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 i don’t know where i’m at, i’m standing at the back. ✢ (elkysse)

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MessageSujet: i don’t know where i’m at, i’m standing at the back. ✢ (elkysse)   Sam 4 Jan - 19:43


yes, we're sinking.


I shot for the sky, I’m stuck on the ground. So why do I try, I know I’m gonna fall down, I thought I could fly, so why did I drown ? Never know why it’s coming down.

Si seulement, encore, tu étais loin de chez toi.
Ça aurait pu justifier tout ça. Cette peine, cette horreur. Ce désespoir, et cette tristesse.
Si seulement tu étais loin de chez toi, tu aurais pu comprendre que le sort s’acharne sur toi de la sorte. Que le malheur te talonne, et que tu sois obligée, une fois encore, de te rabattre dans les quartiers desquels tu ne sortais pratiquement jamais, dans ces environs que tu voyais jour après jour, identiques, lassants.
Si encore tu étais loin de chez toi, tu aurais pu comprendre que ce genre de choses t’arrive.
Mais c’était là tout le problème.
Là toute l’horreur.
Là la cause de cette peur qui te tordait les boyaux, et de ce désespoir qui animait encore tes frêles chevilles.
Tu n’étais pas loin de chez toi.
Tu étais tout près.
Juste à côté.
Quelques rues de là.
Mais ça n’était pas suffisant.
Pas suffisant pour te mettre en sécurité.
Pas suffisant pour t’empêcher de souffrir.
Pas suffisant pour empêcher que l’on t’agresse.
N’étais-tu donc plus en sécurité nulle part ?


Tu aurais été bien stupide de croire qu’un jour, le hasard jouerait en ta faveur. Qu’un jour, tu aurais de la chance. Tu n’en avais jamais eu. Ta vie n’était qu’une succession de catastrophes, un enchaînement de tortures que tu avais encaissées, muette, les yeux révulsés de peur, les larmes asséchées au fond de tes prunelles bleutées.
La vie n’était pas une pute.
La vie était une connasse.
Et toi, tu étais sa victime.
La vie te violait.
Et depuis de longues années déjà, tu ne disais plus rien.
Paupières ouvertes, iris vrillés sur la voûte étoilée.
L’agonie s’échappant de tes lèvres en un silence oppressant.
Ce n’était plus la peine de te battre.
Plus la peine de rien.

Tu pousses un léger cri, tes pieds dérapent sur l’herbe fraîche.
Tes pauvres chaussures, tes si petits pieds. La terre s’y accroche. Et tu gémis.
Il veut ton porte-monnaie.
Mais tu n’en as pas.
Tu n’en as jamais sur toi.
Tu n’en as plus.
Tu te l’es fait voler trop de fois, au début.
Alors tu ne le prends plus.
Il est persuadé que tu mens, et il veut te fouiller. En plus, tu es jolie, qu’il a ajouté. Tu sais pertinemment ce que ça signifie. Tu sais qu’il abuserait de toi, s’il en avait la possibilité. Parce que tu es paranoïaque, oui. Mais dans ce genre de situation, ces commentaires sont tout sauf lâchés au hasard, bien généralement.
Tu ne l’implores même pas de te laisser tranquille.
Tu sais qu’il ne le fera pas.
Il veut ton porte-monnaie.
Il croit que tu mens.
Et il veut te fouiller.

Tu pousses un cri, tu le frappes. De ton poing fermé, tentant de le repousser.
Tu as de la force, bien plus qu’il ne l’aurait cru. Et il tressaille, il te jette un regard interloqué. Il serre les dents, alors que tu t’es reculée de quelques pas.
Et il se précipite sur toi.
Et il attrape ton poignet.
Tu essaies de le dégager.
Il te le tord.
Tu couines.
Il te frappe à la tête.
Tu crois devenir folle.
Ta vision se trouble, et tu es au bord de te mettre à pleurer. Pleurer des larmes sèches, pleurer ton désespoir et la cruauté du monde.
Tu voulais juste te promener.


« DONNE-MOI TON FRIC PUTAIN ! »
Il te secoue comme un prunier. Il ne retient pas sa force. Et, finalement, ne retient plus ses coups. Il te frappe, comme si tu n’étais qu’un sac de blé. Et encore. Même un sac de blé n’aurait pas essuyé tant de haine et tant de hargne.
Il te frappe.
Tu sens l’odeur de la peur.
Comme si à tout moment, plus fort que lui pouvait surgir.
Comme si à tout moment, il pouvait se retrouver terrassé, ou interrompu.
Il continue de te secouer, continue de te frapper.
De tes mains, tu protèges ton visage aux traits si fins, ton minois qui ne pouvaient à cet instant que témoigner de la souffrance que tu endurais.

Mais pourquoi tu te laisses faire, bordel ?
Tu pourrais le tuer.
Tu pourrais le faire souffrir des heures durant, le faire agoniser, et regarder la vie s’échapper de son abominable carcasse.

Mais tu ne veux pas.
Tu ne veux plus tuer.
Tu voudrais juste disparaître.
Que lui, te tue.
Que ton calvaire cesse.

Tu te retiens, de plus en plus difficilement. Luttant contre ta nature intérieure, luttant contre l’autre. Elle voulait te défendre. La chose. Et tu faisais une overdose de sentiments. Une overdose de tout.
Une overdose de la vie.

Tu hurles.
À pleins poumons.
Et il ne peut pas t’en empêcher.
Parce que tu deviens folle, Abysse.
Ma douce Abysse.
Tu deviens folle, et tu hurles.
De toutes tes forces.
Les os commencent à s’agiter sous ta peau. À vouloir timidement la percer. Tu essaies de les retenir. Parce que tu ne veux pas le tuer.
Il appuie sur ta faible poitrine, pose une main sale sur le bas de ton ventre. Trop bas. Tu hurles toujours. Alors il vient plaquer sa main sur ta bouche. Te criant de te taire.
Il appuie si fort que tu étouffes.
Et tes os te font souffrir.
Et tu deviens folle.
Et tu souffres.
Tu souffres tant.


Allongée sur cette herbe froide.
Quand es-tu tombée ?
Lorsque tes ailes ont brûlé.
Lorsqu’on te les a arrachées, plume par plume, en te regardant souffrir avec la plus grande des satisfactions.


Il n’y a que dans les contes de fées, que quelqu’un débarquerait pour te sauver.
Tu n’en vis pas un, Abysse.
Tu vis dans la réalité.
La triste réalité.
Chienne de vie.
Alors tu n’y crois pas.
Tu ne crois plus en rien.
Et surtout pas que quelqu’un puisse te tendre la main dans ton malheur.

Et si tu avais tort ?
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MessageSujet: Re: i don’t know where i’m at, i’m standing at the back. ✢ (elkysse)   Lun 17 Fév - 0:33


I DON’T KNOW WHERE I’M AT, I’M STANDING AT THE BACK.

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MessageSujet: Re: i don’t know where i’m at, i’m standing at the back. ✢ (elkysse)   Lun 18 Aoû - 22:54

Sujet abandonné.
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MessageSujet: Re: i don’t know where i’m at, i’m standing at the back. ✢ (elkysse)   

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