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 Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]

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Ashley H. ColbyNain roux au syndrôme de stockholm
MessageSujet: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Mer 29 Oct - 1:40

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Ashley était prisonnière de l'immense manoir d'Alaric depuis quelques jours, maintenant. Il était intéressant de se demander comment une telle cohabitation pouvait se dérouler. Et bien... Étrangement serait le mot le plus juste. Une jeune femme beaucoup trop douce en compagnie d'un monstre sans morale, qui tenait néanmoins à la garder en vie...

Les premiers jours furent passionnants. La rouquine passait directement d'un taudis, d'un environnement des plus pauvres, à un manoir où le moindre élément coûtait trois fois tous ses propres biens. Ne vous y trompez pas. La petite n'appréciait pas spécialement être coincée là. Néanmoins, elle était au départ convaincue que son séjour serait court. De ce fait, elle avait choisi d'en voir le bon côté. Si elle restait sage, le Français serait forcément plus sympathique, non ?

Peu à peu, Ashley s'était transformée en... chaton. Une petite bête adorable, mais horriblement agaçante, curieuse, gamine et joueuse. La sorcière n'avait pas l'habitude de demeurer inactive et au même endroit, et elle réalisait qu'elle avait désormais l'habitude des sensations fortes. Sauver des vies, mettre du même fait la sienne en péril. Sortir en pleine nuit dans une ville infestée de créatures surnaturelles. Fragile dans un monde de brutes.

Autant dire que l'ennui devenait un compagnon permanent et que la rousse cherchait donc à s'occuper de toutes les façons possibles. Évidemment, cela ne plaisait pas toujours au propriétaire des lieux, ce qui donnait des réactions plus ou moins diverses et particulières. Une, entre autre, était récurrente. Vu les trous en forme de cœur taillés soigneusement dans le journal du jour, elle ne saurait tarder.

- AASHLEEEYYY !

Et le chaton se retrouvait roulé en boule sous le lit, caché, une expression joueuse au visage.

***

On était en plein après-midi et Ashley s'ennuyait profondément. Alors, comme une parfaite petite gamine, elle cherchait de quoi s'occuper. Et, croyez-le ou non, le manoir avait beau être immense, on en faisait rapidement le tour. Alaric était technophobe. Pas de télévision, pas d'ordinateur, pas même de console portable. Ce n'était pas particulièrement important, sachant que la rouquine n'avait jamais eu les moyens de s'offrir de telles technologies. Simplement, elle se serait attendue à ce que de tels objets soient présents. Heureusement, il y avait des livres, mais ce sera le sujet d'une autre anecdote. Pour résumer, malgré son attrait pour la littérature, la petite n'avait pas envie d'ouvrir un bouquin.

Alaric lui avait spécifiquement interdit l'accès à certaines parties du manoir - dont l'extérieur, évidement. Or, la jeune femme eut tôt fait de visiter tout le reste et de tourner en rond. Comme préciser plus tôt, Ashley supportait plutôt mal le fait d'être confinée continuellement au même endroit, sans avoir rien de plus intéressant à faire que de regarder par la fenêtre ou que de lire des livres, à ses risques et périls. C'était probablement pour cette raison précise qu'elle était devant la porte de la chambre du vampire, en pleine journée. La rousse n'avait pas le droit d'entrer. Elle le savait parfaitement. Pourtant, elle voulait le faire. Pour voir. Constater la raison de cette interdiction. Et puis, il dormait. Le Français ne sortirait pas de son cocon douillet pour la réprimander.

La demoiselle ouvrit lentement la porte, nerveuse à l'idée de faire le moindre bruit. Alaric avait les oreilles particulièrement sensibles. Néanmoins, aucun grincement : les pentures étaient huilées à la perfection. Elle entra donc dans la pièce, sur la pointe des pieds. Ashley n'avait jamais autant expérimenté l'expression plongé dans le noir. Le seul rayon de lumière venait de l'entrouverture de la porte, que la demoiselle s'empressa de refermer sans un bruit. Elle ne doutait pas un seul instant que l'Originel puisse y voir comme en plein jour -si vous permettez le jeu de mots - mais pour sa part... ce n'était pas le cas. La jeune femme était bien démunie et, au final, ne pouvait explorer à sa guise. Il était facile de deviner les raisons derrière un tel calfeutrage : la lumière du soleil était assez indésirable dans l'antre d'un vampire, en particulier un fossile comme ce cher Français.

La petite pouvait parfaitement le situer dans l'espace, malgré son aveuglement presque total. Cette connerie de lien de sang qui la rendait folle de rage chaque fois qu'ils devaient le renouveler. Elle devenait dépendante, et cela la terrifiait. Parfois, une simple attente de quelques heures de plus pour avoir sa «dose» devenait une véritable torture, et elle craignait continuellement qu'il ne décide de s'en servir comme moyen de punition. Autant dire que ce n'était pas la grande joie. Au moins, cela lui permettait, pour le moment, de définir la zone de danger, à éviter.

Les prunelles de la sorcière commençaient lentement à s'habituer à l'obscurité ambiante. Néanmoins, impossible de déterminer avec aisance les formes et autres éléments du décors. La guérisseuse adopta donc une technique qu'elle avait employée à quelques reprises auparavant pour des situations similaires. Elle engloba sa main d'un léger bouclier lumineux afin de s'éclairer, bloquant le gros de la lueur en faisant dos à l'Originel, histoire de ne pas le tirer de sa torpeur. Ce serait bête.

Et le chaton commença donc à fouiner, le regard pétillant et le cœur battant de nervosité. Douce adrénaline.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Jeu 30 Oct - 17:07


VIVRE AVEC UN VAMPIRE. UNE SORCIÈRE BORNÉE.
«GUIDE DU SELF-CONTROL»


ASHLEY & ALARIC


«  - Bonsoir Alaric.
- Isobelle.

Le Français passa sa main dans ses filets bouclés et coupés courts, avant de prendre place à l'immense table de bois de la cuisine. La vieille femme, une humaine embauchée depuis des années pour accomplir diverses tâches, passe en revue divers articles avant d'aller les ranger dans le frigidaire. La faim le ronge, comme à son habitude. Comme toujours, et pour commencer la nuit, Alaric prend divers aliments inutiles à son organisme, mais apprécié par ses papilles. Comme toujours, il prendra le journal, et étudiera soigneusement chaque page à la recherche du moindre scoop financier utile. Depuis quelques temps, l'Originel nourrit l'ambition de faire fleurir son commerce en s’investissant lui aussi dans certaines affaires plus exposées, se servant ainsi de l'immeuble qu'il érigera à Manhattan comme couverture pour ses trafiques. Mais depuis que Skender est arrivé, Alaric a eu affaire à quelques soucis d'ordres techniques. La concurrence n'a jamais été appréciée. Ce prologue semble donc tout à fait banal. Comme projets, Alaric a pour but de se nourrir, donc de chasser, puis trouver une victime adéquate pour la récolte d'un organe promis à l'un de ses clients dans les plus brefs délais. Il lui faudra aussi drainé le sang de la victime.

Rien de bien méchant.

Pourtant, depuis quelques jours, les choses changent.
Et ce, pour la simple et bonne raison qu'une nouvelle tête a fait son entrée dans le manoir de Rousseau.

- Toute la liste des courses et ici, Monsieur Rousseau, fait la vieille femme dans son dos, remerciée d'un geste évasif de sa patte immense tandis que son autre agrippe une pomme.

- Vous pouvez nettoyer le sellier ? Le reste est déjà fait.

Un bref soupire fait remuer ses opales dans ses orbites, fixant les diverses casseroles de cuivre au-dessus de la table. Il le sait, Isobelle déteste n'avoir que très peux de tâches à accomplir, et avec le temps, plus l'humaine prend de l'âge, plus Alaric diminue ses tâches. N'y voyez en aucun cas un acte de bonne grâce. La vieille humaine est une employée fidèle et de longue date. Autrefois, sa peau était lisse, son dos droit et son sang avait l'odeur de l'herbe fraîchement coupée à l’orée du jour. Mais il n'avait jamais touché cette femme. Alaric baisse les yeux, agrippant le journal, l'étirant d'un geste sec et parcourant chaque article d'un œil vif, mais attentif. Jusqu'à ce que ce qu'il avise la troisième page. Littéralement trouée ...

De petits cœurs.

L'immortel inspire longuement, fermant les paupières et serrant les dents, avant que sa voix profonde n'explose.

- ASSSHLEEEEEEEEEEEEY ! »

Cette femme enfant n'a de cesse de tester sa patience.
A l'étage, juste au dessus de sa tête, un rire cristallin et joyeux explose jusqu'à ses esgourdes.

Le temps sera long, et le chemin tortueux.

°

Le soleil brille de mille feux. La pièce a beau être plongée dans le noir complet, l'Originel peut le sentir. Brûler et ondoyer dans l'air. Cette menace imminente, cet appel insoutenable. Depuis combien de temps n'a-t-il pas eu l'occasion de baigner sa silhouette sous sa lumière ? Abygaëlle n'a jamais effectué le sortilège. Le soir où il l'avait attendue, elle n'était jamais venue. Puis, des mois plus tard, Alaric était retombé sur Megara. 'Nouvellement sorcière'. Un autre mystère à élucider. Ne reste plus qu'à savoir si oui non, cette tête brûlée acceptera de travailler à son compte. Ashley ? Il ne préfère même pas y penser. Elle n'est pas ici dans ce but. C'est sa nouvelle proie, son nouveau jouet. Mais un jouet prit de crises de folie et incapable de tenir en place, une enfant coincée dans le corps d'une femme. Une vierge effarouchée et montée sur piles électriques. Ses indications sont simples : Il y a des pièces à éviter. La chambre de Rousseau en fait partie. Bien qu'il ne la ferme jamais à clef pour dormir, contrairement au bureau et à la bibliothèque.

Plongé dans le noir, étendu sur le dos et uniquement vêtu d'un pantalon de Lin blanc, l'immortel sommeille. Inconscience lourde provoquée par l'astre brûlant haut dans le ciel. Le soleil est au zénith, signe que la journée atteint son centre. L'heure de bientôt se nourrir chez les humains. Et l'heure plus que jamais de dormir, pour lui.

DORMIR.

Un concept que l'être roux sautillant qui fait son entrée 'discrète', dans la pièce, ne semble avoir assimilé. Ses petits battements frénétiques sont pire que des coups de gong aux oreilles de l'animal endormit. Et ne tarde pas à l'éveiller, à le sortir de sa torpeur. Ses paupières s'ouvrent, lentement. Dans la pénombre, tout est rouge. L'être allongé sur le dos, droit comme un I, torse découvert et jambes masquées sous les draps blanc, lèches ses gencives tout en réfléchissant longuement. La pièce est pourtant bien interdite. Le plus épatant, dans l’effronterie de la petite sorcière, est notable dans sa capacité à braver l'interdit sous les yeux du propriétaire des lieux. Persuadée que le poids de l'astre l'empêchera de s'éveiller. Mais Alaric est un vampire millénaire. Il y a longtemps qu'il peut braver ce léger petit détail contraignant. Pourtant, un flash lumineux apparaît soudain dans la pièce, zébrant la vision du Français de rouge, blanc et parfois bleue. L'immortel clos aussitôt ses paupières, restant parfaitement immobile.

Le jet discret du minuscule bouclier passe et éclair sa silhouette, avant de s'aventurer à travers la pièce. A sa gauche, un renfoncement dans le mur laisse place à diverses étagères de vieux journaux rédigés de sa main. Autobiographies personnelles du récit de sa vie. La porte qui longe le mur, elle, offre une brève vue sur une salle de bain aux murs de marbre noirs. C'est sur droite, qu'une table de nuit trône. Une lampe et un cadre y sont exposés, mais dans l'obscurité à peine percée, impossible de définir le contenu de ce dernier. Au-dessus de la tête d'Alaric, le portait d'un dessin de fusain d'un jeune garçon aux prunelles perçantes, mais aux couleurs inexistantes, observent longuement l'intruse. Ce n'est pas Alaric. L'oeuvre, elle, et pourtant bien de lui. Traits gravés dans un instant de mélancolie. A la gauche d'Ashley, un mur en diagonal couvert de lambris de bois masque l'ouverture d'un dressing contenant tous les effets d'Alaric. Habits et chaussures y dorment sagement, attendant que leur maître daigne se revêtir d'eux. Puis, lorsqu'on avance un peu, d'immenses teintures pourpre masquent la baie vitrée laissant une vue imprenable sur un lac minuscule bordé de buissons, parfois traversé de cygnes blancs. Le tout invisible à l'extérieur du manoir. Derrière le Lac, un dôme de verre à l'intérieur assombrit de vergeture trône fièrement. Parfois, des hululements majestueux s'en échappent. D'autres tableaux ornent les murs, portraits d'ancêtres, paysages marquants … Tous du fait de l'Originel.

L'on dit souvent que la chambre à coucher d'un être est révélateur, et c'est bien la raison pour laquelle il a toujours refusé qu'on y pénètre. L'intimité du monstre, soit les restes de vies passées qu'il ne souhaite partager avec personne. Pourtant, c'est exactement ce que cette petite tête bornée vient de faire. Au risque d'attiser la rage du vampire, pourtant réputé pour être dénué de morale ou de tolérance. Le halo léger continue d'embrasser l'espace de son regard pâle, jusqu'à retourner aux draps du lit.

Vides.

«  - Bonjour Ashley. Entonne la voix claire et chaude de l'Originel dans son dos, tandis que les lampes du plafond s'embrasent soudainement.

L'action se déroule rapidement. D'un mouvement flegmatique, Alaric empoigne la taille de l'humaine, précipitant leurs silhouettes avec célérité avant de plaquer la sorcière contre le lit. Le fauve perché au dessus d'elle, iris rouges et canines exposées, grogne longuement avant d'aboyer :

- A quoi ressemble cette pièce, petite sorcière ?! Tu t'es trompée en chemin ?! Ou est-ce que je dois te punir une fois encore pour ton effronterie ? Nouvelle leçon, ne jamais surprendre un vampire lorsqu'il dort. Sinon … »

Aussitôt dit, aussitôt fait.
La tête d'ange du démon dodeline, plongeant droit vers la carotide de la poche sur pattes. Ses crocs pénétrant sa chair, son sang noyant sa langue et s’engouffrant jusqu'à sa gorge.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Lun 3 Nov - 5:56

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Les prunelles d'Ashley se baladaient nerveusement sur le décors de la chambre, à mesure qu'elle l'éclairait de la lueur de sa main. Au départ, cela ne devait être qu'une aventure. Une nouvelle façon de passer le temps et de jouer avec les nerfs d'Alaric - parce que oui, provoquer ainsi un Immortel avait un certain charme. Néanmoins, c'était rapidement devenu bien plus qu'un simple jeu dangereux.

Elle avait déjà vu cette pièce.

Pas en vrai. L'Originel prenait toujours soin de la verrouiller à double tour lorsqu'il en sortait, afin d'éviter les fouilles fouineuse. Autrement, elle n'aurait pas risqué gros en venant alors qu'il dormait. La rouquine possédait un minimum - insistons sur le terme - d'instinct de survie. Non. Elle avait vu la chambre lors d'un songe. Et Dieu que les rêves de la jeune femme avaient tendance à être étranges depuis son arrivée !

La sorcière n'éprouvait pourtant pas une si grande attirance envers le Français. Néanmoins, de plus en plus régulièrement, lorsqu'elle s'endormait... Enfin. Disons qu'elle avait besoin d'une bonne douche au matin, autant pour se débarrasser de fluides indésirables que pour clarifier ses idées. Or, précisément lors de l'un de ces... actes, le sosie du vampire l'avait entrainée à sa chambre. La guérisseuse n'y avait pas spécialement fait attention, mais elle reconnaissait parfaitement ces lourdes pentures pourpres, ce mur de biais, ces bibliothèques, les portraits au mur qui lui donnaient l'impression d'être fixée... La demoiselle commençait lentement à paniquer. Il s'était produit le même phénomène avec le tatouage d'Alaric. La petite était convaincue de l'avoir vu en rêve avant de croiser le maître des lieux torse nu en début de soirée.

Ashley devait sortir pour mettre tout cela au clair. Pourtant, quelque chose la bloqua dans son élan. Elle ne sentait plus la présence de son ravisseur au lit. Un déglutisse ment lui échappa, alors qu'elle tournait doucement la lueur du bouclier en direction des draps qu'elle se souvenait être soyeux. Comme prévu, ils étaient vides. Merde.

Sa voix résonna mièvrement dans son dos, lui arrachant un vif frisson d'anticipation malsaine. Ça allait barder, et probablement encore plus que d'habitude. Un sourire gêné étira ses lèvres alors que les lumières s'allumaient brutalement, l'aveuglant pendant un instant. Elle papillonna des yeux.

- Bonsoir, Alaric... osa-t-elle répondre malgré tout.

Pas le temps d'en dire plus. En un bref instant, le dos de la rouquine se retrouva plaqué durement contre le lit, l'une des serres de l'Originel agrippée à sa taille. Un gémissement plaintif échappa à la sorcière sous la brutalité du coup, avant que ses prunelles ne croisent les iris rougeoyantes de la bête. Elle ne l'avait jamais vu si furieux.

- Je peux expliquer... tenta-t-elle mollement.

Rien à faire. Le monstre se mit à aboyer, canines exposées, dans cette position qui ne donnait pas énormément d'options de fuite à la petite fouineuse. Celle-ci tremblait, tentant vainement de disparaître parmi la draperie. Elle marmonna une excuse peu convaincante : le chaton ne regrettait pas sa venue, même si elle repartait avec plus de questions encore. Trouver des réponses serait une façon comme une autre de passer le temps. Par contre, lorsque le millénaire plongea dans sa direction, la sorcière fut moins certaine de ce manque de remord.

Instinctivement, la demoiselle dressa un bouclier entre le prédateur et sa cible. Néanmoins, Alaric ne sembla pas s'en préoccuper et passa outre la maigre défense sans trop de mal, plantant ses crocs avec violence dans la gorge d'Ashley, arrachant un glapissement de douleur à celle-ci. La femme enfant se mit immédiatement à se tordre dans tous les sens, le cœur battant la chamade. L'une de ses frêles mains vint se poser contre le torse de son agresseur, poussant aussi fort que possible, alors que l'autre venait s'agripper aux boucles châtain-roux afin de tirer sans douceur, le tout dans le but vain de repousser l'attaque.

La petite ne détestait pas toujours les morsures. Il arrivait parfois qu'elles soient douces, bien que rarement, selon son attitude de la journée. Ce n'était néanmoins pas le cas présentement. Le don de la guérisseuse s'activa sous la menace imminente. La lueur immaculée commença à parcourir ses veines, remplaçant lentement le sang arraché à l'organisme pour s'écouler dans le gossier du monstre. Ce n'était pas assez rapide pour être une source infinie, mais suffisamment pour lui sauver la vie. Rapidement, la jeune femme ressembla à une petite étoile. Ça finissait souvent ainsi. L'otage était doublement épuisée, à la fois par l'attaque que par l'utilisation trop massive, et involontaire, de sa magie.

- S-stop... finit-elle par souffler, ses prises se faisant plus faibles contre le vampire. La rouquine cessa de se débattre, la respiration plus sifflante, et ferma mollement les paupières.

Parfois, il l'emmenait tout juste au bord du gouffre. À croire que le Français prenait un certain plaisir à tester les limites de son nouveau joujou, limites différentes des humains lambdas qu'il devait vider par centaines. Ne pense pas à cela.

Puis, finalement, les crocs se retirèrent, et Ashley soupira de soulagement. La lumière s'éteignit et la demoiselle reprit une apparence à peu près normale, la plaie à sa gorge se refermant comme s'il ne s'était absolument rien passé. Les prunelles onyx, épuisées, rencontrèrent celles de glace.

La jeune femme n'était pas en état de se relever. Ses membres tremblaient de protestation à la moindre tentative de mouvement. Pourtant, elle doutait que l'Originel souhaite la voir s'attarder, et encore plus qu'il souhaite la raccompagner, au vu de l'heure. Il lui fallait gagner du temps, le tout sans envenimer la situation. Dieu savait que l'Immortel ne manquait pas de ressource pour lui faire payer la moindre erreur de parcours.

- Compris... souffla-t-elle enfin, sans se pencher davantage sur la question. Ne pas remettre le sujet sur la table.

La rousse se tortilla faiblement, tentant de faire descendre Alaric de sur elle. La position lui rappelait trop de souvenirs vagues, irréels, auxquels la petite préférait ne pas songer. Le regard de la sorcière se balada de nouveau aux alentours, intimidé. Son esprit bouillonnait de questions. Pourtant, il était dangereux de songer à aborder celles-ci sans alimenter la rage probablement toujours présente du monstre assoiffé de sang.

- Donne-moi le temps de récupérer un peu et je fiche le camp... termina-t-elle finalement, la voix un peu tremblante. Ne surtout pas l'énerver davantage.

Les rêves... Ça avait commencé dès l'arrivée d'Ashley dans ce maudit manoir, tout juste après le bal des vampires. Elle s'en souvenait encore parfaitement, bien qu'elle préférait ne pas le faire. Tout cela était à la fois gênant et bien trop étrange. À croire que le vampire refusait de la laisser tranquille, même dans son sommeil.

Et puis merde, dégage bordel. Bougez, muscles de malheur.

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« - Je peux expliquer ...

Une piètre promesse d'excuse incapable d'arrêter l'assaut des crocs de la bête acharnée. Alaric se délectant déjà de la liqueur onctueuse. Le cocktail de la vierge effarouchée est à ses papilles comme le plus délicat des millésimes. Hors de question de s'en priver, elle peut geindre, se tordre et piailler de douleur, le monstre n'en apprécie que plus encore la saveur de son hémoglobine.

- S-stop ... Supplie la brindille sous sa poigne, ses griffes plantées sous l'étoffe de ses vêtements raccrochés à son épiderme.

Alaric pousse les limites de la rouquine, humectant son épiderme, drainant ses veines jusqu'à ses limites, jusqu'à ce qu'Alaric daigne enfin lever le menton de sa gorge. La mâchoire dégoulinante de liqueur vermeille, les prunelles rougies de Rousseau se distillent lentement pour redevenir azure. Juste à temps pour qu'il perçoive l'aura lumineuse émanant de son petit être, s'étioler lentement et se fondre dans les draps, tout comme le liquide coulant toujours du cou de la jeune femme, allant baigner l'oreiller. Le tissu boit lentement le sang, la tâche grandissant lentement en une auréole vermeille.  La plaie est déjà ressoudée, sans même qu'Alaric n'est besoin d'intervenir. Le pouvoir de la sorcière agit déjà, son corps cherchant à récupérer l'énergie volée. Les prunelles claires du Français fusillent celles de la jeune femme, l'avertissant silencieusement .

Compris ... Bafouille la fille en reprenant sa respiration, sa petite main toujours plantée sur son torse. Donne-moi le temps de récupérer un peu et je fiche le camp ... Achève-t-elle alors qu'Alaric humecte ses lèvres, pourléchant du bout de sa langue le liquide épais jusqu'à rendre ses lèvres vierges de toutes traces.

Elle se tortille, tente en vain de sortir de sous son immense carcasse de muscles fins, sans succès. Pour toute réponse, Alaric serre les dents, retroussant ses babines avant de gronder à quelques centimètres de son petit nez pointé en sa direction.

- Tu tentes de négocier, Colby ? Gronde le Français en se redressant, emportant la petite carcasse diaphane avec lui, serrant sa taille entre ses bras tout en la fusillant du regard. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te faire subir ? … Qu'il marmonne d'un ton doucereux, sa main droite remontant le long de son échine jusqu'à sa nuque, dégageant l'une de ses mèches rousses et effleurant sa nuque pour écraser son pouce contre une trace de sang.

Les prunelles du vampire fixent un moment l'épiderme tâchée, avant de le porter à ses lèvres. Ses prunelles revenant à celles de la rousse alors qu'il suce son pouce.

- Hmmm … Ashley, Ashley, Ashley … Chantonne Alaric d'une voix vibrante, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire te toi ? Hm ? Une idée ? Des suggestions ? Achève-t-il d'une voix plus dure, serrant ses petites courbes et plantant ses serres dans son épiderme. Des suggestions ?! Répète Alaric avec force, se faisant plus menaçant. Pourquoi, POURQUOI t'obstines-tu autant à enfreindre mes règles ? »

Ses ongles s'enfoncent un peu plus, forçant les limites de sa carcasse organique.  Il attend, cherchant d'abord à l'effrayer. Après tout, autant s'amuser un peu avant d'en venir aux méthodes plus … Radicales.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 9 Nov - 20:43

Vivre avec un vampire - Guide de survie

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Ashley avait osé espérer pouvoir partir immédiatement, qu'il la laisserait filer sans un mot de plus. Pendant un instant, ses prunelles glissèrent sur les tentures. Si elle pouvait les tirer, juste un peu... Non. Très, très mauvaise idée. La petite se mordit la lèvre alors que le vampire approchait un peu plus, le visage presque collé au siens.

- Tu tentes de négocier, Colby ? La jeune femme secoue vivement la tête, comme une gamine effrayée. Vu le ton employé, ce n'était pas quelque chose qu'il apprécierait. Or, elle préférait éviter les actes qui lu déplaisaient, pour l'instant. Un petit sursaut lui échappa alors qu'elle se faisait entrainer vers le haut, sans possibilité de lutter, se retrouvant rapidement contre le torse nu du vampire. Déglutissement nerveux. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te faire subir ? …

Un gémissement craintif s'échappa de ses lèvres, alors qu'elle se tortillait faiblement, par instinct de survie. Les doigts du Français montèrent le long de son échine pour finir près de sa nuque, lui arrachant un léger frisson. Elle refusait d'en déterminer la raison, mais il y avait fort à parier que la crainte n'en n'était pas le seul facteur. Ses prunelles rencontrèrent les siennes alors qu'il suçotait son propre pouce couvert de son sang. Vision étrange.

- Hmmm … Ashley, Ashley, Ashley... mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire te toi ? Hm ? Une idée ? Des suggestions ? La voix se durcissait. Mauvais signe. On aurait, à la limite, pu comparer la scène à celle d'un père réprimandant son gosse. Néanmoins, les âges ne correspondaient pas. Les griffes de la bêtes s'enfoncèrent dans sa chair, lui arrachant un léger grognement de douleur. Des suggestions ?! Ashley s'humidifia de nouveau les lèvres avec nervosité, secouant la tête comme seule réponse. Aucune idée. Elle préférait même ne pas y songer, même si les suggestions de l'Originel risquaient d'être bien moins charmantes que les siennes. La fessée, ça ne suffirait pas, hein ? Pourquoi, POURQUOI t'obstines-tu autant à enfreindre mes règles ?

Oulah. La question qu'il valait mieux ne pas poser. Les ongles pénétrèrent davantage sa peau, lui arrachant un vif gémissement de douleur, sa petite main venant mollement se poser contre le poignet d'Alaric. Mesure complètement inutile, mais qui lui donnait tout de même la mince impression de pouvoir gérer un minimum la situation, de lui faire calmer ses ardeurs. Elle avait l'impression que s'il continuait, il allait purement et simplement lui briser l'os de la hanche, et elle n'était pas convaincue d'avoir suffisamment d'énergie pour la réparer sur le champ. Quant à l'interrogation... La réponse ne lui plairait pas. La jeune femme était convaincue qu'il pouvait ressentir son hésitation.

- C'est une question rhétorique..? demanda-t-elle enfin, d'une toute petite voix. Puis, se disant qu'il ne poserait pas une question sans en vouloir la réponse, elle décida de se lancer. Mais hors de question de confronter ses prunelles assassines. La rouquine dissimula donc son visage contre l'épaule du vampire, entrant sa propre tête dans les siennes, tentant ainsi de se faire aussi petite, peu exposée, que possible. Sans grand succès, certes, mais c'était une tentative. Je m'ennuie... souffla-t-elle enfin, le ton hésitant. J'ai l'impression d'être un chat en cage. Inutile de parler de lion, la comparaison ne serait pas crédible. Je tourne en rond, et quand je dors, mes rêves sont... bizarres. Donc je préfère pas.

Elle pouvait sentir à des kilomètres que cette réponse ne lui plairait pas et qu'elle allait en regretter chaque mots. Mais, eh, il avait demandé, non ? Le souffle de la petite rousse commença lentement à se stabiliser. Pas son coeur, cela dit, qui semblait déterminé à démontrer l'état de stress de sa propriétaire. Boum, boumboum, boum, bitch.

- Te fâche pas... murmura-t-elle de nouveau. Trop tard, il est déjà furieux. Peut-être que.. que quelques bouquins, par exemple... ça m'aiderait à rester plus tranquille..? Ça passera pas. Il allait parler de se contrôler. Il allait la massacrer. Je... Je... Je dis ça comme ça, bien sûr... fit-elle d'un petit ton d'excuse, prenant conscience qu'elle allait trop loin. Surtout au vu de la situation. Une nuit où il était de bonne humeur - ça arrivait, croyez le ou non - de telles demandes auraient pu porter fruit... Mais là, tout de suite, la sorcière se permettait de douter.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Ven 14 Nov - 22:09


VIVRE AVEC UN VAMPIRE. UNE SORCIÈRE BORNÉE.
«GUIDE DU SELF-CONTROL»


ASHLEY & ALARIC
La petite ingrate vibre entre ses griffes, tremblante  et terrifiée. Alaric l'observe sans effectuer le moindre mouvement, ses griffes prêtent à percer sa chair malmenée.

« - C'est une question rhétorique ... ?  Qu'elle couine entre sa poigne froide, se blottissant jusqu'à enfoncer sa bouille rousse au creux de son épaule. Arrachant un hausse de sourcils à Alaric. Qu'est-ce qu'elle fout ? Je m'ennuie...  Qu'elle avoue, son souffle chaud  contre sa clavicule. J'ai l'impression d'être un chat en cage. 

L'erreur d'adjectif dans sa lexie est très certainement volontaire. La petite sorcière n'a en effet rien d'un terrible félin.

- Je tourne en rond, et quand je dors, mes rêves sont... bizarres. Donc je préfère pas. 

Le dernier aveu semble faire chauffer le sang de la petite rousse. Il devine la chaleur de ses joues et le fait lui tire un léger sourire. Perfidie. Il sait très bien de quoi elle parle, il est responsable de ses songes nocturnes.

- Hmm Hmm …

Bruit de gorge. Le vampire ne bouge pas d'un pouce, serrant les dents tout en détournant le menton vers les teintures pourpres. Mais quel pot de colle !

Te fâche pas ...  Qu'elle ose lui demander, la petite peste éhontée.  Peut-être que.. que quelques bouquins, par exemple... ça m'aiderait à rester plus tranquille..? 

Alaric fronce les sourcils, desserrant sa prise avant de baisser ses iris. Il ne distingue qu'une petite masse rousse et ondulée, mais sent les palpitations de son organe contre sa poitrine. Laisser ce boulet sur pattes entre ses précieux ouvrages ?

- Je... Je... Je dis ça comme ça, bien sûr... Achève la rousse d'une petite voix.

Alaric laisse un moment à la captive pour savourer le silence angoissant, sa poitrine tremblant légèrement tandis qu'il lâche un rire profond. Ses doigts fins et puissants allant jouer avec ses boucles de feu, tirant légèrement pour l'obliger à le regarder dans les yeux.

- Tu t'ennuies ? … Qu'il répète d'une voix bien trop mielleuse, penchant la tête pour déposer un léger baiser au creux de sa nuque. Alors ça, c'est vraiment … Vraiment problématique. On devrait pouvoir trouver un moyen …

Nouveau baiser. Plus bas. Alaric souffle légèrement sur sa peau, déclenchant un frisson automatique. L'épiderme devient chair de poule, le palpitant de la rousse frappant son torse plus fort encore. La main droite d'Alaric descend le long de sa hanche, glissant jusqu'au creux de sa cuisse. Zone ultra sensible chez une femme. Ses lèvres remontent, sa main jumelant son geste, s'arrêtant jusqu'au coton de sa petite culotte, allant se frayer un chemin entre la peau et l'ourlet pour frôler la fente humide de son intimité. Et à ses lippes de murmurer dans un souffle brûlant à son oreille :

- Dommage, j'en ai rien à foutre.

Et en un coup de vent, la rousse est sur le pas de la porte. Ses filets volant autour de sa petite tête en cœur, tandis que la porte lui claque à la figure.

- Et maintenant, laisse-moi dormir Colby, et PLUS un pas dans ma chambre. OU JE TE REMETS EN CAGE. » Explose le Français derrière la planche de bois sombre, laissant sûrement une Ashley rouge pivoine et pantoise.

****

Le journal, cette fois dépourvu de petits trous, représentation absurde et fausse d'un organe ridiculisé sous la forme inversée d'une paire de fesses, pendouille devant ses azures.

Pendant qu'à pas de souris, une minuscule sorcière se fraie un chemin entre la porte du manoir et l'extérieur, se glissant sur le perron. Les pouces du Français plient le papier, libérant ses prunelles pâles. Vraiment ? Alors qu'il lit son journal dans le grand salon ? De plus en plus stupide … Alaric lève les yeux au ciel, soufflant avec force en laissant tomber le journal sur la table basse. Ses longues guibolles s'étirent alors qu'il se redresse tranquillement, tirant sur son pull sombre tout en sortant du salon, mains sur les hanches. Il doit admettre qu'il ne s'attendait même plus à de nouvelles tentatives de fuite de sa part. L'originel avance tranquillement, laissant retomber ses bras le long de son corps avant d'ouvrir la porte. La crinière rousse est parfaitement visible sous les éclats d'étoiles et de demi-lune. Le grand brun roux réfléchit un moment, passant une main sur ses joues rongées par une barbe naissante aux reflets roux.

- Hm …

Il avance sans un bruit. Invisible, se fondant dans l'ombre et les arbres longeant l'allée. Plus silencieux que le silence lui-même. Marche tranquille, puis soudain rapide. En un coup de vent, le grand Gaulois est perché sur la colonne de pierre. Avisant la petite rouquine qui visiblement, se débat pour forcer la serrure des grandes grilles en fer noir.

- … Qu'est-ce que tu fais ? Lâche l'animal d'un ton curieux, surprenant la fuyarde en pleine fraude. Ses petites iris écarquillées croisent les siennes, tandis qu'Alaric hausse un sourcil. Courbé, jambes fléchies et mains encrées dans la pierre. La réponse évasive lui tire un haussement de prunelles dans leurs orbites. Aider Isobelle a faire les courses, vraiment ? Et à Alaric de lâcher d'un ton exaspéré : Ashley, il fait nuit !

La bête gronde, bondissant à terre et surplombant la créature frêle de toute sa hauteur.

- La prochaine fois, fais un effort : Trouve une meilleure excuse.

Et d'un mouvement flegmatique, le brun se penche, chopant la rousse pour la hisser sur son épaule.

- Tu abuses, Colby. Mon article était captivant ... Bien, allons te faire passer l'envie de recommencer.  »

****

Une robe vole à travers la chambre d'amis, allant s'effondrer sur la petite silhouette de la sorcière. A travers les vitres la lumière filtre, entourant Alaric d'un halo lumineux. Un aspect nouveau pour la petite rousse.

«  - Je dois me rendre à une réception ce soir. Elle commence à dix-huit heures. Or, il fait encore jour. J'ai besoin toi. Lâche Alaric en boutonnant sa chemise encore ouverte. Oh, Colby ? Tu m'écoutes ? » Soupire-t-il en fixant Ashley .



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Dernière édition par Alaric G. Rousseau le Jeu 16 Juin - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 16 Nov - 0:41

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Ashley avait à peine eu le temps de réaliser ce qui se passait, de s’inquiéter de ce rire profond et si peu rassurant, que les choses dérapaient. Encore. Ces doigts dans ses boucles de feu, cette froideur descendant le long de sa hanches, ces baisers dans son cou, zone particulièrement sensible… La petite était si déstabilisée, si surprise, qu’elle ne put qu’échapper un petit soupir d’étonnement et de… Enfin. Sa prise se serra contre le torse d’Alaric, alors que la sorcière écarquillait les yeux, son cœur palpitant contre la peau de l’Originel. Lorsque les doigts de pianistes frôlèrent le creux de sa cuisse, lui arrachant un nouveau frisson vif, la guérisseuse, visage en feu, trouva la force de murmurer un :

- À quoi tu joues..?

La barrière de tissus fut franchie. Le bout de femme connaissait la suite logique, pour l’avoir vécu régulièrement. Mais en rêve, nom de Dieu. Jamais en vrai. La rouquine commença soudainement à se tortiller légèrement, tentant d’agripper les poignets de l’Originel, lorsque le souffle de celui-ci vint chatouiller son oreille…. Puis, en moins d’une fraction de seconde, elle était sur le pas de la porte.

Celle-ci lui claquait à la figure, la laissant seule et sidérée dans sa honte et sa rougeur. Sans hésiter plus longtemps, la sorcière monta les escaliers quatre à quatre, en direction de la douche. De l’eau froide. Glacée. Pour chasser tout ça. Voilà ce qu’il lui fallait.

***

C’était la nuit. Le moment de tenter sa chance. Ashley avait déjà essayé, à quelques reprises, de reprendre plus ou moins habilement sa liberté. Mais les chiens de gardes étaient constamment aux aguets. À peine la rousse avait-elle la chance de faire un seul pas à l’extérieur qu’ils la ramenaient sans la moindre douceur, en plus de tout déballer à Alaric le soir venu. Et le bougre connaissait la moindre cachette de la sorcière – sisi, même sous l’évier !

Sa meilleure chance demeurait donc le début de soirée, quand Alaric n’était pas bien réveillé et ne faisait pas attention à elle, se contentant de lire le journal. Les toutous ne prêtaient plus garde à elle, prenant pour acquis que le boss s’en chargeait. Ainsi, armée d’une fidèle épingle à nourrice, la guérisseuse sortit à pas de souris dès qu’elle entendit l’éternel s’assoir au salon. C’était le plan parfait. Digne d’un vilain de film. Bon sang, avec un esprit pareil, elle pourrait dominer le monde.

Sauf que son Nemesis, son Inspecteur Gadget, son Batman, ne la laisserait pas filer aussi facilement. Ainsi, alors même que notre esprit brillant de malice s’entêtait à forcer la serrure à la façon d’un cambrioleur de vieux film des années 2000, la voix du vilain méchant pas beau retentit, lui arrachant un léger cri de surprise et un air de chaton prit en flagrant délit et terrifié à l’idée de se faire éclabousser par un vaporisateur quelconque. Ses prunelles d’onyx rencontrèrent celles de glace pendant un instant, et un sourire parfaitement intelligent et plein de crédibilité étira ses lèvres. Et puis, l’excuse pour un tel comportement était toute trouvée, parfaite et simple.

- Ah. Eum. Je. J’allais aider Isobel à faire des courses.

Ouais mais non, il fait nuit. Brillant esprit de déduction, m’sieur Batman. Il fallait en effet un esprit de votre ingéniosité afin de découvrir une faille aussi subtile. Vraiment, vous m’impressionnez.

Et c’est ainsi que la demoiselle se retrouva une fois de plus sur l’épaule de son ravisseur, tel un sac de patates, hurlant, se tortillant et frappant de toutes ses forces contre le dos de son éternel ennemi. Avouez, le jeu de mots vous a scotché.

***


La robe vola dans la direction d’Ashley, qui se retrouva bêtement piégée sous le tissu, comme une gamine à qui on aurait lancé un manteau sans la prévenir. La rouquine prit délicatement le vêtement afin de l’éloigner, secouant la tête avec force pour remettre en place ses fins filets de feu. Sublime. Son regard se mit aussitôt à pétiller de mille feux. La sorcière n’avait rien de glamour, vraiment, mais cela ne l’empêchait pas d’être sensible à la délicatesse d’un vêtement.

De ce fait, lorsqu’Alaric lui annonça que c’était pour elle, elle cessa immédiatement d’écouter, s’imaginant déjà entrer dans un manoir aussi beau que celui de Vladimir, vêtue ainsi. Cette fois, la réception ne tournerait pas mal. Il n’y aurait, après tout, pas un autre psychopathe aux dents longues tentés de l’emmener avec lui en Enfer, pas vrai ? La sorcière se détourna de son persécuteur, fixant la glace en appuyant la robe sur elle. La couleur était riche et sublime, pure. Un vrai délice pour les yeux qui rendait son envie de princesse à ce bout de femme.

- Oh, Colby ? Tu m'écoutes ?

- Hein ?

La jeune femme se tourna de nouveau vers l’Éternel, sourire gamin aux lèvres. Il devait avoir l’habitude, à force.

- Pour être honnête… Non, pas du tout. Et c’est Ashley. Sa nouvelle lubie du moment, lui rappeler constamment son prénom. Il avait l’habitude de l’appeler par son nom de famille, ce qui lui tombait sur le système. La rouquine avait l’impression qu’il faisait toujours référence à son paternel, dont elle ne voulait pour le moment pas entendre parler. J’ai entendu vaguement que t’aurais besoin de moi. Tu veux bien le répéter ? fit-elle enfin, le ton chantant, un poil arrogant.

Il ne pourrait pas se fâcher et lui faire du mal, après tout, pas s’il avait besoin de son aide. La prisonnière avait aussi entendu le mot « jour », ce qui lui faisait présager le pire. Elle ne connaissait aucun sortilège pouvant lui permettre de braver les rayons du soleil, sinon les fenêtres UV. D’ailleurs, les rayons brillant sur sa peau… C’était une vision rare, et plutôt charmante, pour être honnête.

- Il y a un mot magique, aussi, pour ce genre de choses. ajouta-t-elle finalement, la voix chantante, dodelinant de la tête comme une enfant. Surtout après tout ce que tu m’as fait. Et non, la robe ne suffirait pas.

Quoique. Elle était vraiment magnifique, songea la petite chose en se regardant de nouveau dans la glace.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 16 Nov - 21:31


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ASHLEY & ALARIC
La rousse est complètement à l'ouest. Alaric ferme les boutons de sa chemise, attendant qu'elle daigne enfin réagir. Un soupire et cinq boutons plus tard, la sale gosse sort enfin de sa torpeur. La sorcière est totalement captivée par le bout de tissu entre ses doigts. Une robe crème digne d'un modèle de chez Chanel. Moderne et ajustée pour sa petite silhouette. S'arrêtant aux genoux. Moulante.

Il n'y est pour rien.
Les réceptions sont à mourir d'ennuie, vraiment.
Un peu de distraction visuelle ... Rien de méchant.

« - Hein ? 

Elle relève enfin le menton, tandis qu'Alaric ajuste ses manchettes tout en se dirigeant vers la fenêtre de la chambre d'amis.

- Pour être honnête… Non, pas du tout. Et c’est Ashley. Ose la sale effrontée, s'attirant un regard noir de la part de l'Originel.  J’ai entendu vaguement que t’aurais besoin de moi. Tu veux bien le répéter ?  Ajoute Ashley d'un ton faussement candide gerbant l'arrogance.

La bête gronde doucement, glissant jusqu'à elle en courbant l'échine.

- Il y a un mot magique, aussi, pour ce genre de choses.

Petite garce.
Peste éhontée.
Saleté de poil de carotte à trois sous.
Girouette vibrante.
Sac à patates.


- Ashley … Feule la bête en serrant les mâchoires.

- Surtout après tout ce que tu m’as fait. Et non, la robe ne suffirait pas. 

Ce qu'il lui a fait ? L'éternel penche le menton sur le côté, lippes pincées et sourcils arqués. Il doit vraiment faire la liste ? Il en a fait des choses ... Pour être tout à fait honnête, il en a très certainement oublié la moitié.

- Oh, mais tu m'en vois sincèrement navré, Colby. Susurre le grand brun roux avec sarcasme, se glissant derrière son dos tout en avisant leurs reflets dans le miroir. Penchant sa bouille d'ange pâle et bercée de lumière jusqu'à son oreille avant de cracher : Fais ce que je te dis. Ne m'oblige surtout pas à me répéter.

Ses opales glaciales fixent ses onyx dans le miroir, tandis qu'il murmure dans un souffle.

- A moins que que tu préfères que je te déshabille moi-même ?

Et à en juger par son expression, la réponse est non.

- Rejoins-moi dans le grand salon dès que tu es prête. Et tu ne prends pas tout ton temps. Je déteste être en retard.

****

Journal en main et longues guibolles croisées, le vampire tire sur son poignet pour dégager la montre masquée sous sa manche, avisant les aiguilles, puis levant ses prunelles au plafond.

La petite peste est en train de prendre tout son temps, exactement l'inverse de ce qu'il lui avait demandé.

- … ASHLEEYYY ! Qu'il beugle, bondissant sur ses pieds pour sortir du salon, s'engouffrant jusqu'au hall pour se planter devant les marches. Face à une Ashley à l'air bien trop candide, bien trop innocent pour être sincère.

Alaric soupire longuement, ses épaules se détendant légèrement alors qu'il avise la fine créature à la peau de lait. Son choix est parfait. La crinière de feu légèrement bouclée de la petite captive offre un contraste saisissant avec le tissu de crème de la robe. Qui se confond presque à sa chair diaphane. Le grand brun étudie la brindille longuement, jusqu'à arrêter son regard sur ses petits pieds nus. Le monstre dodeline la tête sur le côté, avançant jusqu'au coin des grandes marche au centre, pour extirper une paire de chaussures aux talons minimes . Il aime bien trop les femmes de petites tailles pour ça.

Et oui, il ne se prive jamais de les regarder sous toutes leurs coutures.

- Tiens, enfile ça. On va attaquer le sort pour me faire sortir d'ici.

Et de lever un indexe en l'air tout en retournant vers les marches, grimpant jusqu'au premier étage.

- La ferme, Colby ! 

Il sait qu'elle va protester, lui dire que c'est impossible. Mais Alaric sait parfaitement que si. Tout en grimpant les marches, l'Originel songe à ce qu'il va faire. Elle va être intenable après ça. Alaric se dirige vers les deux grandes portes face à l'escalier, agrippant les deux poignets pour ouvrir celles-ci et s'écarter.

- Après toi. » Qu'il l'invite, laissant à la petite rousse l'occasion d'observer l'immense bibliothèque.

Murs de gauche entièrement tapissés d'étagères de bois épais et délicats. Certaines vitrées, protégeant certains ouvrages rarissimes et bien trop anciens pour être manipulés. Sur la droite, une cheminée éteinte aux pierres anciennes trône sagement, attendant d'être utilisée. Deux fauteuils de cuire et une table basse siègent devant, sur un tapis presque aussi coûteux que tous les meubles de la pièce. Dans le fond de la pièce, un meuble trône sagement, protégeant un vieux grimoire ouvert. Juste à côté, des marches en colimaçons noires ondulent jusqu'à une minuscule trappe.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Jeu 20 Nov - 3:01

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Ashley s'amusait royalement à embêter Alaric, sachant pertinemment que, cette fois, elle ne craignait rien. Il pourrait bien remettre les sévices à plus tard, certes, mais il y avait fort à parier qu'il ne s'en souviendrait pas. Malgré tout, le regard noir qui lui fut adressé lui arracha un léger frisson. La bête grondait. On avait beau être assurée, cela n'avait rien de sécurisant.  La rouquine fixa l'Originel dans le miroir alors qu'il s'approchait, la dominant de toute sa hauteur. Elle ne s'habituerait jamais à la taille du géant.

- Oh, mais tu m'en vois sincèrement navré, Colby.
- Ashley. corrigea machinalement la jeune femme. Ses prunelles onyx croisèrent celles de glace alors que le torse du vampire frôlait son dos, lui arrachant un frémissement. Elle tenta de demeurer stoïque alors que l'éternel crachait près de son oreille.
- Fais ce que je te dis. Ne m'oblige surtout pas à me répéter. La petite déglutit légèrement, mais soutint le regard du Français, preuve d'une certaine évolution depuis son arrivée au manoir. A moins que tu préfères que je te déshabille moi-même ?

Cette fois, la guérisseuse rougit jusqu'aux oreilles, se dandinant de malaise avant de secouer la tête. Elle avait du mal à s'habituer à la proximité souvent imposée par son bourreau, malgré des songes nocturnes dévergondés qui la harcelaient depuis quelques temps. Il y avait une nuance entre rêve et réalité, une limite que la petite ne se sentait pas prête à franchir. Alaric n'insista néanmoins pas, la sommant de se dépêcher. Erreur, mais elle se garda bien de le lui dire.

Contrairement à sa demande, Ashley prit bien son temps. Déjà, la robe, même si elle était magnifique, n'était clairement pas à sa taille. Elle lui collait à la peau, serrée contre celle-ci, montrant clairement la moindre ligne de ses courbes. Celles-ci étaient mieux dessinées qu'avant, dût à une meilleure alimentation, mais ce n'était pas une raison pour les exposer de la sorte. Qu'allaient penser les invités ? Ils allaient prendre le Français pour un radin, ou alors quelqu'un d'incapable d'acheter une tenue convenable à sa... compagne ? Était-ce le mot ? Enfin. Toujours était-il que la sorcière ne pouvait pas se présenter dans cet état.

Lorsque la rouquine chercha à descendre, estimant qu'elle avait suffisament fait patienter la bête, elle constata un nouveau problème : difficile de se déplacer dans un vêtement aussi serré au niveau des cuisses. Un cri de rage, chose commune désormais, lui fit savoir qu'elle avait bien mesuré le temps d'attente. La captive atteint le bas de l'escalier à temps pour adresser son plus beau sourire au vampire.

- Tu vois bien que tu vas finir par retenir mon prénom. fit-elle simplement.

Il la fixait. Malaise. Elle avait l'impression de n'être rien d'autre qu'un bout de viande se trémoussant sous le regard affamé d'un lion. Rien de spécialement amusant. La jeune femme se tortilla de gêne, tirant sur le tissus de la robe dans le but vain de l'étirer. Alaric finit par détourner le regard, lui offrant une paire de délicates chaussures, aux talons minuscules. La demoiselle cligna des yeux, étonnée qu'il ait si gentiment songé à sa maladresse et lui ait donc évité bien des misères.

- Tiens, enfile ça.
- C'est gentil, merci. C'était comme lorsque l'on élevait un chiot. Il fallait le féliciter lorsqu'il faisait de bonnes actions.
- On va attaquer le sort pour me faire sortir d'ici.

La sorcière ouvrit la bouche pour protester. Elle ne connaissait aucun sort pour lui permettre de braver l'interdit des rayons du soleil.Il ne lui en donna néanmoins pas l'occasion, levant immédiatement l'index dans un geste d'autorité.

- La ferme, Colby !
- Ashley. marmonna-t-elle comme seule réponse, avant de sagement lui emboîter le pas une fois les chaussures aux pieds.

La demoiselle demeura un long moment sidérée lorsque le grand Français ouvrit les portes, à l'étage. Elle n'avait jamais eu accès à cette pièce. Il devait y avoir une bonne raison, non ? Pourtant, il l'invitait à entrer. Clignant lentement les paupières, Ashley finit par acquiescer et entra d'un pas toujours maladroit, ses mouvements entravés par la robe. Elle ne fit que quelques pas dans l'immense bibliothèque, ses prunelles s'écarquillant comme celles d'une fillette face à une licorne crachant des arcs-en-ciel. Sa main minuscule vint se poser contre ses propres lèvres alors que son regard parcourait les nombreuses étagères, se délectant de cette vision de rêve. Voilà à quoi devait ressembler le paradis.

- ...Tu seras négociable à l'idée de me prêter quelques romans..? Les moins précieux, bien sûr, hein, juste pour tuer le temps ! La gamine sautillait sur place, surexcitée. Ne serait-ce que des romans pour ados des années 2010, ça ferait mon bonheur. Elle savait apprécier les grands classiques, bien sûr, mais doutait que l'Originel soit mentalement prêt à lui laisser y accéder. Bien qu'elle doutait aussi qu'il ait acquis des ouvrages plus «populaires». Je serais même prête à les gagner à force d'être tranquille. ajouta-t-elle, tentant de l'amadouer.

La sorcière tournoya ensuite légèrement afin de faire face au maître des lieux, sa chevelure de feu volant autour de son visage. Enfin. Elle tournoya aussi agilement que le vêtement le lui permettait, et manqua surtout de trébucher et de s'étaler de tout son long. Son coeur manqua un battement, alors qu'elle se stabilisait au tout dernier instant.

- ...Tu n'aurais pas, par pur hasard, une robe qui soit à ma taille..? Celle-ci est vraiment trop serrée... finit-elle par souffler, avant d'avancer en direction des fauteuils. Elle se permettait de présumer qu'ils étaient leur cible, vu le vieux grimoire ouvert à proximité. Son regard glissa en silence sur une petite trappe à laquelle un escalier spiralé menait, mais elle choisit sagement de ne poser aucune question à ce sujet. Écoute euh... Je ne connais aucun sortilège qui puisse t'aider. Je présume que tu as un plan ? Elle lui jeta de nouveau un regard. Il avait toujours un truc en tête.

Ashley se remit à observer le décors, sous le choc. Elle devait se contenir de toutes ses forces pour ne pas courir aller parcourir tous ces titres des yeux, ne serait-ce que pour savoir de quoi il en retournait. Il fallait dire que le risque de s'étaler de tout son long à chaque pas aidait. Elle commençait à saisir la technique pour se déplacer : il lui fallait marcher en éloignant aussi peu que possible ses cuisses l'une de l'autre, mais cela faisait balancer ses hanches de façon horriblement gênante. Vivement que le Français lui déniche autre chose !


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Jeu 20 Nov - 13:09


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ASHLEY & ALARIC
La tête de mule insiste encore.

« - Ashley. 

- C'est bien Colby, tu connais ton prénom ! Raille le vampire, d'un ton pourtant dépourvu d'humour et de sympathie. Il reste froid, glacial et distant.

Il n'en a rien à foutre. Et si elle veut jouer à ce jeu-là, Alaric peut le faire lui aussi. C'est facile, vraiment facile. Elle perdra. Le salopard éhonté gagne toujours. Le géant étire ses longues guibolles, se postant près des portes ouvertes pour laisser entrer la rouquine.

- ... Tu seras négociable à l'idée de me prêter quelques romans ...? Les moins précieux, bien sûr, hein, juste pour tuer le temps ! Demande éhontément la sorcière, avant de se transformer en Kangourou roux. Il faudra qu'il trouve l'interrupteur, un jour. Sans la briser en miettes. Ce serait dommage de casser son nouveau jouet, vraiment … Ne serait-ce que des romans pour ados des années 2010, ça ferait mon bonheur. 

Elle semble déjà abasourdie, ne pas réaliser dans un premier temps avant de tourner maladroitement sur elle-même, jusqu'à manquer de s'étaler par terre. Et à Alaric de hausser vivement les sourcils, ses babines se retroussant avec écœurement. Des romans pour ado ? Par tous les dieux, cette sorcière est folle.

-  Je serais même prête à les gagner à force d'être tranquille. Qu'elle lâche aussitôt, sans prendre le temps de gagner son souffle. Ses pauvres poumons doivent déjà manquer d'oxygène, et Alaric presse l'arête de son nez entre son pouce et son index. Exaspéré.


- ...Tu n'aurais pas, par pur hasard, une robe qui soit à ma taille ...? Celle-ci est vraiment trop serrée ... Demande ensuite Ashley, changeant de sujet comme une girouette avant d'aller s'étaler dans l'un des fauteuils.

Mais fait comme chez toi, Colby. Je t'en prie.

- Écoute euh... Je ne connais aucun sortilège qui puisse t'aider. Je présume que tu as un plan ?

Les bras du Vampire retombent contre ses hanches, tandis qu'en un éclair, il apparaît en face d'elle, cul planté dans l'un des fauteuils de cuir.

- Ok, Premièrement : Des romans pour Ado ? Putain, Colby, tu me prends pour qui ? Deuxièmement : Chaque chose en son temps, d'accord ? On doit sortir d'ici avant le couché du soleil : Ou je perds mon client.

… Moment de silence, puis il ajoute d'un ton ennuyé.

- Du coup, je vais devoir le tuer. Ce serait vraiment pas pratique.

Moue blasée. Prunelles éteintes.

Et le tout d'un air si naturel et dénué de sentiment que l'effet en est très certainement plus inquiétant encore. La phrase trouverait sa jumelle en la lexie : Tu me passes le sel ? Non, vraiment, pour l'Originel, ce n'est qu'un bout de bidoche en plus. Mais un client important, un bon client même. Une fois mort, il ne récupérait que la moitié de ses biens et à peine 10% de la somme promise sur leur dernière négociation. Et pire encore : D'autres consommateurs. Un de perdu équivaux à dix de moins en termes commerciaux. Ce qu'il refuse catégoriquement. Chaque détail compte. Attirer les soupçons de ses acquéreurs ne fait pas parti de ses objectifs.

- Troisièmement : On verra pour les livres. Et enfin : Non, pas d'autres robes. Celle-ci te va bien mieux que les tentes que tu portes à longueur de journée. C'est quoi cette manie ? S'offusque le brun roux en fronçant les narines.

Puis de lever ses opales au plafond, avant de se relever pour aller chercher le grimoire. Manuscrit contraint de sa prison de verre, qu'il délivre rapidement à l'aide d'une clef glissée dans sa poche. Inutile de dire que ce livre aura été des plus difficiles à dénicher, et qu'il lui aura fallu des années, et une somme colossale, pour réussir à lui mettre la main dessus. On distingue presque encore les zébrures de brûlures sur les bords de la couverture. Le livre y a échappé de justesse durant la grande inquisition de Salem. Celle-là même ou trois sorcières furent condamnées à brûler vive. Doucement, le Français pose l'ouvrage aux pages jaunies, déjà ouvert à l’intitulé qui les intéresse.

- Tu vois le texte ici ? C'est du latin. Très simple à prononcer. Tu dois canaliser ton pouvoir avec cette formule. Elle est basique, n'est pas faite pour durer et cessera au bout de deux petites heures. Le sortilège complet demande plus d'énergie et plus de pratique. Mais aussi plus de matériel. On a rien de tout ça ici. C'est une situation d'urgence. Précise le Français de son ton professionnel, celui de l'orateur sûr de lui. Il sait ce qu'il fait. C'est à la portée de toutes les sorcières, d'accord ? Tu cites, je bois ton sang, et on file d'ici. 

Silence.
Fixette.

- Y aura des petits fours. »


Le satané damné attend sagement, scrutant la rouquine qui n'a de cesse de se trémousser dans sa robe.
Clignement de paupières.
Il n'en démordra pas.



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Dernière édition par Alaric G. Rousseau le Ven 21 Nov - 23:12, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Ven 21 Nov - 2:30

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Désormais confortablement installée sur un fauteuil de cuir, Ashley attendait les réponses de l'Originel. Celui-ci se retrouva sur la chaise face à elle en un battement de cils. La petite ne réagit pas, commençant à avoir l'habitude de ces déplacements presque instantanés. La jeune femme planta ses prunelles dans les siennes, écoutant sagement ses réponses.

- Ok, Premièrement : Des romans pour Ado ? Putain, Colby, tu me prends pour qui ?
- Ashley. Le jeu ne serait pas aisé, mais la rouquine ne comptait pas démordre de si tôt. Elle pouvait se montrer très patiente. Et puis, sait-on jamais... Je me doute bien que tu vas avoir du mal à me laisser lire tes Edgar Allen Poe ou Victor Hugo, ou encore Racine, voir même... Son regard brilla. Homère..?

La sorcière constata qu'elle venait de dire une bêtise. Normalement, elle n'était pas certaine qu'elle devrait connaître de tels auteurs. La librairie à laquelle la guérisseuse avait travaillé vendait quelques bouquins illégaux aux yeux des nouveaux dirigeants de la ville. Elle fut donc soulagée lorsqu'il changea de sujet.

- Deuxièmement : Chaque chose en son temps, d'accord ? On doit sortir d'ici avant le couché du soleil : Ou je perds mon client. Il eut une petite pause, avant d'ajouter, l'air de rien : Du coup, je vais devoir le tuer. Ce serait vraiment pas pratique.

Un vif frisson parcourut l'échine de la petite, qui déglutit nerveusement et se tortilla sur son siège. Ce n'était pas le type de paroles qu'elle aimait entendre de la bouche de son bourreau, sincèrement. Ça lui rappelait cruellement le manque d'humanité de celui-ci, et son côté... monstrueux. Animal. Une vraie bête, sans la moindre entrave. Elle ne répliqua donc rien, fixant ses genoux.

- Troisièmement : On verra pour les livres. Et enfin ! Non, pas d'autres robes. Celle-ci te va bien mieux que les tentes que tu portes à longueur de journée. C'est quoi cette manie ?
- Mes tentes ? grogna Ashley Les anciens vêtements de ma sœur. On n'a pas tous les moyens de pouvoir se balader en costard à longueur de nuit. fit-elle avec froideur. Et puis, la jeune femme aimait ces vêtements. Moins révélateurs.

Heureusement, l'Éternel plancha sur une autre question, laissant en suspens ce début de querelle qu'il ne voulait vraisemblablement pas se permettre. Par manque de temps, sans nulle doute. Autrement, elle aurait regretté de telles paroles. Ou pas. Quoiqu'il en soit, il était pressé. En même temps, si le Français avait eu la brillante idée de la prévenir quelques jours d'avance...

- Tu vois le texte ici ? C'est du latin. Très simple à prononcer. Tu dois canaliser ton pouvoir avec cette formule. Elle est basique, n'est pas faite pour durer et cessera au bout de deux petites heures. Le sortilège complet demande plus d'énergie et plus de pratique. Mais aussi plus de matériel. On a rien de tout ça ici. C'est une situation d'urgence. Il avait le ton d'un professeur ayant enseigné sa matière pendant des années. C'est à la portée de toute les sorcières, d'accord ? Tu cites, je bois ton sang, et on file d'ici.

Alaric dût sentir l'hésitation de sa captive. Celle-ci craignait plusieurs éléments. Et si elle prononçait mal un mot ? Si le sortilège lui pompait trop d'énergie et la rendait incapable de se rendre à la réception ? S'il se laissait emporter dans la morsure ? si le sang tâchait la robe ? Si elle refusait, à quel point serait-il furieux ? ... Tout compte fait, la demoiselle ne voulait pas de réponse à la dernière question.

- Y aura des petits fours.

Ashley cligna des yeux pendant un instant, stupéfaite d'un tel argument. Il était à court d'idées ? Finalement, la petite eut un rire cristallin, posant une main contre ses lèvres. Ça faisait longtemps. Ça faisait du bien.

- Tu tentes de négocier, Rousseau ? répliqua-t-elle enfin, imitant le timbre de voix menaçant que le vampire avait employé lorsqu'il lui avait adressé des paroles semblables, quelques jours auparavant. Un nouveau sourire, plus doux, vint étirer ses lèvres immédiatement, histoire de calmer la colère qui montait en flèche chez Alaric. Je plaisante. Je vais le faire.

Instinctivement, elle avait levé les bras à la hauteur de sa poitrine, paumes vers l'avant, pour bloquer une quelconque charge. Elle avait parfaitement conscience de l'avoir piqué au vif, ce qui n'était jamais une bonne chose. La rousse tendit les mains vers le vieux grimoire, le soulevant avec la délicatesse et le professionnalisme de quelqu'un connaissant parfaitement la valeur de tels ouvrages et la façon de les manipuler. Elle l'appuya sur ses cuisses afin de pouvoir en parcourir les lignes du regard avec plus de facilité. Elle formula chaque mot dans son esprit, clairement, questionnant sans gêne l'Éternel sur la prononciation de certains termes. Par précaution. Il ne lui en tiendrait probablement pas rigueur.

- C'est parti. murmura enfin la sorcière.

La petite prit une grande inspiration, avant de suivre les instructions d'Alaric et de canaliser sa magie. La jeune femme n'avait jamais prononcé d'incantation. Elle n'avait pas la moindre idée de ce à quoi s'attendre. Sa voix s'éleva avec douceur, les mots de cette langue inconnue semblant étrangement familiers, innés, en lui arrivant en bouche. Son corps lui paraissait léger, sa peau la picotait et son sang semblait pétiller agréablement dans ses veines. Son regard parcourait les mots sans vraiment les voir, comme si la suite de la formule lui venait naturellement.

Même que la fin la frustra. La rouquine avait l'impression d'être coupée en plein élan. Un léger grognement lui échappa, alors qu'elle clignait des yeux pour sortir de la sorte de transe dans laquelle elle s'était plongée sans s'en appercevoir. Elle posa avec douceur le grimoire sur le meuble, avant de se lever pour faire face à l'Originel. Sa magie s'excitait. La guérisseuse la sentait tourbillonner follement en elle, dressant ses cheveux sur sa tête. Même l'ambiance en semblait teinté. Elle devait absolument apprendre à contrôler tout ça.

- Ça semble fonctionner. souffla-t-elle, craignant presque que si elle montait le ton, ce sentiment agréable s'évanouirait. Elle tendit sagement le bras au Français, poignet vers le haut, ses prunelles rencontrant celles de glace. Fais attention à ne pas tâcher la robe, ça te forcerait à me trouver autre chose. ajouta la captive, d'un ton plus plaisantin.

Vraiment, elle se sentait bizarre. Et elle adorait cela.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Lun 24 Nov - 9:53


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ASHLEY & ALARIC
« - Ashley.

Nouvelle incursion niée en bloque par l'enfoiré d'Immortel. La petite rousse refuse de capituler, s'entêtant dans sa nouvelle petite lubie éhontée. Peste bornée et enfantine.

- Et puis, sait-on jamais... Je me doute bien que tu vas avoir du mal à me laisser lire tes Edgar Allen Poe ou Victor Hugo, ou encore Racine, voir même... Ses petites iris s'illuminent comme des boules électriques de sapin de Noël, et Alaric sent venir la bombe.   Homère ...?

Beaucoup de culture, pour une sorcière aussi jeune. Trop, même. Le vampire pince les lèvres, la jaugeant de la tête aux pieds avant de passer à la suite, ignorant superbement sa requête. Mais il n'est pas l’investigateur de cette fourberie concernant la littérature chez les humains, il trouvait même l'idée plus que stupide.  

- Mes tentes ? Qu'elle lâche soudain, l'interrompant sans scrupule. L'Originel songe sérieusement à lui faire passer un séjour dans l'une des cages d'argent de la cave. Les anciens vêtements de ma sœur. On n'a pas tous les moyens de pouvoir se balader en costard à longueur de nuit.

Mais c'est qu'elle mordrait. Puis le silence. Alaric attend sagement, faisant mine de négocier les termes de la soirée avec la jeune sorcière. Pourtant, elle ne doit pas se faire d'illusions : Elle viendra à cette réception quoi qu'il advienne. Elle n'a absolument pas le choix.

- Tu tentes de négocier, Rousseau ?  Lance soudain la rouquine en prenant une drôle de voix. Ton rauque et moue qui se veut visiblement sévère.  L'Originel fixe la fille d'un air blasé, contractant les muscles et se figeant. La plaisanterie ne le fait pas rire. Mais la sorcière lâche un petit gloussement avant de lancer avec un sourire.  Je plaisante. Je vais le faire.

- Parfait. Balance le Français d'un ton froid.

Et voilà, ils y sont. Le moment où Alaric peut s'amuser à étudier les talents de la sorcière. Ses véritables aptitudes. Rares sont ces moment où ils s'entoure de novice en la matière, et l'Originel a toujours pressenti cette petite escarbille exclusive chez Ashley.

- C'est parti. Fait la voix fluette de son invitée forcée, faisant lever les iris pales de l'Originel.

Le dialecte ancien surgit timidement d'entre les lippes fines de Colby, jusqu'à devenir paroles plus confiantes, moins tremblantes. L'Originel patiente, sentant les quelques frémissements d'Ashley. Redressant sa carcasse longiligne, se courbant légèrement sur son fauteuil tout en étudiant attentivement la sorcière. Ses filets roux ondulants sur ses épaules frêles et tressautent légèrement, le cœur de la sylphide bat plus rapidement, tandis qu'un léger picotement fait frémir l'air. Ca marche. Et le tout sans le moindre effort, c'est à peine si la petite créature semble perturbée par le sortilège. Bien au contraire. Et l'idée plaît grandement au Français.

- Ça semble fonctionner. Indique finalement Ashley, un sourire naissant au coin de ses lèvres. Fais attention à ne pas tâcher la robe, ça te forcerait à me trouver autre chose.

Quoi ? Moment de flottement. Le vampire fixe les petits poignets qu'elle lui tend. Avec tant … De naïveté. Le sourcil gauche du connard se hausse, tandis qu'il lâche un rire de gorge. Vraiment ?

- Voyons, Ashley … Soupire le Français d'un ton puant la réprimande. Ses longues pattes agrippent alors le petit poignet fragile, tirant sur la carcasse organique encore pétillante pour la plaquer sur ses genoux. Drôle de rappel à cette derrière … Mésaventure dans sa chambre. Je n'aime pas boire à même de si petites veines … Marmonne le vampire d'un ton rauque, ses doigts venant effleurer la chair tendre de sa nuque pour repousser quelques mèches flamboyantes.  Les prunelles rougies d'Alaric dominent, jusqu'aux veines noircies et funestes, suivies rapidement de deux canines longues et mortellement tranchantes. Les jugulaires sont des veines bien plus intéressantes ...

La bête plonge en douceur, traçant son sillon tranchent le long de l'épiderme qu'il perce rapidement, abreuvant et gorgeant son être du liquide vermeille. Le breuvage de vie de la fille pétille et palpite, réchauffant irrémédiablement son organisme figé. Le Français la sent, cette pointe particulière, presque épicée. Ses serres s'accrochent à la carcasse frémissante et tremblante, tandis qu'un grondement animal s'échappe d'entre les lippes du vampire. L'Originel rompt finalement le contacte, léchant les deux petits trous gorgés de sang. Chair intacte, la morsure n'est plus qu'un lointain souvenir. Et aussitôt, Alaric remet la rouquine sur ses deux pieds, se redressant pour pister la moindre petite trace de sang. Rien. Le Français lèche ses babines, agrippant le poignet de la brindille rousse pour l'extirper de la Bibliothèque. Les portes se ferment derrière elle, tandis que Rousseau scelle les deux battants d'un coup de clef.

- Viens.

L'ordre est bref, sans appel.

Alaric file le long des marches, agrippant sa veste, puis le manteau de la jeune femme. Lui aussi fourni par les soins d'une vendeuse pour s'accorder avec la robe. Le manteau crème traverse la pièce, allant s'écraser sur la rouquine.

- Il va bientôt neiger.

Bien-sûr qu'il sait être Gentleman, mais sa pâle imitation de lui-même était franchement de mauvais goût.

Sale mioche.

L'être immortel se tourne vers la porte, pinçant ses lippes fines tout en approchant sa main de la poignée, à présent gantés dans une étoffe de cuir. Le sortilège est certes réputé efficace, mais il n'en est pas moins inconfortable. La porte s'ouvre alors enfin sur la longue silhouette d'Alaric, le soleil baignant les parcelles d'épidermes libres. Il attend, la crainte d'être brûlé s'insinuant malgré lui jusqu'à sa cervelle. Le sang dans ses veines semble bouillir, réagissant aussitôt au sortilège pour protéger son hôte.

Rien. Si ce n'est qu'une douce chaleur de l'astre. Le vampire retient un soupire de soulagement, se détendant imperceptiblement avant de tourner le menton vers … Ashley. Il n'a même pas pris soin de veiller à ses mouvements, et le vampire avise l'air sur sa bouille de porcelaine.

- Quoi ? J'ai un truc sur la figure ? S'agace Alaric en allant chercher ses clefs, la poussant en dehors du Manoir pour le fermer à clefs. Ouvre la porte du garage, Colby. Balance sèchement l'Originel en la rejoignant, poussant davantage sur la porte jusqu'au plafond. Les bras de cette fille sont bien trop petits. Ferme-la derrière toi et grimpe. »

Alaric grimpe déjà dans l'engin sobre et rutilant, se faufilant derrière le volant pour démarrer la bestiole cylindrée d'un coup de poignet. Avançant tranquillement jusqu'à s'engagner dans l'allée. Et d'attendre que la sorcière le rejoigne. Peut-être qu'il songera finalement à des portes automatiques. Le claquement de la porte et l'odeur sucrée l'avertissent de l'entrée de Colby, tandis qu'il fixe les rangées d'arbres menant jusqu'à la grille du manoir à quelques mètres de l'entre de l'Orignel. Les arbres sont déjà dépourvus de feuilles, qui jonchent le sol en un tapis multicolore. En plein jour, toutes les teintes changent, tout ce qu'il perçoit prend une dimension parallèle et surréaliste. Ses azures souffrent presque immédiatement de l'éclat journalier, et Alaric doit agripper une paire de lunettes de soleil planquées dans la boite à gants devant Ashley pour couvrir ses rétines malmenées. Les vitres ont beau être protégées, le soleil reste l'arme la plus puissante contre son espèce.

C'est sur cette pensée qu'Alaric s'engage sur la route, s'enfonçant dans les profondeurs de Brooklyn.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Mar 25 Nov - 3:28

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Alaric n'avait pas trouvé la plaisanterie drôle, bien au contraire, mais n'avait pas réagit plus que cela. Il avait semblé intéressé alors qu'Ashley récitait l'incantation, mais la petite n'y prêta pas attention. Lorsqu'elle tendit sagement le poignet à l'Immortel, il y eut un moment de silence... surpris. Bon. L'idée ne semblait pas lui plaire.

- Voyons, Ashley …
- C'est Ash.... Oh ! La demoiselle eut un grand sourire candide, qui ne dura pas.

En un clignement de paupières, son poignet se retrouva coincé dans la serre puissante du vampire, qui la tira avec force contre lui. La rouquine finit sur les genoux de l'Éternel, rougissant immédiatement jusqu'au bout des oreilles. Elle devait absolument faire quelque chose au sujet de ces rêves, qui devenaient horriblement gênant, même dans les situations bien réelles. Elle détourna le regard, intimidée.

- Je n'aime pas boire à même de si petites veines … murmura le salaud, le ton... différent. Ne pas y penser.

La jeune femme préféra ne rien ajouter, déglutissant simplement. Elle craignait toujours ces instants. Ces petites secondes où les doigts du maître des lieux frôlaient sa nuque, lui arrachant un frisson, où ses prunelles prenaient une teinte vermeille, puis ébène, où les veines près de ses yeux s'agitaient et que des crocs meurtriers sortaient de ses gencives. La rousse demeura aussi calme que possible. Tout irait bien, cette fois. Il n'était pas fâché.

- Les jugulaires sont des veines bien plus intéressantes ...

Le sang de la guérisseuse bouillonnait furieusement alors que le visage du vampire s'approchait de sa gorge. Elle pinça légèrement les lèvres alors que ses mains venaient agripper le dos su Français... mais tout se passa pour le mieux. Un fin gémissement de douleur, un léger enfoncement de ses propres griffes dans la chaire millénaire, et la partie la plus douloureuse était faite. La sensation était toujours des plus étranges. Néanmoins, si ce n'était un grognement animal, inquiétant, ayant fait vibrer le torse d'Alaric, il n'y eut aucun accroc, et la captive fut bientôt libérée de l'étreinte. Un petit coup de langue contre la plaie - un nouveau frisson - et Ashley était sur ses deux jambes. Pas une goutte de débordée. Rien, nada.

La sorcière laissa tout de même sa magie régénérer le sang perdu, histoire de chasser cette impression d'étourdissement. La serre se referme de nouveau sur son poignet, et la petite est traînée hors de la bibliothèque, devant se tortiller dans la robe pour parvenir à maintenir le rythme du géant. Un dernier regard plein d'espoir est lancé aux étagères pleines de trésors alors que l'Éternel verrouille à clé. Les prunelles d'onyx suivent la trajectoire du trousseau des yeux, dans une promesse silencieuse de les retrouver aussi vite que possible.

- Viens.

Et tu veux que j'aille où, Sherlock ? La demoiselle roule un peu des yeux avant de suivre le vampire, Elle descend les marches avec une lenteur insupportable de son avis de gamine ayant l'habitude de les dévaler quatre à quatre, pour finalement être accueillie par un lourd manteau à la mode, en plein visage.

- Il va bientôt neiger.
- Merci. fit-elle simplement.

Il était toujours agacé. Était-ce la faute de son imitation puérile de plus tôt ? Sale môme orgueilleux. La rouquine enfile le vêtement sans protester, remettant un peu d'ordre dans sa chevelure de feu avant d'approcher de la porte avec le Gaulois. Il a peur. Ô, il ne l'avouera jamais, elle en avait parfaitement conscience, mais l'Éternel était inquiet. Bon, il avait toutes les raisons du monde de l'être. Mais C'était si étrange de le voir dans un tel état...

Il sortit finalement, et rien ne se passa. Le soleil brilla simplement sur sa peau. Sans dommage. La guérisseuse vit les muscles du vampire se détendre, et un petit sourire candide éclaira de nouveau son visage. Ça avait marché.

- Quoi ? J'ai un truc sur la figure ? Ashley secoua la tête comme seule réponse alors qu'elle se faisait doucement pousser à l'extérieur par le brun-roux. Ouvre la porte du garage, Colby. Ashley. Tu y es arrivé, tout à l'heure ! soupira la rousse, avant de se diriger vers la porte du garage pour la hisser. Elle resta bloquée, sans sembler vouloir monter plus haut, jusqu'à ce que le Français lui donne une dernière poussée. C'est certain, avec une trentaine de centimètres de pus, hein, on peut se permettre de faire le malin. La demoiselle marmonna un peu, boudeuse. Ferme-la derrière toi et grimpe.

.... Il plaisantait, pas vrai ? La jeune femme ouvrit la bouche pour protester, mais l'Originel grimpait déjà dans la bagnole - sublime, soit dit en passant. Ses prunelles d'onyx se fixèrent sur le haut de la porte. Et merde. La rouquine se mit à sautiller aussi haut que le vêtement beaucoup trop serré le lui permettait, la langue sortie, ses petits doigts tendus au maximum vers la poignée de cette foutue porte. Ce mec pouvait être débile, quand il s'y mettait, vraiment. La captive dût se résigner à monter sur un petit banc afin de parvenir à l'atteindre pour mieux tirer jusqu'au sol. Après quoi, elle entra dans la voiture en fulminant.

- Je parie que ça t'as fait marrer. grogna-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

Pour ceux ne l'ayant pas deviné, Ashley commençait à être complexée par sa taille à force de traîner près du géant.

Néanmoins, sortir lui faisait du bien, même dans cette robe des plus inconfortable, aussi se détendit-elle rapidement, observant avec ses yeux brillants le tapis de feuilles au sol. Alaric mit rapidement des lunettes de soleil. Il ne devait plus avoir l'habitude de se faire ainsi agresser les yeux. La sorcière lui lança à peine un regard, avant de reporter son attention sur l'extérieur. Elle aimait bien l'automne, bien que sa préférence allait au printemps, au renouveau. Elle ne faisait néanmoins pas plus attention que cela au décors. La demoiselle était surprise que l'immortel technophobe puisse savoir conduire. C'était... étonnant, voilà tout.

Bientôt, le manoir fut en vue. Impossible de le louper. Les propriétaires n'étaient vraisemblablement pas des adeptes de la modestie. Tout, absolument tout, brillait de mille feux. Des lampes avaient même été placées dans les buissons. La rouquine lança un petit bruit d'admiration, un « Woaaah ! » des plus expressifs, se mettant soudainement à sautiller sur son siège. Il n'y avait pas à redire, c'était sublime.

- N'oublie pas d'enlever tes lunettes avant de sortir, ça colle pas et ça fait louche. songea-t-elle tout de même à lancer à l'Originel alors que celui-ci se garait devant la propriété. Dix minutes d'avance. Il ne pourrait pas râler.

La petite demeura sagement en place, attendant que son cavalier vienne lui ouvrir la porte avant de s'agripper à son bras comme la parfaite accompagnatrice. Elle improvisait, vraiment, et espérant que sa démarche ne soit pas trop maladroite. La jeune femme ne parvenait pas à s'empêcher de tout observer avec son habituelle candeur enfantine. Les robes somptueuses, l'architecture ancienne, les fontaines riches, les fleurs si bien entretenues, les hommes qui leur lançaient des regards divers auxquels elle répondait par un simple sourire... LE BUFFET.

Ashley n'était pas un goinfre. À vrai dire, elle mangeait même très peu, par habitude. Mais la présence de nourriture avait toujours eu le don de la faire saliver. Elle était partie de sa prison avec la volonté de bien faire, d'être sage toute la soirée, de prouver à son geôlier qu'elle n'était pas qu'une sale gamine capricieuse et incapable de tenir en place. Qu'elle pouvait gérer la liberté. Néanmoins, le punch au fruit l'attirait comme un aimant, sans compter la myriade de petits plats, de desserts, de petits fours et pleins d'autres aliments divers, variés et colorés. Aussi, dès que son cavalier se retrouva prit dans une conversation des plus emmerdantes, le bout de femme à son bras s'éclipsa. Ni vu ni connu.

La sorcière se retrouva à l'immense table en moins de deux, une assiette remplie d'une bouchée d'absolument tous les plats dans une main, et un verre vide de l'autre. Un homme, d'apparence fort gentille, se trouvait derrière les différents breuvages.

- Que puis-je vous servir, charmante demoiselle ?
- Un truc sans alcool, si possible, et sucré, charmant jeune homme. répondit la rouquine en se prenant joyeusement au jeu, les joues rouges.
- Bien sûr. Vous êtes la compagne de Rousseau ? La guérisseuse hocha simplement la tête, la bouche déjà pleine, ne se questionnant pas sur la raison de l'interrogation. L'homme sourit. Il en a, de la chance.

Nouveau rougissement de la concernée alors que le serveur tournoyant entre les bols, échappant aux prunelles d'onyx quelques instants. Ashley en profita pour dévorer quelques bouchées de plus, retenant avec peine des grognements de satisfaction. Divin. L'homme revint rapidement avec son verre.

- Il y a un peu d'alcool, c'est le moins fort que j'ai trouvé.
- Merci !

Le reste... Était vague. Très, très vague. La sorcière se souvenait avoir trempé ses lèvres dans le verre et avoir trouvé le breuvage délicieux, bien que la texture un peu épaisse, sirupeuse, l'avait surpris. Elle se souvenait avoir reprit un verre, qui cette fois avait une épaisseur normale. Un autre sirupeux. Puis...

Et bien, elle s'était retrouvée à l'extérieur, un homme à chaque bras et la tête aussi stable que dans une montagne russe. Pourtant, la jeune femme se sentait très bien. Ouverte sur le monde, tout ça. La nuit avait tombé, les effets de l'incantation avaient cessés, et pourtant elle flottait toujours sur un petit nuage, incapable de s'arrêter de rire.

- Franchement, tu y es allé fort sur la dose. Je suis pas sûr qu'elle soit d'une quelconque aide.
- Elle avait l'air de bien le tolérer, je sais pas ce qui s'est passé.

Ce qui s'était passé, c'était que le pouvoir de la guérisseuse avait commencé par lutter contre la drogue, avant d'être assommé par l'alcool. Du coup... Attaque massive.

- Hm..? La demoiselle commençait à réaliser qu'elle se faisait davantage traîner que réellement supporter, et elle se mit à se tortiller. J'ai froid, mon manteau est à l'intérieur... Rentrons....
- Et si tu commençais par nous parler de ton cavalier ?
- Alaric..? marmonna la gamine, levant la tête. Ils approchaient d'une forêt. Pas le top pour la robe. Elle serait abîmée, et c'était la rousse qui en paierait le prix. Pourtant, elle éclata d'un grand rire franc, peut-être un peu débile. C'est un grand connard ! Vraiment, il est insupportable ! Vaniteux et tout, je vous jure, et il faut pas défier son autorité, m'sieur devient tout insulté et sait plus quoi répondre ! Elle reprit une voix rauque et un air sévère, réprimant une violente nausée. Tu tente de négocier, Colby ? Et d'éclater de rire, de nouveau.
- Arrête de déconner ! gronda le serveur. Contact froid sur sa peau. Un couteau, brillant à la lumière de la lune. La petite se figea brusquement, terrifiée. Revient sur Terre. La Terre appelle Ashley. Danger.
- Qu'est-ce que...?
- Sois gentille, et il ne t'arrivera rien de fâcheux. Tu dois le connaître, non ? Dis-nous ce que tu sais.

Si ce n'était pas de la petite étincelle de conscience qui parvenait à percer au travers la brume grâce au danger imminent, il y avait fort à parier que la guérisseuse se serait fait pipi dessus. Elle ne parvenait pour le moment qu'à trembler, incapable de piper le moindre mot.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Sam 29 Nov - 17:10


VIVRE AVEC UN VAMPIRE. UNE SORCIÈRE BORNÉE.
«GUIDE DU SELF-CONTROL»


ASHLEY & ALARIC


La rouquine semble fulminer, tandis que l'Originel avise son reflet dans le rétroviseur. Observant la jeune femme sautiller, bras étiré au-dessus de sa caboche et main se tortillant,  ses talons écrasant le tapis de feuilles sous ses petits pieds. Les prunelles du Français luisent un instant, tandis que ses lèvres s'étirent en un sourire narquois. La petite femme parvient finalement agripper la poignée, la faisant glisser jusqu'au sol avant de le rejoindre. Les azures du vampire fixent longuement le goudron noyé de feuilles orangées, tandis que la petite furibonde s'engouffre dans l'habitacle.

«  - Je parie que ça t'as fait marrer. Qu'elle s'offusque en se repliant sur elle même, brindille minuscule dans le cocon de cuir du bolide.

- Techniquement, une sorcière devrait savoir se débrouiller avec ce genre de petits soucis insignifiants, Ironise le grand brun roux en démarrant la voiture.

Simple constatation.

Des kilomètres plus tard dans les entrailles de Brooklyn, à l'opposé de la ville, Alaric observe d'un air indifférent la bâtisse illuminée. Bien au contraire de la sorcière, qui commence déjà à s'agiter sur son siège en poussant quelques exclamations abasourdies.

Woaaah!

La belle affaire.

N'oublie pas d'enlever tes lunettes avant de sortir, ça colle pas et ça fait louche. 

- Merci Watson. Ton gerbant le sarcasme.

Référence tout aussi gonflée d'orgueil, preuve supplémentaire de l'énormité des chevilles du vampire. A peine a-t-il garé l'engin rutilant devant les grandes marches du manoir, qu'un jeune garçon au faciès infecté d'irruptions cutanés se précipite à leur suite, tendant la main. Alaric l'observe ouvrir la porte en retirant ses lunettes et ses gants, retenant un haussement de prunelles jusqu'au plafond d'étoiles, avant de s'extirper de l'habitacle. Il rejoint Ashley en quelques enjambées rapides pour ouvrir sa portière, la laissant se tortiller dans dans sa robe pour mettre un pied à terre. La voiture file déjà à l'arrière de la bâtisse, sous le regard agacé de l'Originel. Il déteste qu'on touche à ses affaires.

- Tiens toi à carreaux, Colby. Prévient le Français en lui lançant un regard perçant, prenant son bras et se dirigeant jusqu'aux marches.

Derrière eux, l’adolescent semble se donner à cœur joie à l'idée de conduire le bolide d'un noir brillant. L'heure d'enfiler le masque de l'hypocrisie sonne, et l'immortel à la barbe finement taillée et aux boucles tombantes lâche un sourire affable.  Les présentations barbantes sont de mise, et la rouquine à son bras commence déjà à s'agiter. Tout en louchant sans discrétion vers la table … Des petits fours. Et en un clin d’œil et une vitesse hallucinante pour ses petites jambes, la sorcière est déjà devant la table.

- Ravissante, votre compagne. Fait une voix un peu trop mielleuse dans son dos, et l'Originel se détourne pour étudier le brun à l'allure dégingandée.

- Preston … Salue Alaric avec un mince sourire, sortant l'une des mains de ses poches pour venir serrer celle que lui tend l'hôte de la maison. Une chance que le sortilège de la petite rouquine réchauffe légèrement son corps.



- Que puis-je vous servir, charmante demoiselle ?

Les esgourdes du vampire captent un morceau de conversation, tandis que ce dernier avise son client. Prunelles visées sur le tas de billets sur pattes, oreilles captivées par le dialogue entre la rousse et l’intrus. Sait-on jamais.

- Comment voulez-vous procéder ? Demande l'homme en agrippant une coupe de champagne au passage.

Un truc sans alcool, si possible, et sucré, charmant jeune homme.

Le vampire retient un nouveau haussement de rétines, adressant un sourire courtois à l'humain.

- Pas ici. Vous vouliez une assurance, une preuve … C'est le but de ma venue. Je ne resterai pas. Vous aurez mes coordonnées, un endroit où me joindre.

L'autre semble surpris, ses paupières papillonnant légèrement jusqu'à ce qu'il accepte l'idée.

- Je vois, la prudence avant tout … Marmonne le client en hochant le menton.

- Bien sûr. Vous êtes la compagne de Rousseau ? Il en a, de la chance.

Tic. Tac.
Le macchabé tique légèrement, serrant les dents tout prenant un verre de champagne à la volée. La liqueur ondule dans son œsophage, met bien moins agréable à digérer que le sang vierge de la sorcière. Le salopard pince ses lippes, soufflant discrètement tout en se concentrant sur son client. Ne pas perdre son affaire.

Ne pas perdre le file de la conversation.


- Il y a un peu d'alcool, c'est le moins fort que j'ai trouvé.
- Merci ! 

Mauvaise idée.

- … Bien, j'attends de vos nouvelles. Je suis certain que pourrez régler mon … Soucis. Pardonnez-moi cette mascarade. Je préfère être ... Prudent, par les temps qui courent.

Alaric lève ses opales vers le brun, étirant ses babines tout en posant une main son épaule. Facilement accessible, et pour cause : Tous ces rats pullulants sont des nains.

- Marché conclut. Ce sera rapide, assure le vampire en lui adressant une tape amicalement gerbante, tournant le menton. Ashley n'est plus là.

Par tous les dieux.
Sale mioche.
Dans quel pétrin est-elle encore en train de le mettre ?

Le Français gronde, souriant à nouveau et s'excusant.

- Ma 'compagne' a encore fait des folies, pardonnez-moi.

L'autre lâche un rire compréhensif, jouant la confidence tout en approuvant.

- J'ai la même à la maison, allez-y mon brave.

Le 'brave' serre les dents, retenant une réplique glaciale pour prendre congé rapidement. Les talons immenses du dents longues tournent,  ses azures scrutant la table. Puis la pièce bondée.

Plus d'Ashley.

La bestiole retient un juron, fendant la foule, esquivant quelques tas de bidoches sur pattes. Des renseignements sur lui réclamés à la première personne vue en sa présence. Aucun doute, ils veulent la fille pour mieux avoir la bête. Il est donc clairement dans son intérêt de retrouver ces énergumènes, et d'apprendre à cette sale petite peste à se tenir en société. Le vampire arrive jusqu'à la porte de sortie, ignorant les chauffeurs tout en sentant l'odeur de la rousse.

- Avez-vous vue la jeune femme qui était avec moi ? Fait-il au premier venu, qui semble hésiter un moment avant de secouer le menton de gauche à droite.

Merde.

La bête doit se concentrer, étendre ses sens et capter les voix qui l'intéressent. Jusqu'à ce qu'il perçoive une bride de conversation, détonant parmi les autres.


- Franchement, tu y es allé fort sur la dose. Je suis pas sûr qu'elle soit d'une quelconque aide.
- Elle avait l'air de bien le tolérer, je sais pas ce qui s'est passé. 

Cette fois, Alaric ne peut retenir le haussement de prunelles avant de dévaler les marches de pierres. Encore la preuve que rien ne se passe jamais comme convenu avec une sorcière comme Colby.

Hm ... ? Cette fois, Alaric reconnait le timbre de la petite humaine.  J'ai froid, mon manteau est à l'intérieur... Rentrons....
- Et si tu commençais par nous parler de ton cavalier ?
Alaric ... ? C'est un grand connard ! Vraiment, il est insupportable ! Vaniteux et tout, je vous jure, et il faut pas défier son autorité, m'sieur devient tout insulté et sait plus quoi répondre !  Bah voyons … Tu tente de négocier, Colby ?

Encore cette imitation absurde. Le vampire retrousse ses babines en une moue écœurée, qui s’accentue davantage lorsqu'elle commence à tressauter d'un rire hystérique. D'un mouvement rapide, le vampire se fond dans l'ombre, étirant ses bras et glissant le long d'un arbre. Perché en hauteur, pile dans l'angle pour aviser la crinière rousse. Ils sont à présent bien loin du manoir.


Arrête de déconner !  S'insurge l'un des types en costume de serveur. Une piètre ruse visiblement. De dos, le vampire ne peut distinguer concrètement la scène. Pourtant, l'éclat brillant d'une lame à la lueur de la demi lune le met en alerte. Un humain parle bien plus facilement lorsque sa vie est en danger.

- Qu'est-ce que...?
- Sois gentille, et il ne t'arrivera rien de fâcheux. Tu dois le connaître, non ? Dis-nous ce que tu sais.

Qu'importe. Ces imbéciles sont déjà morts. La bête fébrile accroche ses pattes au tronc d'arbre. Il est prêt à bondir.

En douceur.

Il n'est plus qu'un ombre, comparse des ténèvres se faufilant jusqu'au pied de du tronc sans un bruit. Invisible aux deux fauteurs de trouble, deux couards trop curieux. Un léger grondement sortant de ses lippes, tandis qu'en un glissement de guibolles longues, le Français rejoint les trois êtres. En un battement de paupières, sa poigne à nouveau glacée est sagement posée sur celle du détenteur de la lame. Surpris, les deux loustiques sursautent, éraflant au passage la nuque d'Ashley. L'odeur ondule dans l'air, mettant l'eau aux papilles du mort. Alaric s'attend à la voir luire comme une ampoule, mais rien. Dons annihilés par l'alcool, ou peut-être même la drogue qu'ils auraient pu glisser dans la liqueur.

- Qu'est-ce que …

- Je vous dérange ? Demande Le brun roux d'un ton faussement amusé. Plantant ses griffes sur le dos de la main du serveur pour lui arracher l'arme blanche.

Les deux imbéciles reculent immédiatement.

La larme tournoie déjà dans la main du vampire, manche empoignée dans sa serre. L'autre bras récupérant une Ashley incapable de tenir sur ses deux jambes. La bestiole fait le compte, une sorcière saoule dans un bras, une lame tranchante à l'autre main. La rousse glisse le long de son membres, s'écroulant tout en tentant de se retenir au tissu de sa manche. Le petit grognement ressemble plus à un râle qu'à des mots, et le vampire plante ses azures dans les iris des deux humains.

- Des questions ? Susurre la sangsue en jouant avec sa lame, alors que les deux autres reculent. Non, vraiment ? Vous aviez l'air tellement impatient d'en savoir davantage sur moi … S'insurge le Français, l'air pourtant blasé. D'un geste sec, il dégage sa main de la poigne faible d'Ashley, léchant ses babines tout en approchant des bouts de viande. Je déteste les curieux, qu'il soupire en fixant sa lame.


Silence.

Son bras s'agite rapidement, jetant le couteau en l'air et l'admirant tandis que la lame tournoie, avant de la rattraper du côté tranchent.

Le premier coup est vif et instinctif. En un battement de cils, la lame se retrouve figée entre les deux yeux du serveur, tandis que l'autre commence à hurler comme une ménagère hystérique. La célérité du vampire l'amène rapidement à extirper la lame du crâne, puis à bondir au dos du dernier survivant. Main plantée sous sa gorge, lèvres contre contre oreilles et dos courbé.

- Chhhhh … Garde ta salive, personne n'entendra rien … Moment de silence, puis il ajoute d'un ton dépité. Sauf elle.

Et part elle, il entend bien sûr Ashley. Mais l'ordure tremble sous sa poigne, son palpitant menaçant d'exploser sa cage thoracique. Fixant la lame qui doucement, se fraie un chemin de son torse à sa nuque, non sans fendre la chair, déchirant la chemise et tâchant le vêtement d'auréoles pourpres. L'autre tremble, supplie et couine comme un petit cochon. Erreur. Il ne fait qu'affoler les sens du monstre. La lame s'enfonce dans sa carotide, glissant dans la masse organique comme dans du beurre. Toujours plus loin, trop loin. L'hémoglobine coule déjà à flot, sous les gémissements de sa victime. Et l'autre rousse peut bien protester, il n'en a rien à foutre. Trop tard. Trop tard pour lui. L'Originel feule, agrippant le lambeau de chair jusqu'à l'arracher, découvrant les muscles de l'homme qui hurle à s'en arracher les poumons.  Le bout d'épiderme vole et s'écrase parmi les feuilles, souillant les mains et le bas des manches d'Alaric. Qui avec force, tire sur les filets bruns de la masse gémissante. Avant de plonger ses longs doigts de pianiste dans la bouche du pleurnicheur.

- Tu sais ce que je fais aux petits curieux ? Demande alors Alaric d'un ton parfaitement calme, faciès aux allures d'ange. Contraste terrible avec la brutalisé de ses actes. Et le sang qui souille déjà sa veste et sa chemise. Il est à nouveau face à la raclure, ses doigts accrochant la langue du pauvre imbécile qui serre les mâchoires. Tentant de mordre un vampire. Futile. Devine, tu chauffes ! 

Le geste sec et rapide, acte impossible pour un humain lambda, arrache immédiatement le bout d'organe de la bouche de la créature. Emportant au passage nerfs, hémoglobine, bouts de membranes, épiglotte et amygdales.

La bestiole recule, laissant le corps inerte du puant à ses pieds.

Presque mort.

Le vampire détourne ses azures, baigné d'hémoglobine, main tenant toujours l'organe dégoulinant sur le tapis de feuilles et mâchoires serrées. Fixées sur la rouquine.

- Va me chercher la pelle dans le coffre de ma voiutre. »



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Dernière édition par Alaric G. Rousseau le Ven 9 Jan - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 4 Jan - 22:14

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Ashley paniquait. Mais ce qui devait arriver arriva finalement. Il était là. Telle une ombre, tel un fauve, le prédateur venait d'entrer en scène, la main posée contre le poignet du serveur. Les prunelles confuses de la sorcière rencontrèrent celles glacées du chasseur. Au travers la brume, elle devinait clairement qu'elle n'aimerait pas la suite des événements. Sous la surprise, son agresseur appuya un peu plus la lame contre sa peau, tranchant légèrement celle-ci avant de brusquement reculer. La demoiselle ne parvint pas à retenir un vif gémissement plaintif, plaquant sa main frêle contre la plaie. Elle tenta de soigner, de souder, de réparer, d'empêcher le sang de s'écouler de la blessure... Mais rien. Pas de guérison miracle, pas de lumière, pas de magie. Simplement une coupure particulièrement douloureuse, et une petite rouquine qui se retrouvait aussi faible qu'une humaine normale.

Lorsque le poids du corps du serveur se retira, repoussé par sa crainte très censée d'Alaric, la demoiselle crût s'écrouler au sol, tant ses jambes étaient molles. Néanmoins, un bras puissant s'enroula à sa taille et la colla contre le géant glacé, lui arrachant un frémissement. Son cœur battait la chamade, et elle savait que le grand connard en avait parfaitement conscience. La jeune femme ne put détourner son regard du couteau que tenait le vampire millénaire, qui s'amusait à le faire tournoyer. Les deux hommes étaient condamnés. Et elle ne pouvait rien faire.

La guérisseuse n'avait plus du tout envie de rire, et ce brouillard sur son esprit lui déplaisait au plus haut point. Cela l'énervait, la terrifiait. Alaric la relâcha soudainement, la laissant glisser le long de sa jambe, comme une larve. Ashley ne put que s'agripper à la manche du Français, tentant mollement d'immobiliser la main armée. Une protestation tenta mollement de franchir ses lèvres, mais ressembla davantage à un grognement suppliant. Rien de très convainquant.

Alaric se dégagea sèchement de sa poigne, arrachant un sursaut nerveux à la sorcière. Celle-ci déglutit en observant la lame tournoyer en l'air, avant qu'il ne la rattrape du côté tranchant. Le reste était facile à deviner. Beaucoup trop facile, d'ailleurs. La jeune femme l'avait déjà vu à l'œuvre. Elle l'avait déjà subit à l'œuvre. Pourtant, ses prunelles d'onyx ne parvinrent pas à se détacher du spectacle macabre, alors que le premier serveur tombait comme une mouche, la vie l'ayant quitté. L'horreur la frappa, et elle fut prise d'un violent haut le cœur. Pourtant, elle savait qu'il avait été le plus chanceux des deux.

- A-arrête... murmura-t-elle, réussissant enfin à détourner le regard.

Elle ne voulait pas voir ce que l'autre allait subir. Le bout de femme tremblait de tous ses membres, et dû s'appuyer solidement - presque complètement - à un arbre afin de parvenir à se redresser. Les bruits de chair organique se faisant massacrer, trancher, transpercer, lui parvinrent clairement, et un vif gémissement plaintif lui échappa. Elle saignait toujours, et il y avait fort à parier que la robe hors de prix dans laquelle elle était coincée était fichue.

La jeune femme leva les yeux, juste à temps pour voir la langue de son deuxième agresseur quitter le reste de la carcasse ensanglantée. Cette fois, un cri incontrôlé lui échappa.

- ARRÊTE !

Son regard paniqué croisa de nouveau les billes glacées. Il était couvert de sang, froid, et son corps semblait briller légèrement sous les rayons de la lune. La parfaite représentation du monstre dans toutes sa splendeur. Lorsqu'il lui ordonna d'aller chercher la pelle, la petite secoua vivement la tête. Elle n'était, de toute façon, pas en état de le faire. Le simple fait de demeurer debout lui demandait un effort considérable, et cette plaie près de sa gorge ne cessait de saigner. Beaucoup trop, d'ailleurs. Cela pouvait devenir dangereux. Néanmoins, cela avait le bon côté de vider un peu l'alcool et la drogue par la même occasion. Pas vrai..?

Ashley papillonna des yeux, avant d'approcher faiblement et de se laisser tomber près du corps. Il respirait toujours. Horriblement faiblement, son sang se déversant en des quantités beaucoup trop importantes, mais il respirait. Pour combien de temps ? La sorcière se convainquit qu'elle pouvait malgré tout le sauver. Erreur. Ce qui ne l'empêcha pas de chercher à poser ses mains sur l'importante plaie à la nuque du serveur. Toujours rien. Un grognement frustré échappa à la petite, alors que les larmes lui montaient aux yeux.

- Non... Non, non, non ! gémit-elle plaintivement.

Ses doigts se fermaient, pour mieux se tendre de toute leur longueur, alors que la demoiselle faisait visiblement de son mieux pour réactiver son pouvoir. Au bout de longues secondes, une fine lueur s'échappa de ses mains, au prix d'un gros effort, mais cela n'avait rien de comparable à d'habitude. Tout au plus, elle parviendrait peut-être à soigner une coupure causée par une feuille de papier... Mais certainement pas une plaie de cette taille.

Il avait cessé de respirer, son coeur ne battait plus et son regard s'était vidé. Le sang de la petite se mêlait à celui de la victime du monstre. Pourtant, elle ne cessait de s'acharner, comme si en soignant toutes les blessures, elle le ramènerait à la vie. Elle dut bientôt se rendre à l'évidence, et son poing s'écrasa de toutes ses maigres forces contre le torse du jeune homme. Elle pleurait, cette fois, le corps secoué de tremblements incontrôlables et de quelques sanglots qu'elle tentait de ravaler, par orgueil.

- T'es vraiment qu'un monstre sans conscience ! parvint-elle à gronder. Bravo, Watson.

La guérisseuse passa ses deux mains dans sa chevelure de feu, pour mieux empoigner sa tête. La plaie à sa gorge lui chauffait et lui piquait horriblement. Elle n'avait pas l'habitude de supporter une blessure très longtemps. Néanmoins, le fait que sa peau commençait à perdre le peu de couleur qu'elle avait prouvait qu'ils avaient peut-être sous-estimer l'importance de l'entaille. Or, la captive était trop sous le choc et trop sous l'emprise de la drogue et de l'alcool pour vraiment sans soucier. Pour le moment, tout ce qu'elle voyait, c'était ces deux corps, ces deux jeunes hommes qu'elle n'avait pas réussi à sauver. Ils l'avaient attaqué et menacé, certes, mais allez donc demander à ce bout de femme bien trop naïf si elle accordait la moindre importance à ce fait.

- D-démerde-toi pour la pelle. Elle passa une main ensanglantée contre son visage, étouffant un nouveau gémissement plaintif. J-j'arrive pas à marcher, et je suis étourdie, de toute façon. dit-elle comme si ce n'était rien de grave et qu'elle ne venait pas de refuser un ordre direct de l'Originel.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Ven 9 Jan - 22:15


VIVRE AVEC UN VAMPIRE. UNE SORCIÈRE BORNÉE.
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ASHLEY & ALARIC


La bête gronde, son ossature effilée étendue au clair de lune. Souillé d'une hémoglobine odorante. Prunelles javellisées plantées sur le corps minuscule de la rouquine, le grand brun roux attend sagement qu'elle daigne se reprendre. Infestée par la drogue, et l'alcool. La gosse se précipite, ondulant au sol et se traînant jusqu'au corps frémissant aux pieds du géant pieds.

Non... Non, non, non ! Répète inlassablement la brindille rousse, tout en baignant ses petites mains d'hémoglobine. La tentative pathétique de réanimer celui qui s'éteint lentement, sentant son énergie couler de sa plaie béante, ne lui tire même pas un sourire. Presque un bâillement de lassitude. La scène horrifique qui lui fait face, son propre fait.

Ses azures méprisantes continuent de scruter la rouquine, tandis que celle-ci se lamente de la mort de ceux qui, un peu plus tôt, étaient à deux doigts d'en finir avec sa propre existence. Ils ne le méritent pas. Pourquoi diable pleurer une mort, et plus encore celle d'ordures misérables ? Le monstre ne comprend pas, l'empathie est un sentiment qui lui échappe totalement. Une notion dérisoire, obsolète. Humaine.

- T'es vraiment qu'un monstre sans conscience ! Hoquette la gosse d'une voix rendue rauque par la fatigue et la douleur.

En guise de réponse, la bestiole penche la tête, ses prunelles luisant bestialement dans la pénombre.

- D-démerde-toi pour la pelle. Qu'elle ose cracher ensuite, avant de couvrir son visage de ses mains souillées. Tâchant et salissant sa bouille pâle de vermeille. J-j'arrive pas à marcher, et je suis étourdie, de toute façon.

Silence. Il étudie longuement la brindille sans rien dire, taisant la rage qui gronde en lui. Paupières un instant closes, puis à nouveau dévoilées. Ce n'est qu'au bout de quelques instants qu'il fait un pas en avant. Puis un autre. Ses longues guibolles fléchissant, apportant son buste à la hauteur d'Ashley.

- Colby.

Derrière l'appel glacial, un simple ordre. Celui de lui faire face. La main froide de l'Originel empoigne le poignet immaculé et fragile, contraste saisissant avec l'hémoglobine séchée à ses paumes. Le contacte est comme une simple caresse glaciale, arrachant un frisson perceptible.

- Ouvre les yeux. Ordonne à nouveau Alaric, d'une voix qui n'autorise aucunne contestation. Serrant légèrement sa prise, l'Originel souffle, glaçant la nuque de la brune. Son hémoglobine envahit ses narines, affolant légèrement la bête en lui. Pourtant rassasié, l'appel du sang titille ses sens. Et c'est avec un tic au coin des lèvres que le monstre impose ses aspirations.

L'être millénaire est comme l'eau qui dort. Patient. Ce n'est que lorsque les cils roux de la sylphide diaphane battent enfin, s'ouvrant, que la magie opère. Visions cauchemardesque. La carcasse de l'homme n'est plus que le reflet de la sorcière. Corps pâle et sans âme à la gorge tranchée. Illusion terrible. Le vampire empêche la rouquine de s'écarter, serrant sa prise sur son poignet.

- Regarde ! Ashley, observe ! Crache Alaric d'un ton grinçant, sa voix rauque s'imposant à ses esgourdes. Plus forte que jamais, raisonnante et puissante. Tu vois, ça ? C'est ce qu'ils auraient fait de toi, si je n'étais pas intervenu. Tu me dois la vie, Colby. Je suis ton unique rempart entre eux, et toi. Regarde-toi bien. Sans vie, plus pâle que la lune.

L'Originel agrippe alors l'autre main de la sorcière, l'obligeant ainsi à lui faire face. Serrant ses fines épaules pour seccouer légèrement la rousse.

- Ta clémence causera ta mort, espèce de tête pioche naïve ! Endurcie-toi ! Qu'il ajoute, d'un ton toujours calme, mais exaspéré.

Et, sans prévenir, de lever son poignet, sortant ses canines et perçant sa chair avant de le lui tendre.

- Bois. Ta plaie est bien trop profonde et la drogue infeste l'odeur de ton sang. S'exaspère à nouveau Alaric, fourrant de force son poignet aux lèvres de la sorcière. L'obligeant à boire, pour penser sa plaie.

- Ne m'agace pas plus que je ne le suis déjà. Continue le Damné en pressant ses veines avant de les retirer, libérant les lippes pleines et rougies d'Ashley.

Tandis que lentement, la plaie de son cou se ferme, et que, petit à petit, l'odeur nauséabonde de la drogue se dissipe.

- Ca prendra encore un moment. Fait-il en se relevant pour s'éloigner, avant de venir agripper l'un des corps, puis l'autre, mettant chaque carcasse sur l'une de ses épaules larges. Lève-toi. Garde l'air naturel. L’œil des humains est aisée à tromper. » Indique Alaric, concentrant son pouvoir pour conserver une illusion parfaite.

Et de se diriger hors de la forêt, là où la fête bat son plein.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Sam 10 Jan - 21:23

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
- Colby.
- Ashley.

Il était parfois captivant de voir à quel point l'être humain parvenait à garder certains réflexes inutiles, même en état de choc. Ashley s'était contenté de fixer les jambes d'Alaric alors que celui-ci approchait lentement d'elle. Lorsqu'il s'accroupit, elle eut le réflexe immédiat de serrer les yeux de toutes ses forces. Un contact visuel ne pouvait vouloir dire que deux choses avec lui : indifférence ou hypnose. Rien d'attirant, rien qu'elle ne voulait subir pour le moment, et surtout rien qu'elle le laisserait docilement faire. Lorsque la main de l'Originel, si glaciale, s'enroula autour de son poignet telle une serre, la demoiselle sent sa propre peau frissonner. Contraste de température.

- Ouvre les yeux. Crève.

Sa magie était KO. Pourtant, elle avait clairement sentit l'atmosphère changer. Il avait usé de son don d'illusions, et la petite ne souhaitait pas vraiment voir quelle idée tordue avait traversé l'esprit de ce psychopathe. Aussi, la rouquine garda les paupières closes. Longtemps. De longues minutes. Elle commit ensuite l'erreur de sous-estimer la patience d'Alaric, ouvrant lentement la paupière en pensant qu'il avait simplement laissez tomber.

Une hurlement mourut dans sa gorge fragile, alors que ses prunelles se posaient sur son propre cadavre. C'est une illusion. N'y fait pas attention. Tu es vivante, tu respire, tu ne risque plus rien. Il a besoin de toi, il ne te fera pas de mal. Mouais. Elle se permettait d'en douter. Instinctivement, la rousse tira sur son poignet, tentant de se dégager de la prise de l'Originel, de fuir cette vision d'horreur qui la suivrait jusque dans ses cauchemars... Néanmoins, la prise de l'Éternel ne fit que se raffermir, arrachant une légère plainte à la captive.

- Regarde ! Ashley, observe ! Tu vois, ça ? C'est ce qu'ils auraient fait de toi, si je n'étais pas intervenu. Tu me dois la vie, Colby. Je suis ton unique rempart entre eux, et toi. Regarde-toi bien. Sans vie, plus pâle que la lune.
- A-arrête ça...

Ton seul rempart. Tu me dois la vie. Il avait un certain culot. Rien de tout cela ne pèserait sur ses épaules s'il ne l'avait pas tout d'abord enlevé, comme un sale... monstre. Avec cette brume, elle ne parvenait pas à trouver d'autre terme. Néanmoins, le Français avait raison sur un point. La demoiselle ne serait plus jamais en sécurité, désormais, et, aussi paradoxal que cela pouvait paraître... Il était à la fois son bourreau et son seul protecteur. Ashley refusa néanmoins l'ordre, détournant la tête en se mordant la lèvre.

Malgré tout… Lorsqu’il lui serra les épaules, la jeune femme ne lutta pas. Au contraire, ses petites mains vinrent s’agripper à sa chemise, comme pour chercher un certain réconfort. L’Originel savait se montrer terrifiant, mais, pour le coup… Elle savait qu’il n’aurait pas pu se contenter de les faire fuir. Ils auraient tout déballé, et il aurait été dans de sales draps. Pas qu’il ne le méritait pas amplement, hein, mais… La sorcière comprenait le raisonnement.

- Ta clémence causera ta mort, espèce de tête de pioche naïve ! Endurcie-toi !

…. C’était… de l’inquiétude ? … Non. Pas venant de lui. Ou tout du moins, si c’en était réellement, ce n’était que parce qu’elle était son jouet. Cela n’avait visiblement absolument rien à voir avec « Ashley ». Juste avec « ce qui m’appartient ». Elle détestait cette vision des choses… Mais cette note d’inquiétude, peu importe sa provenance, lui fit du bien, et la jeune femme acquiesça lentement. Ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait dire quelque chose de semblable… Et ce ne serait pas la dernière.

Soudainement, le damné leva son propre poignet vers ses lèvres, et Ashley sentit clairement une étincelle s’allumer dans ses prunelles d’onyx. Elle pourrait presque sautiller sur place, la drogue agissant toujours, mais la rouquine tenta plutôt de reculer. Elle se savait accro. La sorcière avait du mal à passer plus de vingt-quatre heures sans boire un peu de cette liqueur vermeille coulant dans les veines de son bourreau. Pourtant, à chaque fois, la petite cherchait à lutter. À guérir. Sans grand succès.

- Bois. Ta plaie est bien trop profonde et la drogue infeste l'odeur de ton sang.

La guérisseuse savait parfaitement qu’il avait raison. Elle sentait ses forces la quitter à un rythme affolant, et n’en avait pas l’habitude. Néanmoins, le poignet se plaqua sèchement sur ses lèvres, la forçant à boire, et l’espèce de bête en elle ne résista pas d’avantage. Ses paupières se fermèrent, avant qu’elle ne s’abreuve avec une certaine envie, un léger frisson secouant son échine.

- Ne m'agace pas plus que je ne le suis déjà.

Un simple grognement lui répondit. Lorsqu’il retira la source de sang, la demoiselle donna un coup de langue pour récolter les dernières gouttes avant que la plaie ne se referme. Une bête, vraiment. Elle détestait être dans cet état, et savait que lui s’en amusait. La petite détourna la tête pour ne pas avoir à rencontre son regard glacé, mais, déjà, elle se sentait mieux. La brume se levait de sur son esprit et la plaie se refermait rapidement. Bientôt, son pouvoir s’activa de nouveau et se chargea du reste, lui arrachant un léger soupire de soulagement.

- Ça prendra encore un moment.
- [color=plum]Ça va… J’ai retrouvé mes… capacités.

Un hochement de tête de la part du connard, et il se releva, se dirigeant vers son œuvre. La jeune femme frissonna, détournant le regard avant de se relever. Sa robe était fichue. Tâchée de sang, déchirée. Néanmoins, il devenait, de ce fait, plus facile de s’y mouvoir. Enfin une bonne nouvelle. La sorcière resta un instant immobile pendant qu’Alaric hissait les deux carcasses sur ses épaules comme si de rien n’était.

- Garde l’air naturel. L’œil des humains est aisé à tromper.

Il allait donc user de ses illusions pour les tirer de ce mauvais pas… La rousse pinça les lèvres, avant d’emboiter le pas au vampire. Ses prunelles onyx évitaient de se poser sur les serveurs, à tel point que la petite finit par simplement fixer ses pieds, comme s’ils étaient devenus très intéressants. Personne ne les remarqua. Ils passèrent même sous le nez de quelques-uns, qui se contentèrent de les saluer en leur souhaitant une bonne nuit, et en remerciant l’entrepreneur d’être passé. Mission accomplie, si l’on pouvait le dire ainsi.

Les corps furent posés dans la valise. La demoiselle refusa d’assister au spectacle et alla simplement s’installer à l’avant de la voiture, reprenant lentement du poil de la bête. Cela n’empêchait pas ses mains de trembler comme des feuilles. Comment tout ça avait-il put en arriver là ?

À son arrivée, Ashley savait qu’elle était vraiment dans un sale pétrin. Mais pas à ce point…

***

Ashley n’avait pas réussit à lutter lorsque le géant l’avait trainé de force hors du manoir de Vladimir, au bal des vampires. Certains leur avaient lancé un regard, profondément désintéressés, mais la petite n’était pas parvenue à trouver celui de son père. Il avait filé. Impossible de savoir pourquoi, comment, quand… Mais il l’avait fait, sans chercher à la protéger.

La sorcière ne s’en était pas inquiété plus que cela, et avait choisi de sagement suivre le méchant pas très beau. Elle était grimpée avec lui et sa cavalière dans une voiture de luxe, consciente de ne pas pouvoir fuir, cette fois. Sage, la rouquine n’avait pas dit un mot. À croire qu’elle aurait été une prisonnière docile et obéissante. …. Ah ah.

En arrivant au manoir, les prunelles de la jeune femme se mirent à pétiller. C’était… Magnifique. Riche. Tellement différent de ce qu’elle avait l’habitude, dans le taudis familial… Elle n’attendit même pas que le vampire vienne lui ouvrir la porte pour se ruer à l’intérieur, captivée par toute cette richesse. La rousse sautillait presque sur place, malgré l’épuisement causé par le combat. Avait-elle seulement conscience de la situation dans laquelle elle se trouvait ? Oui. Enfin, à moitié. Pour tout dire, la guérisseuse était convaincue que son paternel viendrait la sauver d’ici quelques heures, tout au plus le lendemain. De ce fait, elle ne s’inquiétait pas, pour le moment. Grave erreur.

Elle se tourna soudainement vers l’homme, plantant ses prunelles désormais bien plus calmes qu’au bal dans les siennes. Les pans de sa robes suivirent le mouvement, tournoyant autour de sa fine silhouette.

- Au final, vous ne m’avez jamais répondu. Qui êtes-vous ? Et elle, de tendre la main, comme si faire les présentations devaient être sa plus grande priorité pour le moment. Je suis Ashley. Un nom qu’il allait retenir facilement, puisqu’il serait forcé de le hurler à maintes reprises… Qui était le plus à plaindre ?

Ses prunelles onyx glissèrent sur l’horloge affichée à la cuisine – qui faisait à elle seule la taille de l’appartement de la sorcière – et celle-ci ne put que frissonner. Il était déjà tard. Elle était morte de fatigue. Et, surtout, elle avait besoin d’une douche. Trop de sang.

- Je vais pouvoir emprunter votre douche ? Comme s’il n’en avait qu’une, dans un endroit pareil. Il y eut un petit silence gêné. Je risque d’avoir besoin d’aide pour défaire le corset de la robe… Ses prunelles onyx glissèrent sur la cavalière blonde, à laquelle un petit sourire timide fut adressé.

Vraiment, on aurait pu croire qu’elle n’était qu’une invitée banale. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans l’esprit de la demoiselle ? Une trop grande dose d’espoir et de confiance. Son père était un héros. Il la sortirait de là en moins de deux. Elle devait simplement lui faire confiance.

Et, jusque là… Profiter du luxe. Ashley n’y avait jamais eu droit, auparavant, et le vampire le découvrirait très vite lorsqu’il constaterait que son corps était un peu trop maigre pour être en santé. Sous-alimentation, très bon signe pour la caste sociale. Sans oublier l’émerveillement constant de la demoiselle pour absolument tout ce qui l’entourait dans ce manoir…


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Lun 12 Jan - 16:30


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ASHLEY & ALARIC
Un carnage. La soirée prévue, promesses de festivités simples et hâtives, avait tournée au massacre. Et, malgré lui, en observant du coin de l'oeil la rouquine qui avance en fixant ses pieds, Alaric ne peut s'empêcher de se remémorer son arrivée au manoir. Ashley, à son grand agacement, a toujours fait preuve de naïveté. Une naïveté qui, ce soir, est ébranlée dans la peur et le sang.

Bien loin de ses premières réactions, et de l'enthousiasme dérangeant dont elle avait preuve en entrant dans l'entre du diable.

****

En chemin, personne n'avait osé rompre le silence froidement instauré par Alaric. Pas même sa louve, qui du coin de l’œil, jette plusieurs regards courroucés à son patron. Mais, c'est doigts serrés sur le volant et mine stoïque qu'il regagne la demeure, après le carnage du bal de Skender. Le silence de Colby de dure pas longtemps, c'est rapidement qu'elle sort de son mutisme, en pénétrant dans le manoir de Rousseau.

«  - Au final, vous ne m’avez jamais répondu. Qui êtes-vous ? Qu'elle s'exclame d'un ton candide avant de lui tendre la main. Les prunelles du monstre scrutent la petite patte diaphane, tendue vers lui. Regard dubitatif, moue aux lèvres fines et pincées. Le géant se contente de garder le silence et le dos droit. Je suis Ashley. Se présente-t-elle, sourire aux lèvres.

Nie-t-elle le fait d'être à présent captive, ou pense-t-elle user d'une quelconque ruse en agissant ainsi ?

Ses mains encore imprégnées d'hémoglobine pendent le long de son buste, et d'un coup d’œil,le trafiquant ordonne silencieusement à la louve de prendre congé. Qu'elle apprécie ou non les méthodes, la blonde n'a pas son mot à dire.

- Je vais pouvoir emprunter votre douche ?  Demande la rousse, tirant un haussement de sourcils à l'Originel.  Je risque d’avoir besoin d’aide pour défaire le corset de la robe… 

Haussement de sourcils plus ponctué, la gamine adresse un coup d’œil à la blonde, qui tourne finalement les talons. Laissant seuls les deux êtres que tout oppose. Ce n'est que lorsque la porte claque, qu'Alaric adresse un sourire mauvais à la petite sorcière.

- A quoi t'attendais-tu ? Ironise la sale bête en scrutant la rouquine, ses prunelles brillantes de malice tandis qu'il approche. Penchant sa longue silhouette pour arriver à sa hauteur. Alaric Rousseau. Sussure l'Originel en pourléchant ses lèvres fines. Si ce nom ne te dit rien … Tu apprendras très vite à le connaître. Assure-t-il en se redressant pour mieux observer la jeune femme. Une robe proéminente, dont la certaine délicatesse se voit réduite à néant par les déchirures et les tâches vermeilles. Une parure coûteuse, mais bien trop encombrante.

Le vampire plonge ses pattes longues dans ses poches, lâchant avec dédains :

- Je déteste cette robe.

Si cette sale gosse pensait pouvoir vivre ici à ses aises dans la joie et la bonne humeur, le monstre va se faire un plaisir de réduire ses espoirs à néant. Néanmoins, il a besoin d'elle vivante. Il sait à présent que le père est dans le secteur, le rechercher par lui-même est possible. En vérité, la bête éprouve une certaine satisfaction à l'idée de cette nouvelle distraction.

- Ce serait un plaisir de te l'arracher, qu'il rétorque ensuite en tournant les talons pour se diriger vers les marches au centre du Hall. Sans l'attendre, et tout en retirant sa veste. Ne tente pas de partir d'ici. » Avertit Alaric d'un ton nonchalant tout en déboutonnant les manchettes de sa chemise tâchée.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 1 Fév - 18:14

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Froid. Ce fut le premier mot à traverser l'esprit d'Ashley, face aux réactions du géant. Il l'observait avec dédain et calcul, comme s'il tentait de voir au travers un jeu inexistant. Non non, m'sieur, elle était bel et bien assez naïve pour croire que tout se passerait bien. Que son père viendrait la chercher sans faillir, que cette histoire se terminerait rapidement et que, d'ici là, elle pourrait profiter de la richesse des lieux. Que cet homme n'était pas aussi horrible que ce que son corps couvert de sang pouvait le laisser supposer.

Lorsqu'il s'avança, la petite ne put s'empêcher de reculer. La blonde était partie. Il y avait donc fort à parier qu'elle ne l'aiderait pas à retirer sa robe. De plus, cet homme était drôlement menaçant, et la rouquine avait eu dans l'espoir que sa cavalière ait put servir de mur entre eux deux. Désormais, il n'y avait rien entre le sourire mauvais du vampire et la rousse frissonnante. Il se pencha vers elle, et la jeune femme courba légèrement le dos vers l'arrière, comme pour maintenir équitablement cette distance entre leurs corps. Il était toujours couvert de sang. Lui aussi aurait besoin d'une bonne douche.

à quoi elle s'attendait ? À rentrer chez-elle sans encombre. Peut-être rentrer avec son père. Mais certainement pas à se faire enlever par un psychopathe aux dents longues cherchait à faire chanter son père pour une raison obscure. De même, elle ne s'attendait pas à finir dans un manoir. Quant à ses attentes en passant les portes... Et bien, rendre le séjour agréable ? Elle pouvait faire sa sale petite peste... Mais la sorcière doutait qu'une telle attitude plaise au maître des lieux. Elle garda néanmoins le silence, attendant sagement qu'il recule.

- Je déteste cette robe.

La demoiselle demeura un instant silencieuse, interdite. Bon, soit, il ne l'appréciait pas. Un doux sourire vint se dessiner sur son visage, comme si les paroles ne l'avaient pas atteinte.

- Heureusement qu'elle n'était pas destinée à vous plaire, dans ce cas...

La phrase ne se voulait pas arrogante, et le ton était doux. Néanmoins, n'importe qui aurait pu prendre ces paroles pour une attaque presque directe envers son nouveau bourreau. Sauf elle. C'était Ashley, que voulez-vous. L'attaque du vampire témoignait du fait qu'il ne souhaitait pas de rapports neutres, voir joviaux. Bien. Qu'il en soit ainsi, de son côté. Elle ne comptait pas devenir agressive pour autant.

- Ce serait un plaisir de te l'arracher.
- Je ne vous demanderais jamais cela. Je pensais plutôt demander l'aide de votre cavalière...

Elle lui emboîta le pas, papillonnant légèrement des yeux pour éviter que ses prunelles ne se ferment lourdement. Ashley était épuisée et n'attendait que le moment où elle pourrait se glisser dans le monde des rêves. Elle l'observait, alors qu'il commençait à se déshabiller sans gêne. La rougeur lui monta aux joues, et un petit toussotement lui échappa. La sorcière rappelait ainsi, maladroitement, sa présence.

- Vous ne m'avez toujours pas indiqué la direction de la salle de bain, monsieur...Elle marqua une petite pause, hésitante. Ni l'endroit où je dormirai... Aurait-elle sa propre chambre, juste à elle ?

La petite trébucha soudainement dans un pan déchiré de sa robe, qui trainait lamentablement au sol suite aux agressions de la soirée. Elle manqua de s'étaler de tout son long de très peu, mais un réflexe d'une rapidité impressionnante la fit se raccrocher à un meuble, et elle parvint à conserver son équilibre. La demoiselle fixa sa main avec un air hébété et profondément surpris. Habituellement, elle se serait lamentablement étalée au sol.

Ce n'est qu'à cet instant qu'elle s'aperçut vraiment que ses sens continuaient de bouillonner. Au départ, la rouquine avait simplement crû à un effet de l'adrénaline. Visiblement, c'était un peu plus que cela, peut-être en lien avec le sang de l'Originel.

- ... Dites.... Votre sang fera quoi, dans mon organisme..? Je me sens un peu... bizarre.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Jeu 5 Fév - 13:40


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« - Je ne vous demanderais jamais cela. Je pensais plutôt demander l'aide de votre cavalière...

Qu'elle est mignonne.

Le brun roux grimpe les marches, tirant ses boutons de manchette infestés de croûtes sanglantes. Tout comme sous ses ongles, et partout sur sa chemise. Le géant est une masse d'hémoglobine, ses joues mouchetées de tâches vermeilles contrastant avec ses prunelles pâles. Ses doigts glissent rapidement sur les boutons de sa chemise, inutile de rester dans cet état. Ses sens, eux, sont en alerte tandis qu'il sent la soif aspirer l'énergie de ses veines à sec. Un raclement de gorge l'oblige à se tourner paresseusement vers la petite captive. Mains figées sur les boutons de sa chemise.

- Oui ? La demande est froide, agacée. Il ne se prive pas de lui faire comprendre qu'elle l'indispose complètement. Connard éhonté qu'il est. Elle prend bien trop ses aises, et il doit corriger ça.

Vous ne m'avez toujours pas indiqué la direction de la salle de bain, monsieur... Haussement de sourcils.  Ni l'endroit où je dormirai... 

La gamine balbutie, les joues presque écarlates. Elle commence déjà à lui chauffer le système, mais il a besoin d'elle vivante. Et la rousse lui offre une belle démonstration de maladresse, en glissant sur l'un des pans de sa robe déchirée pour s'étaler de tout son long. Ses petites mains diaphanes agrippent le bord d'un meuble de justesse, un réflexe banal qui semble la surprendre. Est-elle si maladroite ?

- ... Dites.... Votre sang fera quoi, dans mon organisme..? Je me sens un peu... bizarre.  … Qu'elle balbutie, tout en fixant la bestiole narquoise.

Le brun roux lève les yeux au plafond, laissant ses pattes retomber le long de ses hanches.

- Tu as bu le sang d'un être ... Très vieux. Commence Alaric, avant d'approcher. … Je crois qu'on ne se comprend pas très bien, Colby. Qu'il susurre, glissant vers elle d'un pas de félin. Dos légèrement courbé, obligeant la rousse à plier l'échine à l'opposé de son buste, une nouvelle fois. Ai-je l'air d'un maître d’hôtel ? Demande-t-il de manière rhétorique.

Forçant ses pieds à glisser en arrière, obligeant la petite à reculer vers le mur.

- Tu es captive ici. Gronde le vampire, levant une main pâle pour enrouler sa crinière rousse autour de ses doigts, tirant et l'obligeant à pencher le cou. Glissant sa main libre aux doigts glacés le long de sa nuque dégagée. Est-ce que tu comprends ce que cela signifie, Colby ? » Marmonne le vampire en dévoilant son vrai visage.

Le démon aux traits d'ange dévoile ses crocs, tirant davantage sur sa crinière flamboyante et plongeant ses canines dans la chair tendre.

---

Présent.
Un bâillement immense, et la crinière ébouriffée au dessus de sa tête ondule jusqu'à retomber devant ses yeux de glace. Le soir. Les réveils. Ca n'a jamais été sa … Coupe. Le monstre à la bouille endormie fait claquer ses dents blanches, étirant sa longue carcasse et s'attardant sur le plafond. Des particules de poussière dansent dans l'air, encore chaudes et gorgées du soleil dont il est privé depuis des siècles. Un grognement est gerbé de sa gorge, et le monstre endormi redresse sa carcasse longiligne est dénudée. Balançant les draps blancs et posant les pieds à terre.

Il a faim.

La bestiole retrousse ses lèvres fines en une grimace, avant de s'extirper de son lit pour filer hors de la chambre. Il n'a pas oublié la présence constante d'Ashley dans les parages, mais s'en contrefout complètement.

Ses crocs le démangent.

L'une de ses pattes vient gratter sa nuque, alors qu'il descend d'un pas lourd les immenses marches pour se rendre jusqu'à la cuisine.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Dim 8 Fév - 2:23

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Il semblait profondément agacé. Oups. En même temps, quand on enlève quelqu’un, on doit être prêt à en assumer les conséquences, pas vrai ? Ashley voulait bien faire de son mieux pour ne pas poser trop de problèmes pendant les quelques jours de son séjour, mais il allait devoir y mettre un peu du siens… Genre lui dire où elle avait le droit de dormir. Néanmoins, même ça, ce semblait être trop aux yeux du vampire, vu le regard qu’il lui jeta. Un vif frisson parcouru l’échine de la demoiselle, qui manqua de peu de s’étaler de tout son long… Événement qui semblait décourager l’être millénaire.

-  Tu as bu le sang d'un être ... Très vieux. No shit Sherlock. Ce n’était pas spécialement la question. Il était idiot ? L’homme s’approcha lentement, et la demoiselle recula de nouveau d’un pas, sans plus. … Je crois qu'on ne se comprend pas très bien, Colby. Sussure-t-il. La jeune femme continue de reculer, bientôt contrainte de courbée le dos lorsqu’il se pencha vers elle. Ai-je l'air d'un maître d’hôtel ?

La sorcière secoue lentement la tête, cherchant dans sa caboche le moment où elle avait pu sous-entendre une pareille chose. Elle lui avait simplement demandé la direction des toilettes, et l’endroit où elle pourrait dormir. Le brun préférait-il qu’elle fasse pipi dans un coin et dorme au pied de sa porte ? Vous le devinerez, ce serait le récit d’une autre aventure… La démon l’obligea soudainement à revenir à elle, la collant contre un mur.

- Tu es captive ici. Sa voix n’était plus qu’un grondement, alors qu’il enroulait une mèche de sa chevelure autour de l’un de ses longs doigts. Elle l’avait pigé, ça. N’y avait-il pas moyen que cela se passe tout de même relativement doucement ?  Est-ce que tu comprends ce que cela signifie, Colby ? Visiblement, non.

Les crocs sortirent, et la guérisseuse compris qu’ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Un gémissement plaintif lui échappa lorsque les traits vampiriques du monstre prirent le dessus, et la rouquine se tortilla vivement dans l’espoir de s’échapper. Sans succès, comme toutes les fois qui allaient suivre…

***

Ashley détestait les débuts de soirée. Déjà, parce qu’elle réalisait à chaque fois à quel point elle commençait à calquer ses habitudes de sommeil sur celles du démon. Elle ne voyait presque plus la lumière du jour, tout simplement parce que le manoir était encore plus ennuyant vide que lorsqu’Alaric était éveillé. Au moins, elle pouvait se permettre d’embêter le vampire. Certes, il se débrouillait la plupart du temps pour lui faire regretter, mais… Ça passait déjà plus le temps que de restée allongée sur le canapé à attendre que le temps passe. Or, les vampires étaient plutôt du genre nocturne. Du coup, le système de la rousse s’était peu à peu adapter à vivre de nuit. Et elle n’appréciait pas particulièrement.

En plus, souvent, elle avait droit à toutes sortes de surprises. Alaric, en s’éveillant, n’était pas un Originel. C’était un zombie. Purement et simplement. Il arrivait même qu’il oublie de mettre un pantalon, même un slip. Sans compter qu’il pouvait être d’humeur bougonne. Néanmoins, là, la gamine avait une idée en tête et ne comptait pas en démordre. Elle voulait profiter de la faiblesse du monstre à son réveil.

La petite se débrouilla donc pour ne pas être bien loin lorsque le fossile s’extirpa de son antre. Premier problème : tenue d’Adam. La jeune femme lâcha un cri étranglé de surprise et de gêne, ses joues se colorant immédiatement de rouge alors que ses petites mains venaient cacher ses yeux.

- Alaric ! fit-elle en grognant, exaspérée. Pour sa part, sa chevelure était encore humide de la douche qu’elle prenait maintenant soigneusement à chaque réveil… Pour une autre raison qui faisait qu’elle n’aimait pas s’éveiller en soirée. Les rêves étaient plus communs lorsque la sorcière s’endormait en plein jour.  Tu pourrais faire gaffe, un peu.

Un soupir lui échappa, et elle se tourna dos à lui, allant trouver un drap dans un placard pour mieux lui jeter à la figure. Couvre-toi, l’exhibisionniste. Elle garda les yeux fermés, pour éviter de confronter la nudité du maître des lieux, avant de se risquer sur le terrain qu’elle avait choisi d’explorer en cette soirée. Profitons de l’état zombie pour extirper quelques privilèges.

- Dis, Lalaaaa. commença-t-elle, le ton chantant, les yeux toujours couverts. Oui. OUI. Lala. Tu me passerais la clé de la bibliothèque ? Je te fiche la paix, après !

Une rousse s’essaie.


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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Mer 11 Fév - 13:10


VIVRE AVEC UN VAMPIRE. UNE SORCIÈRE BORNÉE.
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ASHLEY & ALARIC
Le mort-vivant l'est à toutes les sauces et surtout à l'hémoglobine. Mais il doit patienter avant de se faire un petit massacre, défouler ses canines et en venir aux crocs, aux serres et au sang. Sa crinière bouclée ravagée sur son crâne lui donne l'air d'avoir subit un courant d'air en pleine montagne.

«  - Alaric ! Beugle une petite voix dans son dos. Il l'a sentie arriver. Comment ignorer la fragrance du sang de la rousse ? Impossible. Elle devrait savoir qu'il est dangereux de pointer le bout de son nez devant lui, plus encore à son réveil.  Tu pourrais faire gaffe, un peu. Qu'elle geint, alors qu'il expose son cul sans faire attention à elle. Le rapace royal ondulant dans son dos à chacun de ses mouvements. Mais il lui faut encore quelques minutes pour être actif. La gosse refait surface après un moment, lui laissant croire qu'elle avait eu l'intelligence de fuir les lieux pour lui foutre la paix.

Drôle d'idée.

L’énergumène sautillante refait aussitôt surface, une couverture en main pour la lui balancer à la figure. L'Anatomie d'un homme semble être une vision trop dérangeante encore pour la gamine. Oui, Gamine. Malgré son âge, c'est ce qu'elle est encore. Une vraie tornade rousse assumant à peine le dérèglement de ses hormones. Il le sait, elle empeste tous les matins le désir refoulé, croyant malgré elle que ses douches intempestives lui sauveraient la mise. Quelle incorrigible naïve. Contre toute attente, le monstre enroule tout de même la couverture autour de sa taille, le tatouage imposant d'un aigle royal ondulant dans sont dos. Donnant parfois l'illusion presque effrayante d'être en mouvement, serres en avant, prêt à tomber sur sa proie. Et à ce moment même, la bestiole majestueuse gravée à coups de stratagèmes efficaces sur la peau immortelle semble prête à bondir sur Colby.

Dis, Lalaaaa. 

Temps mort.
Laquoi ?

- Tu me passerais la clé de la bibliothèque ? Je te fiche la paix, après ! 

Bien tenté, mais le mort figé fait une fixette sur un point invisible. Le mot, non, l'abjection, l'hérésie, sous sa  forme la plus satanique. Lala. Croit-elle seulement qu'il aurait gagné des guerres, des affaires, arrangés des conflits ou torturé de pauvres bidoches avec un surnom aussi ridicule ?

- Comment tu viens de m'appeler ? » Demande le brun/roux en se tournant lentement vers la naine rousse sautillante, aux joues bien roses, presque rouges, tandis qu'il glisse vers elle à pas félins.

Non. Ce connard n'a aucun humour. Ses iris assassines pourraient flamber la petite sorcière sur place. Il est déjà à sa hauteur -Façon de parler – Son torse plaqué contre la poitrine de la gosse, menton baissé. Jusqu'à ce qu'un sourire mauvais ne vienne embellir mauvaisement sa gueule d'ange. Bien, il a deux raisons de jouer un peu avec elle. L'animal a soif de fourberies. Le susceptible non matinal se jette déjà sur la captive, agrippant ses poignets et allant la coincer sur la table pour planter ses canines dans la chair de sa nuque. Il a faim, et il DÉTESTE qu'on lui donne des surnoms.



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Sam 14 Fév - 22:31

Vivre avec un vampire - Guide de survie

Feat Alaric G. Rousseau
Pendant un long instant, les prunelles d'onyx se fixèrent dans le dos de l'Originel, aux parties désormais couvertes. Cet aigle, majestueux et terrifiant à la fois, tatoué avec soin... C'était le signe de biens des tourments pour la gamine. Elle l'avait vu en rêve, en premier, et ne parvenait pas à oublier cette information. Des questions lui tournaient toujours en tête. Avait-elle donc un don de clairvoyance ? Comment celui-ci pouvait-il bien fonctionner ? À vrai dire, la rousse espérait trouver des informations à ce sujet, dans la bibliothèque.

Ashley comprit très vite que quelque chose n'allait pas. Alaric, Lala, ne bougeait plus d'un poil, semblant fixer un point invisible. Il n'avait pas apprécié, visiblement. C'était mignon, pourtant, ça permettait de combler le creux avec son apparence de sale prédateur complètement zinzin avec quelques boulons en moins. Et un corps de Dieu. La petite recula d'un pas, sagement, réfléchissant à toute vitesse. Nah. Il devait aimer le nom, la charmante petite attention. En fait, si ça se trouvait... Il s'était rendormi. Debout, comme ça, au milieu de la cuisine. Ouais. Ça devait être ça.

La rouquine se détendit un bref instant. Très bref, à vrai dire.

- Comment tu viens de m'appeler ? Frisson.
- Je sais pas trop, t'as entendu quoi ? Ma langue a dut fourcher... Menteuse. La jeune femme recula de nouveau de quelques pas, alors que lui s'approchait. Il arriva néanmoins rapidement face à elle - forcément, avec des pattes de cette taille - son torse glacé plaqué contre sa poitrine, lui arrachant un déglutissement nerveux. Et ce sourire... Cette grimace qui lui promettait toujours bien des tourments. Salaud.

Moins d'une seconde. Voilà le temps qui fut nécessaire pour que la jeune femme se retrouve plaquée contre la table, le monstre pratiquement entre ses cuisses, incapable de bouger et des crocs déchirant douloureusement sa chair, lui arrachant un vif cri de douleur. Elle avait beau commencer à s'habituer, cela ne faisait jamais du bien. La position ne lui permettait néanmoins pas de dérougir et reprendre une teinte normale. Qui le pourrait ?

La petite tira légèrement sur ses poignets, cherchant néanmoins à contrôler ses instincts afin de demeurer aussi calme que possible. Il s'emportait lorsqu'elle se débattait. Elle avait fini par enregistrer. La peur, la crainte, ça excite les instincts de prédateur. La gamine ne parvenait néanmoins pas à contrôler les battements incontrôlés de son coeur, ce qui lui arracha un fin grognement.

Ashley finit par fermer les yeux. Ses muscles se relâchèrent un bref instant, avant de se raidir lorsque l'image du tatouage s'imposa à son esprit. Les muscles qui s'agitaient sous la peau rendait la bête presque vivante. Elle se souvenait clairement avoir eu exactement la même pensée la première fois qu'elle l'avait vu. Souvenir étrange...

*** 18 + ***

Cette nuit-là, c'était la première fois qu'Ashley se couchait si tard. Isobelle lui avait ramené un bouquin en allant faire les courses - avec la bénédiction d'Alaric, qui avait dû voir un moyen de la tenir tranquille - et la rouquine ne l'avait pas lâché. Du coup, lorsqu'elle avait levé le yeux... Il était si tard qu'il était tôt. Même l'originel se préparait à aller au lit, c'était pour dire. La jeune femme se frotta lentement les yeux, posant le précieux cadeau sur la table du salon, avant de se lever avec lenteur et de s'étirer. Lessivée.

- Bonne nuit, Alaric. lâcha-t-elle mollement, par une habitude enfantine.

Totalement dans les pommes, elle approcha même de lui, se haussant sur la pointe des pieds pour poser un bisou enfantin sur sa joue, comme elle faisait avec son papa dans sa tendre enfance. Après quoi, comme si de rien n'était, la sorcière se traîna jusqu'à sa chambre, enfilant rapidement l'un de ces immenses pyjamas beaucoup trop grands, mais si confortables. Elle se glissa sous les couvertures et s'endormit en posant la tête sur l'oreiller, dans un soupir de bien-être.

Pourtant, une force inexplicable la tira du sommeil au bout de quelques heures. Ses prunelles s'ouvrirent comme des soucoupes, se plantant contre la plafond. Quelque chose la démangeait. Impossible de mettre le doigt dessus. Une sensation bizarre, comme un rêve. Pourtant, non. Lorsqu'elle posa le pied contre le sol, le bois se fit sentir très clairement contre sa peau. De même pour le tissus de la couverture, glissant le long de son bras comme si de rien n'était.

La jeune femme se dirigea silencieusement vers la cuisine. Un bon verre d'eau lui permettrait de retourner au lit, probablement. Rien de plus qu'une déshydratation passagère. Pourtant, la petite figea en plein dans son mouvement. Dans la cuisine, au centre de la pièce, il y avait... Un aigle. Les rayons de la lune encadraient un dos sculpté avec soin, et la bête y étant inscrite semblait... Vivante. Féroce. Fière. Quelque chose la gênait avec la présence lunaire... Mais impossible de savoir quoi. Ça ne devait pas être important.

- Je ne savais pas que tu étais tatoué...



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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Sam 21 Fév - 11:05


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ASHLEY & ALARIC


Une soirée comme une autre. Alaric est rentré dans l'ombre de sa tanière, peu désireux d'être dévoré par les rayons du soleil. Et c'est sans surprise qu'il  retrouve Colby roulée en boule, scotchée à son livre. La petite captive n'y ressemble plus. Elle balance sa carcasse organique dans ce manoir comme si elle y était comme chez elle. A force, c'est presque devenu vrai. La drôle de rousse change son quotidien, elle l'agace, l'attire ou affame la bestiole. Tout est contradictoire. Une vilaine fixette obsessionnelle, malsaine. Mais, que peut-on nommer de saint, avec Alaric ? Parfois, il hésite à la tuer, de diverses manières possibles, il en a déjà imaginé beaucoup. Surtout lors de ses effronteries. Des tortures diverses, honteuses, sales, il lui en a déjà infligées. Et encore et toujours, le démon au faciès d'Ange fait face à cette détestable lueur dans son regard : L'espoir. Mais il sait, lui. Il a compris. Son lâche de père ne viendra pas chercher son enfant.

Lui-même, le monstre sans âme, abhorre la couardise de l'être. Il aurait tué pour sauver Damian. Angel Colby n'est qu'un putain de parasite. Raison de plus pour lui trancher la gorge, peut-être même devant les mirettes de sa fille pas si chérie. Oui, l'idée le fait sourire. La gamine bondit de son siège, l'air totalement endormie. Ce n'est plus qu'un petit pantin buttant presque sur ses propres orteils. Il la voit souhaiter bonne nuit, alors qu'il fait jour. Et se diriger dans sa direction. Tête penchée, sourcils froncés, le monstre sent les effluves alléchantes et sanguines. L'odeur parfumée et naturelle de son épiderme. Et d'une moue contrariée, se fige en la voyant se hisser sur la pointe des pieds, déposant un baiser inoffensif sur sa joue mal rasée et immense pour ses petites lippes. C'est moue mi-révulsée, mi-surprise, qu'il l'observe filer en direction de sa chambre, sans même prendre conscience de son geste.

La captive s'est-elle donc prise d'affection pour son bourreau ? Syndrome de Stockholm pur et dur. Idée intéressante, il l'explorera plus en profondeur. Mais pour l'heure, le jour se fait sentir et, le vampire sent un besoin imminent de regagner sa couche et de s'enfoncer dans un sommeil profond jusqu'à la tombée de la nuit.  

****

Nuit sanglante. Le brun roux avise ses longues mains tâchées de vermeille. Vision floue. Ses azures pales se levant jusqu'aux corps qui jonchent le sol. Ils n'ont pas écouté. Ingrats bouts de bidoche. Ils ont refusé de se plier à ses règles. La bête a fait le reste, une fois encore, elle l'a possédé. Nuisant et rongeant jusqu'au profondeur son être dénué d'âme. Caboche sans compassion, la vision l'indiffère tellement ... Tellement las ... Ce soir est un soir ou plus rien n'a de sens. Une nuit où tout l'ennuie, une nuit où il n'est plus qu'un vulgaire pantin dominé par ses démons. Le Gaulois tourne déjà les talons, moue neutre et ensanglantée. Il se contrefout de tout. Existence dénué de sens. Ame rongée. Souillée. Détruite. Il n'en a plus, en a-t-il seulement jamais eu une ? Il a oublié ... Trente huit siècles à fouler les sols de cette terre. Bientôt décembre, bientôt jour de fête. Jour de naissance. Il n'a pas oublié la date, mais il en a oublié le sens.

La bête est lassée, non repue et dédaigneuse. Les corps ne trouveront pas d'autres sépultures que diverses boites de glaçons ou l'incinération. Tout servira encore une fois son commerce, cette éternelle rengaine qui dure, perdure et s'éternise. Encore et toujours. Il ne se souvient plus du trajet, seulement d'ordres aboyés froidement à ses chiens de garde, ses commis de service trop inquiets pour oser le défier. Moutons faibles, sales bouts de bidoches. Exécrables.

Le mot tourne en boucle, alors qu'il regagne le manoir en coup de vent. Exécrables. L'Originel s'enfonce dans sa tanière, il est trop tôt pour dormir. La lune est perchée dans le ciel, noyée parmi les étoiles. Le sang est en train de sécher sur son épiderme pâle et, rapidement, le Français regagne son entre en fermant à doubles tours. Pas pour lui, mais pour la petite maligne rousse qui hante son manoir depuis des semaines maintenant. Elle fait presque partie du décor. L'animal asocial s'est habitué à sa présence, ou plutôt, à son sang délicat aussi onctueux qu'un millésime.  La faim tiraille ses veines, mais ses pieds l'amènent directement jusqu'à sa chambre, puis sa salle de bain. Sans un regard pour les différents portraits qui ornent les murs, le vampire noie son corps souillé sous l'eau bouillante. L'eau imprègne ses vêtements, le tissu éponge, l'eau coulent jusqu'à ses pieds, se noyant dans une teinte vermeille et allant s'engouffrer dans le siphon.  Le sang part vite, comme si, d'une certaine manière, sa peau était devenue imperméable à la liqueur qu'il ingurgite chaque nuit. Sans quitter les quatre murs de verre, la bestiole se défait de ses habits trempés, allant chercher une serviette et secouant sa crinière auburn.

-----

« - Je ne savais pas que tu étais tatoué... 

Hmm. Les mirettes pâles du mort avisent la liqueur ambre dans son verre de Cristal. L'éclat brille à la lueur de l'astre, qu'il aperçoit nettement de la fenêtre. Assis, dos à la porte d'entrée et seulement vêtu de sa serviette de bain. Le vampire pince les lèvres, tout en fronçant les sourcils.

- Douterais-tu encore de ton ignorance, Colby ? Qu'il lâche pourtant d'un ton salop, moue en coin et menton légèrement tourné vers la petite silhouette. Non, il n'arrêtera jamais d'être un véritable connard avec elle. Avec qui que soit, d'ailleurs.

Le fait est qu'un vampire tatoué n'est pas chose commune, devoir contourner certaines règles n'avait pas été simple mais, qu'on n'en doute pas, la marque gravée dans son dos signifie bien plus qu'il n'y parait. Loin d'être grossier, le dessin aux traits fins et noirs possède quelques formes qui ne sont pas sans rappeler l'art délicat des celtes. Après tout sa patrie, ses origines.  Mais il s'en moque, et refuse de s'étaler sur le sujet. Inexistants sont ceux à connaître les motivations du Français. Même lorsque ce dernier vous tourne le dos, il voit tout. Et l'Aigle royal qui fixe la petite rousse de ses yeux de prédateur le lui rappel amèrement. Le brun avale une nouvelle lampée de liqueur alcoolisée, vidant le tout d'une traite avant de le poser sans un bruit sur la table en bois.

- Tu ne devrais pas dormir, à une heure pareille ? Qu'il s'agace, se redressant sur ses longues guibolles et venant se planter devant elle.

Elle rougie. Encore. Ca lui tire un haussement de prunelles jusqu'au plafond. Il a oublié les raisons de sa venue ici, ou même le pourquoi de l'état dans lequel il était avant de nettoyer sa carcasse ensanglantée. Les floues lui tire un nouvellement haussement de sourcils, alors qu'il réalise. La petite femme à la peau d’albâtre le fixe, se son air éternellement hébété. Alaric n'est pas vraiment là, elle non plus. Rares sont ceux à le réaliser, et en vérité, il n'a que très rarement fait cette expérience. Et la découverte lui tire un sourire à l'apparence candide. Presque doux et angélique. L'idée qui germe dans son esprit est diablement vilaine, et c'est pour ça qu'elle est géniale.  

- Mais puisque tu es là … Qu'il ronronne presque, glissant jusqu'à la sorcière, rongeant les dernières distances entre leurs corps pour la coincer contre la table et son buste. Elle est si petite qu'il est bien obligé de baisser le menton jusqu'à ce qu'il se fonde dans son propre cou. Agacé, le roux agrippe la jeune femme pour la hisser sur la table, afin de mieux la voir. Ses prunelles de fauve brillent d'une lueur mi-amusée, mi-affamée. Le bout de ses doigts allant déjà se promener sur la chair tendre de sa nuque. Pliant l'échine pour humecter la chair au parfum délicat, avant de glisser ses lèvres à son oreille.

- Dis moi, Ashley, qu'est-ce que tu voudrais vraiment ? » Coup de grâce murmuré d'une voix rauque, il peut jouer. Rien de tout cela n'est vrai.

Difficile de ne pas comprendre l’ambiguïté de sa question.



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Dernière édition par Alaric G. Rousseau le Jeu 16 Juin - 21:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]    Lun 11 Mai - 17:05

Vivre avec un vampire - Guide de survie

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- Douterais-tu encore de ton ignorance, Colby ?
- Ashley. répondit-elle simplement, le ton encore endormi.

Elle ne releva pas l'insulte. La rouquine commençait à avoir l'habitude des répliques de salopard du fossile. Peu à peu, sa langue s'affûterait. Peut-être. Ses prunelles continuèrent d'étudier le tatouage pendant un moment. Il était surprenant qu'un vampire parvienne à se faire tatouer, non ? Enfin. La demoiselle secoua vivement la tête. Elle détestait la sensation qui courait dans tout son corps : elle avait l'impression que tous ses membres étaient encore endormis. La petite regarda ensuite le liquide doré glisser dans la gorge du vampire. Qu'est-ce qu'elle attendait ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à détacher le regard ?

Lorsqu'il se leva - en serviette - avant d'approcher, elle ne réagit toujours pas. Elle n'y parvint pas, à vrai dire. Figée sur place, elle se contenta de soutenir son regard, sentant la rougeur lui monter aux joues. Il pourrait s'habiller, nom de Dieu.

- Tu ne devrais pas dormir, à une heure pareille ? Il était agacé. Pour changer.
- J'avais soif...

Il haussa un sourcil, avant de la fixer. Elle pourrait le contourner. Aller à l'évier, se servir un verre d'eau, et retourner au lit aussi sec. Qu'est-ce qui l'en empêchait ? Pendant un bref instant, elle le soupçonna de l'avoir hypnotisé pour un autre de ses jeux malsains. Ce ne serait pas très surprenant, vu son état : il ne fallait pas la tête à Papineau pour comprendre qu'il n'avait pas prit une deuxième douche après une marche de santé. Néanmoins, en voyant un éclair de... De surprise, peut-être ? Difficile à dire. Enfin, en voyant cette lueur passer dans le regard du vampire, elle chassa vite cette idée. Il sembla aussi désemparé que la rousse... pendant un bref instant.

Un sourire joyeux, presque adorable, vint étirer les lèvres d'Alaric. Étrangement, cela ne la rassura pas. Au contraire, Ashley sentit un frisson de malaise courir le long de sa colonne. Ce n'était pas normal. Quelque chose venait de lui venir en tête. Il jouait avec ses nerfs. La demoiselle fronça aussitôt les sourcils, plus méfiante. Le jour où le Français sourirait sans raison, elle voudrait bien croquer dans un citron !

- Mais puisque tu es là...

Alors quoi ? Parle, démon de malheur ! La sorcière fit un pas vers l'arrière, mais l'Originel la bloqua dans son élan, la collant la table. Visiblement, la position ne lui plaisait pas : il la monta sur la table, les prunelles brillantes de façon inquiétante. La guérisseuse le fixa avec une certaine crainte, hésitante. Qu'est-ce qu'il comptait faire ? Et bon Dieu, pourquoi ne parvenait-elle pas à le contrer ? Elle pourrait balader ses mains sur la table, à la recherche d'une arme improvisée : pourtant, elle demeurait là, le fixant sans comprendre, le visage enflammé.

Puis, ses doigts frôlèrent la peau de son cou, lui arrachant un vif frisson incontrôlé. Il allait la mordre. Ses lèvres vinrent remplacer les doigts, confirmant cette hypothèse. Pourtant, le geste était bien trop délicat. Elle frissonna de nouveau, alors qu'il remontait lentement vers son oreille. Sans morsure. Qu'est-ce qu'il avait derrière la tête ? Pourquoi avait-elle si chaud, alors qu'elle avait un glaçon à deux millimètres d'elle ?

- Dis moi, Ashley, qu'est-ce que tu voudrais vraiment ?
- Savoir ce que tu compte faire... souffla-t-elle simplement.

Par instinct, ses jambes se serrèrent un peu plus contre les hanches du vampire. Difficile de ne pas noter l'hésitation craintive dans ses prunelles : plus complexe d'en trouver la raison exacte. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait. Le verre d'eau n'était plus dans son esprit, et il lui semblait être parfaitement éveillée, désormais. Mais elle avait chaud, et se sentait... Bizarre. Ça ne lui était jamais arrivée. Oh, ne croyez pas que la demoiselle n'avait pas des images en tête : bien au contraire, elle voyait mille façons par lesquelles la situation pouvait se terminer, et des scènes adultes en faisaient partie. Elle doutait néanmoins de leur vraisemblance. Alaric avait tendance à apprécier la mettre dans des situations ambiguës comme celle-là, pour mieux en rigoler.

Les prunelles onyx de la jeune femme se posèrent soudainement sur la carotide du fossile. La situation était pour le moins électrique. Pourtant, là, tout de suite, à la vue de la veine, elle n'avait qu'une envie : mordre. Ce foutu lien de sang était plutôt handicapant, au quotidien. Souvent, Ashley parvenait à résister à la tentation. Néanmoins, dans cette position, avec l'objet de sa convoitise à quelques centimètres à peine...

Ses petites mains vinrent serrer le dos du Français alors que son visage approchait de son cou. Elle n'avait rien d'un vampire. Elle ne pouvait pas sentir le liquide millénaire coulant dans ses veines. Elle ne pouvait que souffrir d'un mal parfaitement humain : dépendance. Par la faute de ce connard, en plus. Ses lèvres frôlèrent la peau, et son cœur s'accéléra. Néanmoins, elle parvint à se contenir encore un peu. Il n'aimait pas qu'elle prenne sans demander.

- J-je peux..? murmura-t-elle, la voix assourdie, le ton presque quémandant.

La situation était... Particulière.


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Vivre avec un vampire - Guide de survie [Asharic]
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