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 BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Jeu 9 Oct - 22:11

❝AM I SO HUNG-UP?❞

( c) texas-flood


Si l’homme était un loup, l’attitude de Briseis changeait totalement. Elle ne voyait absolument plus l’humain qui se cachait sous cette fourrure, l’animal étant trop présent. Avec Bràn, elle était plus réservée et ne lui aurait jamais permis d’entrer dans sa chambre. Même s’il l’avait fait pour prendre un T-shirt... Et s’il s’en était approché. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’elle repensait à cette nuit où il était vraiment pas bien. Ce moment où, encore peu habituée à sa présence, elle avait eu la peur de sa vie. Maintenant, il y avait un loup. Un gros loup noir avec une fourrure épaisse, soyeuse et douce. Un monstre ? Non. Pas dans ses yeux. Briseis savait bien que le loup n’était pas un « vrai » loup sauvage. Il y avait un homme, donc un coeur dans cet animal et elle comptait toujours sur sa bonté, celle qu’elle avait su déceler en quelques jours, en prenant soin de lui.

Le coeur lourd, elle oublia un instant, encore une fois, le danger de ses gestes. Plus tôt, il avait grogné quand elle avait approché sa main de lui. Mais les coups de truffe n’était pas ceux d’un loup se voulant menaçant. Et Briseis suivait toujours son coeur. Alors elle se réfugia contre lui, plongeant son nez dans la fourrure de son cou, elle le traita comme une peluche ou le fidèle canidé meilleur amie de l’homme. Un chien. Elle avait toujours eu envie d’avoir un chien, pour tromper sa solitude. Mais avec quoi le nourrir ? Elle peinait déjà à survivre, elle ne pouvait prendre soin d’un animal en plus. Sa main commença à le gratouiller doucement, dans des zones difficilement atteignable pour un loup. Le caresser la détendait, et l’aidait à se sentir mieux. Elle sentit les mouvements de sa patte arrière. Relevant légèrement la tête, elle vérifia que ce n’était pas de l’agacement par réflexe. Apparemment non. Elle continua un petit moment et préféra finalement aller se coucher. Elle ne remarqua pas avoir perturbé Bràn, voire de l’avoir même ébranlé. Au contraire, elle attrapa son plateau en s’excusant.

Après avoir mangé, elle ramena donc tout en cuisine et rejoignit son lit. Elle n’avait rien dit de plus au loup. En pyjama, sous les draps vieillis et usés, elle se plaça dans une position fœtale. Les yeux fixés sur le mur, elle sentit de nouvelles larmes rouler sur ses joues. Oui, les mots la hantaient toujours. Se redressant, elle se souvint qu’elle n’avait pas prier. Une hérésie ! Se signant avec délicatesse, elle commença à prier. D’abord, elle prit le temps de remercier le Ciel de lui avoir permis de prendre soin de son invité. De leur avoir permis de manger et d’avoir un toit. Puis, elle demanda pardon. De quoi ? Elle ne le précisa là encore pas. Le loup n’était de toute façon pas encore arrivé dans la chambre donc l’humaine en profitait. Enfin, vint le moment de se recoucher. Apaisée un bref instant, elle inspira et hoqueta plusieurs fois. « Elles ont raison, je suis qu’une idiote ». Un nouveau sanglot la secoua. Elles la détruisaient à chaque fois. C’était comme une bande de pirannahs qui tournoyaient autour d’elle avant de la déchiqueter en morceaux. Cette image lui sautait à chaque fois au visage quand elles lui disaient qu’elle n’était pas intéressante, trop coincée et qu’aucun homme ne voudrait perdre son temps avec elle. Même elles d’ailleurs, elles restaient parce qu’elles étaient gentilles, mais d’autres auraient abuser. Et Briseis prenait tout, sans jamais élever la voix, sans même chercher à se défendre. Elle culpabilisait pour des fautes qu’elle n’avait pas forcément commise. « Pourquoi ? ». Oui pourquoi ne pouvait-elle pas être elle-même sans qu’on la juge ? Pourquoi ne pouvait-elle pas leur dire ce qu’elle avait envie de leur cracher au visage ? Car sous ses apparences de fille placide, Briseis avait beaucoup d’émotions différentes. Et elle leur en voulait parce que ces personnes faisaient exprès de la blesser. Pourquoi ? Elle l’ignorait. Elle était vue comme faible et donc une victime idéale... « C’est ma faute ». Oui. Il suffirait de dire non. Une fois. Mais elle en était incapable.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mar 11 Nov - 14:30



« YOU’RE SMARTER THAN YOU THINK. »


Sous forme lupine, Bràn était à la fois un prédateur et un animal imprévisible, mais il fallait croire qu’il y avait toujours une exception lorsqu’il s’agissait de Briséis. C’était incroyable de voir combien elle pouvait toujours faire ressortir le meilleur des gens. Enfin, de ce qu’il pouvait entendre, pas toujours… Il y avait probablement certaines personnes qu’il était impossible de raisonner, ou qui étaient tout simplement trop méchantes et vils pour pouvoir assister au bonheur que la jeune femme pouvait procurer. Car la brune avait visiblement ce don, qui n’avait rien de surnaturel et était plus qu’humain. Une telle naïveté pouvait bien sûr agacer, mais Bràn avait su voir au-delà, pour une raison qui lui était inconnue. Il ne comprenait pas encore trop bien ces choses-là, l’effet que pouvait avoir Briséis sur sa personne. Son être. Pour l’heure, le loup se contentait de lui rendre la pareille comme il pouvait, avec ses propres moyens, et il le ferait de plus en plus chaque jour jusqu’aux évènements tragiques qui suivraient. Il la protégerait toujours et resterait auprès d’elle. Jamais il ne partirait, ou jamais très loin. Mais ça, ils l’ignoraient encore tous deux et bien qu’il n’y ait pas d’amour entre eux, pour l’instant, Bràn restait fidèle à son poste et l’encourageait silencieusement à parler, à se confier, puisque cela fonctionnait mieux quand il était loup.

L’heure du coucher arriva et il laissa la jeune femme filer dans sa chambre, sauf qu’à la différence de la veille, il la suivit et vint même sur le lit à peine fût-elle allongée sous les draps. Le loup noir ressentait sa peine et la savait existante, alors il n’était pas résolu à rester coucher dans l’autre pièce, sur le canapé. S’allongeant à ses côtés, il se surprit à venir poser sa tête sur elle en guise de réconfort. Il voulait encore qu’elle parle, qu’elle en dise plus sur cet « elles ». Qui étaient ces femmes ? Que représentaient-elles pour Briséis ? Il avait besoin de savoir, car peut-être un jour pourrait-il l’aider et rendre à ces filles qui lui faisaient du mal, la monnaie de leur pièce. En l’encourageant encore à parler, Bràn espérait qu’elle se sentirait un peu mieux, apaisée. Attendant qu’elle se confie, le loup se redressa juste pour lécher sa plaie qui ne saignait plus depuis un moment, le sang avait fini par coaguler et ce ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir, même si le changement inverse serait douloureux une nouvelle fois. Bràn ne s’en plaindrait pas, de toute manière c’était quasiment guéri. Il ne restait plus qu’à attendre que ça le soit complètement. Le loup garou souhaitait toujours partir, dans son esprit les choses en étaient ainsi, mais le moment venu il en serait tout bonnement incapable. Il finirait par vivre ici.

La pleine lune dura deux bons jours, deux bons jours pendant lesquels il encouragea Briséis à se confier, même si la journée il s’ennuyait à mourir, comme un rat mort. Le loup tournait en rond quand il ne dormait pas. L’appel de la forêt était si fort qu’il avait gratté la porte sur quelques endroits, espérant que celle-ci s’ouvrirait, mais ce ne fut jamais le cas. Pourtant, l’homme avait les clés à disposition, mais sous forme animale la tâche était beaucoup plus difficile qu’à l’accoutumé. Alors Bràn avait laissé tomber et s’était recouché jusqu’à ce que la jeune femme ne rentre, et ainsi de suite. Il passa une nouvelle nuit sous forme lupine et puis la dernière nuit, il se changea en homme alors même qu’il dormait encore auprès d’elle, si bien qu’elle ne verrait pas un loup dans son lit au réveil, mais bel et bien Bràn, nu de surcroît.

Le jeune homme dormait sagement et ne semblait pas avoir remarqué la différence, si ce n’est que la fraîcheur tombait sur sa peau nue et dépourvue de poils comme les deux derniers jours. Le froid faisait frissonner son corps mais s’il s’étira, il ne se réveilla pas pour autant. Ses prunelles ne seraient visibles que lorsque la brune serait elle-même réveillée, car nul doute que la vision allait lui provoquer un choc, elle qui était si prude et chaste. Sûrement qu’après cet incident, Briséis ne le laisserait plus approcher de sa chambre, ou peut-être qu’elle aurait tout simplement l’opportunité de raconter à ses « fausses copines » qu’un homme était arrivé dans son lit, et nu en plus ! Ces dernières n’en reviendraient probablement pas et s’interrogeraient quant à la nature ou même à l’existence du fameux homme nu. Qu’à cela ne tienne, si tel était le cas, Bràn se ferait un plaisir de venir leur montrer tout son sex appeal animal, qui en rendrait plus d’une jalouse. Ca c’était sûr !

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 16 Nov - 15:21

❝OH MY GOD ! OH MY GOD ! OH.MY.GOD!?! GOD HELP ME!❞

( c) texas-flood


Certaines personnes restaient hermétiques à la gentillesse. Le monde, devenu trop dur, n’encourageait pas les comportements positifs. Etaient valorisés les comportements assurant la survie. Le vol, les attaques... Tout le monde survivait face aux vampires qui contrôlaient la ville. Et ces amies qui venaient de lui faire de la peine ne faisaient que profiter d’une situation qu’elles pouvaient maîtriser, car seules, Briseis était bien capable d’atteindre leur âme et de faire ressortir le meilleur en elle. Mais mettez ces personnes ensemble et elles devenaient le plus impitoyable banc de piranhas.
Les larmes coulant le long de ses joues, elle sentit le matelas s’affaisser sous le poids de ce qu’elle reconnut au mouvement comme celui du loup. Au début, elle ne sut pas très bien ce qu’il faisait là. Puis, elle comprit, quand il vint poser sa tête sur elle, qu’il voulait la consoler. Emue, la jeune femme enroula ses bras autour de son cou et pleura le long de son épaule. « Est-ce si horrible d’être vierge à mon âge ? Je ne fais que suivre les principes de Dieu et d’attendre d’aimer quelqu’un pour... Mais elles ont raison... Qui voudrait de moi ? Personne ne perdra son temps avec moi... ». Et elle continua de se déprécier encore et encore et encore. Elle déversa tout, le serrant et s’accrochant à lui comme s’il était une bouée de sauvetage dans cette mer déchaînée que le monde était à ses yeux. Elle ne les comprenait pas. Elle était en complet décalage avec cette société, témoin silencieux d’un code de conduite qui n’était plus en vogue. La jeune femme renifla. Oui, elle était idiote. Pourquoi elle n’y arrivait pas, à faire comme elles ? Il fallait dire que la rousse prenait un malin plaisir à éloigner chaque homme qui pouvait s’intéresser à elle.

Finalement, elle finit par s’endormir, toujours contre lui. Incroyable, mais Briseis oubliait totalement que sous toute cette fourrure se cachait un homme. Elle parvenait à lui dire des choses qu’elle n’exprimait jamais à voix haute, par pudeur mais surtout par réserve et peur de se prendre quelques nouvelles remarques désobligeantes qui finiraient de saper le peu de confiance en elle qu’elle avait. Elle lui raconta ainsi comment elle se trouvait incapable de répondre à une critique directe, qu’elle pardonnait toujours... Elle partagea ses rêves et ses espoirs d’un monde meilleur où les vampires pourraient vivre en paix avec les humains et les loups. Un monde où tout le monde s’accepterait. Bien sûr, dès qu’il voulait sortir, elle lui ouvrait la porte s’il lui prenait l’envie de revenir en pleine nuit, elle venait toujours lui rouvrir. A vrai dire, elle ne fermerait jamais l’oeil quand il serait dehors, craignant toujours qu’il ne revienne pas. Elle se sentait en sécurité maintenant...

Enfin... Jusqu’à ce matin là. Le jour se levait à peine quand Briseis ouvrit l’oeil. Quelque chose lui sembla immédiatement inhabituel : pas de fourrure noire. Alors qu’elle réalisait que Bran était un homme et qu’il était nu, elle voulut prendre la fuite. Malheureusement, ce fut ce moment précis que choisit le loup garou pour s’étirer, dévoilant par là toute son anatomie. Le coeur de la jeune femme cessa de battre et tétanisée, elle finit par hurler. D’elle, Bràn ne verrait plus que ses cheveux alors qu’elle filait s’enfermer dans sa salle de bain. Elle tira le verrou qui sauterait facilement face à un loup. Rouge, elle hyperventilait. Dieu ! Elle venait de trouver un homme nu dans son lit ! Elle déglutit, se sentant soudain très nauséeuse. Et dire que la brune lui avait tout raconté... Et s’il s’en souvenait ? Terrorisée, elle avait l’air d’un lapin se débattant dans un collet et cherchant désespérément à se défaire du piège qui s’était refermé sur lui. Il lui fallut plus de temps pour parvenir à se préparer et quand elle entrebâilla la porte, elle sortit juste le nez pour voir s’il était derrière... Ou non. Elle ne vit personne alors elle sortit et trottina jusqu’à la cuisine, décidée à ne surtout plus le croiser. Elle allait devoir brûler les draps aussi. Et le matelas...
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 11:38



« NO NEED TO FLEE IT’S JUST… HOW YOUR GOD MADE US. »


Sous sa forme animale, Bràn se montrait beaucoup plus silencieux que d’ordinaire (et il n’était déjà pas très bavard), de ce fait, ce qu’il ressentait passait énormément par l’expression de ses prunelles et de son corps. Voir la jeune femme si fragile fit sortir son envie de protection de ses gonds, et ne fit que l’encourager davantage, et de façon inconsciente, vers le besoin de la protéger, elle. Protéger celle qui avait fait de même pour lui. Il n’en avait encore jamais rencontré auparavant. Jamais personne n’avait fait quoi que ce soit pour lui en quasiment 50 ans. Ce fut donc avec un naturel parfaitement maitrisé, et surtout pour avoir un matelas douillet, qu’il grimpa sur le lit de la brune pour venir se coller à elle. En soi, sous cette forme, le loup ne pensait pas à mal, ni même de façon perverse. Expression corporelle on a dit. Toutefois, si quelqu’un faisait le rapprochement entre l’homme et le loup, ça aurait pu être très mal perçu. La tête posée sur elle, le lycan l’écoutait, et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il l’entendit révéler qu’elle était encore vierge. En son for intérieur, l’homme crut tomber de haut, non vraiment elle n’avait jamais… ? Relevant les oreilles et tournait légèrement la truffe pour observer Briséis, il resta un moment interdit. Puis elle commença à le serrer dans ses bras, pleurant dans sa fourrure et le serrant parfois même de toutes ses forces. Bràn resta quasiment immobile, même s’il roula discrètement des yeux plusieurs fois en grondant doucement. Aux yeux de la jeune femme, cela pourrait paraître comme un grondement de contentement, comme il avait laissé échapper quelques heures plus tôt, lorsque la main sadique de la brune s’était égarée derrière ses oreilles. Douce torture des plus agréables.

Le lycan ne se laissait jamais toucher. Difficilement sous forme humaine, mais quasiment jamais sous forme animale. Briséis avait donc une chance extrême de ne pas s’être fait bouffer la main quand elle l’avait posé sur lui. Tout comme elle avait de la chance qu’il ne fasse rien pour s’échapper de son emprise. C’était une première pour lui. Les quelques jours qui suivirent, Bràn commença à s’habituer à la douceur du matelas et aux dires de la jeune femme, il finit même par y prêter une attention constante, et c’est ainsi qu’il sut quasiment tout, des doutes de sa vie et de ses peines. Il déduisit que ses « amies » n’en étaient clairement pas, et qu’il lui faudrait remédier à ce problème très rapidement. De temps à autre, tout de même, le loup réclamait à sortir pour aller se balader discrètement dans les rues de New York, sa fourrure d’un noir de jais aidait beaucoup. N’étaient perceptibles que ses prunelles dorées à ces moment-là. Se contentant de peu, Bràn se surpris à courser quelques rats trainant dans les coins pour s’amuser, mais en chasseur qu’il était, il rêvait de daim et autres gibiers plus appâtant. La bonne viande rouge fraichement chassée lui manquait énormément. Il restait deux à trois heures dehors puis revenait se glisser dans les draps après avoir fait un tantinet sa toilette. Et ce fut la même chose jusqu’à ce matin-là.

La pleine lune était déjà loin, et sans qu’il ne s’en rende compte, car perdu dans un profond sommeil, Bràn redevint l’homme. Nu de surcroit. En sentant Briséis bouger, il eut un réflexe des plus humains et animale en même temps : s’étirer de tout son long. Prémices d’un doux réveil.

Malheureusement pour lui, ce ne serait pas le cas, car à peine se fut-il étiré que le hurlement de la jeune femme le fit sursauter d’un bond en dehors du lit. « Damn… ! ». Il tomba sur le sol et ne put qu’apercevoir les cheveux bruns de Briséis virevolter rapidement au vent. Bràn se redressa comme une furie sur ses deux jambes et entendit la porte de la salle de bain claquer. Bon… Le temps qu’il émerge convenablement il comprit ce qui venait de se passer. Nu dans la chambre, et se remémorant toutes ses paroles de ses derniers jours, il… Sourit. D’abord une simple esquisse puis un sourire beaucoup plus prononcé jusqu’à dévoiler ses dents. Pouffant légèrement de rire, le loup-garou se dit que cette scène était digne d’un film anciennement hollywoodien. Elle était vierge, et croyante… Trop gentille, incroyablement douce et naïve. Il lui avait donc fait peur.

Bràn ne souhaitait pas en rajouter alors il attendit sagement dans la chambre qu’elle ne daigne se calmer et sortir de la salle de bain. C’est qu’il avait envie de prendre une douche lui… Calme, il se rallongea sur le lit face au plafond et attendit en fermant les yeux. Ce ne fut que lorsqu’il entendit le cliquetis significatif du verrou et le son de ses pas sur le sol s’en allant vers le salon et la cuisine qu’il sut qu’il avait libre accès. Alors… Il attrapa quelques affaires et fila doucement et de façon nonchalante jusqu’à la douche, lui ça ne le gênait pas de se promener de cette façon. Dans le fond, le loup jouait et s’amusait un peu de la situation car à peine l’eau commença à couler sur lui qu’il se demanda si la vue lui avait « plu », et si elle continuait de l’imaginer là, sous la douche. Oui, Bràn pouvait être un véritable saligaud quand il voulait, on ne le referait pas et ses habitudes revenaient au galop. Mais tout de même… C’était intriguant, et drôle de l’avoir vu filer dans cet état.

Le jeune homme finit par sortir de la douche au bout de quelques minutes, se sécha rapidement avec une serviette à l’odeur des fleurs des bois puis s’habilla, du moins juste le bas. Le T-shirt dans sa main et les cheveux encore mouillés, il quitta la pièce et se rendit dans la cuisine. « Bonjour ». Suivit d’un grand sourire. Première fois qu’il disait bonjour et première fois qu’il lui autorisait ce genre de grand sourire. Bien qu’il fut un peu moqueur…



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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 12:26

❝THAT’S TERRIFIC ! I SHOULD BURN IN HELL❞

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Choc. La jeune femme en avait encore le coeur qui battait à la vitesse de celui d’un colibri en vol quand il ne ratait pas plusieurs battement. Le sang battait ses tempes. La honte... Elle se sentait si coupable d’avoir vu ça. Elle avait vraiment l’impression d’avoir fait quelque chose de très mal et pour cause, elle n’était pas censée voir un homme nu avant le mariage et surtout elle n’était absolument pas censée en autoriser un dans son lit. Et puis, il y avait aussi toutes ces confidences. Briseis réalisa que le loup était un homme ou un homme un loup. Et elle se sentait mieux avec le loup. Bràn n’aurait probablement jamais pensé trouver un humain qui puisse un jour le préférer sous sa forme lupine plutôt qu’humaine mais voilà, les hommes, Briseis ne savait pas y faire. Elle avait toujours l’impression d’être gauche, insignifiante et ne comprenait jamais vraiment ce qu’ils voulaient et se sentait surtout indésirable. Ses amies avaient raison dans le fond. Oh elles se moqueraient bien d’elle si jamais elles l’apprenaient. Une chose que Briseis ne voulait pas trop crier sur les toits. C’était comme si son honneur était bafoué. Ses parents devaient être scandalisés de là où ils se trouvaient. Sa mère devait sûrement se retourner dans sa tombe. Et surtout, elle accordait à Bràn une vision de lui qui était certainement plus flatteuse que la réalité. Elle ne l’avait pas vu soupirer, s’étonner ou encore rouler des yeux quand elle lui avait dit son grand secret. Si jamais elle l’avait perçu, nul doute que son mal être aurait été définitif : il aurait tout simplement confirmé toutes ces vérités qu’elle prenait à la figure de la part de ses « amies ».

Tout se mélangeait dans sa tête et une pensée s’imposa : comment fuir ? Parce que non, elle se sentait incapable de l’affronter avec de telles circonstances. Elle pouvait le jeter dehors... Mais ce serait certainement cher payé pour juste... Et puis ce son de chute... Le pauvre elle avait sûrement dû le réveiller en sursaut. Pourvu qu’il ne se soit pas fait trop mal. Restait qu’il fallait vraiment brûler le matelas et les draps, elle ne pouvait pas dormir dans le lit de ses parents avec un homme... Nu. Et même pas nu d’ailleurs ! Pas d’homme. Encore une fois, elle réalisa que peut-être elle était encore abusée. Ou bien il s’excuserait. Après tout, il dormait et il avait peut-être oublié. C’était sûrement qu’un « accident ». Un accident, ça arrive tous les jours après tout... Elle ne pouvait donc pas le jeter dehors et ne le ferait pas. Bon, elle reconnaissait aussi qu’elle aimait bien avoir le loup autour d’elle et que ça la peinerait énormément de le voir partir Dieu savait où. Bràn était comme... Un animal de compagnie. Qui pouvait se réveiller nu. Elle mit le mot sur sa sensation : souillée. C’était comme si tout d’un coup elle ne méritait que l’enfer. Oui, elle ne faisait pas dans la demi-mesure quand il s’agissait de son âme. Et puis il l’avait vue en... Pyjama. La honte aussi ! Ceci étant dit, elle ne pouvait pas rester à vie dans la salle de bain... Prenant son courage à deux mains, ignorant que l’homme se prélassait toujours aussi nu dans ses draps en se gaussant de la situation, elle fila vers la cuisine. Le plan, c’était de... Faire quelque chose de normal.

Préparant une omelette, elle entendit la porte de la salle de bain se ferme. Elle déglutit. Surtout quand elle entendit le son de la douche. Evidemment, quelques images vinrent s’imposer dans son esprit. Rougissant, elle les chassa en s’acharnant sur la pauvre vinaigrette devant accompagner la salade. Soufflant pour dégager une mèche de cheveux, elle sursauta quand elle l’entendit la saluer et se mordit la langue. Aow. Elle s’était tournée vers lui par réflexe mais gardait la tête bien basse. « B.. B... Bonjour ». Tout dans ses gestes étaient désordonnés. Elle n’était absolument pas calme. Son rythme cardiaque était beaucoup trop rapide. Et ce sourire... La peur la paralysait. Et quand elle osa croiser son regard (et encore c’était très furtif), une chose imprévue se passa : elle s’évanouit. S’en était trop pour une petite âme fragile comme la sienne ( et bien sûr, elle ignorait qu’en plus des draps, il y avait également une serviette à brûler.)
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« DON’T BLUSH. »


Le loup ignorait jusqu’où le mal être de Briséis pouvait aller, et il ne voyait pas en mal ce qui venait de se produire, même si cela relevait de « l’accident ». Il n’avait pas fait exprès, les effets de la pleine lune ne se commandaient pas. C’est quand il franchit le seuil de la porte de la cuisine et qu’il eut dit Bonjour qu’il comprit l’étendue des dégâts. Briséis aurait pu être livide que l’effet aurait été le même. Elle n’était absolument pas calme, stressée, anxieuse et… Terrifiée ? Si au premier abord Bràn lui offrit un sourire de tombeur, il le perdit bien vite en la voyant si mal à l’aise et au bord de l’effondrement. « Est-ce que… ? ». Il n’eut pas le temps de finir sa question car ce qu’il redoutait se produisit. La jeune femme tomba dans les pommes et il la rattrapa juste à temps avant qu’elle ne se cogne contre le coin du plan de travail. Un réflexe si vif que la brune paraissait être un poids plume entre ses mains. La récupérant doucement, il la porta jusqu’au canapé, la conservant près de son torse nu. « Briséis ? ». Il lui tapota doucement la joue une fois qu’elle fut allongée et commença à lui soulever les jambes. Rien n’y fit. Il contrôla alors sa respiration et décida d’aller mouiller un linge qu’il lui posa ensuite sur le visage pour la rafraichir. Il était incroyablement doux dans ses gestes. Chose impensable jusqu’à lors.

« Briséis ? Réveille-toi. ». Il continuait de passer le linge frais sur le visage de la brune et eut ainsi tout le loisir de l’observer. La brune pensait à tort ne pas être digne d’avoir droit à un œil masculin posé sur elle. Elle était loin d’être désagréable à regarder. Et surtout, elle ne se mettait pas en avant, comme la plupart des femmes surexcitées de New York. Oh, à n’en pas douter, elle était loin du type de femmes qu’il avait côtoyé jusqu’ici. En général il les préférait résistante et au caractère de cochon car c’était plus facile à gérer. Ce genre de femmes ne recherchait pas de tendresse ou de petites fragilités, il était donc plus simple de jouer un rôle. Avec Briséis, c’était… Différent. Plus compliqué. Et chaque fois qu’il voulait se cacher derrière son rôle qu’il connaissait du bout des doigts, ses barrières finissaient toujours par s’abaisser. Comme maintenant, alors qu’il se moquait d’elle quelques secondes plus tôt.

S’il avait voulu pousser le vice, il aurait pris soin de lui épargner la peine de s’habiller et s’en serait chargé lui-même, mais au vue de sa réaction quelques minutes plus tôt, elle n’aurait été que plus mal à l’aise encore. Dans le fond, la savoir si vulnérable était aussi un challenge, et il sentait cet aspect prédateur de sa personne revenir au triple galop. Au fond, Briséis était une proie encore inaccessible de par ses croyances et sa virginité, et ça l’intriguait énormément. Pourquoi attendre si longtemps et pourquoi craindre les hommes ? Bràn resta donc gentiment à côté d’elle à attendre qu’elle ne daigne se réveiller. Quand il sentit ses paupières frémir, il retira doucement le linge et l’observa. « Comment tu te sens ? ». Ce fut la première question. Ensuite… « Je pensais qu’on avait dépassé le stade de la peur toi et moi. ». Il esquissa un sourire beaucoup plus naturel cette fois, espérant qu’elle irait mieux. Le loup se redressa et fila en cuisine, toujours torse nu, pour lui chercher un verre d’eau qu’il lui ramena en lui laissant le temps de se remettre. « Vas-y doucement. ». Oui, qu’elle ne se relève pas trop vite et qu’elle ne retombe pas immédiatement dans les pommes non plus. « Bois. ». Un ton plus autoritaire qu’il ne l’aurait voulu, mais bon, on ne changeait pas un loup en quelques jours… Surtout pas un solitaire, comme Bràn.

Quand elle eut attrapé son verre d’eau, le loup s’éclipsa temporairement dans la cuisine pour enfiler son haut. Il vit l’omelette et la salade. Son corps aurait encore aimé de la viande rouge bien saignante mais il se contenterait de ça. C’était toujours mieux que de dévorer l’un de ces rats, dehors. Il n’aurait pu décrire cette étrange sensation de vouloir la protéger constamment. C’était comme si sa gentillesse et l’atmosphère de cet appartement étaient en train de le changer, le rendre… Meilleur ? Le lycanthrope n’aimait pas cette sensation et pour la première fois il eut comme cette envie de fuir, lui aussi. Jouer un rôle était beaucoup plus simple que commencer à écouter ses sentiments. Lui n’écoutait que son instinct animal et… Il eut un déclic. Bràn attendit tout de même de longues minutes, qu’elle soit réellement remise avant de lui dire de but en blanc. « Je t’accompagne au travail aujourd’hui. ».


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 19:32

❝SORRY, I CAN’T HELP IT❞

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Le sourire charmeur du loup n’eut aucun effet sur elle ou plutôt, il finit de l’achever. Inconsciente, son corps raidi par la peur se détendit soudainement. Son esprit s’était déconnecté et la machine, sans ses directives, se mettait au repos. Seules les fonctions vitales étaient conservées. Elle commença à basculer, heureusement le loup avait de très bons réflexes et il réceptionna sa chute avant qu’elle ne se heurte au coin du meuble de cuisine. Elle ne sentit rien de tout ce qui suivit. Elle ne se sentit pas soulevée et portée jusqu’au vieux sofa qui avait manifestement connu de longues années de bons et loyaux services. Elle ne sentit pas que son corps était en contact avec la peau de l’homme qui était en train de prendre soin d’elle. Le tapotement sur ses joues, elle ne le sentit pas tout de suite. C’était un black-out total. Pourtant, le cerveau lui continuait d’analyser. Il traitait les informations une à une, cherchant à sortir de ce paradoxe dans laquelle sa propriétaire venait de les plonger. Elle avait voulu fuir un danger. Le danger ? Le loup. Non. L’homme. Qui barrait le passage. La seule solution qu’il avait trouvé alors, était de provoquer cet état inconscient pour se donner le temps de trouver comment survivre à cette situation. Sa propriétaire avait réagi au corps nu. Or, à ce que ses capteurs lui transmettaient, il sentait un contact de peau. La réveiller maintenant ne serait donc pas le bon moment. Quand Bràn lui tapota la joue, le cerveau se dit que le danger n’était pas si dangereux pour lui... Il percevait l’attitude inquiète, douce et prévenante. Il nota dans un coin qu’on rafraichissait sa peau. C’était agréable. La fuite n’avait donc plus vraiment lieu d’être et il était temps d’appuyer sur le petit bouton « vie » ou « conscience » pour reprendre le cours de leurs vies.

Briseis n’était pas une forte tête. Parce qu’elle n’avait absolument rien d’égoïste. Elle pensait la plupart du temps au bien être des autres avant le sien et cela la rendait vulnérable parce que beaucoup essayait d’en profiter. Pour autant, elle persistait dans ce caractère, à l’opposé de celui des survivants habituels. Elle était trop douce et gentille. Et certains le lui renvoyait en plein visage, lui imposant des souffrances qui continuaient chaque jour de rendre sa vie de plus en plus difficile. Elle se réfugiait alors auprès de ses convictions et auprès de Dieu en qui elle mettait tous ses espoirs, toute sa foi. Une proie. Une image qui lui collait bien, elle n’était clairement pas une prédatrice. Elle ne chassait pas les hommes et ne tentaient même pas d’abuser ses semblables. Mais si le loup s’y prenait bien, il pourrait sûrement obtenir les réponses à ses questions.

Ses yeux finirent par s’ouvrir. Elle mit quelques instants à se situer et remettre en place les pièces du puzzle. Le regard de Bràn sembla la rassurer. Et sa question... Elle baissa encore les yeux, instinctivement. « Euh ... Je... » Elle cherchait à le déterminer alors qu’il enchaîna sur une sorte de trait d’humour. Elle releva la tête et esquissa un sourire un peu désolée. « Je... J’ai paniqué. Pardon. » Oui. Elle venait même s’excuser alors que le premier coupable était bien l’homme-loup. Après tout, c’était lui qui était nu et qui venait la taquinait sur un terrain qu’elle n’assumait pas. Les joues rosissaient à nouveau alors qu’elle baissait à nouveau le regard. Il était torse nu. Et elle était pudique. Il s’éloigna et elle se testa en bougeant les orteils. Quand il revint, il avait un verre d’eau. Elle avait juste eu le temps de se redresser sur les bras. Hochant la tête, elle se retrouva avec le verre et un ordre qu’elle ne discuta pas. Elle but une gorgée d’eau, docile. Un peu surprise par ce ton et en même temps, bien consciente qu’il voulait seulement l’aider.

Avalant une autre gorgée, Bràn s’éclipsa encore. Elle en profité pour arrêter de boire. Alors là, c’était la palme de la stupidité. Mais quelle pauvre fille elle faisait ! S’évanouir juste pour... Oh elle entendait déjà tous les commentaires et les rires moqueurs et... Inquiète, tracassée, elle finit par reprendre quelques gorgées d’eau, moment qu’il choisit pour bien évidemment lui balancer une autre bombe. Elle manqua de s’étrangler et elle leva des yeux surpris. « Hein ? Mais... » Mais quoi ? « Pourquoi ? ». Ceci dit, si jamais il restait sur ses positions, Briseis ne lui opposerait aucune résistance. Elle plierait, hochant la tête et acceptant le tout dans une sorte de fatalité.

*
* *
Elle ignorait les plans de Bràn mais une fois à son travail, la jeune femme se concentra sur ses clients. Servant les verres et les en-cas sans jamais cesser, elle avait toujours une attention pour tout le monde. Ce ne fut qu’au bout de longues heures que trois femmes entrèrent dans le bar : une rousse, suivi de deux autres femmes dont une blonde et une brune. Manifestement, la rouquine était le leader, les deux autres la suivaient. La blonde tenait du cliché, tant elle gloussait et acquiesçait à tout. Le comportement de Briseis changea : tendue, elle n’approcha de la table que lorsque la rousse l’appela. « Briseis, comment vas-tu ? ». La jeune femme approcha. « Euh... Bien merci et toi, Emily ? », « Toujours aussi gentille, hein ? Je vais bien. Tu nous offres comme d’habitude. Merci. ». Briseis hocha la tête sans broncher et vint les servir. Elle voulut partir mais Emily la retint. « Dis-moi... Reste un peu avec nous, tu travailles toujours trop ! ». Les deux autres hochaient la tête. « Oui, Bri, reste donc un peu. ». La blonde lui fit un regard compatissant et elle ne put encore une fois qu’obéir. La rousse se lança alors dans le récit de ses dernières aventures, se vantant de prouesses sexuelles qui visiblement mettait très mal à l’aise la jeune protégée du loup. Les deux autres explosaient en rire, exprimaient leur admiration, leur surprise et Briseis restait incroyablement silencieuse. Yeux baissés. « Oh non, ne me dis pas que tu es toujours aussi coincée Bri ! Mais comment veux-tu survivre et espérer te marier et avoir une famille dans ce monde ? Nos vies sont courtes, il faut en profiter et s’amuser avant qu’un vampire ne décide de nous aspirer notre sang ! Ta virginité, tes grands principes et rêves de gamine ne te serviront à rien morte ! Et ton Paradis n’existe pas, une fois que tu es morte, tu es juste morte ! Il n’y a rien ! ». Et voilà. On y était. « Mais je... ». « Emily a raison tu sais. ». « Briseis arrête d’être si coincée ! Mais comment faire pour que tu comprennes ma chérie que ton comportement fera fuir tous les hommes ?! Etre vierge déjà est un problème à ton âge mais si en plus tu restes aussi coincée tu es foutue. ». Se sentant une nouvelle fois mise à mal, elle fit retraite, profitant d’un client voulant être servi. Les conversations continuèrent, prenant une tournure bien moins sympathique et bienveillante envers la jeune femme. « Toujours aussi niaise. », statua la brune alors que la blonde hochait la tête. « Je n’aimerai pas être à sa place. ». Et Emily, de renchérir : « De toute façon, elle ne trouvera jamais personne. Elle est trop idiote. Trop faible. Inintéressante et complètement transparente. A chaque fois qu’elle a cru avoir l’intérêt d’un homme, il a fini dans mon lit. C’est bien la preuve non ? De toute façon, nous ne la fréquentons que parce qu'elle nous offre toutes nos consommations ici... ».
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 20:15



« SUCH A BITCH. »


La bienveillance de Bràn à l’égard de Briséis lui était des plus surprenantes, mais dans ce genre de moment-là, le loup préférait ne pas trop penser et suivre son instinct. Même si suivre ses sentiments était… Compliqué pour lui, il n’en demeurait pas moins que la brune avait toute sa protection. Dès lors qu’il était dans les parages. C’est pourquoi, quand la jeune femme rouvrit enfin les yeux, le lycan se trouva rassuré, il ne l’avait pas tué par mégarde. Quand elle lui révéla avoir paniqué, Bràn eut un léger sourire en coin car il l’avait bien remarqué et s’éclipsa pour lui ramener un verre d’eau après avoir enfilé son t-shirt. Il ne voulait pas la traumatiser non plus. Les quelques minutes qui suivirent furent tranquilles pour permettre à Briséis de reprendre pleinement ses esprits. Puis le loup lâcha une bombe. Il allait l’accompagner au travail aujourd’hui. Non seulement il voulait voir où elle travaillait mais surtout, il voulait s’assurer que ces femmes ne l’embêteraient pas et ne lui feraient pas perdre le peu de confiance en elle qui restait. Bràn était un prédateur, et des connasses dans leur genre ne l’effrayaient pas. Il avait d’ailleurs une technique bien à lui… Il ne laisserait jamais une Rousse être dominante. Il était, le dominant.

Face à la réaction de la brune, le loup resta de marbre et tout aussi bienveillant. Ainsi, il répondit d’une voix calme. « Parce que j’en ai envie. Je ne ferais pas d’imprudence. Je serais plutôt… Comme ton garde-fou tapis dans un coin pour qu’on ne t’embête pas. ». Il se redressa à nouveau, récupéra le verre, et attendit que la brune se prépare pour aller travailler.

***

Comme promis, le loup trouva une table pour s’installer sagement et resta assis de longues minutes, de longues heures, observant à la fois les clients et Briséis faire son service. Bràn analysait tout, des regards des hommes à leurs commandes jusqu’à son propre verre de jus de fruit. En temps normal, il n’en buvait jamais mais Briséis avait tenu à lui en apporter un. Comment lui dire que ce n’était pas sa boisson favorite ? Il s’était tût et sirotait lentement son verre, ne souhaitant pas la contrarier davantage, ou même la peiner. Bien des heures plus tard, le lycanthrope croyait qu’il allait finir par s’endormir quand trois jeunes femmes poussèrent la porte du bar avec un accoutrement bien spécifique et digne des américaines vivant sur la côte ouest. Mini-jupes, chevelures aux colorations nettes, lissage ou frisottis impeccable. En soi, le cliché parfait des pseudos bimbo fan des papillons à la manière de Mariah Carey, seul Dieu savait si cette chanteuse existait encore…

Arquant un sourcil, Bràn resta tranquille, il ne serait pas visible de leur table, et il aurait donc tout le loisir de les observer. Elles n’avaient peut-être rien à voir avec les fameuses « amies », mais le loup n’eut pas l’occasion de se poser longtemps la question, car la conversation qui débutait avec Briséis était claire. Tout comme la tension que la brune ressentait à l’instant précis où cette Emily l’avait interpellé. Laissant échapper un laisser grognement dans le fond de sa gorge, le loup s’enfonça dans son siège, il n’avait pas besoin de faire d’effort particulier pour entendre grâce à son ouïe fine.

Les choses prirent une tournure qu’il n’apprécia pas particulièrement, voire même pas du tout. Le loup en lui grondait de déplaisir face au comportement de la Rousse et de ses acolytes, ces dernières se montraient odieuses envers celle qui lui avait sauvé la vie. Il fallait bien l’admettre, sans Briséis il se serait vidé de son sang ce soir-là. Au bout de plusieurs minutes qui parurent interminables, il vit sa protégée réussir à s’éclipser pour servir un client, et en entendant les dernières paroles de la rouquine, Bràn eut une idée. Il restait à espérer que Briséis rentrerait plus ou moins dans le jeu, ou du moins, ne contrecarrerait pas ses dires.

Le loup-garou termina son jus de fruit et sortit finalement de son ombre. Il attendit que sa protégée ait encaissé son client pour apparaître à côté d’elle et la prendre par la taille doucement, sans trop la coller à lui pour qu’elle ne se sente pas oppressée. Là, il lui adressa un grand sourire. « Bonjour chérie, je ne voulais pas t’effrayer mais tu me manquais alors je suis passé te faire un petit coucou. J’espère que ça te fait plaisir ? ». Là, il déposa un baiser sur sa joue et le regard qu’il lui adressa en douce voulait dire un « laisse-toi faire, ne me contredis pas. ». Il ferait fermer le caquet de ces pouffiasses et les rendraient vertes. Il se l’était promis et la machine était lancée. Mais dans sa tête, son plan était bien pire qu’un simple numéro de faux semblant. Il ne voulait pas qu’elle se calme. Il voulait la rouquine, morte.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 21:00

❝UH... WHAT ?❞

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Tendue, Briseis avait toujours les mots de Bràn à l’esprit. Si jamais il venait à intervenir, elle serait vraiment désespérée... Mais à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche pour contredire Emily ou tenter une faible défense, l’une de ces femmes la rabaissait avec des petites phrases qui, sous le couvert d’une amitié, n’en demeuraient pas moins assassines. Mais Emily... Briseis la pensait sincère. Après tout, ne l’avait-elle pas accueilli lorsqu’elle s’était invitée chez elle ? Son amie s’était montrée bien plus douce et certainement vraiment sincères mais une fois qu’elle était en société, elle mettait son masque et devenait une garce. Une garce qui conservait son visage d’ange aux yeux de Briseis qui prenait le problème à l’envers. Emily avait pu avoir de la compassion pour elle à un moment mais elle se servait surtout de la faiblesse de la serveuse. D’ailleurs, elles n’étaient pas les seules à se moquer d’elle et si Bràn avait reçu un jus de fruit c’était parce qu’un client s’était un peu amusé à ses dépens. Autrement, elle lui aurait donné un verre d’eau car, pensait-elle, c’était ce que les loups buvaient et ce qu’il buvait chez elle.

Elle refermait le tiroir de la caisse et mettait le ticket dans la poubelle (ignorant encore que NY serait bientôt invivable et qu’elle n’aurait plus de travail) quand Bràn apparut à côté d’elle. Avant qu’elle ne comprenne, il avait glissé un bras autour de sa taille. Mais qu’est-ce que ? L’interrogeant du regard, elle le vit sourire. Hein ? Finalement il commença à raconter des trucs qui selon elle n’avait absolument aucun sens. Le jus de fruit rendait les loups ivres ? Damn. Elle aurait dû le lui demander avant... Piquant un fard pour la énième fois ce jour là, elle déglutit alors qu’il lui adressa son regard avec un sous-entendu. « Mais... ». Elle n’eut pas le temps de réagir parce que le piège fonctionna à merveille. Les trois greluches étaient bouche bée. « Mais comment est-ce possible ? » « C’est qui ce type ? » « Quel canon ! ». La dernière se reçut un coup de pied sous la table et ce fut sans perdre de temps qu’elle vint poser son verre sur le comptoir, la tête penchée, curieuse. « Bri, tu as besoin d’aide ? Tu veux que je te débarrasse de ce monsieur peut-être trop entreprenant ? ». Briseis leva la tête vers son amie et hésita. « Il... Il n’est pas un... Client. ». Elle ne mentait pas. Bràn lui demandait clairement de mentir et mentir c’était une faute dans la croyance de la jeune femme. Elle ne le contredit donc pas, pensant lui poser la question plus tard, éventuellement. « Non ! Vraiment ? Bri est ma protégée, je ne la laisserai pas traîner avec n’importe qui. Je vous propose donc de venir avec nous, j’ai deux trois petites choses à vous dire. » Ses boucles rousses ondulaient, le regard clairement aguicheur, tout dans son attitude était dans la séduction. Elle posa une main sur l’épaule de la serveuse. « Tu nous amènes des bières s’il te plaît ma chérie ? ». Briseis hocha la tête et se dégagea de leur emprise. La rousse en profita pour mettre le grappin sur le loup. L’attrapant par le bras elle le tira vers la table, lui demandant son nom.

« Les filles, je vous présente Bràn, celui qui est assez fou ou bien très malveillant pour s’intéresser à notre petite Bri adorée. ». Elles gloussèrent ensemble et Emily ne tarda pas à reprendre la conversation en main. « Bràn. Pourquoi Bri ? Sincèrement ? C’est une petite chose fragile. Elle est terriblement naïve et si vous espérez sincèrement la sauter, elle n’est pas le bon produit. Elle n’aime pas s’amuser. Elle cherche le grand amour. Vous savez ? Celui qui dure toujours, une famille, des enfants... Elle vit dans des illusions permanentes. Vous perdez votre temps avec elle alors qu’il y a tellement de jolies femmes dans cette ville qui sauraient bien mieux vous combler. ». Elle appuya ses mots en remontant son pied le long de la jambe du faux fiancé. « Vous pouvez même nous avoir toutes les trois en même temps, si vous le désirez. Nous sommes... Du genre à aimer prendre du bon temps, l’insouciance, les fêtes... ». Briseis apporta la bière et vit bien le manège d’Emily. Elle le testait. Et Bràn allait sûrement comme les autres succomber à l’appel de ces sirènes. Ne le supportant pas, elle posa le plateau, cherchant à se réfugier ailleurs pour ne pas voir encore une fois un espoir déçu. « Briseis n'est pas de celle avec qui on joue. Elle est ennuyeuse. Ce n'est pas de sa faute, ses parents lui ont bourré le crâne avec des principes idiots. La vie est trop courte pour être gâchée. N'êtes vous pas de mon avis ? ». Le fixant de ses beaux yeux verts de velours, elle ne le lâchait pas du regard.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 22:00



« I WILL BITE YOU SO HARD YOU’LL FEEL YOUR BLOOD ESCAPING FROM YOUR BODY. »



A peine les prunelles émeraude du loup avaient croisé la silhouette de la rousse qu’il sut comment elle finirait entre ses mains. A cette pensée, Bràn se fit plus sombre dans son regard et dût se secouer intérieurement pour reprendre un air beaucoup plus amoureux et sage. Le piège se referma sur sa proie principale comme c’était voulu, même si Briséis était surprise. Il valait mieux qu’elle ignore tout de son plan. La brune ne mentit pas mais ne brisa pas non plus le jeu de rôle, ce qui rassura le loup-garou qui se délectait soudain de cette sensation d’adrénaline et de colère se mélangeant dans ses veines. L’animal était tapi bien sagement au creux de son estomac et il ne ferait qu’une bouchée de sa proie. Faisant une moue surprise en voyant la rousse arriver près d’eux, il hocha la tête en confirmant les dires de Briséis. « Je suis son fiancé. ». Sa protégée n’apprécierait peut-être pas, mais autant jouer le jeu jusqu’au bout. La rouquine en profita pour donner à nouveau des ordres à la jeune femme, ce qui ne plut pas à Bràn, une nouvelle fois. Emily marquait de mauvais points, et aggravait toujours son cas un peu plus. Le loup ne la lâcherait pas avant qu’elle ne git inerte sur le sol.

Quand la rousse l’attrapa par le bras, le loup sentit ses poils se hérisser, il n’aimait pas ça du tout, tout dans cette fille était insupportable, et qui plus est, il savait qu’il aurait du fil à retordre avant de la dominer entièrement. Qu’à cela ne tienne, il relevait le défi. Il lui donna son nom, ce serait la seule chose qu’elle obtiendrait de lui pour le moment. Le regard ténébreux, il prit son plus beau sourire en coin de prédateur et s’assit à la table où il fut bien entouré. Pourtant, il comptait tromper la biche, et il prit donc un air faussement gêné au début. « Merci à vous de m’accueillir à cette table. ». Puis, il laissa Emily faire la conversation à elle toute seule. La jambe sous la table, il la sentit bien et ne put que baisser les yeux avant de les relever dans une expression qui en ferait frémir de désir plus d’une. Il rentrait dans son jeu, volontairement, sans pour autant répondre corporellement à la rouquine. Mieux encore, il déplaça doucement sa jambe pour se libérer de cette « emprise ». Se rendre inaccessible la rendrait folle.

Une fois qu’elle eut terminé sa longue tirade, Bràn prit note du comportement de Briséis en le voyant à la table, et il sut que ça la peinait. Ce n’était sans doute pas la première fois qu’une de ses pestes lui brisait ses espoirs et ses rêves. « Qui a dit que je voulais juste « la sauter » ? Vous pensez que les hommes n’aspirent qu’à ça ? ». Le loup se pencha en avant pour poser ses coudes sur la table et la toiser du regard un peu plus près. Le jeu de séduction était lancé, et le filet se refermerait bientôt autour d’elle. « Et puis… Les femmes aux apparences fragiles ont bien des atouts vous savez. Je ne vois pas ce que vous pourriez m’apporter de plus. A ce que j’ai compris… Briséis est votre amie, n’êtes-vous pas ravie pour elle, qu’elle puisse m’avoir trouvé ? ». Plissant légèrement le nez et passant doucement sa langue sur sa lèvre inférieure, Bràn ne quittait pas la rousse des yeux. « Quant à votre question, je fais plutôt dans la… Monogamie. ». Il appuya chaque syllabe du dernier mot et fit mine de la regarder de la tête aux pieds.

Chaque membre de son corps était sous tension, comme s’il mourrait d’envie de la voir finir dans son lit, un jeu parfaitement maitrisé, car il fallait lui donner l’illusion qu’elle pourrait tout avoir de lui. Qu’elle gagnerait encore cette partie et que Briséis serait à nouveau ridiculisée. Ce ne serait clairement pas le cas, il ne laisserait pas cette vipère faire encore du mal à sa protégée. Toutefois, Bràn devait bien admettre que la rousse était également très douée dans son jeu, pas étonnant que la majorité des hommes ne craquent. S’il n’y avait pas eu Briséis, il se serait probablement accordé du bon temps avec ces trois-là, avant de les jeter dans un caniveau comme un malpropre. Mais son but était tout autre, et les deux cruchonnes brunes et blondes n’avaient clairement pas assez de neurones pour être intéressantes.

« Faisons plutôt connaissance. Comment avez-vous rencontré Briséis ? Il y a combien de temps maintenant ? Ca fait longtemps que vous vivez à New York ? Je voudrais en savoir plus, surtout si vous êtes amenées à être demoiselles d’honneur. ». Il leur adressa un autre sourire, mais ses yeux lançaient le message contraire à la rousse. Son sourire se disait sincère quant à ses sentiments pour Briséis, tandis qu’il envoyait le message silencieux de l’adultère à travers ses prunelles à sa proie.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 22:44

❝A LITTLE SALT IN THE CUT YEAH❞

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Briseis s’était enfuie derrière le bar et dans un autre coin de la salle, jetant quelques coups d’oeil furtifs et soucieux vers la fameuse table. Emily jouait toujours à ce petit jeu. C’était une véritable petite reine des abeilles et qu’elle s’amuse à lui démontrer que Bràn serait comme les autres la peinait. Parce qu’elle avait vu en lui plus qu’un loup. Et elle sentait une nouvelle fois leur cohabitation comme menacée. Au début, quand il prétendit être son fiancé, la jeune femme avait eu l’impression de se retrouver au milieu d’un combat de titan. Ou au milieu de deux loups se disputant un morceau de viande. Sauf que le morceau de viande n’était pas si digne d’intérêt. C’était seulement une lutte de pouvoir. Ils se testaient l’un l’autre. Ne ruinant pas le jeu du loup, se faisant complice et risquant un pêché pour lui, la jeune femme battit néanmoins en retraite dès qu’elle reçut un ordre de la rouquine.

Les filles et surtout Emily étaient captivées par ce beau mâle qu’elles avaient réussi à attirer à leur table. Ici, les loups n’étaient pas vraiment censés se promener tranquillement. Pas encore. Alors, elles, pauvres humaines, n’avaient pas forcément juger bon de vérifier sa nature. A leurs yeux, il était humain. Juste humain. Et sacrément beau. Hochant la tête, la blonde intervint « Oh mais de rien, il serait inconvenant de laisser un homme seul ». Emily n’attendit pas pour lancer les hostilités et commença à tester la réceptivité de son futur partenaire. Le regard qu’il leva sur elle la fit à coup sûr frémir d’anticipation. Le poisson était ferré. Mais résistait un peu. Le regard déjà voilé par le désir, ses gestes étaient tous sensuels. Briseis, encore dans le dos de Bràn le voyait. Et lui prouver une nouvelle fois que la pauvre fille était totalement à côté de la plaque la faisait frémir de joie. C’était une double victoire et elle adorait ce sentiment de supériorité que lui procurait cette petite cruche.
« Soyons sincères un moment, Bràn. Nous ne sommes pas au Paradis. Nous survivons tous et tous nos plus bas instincts sont... Aiguisés. On ne veut pas perdre de temps à s’engager, juste profiter de chaque moment avant qu’un vampire ne vienne prendre notre vie... N’est-ce pas ? » Elle ne répondait pas franchement à sa question, préférant le persuader à sa manière. Alors qu’il se penchait, elle en fit autant. Il était poli. Au début, tous l’étaient. Il suffisait juste de leur ouvrir les yeux. « Je vous l’ai dit, Briseis est trop fragile pour jouer. Elle est une outsider. Elle n’est pas faite pour ce monde. C’est une jolie poupée qu’il faut garder sous verre, pour ne pas qu’elle se brise au premier coup de vent. Je veux juste lui épargner d’être abusée par des hommes plus sûrs... Elle ne sait pas vraiment se défendre. C’est justement parce qu’elle est mon amie que je vous parle ainsi en toute franchise. Elle est vierge. Oh, ça peut sembler exotique et amusant mais elle n’a aucune expérience. Autant dire qu’elle est ennuyeuse. Je vois en vous, Bràn, et vous semblez... D’un autre genre. » Un petit sourire espiègle aux lèvres, elle le toisait en retour et le regarda s’humecter les lèvres. Sa proie. « Bien sûr... Ce n’était qu’une proposition. J’ai d’autres talents... ». Elle attrapa sa bouteille de bière qu’elle caressait de manière très suggestive et se mordit sensuellement la lèvre.

Emily était totalement ferrée également et croyait fermement avoir gagné la partie. Buvant une gorgée, sans le quitter des yeux, elle écouta ses questions et jeta un regard à ses amies. « Demoiselles d’honneur ? Qu’il est drôle... ». Elle gloussa avant de devenir soudain très sérieuse. « Briseis ? Je l’ai rencontré par hasard. Ici même, cela doit bien faire sept ans. Elle m’a même hébergé fut un temps mais je suis du genre indomptable, la vie bien rangée, ce n’est pas mon truc. Je préfère papillonner ici et là... Vivre en bonne compagnie... ». Elle vint poser une main sur son genou et la remonta le long de sa cuisse. « Je suis de New-York. Je peux vous faire visiter quelques coins... Extatiques, si vous le souhaitez. Ce serait avec grand plaisir... ».

Briseis n’entendait pas mais nota bien le changement de comportement de Bràn. La douleur se ravivait aussi sûrement que si Emily venait de lui mettre du sel sur une plaie ouverte. C’était piquant. Et ça brûlait. Comme les larmes qui coulaient déjà sur ses joues. Reniflant derrière la porte de la cuisine, elle leur en voulut à tous les deux. A elle pour une fois de plus lui prouver sa vérité. A Bràn parce qu’à ce moment là il était celui qui l’humiliait le plus. Prétendre être son fiancé et entrer ensuite dans un jeu de séduction ? Quelle crédibilité ! Quelle victoire pour la rousse. Et enfin à elle-même pour être aussi bête. Ne se sentant pas bien, elle croisa le chemin du propriétaire des lieux qui lui indiqua de rentrer chez elle. Elle rattraperait ses heures sur la semaine. Elle obéit et ce fut certain que ni Emily, ni Bràn ne pouvaient s’en apercevoir, tant ils devaient être concentrés à leur petits jeux respectifs.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 23:20



« WHAT I’M DOING. I’M DOING IT FOR YOU. »


Bràn rentrait dans le jeu uniquement pour parvenir à ses fins : isoler sa proie, s’en servir et la détruire. Il n’attendait pas que Briséis comprenne le but de tout ceci, et il ne l’humiliait pas. A ses yeux, ces filles ne valaient rien et ne pouvaient atteindre sa protégée. Du moins elles ne le pourraient plus après ce soir. Emily parlait beaucoup, et pour ne rien dire d’intéressant. Si elle ne mettait pas Bri en danger, Bràn se serait sûrement beaucoup amusé avec elle, à ce jeu de pouvoir. Ce jeu de dominance. Mais Briséis rentrait en compte dans ce jeu, et il était hors de question que cette rousse n’en sorte indemne. Faisant mine d’acquiescer, il hocha la tête sans la quitter des yeux. « Touché ». Oui, profiter de la vie avant qu’un vampire ne vous tombe dessus… Très humain. Dans son cas à lui, aucun vampire ne voudrait se nourrir de lui, en revanche, les Originels pourraient vouloir l’asservir et ça c’était la menace qui pesait au-dessus de sa tête.

Encore une fois, la rouquine parlait beaucoup et n’arrangeait pas son cas, il était inconcevable de parler de la jeune femme de cette façon. Briséis n’était pas un sac à viande. Elle était aussi jolie que les trois-là. Peut-être même plus, car se rajoutait la beauté intérieure. Oui, sa protégée faisait fille fragile, elle était naïve et un petit peu en décalage par rapport au monde actuel, mais il préférait sa compagnie. Il la laissa faire son petit numéro, laissant son regard observer chacun de ses gestes, comme pour suggérer qu’il était intrigué, il lui accorda même un haussement de sourcils et un nouveau passage de langue sur sa lèvre inférieure. « Indomptable vous dites ? ». Il ne la quitta pas des yeux et sentit sa main remonter le long de sa cuisse. Si prévisible. Il la laissa faire, se contentant de lui lancer des regards significatifs, la piégeant un peu plus. Oui, c’était un jeu dangereux, mais un jeu qu’il gagnerait. « Je pense avoir une autre idée. ». Il lui sourit doucement et son ouïe fine lui indiqua que Briséis quittait les lieux. Elle se sentait blessée. Merde. Tournant légèrement la tête, il eut soudain un air soucieux mais revint sur la rousse. Il était temps de passer à l’action. « Pourquoi ne me raccompagneriez-vous pas jusqu’à la porte ? ». Il se laissa conduire et lui susurra quelques mots à l’oreille avant de quitter les lieux.

Il lui avait donné rendez-vous dans une ruelle, un peu plus loin du bar, il venait de trouver un appartement isolé appartenant à un ivrogne qui se trouvait bien loin de là. Les mains dans les poches de son jean, il attendait son heure fatidique, et tel un poisson pris au piège dans son filet, sa proie rousse arriva. Cette dernière s’était visiblement refait une beauté et marchait d’un pas sûr avec ses hauts talons. Typique. Nul doute qu’il s’amuserait énormément avec elle. Quand elle fut à sa portée, il l’attira à l’intérieur du hall du bâtiment, lui résistant encore et lui lançant des regards qui en disaient long. Ainsi, ils furent à l’intérieur de l’appartement en un instant, et comme prévu, la rousse se jeta sur lui en espérant le soumettre en premier. Elle ne prêta donc aucune attention au décor, et ne se soucia aucunement de l’identité du propriétaire des lieux. La rousse était prédatrice, et si elle avait pu lui déchirer ses vêtements elle l’aurait fait, d’ailleurs le bouton de son jean sauta, il lui faudrait recoudre avant de rentrer chez Briséis.

Un autre genre de jeu débuta ensuite, de ceux pendant lesquels deux prédateurs essayent de dominer l’autre. En bon loup qu’il soit, Bràn se montra implacable avec sa partenaire temporaire et ce fut une lutte acharnée pour obtenir le pouvoir, à coups d’ongles et autres grognements plaintifs. Une véritable sauvage et elle était prise entre ses griffes. Ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes qu’elle lui céda enfin le pouvoir et qu’il l’emmena dans une course endiablée où il ne lui faisait aucun cadeau. Il attendit, patiemment et brutalement qu’elle atteigne ce point culminant qu’elle convoitait tant. A en entendre son prénom répété inlassablement, elle était complètement conquise. Il attendit le dernier moment, ce profond soupir qui embrumait les sens et qui mettait un point final à l’ébat, pour que finalement un éclair de violence ne traverse ses prunelles. « Tu ne lui feras plus aucun mal. ». Ce furent les derniers mots qu’elle entendit avant qu’il ne la morde sauvagement au cou pour lui arracher la jugulaire.

Crachant le morceau de chaire sur le côté, Bràn regarda la rousse se vider de son sang sur le lit. Il prit soin de nettoyer le principal. Hors de question qu’on retrouve son identité à cause d’une partie de jambe en l’air. Ne restait plus qu’une expression terrifiée sur le visage d’Emily. Le loup était pleinement satisfait.

Comme promis, il se débarbouilla et prit cinq minutes pour recoudre le bouton de son jean, puis il retourna à l’appartement de Briséis, comme si de rien était, bien que l’adrénaline et l’instinct de loup fût toujours là. Quand il poussa la porte, il la chercha du regard. « Briséis ? ». Il vint la trouver. « Je t’ai entendu partir tout à l’heure. ». Conscient de sa peine, il décida de ne pas garder ça pour lui. « Elle ne te fera plus aucun mal. ». Voilà qui était dit, dans un ton neutre et horriblement calme. Le loup était encore présent, il avait été attisé par l’odeur du sang frais.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Sam 21 Fév - 23:52

❝A LITTLE TWIST OF A KNIFE❞

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Briseis n’avait pas supporté de voir tout cette scène se répéter. Oh bien sûr, Emily intervenait toujours quand un homme à son goût lui adressait la parole et Bràn n’avait finalement pas résisté. Une illusion volait en éclat. Elle avait cru les loups peut-être différents mais au final, il réagissait exactement comme les autres. Elle n’osa pas jeter un regard vers l’église, ni vers les statues dont les regards semblaient vide de sens. Ebranlée, elle courut jusqu’à son appartement et ce ne fut qu’une fois la porte refermée derrière elle qu’elle se laissa glisser le long du pan, sanglotant toujours.

Elle n’avait aucune idée de ce que prévoyait Bràn, autrement, elle lui aurait certainement dit non. Personne ne méritait la mort et surtout pas celle qu’elle pensait être sa meilleure amie ! Et surtout, le meurtre était un péché, une faute que Dieu avait formellement interdit. Un humain lui aurait expliqué que les loups garous étaient sauvages, qu’ils avaient cette part animale en eux qui les faisaient agir de manière brutale. Pourtant, jusque là, elle avait plus ou moins réussi à tenir Bràn auprès d’elle. Même si elle pensait bien qu’un jour il partirait, elle s’habituait néanmoins chaque jour à sa présence et il comblait un vide qu’elle craignait de retrouver s’il disparaissait. La vie lui paraissait plus douce depuis qu’il était là. Elle s’occupait de lui et ne pensait plus à sa solitude. Elle se sentait même protégée.

Mais elle se sentait humiliée. C’était un peu comme s’il venait de tourner la lame qu’Emily venait de planter mais c’était Bràn qui avait rendu le coup mortel. Pourquoi lui faire jouer ce jeu stupide alors qu’il succombait ensuite à cette séductrice ? Ses pleurs durèrent de longues minutes.

Quand Bràn rentra, plusieurs heures après, Briseis était dans sa chambre. Elle s’occupait des fameux draps dont il ne restait plus que des lambeaux. Elle était passée en chercher d’autres à l’hôpital, bien résolue à ne plus le laisser entrer dans cette pièce. Mais même faire le ménage n’avait pas suffit à lui donner l’impression de ne pas être salie. Elle avait aussi eu le temps d’adapter sa réaction. Elle prétendrait ne pas s’être sentie bien, suite à son évanouissement du matin, il ne serait pas trop surpris. Oui, elle ne pensait pas qu’il ait pu deviner ses sentiments par rapport à cette affaire. Aussi, quand il arriva, elle venait de refaire le lit et de transformer les draps qu’il avait touché en chiffons. Imaginant qu’il ait pu être plus inquiet qu’autre chose, elle récita la feinte qu’elle s’était forcée à apprendre. Un peu gênée, elle sourit et rit, avant de lui expliquer « Oui, je ne me suis pas sentie très bien et M. Whites m’a dit de rentrer, après ce qui s’est passé ce matin... Je rattraperai mes heures cette semaine. Je n’ai pas voulu te déranger...»

Voilà. Elle prétendait allait bien, faisait un sourire, oui, quelqu’un qui ne la connaissait pas pourrait la penser vraiment heureuse et amusée mais en vérité... Non. Elle se sentait malheureuse. Sauf que la phrase qu’il prononça la stoppa net. Interpellée, elle pencha la tête, ne comprenant pas. « Quoi ? Mais qu’est ce que tu veux... Dire ? ». Il avait fait quelque chose à Emily ? Les larmes lui remontèrent instantanément aux yeux et roulaient sur ses joues. « Qu’est-ce qui s'est passé ? Elle... Elle n’a fait que me montrer à quel point je suis vraiment idiote ! ». Et voilà. A force de se l’entendre dire, Briseis croyait vraiment chaque mot que la rousse lui avait murmuré à l’oreille.  
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 11:45



« I’VE DONE WHAT I HAD TO. »


Les loups n’étaient pas réputés pour leur bonté d’âme. Ils n’étaient, bien souvent, vu que comme des bêtes sanguinaires et violentes. Bràn ne faisait pas exception à la règle, chaque lycanthrope vivait de manière différente avec sa part animale, lui, il suivait l’instinct de ce dernier car il n’avait survécu que grâce à cette partie de lui. Il s’acceptait tel qu’il était, du moins, il avait fini par se faire une raison. Tuer la rousse ne lui avait fait ni chaud ni froid, ça n’avait fait que déclencher une adrénaline de chasse qui mettrait du temps à s’évacuer tant l’évènement était encore trop frais. L’inconvénient, ici, à New York, c’est que l’on ne pouvait pas se retrouver seul en pleine nature à chasser du gibier pour évacuer cette violence, c’était une particularité difficile à supporter parfois.

Poussant la porte de l’appartement de Briséis, il la trouva dans sa chambre. Les draps en lambeau il les vit et ne sembla pas réellement comprendre le but de tout ceci, ça le dépassait encore. Pour l’heure, Bràn ne s’en préoccupait pas, car seul comptait la jeune femme, savoir si elle allait bien, et tout dans son attitude lui disait que ce n’était pas vraiment le cas. La brune se mit à lui répéter une phrase bien apprise qui ne le dupa pas une seule seconde. Ca lui fit même pencher la tête d’une drôle de manière avec un haussement de sourcil qui voulait tout dire. Il aurait pu répondre, et dire qu’il savait que ça n’allait pas, mais il se devait de lui promulguer l’information la plus capitale à ses yeux : Emily ne l’embêterait plus. Les choses s’envenimèrent rapidement ensuite, alors qu’il vit les larmes rouler sur ses joues mais également l’inquiétude qu’elle ressentait pour cette peste. La vipère avait déversé son venin dans l’esprit de sa protégée, ce qui fit fulminer le loup qui grogna et se redressa.

« J’ai fait ce qu’il fallait faire. ». Le ton était plus sec que d’habitude et les mots prononcés dents serrés.

Bràn essayait de rester calme pour ne pas se montrer aussi sauvage qu’il pouvait l’être. Qui plus est, les loups garous étaient plus forts que les humains, il ne voulait pas la blesser par mégarde, il ne se le pardonnerait pas. Pour bien faire, il recula de quelques pas après s’être tourné vers elle et arriva à l’embrasure de la porte, comme si rentrer dans la chambre était finalement quelque chose de mal, de trop risqué. « Tu n’as pas le droit de te laisser influencer par ses paroles. Ce n’était qu’un serpent souhaitant te détruire à petit feu ! Tu ne mérites pas toutes ces moqueries, je n’ai fait que la remettre à sa place ! ». Le loup crispa les mâchoires, marquant une courte pause et serrant le poing pour ne rien faire d’autre. Son sang battait à ses tempes, l’acte qu’il avait commis en appelait un autre pour retrouver une pseudo paix. Les lycans n’avaient pas soif de sang mais leur malédiction à eux était dans un autre genre. Ils combattaient leur part animale et libre sans arrêt, du moins c’était le cas pour Bràn. Sans meute c’était…Compliqué.

Prenant le temps de respirer longuement, le jeune homme finit par se décrisper légèrement, mais il ne quittait pas Briséis des yeux. « Tu ne peux pas me mentir, Bri. Je suis un loup je ressens tes peurs, ta tristesse et ta mélancolie. Je sais entendre ton cœur battre à la chamade quand c’est le cas. ». Il soupira. « Cette femme t’aurait fait perdre le peu de confiance en toi qu’il te reste, et je ne pouvais pas la laisser faire. Parce que tu n’es pas idiote. Croire en quelque chose, en une vie meilleure, n’est pas… Idiot. Peut-être un peu utopiste en ce bas monde, mais pas… Idiot. Juste. Humain. ». Sur ces dernières paroles prononcées plus calmement mais sur un ton toujours plus ou moins direct, il s’éclipsa dans le salon en laissant échapper un grondement de gorge significatif.

Le loup-garou lui laissait le temps de digérer tout ce qu’il venait de dire, lui, s’était assis sur le canapé en prenant de grandes inspirations pour calmer cette bête qu’il avait lâché bien des instants plus tôt. Il n’avait pas encore avoué son « crime », il ne l’avait fait qu’à demi-mots en parlant d’Emily au passé, mais il ne lui avait pas encore clairement dit qu’elle était morte. Il voulait lui éviter des chocs beaucoup trop… Gros. Car visiblement, depuis le début de la matinée, les émotions de la jeune femme entamaient leur dixième tour de grand huit.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 13:01

❝I REALLY DON’T UNDERSTAND WHY YOU ARE SO MAD AT ME❞

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Briseis se trouvait à nouveau confrontée à cette partie si instinctive de Bràn. Et son comportement s’adaptait sans cesse à celui du loup. Quand il se montrait méfiant, elle lui laissait son espace. Quand il se montrait proche, elle le câlinait (sous sa forme de loup évidemment). Quand il voulait sortir, elle lui ouvrait la porte. Elle le laissait partir, sachant que peut-être il ne reviendrait pas mais acceptant qu’il ait besoin de sa liberté. Et quand il se mettait en colère... Elle baissait les yeux et se soumettait, se montrait absolument sans défense, comme pour lui rappeler qu’elle n’était pas une menace pour lui. En soi, elle adoptait sans le savoir le comportement d’un loup appartenant à une meute. Certainement pas dans le rôle d’un alpha, elle laissait cette place à Bràn. C’était certainement ce qui rendait la cohabitation au long terme possible entre eux. Le pouvoir, c’était lui qu’il l’avait. Pas elle. Elle connaissait sa place et ne remettait pas en question l’ordre naturelle des choses. Et si elle ne mettait pas clairement des mots sur tout ça, elle sentait cette tension également dans l’attitude du loup qui au contraire décryptait avec justesse chacune de ses pensées réelles et de ses émotions. C’était un peu injuste en soi. Parce que si lui comprenait, elle non.

Quand il se redressa en grognant, elle baissa les yeux. Pleurer, manifestement, ce n’était pas bien. Elle se sentait coupable. Tout ça c’était de sa faute. Le ton sec qu’il employa la désarçonnait. Oui, manifestement elle avait dit ou fait quelque chose de mal. Elle ne tarda pas à comprendre que oui quand il lui lança à la figure ce qu’il pensait. La remettre à sa place ? En se laissant séduire ? Elle ne comprenait pas vraiment en quoi elle devait le remercier à ce moment là même si elle sentait que c’était un peu ce qu’il attendait. Non elle ne comprenait pas. En revanche, se faire accuser de mensonge...

Elle se sentit encore plus responsable. Il lui expliqua avoir voulu la protéger. Il l’avait prévenu après tout et... Ne fit pas le lien entre ce qu’elle avait confié au loup et pourquoi tout d’un coup, humain, il avait voulu l’accompagner. Elle ne pouvait donc pas deviner que c’était plus ou moins prémédité. Il la planta là, au milieu de ses chiffons et elle se sentait mal. Elle irait s’excuser auprès d’Emily, elle comprendrait...

Elle le trouva dans le salon. Elle avança mais resta à distance, penaude. « Je suis désolée de t'avoir mis en colère... Je m’excuse je n’aurais pas dû... Prétendre aller bien... ». Voilà, et que Dieu surtout la pardonne. Elle allait devoir se rendre à l’église. « Et... Merci... ». Elle hésita encore avant de poursuivre « D’être intervenu et de ne pas me trouver idiote de croire en un avenir meilleur. ». Briseis était une optimiste. Elle percevait le meilleur des gens parce qu’elle avait une source inépuisable d’espoir de jours ensoleillés, d’une vie simple, heureuse... Elle voulait croire que le monde pouvait redevenir un lieu de paix et de bonheur. Autrement, quelle valeur aurait la vie ici bas ? La bonté, la charité, ces valeurs qu’elle portait lui garantissaient une place au Paradis. Elle retrouverait ses proches. Mais on ne pouvait pas vivre pour mourir, avant, il fallait accomplir ce pourquoi nous étions né. Et Briseis ignorait encore quel était le grand but de sa vie. Jusque maintenant, elle avait réussi à survivre. Et elle croyait de toutes ses forces qu’elle connaîtrait cette chance à laquelle tout humain aspirait : celle d’être simplement heureux et de ne plus voir la peur tout autour mais seulement un groupe d’êtres unis et marchant ensemble. « Je.. Dois aller à l'église et m'excuser auprès d'Emily aussi. »
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 13:24



« SHE’S DEAD. I KILLED HER ! »


Bràn pensait que Briséis connaissait les particularités des loups, qu’elle avait entendu toutes les rumeurs à leur sujet et qu’elle en comprenait le sens. Qu’ainsi, elle pouvait comprendre certaines de ses attitudes, mais apparemment il se trompait. Le lycan voyait son attitude et savait que lorsqu’elle baissait les yeux, c’était comme si elle se mettait sur le dos les quatre pattes en l’air, ou encore la queue entre les jambes. Un acte de soumission vis-à-vis d’un être au-dessus de vous. Si le loup à l’intérieur de lui fut satisfait d’avoir le pouvoir, l’homme qu’il était n’en était que plus agacé. Elle faisait ça avec tout le monde, même cette peste d’Emily.

Luttant contre cette violence, cette colère, Bràn se sentit le besoin de lui laisser de l’espace et fila donc dans le salon pour essayer de calmer ses ardeurs animales. Quand il vit la jeune femme revenir l’air penaud, et qu’il l’entendit s’excuser il tomba des nus. N’écoutait-elle donc pas ce qu’il venait de dire ? Interdit, le loup leva les yeux sur elle, et quand elle dit vouloir aller à l’Eglise et s’excuser auprès d’Emily, il crut qu’il allait tout simplement exploser. « Je ne suis pas en colère contre toi. C’est plus… Compliqué. ». Il se releva et vint près d’elle pour lui faire face. Il sentait ses remords, sa peur aussi. « Je suis un loup. Si tu as déjà entendu toutes les rumeurs qui circulent, sache que ça explique bien des choses quant à mon attitude parfois. Je n’y peux rien, je suis comme ça. ». Il hocha la tête et soupira. « Tu n’iras pas t’excuser auprès d’elle. ». Il marqua une pause pour l’observer à nouveau de ses prunelles émeraude, l’air sérieux. « Tout simplement parce que tu ne pourras pas. Elle ne fait plus partie de ce monde. ». Les choses étaient-elles plus claires comme ça ? Oui, sûrement… Il l’espérait, parce que le dire en chinois ne serait pas une tâche aisée pour lui.

Le dire à voix haute, c’était comme révélé sa malédiction, révéler toute l’horreur de sa personne, de ce qu’il était. Sa véritable nature cachée. « J’ai fait ce qu’il fallait. ». Une remarque comme pour s’assurer qu’il avait bien fait. Le loup le savait, il avait bien fait et il ne le regrettait clairement pas, c’était ce qu’il était, un prédateur né. S’il savait être bon, il savait également être un monstre, si sombre qu’il savait pouvoir effrayer la jeune femme, s’il le voulait. Dieu avait peut-être trouvé le moyen de contrôler chaque chose après tout, chacune de ses créations. Car si les loups étaient sensibles à l’argent ce n’était probablement pas pour rien. Sans doute était-ce là l’unique moyen de les remettre à leur place, de les calmer. Bien sûr, Bràn n’avait jamais pensé à utiliser ça sur lui, beaucoup trop douloureux, et avec sa capacité de guérison défaillante, il en était hors de question. Mais au-delà de ça, c’était surtout à cause de son égo, de sa façon de penser. Chaque fois qu’il tuait il n’éprouvait aucun remord. La rousse était morte en se vidant sous ses yeux, en implorant presque son aide et il s’était contenté de regarder. Pire encore, il avait ressenti une sensation de plaisir en sentant la chaire céder sous ses dents pourtant bien humaines à ce moment-là. Briséis n’avait aucune idée des horreurs dont il était capable, le regarderait-elle différemment quand elle… Saurait ? C’était probablement la seule petite crainte intérieure qu’il éprouvait, et encore, celle-ci était bien ancrée dans son for intérieur, cachée derrière ses instincts de prédateur.

Le loup ne quittait d’ailleurs pas Briséis des yeux, inspectant sa réaction face à cette révélation. Ses prunelles d’un vert perçant attendaient de détecter le moindre signe de peur, d’horreur. Il ne s’attendait clairement pas à ce qu’elle décide de l’envoyer à l’Eglise. Et quand bien même elle le lui dirait, il résisterait. Car avouer ce genre de crime pouvait se retourner contre vous, et dans sa situation, cela voulait dire risquer l’asservissement par un Originel. Il ne voulait pas que cette affaire remonte jusqu’à eux et ne mette sa liberté en danger. Se confesser, la religion… Ce n’était pas un terrain connu pour lui, il ne connaissait ni le remord ni la culpabilité car il ne se posait jamais la question de savoir si c’était bien ou mal. Bràn était un loup, c’était tout ce qu’il y avait à savoir.

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 14:18

❝YOU HAVE TO CLEAN YOUR SOUL❞

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Briseis le voyait avant tout comme un humain sous cette forme et si elle se montrait prudente elle ne se fiait pas aux légendes des loups garous. Bràn n’était pas mauvais, elle le savait. En revanche, il était une âme perdue et elle tenait absolument à le sauver. Mais elle avait commis une erreur : il savait voir ce qu’elle ressentait et ses sourires ne suffisaient pas à le persuader. Elle laissa donc tomber cette faible stratégie et alla lui présenter ses excuses. L’écoutant lui assurer qu’il n’était pas fâché contre elle, la jeune femme hocha la tête. Quand il se leva et revint devant elle, Briseis avait relevé la tête. « Mais je sais que tu n’es pas quelqu’un de mauvais. Les loups ne sont pas mauvais. ». S’il doutait encore de sa faculté à voir plus loin que les apparences, il saurait à présent qu’elle voyait vraiment les choses avec un regard optimiste et peut-être au plus proche de la vérité. Donc, qu’il réagisse un peu plus vite qu’un humain, elle l’acceptait. Qu’il intervienne et l’aide pour la protéger aussi. Elle allait poursuivre mais il lança alors sa bombe. Plus partie de ce monde ? Ses yeux s’écarquillèrent de surprise alors que ses pupilles se dilataient. « Plus de ce monde ? » répéta-t-elle, un peu sonnée. Comment ça ? Elle l’interrogeait du regard parce que non, elle ne voulait pas croire qu’il ait pu...

Et sa phrase prenait tout son sens. Bouche bée elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois. Il l’avait tué. Horrifiée qu’il ait pu être capable d’un tel acte, elle lui en voulut aussi de gâcher une vie. La gifle partit avant même qu’elle ne se rende compte de son geste et ce fut aussi surprise que lui le serait sûrement. « Tu n’as pas le droit de prendre une vie ! Et ta nature de loup n’est pas une excuse ! Les loups ne tuent pas par plaisir de tuer, ils tuent pour se nourrir ! Pour survivre ! Et je ne te laisserai pas détruire ce qu’il y a de bon en toi, je ne te laisserai pas être cruel et si... Assoiffé de vengeance ! Tu n’as absolument rien réglé en la tuant ! Tu m’as privé de la chance de pouvoir peut-être un jour oser l’affronter ou mieux de la faire vraiment changer ! Elle pouvait être moins gentille avec les autres mais elle a vécu avec moi et je sais qu’elle était sincère à ce moment là ! ».

Elle se tut et reprit son souffle. Colère. Génial. Elle perdait ses moyens et commettaient péchés sur péchés. La journée était certainement l’une des pires de sa vie. Les larmes roulaient à nouveau sur ses joues. Elle ne lui laisserait pas le temps de reprendre la parole, le coupant s’il le fallait. « Je ne devrais pas être en colère je te demande pardon... ». Elle se mordit la lèvre. « Tuer si ce n’est pas pour survivre, c’est mal. Et tu dois te repentir pour sauver ton âme et être pardonné. Autrement tu resteras condamné. ». Il parlait de malédiction. Elle lui répondait avec l’espoir. Elle attrapa sa veste et ouvrit la porte. Il faisait nuit. Elle dérogeait à sa première règle. « Tu viens ? C’est important. Dieu ne pardonne qu’à ceux qui le demandent. Si tu ne regrettes pas ton geste, tu es condamné aux enfers. Et tu ne mérites pas ça. Je sais que tu n’es pas mauvais, Bràn. ». Elle le regardait avec foi et tristesse. Et descendit les escaliers. C’était à lui de décider après tout. Elle ne pouvait pas le forcer même si ça la peinait énormément.

Une fois à l’église, elle alla prier un long moment. Elle s’assit sur l’un des bancs. Ensuite, elle alla voir le prêtre pour être absolue. Elle confessa son mensonge, sa colère... Et en ressortie apaisée. C’était au tour de Bràn.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 20:05



« I DON’T CARE. »


Il regardait Briséis s’enfermer dans son monde où tout n’était que bonté d’âme et papillons multicolores, et ça le rendait dingue. Aussi, pour qu’elle comprenne bien, il lui dit clairement qu’Emily était morte. C’était dit, la voir vouloir s’excuser auprès de la Rousse alors qu’elle n’avait rien fait de mal le faisait tout bonnement halluciner, il se devait donc de mettre les points sur les « i », de lui dire que la jeune femme qui se disait « son amie » était belle et bien morte. Qu’à force de jouer, elle avait perdu.

La gifle partit sans même que le loup n’ait le temps de comprendre ou de réaliser. Il ne sentit que la morsure chaude de la main qui venait de claquer contre sa joue rougissant déjà. La tête tournée sous la surprise, Bràn grogna, prêt à répondre quand il se souvint qui se trouvait en face de lui. Il n’y eut donc qu’un éclair de violence traversant ses yeux sombres et un froncement de sourcils furtif. La dévisageant, il lut la surprise dans les prunelles de la brune et ne lui en tint donc pas rigueur, elle avait le droit d’être horrifiée. Briséis s’énerva pour la première fois face à lui, et elle ne comptait pas le laisser rétorquer. Face aux mots, quant à sa gentillesse intérieure, le loup esquissa un sourire peu convaincu en quittant les yeux de la brune pendant un court laps de temps. Lui, bon ? Il venait de se servir d’une femme pour assouvir un désir sexuel et brutal, et il était… Bon ? Non, être gentil était beaucoup trop compliqué à ses yeux, et on ne récoltait que du mal en retour, on se servait de vous. Il hocha alors la tête, quand elle se tût. « Crois-moi, ce genre de femme ne change jamais. Elle aurait continué à t’enfoncer six pieds sous terre. ». Il voulut reprendre ses mots et répondre à la jeune femme mais elle ne lui en laissa pas le temps. Bràn essaya bien deux ou trois fois de parler mais c’était peine perdue, alors ses muscles se crispèrent, il serra les dents et prit sur lui.

Finalement, les paroles qui suivirent, il ne les comprit pas tout de suite, voilà qu’elle lui parlait de Dieu. « Me repentir ? ». Il sourit encore une fois. « Je comprends que ce soit important pour toi mais avouer un crime, même à l’Eglise ça peut très mal tourner. Si un Originel vient à apprendre ça je suis bon pour les chaînes ! ». Il la fixa, mais Briséis ne lui renvoya qu’un regard plein de foi et de tristesse, lui disant qu’elle savait qu’il n’était pas mauvais. Mais qu’en savait-elle à la fin ? Sourcils froncés, il la regarda descendre les escaliers sans bouger. Pendant quelques minutes, Bràn resta là ainsi à ruminer, c’était pure folie à ses yeux et il en était hors de question, mais la jeune femme était décidée et il n’était pas prévu qu’il la laisse sortir dehors la nuit seule. Agacé, le loup souffla par le nez et se rua à sa suite d’un pas sec et contrarié. Il prit le temps de fermer la porte de son appartement à clé et descendit les marches quatre à quatre.

Une fois à l’Eglise, Bràn crut mourir d’ennui. Il s’installa sur un banc, dans un coin non loin de la brune et la regarda prier pendant quasiment une heure. Pendant ce temps, lui observait les rares dorures et les sculptures de l’Eglise, les fenêtres et les autres habitants de New York venus se repentir eux aussi. Quand Briséis partit se confesser, le lycan comptait le nombre de bougies allumées accoudé sur le banc en face du sien, la tête posée sur ses mains qui se croisaient. Il était en train de dépérir, ce lieu le rendait fou. Un profond soupir de solitude s’échappa de ses lèvres et il se fit réprimander par un homme en toge qui lui offrit un magnifique « chuuuut ». Onomatopée à laquelle le loup répondit par un plissement de nez agacé.

Et vint son tour. Il vit Briséis lui faire signe et lui montrer l’espèce de boîte en bois où il fallait rentrer. Un traquenard, ça puait le traquenard. L’air toujours aussi agréable, il s’exécuta tout de même et fit l’effort de rentrer dans le petit habitacle. Un homme en toge l’y attendait, tous deux étaient séparés par une grille, ce qui ne plut pas vraiment à Bràn car ça puait l’argent à plein nez. Le prêtre prononça la phrase usuelle, signe qu’il était prêt à l’écouter. Le loup ne lui offrit que le silence en réponse, puis un soupir. Il pouvait pas faire son absolution bidon et lui foutre la paix ?

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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 20:33

❝WELL, YOU SHOULD. IF YOU WANNA BE FORGIVEN❞

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Briseis n’avait pas tous les détails de l’histoire, et quand bien même il lui disait avoir couché avec son amie, elle le regarda. Oui. Il ne l’aurait pas protégé autrement. Et il ne serait pas venu lui raconter tout ça. Et surtout, il ne se préoccuperait pas d’elle. Mais il s’inquiétait, alors oui, il pouvait jouer au dur, elle savait exactement quel genre d’homme il était à présent. Un loup grognon mais un loup loyal et juste. Qui avait un sens de la justice un petit peu trop violent mais tout ça devrait changer quand il aurait retrouvé le chemin de la morale. Les jours étaient sombres et le mal gagnait la guerre depuis longtemps. Mais il suffisait de quelques personnes pour tout changer.

Briseis haussa les épaules. Comme elle le lui avait expliqué, il lui avait retiré la possibilité d’y parvenir. Elle l’observa. Lui avait changé, non ? Il se disait libre et sauvage mais il s’était plus ou moins installé ici. Et s’il voulait continuer à vivre sous ce toit, mieux valait pour lui qu’il l’accompagne à l’église et se confesse. Et quand il exprima sa crainte, la jeune femme le regarda : « Le Père est un intermédiaire entre Dieu et les hommes. Tu peux tout aussi bien ne t’adresser qu’à Dieu mais n’espère pas le tromper. Il sait tout ce que tu sais et tout ce que tu ignores. Et ses serviteurs sont obligés de respecter le secret. Et personne ne t’entendra si tu murmures. » Elle baissa les yeux, cherchant son écharpe qu’elle enroula autour de son cou. « Les loups sont aussi capables de demander pardon. ». Comment elle le savait ? Elle avait trouvé un livre et l’avait lu. Voilà. Alors, elle parlait de l’animal, sans l’aspect surnaturel mais elle considérait les animaux comme capables de sentiments. S’élançant dans les marches, elle était sortie quand il la rattrapa. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Oui, il était venu.

L’observant alors qu’il fronçait du nez, la jeune femme vint à sa rencontre. « Fais-le au moins une fois et si tu trouves ça débile, eh bien soit. Mais donne moi au moins une chance... S'il te plaît ». Elle murmurait pour ne pas troubler la sérénité des lieux. Alors qu’il entrait, elle allait de nouveau prier comme demandé par le prêtre.

Ce dernier vit Bràn entrer et sentit bien sa méfiance. « Bonsoir, mon fils. Le Seigneur est là et t’écoute. ». Seul le silence lui répondit. « Bràn... C’est vous n’est-ce pas ? Vous n’avez rien à craindre ici. La haine et la peur n’ont pas leur place, elles sont les armes des ténèbres pour troubler les hommes et les écarter du droit chemin. Nous sommes tous des créatures de Dieu, ses enfants. A ce titre, nous avons tous un ensemble de devoirs et de règles à respecter pour vivre en paix et serein comme aimer son prochain et ne pas chercher à lui nuire. » Il ne parlait pas fort et ne faisait aucune mention à sa nature. Pourtant, il savait déjà. « Pour être pardonné, il faut reconnaître vos péchés et demander à être pardonné. C’est à ce seul prix que Dieu vous accordera son pardon et sauvera votre âme. Il n’est jamais trop tard. Et si vous avez suivi cette jeune femme, c’est que vous croyez en quelque chose, non ? ». Il se tut, laissant au loup la possibilité de jouer le jeu ou pas. « Bien sûr, si vous avez des questions par rapport à la religion, je vous apporterai toutes les réponses que vous souhaitez. »
Briseis priait mais restait vigilante. Si Bràn commençait à faire son ours mal léché ici, elle en serait mortifiée. Anxieuse, elle attendait.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 21:01



« I DON’T BELIEVE IN GOD. GOD LET ME DOWN YEARS AGO. »


Le loup détestait cet endroit, et il était de plus en plus anxieux à l’idée de devoir révéler un crime. Combien était-il censé en révéler d’ailleurs ? Il ne les comptait même pas sur les doigts de la main. Malheureusement pour lui, Briséis lui fit les yeux doux et il n’eut pas le courage de lui dire un non franc. Pourtant, toute son attitude hurlait le « non, je ne veux pas », même quand il entra dans l’habitacle, pour le plus grand bonheur de la brune. Il n’avait même pas pris la peine de répondre à ses paroles. L’intermédiaire de Dieu… Pff. N’offrant que le silence au prêtre, Bràn n’était définitivement pas résolu à parler, mais il ne suffit que d’une phrase pour l’intriguer. Ce type connaissait son nom. En l’entendant, le loup fronça les sourcils et plissa les yeux, redressant la tête pour essayer d’apercevoir l’homme en toge derrière. Ce n’était pas un vampire, il l’aurait senti au premier instant. Le prêtre parla pendant de longues secondes sans que le loup ne réponde quoi que ce soit, même lorsqu’il lui laissa l’occasion de le faire. Bràn attendit le dernier instant pour finalement prendre la parole d’une façon plus sèche qu’il ne l’aurait voulu.

« Je ne crois pas en Dieu. Ca c’est une évidence. ». Il répondait plus ou moins à sa question. « Il n’a jamais rien fait, et m’avait condamné avant même que je ne puisse prononcer un mot. ». Il se souvenait de sa mère adoptive lui racontant le jour où il apparut dans leur vie. Sur le palier, dans la neige, juste enveloppé d’une couverture, chétif. On ne lui donnait que très peu de chance de survie. Il était censé remercier Dieu pour ça ? « Je ne suis là que parce que je tiens à la protéger, et s’il faut vous révéler que j’ai tué quelqu’un aujourd’hui pour ça, alors soit. J’ai tué quelqu’un, de sang-froid, sans remords. Est-ce que ça satisfait Dieu, ça ? ». Bràn avait une once de défi dans le regard sans vraiment le vouloir, en réalité il était plus en colère qu’autre chose. En colère de devoir dire une chose pareille à un étranger, et en colère contre Dieu aussi. « Je ne suis que ce que votre Dieu a bien voulu faire de moi. Je dois me battre pour survivre constamment, et si ça veut dire prendre une vie à quelqu’un, je le fais sans hésiter, je le fais même quand je ne le veux pas. ». Dans un élan de rage, un loup pouvait faire n’importe quoi, il le savait, ça lui était déjà arrivé. « J’ai couché avec cette femme et je l’ai tué ensuite, vous êtes content ? ».

Le prêtre n’avait rien d’agressif et pourtant Bràn ne pouvait s’empêcher de l’être de par ses mots, tel un loup blessé cherchant à faire croire qu’il était encore capable de mordre. Sa vie se résumait à ça dans le fond, faire croire qu’il était fort, implacable, pour se protéger des autres, et se protéger de ces émotions qu’il considérait trop douloureuse. Le lycan était également en colère car sa situation de nouveau-né faiblard, il continuait de la voir tous les jours dès qu’il se blessait. Dès qu’il se retrouvait à terre sans pouvoir se relever aussi vite que ses pairs. Ce défaut de fabrication lui rappelait sans cesse qu’il n’était pas entièrement comme les autres, que c’était une faiblesse que les gens pouvaient utiliser contre lui. Il ne suffirait à un Originel que de lui passer des chaînes en argent pour le maitriser sans qu’il ne puisse s’échapper ou espérer y survivre. Et ça, c’était quelque chose qui le terrifiait. Faire peur aux autres, se montrer froid, violent et mauvais le protégeait de toutes ces souffrances à ses yeux, c’était beaucoup plus facile. Tellement plus facile à vivre. Alors oui, il ne voulait pas faire de peine à Briséis et voulait lui faire plaisir en rentrant dans cet habitacle, mais il ne pensait pas avoir besoin d’être pardonné de Dieu. Il ne se préoccupait que d’elle, ce qu’elle pensait elle, et pas Dieu. Dieu pouvait bien voir ce qu’il faisait, il s’en fichait. L’enfer ne pouvait pas être pire qu’ici-bas, sur terre, à ses yeux. C’était comme ça qu’il voyait les choses, et il en faudrait beaucoup plus pour lui faire ouvrir les yeux sur un autre genre de monde. La réalité qui était là dehors, était sombre, terriblement sombre et les rares êtres de lumière comme Briséis se faisaient bouffer. « Si je dois aller en enfer pour la protéger, je le ferais. Si ça peut préserver sa lumière et sa bonté, alors oui, je n’ai aucun remords et je continuerais de faire ce qu’il faut, pour qu’elle vive dans ce monde cruel. Mon destin m’importe peu, il est bancal depuis ma naissance. ». La fierté du loup dans toute sa splendeur, mais Bràn révélait également une part de lui beaucoup plus humaine, beaucoup plus douce.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Dim 22 Fév - 21:37

❝YOU LET HIM DOWN. BY NOT LISTENING TO HER. ❞

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Le prêtre entendit bien sa réponse. Et il écouta en silence ce loup blessé lui dire combien Dieu avait été injuste avec lui. Comme beaucoup de non croyants, il se fourvoyait. Intrigué, l’homme ne se montrait pas inquisiteur. Il ne pouvait deviner le passé du loup. Mais il pensa qu’il faisait référence à sa nature. « Votre nature n’est pas une malédiction Bràn. Elle est une force et une bénédiction. Longtemps, les hommes ont rêvé d’avoir de tels pouvoirs. Certains pour leur profit personnel, d’autres pour la liberté. Vous êtes au plus proche de la nature. L’humanité avait commencé à détruire l’oeuvre de Dieu. Bien sûr, beaucoup de choses nous ont apporté certains bienfaits, jadis. Mais le Mal s’est répandu parce qu’il est tellement plus facile de s’en prendre aux créatures les plus faibles. ». Il écouta sa confession, pleine de colère. « Non. Dieu n’est et ne sera jamais satisfait de voir l’un de ses fils tuer sans remords. Ôter une vie, c’est un acte que seul le regret peut pardonner. Votre colère vous aveugle. Vous n’êtes pas devenu ce que vous êtes à cause de Dieu. Chaque être humain a sa propre conscience. Son libre arbitre. Chacune de vos décisions sont les vôtres. C’est vous qui faite votre destinée. Vous auriez pu décider de la tuer aussi et vous ne l’avez pas fait. Vous avez pris la décision de la protéger. Prendre la vie parce que vous n’avez pas le choix, Dieu vous le pardonnera. Le Mal prend mille et un visage, et ses serviteurs n’ont parfois aucune autre limite. Mais tuer un innocent, un être plus faible que vous, par colère ou vengeance, c’est une chose mauvaise. ». Quand à la suite... « Pourquoi avoir couché avec cette femme si vous ne l’aimiez pas ? Quelle satisfaction tirez vous de relations charnelles sans aucun amour ? Vous ne faites que satisfaire un besoin primaire alors que Dieu vous a offert la possibilité d’aimer. Je ne vous parle pas de mariage, je sais que les gens vivent autrement à notre époque. Mais vous devriez aimer chaque personne à qui vous offrez une part de vous même parce qu’en pensant profiter d’une autre vous ne faites que vous souiller vous même. Et c’est une forme de gâchis. Mais si vous le faites en faisant attention à votre partenaire, même juste d’une seule nuit, alors vous vous respecter. Dieu ne vous a pas abandonné Bràn, c’est vous qui lui tournez le dos alors qu’il vous tend présentement la main. C’est à vous de décider. C’est votre morale, votre conscience, vos espoirs. Survivre, nous le faisons tous, chacun avec nos forces et nos faiblesses. Mais le choix est toujours vôtre. Chaque fois que vous tuez, que vous faites souffrir ou que vous couchez avec une femme par pulsion, vous vous faites du mal et Dieu pleure comme un père, attendant que vous ouvriez les yeux et ne choisissiez une autre vie. Ce choix là vous appartient, encore une fois. » Il fit un silence. « Vous vous êtes attaché à cette jeune femme qu’est Briseis. Ne pensez-vous pas qu’elle mérite dans son entourage un homme de morale ? Etre juste ne veut pas dire être faible. Etre gentil non plus. Car la méchanceté gratuite est facile à donner, en revanche, puiser en soi pour être généreux et attentif aux autres est une toute autre histoire et c’est là que réside la vraie force d’un homme. Maîtriser sa colère, accepter ses défauts... C’est un travail que nous devons tous effectuer si nous voulons un jour être heureux et construire sa propre famille.». Le prêtre pensait entendre quelque chose dans les mots de Bràn mais le loup n’était peut-être pas prêt à l’entendre alors il y allait avec des pincettes. « Vous n’avez pas à damner votre âme pour elle. Vous devez seulement trouver votre voie. Celle du Mal est toujours plus tortueuse que celle de la Lumière. Vous l’empruntez depuis longtemps mais aujourd’hui, encore une fois, vous êtes à un carrefour. Votre destin peut changer si vous même vous y croyez et savez ce que vous voulez. Et chaque fois que vous êtes tenté de perdre patience souvenez-vous combien Dieu se montre patient envers vous»
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Lun 23 Fév - 18:49



« I AM NOT READY FOR THIS. »


Bràn écoutait, il n’en dirait pas plus sur sa vie, c’était là tout ce que le prêtre aurait entre ses mains. Certaines paroles de l’homme de Dieu étaient justes, d’autres paraissaient encore totalement farfelues aux oreilles du loup, qui n’était pas… Prêt. Se confesser, oui si on éprouvait des remords mais quand c’était encore une notion abstraite… Il était plus difficile de se confesser pour la première fois. C’est le constant que Bràn fit à la fin du monologue de l’homme en toge, écouter oui, pas de soucis, mais sauter le pas ? Non… Pas encore. C’était trop… Abstrait. C’était avouer qu’on s’était trompé de voie, c’était renier tout ce qu’il avait été jusque-là. Oui, il tenait à Briséis, il hocha d’ailleurs la tête quand le prêtre l’évoqua, mais il ne pouvait pas encore, sauter le pas. Il espérait qu’elle comprendrait ce détail. Comme pour être sûr de ce qu’il ressentait, il le dit au prêtre. « Je vous ai entendu, mon Père, mais je ne suis pas… Prêt. J’ai d’abord besoin de comprendre ces choses. ». Il l’observa à travers la grille. « Pour un crime comme le mien, que suis-je censé faire si je souhaite le pardon de Dieu. ». Au moins il posait la question, il saurait… Et aviserait une fois seul avec lui-même, s’il jugeait vouloir être pardonné par Dieu. Une fois qu’il obtint la réponse du prête, il le remercia quand même et sortit de l’habitacle. Il se doutait bien que Briséis attenderait de savoir, et quand il la vit encore sur un banc en train de prier il hocha la tête et vint vers elle.

« On peut rentrer. Si c’est bon pour toi. ». Le loup la regarda puis jeta un coup d’œil aux cierges. « On peut en brûler un ? ». Il ne se serait pas confessé, du moins pas entièrement mais il aurait au moins brûlé un cierge.

Bràn garda le silence tout le long du chemin du retour. Ce ne fut que lorsqu’ils eurent poussé la porte de l’appartement de la brune qu’il retrouva sa langue et s’expliqua. « Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout. J’ai entendu le prêtre, je l’ai écouté. Je l’ai vraiment entendu, mais… Je ne me sens pas encore prêt, c’est encore flou, pour moi. Tout ça. ». Il ne quittait pas la jeune femme des yeux, guettant la moindre de ses réactions. « J’espère que tu… Comprendras. ». Au moins, Briséis pourrait noter qu’il était mal à l’aise à l’idée qu’elle soit déçue de son attitude. En soi, c’était déjà un bon point quant au fait qu’il souhaitait lui faire plaisir, et qu’il donnait à ses mots de l’importance. Car c’était bel et bien le cas, ce que lui racontait la brune ne tombait pas dans l’oreille d’un sourd, non, il avait simplement besoin de temps, rien d’autre.

Filant finalement sur le canapé pour s’asseoir, Bràn s’était calmé. Ecouter le prêtre avait calmé toutes ses ardeurs animales et il n’était plus prêt à sauter sur n’importe qui. L’envie de viande rouge persistait mais ça on ne pouvait pas lui en vouloir, il restait un loup. S’il avait su que dans plusieurs semaines après cet évènement ils seraient forcés de quitter New York… Salem ne lui déplairait pas dans le fond, avec ses marécages et ses forêts, le seul inconvénient serait… Les sorcières, les loups ne les aimaient pas, c’était peut-être encore même plus viscéral qu’avec les vampires eux-mêmes. Toutefois, il n’irait pas se faire asservir par un Originel juste dans l’optique d’être protégé, il préférait sa liberté. Largement. Le loup se mit soudain à humer l’air, il hésitait à prendre une douche… Ce serait peut-être judicieux étant donné qu’il ne s’était pas lavé depuis son crime quelques heures plus tôt. Oui, c’était une bonne idée. Il l’abandonna donc dans le salon une fois leur conversation terminée puis fila se doucher. Les traces infimes de sang disparurent dans les conduits, salissant temporairement les carrelages blancs. Il ressortit, habillé, de la salle de bain et revint trouver Briséis. « Ca va, tout va… Bien ? ». Si elle lui posait des questions sur la mort d’Emily, il espérait au moins qu’elle ne lui dirait pas vouloir aller s’excuser tout de même. Cette fille restait une peste ! Observant la jeune femme ses ses prunelles émeraude, le loup attendait de savoir, des fois que Briséis ne se mette à parler. Elle allait peut-être osé, elle, qui l’avait défié et giflé plusieurs heures auparavant. C’était la première fois qu’il laissait une femme faire sans cogner en retour. Il y avait déjà… Du progrès.


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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Lun 23 Fév - 21:06

❝I FEEL SO SORRY FOR WHAT I DID. ❞

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Le prêtre sut que le loup était sincère quand il expliqua avoir entendu mais n’être pas prêt. Il hocha la tête, compréhensif. « Prend le temps qu’il te faut, mon fils. Un choix ne doit jamais être fait à la légère. C’est ta vie que tu t’aprêtes à engager. ». Puis, il répondit à sa toute dernière question : « Pour obtenir le pardon de Dieu, il te faut sincèrement regretter ton acte et demander le pardon sans oublier de mieux agir par la suite, soit en ne recommençant plus et /ou en contrebalançant avec de bonnes actions. Tout ça, c’est entre toi et Dieu. Je ne suis qu’un intermédiaire, celui qui apporte des réponses quand, parfois, les choses sont difficiles. ».

Briseis récitait toutes ses prières pour terminer sa confession en bonne et dûe forme et continuer de remercier le Seigneur de lui accorder quelques petites choses comme un toit, à manger, et la présence de Bràn. Si lui ne se sentait pas prêt à demander pardon, elle ne manqua pas de glisser un mot pour que ses péchés soient malgré tout pardonnés. Et surtout qu’il puisse enfin laisser sa bonne nature l’emporter sur ses mauvaises habitudes. Elle concluait lorsqu’elle l’entendit. Levant la tête, elle fit un signe affirmatif . « Oui », murmura-t-elle et elle attrapa son écharpe qu’elle enroula autour de son cou. En passant devant les cierges, elle entendit sa question. « Bien sûr !». Elle en alluma un en pensant à son amie disparue. Pardon Emily. Si j’avais osé parlé... Si j’étais plus courageuse, tu serai peut-être toujours là. Repose en paix.

Le trajet se fit en silence, jusqu’à l’appartement. Briseis était plongée dans ses pensées, toujours tracassée par rapport à la gifle qu’elle lui avait collé plus tôt. Ce fut quand le loup annonça ne pas avoir pu aller au bout qu’elle leva un regard interrogateur sur lui. Hochant la tête, elle sourit, compréhensive. « Ce qui compte c’est que tu aies essayé. » Sentant son malaise, son sourire s’élargir comme pour le convaincre. « Ta démarche a été sincère et c’est ça qui compte. Tu essaieras une autre fois. Ce n’est jamais facile... Même pour moi encore aujourd’hui... Mais c’est important de sauver son âme et de se dire qu’un jour nous pourrons retrouver ceux que nous avons perdu et qui nous sont chers, de se dire que nous avons fait de notre mieux pour vivre en toute humilité et en agissant bien. ». Terminant ses explications de la cuisine parce qu’elle avait ramené des lasagnes, elle les réchauffa dans le vieux four à micro-ondes.

Il partit dans la salle de bain et la jeune femme le laissa totalement libre de ses mouvements. Il avait bien entendu sa propre serviette à disposition. Elle posa les assiettes encore fumantes sur la table basse quand il revint, habillé. Le regard soucieux, elle l’entendit lui poser une question. Elle leva la tête et baissa immédiatement les yeux. Elle allait lui dire que ça allait bien mais se souvint qu’elle ne pouvait pas vraiment le tromper sur ses sentiments. « Je... Suis vraiment désolée pour le geste de tout à l’heure, c’était vraiment très mal. La violence ne résout jamais rien et tu ne méritais pas ça... J’aurais dû avoir plus de... Patience. Ne pas me laisser aveugler par ma colère. C’est mal. Tout aussi mal que... Ce que tu as fait à Emily. » Elle prit une fourchette et découpa un morceau pour l’avaler. Voilà. Il allait peut-être lui dire que jamais il ne la pardonnerait. Mais elle culpabilisait vraiment.
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MessageSujet: Re: BRAN&BRISEIS ∞ « don't be such a ... Wolf. » [TERMINE]   Mer 25 Fév - 21:18



« THANKS TO UNDERSTAND. »


Les mots du prêtre furent une nouvelle fois entendus, Bràn hocha la tête tout de même respectueusement, le remercia et quitta l’habitacle pour rejoindre Briséis. Intérieurement, il craignait tout de même de la décevoir, raison pour laquelle il ne révéla rien de leur entrevue tout de suite. Avant de partir, il tint tout de même à brûler un cierge, pour quelle raison ? Il l’ignorait, il ne savait pas vraiment pourquoi, sûrement parce qu’à trop avoir regardé les cierges se consumer, il avait eu envie d’en mettre un neuf, histoire que la lumière ne laisse pas place aux ténèbres. Face à la réaction de Briséis, il comprit que le geste lui faisait plaisir, c’était donc toujours ça de gagné. Toutefois, le loup ignorait que lorsque le cierge fut allumé, la jeune femme en profita pour s’excuser silencieusement auprès de la Rousse. Bràn n’en était clairement pas à ce stade, la rousse était… Une peste à ses yeux, toujours. Comme l’avait dit le prêtre, il fallait du temps pour accepter certaines choses, et le remord pour ce qu’il avait fait en faisait partie, même s’il devait admettre que oui, certains mots de l’homme en toge avaient fait mouche dans son esprit. Mais la religion… C’était… Renoncer aux principes qu’il avait depuis 70 ans… On ne chassait pas une habitude vieille de cet âge en un claquement de doigt, même si 70 ans était encore très jeune pour un Lycan.

Le trajet du retour se fit dans un silence quasi religieux pour le coup, et Bràn n’osa prendre la parole qu’une fois rentré. Par chance, même si ça aurait pu être prévisible, Briséis fut compréhensive avec lui et renchérit même sur le sujet. Hochant la tête face à ses mots, le loup secoua les épaules. « Je n’ai pas vraiment de proche à retrouver où que ce soit. Pour tout te dire, tu es la personne la plus proche de moi depuis des années. ». Et c’était véridique. Il ferma la parenthèse religieuse sur ces paroles et fila dans la salle de bain pendant qu’elle réchauffait des lasagnes. Il n’y avait pas à dire, Bràn était le jour et la nuit entre son comportement avec le monde extérieur, et son comportement avec elle, dans son appartement. C’était comme s’il y avait une barrière surnaturelle invisible, dès lors que l’on franchissait la porte de l’appartement, tout le mal restait à l’extérieur. Bien sûr, certaines mauvaises habitudes restaient, surtout le tempérament impulsif du loup, mais en soi, tout le reste était… Comme balayé, en stand-by provisoire. C’était un sentiment assez étrange.

Une fois propre et habillé, le lycan revint dans le salon quand la jeune femme apporta les assiettes fumantes. Il mourrait de faim, comme à chaque fois. Chaque jour. Humant l’odeur de viande, quoi que légère, il se lécha presque les lèvres et s’assit sur le canapé. Il lui demanda alors si elle se sentait bien, et elle s’excusa pour la gifle. En guise de réponse, Bràn haussa les épaules. « Tu n’as pas à t’excuser. Et tu ne peux pas comparer un meurtre de sang froid avec une gifle. Car c’était bel et bien un meurtre de sang…Froid, Briséis. ». Il la regarda droit dans les yeux. « Tu as surtout eu de la chance que j’ai réussi à me maitriser et que je ne veuille pas te faire de mal, ça aurait pu très mal finir alors que ce n’était qu’une… Simple gifle. ». Il soupira. « Je ne dis pas ça en tant que menace, juste en tant que constat… Je suis plutôt sanguin quand on me touche, en général ça engendre toujours une réponse musclée de ma part sans que je n’ai le temps de m’en rendre compte parfois. Tu es la seule qui soit capable de me faire stopper un geste. ». Au moins, c’était dit, et le révéler à voix haute c’était comme l’accepter, faire face à une différence nouvelle. Briséis engendrait la bonté, elle était tellement gentille avec tout le monde qu’elle semblait même avoir apprivoisé la bête, en tout cas, elle était clairement sur la bonne voie, et ça… C’était perturbant autant que c’était…Admirable.

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