à peine l’eu-t-elle effleuré qu’il lui jeta un regard noir, intérieurement, le loup solitaire grognait, on le touchait pas. L’homme reprit instantanément le pas sur la bête, si bien que cela devait donner une atmosphère étrange, comme si un chat grossissait ses prunelles puis les rétractait d’un seul coup. Dans le fond, c’était un peu le même effet… Sauf que le loup ne voulait pas être percé à jour, bien que cela fût sûrement trop tard, elle avait dû se douter qu’il y avait quelque chose de louche. La blessure avait été faite à l’argent, bien qu’elle n’ait pas vu l’arme, ça restait louche…

Basculant finalement en arrière, Bràn finit par capituler et se caler contre le canapé. Elle le vouvoyait, c’était bizarre, vraiment bizarre il n’y était pas habitué. Tout comme il n’avait pas pour habitude de vouvoyer d’ailleurs… Pourtant, il le faisait depuis le début ? Il devait être fatigué… N’ouvrant la bouche que pour dire le strict minimum, il posa sa main contre son flanc, comme si cela allait changer quelque chose sur la douleur ressentie. Cela ne faisait rien, hormis une certaine chaleur sur un bandage correctement fait. Le teint pâle, presque livide, c’était comme si la chute avait tout fait chuter : son énergie qu’il avait regagné (le pensait-il du moins), sa forme générale et surtout sa motivation à bouger. Briséis se rapprocha à nouveau, et malgré ses paupières lourdes Bràn la fixa, sourcils légèrement froncés. Elle parla et il se détendit, mais de là à se laisser aider ? « Je peux dormir par terre, ça m’est déjà arrivé… ». Disons plutôt qu’il ne se sentait pas le courage de se lever. Sûrement la jeune femme en profita à cet instant pour le trainer quasiment de force, qu’elle profita d’un court instant de faiblesse où ses idées n’étaient pas vraiment en place pour le hisser sur le canapé. Finalement, Bràn se retrouva allongé sur le dos, grimaçant et se crispant en donnant l’impression de tenir son estomac. Briséis s’éclipsa aussitôt pour lui chercher une couverture, Bràn n’espérait pas tant, si bien qu’en un laps de temps de 5 minutes il se retrouva presque emmitouflé dans deux couvertures et avait la table basse à portée de main, ce qui servirait aussi à le retenir car pour espérer sortir il faudrait tout enjamber. Ce fût quand il se retrouva avec le linge frais sur le front qu’il se dit que cette fille avait sûrement un grain… Qu’elle vivait dans un autre monde que le sien parce que… Comment pouvait-on en faire autant pour un inconnu ?

« C’est bien… ». Oui, il avait dit merci une fois, il ne le dirait pas deux, et de toute manière il se sentait bien trop faible à ce moment-là. Sa pâleur trahissait la douleur ressentie et son état de fatigue, bien qu’il pense le cacher toujours aussi bien.

Puis, il se retrouva soudain seul, dans le noir. Ses prunelles discernaient assez les éléments principaux, un des avantages de sa nature de loup. Il percevait les voix qui trainaient en bas de l’immeuble parfois, celles de « putains » et autres clients aguicheurs, ou encore des grognements de chiens errants, ils avaient une odeur particulière. En se focalisant sur ses sens, Bràn finit par plonger dans un sommeil qui se voulait réparateur, mais la douleur le terrassa toute la nuit. Il dormit extrêmement mal.

Le lendemain matin, alors que le jour filtrait à travers les volets usés, le loup était toujours sur son canapé, de profil, plié en deux, mais il dormait. Il n’entendit pas Briséis se lever, et si elle passait par le salon, il ne la verrait ni ne la sentirait tout de suite. Valait mieux pour lui qu’il ne se sache pas montrer cette faiblesse, car dans son sommeil il tremblait de douleur parfois, et couinait. Le linge était tombé à côté de lui, la deuxième couette était de travers, tandis que l’autre ne couvrait plus ses pieds. Tous ces éléments laissaient clairement deviner le genre de nuit qu’il avait passé. Le verre contenait encore un peu d’eau, et la bouteille avait été vidée de moitié. En pleine nuit, Bràn avait essayé d’humidifier le linge à nouveau, renversant un peu d’eau sur la table basse dans sa précipitation et maladresse fébrile. Il ignorait si la jeune femme allait quitter l’appartement ou non, pour l’heure, il ne faisait que dormir. Ce ne fut qu’au bout de 15 minutes qu’il ouvrit les yeux, fiévreux. Elle était là.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Jeu 19 Juin - 15:00

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Oh oui, elle se doutait bien de sa nature mais ça ne l’arrêtait pas, loin de là. Comment Briseis pouvait bien lui reprocher d’être né comme un loup ? Les loups étaient capables de bonnes choses aussi. Tout comme les vampires. Tout le monde était humain et donc digne d’être aidé et pardonné s’il en faisait la demande. Il s’entêta, arguant qu’il pouvait dormir par terre. Par terre ? Non, elle ne pouvait pas laisser faire ça. Il était un invité, il avait quand même le droit de profiter du canapé. Elle insista donc et l’aida à grimper dessus. Là, elle se montra particulièrement aux petits soins pour lui puisqu’elle lui donna de quoi ne pas attraper froid, de l’eau, au cas où il avait soif durant la nuit. Il la remercia avec ses mots, ce qui la fit sourire. Heureuse de pouvoir l’aider, sa pâleur l’inquiétait tout de même. Posant un linge frais sur son front, elle retourna se coucher.

Dans son lit, la jeune femme frissonna. Un homme était entré chez elle et elle l’hébergeait. Pour beaucoup, c’était tout simplement de la folie. Oui, il pouvait la voler, la violer ou la tuer. Mais elle pariait sur une âme bonne, qui saurait reconnaître sa chance et cette main tendue pour la saisir et ne pas avoir de mauvaises idées en tête. Si au début, elle avait eu peur, sa faiblesse avait fait naître un instinct de compassion. Foncièrement gentille, elle le couvait à présent comme une mère. Elle peina tout de même à bien dormir. Dès qu’un son inhabituel se faisait entendre, la jeune femme se réveillait.

Le lendemain matin, les yeux cernés, Briseis se leva. Elle devait absolument se rendre au travail. La vie était difficile, le patron était plutôt gentil avec elle mais si jamais elle manquait trop, il n’hésiterait pas à la virer. Sa situation était déjà précaire et si cela arrivait... Elle ne saurait pas vraiment quoi faire... Et elle ne pourrait jamais se résoudre à travailler dans un établissement où les filles devaient... Chassant cette pensée, elle alla dans la salle de bain. Une fois habillée, elle avança vers le salon. Elle entendit l’homme couiner. Se rapprochant, elle nota l’eau renversée, les couvertures mal mises... Avec douceur, elle réajusta les couvertures et lui couvrit bien les pieds. Elle ramassa le linge et épongea la table basse et le sol. Là, de la cuisine, elle lui rapporta un bol de céréales, le dernier qui lui restait. Il aurait encore besoin de se reposer, la nuit avait été difficile pour lui aussi.

Ce fut quand elle lui remis un linge frais sur le front qu’il ouvrit les yeux. Surprise, comme prise en faute, elle recula. « Bonjour. Je... Je dois aller travailler. Je vous ai mis à manger sur la table et de l’eau. Je rentrerai ce soir. ». Observant les lieux, elle se rendit compte qu’elle avait oublié quelque chose. Disparaissant quelques secondes, la jeune femme revint avec un oreiller. « Tenez, ce sera certainement plus confortable ». Elle le glissa sous sa tête. « Avez-vous besoin de quelque chose d’autre avant que je m’en aille ? ». Ecoutant sa réponse, et se doutant qu’il lui dirait n’avoir besoin de rien, la jeune femme n’avait plus ses tresses ridicules. Ses cheveux à présent ondulait sur ses épaules en vagues régulières. « J’essaierai de trouver de quoi aider votre cicatrisation ». Esquissant un sourire confiant, elle recula pour attraper un vieux gilet usé par les années de bons et loyaux services. Elle l’enfila et trouva les clés. « Je vais devoir verrouiller la porte mais... Vous trouverez au besoin un autre jeu ici. ». Elle lui désigna une petite commode dans l’entrée. « A ce soir. ». Elle quitta les lieux, se demandant s’il serait toujours là ou non ce soir et si oui, s’il serait toujours vie.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Jeu 19 Juin - 19:14



« NO. KINDNESS IS A WEAKNESS IN THIS WORLD. »


La nuit avait été difficile pour eux deux. Comme tout le monde était pauvre, rares étaient ceux qui disposaient de médicaments ou d’antidouleurs poussés. Pour peu, certains avaient du paracétamol mais le conservaient pour les cas de gros rhume. Les extrêmes urgences en fin de compte. Couinant et se tenant le ventre, Bràn essayait de dormir convenablement. A en juger par ses tremblements on pourrait croire qu’il avait froid ou qu’il dormait mal, mais en réalité, il dormait sereinement à ce moment précis de la matinée. Matinée qui débutait à peine. Briséis était si avenante et faisait tout avec précaution, si bien qu’il ne l’entendit pas tout ranger et nettoyer. Ce ne fut qu’en sentant à nouveau la fraîcheur du linge sur son front chaud qu’il ouvrit les yeux. Toujours pâle et fiévreux. Il vit bien qu’il lui avait fait peur car elle recula, surprise. C’était évident qu’en ne s’attendant pas à ce que quelqu’un ouvre les yeux, cela fasse son petit effet. Tournant la tête vers elle, Bràn déglutit, il avait la gorge sèche. « Ce soir ? ». Oui, ça paraissait extrêmement long. Enfin peut-être aurait-il l’occasion de partir avant. Il se pencha pour se servir un verre d’eau, ayant retiré le linge pendant quelques secondes. Pendant ce temps, la brune avait filé et revint avec un oreiller qu’elle glissa sous sa tête. Vraiment… Incroyable. A sa question, Briséis avait vu juste, le loup signa simplement à la négative, encore sous le choc de l’oreiller… Il attrapa son verre et sirota doucement son verre d’eau, il en avait vraiment besoin, ça lui faisait un si grand bien… Le reposant, il toisa la jeune femme du regard, toujours plus ou moins fiévreux. Ses prunelles brillaient et il ne semblait pas vouloir retirer la main de son flanc abîmé.

En l’observant, Bràn avait bien remarqué le changement de coiffure. Il n’y avait plus de tresses, et il la trouvait bien plus jolie comme ça. D’ailleurs il lui fit remarquer. « Vous devriez laisser vos cheveux de cette façon, la nuit. ». Oui, il ne casait pas de « joli », ou de « beau » dans sa phrase, mais la signification était tout comme. Bràn ne voulait pas trop en montrer, ni ne voulait faire de compliments visibles. Ce ne fut que lorsqu’elle dit verrouiller la porte qu’il se raidit. Enfermé ? Ici, toute une journée ? Il commença à paniquer mais la jeune femme montra la commode. Un autre jeu, il ne comprit pas. Pourquoi elle voulait qu’il joue ? Elle avait un jeu de cartes ? Il ne comprit le sens de la phrase qu’après coup. Un autre jeu de clé. Bien. Hochant finalement la tête, il jeta un coup d’œil vers le bol et fouilla dans la poche de son jean usé. Il en sortir quelques billets, rien de bien folichon. « C’est tout ce que j’ai. Vous pourrez prendre de la viande. ». Il les lui tendit. Briséis verrait là un acte de compassion, de gentillesse, mais dans le fond Bràn ne pensait… Qu’à une bonne part de viande. Il l’envoyait quasiment en courses en fait. Rien de très… Gentleman en soi.

Lui offrant un léger sourire, il osa redire « merci » mais c’était presque un murmure. Quand elle partit, il se rallongea correctement et soupira. Il avait toute la journée pour se laisser aller, alors… Il se remit à grogner de douleur. « Damn it. ». Puis, il se rendormit.

Lorsqu’il se réveilla à nouveau, la matinée était bien avancée et les céréales trainaient toujours dans leur bol sur la table. Bràn avait faim, mais ne jurait que par l’eau, il était beaucoup plus assoiffé que l’inverse, et quand il n’en eut plus, il dût bien se résoudre à se lever. Sortant ses jambes de dessous les couvertures. Il posa les pieds sur le sol de l’appartement et se leva doucement. Chancelant, il tint bon et se rendit dans la cuisine où il put attraper une autre bouteille d’eau. De retour dans la pièce principale, il se sentit soudain bien seul, comme vide. Utilisant ses cinq sens il s’amusa comme il put, écoutant les conversations dans la rue près de la fenêtre, fouillant dans la commode où se trouvaient les clés. Bref, Bràn fouina quasiment partout, bien que ses gestes furent tout sauf vifs. Il se déplaçait en réalité comme un grand père, soit, il avait déjà 70 ans, mais c’était encore jeune pour un loup. Cet effet, il le devait à sa blessure et surtout à l’argent. Cette faiblesse de ne pouvoir guérir aussi vite que ses pairs était un véritable fardeau, mais il ne semblait pas le montrer. Aux yeux de tous, il se devait d’être normal. En soi, le seul avantage qui résidait dans le fait de ne pas être comme les autres loups, c’était de pouvoir se fondre dans la masse des blessés au sein des rares hôpitaux. Mais ça, c’était un risque qu’il ne prenait pas, de peur de se faire arrêter par la milice. Les loups aux bottes des vampires, quelle idée, et surtout… Quelle honte. Esclavagistes. C’était comme ça qu’il percevait les vampires, quant aux loups… Le goût du sang leur était bien trop monté à la tête. C’est pourquoi, dans sa catégorie, Bràn était considéré comme un rebelle fugitif. Être à New York était un risque constant pour lui, mais il ne souhaitait tout de même pas partir, la seule chose à laquelle il aspirait, c’était retrouver un brin de nature.

Malgré son envie de dormir, Bràn se mit bientôt à tourner en rond, et la journée commença à devenir extrêmement longue… Il soupirait, retournait sur le canapé, cherchait un jeu de cartes, fouillait dans les affaires masculines, observait les affaires féminines… Particulièrement les dessous, ça l’avait toujours intrigué, mais dans la chambre, il avait fait attention à tout remettre correctement en place, si bien qu’en trois heures de temps, il avait tout inspecté… Et elle n’avait pas de télé… Que des livres. N’osant d’abord les toucher, il finit par en attraper un, des années qu’il n’avait pas ouvert un livre. Celui-ci était corné, sûrement l’un de ses préférés. Bràn le feuilleta, et finalement, s’endormit avec. Le soir arriva, et Briséis trouverait le loup en dehors de ses couvertures, le livre posé sur son abdomen. Il n’avait pas touché au bol de céréales.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mar 24 Juin - 16:21

❝ONE MAN CAN CHANGE THE WORLD WITH KINDNESS❞

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Au petit soin pour l’homme qui dormait dans son canapé, un étranger, Briseis faisait bien tout le contraire des préceptes humains qui se transmettaient dans cette période troublée. « Ne parle pas aux inconnus », « Baisse les yeux et avance », « Ne te fais pas remarquer », « Ne reste pas dehors la nuit »... Tout un tas de règles visant à survivre dans un monde où l’humain était une proie. Posant un linge frais sur son front pour le rafraîchir, elle nota bien la fièvre. Ce n’était pas bon signe. A l’hôpital, on parlait d’une infection. Il faudrait qu’elle lui trouve des médicaments, c’était peut-être une question de survie et si jamais il mourrait là... Comment ferait-elle pour sortir son cadavre de chez elle ? Et où le mettrait-elle ? Alors qu’elle reculait par réflexe quand il ouvrit les yeux, elle se reprit et lui expliqua qu’elle ne rentrerait que le soir. Information qui le fit réagir. Elle hocha gravement la tête. « Je suis désolée, je n’ai pas le choix... Et c’est le seul travail convenable que j’ai trouvé... ». Esquissant un sourire, elle le vit avancer vers le verre d’eau. Elle l’aida à l’atteindre et en profita pour glisser un oreiller. Il serait plus à son aise ainsi. Le laissant boire tranquillement, elle remarqua qu’il l’observait. Quoi ? Il avait des délires ou bien elle avait quelque chose qui n’allait pas ? Oh ça devait sûrement être ça. Elle n’était pas faite pour ce monde, il l’avait déjà remarqué...

Baissant les yeux, culpabilisant d’une faute qu’elle n’avait jamais commise, il lui parla alors de ses cheveux. Hein ? Elle releva la tête, en pleine incompréhension. « Mes chev... ». Comment ça la nuit ? Battant plusieurs fois des paupières, elle ne sut pas très bien comment prendre sa remarque alors elle hocha juste la tête. « J’y penserai ». Ramassant ses affaires, elle lui indiqua où il trouverait un double des clés. Elle avait bien compris qu’être enfermé était anxiogène pour lui et en lui montrant que la porte le protégeait de l’extérieur mais que lui était libre de la rouvrir, il pourrait se sentir plus à l’aise. Alors qu’elle allait partir, il la retint encore une fois, en sortant des billets de sa poche. Oh. Il avait besoin de viande... Oui il avait mangé que le jambon en remarque... Elle se rapprocha pour les prendre. « J’essaierai de vous en trouver. Il y a un marchand à côté de l’Eglise. » Elle sourit. « A ce soir ».

La jeune femme arrive pile à l’heure au travail. Son patron n’était pas un mauvais bougre, au contraire, il protégeait souvent Briseis qui ne voyait pas vraiment toujours ce que lui voulaient certains hommes. Insouciante, elle servait les tables, toujours avec un sourire, toujours avec une parole gentille. Mais aujourd’hui, elle semblait préoccupée. Elle ne tarda pas à lui expliquer qu’elle avait recueilli un blessé mais qu’elle n’avait rien pour le soigner ou même le nourrir. « Briseis... Pour la nourriture, s’il y a des restes, tu pourras les prendre. ». Surprise, elle hésita un moment puis finit par accepter son offre avec un grand sourire. « Merci ».

Quand elle sortit, elle fit comme d’habitude un détour par l’Eglise. La prière était importante. Elle devait prier mais elle réalisa qu’elle ne connaissait pas son nom... Dans le silence et la sécurité de Dieu, elle Lui demanda son aide pour guérir son invité et lui permettre de retrouver le bonheur. Elle avait du hachis parmentier dans son sac mais il avait demandé de la viande alors elle se rendit chez l’homme dont elle lui avait parlé. Le prix était exorbitant mais elle put lui avoir un steack haché. Elle se rendit ensuite à l’hôpital où elle put se procurer grâce à des relations de quoi atténuer sa douleur.

Quand elle rentra, elle vit la silhouette endormie sur le fauteuil avec ... La Bible. Un sourire illumina son visage. Il était donc croyant lui aussi ? Refermant la porte derrière elle, elle posa ses affaires et s’approcha à pas feutrés pour ne pas troubler son sommeil. Elle ramassa les céréales et les rangea, elle les mangerait plus tard. Elle disparut en cuisine avec les sacs. Il avait besoin de repos. Bientôt, l’odeur du hachis parmentier se répandit dans l’appartement.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mer 13 Aoû - 21:23



« I COULD EAT A DINOSAUR. »



La journée avait été très, très longue… Et si Bràn n’avait pas cherché à s’enfuir (il n’était pas fou non plus), il n’en demeurait pas moins ennuyé par son incapacité à bouger correctement ou même à s’occuper. Ce ne fut pourtant pas les tentatives qui manquèrent : fouiller dans les vêtements, fouiller dans les tiroirs à la recherche de jeux de cartes ou autres choses, il ne trouva pas objet à son goût et retourna sans cesse sur le canapé, alternant entre sommeil perturbé et profond désarroi de se sentir finalement aussi seul. Jamais encore cette solitude ne l’avait pesé de la sorte, sûrement parce que cela faisait bien longtemps qu’il était vagabond, et qu’il n’était plus habitué à la présence d’un autre être à ses côtés. Être qui ne se montrait pas en ennemi. Ce genre de présence était si rare pour le loup qu’il y avait plus ou moins déjà pris goût… Chose qui, pour l’instant, le dérangeait car il se refusait à l’admettre. Ce ne fut que lorsqu’il trouva un livre aux pages cornées qu’il se décida à arrêter de tourner en rond. S’installant sous les couvertures convenablement et en grimaçant (ici il pouvait se le permettre comme il était seul), il attrapa le livre en question et commença à lire, mais le style d’écriture était si lourd… Comment pouvait-elle apprécier ce bouquin ? A force d’acharnement, Bràn finit par s’endormir de fatigue.

Il n’ouvrit les yeux que lorsque l’odeur de hachis parmentier emplit la pièce. Cette odeur était si merveilleuse que le loup se redressa brusquement. Trop brusquement. Couinant de douleur, il s’était fait remarqué à coup sûr. Prenant cinq minutes pour se remettre du « choc », Bràn respira lentement et profondément afin de calmer la douleur. Apparemment ça fonctionna puisqu’il put ensuite se lever et avancer comme un papi jusqu’à la cuisine. L’air toujours plus ou moins renfrogné malgré le fait, il fallait l’admettre, qu’il parlait plus qu’à une tout autre personne, le loup observa la nourriture être réchauffée.

« Je ne vous ai pas entendu rentrer ». Et ça c’était le comble pour un loup à l’ouïe surdéveloppée, mais ça, la jeune femme l’ignorait encore, même si elle s’en doutait (chose dont Bràn n’était pas au courant). Le livre que Bràn tenait quelques instants plus tôt avait été reposé sur la table basse du salon, convenablement. Oui, le loup savait être bien élevé mais détestait qu’on lui fasse la remarque. Garder une allure de « bad wolf » passait mieux à ses yeux, pour lui c’était véritablement un concept de protection plus qu’une réalité. Oh bien sûr, il était très loin d’être un enfant de cœur… Et savait être un redoutable prédateur, mais tout de même, ses parents adoptifs lui avaient permis d’avoir une éducation digne de ce nom. Reniflant soudain l’odeur, de façon sûrement un peu trop exagérée pour être normal, il se sentit saliver. « Ca sent vraiment bon, qu’est-ce que c’est ? ». Bon, on ne pouvait pas lui en vouloir de ne se préoccuper que du diner… Il était affamé et pour lui, toute notion de « travailler pour obtenir de l’argent, argent servant à manger » n’existait plus depuis des années. Ne se prétend voleur qui veut. Voilà pourquoi il ne demandait même pas à Briséis si sa journée s’était bien passée, si cela n’avait pas été trop dur, non, dans le fond, Bràn n’en avait rien à cirer, ou plutôt, ce détail n’était qu’insignifiant et rangé dans la partie « inutile et peu crucial » de son cerveau.

Pour le coup, Bràn se trouvait presque gênant à tourner ainsi en rond dans cette cuisine, tel un loup affamé, attendant juste que le four s’ouvre pour se jeter sur « la proie fumante ». Il aurait pu faire flipper n’importe quel humain sensé, mais Briséis n’était pas… Comme les autres n’est-ce pas ? Parfois c’était à se demander si le loup, animal, ne prenait pas trop le pas sur l’homme, sûrement était-ce une déformation due au fait qu’il avait passé pas mal de temps dans les bois sous sa forme animale à une époque. Ca devait sûrement avoir un lien, pour l’heure, il mourrait de faim. Se tournant finalement vers la jeune femme, il couina presque de « quémande ». «[color=firebrick] Je pourrais avaler un dinosaure, là, tout de suite… Tellement ça sent bon.|/color] ». Et ensuite de reposer ses yeux sur la porte du four qui refusait de s’ouvrir, un air de prédateur dans le regard.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mar 19 Aoû - 18:41

❝THEN HELP YOURSELF❞

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Briseis rentra discrètement et après s’être aperçue qu’il dormait, la jeune femme fit tout son possible pour ne pas le réveiller. Peut-être avait-elle une faculté spéciale à se mouvoir discrètement. Après tout, lorsque l’on était une proie, mieux valait ne pas crier et attirer l’attention sur soi. Glissant les restes dans une assiette, elle mit le vieux four à micro-onde en marche. La machine toussa un peu mais avec un peu de doigté la jeune femme parvint à le faire fonctionner. Au bout de quelques minutes, l’odeur de la viande se répandit dans l’appartement et ne tarda pas à réveiller son invité. Elle le devina en l’entendant couiner. Passant la tête légèrement, elle le vit de dos et préféra le laisser gérer seul. Si elle avait bien compris une chose c’était que cet homme avait sa fierté et qu’il n’aimait pas être assisté. A la place, elle sortit une autre assiette et des couverts. Il lui fallait un plateau mais le seul qu’elle possédait était rangé au dessus des armoires. Se hissant sur la pointe des pieds, elle tendit le bras pour l’attraper et sautilla mais sans succès. Sentant une présence, elle se retourna et le vit dans l’entrée, à côté du four, l’air très alléché. Et ronchon. Le pauvre, il devait encore souffrir de sa blessure.

Hochant la tête, Briseis reprit depuis le début. « Bonsoir ! ». Oui, tout de même, la politesse était la moindre des choses. Un grand sourire aux lèvres, elle hocha la tête. « J’ai essayé d’être discrète pour ne pas vous réveiller. Vous aviez besoin de repos et le temps que je réchauffe le dîner... Je comptais vous apporter ça dans le salon vous savez. » Oui, il aurait pu s’éviter quelques faux mouvements douloureux et être patient. Mais lui ne semblait pas du genre patient. Elle le déduisit à son attitude. Il bavait presque devant les restes d’un plat du midi. « C’est du hachis parmentier. Un cadeau de M. Spencer. Comme il y a pas mal de restes, il m’a proposé d’en prendre pour le dîner. Il sait qu’avec toutes les heures que je fais je n’ai pas forcément le temps de me procurer de la nourriture et... C’est un homme bien. » Oui. Presque un père, dans le fond. Briseis était une employée qui ne comptait pas ses heures et qui se dévouait corps et âmes pour trois bouchées de pain. D’ailleurs, il lui proposait même de ne plus la rémunérer avec de l’argent mais plutôt avec des restes. Un marché qui avait paru convenable à la jeune femme qui avait peu de besoins sauf celui de manger.

Loin d’être effrayée par son attitude, elle s’en amusa. « Un peu de patience, c’est bientôt prêt ». Lui tournant le dos, elle sauta encore et parvint à attraper le plateau. Là, elle dut faire avec l’homme qui avait tendance à venir dans ses pattes et à se montrer des plus envahissants. Pourtant, pas une fois elle ne montra un signe d’agacement ou bien une moue ennuyée. Au contraire, elle subissait sans broncher. Jusqu’à ce que le loup ne se dévoile dans sa vraie nature, celle d’un prédateur. Haussant un sourcil, elle pencha la tête alors qu’il couinait pour quémander sa part. Riant naturellement, Briseis hocha la tête et la petite sonnerie caractéristique se fit entendre. « C’est prêt ». Elle passa devant lui et alla ouvrir la porte avec précaution (elle avait tendance à se décrocher si l’on ne faisait pas attention), elle retira le plat et le porta jusqu’au plan de travail en sifflant parce qu’il était un peu trop chaud.

Elle souffla sur ses doigts et le mit dans une assiette. Normalement, elle aurait dû couper deux parts pour chacun d’eux mais elle lui remit le tout. « Vous serez plus à l’aise dans le salon pour manger ». Lui tendant les couverts, elle comptait le laisser rejoindre sa place. Elle jeûnerait comme trop souvent. Et même si l’odeur avait réveillé sa propre faim, elle saurait bien la vaincre à coup de prières. Il était son invité et il était blessé alors il avait bien plus besoin de cette nourriture qu’elle-même. «Bon appétit ! ». Elle entreprit de passer un coup d’éponge dans la cuisine. Elle ne savait pas trop s’il voulait lui parler. Elle avait l’impression que sa présence le dérangeait et qu’il ne faisait que la supporter. Après tout, qui pourrait l’apprécier ? Elle était bien trop coincée selon les autres... Trop insignifiante. Trop inintéressante.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mer 20 Aoû - 16:14



« YOU NEED TO EAT TOO. »


L’odeur de viande qui trainait dans l’appartement rendait le loup affamé. Salivant devant la porte du four, il en avait oublié les bonnes manières. Ce fut comme un retour en arrière lorsque sa mère adoptive lui apprenait la politesse. Se redressant l’air un peu penaud il hocha la tête. « Oh pardon. Bonsoir. ». Ses prunelles retournèrent en direction du four dans lequel le hachis continuait d’être réchauffé. Sans s’en rendre vraiment compte, Bràn venait de refaire un pas dans le monde civilisé et non bestial, et ce, grâce à Briséis, et cela ne faisait qu’une journée qu’il était là. Reprenant son observation, il écoutait néanmoins ce que lui disait la jeune femme. Oui, elle avait été des plus discrètes, et sur le coup ça le fit même sourire. « Un coup de chance, en règle générale je… ». Il se tût, alors que son regard se reportait à nouveau sur la brune. Alors qu’il s’ouvrait plus ou moins à elle, enfin essayait, il avait failli faire une boulette et révéler sa nature. Se refermant instinctivement, il décida de changer le sujet de la conversation, humant l’odeur alléchante et osant demander ce que… C’était. Quand Bràn obtint la réponse, il sourit, oui, sa mère en faisait beaucoup, il se demandait pourquoi il n’avait pas reconnu immédiatement l’odeur, sûrement parce que cela faisait des années qu’il n’en avait pas goûté un. Penchant la tête sur le côté, Bràn répondit à Briséis, alors que cette dernière ignorait toujours son prénom. « Il sent vraiment bon et a l’air délicieux en tout cas. ». Puis, le loup commença à tourner en rond, se montrant impatient malgré sa blessure qui lui faisait toujours mal. Ce hachis il allait l’avaler tout cru à force de saliver de la sorte, si bien qu’il ne voyait même pas son reflet dans la vitre du four, il ne voyait pas son regard devenir aussi sauvage que celui d’un prédateur face à sa proie.

Briséis était trop gentille, pour qu’il daigne avaler son hachis dans le salon, il aurait encore fallu qu’il soit fiévreux. Bien qu’il ne fût pas vraiment en forme ce soir, il demeurait assez têtu pour se lever et sortir du canapé qu’il avait occupé quasiment toute la journée. Tellement obnubilé par son hachis, Bràn ne vit pas la jeune femme essayer d’attraper son plateau, si bien que lorsqu’il se retourna dans l’idée de l’aider, elle avait réussi à se débrouiller toute seule. Le loup ne dit donc rien et se contenta de sourire à ses paroles. « Quand j’ai faim je tiens… Rarement en place. ». Oui, et quand un loup à quatre pattes avait faim, il chassait tout ce qui bougeait aussi… A force d’attendre, et cette attente devenait insoutenable, Bràn se surprit à couiner, symbole d’une subtile quémande qu’il espérait obtenir. A croire qu’il était chanceux car la sonnerie retentit comme une délivrance. Passant sa langue sur ses lèvres, le loup se redressa et s’écarta, laissant faire la brune qui savait mieux utiliser cet engin que lui. Le loup garou ne quitta pas le plat des yeux, de sa sortie du four à l’assiette, mais quelque chose clochait, il le savait et le voyait. Il en eut confirmation lorsque Briséis lui tendit les couverts et l’assiette en question, lui souhaitant bon appétit et lui suggérant d’aller dans le salon. Stupéfait, Bràn haussa les sourcils. « Il y a assez pour deux parts… ». Oui… Bien que le loup lui hurlait intérieurement de tout manger d’un coup de fourchette et de laisser la femme faire ce qu’elle voulait, le jeûne ou quoi que ce soit d’autre, l’homme ne pensait pas la même chose. Et comme Bràn était quelqu’un de caractère, il n’attendit pas qu’elle proteste pour attraper une assiette et lui mettre la moitié du hachis dans celle-ci, à son tour il lui tendit fièrement des couverts et fila s’installer dans le salon, sur le canapé qu’il connaissait si bien.

Fier de son petit effet, et Briséis n’aurait rien à dire, il attendit qu’elle arrive dans le salon, sûrement stupéfaite, ou agréablement surprise, pour goûter sa première bouchée et s’extasier devant le doux parfum d’un repas chaud. Un hachis. Délice du Paradis. « J’adore les Paninis au fromage aussi. ». Oui, sur le coup, la chaleur du repas lui rappelait la douce chaleur du fromage dégoulinant d’un Panini bien chaud. Pour le coup c’était presque véritablement le Paradis. Mangeant tranquillement, le loup la laissa s’installer, l’observa d’un œil en coin tout en étant perdu dans ses pensées. Comment une femme aussi gentille et naïve qu’elle pouvait bien être encore en vie ? Il était surpris, car bien qu’elle fût aussi agréable avec autrui, certains auraient pu profiter de la situation. Comme… Lui ? Déglutissant et avalant son hachis à coups de fourchette, Bràn se dit que peut-être… Il était temps d’être un peu plus agréable avec elle.

« Bràn. Je m’appelle Bràn. ».

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Jeu 4 Sep - 23:25

❝UH... THANKS❞

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A vrai dire, la jeune femme ne pensait certainement pas jouer les mères de substitution. C’était tout simplement dans sa nature et le loup se reprenait seul parce qu’elle était tellement obéissante par rapport aux règles de politesse qu’elle les assénait naturellement à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle vit bien son air un peu contrit et elle lui sourit avec gentillesse. Elle n’était pas en colère contre lui mais simplement heureuse qu’il se montre aussi agréable avec elle. Il s’étonnait de ne l’avoir ni entendue rentrée, ni même commencer à cuisiner. Elle était naïve et mettait certainement du temps à comprendre les choses mais les blessures qu’il avait reçu étaient dues à de l’argent et une seule créature le craignait : les loups. Pourtant, elle n’était pas effrayée par sa nature. Ce n’était pas le premier loup qu’elle voyait et elle avait que certains étaient malheureux, en colère ou bien capable de se montrer agréable. Bràn semblait se placer dans cette dernière catégorie. Il suffisait de le voir sourire. Lui souriant en retour, elle hocha la tête et avant qu’elle n’ait pu lui dire qu’elle pensait savoir ce qu’il était, il changea le sujet de leur conversation. « Le cuisinier n’est pas mauvais. Il était sûrement meilleur ce midi mais... Je n’aurais pas les moyens de vous acheter de la viande autrement. ». Relevant la tête, elle détourna bien vite les yeux. Oui... Elle savait. En tout cas, elle s’était bien persuadée de lui fournir de la viande pour sa guérison. « Je lui dirai merci pour vous ».

S’occupant de son malade, elle constata également que Bràn était du genre à se laisser totalement servir. Et ça l’ennuyait un peu. Il n’avait même pas vu qu’elle ne parvenait pas à attraper un plateau ! Ne lui adressant aucun reproche, contre argumentant dans sa tête, elle l’excusa parce que « le pauvre était blessé et devait aussi éviter ce genre de mouvement ». A la place, elle l’assura que ce serait bientôt prêt. D’ailleurs, la sonnerie du four micro-onde se fit entendre et elle put sortir le plat pour le poser sur le plan de travail. Pour ne pas qu’il se brûle, elle lui servit la barquette dans une assiette qu’elle lui tendit avec des couverts. La surprise de Bràn ne passa pas innaperçue. « Deux parts ? Je... Je pense que vous avez bien plus faim que moi et que vous avez besoin de proté... ». Elle ne put finir sa phrase parce qu’il avait trouvé une seconde assiette et qu’il avait partagé le dîner. Attrapant les couverts, elle-même stupéfaite à son tour, elle le regarda tout fier partir dans le salon. Et à la surprise succéda la joie. Bràn était un homme bien, elle en était désormais convaincue ! Elle ne manqua donc pas d’adresser une prière muette pour remercier Dieu d’avoir mis un tel homme sur sa route. Cependant, il aurait besoin de manger le lendemain alors elle divisa sa part en deux.

Quelques secondes passèrent entre le moment où il lui avait remis ses couverts et celui où elle avança dans le salon. Etrangement, cette pièce était un peu devenue celle du loup et Briseis peinait à se considérer toujours comme « chez elle ». « Les paninis au fromage ? ». Il fallait qu’elle lui en trouve. Elle chercherait le lendemain après le travail. Tout ce qu’il réclamait, elle devait le lui fournir. « J’essaierai de vous en trouver pour demain soir ». Elle décida de s’assoir sur une vieille chaise et porta la fourchette à sa bouche. Bien sûr que ce dîner lui était aussi une bénédiction. D’ailleurs... Ils n’avaient pas remercier Dieu pour ce repas ! Il faudrait qu’à l’avenir elle lui demande d’attendre avant de commencer à manger. Elle fit sa prière avant d’avaler la première bouchée et le silence devint de plus en plus important, seulement perturbé par le bruit du métal s’entrechoquant avec la porcelaine.

Respectueuse, elle n’osait pas prendre la parole. Si elle avait bien compris une chose depuis que l’homme s’était introduit chez elle, c’était qu’il voulait vite en repartir. Il ne l’appréciait sûrement pas et elle ne pouvait pas le lui reprocher. Elle était ennuyeuse, idiote et insipide. Et faible. Ce fut à ce moment là qu’il entama les présentations officielles. Toutes ses pensées négatives furent repoussées alors qu’un sourire sincère se dessinait sur ses lèvres. « Merci d’avoir partagé votre repas avec moi, Bràn. ». Et ce fut pour elle un signal... Ce fut de manière spontanée qu’elle décida de lui poser la question qu’elle aurait sûrement dû éviter de poser : « Vous êtes sûr qu’un panini au fromage vous sera bénéfique ? Je pensais que les loups préféraient la viande rouge et saignante ? »
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 6 Sep - 15:23



« WOLVES… ? HOW DO YOU… »


La jeune femme n’avait eu son mot à dire lorsque Bràn coupa le hachi en deux et lui mit une part dans une autre assiette. La surprise, il la vit bien sur ses traits et dans la façon dont elle ne termina pas sa phrase. C’était évident qu’elle ne s’y attendait pas. Le loup avait beau avoir besoin de protéines comme elle avait voulu le dire, il n’en demeurait pas moins qu’elle avait besoin de force, elle aussi, pour survivre dans une ville comme celle-ci. Il était hors de question qu’elle ne meurt, il comptait beaucoup trop sur elle pour lui ramener… A manger. Vulgaire excuse pour ne pas dire qu’il appréciait sa gentillesse. Bràn ne put lire la joie sur le visage de la brune car il était déjà retourné dans le salon avec son petit plateau. Se laissant tomber sur le canapé, il attendit qu’elle ne daigne arriver pour entamer son repas du soir, et lorsque le hachis parcouru son palet, il en gronda de bonheur. « Hmmm… ». Pensant un peu trop haut, il révéla adorer les paninis au fromage, chose surprenante pour un loup, il était exact, mais pas impossible, il restait tout de même un homme de temps à autre. La jeune femme ne rata pas cette information et lui dit essayer de lui en ramener un le lendemain soir. Le loup ne put s’empêcher de répondre : « Vous n’êtes pas obligée, la chaleur du hachis m’y a juste fait penser. ». Oui, et il continuait à être agréable en plus. Tout sourire devant son plat du soir, il le dévorait tout en prenant son temps au maximum, chose peu aisée tant il avait faim et que la viande hachée le rendait fou. « A mon avis, il est meilleur réchauffé. En tout cas c’est très bon. ». Et nul doute que ça devait l’être aussi aux yeux de Briséis qui ne mangeait pas grand-chose. Du moins, il ne l’avait pas vu avaler quoi que ce soit depuis son arrivée à l’improviste, il fallait dire qu’il avait ravagé le paquet de céréales. Il devrait probablement s’excuser pour ça… Un jour.

Le silence retomba entre eux, et le loup ne semblait pas plus enclin que ça à parler de prime abord. Toutefois, Bràn se disait silencieusement que c’était peut-être l’occasion de se montrer un peu plus aimable, après tout, personne ne verrait quoi que ce soit ici, et il ne perdrait pas de sa crédibilité face à un être humain de la rareté qu’était Briséis. Lui donnant enfin son nom, il lui rendit un léger sourire quand elle le remercia mais ne dit rien. Il plongeait déjà sa fourchette dans l’assiette quand elle lui posa la question qui suivit. Se crispant soudainement, tout ce que l’on entendit fut un bruit strident de métal ripé contre une assiette dans un bruit sec. Levant des yeux éberlués sur la jeune femme, Bràn ne semblait pas comprendre. « Pardon ? ». Oui, il avait dû rêver, il avait dû délirer, elle n’avait pas dit quelque chose comme ça, si ? L’obligeant à répéter, le loup termina son assiette en vitesse et se figea. Il n’essaya même pas de nier, de toute façon ça se lisait sur sa trogne qu’il s’était fait griller, et il n’avait pas eu la décence de faire croire autre chose car il avait laissé tomber son masque de loup le temps du dîner. Finissant par plisser le nez et poser son assiette sur la table basse, il se frotta doucement les mains. « Qu’est-ce qui vous fait dire que j’en suis un ? ». Oui, simple question pour savoir si c’était sa faute ou si c’était involontaire. L’argent causait bien des dommages mais souvent Bràn pouvait se faire passer pour un humain lambda lorsqu’il était blessé, justement à cause de cette faiblesse relative à sa guérison. Elle n’avait pas vu la lame qui était rentrée dans sa chaire, alors comment savait-elle tout ça ? Avait-il parlé dans son sommeil lorsqu’il avait déliré en ayant sa fièvre ? Il fallait qu’il sache !

Toisant Briséis du regard, le loup ne lâcherait pas l’affaire, mais il finit tout de même par répondre à sa question. Il était grillé de toute façon, et si elle calculait bien, elle saurait qu’il voulait partir à cause de la pleine lune qui arrivait. Voilà pourquoi il avait dit devoir partir dans trois jours au début. « Je pourrais manger plusieurs kilos de viande rouge, saignante elle est meilleure mais je l’apprécie aussi bien cuite. Mais j’adore aussi le fromage… Ca permet de « changer » de temps en temps. ». Bon et bien voilà… Elle savait… Et elle ne prenait pas ses jambes à son cou ? Après tout, toutes sortes d’histoires racontaient que les loups mangeaient les humains. Qu’est-ce que ça lui faisait maintenant ? De savoir ? De connaître son secret qu’il essayait de garder pour lui ? Son caractère pourri l’avait trahi ? Quoi ? Qu’est-ce qui avait pu le trahir ?

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 7 Sep - 11:06

❝SORRY I DIDN'T MEAN TO HURT YOUR FEELINGS❞

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Avec lui, dans le salon, Briseis avait l’impression de vivre quelque chose de totalement irréel. Si ses amies savaient qu’un homme était arrivé chez elle et que cet homme était très gentil, jamais elles ne l’auraient cru. Elles seraient venues ici et... et il voulait des paninis au fromage. Où lui trouver ça ? La jeune femme l’ignorait encore mais elle ferait tout son possible pour lui en proposer un ! « Vous êtes mon invité alors c’est mon rôle de vous donner tout ce que vous demandez ». Logique. Elle remarqua alors qu’il dévorait le hachis et grognait de bonheur. Hum. Avalant sa première bouchée, elle hocha la tête. « Merci ».

Briseis ne se rendait pas compte des changements qu’elle induisait sur ceux qui la cotoyaient. Il fallait dire que peu s’intéressaient vraiment à elle. Ses amies n’en n’étaient pas vraiment mais elle ne s’en rendait pas compte. Il n’y avait que Bràn qui semblait s’assagir en sa présence. Si au début il se montrait revêche et grognon, elle mesurait chaque jour ses progrès. Déjà, il était poli. Et maintenant, il partageait son dîner. Elle sourit, vraiment heureuse de voir que le loup était vraiment une bonne personne et certainement pas un monstre. Les monstres existaient bien sûr mais elle s’évertuait toujours à faire ressortir tout ce qu’il y avait de positif.

Naïve ? Oui. Il fallait bien l’être un peu quand on osait demander directement si la personne que vous soigniez était un loup. Loin de penser que c’était une tare, elle savait bien que tous n’étaient pas foncièrement méchants pour être méchants. On leur avait appris. On les avait blessé. Et maintenant, l’un d’eux était chez elle et ça ne l’effrayait pas. Baissant les yeux, elle se rendit compte en le voyant se crisper et faire ripper sa fourchette dans l’assiette qu’elle venait sûrement de dire une bêtise. « Je suis désolée, je ne voulais pas vous offenser ». Il ne nia pas. Elle s’était immobilisée. Allait-il se fâcher ? Instinctivement, elle ne bougeait plus alors que son rythme cardiaque accélérait. Ouvrant prudemment un oeil, elle begaya légèrement avant de pouvoir former une phrase. « Juste... Vous étiez tellement attiré par l’odeur de la viande tout à l’heure et... Vous vouliez absolument partir... C’est à cause de la pleine lune ? » Elle baissa à nouveau les yeux. « J’ai pensé que vous étiez peut-être un loup mais j’hésitais parce que les loups guérissent rapidement alors si je me suis trompée, pardonnez-moi. »

Le silence s’installa et elle ignorait s’il allait la tuer ou bien s’il allait rire et se montrer bien plus amical. Ce ne fut ni l’un ni l’autre puisque Bràn lui confirma simplement ses goûts. Viande rouge, bien cuite et fromage. Bien. Elle ferait donc tout pour le nourrir avec ce qu’il aimait ! « Si c’est la pleine lune qui vous inquiète, vous pouvez toujours rester ici. Dites moi ce dont vous aurez besoin et je vous le donnerai ». Un doux sourire aux lèvres, comment la prendre pour un quelconque danger ? Briseis était l’incarnation même de la gentillesse, de la compassion et n’était pas du genre à trahir. Autrement, le loup aurait déjà été rattrapé. D’ailleurs, elle ne lui demandait même pas ce qui lui était arrivé. Bien sûr, elle était curieuse et aimerait beaucoup qu’il lui en parle mais elle n’aimait pas s’imposer ou imposer aux autres ses envies. Au contraire, elle refoulait tout au plus profond d’elle, cachant ses pensées, ses envies et ses sentiments. Notant qu’il manquait de l’eau, elle se leva et revint avec deux verres. « Tenez ».

Combien de loups sauvages pouvaient-ils se vanter d’avoir trouver une personne qui leur était totalement dévouée ? Très peu. Bràn pouvait bien prendre l’avantage sur elle, vivre à ses dépens, se venger de tous ces loups obligés de servir des vampires, leurs esclaves...Il pouvait bien se servir d’elle. Et jamais elle n’élèverait la voix contre lui. Peut-être était-ce là le secret de sa survie ?
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Jeu 18 Sep - 21:01



« FULL MOON IS CLOSE TO US. »


Qui aurait pu croire que Bràn accepterait de parler à une humaine ? Pas lui, non. Il avait beau se montrer froid et sauvage avec les gens, il n’en demeurait pas moins que sa part humaine était capable de ressortir et de montrer le meilleur de lui. Enfant, il était adorable et avenant avec les autres, souvent solitaire, mais c’était un bon gamin. Dans le fond, c’était pareil aujourd’hui, ce bon gamin était toujours là, enfoui au plus profond de lui-même, ne s’ouvrant qu’aux personnes qu’il jugeait digne de voir son vrai visage. Il y avait deux Bràn, on pouvait analyser cela de cette manière : le Bràn bon vivant et joueur, qui savait se montrer poli et aimable, puis le loup Bràn, le violent, le prédateur, le grognon, le bougon, et l’insatiable. Oui, dans un sens, Bràn était complexe, mais pas tant que ça, et aujourd’hui, il montrait une partie de lui-même à cette jeune femme, qui se montrait toujours gentille et douce, faisant ressortir le meilleur de lui. Briséis avait dû s’en rendre compte, mais ça Bràn ne pouvait le savoir. Une chose était sûre, c’est que le bruit de sa fourchette qui ripe dans son assiette fût des plus surprenants, tout comme les mots qui venaient de s’échapper des lèvres de la brune.

Surpris, ne sachant comment réagir, le loup essaya d’abord de nier, puis de savoir pourquoi elle pensait qu’il était un loup-garou. La réponse il l’obtint plus tard, après avoir décidé d’avouer ce qu’il était, il avait échoué dans sa façon de le camoufler, même si le doute de la guérison persistait. Encore plus surprenant encore, la jeune femme continuait de parler, connaissant ses grands principes : viande et pleine lune. Voilà même qu’elle lui proposait de rester lors de la pleine lune, était-elle inconsciente ou vraiment… Trop gentille ? La deuxième option paraissait être une évidence, ce qui fit hocher la tête du loup, tandis que ses prunelles émeraude continuaient d’observer Briséis. Il ne la quittait pas des yeux. Le silence s’était installé pourtant, Bràn n’avait rien fait pour empêcher cela, maintenant plus ou moins le suspens. Puis, finalement, il décida de parler, qui l’entendrait hormis elle par ici après tout ?

« Vous ne m’avez pas offensé… Et vous avez raison. ». Il pencha la tête sur le côté et termina son hachis avant de reposer l’assiette sur la table basse du salon. « Sauf que… J’ai plus ou moins un défaut de fabrication. Je ne guéris pas aussi vite que les autres, et encore plus difficilement quand il s’agit d’une blessure provoquée par l’argent. ». Il esquissa un franc sourire, et rit même un peu. « Je ne pensais pas dire ça à quelqu’un un jour… Mais, maintenant vous connaissez ma « faiblesse ». ». Il était évident que ça voulait dire que ce secret n’était pas à répéter, il tenait à ce que personne ne sache, qu’elle ait vue était déjà un miracle en soi. « Quant à la pleine lune… Oui, je voulais partir à cause d’elle pour ne pas révéler ma nature. Je ne voudrais pas être un poids sur vos épaules, vous n’êtes pas obligée de vous démener pour m’apporter viande et autres petits plaisirs. Je me suis introduit chez vous sans votre autorisation et j’ai saccagé votre salon. Un autre habitant aurait attrapé son fusil de chasse et m’aurait tiré dessus pour avoir fait ça… Et puis…Je reste un loup, lorsque la pleine lune me frappe. Même rappelé à l’ordre par ma blessure, je resterais… Un loup. Potentiellement dangereux en somme. Vous êtes sûre d’accepter de prendre ce risque ? ». Apparemment, oui. La jeune femme serait sûrement d’accord puisqu’elle lui avait déjà proposé une fois. Ramenant un verre d’eau, Bràn le prit entre ses mains et la remercia. L’eau fraîche qui descendit dans sa gorge lui fit du bien. Deux jours plus tard, il serait toujours là.

***

La pleine lune avait montré le bout de son nez aux alentours de 19h, avant que Briséis ne rentre. Bràn avait donc eu pleinement l’occasion de se transformer sans craindre d’être interrompu, dans le salon. Comme il s’en doutait, la transformation avait fait sauté ses points de sutures, mais la plaie en soit, était déjà en bonne voie de guérison. Ne restait que la douleur qui lui arracha les entrailles lorsque ses os craquèrent et que ses côtes s’écartèrent pour former le corps du lupin. Quand cela fût fait, Bràn était exténué et demeurait allongé de côté contre le sol froid. La fraîcheur faisait du bien, et ses poils noirs donnaient l’impression qu’il se trouvait une masse en plein milieu du salon.

Une fois qu’il eut repris ses esprits, le loup se redressa et lécha sa plaie comme il pouvait afin de faire stopper le sang. Il lui fallut une bonne demi-heure pour que les gouttes arrêtent de tâcher le sol. Ne pouvant nettoyer, Bràn se laissa emporter par toutes les odeurs qui se trouvaient dans l’appartement. Il reconnaissait celle des moisissures ou du bitume chauffé en provenance des ruelles. Passant dans le couloir, ce fût une tout autre odeur qui attisa sa curiosité, et elle provenait directement de la commode à tiroirs. Humant l’air, la boule de poils noirs se dit que cette odeur en valait la peine, un vrai parfum de fleurs des bois. Oui, c’était si plaisant à sentir. Ni de une ni de deux, Bràn se retrouva dans la chambre de Briséis et essayait déjà de tirer les tiroirs avec sa patte. Il devait découvrir qu’est-ce qui sentait aussi bon…
Une demi-heure supplémentaire plus tard, il était donc 20h, le loup avait tout tiré des tiroirs et se roulait dans une pile monumentale de vêtements et surtout de sous-vêtements. Slip parfumé sur la tête, entre les deux oreilles, le loup couinait et se roulait dedans. La lessive et surtout la jeune femme sentait… La fleur des bois. Il en était gaga.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Ven 19 Sep - 20:40

❝OH MY... WHAT’S THAT? ❞

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Depuis que l’homme était entré par effraction chez elle, Briseis avait appris à le connaître. Loin d’être effrayée, elle avait vu jour après jour les évolutions. Au début, il était très méfiant mais à force de douceur, il avait fini par l’accepter et elle était heureuse de pouvoir venir en aide à son prochain. Et avec le temps, elle avait compris qu’il était un loup et ça ne l’avait pas effrayé. Bien sûr, certains étaient mauvais mais les pauvres ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Beaucoup étaient dirigés par des vampires et même parmi les vampires tous n’étaient pas mauvais. Comme les hommes. Et elle considérait donc qu’il fallait simplement montrer le bon chemin à tout le monde, sans distinction aucune. Fermant les yeux alors que la fourchette crissait sur l’assiette, elle avait vite baisser le nez. Elle n’avait pas voulu le fâcher. Elle sentait son regard sur elle. Allait-il vouloir la tuer ? Non. Non, il avoua finalement qu’elle ne s’était pas tromper. Et ce fut dans un silence quasi religieux qu’elle écouta ses explications.

Elle apprit ainsi qu’il n’était pas comme les autres et ne pouvait guérir aussi vite. Un défaut de fabrication ? Elle fit non de la tête. « Vous êtes tel que Dieu l’a voulu et ce n’est pas une faiblesse. Peut-être que c’est votre force. » Esquissant un sourire énigmatique, elle était toujours aussi confiante. Mais quand il parla de partir... « Vous êtes mon invité, si vous souhaitez rester, vous pouvez rester. Vous n’êtes pas un poids pour moi. Vous étiez blessés et c’est mon devoir d’aider mon prochain. Alors oui, je suis prête à prendre le risque. J’ai confiance en vous, Bràn. Je n’ai pas peur de vous. ». Etait-ce les mots qu’il voulait entendre ? Briseis avait en tout cas une foi inébranlable en lui. Elle avait juste besoin de savoir de quoi il avait besoin. « Mais il faudra simplement me dire ce dont vous avez besoin pour être bien sous votre forme de loup. ».

***

Deux jours plus tard, Briseis ne rentra pas trop tard du travail mais plus tard que prévu tout de même. Elle ignorait si Bràn avait terminé sa transformation et dans quel état il serait. Inquiète, elle ne s’arrêta même pas à l’église pour prier et rentra directement, bien loin de se douter du spectacle qu’elle allait découvrir.

Ouvrant la porte, elle vit déjà le sang au sol. « Oh. » Elle posa le sac sur la table basse et fit le tour jusque dans la cuisine mais le loup ne s’y trouvait pas. Etrange. A pas feutrés, elle avança dans le couloir, espérant qu’il ne lui sauterait pas dessus pour la dévorer. Déglutissant, elle observa la salle de bain. Rien. C’est alors qu’elle remarqua la porte de sa chambre, entrouverte. Et entendit les couinements. Souffrait-il ? Poussant doucement la porte, la jeune femme avait le coeur qui battait à tout rompre. Et s’il mourrait ? « Bràn, est-ce que... » Elle avait parlé d’une voix douce et calme. Mais le spectacle la rendit muette. Ses culottes !

Là, dans sa chambre, le tiroir de sa commode était grand ouvert et ses petites culottes ainsi que ses soutiens gorges volaient sous les coups de pattes du loup qui se roulait dedans. Ses joues rosirent. Briseis se sentit extrêmement gênée, presque violée dans son intimité. Tétanisée, elle fixait le loup. Ok. Il n’était pas lui même. Prenant sur elle, elle commença à ramasser ses sous-vêtements et à les ranger. Les joues rouges de honte, elle se dépêchait de tout cacher pour effacer rapidement tout ça de son esprit. Elle ne pensait avoir une odeur particulière, ni même que cette odeur le rendait dingue.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 5 Oct - 11:46



« I DON’T EVEN FEEL SORRY FOR WHAT I’VE DONE. »


Impressionnant comme la jeune femme pouvait avoir réponse à tout. Impressionnant la façon dont elle pouvait détourner les choses qui vous paraissaient être une véritable honte. Ainsi donc, son défaut n’en était pas un ? Ce n’était en rien une faiblesse mais une force ? Dieu… Il ne connaissait pas, ou du moins il ne l’avait jamais prié. Dans son enfance, ses parents avaient sûrement évoqués ce nom mais ça paraissait déjà lointain sur le coup. Penchant la tête sur le côté, Bràn écouta la jeune femme lui dire également qu’elle n’avait pas peur de lui. La réponse sortit instantanément. « Vous devriez. ». Oui, car il ne fallait pas penser qu’il n’était qu’une simple peluche en forme de boule de poils noirs. On ne devait jamais sous-estimer un loup et le prendre pour un chien, car ce n’en était pas un. En un instant, il était capable de se jeter sur vous pour vous arracher les entrailles ou la gorge d’un coup de dents, même si l’instant d’avant il se montrait câlin et joueur. Les loups entre eux étaient violents, pourquoi ne le seraient-ils pas avec l’Homme ? Baissant les yeux sur son verre d’eau, le loup en prit une gorgée puis le reposa. Ensuite, il lui dirait avoir tout de même besoin d’un peu de viande rouge pendant la pleine lune.

***

Deux jours plus tard, la lune avait pointé le bout de son nez et Bràn fût soulagé de ne pas avoir à se cacher pour se transformer. Vu sa situation, la transformation fût périlleuse et plus ou moins douloureuse à cause de sa plaie qui se rouvrit sur le coup bien qu’elle ait fortement eu le temps de diminuer pendant ces quelques jours sous forme humaine.

Il mit bien plusieurs secondes à reprendre connaissance de ses membres et de sa situation. Les sens aiguisés, Bràn entendait tout et en mieux, mieux encore que sous sa forme humaine, bien que ses sens soient tout autant développés sous cette dernière. Horriblement curieux, et après s’être léché pendant un laps de temps considérable, le loup noir fila faire son inspection, et c’est ainsi qu’il se retrouva dans la chambre de Briséis à renifler les tiroirs de la commode. L’odeur était si attrayante qu’il ne put résister à gratter afin d’ouvrir le dernier tiroir, celui des sous-vêtements de la brune, mais ça, sur le coup, l’esprit du loup ne comprenait pas vraiment de quoi il s’agissait. Grattant à nouveau pour les sortir, il finit par se rouler dedans tel un chien fou et joueur pourrait le faire. Loin du chat marquant son territoire, Bràn, lui, était clairement en train de se rouler dans une masse de vêtements sentant la fleur des bois. Cette odeur était merveilleuse, il en était dingue. Bien sûr, ce n’était pas vraiment lui qui pensait à ce moment-là, mais l’animal. Son loup. Loup qui était tout bonnement émerveillé par l’odeur qui enivrait ses poumons. Remuant la queue, il avait totalement oublié sa blessure et la douleur, concentré à se rouler et se frotter partout, sautant même dans la masse de sous-vêtements. Si bien que lorsque Briséis poussa la porte de son appartement, le loup ignorait totalement qu’elle s’inquiétait. Lui, il s’amusait comme un fou dans cette pièce et en avait même mâchouillé un soutien-gorge. Intéressant comme une armature pouvait être drôle à mastiquer. Enfin… Drôle jusqu’à ce que celle-ci transperce le tissu et ne manque de vous crever un œil.

Finalement, Bràn ne se stoppa, une culotte entre les deux oreilles, qu’au moment où la jeune femme franchit le seuil de la porte. Par réflexe, il se redressa sur ses pattes et baissa les oreilles. Elle l’avait surpris. Encore une fois. Ne bougeant plus mais ne grognant pas non plus, le loup se contentait de l’observer en chien de faïence. Il ne s’en voulait pas, non, l’odeur était sublime. Il attendit que Briséis commence à ranger ses affaires pour se rapprocher d’elle et renifler son odeur, sa queue remuant doucement au rythme d’un balancier invisible. Une fois qu’il eut reconnu qui elle était, Bràn se secoua de tout son long et… Retourna faire un bond dans les sous-vêtements une dernière fois avant d’aller s’allonger sur le lit. Oui, c’était plus confortable. Il avait toujours une culotte entre les deux oreilles…

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 5 Oct - 14:30

❝GIVE THAT BACK ! ❞

( c) texas-flood


Non. Briseis n’avait plus peur de Bràn. Elle savait à présent qu’il était un homme bien, loup ou pas et elle ne pouvait donc plus le craindre. Elle lui trouverait toujours une excuse et elle ne voyait que le positif dans tous les êtres qui l’entouraient. Une vision du monde si pure qu’elle lui attirait souvent des déconvenues et qui pouvait bien la faire souffrir lorsqu’elle voyait quelqu’un la trahir ou la rabaisser. Mais elle leur pardonnait toujours. Après tout, c’était sûrement de sa faute. Mais non, à ses yeux Bràn n’était pas plus faible qu’un autre. Il était un homme avec des émotions et il était gentil. Alors pourquoi serait-il soudain méchant avec elle ?

Le retrouvant au milieu de ses sous-vêtements, Briseis fut mortifiée et très gênée. Le loup, noir, immense, se roulaient dans ses petites culottes et ses soutiens-gorges. Pas qu’elle en posséda beaucoup, c’était toujours un peu de la survie ici alors... Le premier qu’elle ramassa était d’ailleurs foutu. « Oh non ». Triste, elle ramassa le reste sans vraiment regarder le loup qui ne l’avait pas forcément vu entrer ou reconnue. Elle ignorait tout simplement le danger et voulait juste tout remettre dans le tiroir. Elle les fourra d’ailleurs tous, se promettant de tout ranger plus tard alors que le loup se rapprochait d’elle. « Mon Dieu... ». Elle était dépassée. Elle l’ignora donc superbement et ne savait même pas qu’il aimait son odeur. Elle ignorait même à quoi ressemblait son odeur pour un loup. Se retournant pour ramasser le reste, elle le vit encore se rouler dedans. « Arrête ! » Oui, ce n’était ni un homme ni un loup qui lui faisait face mais un très vilain chien. Et elle lui parlait comme tel instinctivement.

Ce fut interloquée qu’elle le vit ensuite partir sur son lit s’y étendre de tout son long. Quoi ? « Non, descend ! Toi c’est le canapé ta place ! ». Mais elle sentait bien que c’était peine perdue. Et elle n’était pas de taille à se battre contre un animal avec des dents aussi acérées. Elle ne se sentait pas en danger mais il ne la comprenait peut-être même plus. Elle, elle ne comprenait pas mais Bràn n’aurait certainement jamais osé faire une chose pareille ! Ce n’était donc plus le Bràn humain qu’elle voyait mais un loup. Voyant la culotte, elle soupira, manifestement agacée. « Vilain ! ». Et voilà qu’elle approcha et tendit la main vers sa tête. Sans prévenir, elle reprit la culotte et alla la remettre dans son tiroir. « Et rend moi ça! » Pffff. Oui, elle boudait. Et le planta là et partit en cuisine. Dire qu’elle avait réussi à lui avoir de la viande rouge...

Sortant les plats de son sac, la brune se fit réchauffer de la soupe et le plat du jour dans le micro-onde. La porte lui resta dans la main. Holy Sh... « Oh. » Elle soupira, sentant les larmes de désespoir rouler sur ses joues. Cet appartement tombait lentement en ruines. Et le souvenir de ses parents devenaient chaque jour un peu plus flous. Le coeur soudain lourd, elle laisserait à Bràn l’occasion de voir une facette de sa personnalité qu’il n’avait pu percevoir humain. Parce qu’il était son invité, elle cachait tout ce qui la tracassait mais un loup... Une boule de poils réconfortante qui agissait parfois plus comme un chien ne pouvait que voir celle qu’elle était réellement : une jeune femme pas si heureuse, très seule, qui survivait.

Soulevant la porte, elle la remit maladroitement en place. C’était fragile mais bon... Elle le mit en marche et attendit. Puis, elle mit la viande rouge dans une assiette qu’elle amena dans le salon. Elle s’assit sur le canapé et mit le vieux téléviseur en route. L’image n’était pas très belle mais bon. Le temps de manger, ça tromperait la solitude. Elle ramena ses jambes sur le sofa, contre elle et semblait mélancolique. Son plateau sur la table, elle cacha son visage dans ses bras et renifla. C’était que ses amies l’avaient encore un peu malmenée. Mais ça, Bràn ne pouvait pas le savoir. Et elle culpabilisait. Elle était anormale. Même le loup le lui avait fait sentir alors continuer à espérer un avenir meilleur... Pourquoi continuer d’y croire ?
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 5 Oct - 20:24



« I CAN FEEL YOUR SADNESS. »


Le loup n’était pas un simple chien. Le traiter de cette manière était une erreur de la part de la jeune femme. Erreur qui aurait pu lui coûter un bras si Bràn n’avait pas été d’humeur joueuse à ce moment-là. Se roulant dans les affaires de Briséis, le loup ignorait ce qu’il faisait réellement, enivré par l’odeur de fleur des bois qui flottait. Dans le fond, s’il n’y avait pas eu cette odeur pour le rendre dingue, jamais il n’aurait fait une chose pareille. Les réprimandes de la brune avaient beau être fait à voix haute, le loup noir restait sur ce lit, et ne se considérait pas comme « vilain ». Preuve en est que lorsque Briséis vint récupérer la culotte qu’il avait toujours entre les deux oreilles, le geste rapide et agacé de la jeune femme eut pour réflexe un grognement menaçant et des oreilles plaquées en arrière. En un claquement de doigts, le loup s’était redressé sur ses pattes et montrait les crocs, le geste de la jeune femme avait été beaucoup trop brusque et avait sonné comme une menace, l’animal avait instinctivement réagi, et s’il avait voulu il aurait été capable de lui sauter dessus férocement. Poils hérissés, il observait Briséis quitter la pièce furibonde dans le but de se rendre dans la cuisine. Redressant lentement les oreilles, Bràn renifla, tout avait été rangé dans le tiroir, la crise de folie était passée. Il descendit lentement du lit, toujours plus ou moins sauvage, à dire vrai, le geste avait aussi provoqué de la peur chez le loup qui ne s’était pas attendu à ce qu’on l’effleure.

A dire vrai, Bràn n’avait jamais laissé personne le toucher sous cette forme et ce n’était pas demain la veille qu’il se laisserait faire. Il attendit un moment avant de se rendre dans le salon, se fiant au son. D’ailleurs, à en juger par ce qu’il entendait, la jeune femme venait tout juste de récupérer la porte du micro-onde dans sa main. Le soupir ne le trompait pas, et il sentit par-dessus tout la tristesse l’envahir. Oui, Briséis était triste et quelque chose n’allait pas. Par-dessus le marché, il y avait l’odeur de la viande rouge qui emplissait la pièce, de la viande juste pour lui. Il ne comprendrait ce que cela signifiait qu’une fois redevenu lui-même, car sous sa forme lupine, Bràn laissait surtout le loup décider et s’exprimer, plutôt que lui. Un moyen de se mettre « en veille », de se reposer, bien que cela soit dangereux. C’était un risque à prendre : s’adonner à sa bestialité, laisser le loup contrôler ses faits et gestes, c’était risqué.

Caché dans l’ombre du couloir, le loup noir aperçut la jeune femme s’installer dans son canapé après avoir allumé le vieux téléviseur. L’engin faisait un bruit d’enfer, l’image grésillait et offrait au loup un son plus que désagréable pour ses oreilles. Ce fut à ce moment-là que la part humaine de Bràn reprit légèrement le dessus, en se rendant compte de ce qu’il se passait, de la tristesse et de la survie de Briséis qui luttait chaque jour, seule, pour vivre. Il ressentait tout ça car elle sentait le désespoir à plein museau. C’est alors qu’il pénétra dans le salon et qu’il sauta sur le canapé pour lui lécher la joue et la consoler. Il n’avait pas trouvé mieux pour s’exprimer, le loup ne pouvait trouver mieux. Puis, il redescendit sagement et fila vers son assiette dans laquelle se trouvait la viande. Là, il s’installa et commença à déchiqueter le morceau avec une facilité déconcertante, laissant au sang tout le loisir de se déposer dans le fond de l’assiette. Quand il eut terminé il revint près de la brune et s’assit à côté d’elle, lui donnant un coup de truffe alors qu’elle avait caché son visage dans ses bras. Elle devait manger, et puis… Il n’y avait pas lieu de se morfondre de la sorte, ils avaient de quoi à manger, c’était tout ce qui comptait pour l’instant : manger.

Le loup-garou laissé échapper un petit couinement en guise de compassion, il partageait sa tristesse, indéniablement puisqu’il était capable de la sentir et qu’il aurait fallu être assommé ou shooté pour ne pas sentir toutes ces émotions qui émanaient d’elle. De fortes émotions. Bràn n’était pas prêt à se laisser toucher, mais pour le coup, il ferait une exception si Briséis en avait besoin. Il ignorait qu’elle le considérait plus comme un chien qu’un être humain sous cette forme. S’il avait pu, sûrement lui aurait-il dit qu’ils étaient la même et unique personne, malgré l’instinct plus important du loup lorsqu’il se trouvait dans cette situation de pleine lune. Le lycan était un loup-garou comme on se plaisait à les appeler, et par conséquent il était un homme avant tout. Il avait juste des capacités similaires et supérieures à l’animal de base. Mais ce n’était en rien… Un chien de compagnie.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 5 Oct - 21:12

❝I FEEL SO LONELY. I MISS THEM. ❞

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Elle était tellement tracassée qu’elle n’avait pas vraiment fait attention au grondement du loup. Elle lui avait tourné le dos juste après pour ranger et quitter la pièce, sans même le regarder. Elle aussi n’était pas contente et le faisait savoir. Elle rejoignit la cuisine et préparait le dîner. Enfin, le réchauffait. Heureusement que son patron avait eu la gentillesse de lui proposer des restes parce qu’elle ne gagnait pas grand chose, sinon rien. Tout dépendait du nombre de clients. Et puis il avait beaucoup de frais alors au final, qu’il lui donne de quoi faire un repas convenable par jour était déjà très généreux. Elle s’en contentait et ne se plaignait pas, d’autant plus qu’elle avait un autre estomac à nourrir. Briseis avait ainsi récupérer quelques morceaux non consommés. Ce ne serait peut-être pas suffisamment frais pour le loup mais c’était de la viande rouge. Elle n’avait que ça à lui proposer, avec quelques os à ronger.

Le micro-onde avait marché un peu trop fort et l’assiette était brûlante. Aussi, elle attendait un peu avant de manger, laissant tout son chagrin l’envahir. Elle n’avait même pas pu se rendre à l’Eglise pour prier. Et ce soir là, le vide et le manque se faisaient sentir. Ses parents lui manquaient. Son père surtout... Elle ne savait pas ce qu’il était devenu mais plus le temps passait et plus elle acceptait l’évidence : il ne rentrerait plus. Ses prières ne l’espéraient même plus. Maintenant, elle lui parlait, comme à sa mère. Et puis... Beckie s’était montrée dure avec elle. Accompagnée de Christie et de Sandy, les trois jeunes femmes avaient rappelé à Briseis combien elle était un cas désespéré et que sa survie ne dépendait que des autres. Elle lui avait rappelé qu’elle n’était qu’une jeune femme coincée qui ne pourrait jamais être aimée par un homme. Aujourd’hui, dans ce monde, ils voulaient des femmes fortes, pas des pleurnicheuses. Et puisqu’elle pleurait à présent, c’était bien qu’elle n’était pas forte. Le doute l’assaillait. Fixant la télévision, elle essayait d’oublier tout ça, mais les larmes roulaient déjà sur ses joues. Elle vit bien Bràn passer et sauter sur le canapé. Elle ne réagit pas quand il lui lécha la joue. Tout tournait dans sa tête. Les rires moqueurs. L’absence. Et ce loup qui s’était amusé à se rouler dans ses sous-vêtements. Sa vie était... Fichue. A quoi bon continuer à survivre ? Quel destin il y avait là dedans ? Silencieusement, elle interrogea Dieu. Etait-ce trop demandé que de trouver un homme qui saurait voir en elle quelque chose ? Quoi elle n’en savait rien mais un homme qui ne serait pas comme les autres ? Qui ne la tromperait pas ? Qui ne la trouverait pas coincée et qui l’aimerait sincèrement ? En dehors de Dieu, elle ne voyait pas qui et il y avait des millénaires que Dieu ne s’était pas montré sur Terre. Autrement dit, elle faisait face à une terrible réalité : elle mourrait seule et personne ne regretterait sa disparition.

Cachant son visage dans ses bras, elle pleurait. Ce soir là, tout semblait bien trop dur. Elle avait dû tout cacher tant que Bràn était là. L’humain. Elle ne pouvait pas oublier qu’il avait besoin de repos et comme on la trouvait ennuyeuse et sans intérêt, elle avait tout ravalé. Il revint alors près d’elle. Elle sentit un museau froid et humide sur sa tempe. Relevant la tête, elle le fixa quelques secondes avant de l’attraper pour un câlin. Oui, à ce moment là, pour elle, il était une peluche. Et elle avait besoin d’un câlin. Instinctivement, sa main commença à caresser et gratouiller un endroit qu’il ne pouvait certainement pas atteindre seul : entre ses omoplates. Puis sur son crâne. Elle le poupouillait. Sa tristesse et son sentiment de solitude étaient toujours là. Restant blottie contre lui un long moment, elle finit par le lâcher. « Pardon. Je suis désolée. C’est juste que... La journée a été dure. ». Un pauvre sourire aux lèvres, elle attrapa son plateau. « Tu as assez mangé ? » Elle était prête à partager encore son assiette avec lui. Finalement, elle grignota et alla faire la vaisselle. Une fois tout rangé, elle alla prendre sa douche et ressortit en pyjama. Elle alla se coucher dans sa chambre, s’attendant à ce que le loup reste dans le salon. Elle soupira. Oui, elle avait toujours le coeur lourd.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Lun 6 Oct - 16:56



« HOLY SHIT. I LOVED IT. »


Un loup. Voilà ce qu’était réellement Bràn dans ces moments-là. Il allait toutefois être surpris une fois encore de la façon avec laquelle Briséis allait réussir à tourner les choses à son avantage, et ce, sans même s’en rendre compte. La jeune femme était si douce, gentille et aimante qu’elle faisait ressortir le meilleur de chacun, si tant est que la personne en face souhaitait un tant soit peu la connaître. Voilà donc comment elle avait réussi à obtenir son prénom, ou encore quelques informations secrètes sur sa personne. Il lui avait révélé sa faiblesse sans mal, conscient étrangement, que cette révélation ne le mettrait pas en danger. Elle ne mettrait pas sa vie en péril. Drôle de sensation que cela, lorsqu’on connaissait le caractère de cochon que le loup pouvait avoir. De distant, Bràn était passé à « presque ami », se sentant presque redevable à cette personne qui l’avait accueilli et cherchait toujours à faire de son mieux pour l’inconnu qu’il était. Pour le voleur qu’il avait été. C’en était si surprenant que le lycan ne savait si elle existait vraiment ou non. Il y avait tant de malheurs et de noirceur dans ces rues New Yorkaises, et il y avait bien des années qu’il n’avait rencontré pareil être vivant. Non, Briséis n’était définitivement pas comme les autres, mais cela ne faisait pas d’elle quelqu’un d’anormal, contrairement à ce que l’on voulait bien lui faire croire.
Pour l’heure, contrit sous sa forme de loup à cause de la pleine lune, Bràn était incapable d’avoir les mots pour la réconforter. Pire encore, il se comportait comme un véritable loup, bien que la gentillesse de la brune ne lui soit fatale : il devenait plus animal de compagnie qu’autre chose. Et cela n’allait pas aller en s’arrangeant, puisqu’à peine installée sur le canapé, et après avoir mangé, le loup garou vint s’asseoir à côté d’elle, lui donnant des coups de truffes pour qu’elle se réveille. Sa tristesse et son désespoir, Bràn le sentait, cela procurait même une certaine empathie. La jeune femme avait beau n’être qu’humaine, elle disposait tout de même d’une sorte de pouvoir magique, bien qu’elle l’ignore. Elle faisait ressortir le bon en chacun, qu’elle le veuille ou non.

Penchant la tête sur le côté et laissant échapper un léger couinement, Bràn ne s’attendit clairement pas à être attrapé pour un câlin, il ne se laissait jamais toucher ! Si au premier abord, il avait voulu se faire la malle, pur réflexe défensif, l’attaque sournoise de la brune l’y en empêcha. Ni de une ni de deux, le loup se laissa fondre de bonheur dans ses bras. Jamais encore on ne l’avait gratouillé comme ça, on ne l’avait même jamais touché. Surpris, l’instinct animal prit le dessus, et ce ne fût plus un loup mais un gros nounours avide d’amour qui apparut dans la pièce, sa patte arrière effectuant un mouvement instinctif, preuve qu’il adorait le traitement infligé par Briséis. Aucune trace de réflexion humaine, non, il n’y avait que le loup (ou plutôt le gros nounours) qui réagissait, et il se laissait amoureusement faire. Oui, encore, il ne fallait pas qu’elle s’arrête. Mais elle le lâcha, et tout s’envola. Bràn se redressa rapidement sur ses pattes et s’écarta pour se secouer. Mon Dieu mais il faisait quoi là ? Une oreille légèrement penchée en arrière, le loup noir scrutait la jeune femme de ses prunelles dorées, perplexe, visiblement en pleine réflexion intérieure. C’était Bràn qui analysait ce qu’il venait de se passer, et sur le coup c’était vraiment… Perturbant.

Briséis s’adressa à lui et s’excusa, alors il revint près d’elle mais… Non, c’était véritablement perturbant, mais tellement bon d’un autre côté. Voilà, c’était foutu… Il était accroc à des gratouilles, et ne valait pas mieux qu’un vulgaire chien. Laissant un long souffle s’échapper de sa truffe, il baissa la tête pendant que la brune attrapait enfin son plateau repas. En guise de réponse, Bràn s’allongea comme il put et observa la télévision qui grésillait. Ce n’était pas simple d’engager une conversation, mais son attitude essayait de lui dire qu’il voulait qu’il lui raconte ce qu’il s’était passé. Après tout, il n’avait pas d’autre option, et puis il ne pouvait rien dire lui ! Lui donnant un coup de truffe dans le bras, il attendait qu’elle ne délie sa langue, comme visiblement… Elle était plus encline à parler quand il était sous cette forme. Ah et pourvu… Qu’elle lui gratte encore la tête.

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